tag:blogger.com,1999:blog-206989562008-06-03T22:49:13.601+02:00Sortir de l'impasse - Le débat économique par des militants socialistesSortir de l'impassehttp://www.blogger.com/profile/02894241958153239178noreply@blogger.comBlogger180125tag:blogger.com,1999:blog-20698956.post-8328714006322772012008-06-03T21:57:00.006+02:002008-06-03T22:49:13.645+02:00Manifesto 2009 - Les Etats-Unis coupables : l'Europe paie la moitié de l'addition sans broncher<a href="http://bp2.blogger.com/_WCBn841jOF4/SEWt-DrzisI/AAAAAAAAAM8/QZFTmmRLMfk/s1600-h/manifesto.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5207759825776380610" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_WCBn841jOF4/SEWt-DrzisI/AAAAAAAAAM8/QZFTmmRLMfk/s320/manifesto.JPG" border="0" /></a><br /><div>En cliquant sur ce lien, vous trouverez le dernier post de SdI (en anglais) sur le site de Manifesto 2009 du Parti Socialiste Européen. </div><br /><p> </p><p> </p><a href="http://www.manifesto2009.pes.org/en/eu-in-the-world/post/514">http://www.manifesto2009.pes.org/en/eu-in-the-world/post/514</a> <p> </p>Sortir de l'impassehttp://www.blogger.com/profile/02894241958153239178noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20698956.post-80829629710504459942008-04-25T00:42:00.003+02:002008-04-25T00:48:21.446+02:00Elections<div align="justify">Bonjour à toutes et tous,<br /><br />Nous avons un peu déserté SdI du fait des élections municipales, cantonale pour Karine les 11 et 18 mars (www.karineberger.fr), et cantonale (partielle) pour Valérie les 20 et 27 avril (www.valerierabault.fr).<br /><br />Mais nous reviendrons très prochainement ! </div><div align="justify"> </div><div align="justify">A bientôt</div>Sortir de l'impassehttp://www.blogger.com/profile/02894241958153239178noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20698956.post-89090796075093322132008-02-12T13:21:00.000+01:002008-02-12T13:37:51.396+01:00Crise financière (4) : "D'accord pour ne rien dire"<a href="http://bp0.blogger.com/_WCBn841jOF4/R7GTAgtvHAI/AAAAAAAAAM0/rHHRLH0933o/s1600-h/G7.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5166071884561718274" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_WCBn841jOF4/R7GTAgtvHAI/AAAAAAAAAM0/rHHRLH0933o/s320/G7.jpg" border="0" /></a><br /><br /><p align="justify">Tous les quotidiens se l’accordent : le G7 n’a pas démontré une volonté politique suffisante pour reprendre la main sur la crise. « G7 : d’accord pour ne rien dire » titrait le Journal du Dimanche, « le sommet de Tokyo a offert une nouvelle preuve de l'inefficacité de ces rendez-vous. […] Encore les marchés se sont-ils habitués au fil du temps à limiter leurs espérances. Mais, cette fois-ci, ils ont pu en outre prendre en compte l'aveu d'impuissance des membres du sommet de Tokyo », renchérissait la Tribune ».<br /><br />C’est grave, nos leaders politiques semblent ne plus vouloir donner de direction, ni prendre de décisions. Ils ont à peine évoqué les taux de change, n’ont rien dit sur le subprime si ce n’est l’appel aux banques à publier toutes leurs pertes – ils ne pouvaient quand même pas faire moins –… bref, ils n’ont donné aucune directive économique et se sont contentés d’afficher quelques bonnes intentions dont on sait pertinemment qu’elles n’auront aucun effet.<br /><br />Parce que nous n’acceptons pas que le pouvoir politique ne prenne pas ses responsabilités, voici un début de propositions que nous soumettons au débat et qu’il conviendra d’enrichir au fil du temps.<br /><br />1/ Inscrire à l’ordre du jour du Parlement un débat annuel sur la situation des marchés financiers, avec des représentants des banques, le Gouverneur de la Banque de France et des agences de rating. Alors que le Parlement européen et de nombreux parlements nationaux se sont saisis de sujets complexes liés aux activités financières (les LBOs, les hedge funds, l’impact des fonds quantitatifs sur les prix et les volumes de titres échangés), le Parlement français ne s’y est pas encore attelé. Or le marché est devenu un acteur économique comme un autre et il est indispensable de le prendre en compte pour une réflexion globale.<br /><br />Lors de ce débat, devront être présentés clairement un état macro des principales tendances ainsi qu’une présentation quantifiée des risques portant tant sur le bilan que le hors bilan, à la fois des banques mais aussi de toutes les structure adjacentes (hedge funds, véhicules de titrisation, « rehausseurs de crédit » (monolines).<br /><br />En particulier, un point précis devra être présenté sur les innovations financières. On constate que chaque nouvelle crise porte quasiment sur la dernière innovation en date… pour laquelle, par définition, les leçons tirées de la crise précédente ne peuvent s’appliquer.<br /><br />2/ Engager une réflexion avec nos partenaires européens sur les organismes non régulés et échappant à la consolidation : hedge funds, véhicules de titrisation. On le voit bien, la crise s’est certes propagée via les banques, mais ce ne sont pas elles qui l’ont initiée mais bien les organismes non régulés.<br /><br />3/ Demander à la Cour des Comptes de mener un audit précis des investissements opérés par les collectivités locales. En particulier, il s’agira de s’assurer qu’aucun investissement dans des produits dérivés n’est entrepris. Cet audit devra faire l’objet d’une présentation devant le Parlement. </p><div align="justify"><br /></div>Sortir de l'impassehttp://www.blogger.com/profile/02894241958153239178noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20698956.post-23979046593488706122008-02-09T10:11:00.000+01:002008-02-09T10:32:32.268+01:00Crise financière (3) : une crise avant tout des choix politiques ?<p align="justify">Depuis août 2007, on a peu entendu le Président de la République – rarement avare de déclarations – s’exprimer sur la crise du subprime. Pas plus d’ailleurs que le Premier Ministre ou la Ministre de l’Economie et des Finances qui depuis le début s’est accrochée à la méthode Coué pour nous persuader que la croissance française ne serait pas affectée… comme si la crise allait s’arrêter à nos frontières.<br /><br />Face à une crise financière que d’aucuns qualifient d’exceptionnelle par son ampleur et sa durée – et nous faisons partie de ceux-là – le nouveau pouvoir en France fait très pâle figure.<br /><br /><strong>Exceptionnelle, cette crise l’est aussi parce que contrairement aux précédentes, elle pourrait bien révéler que les pays qui sont et seront les plus touchés sont avant tout ceux où le politique a abdiqué une partie voire la totalité de sa volonté économique</strong>: les Etats-Unis bien sûr, mais aussi le Royaume Uni et – de manière plus inattendue – l’Allemagne.<br />Fin août 2007, nous consacrions la totalité de la newsletter n°13 (<a href="http://sortir.impasse.free.fr/Letter.htm">http://sortir.impasse.free.fr/Letter.htm</a>) aux turbulences financières soulevées par les subprimes américains, parce que nous étions convaincus qu’il s’agissait là des prémices d’une crise qui grèverait significativement la croissance française et qui bouleverserait durablement le capitalisme que nous connaissons aujourd’hui et face auquel nous tentons de trouver des politiques qui permettent d’atteindre des objectifs de gauche : c'est-à-dire de l’efficacité économique et sociale.<br /><br />Aujourd’hui, les marchés financiers sont totalement déboussolés, tellement déboussolés qu’on entendait les promoteurs de la « main invisible du capitalisme » réclamer, au Forum Economique de Davos, un leadership : « les marchés ont besoin d’une seule chose : d’un leadership, que ce soit à un niveau régional ou mondial ».<br /><br />Si on ne veut pas que ce leadership soit à nouveau capté par les seules forces du marché, il faut que le politique revienne dans l’arène et reprenne les commandes de manière intelligente. On vous l’accorde volontiers : on sait que ce n’est pas la droite française qui pourra jouer ce rôle. C’est pour cela qu’il faut que le PS et ses alliés du PSE reconstruisent un corpus de propositions qui permettent d’atteindre cet objectif.<br /><br /><span style="color:#cc33cc;"><strong>Comment la crise du subprime a éclaté ?<br /></strong></span><a href="http://bp2.blogger.com/_WCBn841jOF4/R61wAAtvG9I/AAAAAAAAAMc/Q5pnuyIM7dE/s1600-h/subprime.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5164907493157968850" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_WCBn841jOF4/R61wAAtvG9I/AAAAAAAAAMc/Q5pnuyIM7dE/s200/subprime.jpg" border="0" /></a><br />Tout a commencé aux Etats-Unis où certains organismes de crédit spécialisés (pas des banques) ont proposé à leurs clients qui s’étaient vu refuser des prêts « classiques » par leurs banques, des crédits à taux variables pour acheter leur maison, qui elle-même était prise en garantie. Dès le départ, ces organismes savaient qu’une part importante de leurs clients ne serait pas en mesure de rembourser le prêt, ni même d’en payer les intérêts. Le pari sous-jacent était que le prix de l’immobilier monterait suffisamment pour que la valeur des maisons hypothéquées augmente et que le prix de revente soit suffisant pour rembourser le crédit et payer les intérêts. Autre disposition : comme les clients étaient plus « risqués » (car avec une probabilité importante de ne pouvoir rembourser), les taux d’intérêt qui leur étaient appliqués étaient plus élevés. Implicitement, ces organismes savaient que pour que le modèle fonctionne, certains clients seraient contraints, faute de ressources suffisantes pour payer les intérêts, de revendre leur maison bien avant la fin du crédit.