tag:blogger.com,1999:blog-203992422008-07-23T10:26:10.351+02:00Robert ToulemonRobert Toulemonhttp://www.blogger.com/profile/02644331643995984848noreply@blogger.comBlogger201125tag:blogger.com,1999:blog-20399242.post-31194816704924430252008-07-23T10:24:00.001+02:002008-07-23T10:26:10.377+02:00Bruxelles bouc émissaire, ça continue de plus belle.Platier, 23 juillet. Bien que nombre de nos dirigeants reconnaissent l’effet dévastateur sur l’opinion de la pratique consistant à utiliser « Bruxelles » comme bouc émissaire, cette pratique se poursuit de plus belle, dans les déclarations gouvernementales et dans les médias sous influence. La Commission veut la mort des pêcheurs, alors qu’elle suit les avis des scientifiques sur la menace de disparition de la ressource et s’oppose à une forme de subvention illégale au regard du droit de la concurrence. Idem pour la TVA sur le pétrole, alors que le gouvernement peut abaisser la TIPP ou consentir des aides sociales aux catégories victimes de la hausse des carburants. Quant à la TVA sur les restaurants, est-ce raisonnable de se priver d’une recette de plusieurs milliards dans l’état de déficit de nos finances publiques ?Robert Toulemonhttp://www.blogger.com/profile/02644331643995984848noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20399242.post-74550517937268461812008-07-20T10:52:00.001+02:002008-07-20T10:54:24.472+02:00L'émiettement conduit au directoirePlatier, 20 juillet. Une rumeur inquiétante voudrait que, pour les amadouer, on promette aux Irlandais qu’ils auront toujours leur commissaire. La formule du traité constitutionnel, reprise dans le traité de Lisbonne, celui de la rotation égalitaire, était mauvaise. Revenir à la règle d’un commissaire par Etat serait pire. Elle encouragerait la partition, l’éclatement. Imagine-t-on une Commission où l’ancienne Yougoslavie disposerait de six ou sept commissaires ? Pourquoi pas deux commissaires belges, un Flamand et un Wallon ? Les petits pays ne se rendent pas compte qu’en exigeant d’être « représentés » dans la Commission, ils affaiblissent l’institution qui les protège contre la tentation des grands de constituer un directoire des puissants, qui conduirait bientôt à l’éclatement de l’Union. La seule solution compatible avec l’adhésion programmée des pays balkaniques non encore membres est de confier la composition de la Commission à son président, sur le seul critère de la compétence et sans autre contrainte que celle de ne pas nommer plus de deux commissaires de la même nationalité. Il appartiendra au président de composer un collège équilibré susceptible de recueillir l’approbation du Parlement et du Conseil européen.Robert Toulemonhttp://www.blogger.com/profile/02644331643995984848noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20399242.post-17156739328298534782008-07-17T10:47:00.001+02:002008-07-17T10:50:35.359+02:00Un succès qui revient de loinPlatier, 13 juillet. La réunion à Paris de tous les leaders arabes riverains ou proches de la Méditerranée, à la seule exception de Khadafi, des premiers ministres turc et israélien et des 27 de l’UE, est en elle-même un incontestable succès. Succès d’autant plus remarquable qu’il revient de très loin ! Trois erreurs majeures avaient été commises dans le lancement du projet, sous l’influence du souverainiste Henri Guaino. Présenter ce projet comme celui d’une Union méditerranéenne calquée sur le modèle de l’UE, en exclure les Etats européens non riverains, ignorer le processus de Barcelone tout en prétendant utiliser les crédits prévus dans ce cadre. Voilà qui augurait mal de l’avenir d’un projet lancé, de surcroît, sans consultation préalable au mépris de nos engagements franco-allemands et européens. Le mérite d’Angela Merkel fut de s’opposer à une initiative qui, ignorait, au départ, la politique étrangère et de voisinage de l’Europe et le processus de Barcelone, celui de Jean-Pierre Jouyet de convaincre Nicolas Sarkozy de se replier, non pas comme on le dit à tort sur un projet moins ambitieux, mais sur le seul projet susceptible de rassembler les Méditerranéens sans diviser les Européens et de bénéficier des acquis de Barcelone.<br /> Le plus, par rapport à Barcelone, est le caractère paritaire de la nouvelle structure. A vrai dire cette parité demeurera précaire et artificielle tant qu’aux 27 de l’UE feront face seize pays divisés et parfois en état de conflit permanent, et pas seulement au Moyen-Orient. Ces conflits sont autant d’obstacles à surmonter pour assurer l’avenir de la nouvelle union et pour justifier son nom. Puisse-t-elle aussi contribuer, comme l’a fait avec succès l’UE, à répandre l’état de droit et, si possible, la démocratie et le respect des droits humains, y compris la liberté de religion, dans des pays qui en sont encore, pour la plupart bien éloignés. Quoi qu’il en soit, une différence majeure différenciera l’Union pour la Méditerranée de l’Union européenne : la libre circulation des personnes, objectif de la première, pomme de discorde pour la seconde.