<br /><br /><strong><span style="color:#cc33cc;">Pourquoi la crise du subprime s’est-elle propagée ?</span></strong><br /><br />Le métier des banques et par extension celui des marchés financiers est de mettre en relation les acteurs qui ont de l’argent et qui souhaitent « le placer », et ceux qui n’en ont pas, et qui souhaitent en emprunter pour investir et mener à bien leurs projets. Evidemment, ceux qui ont de l’argent seront tentés de le prêter à celui qui leur offrira la meilleure rémunération. C’est ce qui s’est passé pour les organismes de crédit : grâce aux taux d’intérêt plus élevés appliqués à leurs clients, ils pouvaient offrir une rémunération supérieure à celle provenant par exemple d’une obligation émise par un état.<br /><br />La crise aurait pu rester circonscrite aux Etats-Unis, si le mécanisme que nous venons de décrire était resté purement américain. Du fait de l’explosion des marchés financiers internationaux, cela n’a pas été le cas. On a même vu des villes norvégiennes investir les recettes attendues de l’exploitation de barrages hydroélectriques dans du subprime américain (c'est-à-dire avoir prêté les recettes des barrages en échange d’une rémunération plus importante que celle qu’elles auraient eue si elles les avaient placées sur un compte sur livret)…et se retrouver aujourd’hui au bord de la faillite.<br /><br />La crise a sans doute été propagée et amplifiée par le fait que la relation prêteur / emprunteur que nous venons de décrire ci-dessus n’était pas aussi « directe » que ce que nous avons dit du fait de la sophistication récente des marchés financiers. Il serait trop simple de dire que tout ceci est la faute à l’ingénierie financière : en temps « normal », c’est elle qui permet une meilleure fluidité des échanges entre prêteurs et emprunteurs. Toutefois, elle ne saurait être exonérée d’une réflexion sur ses modes de fonctionnement qui ont conduit la machine à se gripper.<br /><br />Mais rappelons le : le responsable principal, c’est l’organisme de crédit américain qui a incité les petits emprunteurs à spéculer sur l’immobilier, pour pouvoir emprunter !<br /><br /><span style="color:#cc33cc;"><strong>Royaume Uni et Allemagne sont aujourd’hui les deux pays européens les plus touchés, et ceci est une conséquence des choix gouvernementaux libéraux<br /></strong></span><br /><strong>On le voit au travers de ces deux exemples : à situation donnée équivalente – tous les pays sont confrontés à la crise financière -, il peut y avoir des conséquences différentes qui découlent directement des choix gouvernementaux qui ont été opérés. En l’espèce ce sont des choix libéraux… ce qui illustre à quel point il est faux de dire que le politique n’aurait plus d’action sur le marché. Le tout est de le vouloir et de définir des solutions intelligentes et efficaces.<br /><br /></strong><em><span style="color:#cc33cc;">Le cas du Royaume-Uni</span></em>.<br /><br />L’affaire de Northern Rock pourrait bien faire tomber le gouvernement travailliste de Gordon Brown au profit des Conservateurs. Vous vous souvenez sans doute comme nous des queues de petits épargnants anglais en août dernier, tentant de récupérer les économies qu’ils avaient déposées auprès de la banque Northern Rock. Le problème de cette banque est qu’elle prêtait beaucoup plus que le montant des dépôts qu’elle recevait ; elle était donc contrainte d’avoir d’autres sources de financement des prêts que les dépôts : avec la crise, ces sources ont disparu … mais évidemment pas les prêts faits aux clients. Pour tenter de calmer le jeu, Gordon Brown,<a href="http://bp1.blogger.com/_WCBn841jOF4/R61wPwtvG-I/AAAAAAAAAMk/PpMFZA0zzM0/s1600-h/northern.bmp"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5164907763740908514" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_WCBn841jOF4/R61wPwtvG-I/AAAAAAAAAMk/PpMFZA0zzM0/s200/northern.bmp" border="0" /></a> par l’intermédiaire de la Banque d’Angleterre a accordé un prêt de 25 milliards de livres sterling…. se faisant ainsi accuser par les Conservateurs de vouloir nationaliser Northern Rock.<br /><br />Mais l’inquiétude va au-delà car Northern Rock n’est pas la seule à être dans une situation déséquilibrée. Une étude publiée il y a quelques jours par <em>l’Institute for Fiscal Studies </em>(« IFS ») révèle que les <strong>banques anglaises prêtent largement plus que les dépôts qu’elles ont, si bien qu’elles sont contraintes d’aller chercher, dans des proportions plus importantes que leurs consoeurs européennes, des financements ailleurs, essentiellement via le marché de la titrisation</strong> (les banques créent des créances à partir des prêts qu’elles ont et les revendent sur le marché). Or ce marché est aujourd’hui, du fait de la crise, totalement bloqué.<br /><br />A ce stade, aucune solution n’a été avancée pour résoudre la situation, ce qui pourrait paralyser durablement l’économie britannique.<br /><br /><em><span style="color:#cc33cc;">Le cas de l’Allemagne</span></em><br /><br />Dès août (<a href="http://sortir-impasse.blogspot.com/2007/08/plan-de-secours-pour-une-banque.html">http://sortir-impasse.blogspot.com/2007/08/plan-de-secours-pour-une-banque.html</a>), deux banques publiques allemandes faisaient l’objet d’un plan de secours monté en urgence par le gouvernement fédéral. Là aussi, comment en est-on arrivé là ? Tout a commencé il y a deux ans environ avec la conjonction de deux phénomènes : les fameuses « <em>Landesbanken</em> » (banques crées par les autorités régionales au XIXème siècle afin d’assurer le financement des PMEs) ont vu leurs marges s’éroder sur leur marché local et surtout ont perdu la garantie d’Etat (qui leur permettait d’emprunter à moindre coût sur le marché mondial. Concrètement, elles pouvaient emprunter moins cher que leurs concurrentes privées). Pour compenser ces manques à gagner, elles ont fait comme les villes norvégiennes que nous citions plus haut, c'est-à-dire qu’elles ont investi dans des produits dérivés de crédit contenant du subprime.<br /><br />Cet exemple est révélateur …. <strong>car c’est un changement de législation qui a incité ces banques publiques à prendre plus de risque, pour continuer à assurer la rentabilité qu’on attendait d’elles</strong>.<br /><br /><strong><span style="color:#cc33cc;">La crise en France</span></strong><br /><br />La crise, c’est un peu comme le nuage de Tchernobyl. Comme le gouvernement de droite l’avait fait en 1986, l’équipe Fillon voudrait nous faire croire qu’elle n’atteindrait pas la France….C’est évidemment tout simplement faux. Certes les banques françaises s’en sortent dans l’ensemble beaucoup mieux que leurs homologues américaines ou britanniques, elles sont néanmoins confrontées à une raréfaction de leurs sources de financement, et donc à une augmentation des taux. En toute logique, ceci devrait se traduire par <strong>une diminution du crédit octroyé aux entreprises, et donc à un recul des investissements</strong>.<br /><br /><strong><span style="color:#cc33cc;">Des collectivités locales américaines sévèrement touchées par la crise<br /></span></strong><br />En 1994, le comté d’Orange (« Orange County ») en Californie, l’équivalent d’une collectivité locale française, faisait faillite du fait de la gestion peu scrupuleuse de son trésorier qui avait spéculé sur les taux d’intérêt, entraînant avec elle la perte de confiance des investisseurs vis-à-vis des collectivités locales, qui dès lors pouvaient rencontrer de sérieuses difficultés pour emprunter. C’est dans ce contexte que des assureurs de crédit (« monolines ») qui donnent une garantie sur la base de l’analyse financière qu’ils établissent, ont vu leur rôle s’étendre. Munies de cette garantie, les collectivités locales américaines ont ainsi plus de facilité pour emprunter.<br /><br />Seulement, là encore le modèle a dérapé puisque les fameux monolines, loin de se contenter de donner des garanties aux seules collectivités locales, se sont mis à en délivrer à des structures spéculant sur des produits de crédit (les fameux Collateralised Debt Obligations ou « CDO » contenant entre autres du subprime). Le 18 janvier dernier, l’un des principaux monolines, Ambac, a vu sa notation dégradée par les agences de rating, entraînant ainsi celle des notations de près de 100 000 collectivités locales américaines qui totalisent près de 500 milliards de dollars d’encours de crédit et qui de ce fait vont mécaniquement voir le coût de leur crédit augmenter.<br /><br /><strong>Cet exemple est sans doute le plus révélateur du renoncement de la puissance publique aux Etats-Unis, qui de fait a abandonné les collectivités locales à leur propre sort, les laissant inventer des solutions ad-hoc pour tenter de s’en sortir... et finalement risquer l’effondrement</strong>.</p>Sortir de l'impassehttp://www.blogger.com/profile/02894241958153239178noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20698956.post-237170854740162282008-02-08T21:24:00.000+01:002008-02-09T10:32:16.565+01:00Crise financière (2) : la newsletter n°16 de SdI<a href="http://bp2.blogger.com/_WCBn841jOF4/R61yTAtvG_I/AAAAAAAAAMs/_Z4L0L4Xozw/s1600-h/SdI16.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5164910018598738930" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_WCBn841jOF4/R61yTAtvG_I/AAAAAAAAAMs/_Z4L0L4Xozw/s320/SdI16.JPG" border="0" /></a><br /><div>La newsletter n°16 de SdI, consacrée à la crise du subprime, est accessible en cliquant sur le lien suivant : <a href="http://sortir.impasse.free.fr/Letter.htm">http://sortir.impasse.free.fr/Letter.htm</a> </div>Sortir de l'impassehttp://www.blogger.com/profile/02894241958153239178noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20698956.post-32503048655887522612008-01-23T23:01:00.000+01:002008-01-23T23:28:13.787+01:00Crise financière (1) : la cacophonie présidentielle et gouvernementale continue<a href="http://bp2.blogger.com/_WCBn841jOF4/R5e_djUPVGI/AAAAAAAAAMU/7Blz9YmZdI0/s1600-h/subprime2.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5158802412593435746" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_WCBn841jOF4/R5e_djUPVGI/AAAAAAAAAMU/7Blz9YmZdI0/s400/subprime2.jpg" border="0" /></a><br /><div align="center"></div><br /><div align="justify"></div><br /><div align="justify"><a href="http://bp2.blogger.com/_WCBn841jOF4/R5e8yjUPVFI/AAAAAAAAAMM/cntc2Ixp3QI/s1600-h/subprime2.jpg"></a></div><br /><div align="justify"><br />Il n’avait pas réagi en août dernier au moment où les prémices d’une crise financière mondiale se faisaient sentir, il avait dépêché sa Ministre de l’Economie et des Finances nous expliquer que ce ne serait certainement pas le subprime américain qui remettrait en cause la croissance française <a href="http://sortir-impasse.blogspot.com/2007/08/cot-de-la-crise-financire-litalie.html">http://sortir-impasse.blogspot.com/2007/08/cot-de-la-crise-financire-litalie.html</a>). Bref, il n’avait pas voulu prendre au sérieux une crise que d’aucuns qualifient d’exceptionnelle tant par sa durée que par son amplitude (et nous faisons partie de ceux là).<br /><br />Mais comme décidément rien ne l’arrête, Nicolas Sarkozy nous explique aujourd’hui par la voix du porte parole du gouvernement qu’il a fait les bons choix économiques parce que "finalement, le gouvernement français avait adopté, quasiment six mois avant, une politique qui est à peu près celle que les Etats-Unis sont en train d'enclencher aujourd'hui " (communiqué du 23 janvier 2007)<br /><br />Avouez qu’il fallait oser : décréter la pertinence de sa politique économique au motif qu’elle serait copiée par George Bush !<br /><br />Inutile de redémontrer l’échec de la politique économique du président américain qui a conduit à un endettement sans précédent, affaiblissant considérablement les Etats-Unis. Quant au plan de relance récemment annoncé et auquel Nicolas Sarkozy fait référence, il a été si fraîchement accueilli que George Bush lui-même se dit déjà prêt à l’amender. Pire encore, notre Ministre de l’Economie et des Finances déclarait hier qu’il fallait « aller plus loin » et que ce plan était «pour l’instant, assez vague » (AFP du 22 janvier 2008)<br /><br />Le communiqué de presse du gouvernement : <a href="http://www.porte-parole.gouv.fr/article.php3?id_article=183">http://www.porte-parole.gouv.fr/article.php3?id_article=183</a><br /><br /><br /><br /></div><br /><div align="justify"></div>Sortir de l'impassehttp://www.blogger.com/profile/02894241958153239178noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20698956.post-90991397857681236542008-01-14T21:41:00.000+01:002008-01-20T07:56:15.004+01:00Y aura-t-il un effet Sarkozy sur les dividendes de TF1 et M6?<a href="http://bp1.blogger.com/_WCBn841jOF4/R5LwIuMfTaI/AAAAAAAAAL8/HOeGTvoATAw/s1600-h/TF1.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5157448555922673058" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_WCBn841jOF4/R5LwIuMfTaI/AAAAAAAAAL8/HOeGTvoATAw/s320/TF1.JPG" border="0" /></a> <em>Graphe du haut : cours boursier de TF1 depuis janvier 2006, graphe du bas : cours de M6 depuis janvier 2006(source : Boursorama)<br /></em><br /><p align="justify">L’année 2007 a été morose pour TF1 et M6 qui ont vu leurs cours boursiers chuter respectivement de 35% et 32% au cours des six mois, atteignant leurs plus bas historiques depuis 2000.<br /><br />Et jusqu’à l’annonce d’hier du Président de la République, les perspectives 2008 ne semblaient guère pouvoir offrir le rebond attendu : MPG Fast (Groupe Havas Média) qualifiait de « poussif» le 1er trimestre 2008 avec une croissance limitée des investissements publicitaires.<br /><br />Depuis lors, l’horizon semble s’être éclairci pour TF1 et M6, au détriment de France Télévision qui va devoir renoncer aux 700 / 800 millions d’euros de revenus provenant des annonces publicitaires, sans pour autant avoir la moindre visibilité sur son financement.<br /><br />Les analystes financiers estiment que TF1 et M6 pourraient récupérer jusqu’à 500 millions d’euros des recettes publicitaires jusque là perçues par France Télévision, représentant une augmentation de leurs chiffres d’affaire pouvant aller jusqu’à 20% !<br /><br />Au-delà de l’effet d’annonce, véritable dopant des cours boursiers, ce transfert de recettes publicitaires va permettre à TF1 et M6 de maintenir une rémunération élevée de leurs actionnaires, via le dividende : avec une distribution entre 50% et 80% de leurs résultats (payout ratio), les deux chaînes de télévision se sont montrées généreuses par le passé, en tous les cas plus que la moyenne des entreprises du CAC 40 qui distribuent entre 30 et 40% de leurs résultats.<br /></p>Sortir de l'impassehttp://www.blogger.com/profile/02894241958153239178noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20698956.post-16611755244488043672008-01-09T11:59:00.000+01:002008-01-20T08:02:30.429+01:00Le beau cadeau de N. Sarkozy à son ami Bouygues<div align="justify">Par Julien Collette<br /><br />Avec l'habileté, et même le talent qu'on lui connaît, le président de la République a annoncé hier, 8 janvier, lors d'une conférence de presse de rentrée hyper-médiatisée, la suppression de la publicité sur les chaînes de télévision publiques.<br /><br />A première vue, les promoteurs d'un service public audiovisuel fort, libre de produire et diffuser des programmes de qualité loin des contingences de l'audimat, à l'instar d'Arte et de France Culture, ne peuvent que se réjouir.<br /><br />Or, il faut plutôt voir cette annonce, savamment orchestrée, comme un très beau cadeau de début d'année fait aux groupes audiovisuels privés.<br /><br />En effet, la principale caractéristique du paysage audiovisuel français, ce qui le différencie fondamentalement de la situation des autres pays développés, c'est que le marché publicitaire du secteur de l'audiovisuel est extrêmement concentré : près de 80% des recettes sont ainsi accaparées par deux acteurs - TF1 et M6.<br /><br />Vu le manque flagrant de concurrence sur le marché de la télévision analogique hertzienne en France (même si la situation évolue un peu avec l'émergence des chaînes numériques dans l'attente du basculement à la diffusion "tout-numérique" à l'horizon 2012), la quasi totalité des recettes publicitaires aujourd'hui engrangées par les antennes du groupe France Télévisions sera donc captée par TF1 et M6.<br /><br />Et ce joli "hold-up" se fait sous les "vivats" des défenseurs du service public et de l'exception culturelle, alors qu'aucun engagement concret garantissant de nouvelles ressources compensant au moins la perte de leurs recettes publicitaires pour les chaînes publiques n'a été pris.<br /><br />Mais les observateurs à l'ouie fine auront entendu que l'on ne s'interdit pas, en haut lieu, de "privatiser"...<br /><br />En somme, la belle annonce de N. Sarkozy se traduira, au final, par le développement du chiffre d'affaires de TF1 et M6 et par une déstabilisation du service public.<br /><br />De quoi se réjouir, donc...<br /> </div>Sortir de l'impassehttp://www.blogger.com/profile/02894241958153239178noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20698956.post-66046780172122845992008-01-05T10:41:00.000+01:002008-01-05T10:59:25.162+01:002008<div align="justify"><a href="http://bp2.blogger.com/_WCBn841jOF4/R39UjuMfTZI/AAAAAAAAAL0/o2XCRa5sfd4/s1600-h/TGV.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5151929471407705490" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_WCBn841jOF4/R39UjuMfTZI/AAAAAAAAAL0/o2XCRa5sfd4/s320/TGV.jpg" border="0" /></a><strong><span style="font-family:trebuchet ms;color:#cc33cc;">Nous vous souhaitons à toutes et tous une très belle année 2008. Qu’elle soit heureuse, ambitieuse pour nos idées et nos réalisations, audacieuse aussi pour contrer une politique économique de droite inefficace et destructrice de nos acquis sociaux.