<br />J’apprends à l’instant l’accident mortel dont Bronislaw Geremek vient d’être victime. Il était, avec Vaçlav Havel, la plus grande figure d’Européen venue des nations-soeurs enfin libérées. Comme Havel, il ne séparait pas le combat pour la liberté du combat pour l’Europe. Il avait été récemment appelé à la présidence de la Fondation Jean Monnet qui conserve à Lausanne les archives du Père de l’Europe. <br />Le retard de la diffusion de ce message est dû à une panne que je vous prie d’excuser.Robert Toulemonhttp://www.blogger.com/profile/02644331643995984848noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20399242.post-24662606340482910852008-07-09T09:43:00.001+02:002008-07-09T09:43:58.417+02:00L'Europe et l'arrogance chinoisePlatier, 9 juillet. Il est satisfaisant que la décision du président Sarkozy d’assister à la séance d’ouverture des Jeux olympiques ait été prise avec l’accord de ses collègues. Il l’est moins qu’elle coïncide avec les menaces proférées par l’ambassadeur de Chine en France dans le cas où le Président recevrait le Dalaï Lama. Cette affaire apporte une nouvelle démonstration de l’urgence d’une attitude commune des Européens à l’égard d’une Chine de plus en plus arrogante.Robert Toulemonhttp://www.blogger.com/profile/02644331643995984848noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20399242.post-67709614146192838242008-07-07T14:52:00.001+02:002008-07-07T14:54:13.718+02:00De nouveau la BCE bouc émissairePlatier, 7 juillet. Le président de la République a cru bon de critiquer, certes modérément, la nouvelle hausse des taux annoncée par la Banque centrale européenne. Or la faiblesse des réactions de l’Europe face aux menaces que les crises bancaires et pétrolières font peser sur la croissance est d’abord le résultat du refus des gouvernements d’utiliser la capacité d’action de l’Union, notamment sa capacité d’emprunt qui est potentiellement considérable. L’endettement excessif de plusieurs Etats membres, dont la France, est le principal argument des adversaires d’un endettement de l’Union. En effet, une politique anti-crise cohérente consisterait en un effort de désendettement des Etats qui serait facilité par le relais d’un budget communautaire prenant en charge une part significative des investissements d’avenir, notamment dans les économies d’énergies, les énergies renouvelables, la recherche, l’innovation, la création de centres d’excellence universitaires. La fonction de l’Europe n’est pas seulement d’être protectrice. Elle est aussi, elle devrait être de préparer l’avenir.Robert Toulemonhttp://www.blogger.com/profile/02644331643995984848noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20399242.post-42598805580984392152008-06-20T09:43:00.001+02:002008-06-20T09:46:01.424+02:00Gordon Brown sauveur du traité de Lisbonne ?Platier, 20 juin. Après un vote ultime de la Chambre des Lords, la reine a signé hier l’acte de ratification par le Royaume-Uni. Ainsi le premier ministre Gordon Brown qu’on prétend eurotiède n’a pas saisi le prétexte du vote des Irlandais pour suspendre ou retarder le processus de ratification. Désormais l’obstacle principal se situe à Prague où le Parlement est divisé et le président Klaus violemment europhobe. Le gouvernement sera-t-il en mesure d’imposer au président une signature qu’il sera porté à refuser ? En cas de défaillance des Tchèques, le même choix devrait leur être proposé qu’aux Irlandais : se rallier à la majorité ou transformer leur adhésion en simple association, suivant le modèle norvégien ou suisse. <br />Autre sujet d’inquiétude, le désaccord franco-allemand sur un éventuel plafonnement de la TVA sur les carburants. Notre situation budgétaire nous place en bien mauvaise position pour proposer des mesures visant à réduire les recettes fiscales, au risque en outre d’atténuer l’effet dissuasif de la hausse des prix sur la consommation. <br />La Commission est invitée à faire des propositions sans qu’une orientation lui soit indiquée. On lui souhaite bien du plaisir. Le Conseil européen n’a pas non plus jugé utile de s’interroger sur le fossé qui s’est creusé entre les élites et les peuples, ni sur le bien-fondé de la règle d’unanimité pour toute révision des traités. C’eut été trop demander ! <br />Je me mets en congé de blog pour deux semaines. Rendez-vous le 7 juilletRobert