</span></strong><br /><br />Comme toujours, l’actualité internationale nous donne l’opportunité de « voir » la France et la politique de Nicolas Sarkozy avec d’autres yeux.<br /><br />Les primaires américaines tout d’abord. Bien évidemment rien n’est joué à ce stade. Toutefois, il est intéressant de constater que « dans un contexte où 57% des Américains sont persuadés que les Etats-Unis sont déjà entrés en récession, 29% des électeurs estiment que la situation économique constituera l’enjeu majeur du scrutin de novembre, selon un sondage <em>CNN / Opinion Research </em>» (la Tribune du 4 janvier 2008) contre 23% qui pensent que ce sera la guerre en Irak. Il ne faut se leurrer : même dans un pays qui se réclame libéral et qui clame une foi presque sans faille dans son économie de marché – « l’économie de marché est une chose merveilleuse » déclarait récemment Giuliani, l’ancien maire républicain de New York – les citoyens veulent un gouvernement qui affiche une vision économique et sociale claire et déterminée, et qui propose des mesures concrètes et efficaces pour y parvenir. L’économie était sans doute l’un des enjeux majeurs des élections générales de 2007 en France, elle le redeviendra plus encore au fur et à mesure que l’inefficacité des mesures de droite va se révéler. Il faut donc se préparer.<br /><br />Plus proche de nous, la Grande Bretagne. Métro, le quotidien gratuit distribué dans le <em>tube</em> londonien, titrait hier « <em>Get set for year of loans misery</em> » (soyez prêts pour une année misérable pour les crédits), en écho à la crise américaine du subprime dont beaucoup redoutent qu’elle ait des effets sur la croissance, mais plus directement sur les prêts à taux variables des ménages anglais (ce type de prêt est celui le plus couramment souscrit). Ainsi le président d’une association de consommateurs (« <em>Consumer Credit Counselling Service</em> ») a prévenu que les ménages verraient sans doute le montant de leurs échéances mensuelles augmenter en moyenne de 300 euros (200 livres sterling), ce qui énorme. L’impact de la crise en France ? Nicolas Sarkozy a évoqué, lors de ses vœux aux Français, une « conjoncture internationale freinée par la crise financière » sans s’étendre sur le sujet. Quant à la Ministre de l’Economie et des Finances, rappelons que le 17 août dernier, elle nous expliquait que la crise n’aurait pas d’impact sur l’objectif de croissance. Le 3 janvier dernier, elle déclarait « Mon pari selon lequel on sera à 2% en 2007, je le maintiens » (citée par Reuters).<br /><br /><br />Toujours de l’autre côté de la Manche. Il y a 2 jours, le régulateur anglais des transports a lancé une enquête sur l’incapacité de <em>Network Rail</em> à finaliser deux chantiers d’entretien des voies de chemins de fer, entraînant la fermeture de la liaison ferroviaire Londres – Glasgow durant plusieurs jours, privant ainsi plus de 100 000 voyageurs de transport. Cette situation révèle qu’il est illusoire et inefficace de croire qu’on peut déléguer à un acteur privé l’entretien d’infrastructures de transport qui réclame des moyens financiers colossaux. Il est incroyable de constater que la puissance publique a abdiqué au privé ce qui devrait être sa responsabilité en matière de transport collectif de centaines de milliers de personnes.<br /><br />Ces exemples nous rappellent, s’il en était encore besoin, qu’une politique économique, pour être vraiment efficace à grande échelle, doit être collective. Nous ne nions pas ici que le privé produit des richesses. Bien au contraire. Nous pensons d’ailleurs qu’il faut créer un climat permettant aux entreprises de se développer et de créer des emplois, mais ceci ne dispense pas d’une vision et d’objectifs économiques qui doivent être portés par le politique. La France n’a pas besoin d’incantations mais d’un gouvernement qui prenne les sujets à bras le corps pour favoriser aujourd'hui une politique de l’offre, c'est-à-dire en investissant dans la recherche et en créant un climat qui permette aux entreprises de renouer avec un cycle fort d’investissement.<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /></div>Sortir de l'impassehttp://www.blogger.com/profile/02894241958153239178noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20698956.post-11232850924451390432007-12-28T16:14:00.000+01:002007-12-28T16:28:09.271+01:00Une femme d'exception<a href="http://bp3.blogger.com/_WCBn841jOF4/R3UV3eMfTXI/AAAAAAAAALk/RYEp7uO_iWo/s1600-h/BB.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5149045791710465394" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_WCBn841jOF4/R3UV3eMfTXI/AAAAAAAAALk/RYEp7uO_iWo/s320/BB.JPG" border="0" /></a><br /><div><div><div><div align="justify">Au cas où notre confort « politique » de pays occidental nous l’aurait fait oublier, l’actualité récente nous rappelle que la démocratie demeure très fragile et que dans encore de nombreux pays, l’engagement politique se fait au prix d’énormes sacrifices.<br /><br />Nous souhaitons dans ce post rendre hommage au courage de Benazir Bhutto, une « femme d’exception », qui a incarné un combat sans renoncement, parfois solitaire tant la tâche semblait démesurée, face à ceux dont la seule volonté est de détruire la démocratie. Et pour reprendre le mot de BHL dans un rebond publié ce jour dans Libé, c’est au travers elle les femmes combattant pour la liberté - leur liberté - qui ont été visées car elle était une « une femme visible, et même ostensiblement, spectaculairement visible. Une femme qui mettait son point d’honneur, non seulement à tenir meeting dans l’un des pays les plus dangereux du monde, mais à le faire à visage découvert, dévoilé - l’exact contraire de ces femmes honteuses, cachées, créatures de Satan et donc damnées, qui sont les seules femmes que tolèrent ces apôtres d’un monde sans femmes ».<br /><br />Benazir Bhutto était à la tête du PPP « <em>Pakistan Peoples Party</em> » ; membre de l’Internationale Socialiste, et dont l’objectif était d’établir une « démocratie égalitaire. […]. Une tâche plus immédiate était de luter contre la dictature militaire ». (“<em>Among the express goals for which the Party was formed were the establishment of an egalitarian democracy and the application of socialistic ideas to realize economic and social justice. A more immediate task was to struggle against the hated military dictatorship at the height of its power when the PPP was formed</em>”).<br /><a href="http://www.socialistinternational.org/maps/french/fasia.htm">http://www.socialistinternational.org/maps/french/fasia.htm</a><br /><a href="http://www.ppp.org.pk/">http://www.ppp.org.pk/</a></div></div></div></div>Sortir de l'impassehttp://www.blogger.com/profile/02894241958153239178noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20698956.post-87952524564505131932007-12-26T09:12:00.000+01:002007-12-26T09:59:16.673+01:00Jean-Claude est l'homme de l'année<div align="justify"><a href="http://bp2.blogger.com/_WCBn841jOF4/R3IWy-MfTTI/AAAAAAAAALE/KOucZncdi3E/s1600-h/JCT.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5148202388982549810" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_WCBn841jOF4/R3IWy-MfTTI/AAAAAAAAALE/KOucZncdi3E/s400/JCT.jpg" border="0" /></a><br />En septembre dernier, Nicolas Sarkozy avait critiqué l’action estivale de la Banque Centrale Européenne menée pour tenter d’enrayer la crise financière du subprime : « On a fait des facilités pour les spéculateurs, on complique la tâche pour les entrepreneurs ».<br /><br />Côté SdI, nous trouvions au contraire que la Banque Centrale Européenne avait fait preuve d’une réactivité exceptionnelle, qu’on ne lui connaissait pas. C’est ce que nous soulignions dans notre post du 10 août 2007 sur la crise (<a href="http://sortir-impasse.blogspot.com/2007/08/dure-semaine-pour-la-finance-mondiale.html">http://sortir-impasse.blogspot.com/2007/08/dure-semaine-pour-la-finance-mondiale.html</a>) et à nouveau dans la newsletter n°13 (30 août 2007) « Dans ce contexte stigmatiser les actions de la Banque centrale, comme le fait le Président de la République, est idiot : si la crédibilité de la BCE n’était pas établie, si elle n’avait pas injecté l’équivalent de 10% de PIB, la crise de liquidité qui a saisi les marchés se serait traduite par une faillite systémique, conséquence de l’inconscience de la FED, et aucune banque centrale n’aurait pu faire son boulot. Une fois n’est pas coutume : merci M. Trichet ».<br /><br />Les mois qui viennent de s’écouler semblent avoir donné raison à M. Trichet qui vient d’être couronné « homme de l’année » par le <em>Financial Times</em>. Pas de malentendu, nous ne sommes pas toujours d’accord avec le quotidien britannique, ni même avec Jean-Claude Trichet (<a href="http://sortir-impasse.blogspot.com/2006/06/si-nous-pouvions-seulement-rire-de.html">http://sortir-impasse.blogspot.com/2006/06/si-nous-pouvions-seulement-rire-de.html</a>), mais cette fois nous sommes bien sur la même longueur d’onde ! </div>Sortir de l'impassehttp://www.blogger.com/profile/02894241958153239178noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20698956.post-64574503578339496462007-12-22T15:35:00.000+01:002007-12-22T15:49:09.086+01:00A quoi servent les richesses produites par les entreprises américaines ?<div><a href="http://bp1.blogger.com/_WCBn841jOF4/R20g--MfTRI/AAAAAAAAAK0/BJY845EbNj8/s1600-h/altas+rockefeller.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5146806215373704466" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_WCBn841jOF4/R20g--MfTRI/AAAAAAAAAK0/BJY845EbNj8/s200/altas+rockefeller.jpg" border="0" /></a><em> Image : Atlas soutenant le monde, devant le Rockefeller Center de la 5ème avenue à New York</em></div><br /><div></div><br /><p align="justify">Nous le disions hier, nous avons trouvé ces derniers temps dans la presse anglo-saxone plusieurs articles / points de vue s’interrogeant sur le modèle capitaliste, voire le remettant en cause. Il y a évidemment toujours eu des journalistes pour s’interroger sur ce modèle, toutefois la multiplication de ces articles est clairement un phénomène nouveau.<br /><br />Une entreprise a le choix de l’allocation des richesses qu’elle produit : soit elle en fait bénéficier ses salariés via des augmentations de salaire, des primes ou de l’épargne salariale, soit elle en fait bénéficier ses actionnaires via le versement de dividendes ou les rachats d’actions, soit elle les garde pour elle afin de financer ses investissements futurs. Nous l’avions déjà évoqué l’an dernier, la tendance est au rachat d’action. Le rachat d’action consiste pour une société donnée à racheter ses propres actions, l’objectif derrière étant de « booster » le cours de l’action et le rendement pour les actionnaires restants (grosso modo, on réduit le nombre de personnes avec lesquelles on partage le gâteau).<br /><br />Dans une étude qu’elle vient de publier, l’agence de notation <em>Standard & Poor’s</em> révèle un nouveau record de rachat d’actions de la part des 500 plus grosses entreprises américaines (celles de l’indice S&P 500) au 3ème trimestre 2007. <a href="http://bp3.blogger.com/_WCBn841jOF4/R20jieMfTSI/AAAAAAAAAK8/_HQAuizrzS8/s1600-h/rachat.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5146809024282316066" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_WCBn841jOF4/R20jieMfTSI/AAAAAAAAAK8/_HQAuizrzS8/s320/rachat.JPG" border="0" /></a><strong>Plus incroyable encore, le montant de rachat d’action sur les 3 dernières années pour ces mêmes entreprises</strong> (1 318 milliards de dollars) <strong>vient de dépasser le montant des investissements qu’elles ont réalisés</strong> (1 276 milliards de dollars)<strong> ainsi que le montant de dividendes qu’elles ont versés</strong> (605 milliards de dollars) <strong>ou encore de celui alloué à la R&D</strong> (376 milliards de dollars), toujours sur la même période.<br /><br /><strong>Ainsi donc les richesses créées par les 500 plus grosses entreprises américaines ont servi avant tout à racheter leurs propres actions.</strong> Il est fort à parier que même les grands capitaines d’industrie du début du siècle dernier – que nul ne soupçonnerait de connivence socialiste - ne s’y retrouveraient sans doute pas. C’est ainsi que Henry Ford, le fondateur de la marque de voitures américaine avait déclaré que « la principale utilisation du capital n’est pas de générer plus d’argent, mais de faire en sorte que l’argent fasse plus pour l’amélioration de la vie » («<em>The highest use of capital is not to make more money, but to make money do more for the betterment of life</em>»).<br /><br /><br />Il est évident que cette tendance, faute d’ambition et d’objectifs en terme de création, risque à terme de peser sur les investissements, sur la pérennité des entreprises et par là même sur la création d’emplois.<br /><br />Quant à « booster » le cours de l’action, même cet objectif ne semble plus atteint à en croire un article publié le 15 décembre dans le <em>Financial Times</em>. Cet article cite une étude de brokers selon laquelle il y aurait moins de 50% de cas pour lesquels un rachat d’action aurait conduit à une amélioration du prix (« <em>there was less than a 50 per cent chance that a share buy-back would now lead to a company’s share price outperforming</em>»).<br /><br />Après les entreprises sans usine, va-t-on voir les entreprises sans projet ?<br /><br />Liens vers<br />L’article du Financial Times : <a href="http://www.ft.com/cms/s/37f6821a-aa9d-11dc-a779-0000779fd2ac.html">http://www.ft.com/cms/s/37f6821a-aa9d-11dc-a779-0000779fd2ac.html</a><br />L’étude de S&P sur les rachats d’action : <a href="http://www2.standardandpoors.com/spf/pdf/index/121307_SP500_THREE_YEARS_OF_BUYBACKS.pdf">http://www2.standardandpoors.com/spf/pdf/index/121307_SP500_THREE_YEARS_OF_BUYBACKS.pdf</a><br /></p><br /><div></div>Sortir de l'impassehttp://www.blogger.com/profile/02894241958153239178noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20698956.post-21230451574563745372007-12-20T19:46:00.000+01:002007-12-20T20:23:46.135+01:00Mondialisation : pourquoi la France pense-t-elle différemment de ses homologues européens?<a href="http://bp1.blogger.com/_WCBn841jOF4/R2rA_uMfTPI/AAAAAAAAAKk/MhCiIn0ld8Y/s1600-h/zhang2.jpg"><em><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5146137725188918514" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_WCBn841jOF4/R2rA_uMfTPI/AAAAAAAAAKk/MhCiIn0ld8Y/s320/zhang2.jpg" border="0" /></em></a><em> Image : Bloodline family, 1995 par Zhang Xiaogang</em><br /><div><div><br /><br /><p align="justify">La vision sur le modèle économique mondial pourrait bien changer. Depuis quelques semaines, on peut lire dans la presse anglo-saxone – eh oui, toujours elle – des éditos s’interrogeant sur certains fonctionnements du capitalisme voire même les remettant tout simplement en cause. C’est d’autant frappant que ces mêmes éditorialistes défendaient activement le modèle, avant la crise du subprime. Nous y reviendrons bien sûr.<br /><br />Dans l’immédiat, nous vous proposons un focus sur une étude récemment publiée par le German Marshall Fund (un « think tank » américain) reposant la question de la mondialisation. En 2005, la moitié des Américains et des Européens estimait que le libre échange détruisait plus d’emplois qu’il n’en créait pour nos économies. Cette proportion est passée à 57% pour les Américains en 2007, et est tombée à 46% pour les Européens su<a href="http://bp2.blogger.com/_WCBn841jOF4/R2q_q-MfTNI/AAAAAAAAAKU/RJeNPS9nSSM/s1600-h/MF2.JPG"></a>r la même période, sauf pour les Français qui sont 59% à penser que le libre échange détruit plus d’emplois qu’il n’en crée.<br /><br />Les Français et les Américains sont les plus nombreux à penser que les pertes d’emploi sont liées essentiellement aux délocalisations.<br /><br />Sur la Chine et l’Inde, là encore les différences sont perceptibles. Alors que la plupart des pays perçoivent majoritairement la Chine comme une menace, seuls les Anglais estiment, à 60%, que son développement est une opportunité.<br /><br />Quel que soit le cas, la France arrive en tête de peloton des pays interrogés pour la proportion de citoyens estimant que la Chine et l’Inde sont des menaces, et en queue de classement pour la proportion de Français jugeant au contraire que ces pays constituent des opportunités.</p><a href="http://bp2.blogger.com/_WCBn841jOF4/R2q_1-MfTOI/AAAAAAAAAKc/tepRqlyzK78/s1600-h/MF2.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5146136458173566178" style="WIDTH: 371px; CURSOR: hand; HEIGHT: 146px" height="143" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_WCBn841jOF4/R2q_1-MfTOI/AAAAAAAAAKc/tepRqlyzK78/s320/MF2.JPG" width="347" border="0" /></a><br /><br /><br /><p align="justify"><br />Lien vers l’étude : <a href="http://www.gmfus.org/economics/tpsurvey/2007TPSurvey-FINAL.pdf">http://www.gmfus.org/economics/tpsurvey/2007TPSurvey-FINAL.pdf</a><br /></p><br /><br /><br /><div></div></div></div>Sortir de l'impassehttp://www.blogger.com/profile/02894241958153239178noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20698956.post-46561616477633421992007-12-05T22:11:00.001+01:002007-12-05T22:12:20.635+01:00La newsletter n°15 de SdI est en ligne<a href="http://bp3.blogger.com/_WCBn841jOF4/R1cUHPGeMdI/AAAAAAAAAKM/2EmDnEJKM0c/s1600-h/SdI15.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5140599614212026834" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_WCBn841jOF4/R1cUHPGeMdI/AAAAAAAAAKM/2EmDnEJKM0c/s320/SdI15.JPG" border="0" /></a><br />La newsletter n°15 de SdI est accessible en cliquant sur le lien suivant : <a href="http://sortir.impasse.free.fr/Letter.htm">http://sortir.impasse.free.fr/Letter.htm</a><br /><div></div>Sortir de l'impassehttp://www.blogger.com/profile/02894241958153239178noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20698956.post-90479972015046123552007-12-03T21:44:00.001+01:002007-12-03T21:46:37.035+01:00Manifesto 2009 : l'Europe et les PMEs<a href="http://bp3.blogger.com/_WCBn841jOF4/R1Rq7_GeMcI/AAAAAAAAAKE/y4gEDS-yZWI/s1600-R/manifesto.