Toulemonhttp://www.blogger.com/profile/02644331643995984848noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20399242.post-37630816325976038562008-06-15T12:28:00.002+02:002008-06-15T12:33:42.866+02:00Le non dfes Irlandais ne doit pas être pris à la légèrePlatier, 15 juin. L’histoire de la construction européenne est ponctuée de succès mais aussi d’échecs, celui de la Communauté de Défense en 1954, du plan Fouchet en 1962, du traité constitutionnel en 2005. Les échecs ont été surmontés mais toujours au prix d’un retard dans l’intégration et d’un amoindrissement des ambitions. Le rejet du traité de Lisbonne par le peuple irlandais, en dépit des avantages dont l’Irlande a bénéficié et malgré les prises de position quasi-unanimes des cadres du pays, ne doit pas être pris à la légère. Il revêt selon moi une gravité exceptionnelle et ceci pour deux raisons. Tout d’abord, les chances de sauver le traité sont faibles quoiqu’en disent les dirigeants français et allemands. Les eurosceptiques britanniques et tchèques, en tête desquels le président Klaus proclament déjà la mort du traité et demandent l’arrêt du processus de ratification. En second lieu, le vote des Irlandais, après celui des Français et des Néerlandais démontre le lamentable échec des élites politiques, sociales, économiques, intellectuelles, spirituelles de la plupart de nos pays à faire percevoir aux citoyennes et citoyens ordinaires, aux jeunes en particulier, la véritable dimension de l’entreprise européenne. On ne tombe pas amoureux d’un marché disait Jacques Delors. Non l’Europe n’est pas qu’un marché. C’est le seul grand dessein à notre portée, un moyen inespéré d’échapper au déclin que nous promet notre affaiblissement démographique dans un monde de colosses émergents, une recette pour défendre ensemble nos intérêts plutôt que nous affaiblir dans ces conflits sans fin qui ont jalonné notre Histoire, une entreprise sans précédent de construction d’une nation de nations modèle de réconciliation que tant de régions du monde nous envient sans se montrer capables de le reproduire et qui s'imposera à l'échelle mondiale pour faire face aux défis planétaires.<br />Certains rêvent d’une Europe des projets qui se substituerait à celle des institutions, comme si les projets pouvaient se passer d’un cadre institutionnel légitime et efficace. D’autres rêvent d’une avant-garde fédérale dont s’excluraient les sceptiques. Mais où est la volonté politique extrêmement forte sans laquelle un tel projet ne pourrait surmonter les oppositions de tous ceux qui refusent une Europe forte et plus encore si elle devait s’organiser sans eux. Au-delà de la recherche nécessaire d’une sortie de cette nouvelle crise, l’essentiel pour nos dirigeants est de parvenir à faire « aimer l’Europe ». C’est ce qui explique le titre donné à mon dernier livre. Il reste hélas plus actuel que jamais !Robert Toulemonhttp://www.blogger.com/profile/02644331643995984848noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20399242.post-81971571648064731482008-06-10T16:31:00.002+02:002008-06-10T16:58:03.180+02:00Le referendum irlandais ou la démonstration par l'absurdeParis, 10 juin. Que le sort d'un continent dépende de l'humeur des seuls Irlandais met en lumière deux absurdités du mode de révision des traités européens.<br />En premier lieu, il est déraisonnable et même contraire aux exigences démocratiques de demander aux simples citoyens de se prononcer sur des textes qu'ils ne sont pas en mesure de lire ni de comprendre s'ils avaient le courage de les lire. Le referendum ne se justifie que pour des questions simples, claires et qui puissent s'exprimer en peu de mots.<br />En second lieu, dans une Union de près de trente membres, la révision des traités ne peut être soumise à la règle d'unanimité qui a pour résultat qu'un seul puisse imposer sa volonté à tous les autres. Il est aisé de concevoir une autre procédure démocratique et respectueuse des souverainetés. La réforme serait adoptée dès lors qu'elle serait approuvée par une majorité d'Etats à définir (deux tiers ou trois quarts) représentant la majorité de la population de l'Union. Les pays minoritaires auraient le choix de se rallier à la majorité ou de se retirer de l'UE et de négocier un accord d'association. Si l'on souhaitait néanmoins recourir au referendum, celui-ci devrait intervenir le même jour dans tous les Etats membres, les citoyens étant informés des conséquences d'un éventuel vote négatif.