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5139850653519983042" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_WCBn841jOF4/R1Rq7_GeMcI/AAAAAAAAAKE/ZanHEssLfKI/s320/manifesto.JPG" border="0" /></a><br /><div>Retrouvez le dernier post de Sdi sur Manifesto 2009, "What is the future of European SMEs?" en cliquant sur le lien suivant : <a href="http://manifesto2009.pes.org/en/new-social-europe/post/138">http://manifesto2009.pes.org/en/new-social-europe/post/138</a></div>Sortir de l'impassehttp://www.blogger.com/profile/02894241958153239178noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20698956.post-17208589745220534372007-12-02T16:41:00.001+01:002007-12-02T17:09:07.069+01:00Du jamais vu : la France dernière du classement européen du Financial Times pour les « performances » de sa ministre de l’Economie et des Finances<a href="http://bp0.blogger.com/_WCBn841jOF4/R1LYkvGeMbI/AAAAAAAAAJ8/iSo1-crP1gU/s1600-R/CL.gif"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5139408250413658546" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_WCBn841jOF4/R1LYkvGeMbI/AAAAAAAAAJ8/HEYVL_42ImE/s320/CL.gif" border="0" /></a><br /><p align="justify">On le sait, la presse libérale, surtout anglo-saxone, est tentée de distribuer des bons points à celles et ceux qui baissent les impôts. Aussi, en ne considérant que ce critère, on pouvait légitimement penser que Christine Lagarde avait toutes les chances de figurer en tête du classement, du fait des 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux que le président Sarkozy a offerts aux plus riches de ce pays.<br /><br />Comme chaque année, le quotidien britannique <em>Financial Times</em> a établi un classement des ministres de l’Economie et des Finances européens. Les critères retenus sont la « pression fiscale », les performances économiques, le projet politique…..<br /><br />Et cette année, c’est tout simplement du jamais vu : Christine Lagarde se retrouve bonne dernière du classement et se voit même qualifiée de « <em>worst performer</em> » (ayant la plus mauvaise performance). Voici donc la France bonne dernière.<br /><br />Car pour le quotidien libéral anglo-saxon, le problème de notre pays réside dans « l’hyperactivité du président de la république qui, en matière économique, crée la confusion ».<br /><br />Tout est dit. Les milieux économiques et financiers internationaux qui jusque là avaient implicitement soutenu Nicolas Sarkozy expriment désormais ouvertement leur inquiétude face à l’absence d’objectifs économiques du Président de la République et de son gouvernement.<br /><br />Lien vers l’article du <em>Financial Times</em><br /><a href="http://www.ft.com/cms/s/0/33dea290-92d6-11dc-ad39-0000779fd2ac.html">http://www.ft.com/cms/s/0/33dea290-92d6-11dc-ad39-0000779fd2ac.html</a></p><br /><div></div>Sortir de l'impassehttp://www.blogger.com/profile/02894241958153239178noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20698956.post-84124788240655046442007-11-25T22:05:00.000+01:002007-11-25T22:11:00.591+01:00Les Socialistes et le marché : interview de Karine BergerDans le cadre du processus de rénovation lancé au sein du PS, Karine Berger, membre du forum "les Socialistes et le marché" a répondu aux questions de web TV du PS sur la définition d'une politique économique de gauche.<br /><br />Valérie<br /><br /><br /><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/1AeiNbUGdbSTqp8oK" width="425" height="256" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed>Sortir de l'impassehttp://www.blogger.com/profile/02894241958153239178noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20698956.post-39231177225093686022007-11-24T18:44:00.000+01:002007-11-24T18:59:58.397+01:00Les PMEs sont-elles l’avenir de l’Europe ?<a href="http://bp1.blogger.com/_WCBn841jOF4/R0hmC80wmHI/AAAAAAAAAJ0/ij6kweiVu7k/s1600-h/XV1.jpg"><em><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5136467575889238130" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_WCBn841jOF4/R0hmC80wmHI/AAAAAAAAAJ0/ij6kweiVu7k/s320/XV1.jpg" border="0" /></em></a><em> Image : Aérolite par Air et Xavier Veilhan<br /></em><p align="justify">Ce n’est pas parce que nous ne sommes généralement pas d’accord avec leurs objectifs, qu’il faudrait se priver de lire leurs publications. BusinessEurope, organisme regroupant les différents syndicats patronaux européens, vient de publier une étude sur les attentes des PMEs à l’égard de l’Europe, en support d’une journée de débats organisés à Bruxelles le 21 novembre dernier.<br /><br />Tout d’abord un petit rappel : il y a en Europe 23 millions de PME (soit 99% des entreprises européennes) qui représentent environ 2/3 de l’emploi européen et assurent une véritable dynamique de création d’emploi comme le montre le graphe ci-dessous.<br /><br />La question qui se pose donc pour les politiques européens est de travailler à un cadre qui leur permette de poursuivre ce dynamisme dans un contexte de plus en plus mondialisé qui peut soit les fragiliser, soit leur donner de nouveaux débouchés (rappelons que depuis 1986, un Commissaire est en charge de la politique économique européenne en faveur des petites entreprises).<br /><br />C’est pour répondre à cette question que l’étude de BusinessEurope a sondé, par l’intermédiaire du cabinet KPMG, 840 PMEs européennes.<br /><br />Bien que menée par un organisme patronal, l’étude fait sauter quelques lieux communs largement utilisés par la droite française. Ce sont bien les débouchés commerciaux qui constituent un critère prioritaire d’expansion de la production à l’étranger (pour 72% des PMEs), et les perspectives d’expansion des marchés (pour 67% des PMEs)… et non seulement les réductions de coûts de production comme voudrait nous le faire croire la droite, agitant le spectre de la délocalisation pour justifier de réduction de coûts salariaux.<br /><br />L’étude pointe également les zones de faiblesse de l’environnement européen : absence d’harmonisation fiscale, contraintes administratives trop lourdes à gérer pour les PMEs (les 2/3 d’entre elles s’en plaignent), sous représentation des PMEs dans les organismes du commerce international, manque d’information sur les débouchés potentiels dans leur secteur d’activité, protection insuffisante de la propriété intellectuelle (le renouvellement d’un brevet pour 20 ans sur 3 pays coûte 43 000 euros en Europe, contre 14 500 euros aux Etats-Unis et 17 300 au Japon).<br /><br />En terme de R&D le constat est là aussi sans appel. L’objectif de l’agenda de Lisbonne était d’avoir en 2010 un niveau d’investissement en R&D égal à 3% du PIB européen. Autant dire qu’on en est loin, puisque ce niveau stagne péniblement à 1,9% (avec même un léger recul en 2002), à comparer aux 2,6% pour les US et 3,2% pour le Japon. Déficit de moyens financiers, mais déficits également en terme d’organisation. Bien que les chercheurs européens travaillent aujourd’hui majoritairement pour les grandes entreprises (Etude Eurostat : le personnel de R&D), ce sont paradoxalement les PMEs qui soutiennent l’activité de R&D : elles en représentent 25% en Europe, contre 14,1% pour leurs homologues américaines et 7% pour les Japonaises. On voit bien là le paradoxe : ce sont elles qui engrangent la mécanique, sans pour autant disposer de toutes les ressources. C’est pourquoi il est impératif de repenser à la fois les moyens en terme absolu et aussi leur réallocation.<br /><br />Et pour revenir à la journée de débats organisée à Bruxelles, un des ateliers était intitulé « <em>SMEs care about Europe, does Europe care about SMEs</em> » (les PMEs s’intéressent à l’Europe, l’Europe s’intéresse-t-elle aux PMEs ?). Afin de répondre positivement à cette question, il nous reviendra de remettre les PMEs au centre de notre politique européenne.<br /></p><br /><div></div>Sortir de l'impassehttp://www.blogger.com/profile/02894241958153239178noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20698956.post-78129771240861411722007-11-08T23:29:00.000+01:002007-11-10T00:12:04.779+01:00Manifesto 2009 : c'est parti<a href="http://bp2.blogger.com/_WCBn841jOF4/RzOSCQM4d7I/AAAAAAAAAJs/_SWY13W-1Mg/s1600-h/manifesto.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5130604967911520178" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_WCBn841jOF4/RzOSCQM4d7I/AAAAAAAAAJs/_SWY13W-1Mg/s320/manifesto.JPG" border="0" /></a><br /><br /><br /><p align="justify">L’Europe est très présente sur SdI, parce que nous regardons ce que font nos amis européens, parce que nous pensons que sur un nombre croissant de sujets, seule une réponse européenne peut être apportée si elle veut être efficace, soit enfin parce que nous avons eu de nombreuses occasions de débattre "en live" avec nos camarades socialistes et sociaux démocrates européens : Porto bien sûr lors du congrès du PSE en décembre 2006, mais aussi Varèse, Madrid, Londres, ….<br /><br />C’est pourquoi nous avons décidé de participer au « Manifesto 2009 » lancé par le Parti Socialiste Européen. De quoi s’agit-il ? D’une plateforme sur Internet visant à associer les militants du PSE à l’élaboration d’un manifeste commun aux partis socialistes européens en vue des élections européennes de 2009. Avouons le, il serait grand temps que nous abordions les élections européennes avec un programme commun à tous les socialistes et socio démocrates.