<br />Il est inadmissible que le pays qui a tiré le plus de profit de son appartenance à l'Union pusse condamner l'Union à une paralysie durable. Le pire n'est jamais sûr mais il faudra tirer les leçons de cet épisode quel que soit le résultat.Robert Toulemonhttp://www.blogger.com/profile/02644331643995984848noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20399242.post-50271045556114290632008-06-06T09:49:00.001+02:002008-06-06T09:50:54.689+02:00Un surprenant article du Financial TimesParis, 6 juin. Un article paru dans le Financial Times rapporté dans l’excellente lettre « Oui à l’Europe » de Francis Fontaine du 6 juin se prononce vigoureusement en faveur d’une adhésion du Royaume-Uni à Schengen et à l’euro, faute de quoi le Royaume demeurera dans une position marginale. L’auteur de l’article, Willem Buiter, écrit cette phrase surprenante dans un journal britannique : « The future of Europe is federal » Quel lecteur de ce message pourra me dire qui est ce Willem Buiter ?Robert Toulemonhttp://www.blogger.com/profile/02644331643995984848noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20399242.post-12529814404745591562008-06-02T10:38:00.001+02:002008-06-02T10:39:32.493+02:00Nos contradictions face à la hausse des prix du pétroleParis, 2 juin. De retour après un bref voyage aux USA, je retrouve les contradictions françaises. Alors que tout commande la réduction de nos consommations de combustibles fossiles et d’émission de CO2, nous envisageons de subventionner pêcheurs, camionneurs, taxis et agriculteurs douloureusement frappés par la hausse des prix du pétrole. Ne serait-il pas plus raisonnable de reconnaître et d’accompagner la nécessité d’une reconversion partielle de ces activités ? Trop de pêcheurs recherchent des poissons en voie de raréfaction si bien que le tonnage de gazole par tonne de poisson pêché ne cesse d’augmenter, trop de camions encombrent nos routes pour des transports souvent irrationnels ou que le fer ou le cabotage maritime pourraient assurer s’ils étaient mieux organisés, trop d’agriculteurs utilisent trop d’engrais et de pesticides ou herbicides coûteux et dangereux. Demandons à l’Europe de faciliter ces reconversions et non d’abaisser la TVA ou d’accroître des quotas de pêche déjà jugés excessifs par les scientifiques. Le refus prévisible et justifié des subventions, allègements fiscaux et autres mesures démagogiques permettra une fois de plus de faire porter le chapeau à « Bruxelles ».Robert Toulemonhttp://www.blogger.com/profile/02644331643995984848noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20399242.post-89205836728598272872008-05-19T10:38:00.002+02:002008-05-19T10:41:45.216+02:00Démocratiser la désignation des hauts dirigeants européensPlatier 19 mai. Le député européen Alain Lamassoure, reprenant une suggestion de Valéry Giscard d’Estaing relative à la sélection des candidats à la nouvelle présidence du Conseil européen, propose de démocratiser en la faisant précéder de débats publics télévisés la sélection des candidats et la désignation des futurs hauts dirigeants de l’Union. Ainsi pourraient être appréciées les qualités de représentation et de conciliation requises pour la présidence du Conseil européen, de dynamisme et d’impulsion requise du président de la Commission, de diplomatie et de sagesse politique requises du haut-représentant. Ainsi l’opinion publique n’aurait pas le sentiment d’être tenue à l’écart avant de se prononcer lors des élections européennes. Il serait à cet égard souhaitable que les grands partis s’entendent sur la désignation de leurs candidats notamment pour la présidence de la Commission, désormais soumise à l’élection par le Parlement.<br />Malgré les souhaits de Nicolas Sarkozy de situer plusieurs de ces nominations au cours de sa présidence, la tentation sera grande de les différer jusqu’aux élections européennes du printemps 2009 afin de faciliter l’équilibre entre grands et petits, anciens et nouveaux, centre gauche et centre droit. L’essentiel est que l’opinion n’ait pas le sentiment d’être une fois de plus tenue à l’écart et que les citoyens, percevant mieux les enjeux soient incités à participer au vote. <br />Hélas nos médias portent peu d’intérêt à ces questions, retenus qu’ils sont par les relations au sein de la majorité ou par la compétition au sein du parti socialiste. Il est vrai que tout est suspendu au vote des Irlandais. Que ne leur a-t-on donné le choix entre approuver le traité ou quitter l’Union !Robert Toulemonhttp://www.blogger.com/profile/02644331643995984848noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20399242.post-7131955853315605832008-05-16T11:00:00.001+02:002008-05-16T11:01:35.209+02:00Une réaction salutairePlatier, 16 mai. Faisant suite à une déclaration vigoureuse de son président Jean-Claude Juncker s’élevant contre le scandale des primes de départ mirobolantes accordées à certains hauts dirigeants d’entreprises, y compris après de mauvaises performances, le Conseil des ministres des finances de la zone euro s’est prononcé le 13 mai pour plus de modération dans la rémunération des dirigeants au moment où la lutte contre l’inflation renaissante conduit la BCE à recommander la modération salariale. Espérons que J-C Juncker ne s’en tiendra pas là mais s’engagera dans la lutte contre les paradis fiscaux et autres niches accueillantes de l’argent du crime et de la corruption. Une action vigoureuse et visible de l’Europe dans ces domaines sensibles serait un moyen, parmi d’autres, de lui rendre sa crédibilité dans les milieux populaires.Robert Toulemonhttp://www.blogger.com/profile/02644331643995984848noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20399242.post-32205098202501726602008-05-10T09:59:00.001+02:002008-05-10T10:01:20.110+02:00Jouyet souhaite faire du 9 mai un jour fériéParis, 10 mai. Hier sur le parvis de l’hôtel de ville JP Jouyet s’est exprimé après Anne Hidalgo, maire adjointe et organisatrice de la manifestation au nom de la Ville, le commissaire Jacques Barrot, l’ambassadeur de Slovénie, un représentant d’Arianespace, des délégations du Parlement et de la Commission. Il a dit notamment qu’il souhaiterait que le 9 mai devienne un jour férié dans l’ensemble des pays membres de l’UE. Peut-on espérer que la France fasse cette proposition à l’occasion de sa présidence ? De récentes déclarations de Valéry Giscard d’Estaing et avant-hier de Jean-Claude Juncker sur Europe 1 ont relancé cette bataille des symboles si importants pour la promotion de l’identité européenne. J’y ai moi-même modestement contribué par un article publié dans la Croix du 30 avril où j’ai repris l’essentiel de mon message blog du 20 mars : européaniser les commémorations guerrières.Robert Toulemonhttp://www.blogger.com/profile/02644331643995984848noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20399242.post-64818037231207227742008-05-06T19:01:00.001+02:002008-05-06T19:03:24.456+02:00Europe sociale, mondialisation et protection des travailleursParis 6 mai La décision la plus efficace qu’ait prise l’Europe pour répondre au défi de la mondialisation demeure largement ignorée. La création récente du fonds d’adaptation à la mondialisation a déjà permis la reconversion de dizaines de milliers de salariés victimes directes ou indirectes des délocalisations. Ni à droite, ni à gauche on ne fait connaître cette action. Nul ne demande l’augmentation de dotations budgétaires encore insuffisantes et surtout l’assouplissement de critères trop rigides qui réservent le bénéfice du fonds aux victimes de licenciements massifs de la part de grandes entreprises. Quand on parle en France d’Europe sociale, on pense surtout aux services publics et davantage pour protéger les services nationaux que pour promouvoir ces services européens qui seraient source d’économie et d’efficacité dans bien des domaines. On oublie la nécessité de répondre à l’angoisse de la masse des gens qui se demandent quand viendra leur tour. Ce n’est pas en prolongeant l’agonie d’entreprises non compétitives mais en assurant la reconversion dans les meilleures conditions de leurs salariés que l’on relèvera le défi de la mondialisation. C'est en montrant à quoi sert l'Europe que l'on réduira le fossé qui s'est creusé entre elle et les catégories menacées.Robert Toulemonhttp://www.blogger.com/profile/02644331643995984848noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20399242.post-85263268367598649312008-04-29T14:49:00.002+02:002008-04-29T14:52:11.381+02:00Les enseignements du rapport Cohen-TanugiParis 29 avril. Une des principales leçons à tirer du rapport est le fiasco de la<br /> « méthode ouverte de coordination » que j’ai, en son temps, qualifiée de morale sans obligation ni sanction. Il s’agissait, pour les gouvernements de faire semblant d’agir en échappant à toute contrainte et surtout en évitant tout transfert de fonds on de moyens d’action à l’UE. De même, La combinaison des pulsions souverainiste et ultra-libérale fait obstacle à la pourtant nécessaire et urgente réglementation des activités bancaires L’échec sera toujours la rançon du refus de l’intégration récusée au profit de la coopération. De même encore, les Européens se condamnent au ridicule et à l’impuissance en se montrant incapables de coordonner leurs positions dans les institutions financières et monétaires internationales et en se refusant à envisager, même à terme et même pour les membres de la zone euro, une représentation unifiée au FMI, à la Banque mondiale et à la Banque des Règlements Internationaux. Souhaitons que l’excellent rapport de Laurent Cohen-Tanugi fasse émerger ces questions lors des débats préalables à la présidence française.Robert Toulemonhttp://www.blogger.com/profile/02644331643995984848noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20399242.post-53344078765013009572008-04-26T10:09:00.002+02:002008-04-26T10:17:47.306+02:00Dialogue