<br /><br />Pour notre 1er post sur Manifesto 2009, nous avons traité des fameux fonds souverains que nous avons déjà abordés sur ce blog. Vous serez sans doute plusieurs à nous dire que c’est un thème un peu « inhabituel » pour des échanges entre Socialistes. Eh bien, c’est entre autres pour cela que nous l’avons choisi, mais surtout pour démontrer que face à l’absence d’une politique commune européenne sur le plan économique, nous nous affaiblissons face à une compétition mondiale toujours plus féroce. Enfin, c’est aussi pour rendre hommage à Poul Nyrup Rasmussen, ancien Premier Ministre danois et Président du PSE, qui est l’un des rares hommes politiques européens de gauche à s’emparer de sujets financiers (les hedge funds et les LBOs dans son discours de Porto en décembre 2006). </p><br /><a href="http://manifesto2009.pes.org/fr/eu-in-the-world/post/99">http://manifesto2009.pes.org/fr/eu-in-the-world/post/99</a><br /><div></div>Sortir de l'impassehttp://www.blogger.com/profile/02894241958153239178noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20698956.post-35143228481345113612007-10-27T22:44:00.001+02:002007-10-27T23:16:13.627+02:00Est-on en train de renoncer aux droits de succession en Europe ?<p align="justify">Dans « De la démocratie en Amérique », Alexis de Tocqueville s’emploie à nous convaincre que c’est la « loi sur les successions qui fit faire à l’égalité son dernier pas. […] Ce n’est pas qu’aux Etats-Unis comme ailleurs il n’y ait des riches. […]. Mais la fortune y circule avec une incroyable rapidité, et l’expérience apprend qu’il est rare de voir deux générations en recueillir les faveurs ».<br /><br />En somme, limiter les concentrations de richesses par voie de transmission aux héritiers, est l’un des fondements de la démocratie. Ce principe est simple à comprendre : en établissant un impôt sur les successions, on évite que les richesses restent toujours entre les mêmes mains. Aussi intuitif semble-t-il, ce bon sens ne semblerait plus d’actualité. A tel point que Dollee Toynbee, l’éditorialiste vedette du quotidien britannique de gauche « <em>The Guardian</em> », a conclu à la mort de la sociale démocratie au Royaume-Uni (« <em>This was the week that Labour's leaders left social democracy for dead</em> », ce fut la semaine où les leaders travaillistes ont laissé pour morte la sociale démocratie »). A l’instar de Nicolas Sarkozy qui a pour ainsi dire supprimé les droits de succession en France, le gouvernement Brown vient lui aussi de retoucher à « l’<em>inheritance tax</em> » (l’impôt sur les successions) : le seuil au-delà duquel on paie l’impôt sur les successions (40%) est de 300 000 livre sterling par personne (440 000 euros) et 600 000 livre sterling pour un couple marié ou “pacsé” (« <em>civil partnership</em> »). La subtilité – et aussi la nouveauté - de la réforme tient à la « transférabilité » des 300 000 livres. Prenons le cas d’une veuve dont le mari serait mort depuis 20 ans. A sa mort, ses héritiers ne paieront l’impôt sur les successions que sur les montants au-delà de 600 000 livres (la part du mari mort est transférée, à la condition qu’elle n’ait pas déjà été donnée aux enfants).<br /><br />Selon le Land registry, 84% des maisons et appartements au Royaume Uni ont une valeur inférieure à 300 000 livres, et 13% (soit 3 millions de propriétés) entre 300 000 et 600 000 livres. Le gouvernement travailliste estime que ce sont ces 3 millions de propriétés qui bénéficieront de la réforme en cas de succession. Il chiffre également à 600 millions de livres le manque à gagner pour l’état (sur les 4 milliards de livres attendus avant la réforme).<br /><br />La mesure Brown paraît incomprehensible aux citoyens de gauche : comme l’écrit la fameuse Dollee Toynbee : « <em>He let inheritance tax go for nothing in exchange, a missed chance to talk of growing inequality</em>» (il a aboli les droits de succession en échange de rien du tout, il a râté l’occasion de parlers des inégalités croissantes).<br /><br />Les cas de la France et du Royaume Uni sont symptomatiques du sort des droits de succession en Europe. La Commission européenne a commandé à un institut indépendant une comparaison des niveaux de droits de succession entre les différents pays. Cette comparaison est délicate car, outre du taux lui-même d’imposition, plusieurs paramètres entrent en jeu : les régimes matrimoniaux, le nombre d’enfants, la nature des biens entrant dans la succession (immobilier, actions, ….). Pour ce faire, l’institut a fondé sa comparaison sur le cas d’un patrimoine diversifié mais élevé (2,6 millions d’euros) pour éviter de tomber immédiatement dans les effets de seuil, cédé au conjoint survivant et aux deux enfants du couple. On s’aperçoit que les taux effectifs s’échelonnent entre 16% (Grèce) de la valeur des biens et …. 0% (Slovénie, Portugal, Italie, Irlande, Hongrie, Luxembourg, Estonie, Chypre et République Tchèque). Le taux effectif en France s’élève à 7,6% ; 4,5% en Allemagne ; 6% au Royaume Uni et 14% en Espagne.<br /><br />Au vu de la faiblesse de ces montants effectifs, on est forcé de constater que c’est bien la fin des droits de succession qui s’amorce en Europe. </p>Sortir de l'impassehttp://www.blogger.com/profile/02894241958153239178noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20698956.post-81462440159985632042007-10-25T22:06:00.000+02:002007-10-27T19:56:04.774+02:00Qui peut désormais faire son marché planétaire ?<a href="http://bp1.blogger.com/_WCBn841jOF4/RyN63x0t7SI/AAAAAAAAAJk/oumTUuQptvo/s1600-h/marco.jpg"><span style="font-size:85%;"><em><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5126075899563601186" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_WCBn841jOF4/RyN63x0t7SI/AAAAAAAAAJk/oumTUuQptvo/s320/marco.jpg" border="0" /></em></span></a><span style="font-size:85%;"><em> Image : marchands vénitiens débarquant au port indien de Cambaet</em></span><br /><span style="font-size:85%;"><em>Source : Livre des merveilles du monde, Marco Polo, copié vers 1410</em></span><br /><a href="http://classes.bnf.fr/idrisi/pedago/ville/venis_3.htm"><span style="font-size:85%;"><em>http://classes.bnf.fr/idrisi/pedago/ville/venis_3.htm</em></span></a><br /><br /><p align="justify">Il y a encore quelques années, c’étaient surtout les firmes internationales occidentales (américaines et européennes) qui « faisaient leur marché planétaire », investissant dans les pays dits émergents, soit en y construisant des usines, soit en acquérant une part du capital des sociétés nouvellement privatisées (ce fut largement le cas au Sénégal), soit en réalisant un partenariat avec une entreprise locale.<br /><br />Récemment, la donne a changé. Et ce sont désormais nos entreprises – surtout celles dites stratégiques - qui peuvent devenir menacées, parce que depuis 2002, les gouvernements de droite n’ont cessé de les fragiliser en ouvrant leur capital sans leur assurer la protection nécessaire.<br /><br />Concrètement de quoi s’agit-il ? Depuis quelques années, plusieurs Etats ont constitué des fonds, dits souverains, qu’ils ont dotés d’argent provenant soit du pétrole (c’est le cas du fonds d’Abu Dhabi ou encore de celui de l’Etat norvégien), soit de réserves de change accumulées au fil des ans (c’est le cas du fonds récemment ouvert par l’Etat chinois). Au total, on estime que ces fonds souverains détiendraient 2 200 milliards de dollars (d’après une étude de Standard Chartered citée par le Financial Times), soit plus que la richesse créée chaque année par la France (son PIB).<br /><br />Avec l’argent dont ils disposent, ces fonds peuvent donc investir dans les actions des sociétés cotées. « Normalement », leur objectif est d’investir dans les actions qu’ils jugent les plus performantes, pour s’assurer un « bon » rendement. Dans la pratique, rien n’empêche qu’ils soient utilisés à des fins géopolitiques, permettant aux états qui les détiennent d’acquérir les sociétés qui les intéressent. Prenons un cas d’école : ainsi, rien n’empêche le fonds chinois d’acheter toutes les actions EDF qui sont sur le marché. Dans ce cas, Pékin deviendrait partiellement « propriétaire » des centrales nucléaires françaises. Si ces actions sont aujourd’hui sur le marché, donc « achetables », c’est parce que les gouvernements Raffarin et de Villepin ont décidé de partiellement privatiser EDF.<br /><br />C’est bien là le problème : au nom d’une idéologie économique libérale datant des années 1980, la droite a affaibli la France, dans une compétition devenue mondiale.<br /><br />Face à l’ampleur des sommes qui peuvent être mobilisées – les 2 200 milliards de dollars représentent 80 fois le montant des actions EDF sur le marché !!! - , le G7 a commencé à s’émouvoir de la situation : il a recommandé aux fonds souverains de suivre un « code de bonne conduite » : être transparents, s’abstenir de concentrer leurs investissements sur quelques sociétés. Inutile de dire que dans la compétition mondiale, ce genre de recommandation, tant elle est naïve, fait doucement sourire.<br /><br />Pour réellement se protéger, il faudrait bâtir une stratégie européenne, par exemple définir une liste de secteurs stratégiques pour lesquelles les détentions d’actions par des fonds souverains seraient limitées (ou par tout autre fonds qui serait lié à l’un d’eux), préciser des seuils de contrôle…. bref, revenir à un vrai pilotage des intérêts économiques des Européens, plutôt que fragiliser nos actifs dont la valeur, ne l'oublions pas, résulte de nombreuses années de recherche et d’investissements intellectuel et financier.<br /></p>Sortir de l'impassehttp://www.blogger.com/profile/02894241958153239178noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20698956.post-19903804081834535842007-10-15T22:57:00.000+02:002007-10-15T23:35:06.232+02:0070% des Prix Nobel d'économie attribués à des Américains : faut-il en conclure que l'économie serait par essence anglo-saxone ?<div align="justify"><a href="http://bp1.blogger.com/_WCBn841jOF4/RxPcEmwmAMI/AAAAAAAAAJc/NpAe8vTC87A/s1600-h/allais-M1933.jpg"><span style="font-size:85%;"><em><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5121679172932337858" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_WCBn841jOF4/RxPcEmwmAMI/AAAAAAAAAJc/NpAe8vTC87A/s320/allais-M1933.jpg" border="0" /></em></span></a><span style="font-size:85%;"><em> Photo : Maurice Allais, seul Prix Nobel d'économie français (1988), photographié en 1933</em></span></div><div align="justify"><span style="font-size:85%;"><em>Source : </em></span><a href="http://www.annales.org/"><span style="font-size:85%;"><em>http://www.annales.org/</em></span></a><span style="font-size:85%;"><em> (annales des Mines)<br /></em></span></div><p align="justify">Des Britanniques, des Suédois, des Hollandais, des Canadiens, et même un Français (Maurice Allais en 1988) ont décroché le fameux Prix Nobel d’économie. Mais il y a surtout eu des Américains, qui, depuis que le prix a été décerné pour la 1ère fois en 1969, représentent 70% des lauréats.<br /><br />Le constat est encore plus accentué si on regarde le monde anglo saxon dans son ensemble, puisque les pays qui le composent ont totalisé 85% des Prix Nobel d’économie attribués.<br /><br />Le cru 2007 confirme la tendance des années passées, avec cette année de nouveau des lauréats américains – Leonid Hurwicz, Eric Maskin et Roger Myerson - primés pour leurs travaux sur la « théorie des incitations » qui permet d’évaluer le fonctionnement des marchés, et d’identifier les conditions dans lesquelles ils fonctionnent bien et celles dans lesquelles ils fonctionnent mal.<br /><br />Faut-il alors en conclure que l’économie serait par essence anglo-saxone ? Nous ne le croyons pas. Pourtant, nous sommes obligés de reconnaître que face à ce modèle qui prédomine aujourd’hui, avec une économie de marché conquérante, notre résistance peine à se faire entendre de manière efficace et crédible.<br /></p>Sortir de l'impassehttp://www.blogger.com/profile/02894241958153239178noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20698956.post-30074910661313675582007-10-12T06:58:00.000+02:002007-10-12T07:04:43.162+02:00Comment réformer la fiscalité sur les stocks options ?<p align="justify">Dans son rapport consacré à la Sécurité Sociale, la Cour des Comptes a suggéré de « réexaminer ou plafonner les exonérations de cotisations sociales appliqués à la plus-value d’acquisition des stocks options ». La Cour évalue à 3,2 milliards d’euros le manque à gagner pour la Sécurité sociale en 2005 du fait de ces exonérations (soit ¼ du déficit actuel de la Sécurité Sociale). Elle indique par ailleurs que « 100 000 personnes ont reçu des stocks options en 2005, soit 3% des effectifs des sociétés cotées […]. En outre, le bénéfice est très inégalement réparti puisque les 10 plus gros bénéficiaires et mandataires sociaux s’en étaient vu en moyenne adjuger près du quart et le chef d’entreprise à lui seul 6,74% ».<br /><br />Nicolas Sarkozy, qui a été le seul candidat à aborder ce sujet à plusieurs reprises durant la campagne « là où nos adversaires demanderont l’interdiction des stocks options, je défendrai leur existence » (discours devant le Congrès de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie, le 1er décembre 2006) vient d’accepter de réfléchir à « une certaine contribution des stocks-options au financement de la protection sociale ».<br /><br />Instrument destiné à rémunérer le risque (initialement pour les start up qui n’ayant pas les moyens financiers de rémunérer les talents qu’elles cherchent à recruter, leur proposent un « pari » sur l’avenir, autrement dit une rémunération qui s’avèrera attractive si la société « marche »), les stocks options ont été dévoyés au fil des ans, utilisées bien souvent comme des « outils de rente » conduisant dans quelques cas à de véritables scandales financiers (EADS étant le dernier en date). Ce dévoiement s’est doublé d’un « arbitrage de la fiscalité » vu que les stocks options ont permis à leur détenteur d’alléger leur taxation. Une étude de l’INSEE « la fiscalité des stocks options : une perspective internationale », certes pas très récente, conclut à « un traitement fiscal plus avantageux par rapport aux salaires », dans des proportions non négligeables.<br /><br />A ce jour, les dispositifs d’imposition diffèrent d’un pays à l’autre, du fait même de la complexité du mécanisme de l’option : à quel moment taxer ? (le jour de l’attribution ? de l’exercice ? de la revente ?), au-delà même de l’imposition, à quoi appliquer les cotisations sociales ? Dès lors, une multiplicité de système existe. D’après l’OCDE qui a tenté en 2005 une étude comparative (« The taxation of Employee Stock Options »), la France serait dans une moyenne plutôt avantageuse (pour les détenteurs de stock options). Certains seraient prêts à arguer que dans une économie ouverte, «on est obligé de s’aligner ».</p><p align="justify">A ce jour, les dispositifs d’imposition diffèrent d’un pays à l’autre, du fait même de la complexité du mécanisme de l’option : à quel moment taxer ? (le jour de l’attribution ? de l’exercice ? de la revente ?), au-delà même de l’imposition, à quoi appliquer les cotisations sociales ? Dès lors, une multiplicité de systèmes existe. D’après l’OCDE qui a tenté en 2005 une étude comparative (« The taxation of Employee Stock Options »), la France serait dans une moyenne plutôt avantageuse (pour les détenteurs de stock options). Certains seraient prêts à arguer que dans une économie ouverte, «on est obligé de s’aligner ».<br /><br />Dans ce contexte, voici quelques unes de nos propositions :<br /><br />1. <strong>Limiter les exonérations de cotisations sociales aux seules « start-up » entreprises de moins de deux ans d’existence</strong>. L’objectif est de soutenir la prise de risque, tout en ne faisant pas des stocks options « la règle en termes de rémunération ». Dans tous les autres cas, les exonérations de cotisations seront supprimées.<br /><br />2. <strong>Renforcer la communication financière</strong> dans les rapports annuels en indiquant notamment la date d’échéance et le prix d’exercice (dans le cas d’Enron, les stocks options proposés aux dirigeants constituaient clairement une incitation à « booster » le cours de l’action à court terme.<br /><br />3. <strong>Rendre obligatoire un rapport des rémunérations</strong> à inclure dans le rapport annuel comme c’est aujourd’hui souvent le cas au Royaume Uni (ce rapport précise entre autres le nombre de bénéficiaires des stocks options ainsi que parfois les caractéristiques de ces plans).. </p>Sortir de l'impassehttp://www.blogger.com/profile/02894241958153239178noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20698956.post-69208203103652884102007-10-11T08:00:00.000+02:002007-10-12T06:58:28.698+02:00La newsletter n°14 de SdI est en ligne<a href="http://bp1.blogger.com/_WCBn841jOF4/Rw7-p2wmALI/AAAAAAAAAJU/Nmq-QUgoyBg/s1600-h/SdI14.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5120309821394256050" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_WCBn841jOF4/Rw7-p2wmALI/AAAAAAAAAJU/Nmq-QUgoyBg/s320/SdI14.JPG" border="0" /></a><br /><div>La newsletter n°14 de SdI est accessible en cliquant sur le lien suivant : <a href="http://sortir.impasse.free.fr/Letter.htm">http://sortir.impasse.free.fr/Letter.htm</a> </div>Sortir de l'impassehttp://www.blogger.com/profile/02894241958153239178noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20698956.post-14482606671787949222007-10-09T20:23:00.001+02:002007-10-09T20:27:56.827+02:00Regards croisés sur l'Europe : l'avenir des retraites<p align="justify">Avec les Allemands, les Hongrois et les Polonais, les Français sont les Européens les moins confiants dans l’avenir des retraites : ils ne sont que 32% à « avoir confiance » en France et 25% en Allemagne. A contrario, 74% des Danois se disent confiants et 50% des Britanniques.<br /><br />L’Eurobaromètre a demandé à 26 755 Européens « ‘s’il fallait choisir parmi les possibilités suivantes visant à garantir le financement du système des retraites, quelle serait la plus acceptable » : pour 32% « maintenir l’âge de la retraite et augmenter les cotisations sociales », pour 22% « travailler et cotiser plus longtemps », pour 20% « aucune de ces 2 solutions », pour 12% « maintenir l’âge actuel de la retraite et accepter de toucher moins ».<br /> </p>Sortir de l'impassehttp://www.blogger.com/profile/02894241958153239178noreply@blogger.com