de sourds à propos de la crise alimentairePlatier, 26 avril. Les conséquences à tirer de la crise alimentaire pour la politique agricole commune donnent lieu à un dialogue de sourds qui augure mal des discussions prévues sur la réforme de la PAC. Pour les uns, la menace d’un déficit alimentaire mondial devrait conduire à maintenir, voire à renforcer, l’ensemble des mesures de soutien à la production agricole ; pour les autres, la hausse des prix, qui s’annonce durable, rend désormais inutiles et injustifiées les aides aux agriculteurs. Les uns et les autres ont tort et raison à la fois. Les premiers ont raison de rappeler l’utilité d’une production accrue. Ils ont tort de demander le maintien de subventions présentement injustifiées. Les seconds ont raison de dénoncer des aides présentement inutiles. Ils ont tort de négliger les garanties dont doivent disposer les agriculteurs face à des marchés instables et soumis aux aléas climatiques.<br />Le moyen intelligent de réconcilier ces points de vue en apparence contradictoires est de s’attaquer à un vice majeur des politiques européennes qui n’est pas propre au secteur agricole, la rigidité. Cesser de verser les aides au revenu dès que le niveau des prix assure un revenu suffisant, les rétablir dès que les conditions de marché, voire les conditions climatiques, le justifient et ne fonction de la situation des diverses catégories de producteurs, voilà ce qu’il faudrait faire. Pourquoi est-ce aussi difficile ? Parce que les gouvernements, ne faisant pas confiance à la Commission et ne se faisant pas confiance à eux-mêmes, ont préféré s’engager dans des accords budgétaires pluri-annuels rigides, inadaptables à une conjoncture changeante, plutôt que de laisser à la Commission le soin d’adapter les interventions aux nécessités du moment.<br />Bien entendu, au-delà de ces divergences, tout le monde devrait s’accorder pour la suppression des subventions à l’exportation qui ruinent les agricultures vivrières du Sud, notamment en Afrique, et pour l’augmentation corrélative de l’aide alimentaire sans laquelle la famine menace de frapper de nombreux pays, tout en veillant à ce que cette aide ne fasse pas obstacle au développement des productions locales, ce qui, de nouveau, suppose une grande souplesse dans les modalités de l’action et son adaptation à des réalités diverses et changeantes.Robert Toulemonhttp://www.blogger.com/profile/02644331643995984848noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20399242.post-50400616396441910532008-04-23T15:38:00.001+02:002008-04-23T15:40:14.816+02:00Tibet et Jeux olympiques: le gâchisPlatier 23 avril. Les manifestations violentes contre la flamme olympique et ses porteurs étaient bien la forme la plus inappropriée de protestation en faveur d’un peuple adepte de la non violence. Avoir bousculé une jeune handicapée chinoise vaut à la France une ire toute particulière des Chinois et oblige notre Président à dépêcher à Pékin trois envoyés de haut rang, pour une démarche pénible d’excuses. Nous payons le prix de l’erreur qui a consisté à ne pas donner une absolue priorité à la recherche d’une attitude européenne commune, alors que devant exerçer la présidence au moment des Jeux, il nous appartenait de prendre l’initiative. Peut-être n’est-il pas trop tard. On voit bien ce que l’Europe gagnerait, en prestige et en influence, à subordonner la participation de ses dirigeants à la cérémonie d’ouverture, à un geste de Pékin en direction du Dalaï Lama. On voit aussi ce qu’elle perdrait à se diviser ou à se laisser aller, dans le désordre, à des manifestations intempestives que la propagande chinoise ne manque pas d’utiliser au risque d’alimenter des passions nationalistes effrayantes si l’on met en perspective l’ascension désormais prévisible de la Chine au premier rang des puissances mondiales.Robert Toulemonhttp://www.blogger.com/profile/02644331643995984848noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20399242.post-37348675448076593702008-04-21T19:22:00.001+02:002008-04-21T19:23:35.230+02:00Adieu à René FochPlatier 21 avril. René Foch nous a quittés dans les premiers jours d’avril. Cette triste nouvelle m’est parvenue à mon retour du voyage ARRI dans le Caucase sans que j’ai pu connaître les circonstances de ce décès et la date d’un éventuel hommage de ses amis. Je ne veux pas tarder davantage pour saluer la mémoire de ce grand Européen. Depuis sa retraite après une brillante carrière à la Commission d’Euratom, puis à la Commission européenne, René Foch n’a cessé de suivre avec une attention vigilante et éclairée l’actualité européenne, livrant ses analyses en particulier dans l’excellente revue France-Forum dont il était un collaborateur régulier. Il avait participé dés les années soixante-dix aux activités de l’AFEUR, se signalant par la régularité de sa participation et la pertinence des questions qu’il posait. Proche de Valéry Giscard d’Estaing, il s’efforçait de contribuer à une orientation plus franchement européenne de la politique française que rendait difficile le poids des post-gaullistes dans sa majorité. Particulièrement averti des questions de défense, René Foch avait compris, avant beaucoup d’autres, que le chemin de la Défense européenne passait par une OTAN rééquilibrée.Robert Toulemonhttp://www.blogger.com/profile/02644331643995984848noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20399242.post-37165027617200573612008-04-14T17:00:00.002+02:002008-04-14T17:06:20.460+02:00Retour d'Arménie et de GéorgieParis 14 avril L’association Réalités et Relations Internationales (ARRI) qu’a rejoint l’AFEUR en 2004 organise des voyages combinant la découverte et les contacts. S’agissant de l’Arménie et de la Géorgie, où nous étions ces jours derniers, ceux-ci ont été riches d’enseignements. Le découpage de frontières arbitrairement tracées par Staline ont placé le Nagorny-Karabagh en Azerbaïdjan alors qu’il est peuplé d’Arméniens qui se sont soustraits à l’autorité de Bakou, l’Abkhasie et l’Ossétie du Sud en Géorgie, alors que ces deux territoires échappent à l’autorité de Tbilissi et bénéficient d’un appui de la Russie. Ces conflits qualifiés de basse intensité par les diplomates peuvent à tout moment dégénérer, tant sont grandes les tensions ethniques, politiques et religieuses dans ce Caucase déchiré. L’influence de l’UE dans cette zone où s’applique la politique de voisinage est considérable et s’exerce en faveur de la paix et de la lutte pour l’Etat de droit et le développement. Elle le serait plus encore si l’Europe affirmait davantage son unité. Tandis que la Géorgie affiche son intention de rejoindre l’Union et de s’en rendre digne, fût-ce à long terme, l’Arménie, désireuse de conserver les sympathies de Moscou, se montre plus prudente. Curieusement, elle souhaite l’adhésion de la Turquie à l’UE qui serait pour elle une garantie de sécurité. Moins attachée que la diaspora à la dénonciation du génocide, elle n’en fait pas moins une condition de la réconciliation qu’elle souhaite avec la Turquie, notamment pour des raisons de désenclavement économique.<br />Les pays du Caucase sont reliés à la Méditerranée par la mer Noire. Pourquoi ne pas les inviter à participer à la future Union pour la Méditerranée ? Ainsi s’établirait un lien entre les politiques de voisinage en direction du Sud et de L’EstRobert Toulemonhttp://www.blogger.com/profile/02644331643995984848noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20399242.post-50370694007539314562008-04-01T17:17:00.001+02:002008-04-01T17:19:31.245+02:00Deux exemples de la "non Europe"Paris, 1er avril <br />L’actualité nous offre deux exemples des carences de l’Europe, de son refus d’exister, qui ne suscitent pas même l’attention des médias et demeurent inconnus des citoyens.<br />On débat, à longueur d’émissions ou de pages de journaux sur l’éventuel boycottage des Jeux olympiques ou de leur cérémonie d’ouverture, sans que soit le plus souvent posée la seule question qui importe : comment assurer une position commune de l’UE, à défaut de quoi les prises de position diverses et contradictoires et les protestations individuelles n’auront aucune portée et aucun effet sinon celui de faire éclater aux yeux du monde l’inexistence de l’Europe.<br />Même spectacle lamentable sur un tout autre sujet. Les commentaires relatifs à la réforme du FMI ignorent le plus souvent la question fondamentale qui est celle d’une représentation commune de la zone euro que devrait rendre possible la réforme des statuts. Il semble que nul n’envisage de soulever la question. Comment dès lors oser parler de l’influence de l’Europe, de sa prétendue volonté de civiliser la mondialisation ?Robert Toulemonhttp://www.blogger.com/profile/02644331643995984848noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20399242.post-904740574958544522008-03-27T09:38:00.001+01:002008-03-27T09:41:36.138+01:00Un discours révélateurPlatier, 27 mars Pardon d’abord pour l’erreur de date de mon précédent message. Il s’agissait du 23 mars et non du 23 janvier !<br />Le discours prononcé par le président de la République devant les deux Chambres du Parlement britannique en dit plus long sur la politique européenne du Chef de l’Etat que toutes ses précédentes déclarations. On ne peut qu’approuver l’hommage chaleureux rendu au parlementarisme britannique et à l’admirable résistance à Hitler. Proposer de faire de l’entente cordiale une entente amicale rompt heureusement avec une certaine hargne anti-anglaise héritée du gaullisme. Le refus de capituler en Afghanistan devant les talibans et Al Quaïda ne peut qu’être approuvé, même si l’on peut s’interroger sur un engagement toujours insuffisant, trop exclusivement occidental et pollué par le désastre irakien. Enfin l’affirmation de la solidarité atlantique achève de dissiper les illusions d’une certaine diplomatie française tentée par le tiers-mondisme et que les erreurs de Bush paraissaient justifier. <br />Préoccupants sont d’autres aspects du discours présidentiel. L’éloge sans nuances de la nation et de l’Etat, de la conception britannique et française de l’identité et de la souveraineté, l’appel à changer l’Europe apparemment pour limiter son champ d’action plutôt que pour la rendre plus démocratique et plus efficace, l’absence de toute référence à la méthode communautaire, l’illusion d’une politique européenne orientée sinon dictée par les trois principaux pays de l’Union sont autant de positions problématiques. Le risque est grand de ramener la politique européenne à un jeu d’équilibre de puissance à la mode du XIXème siècle, c'est-à-dire à la stérilité de la coopération inter-étatique. Un exemple : la mise en garde adressée aux dirigeants chinois aurait plus de chances d’être prise au sérieux si Sarkozy avait affirmé la nécessité d’une position commune des Vingt-sept. Il s’en est bien gardé se réservant la possibilité d’une position particulière de la France, de nul effet si elle demeurait isolée et déshonorante si la France devait se distinguer en paraissant faire prévaloir ses intérêts commerciaux sur ses principes. Enfin l’allégeance atlantique ne se conçoit que dans une perspective d’équilibre entre partenaires égaux, sinon en puissance du moins en capacité de décision, c'est-à-dire dans la perspective d’une Europe fédérale. Voilà certes le discours de vérité que les Anglais n’étaient pas prêts à entendre, pas plus que notre président n’était prêt à l’exprimer.Robert Toulemonhttp://www.blogger.com/profile/02644331643995984848noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20399242.post-71416379859989740652008-03-23T17:15:00.001+01:002008-03-23T17:16:48.718+01:00Les leçons du TibetParis, 23 janvier L’attitude à adopter face à la répression chinoise est le type même de la question sur laquelle l’UE devrait s’exprimer d’une seule voix. En nous montrant plus accommodants que Britanniques et Allemands, nous ne gagnerons rien, sinon la perte du prestige que devrait nous valoir la présence au Quai d’Orsay de Bernard Kouchner. Seule une prise de position commune de l’UE décidant par exemple une abstention générale de participation, non aux Jeux Olympiques, mais à la séance d’ouverture, si la répression devait se poursuivre, serait de nature à impressionner les dirigeants chinois, en même temps qu’elle contribuerait à renforcer l’image de l’Union auprès de ses propres citoyens.<br />Autre leçon à tirer de ce triste épisode, à l’usage en particulier d’Hubert Védrine : l’attachement aux droits humains fondamentaux n’est pas l’apanage des Occidentaux. Tous les peuples y sont attachés. C’est l’honneur de l’Occident de les défendre contre tous les gouvernements tyranniques de la planète. Mais l’Occident et en particulier l’Europe devrait faire plus d’efforts pour rallier à cette cause les jeunes démocraties du Sud. La sympathie que manifeste l’Inde envers les Tibétains et le Dalaï Lama montre que la tâche n’est pas insurmontable.Robert Toulemonhttp://www.blogger.com/profile/02644331643995984848noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20399242.post-83784770623662644792008-03-20T14:03:00.002+01:002008-03-20T14:06:05.466+01:00Européaniser nos commémorations guerrièresParis, 20 mars 08 La mort du dernier poilu, Lazare Ponticelli, immigré italien engagé volontaire, renvoyé dans l’armée italienne et devenu pacifiste au contact des réalités atroces de la guerre, est l’occasion d’une réflexion sur nos commémorations des tragédies qui ont marqué le dernier siècle. Le moment n’est-il pas venu de transformer la signification de ces manifestations en les orientant davantage vers l’avenir, vers la communion des mémoires, vers la réconciliation des anciens ennemis, vers l’unité de l’Europe ?<br /><br />La prochaine présidence française de l’UE pourrait donner à notre pays l’occasion d’avancer deux propositions qui compenseraient, dans une certaine mesure, le signe négatif donné par l’élimination des symboles du nouveau traité européen. L’une consisterait à joindre en une seule célébration l’effondrement du nazisme et l’appel de Robert Schuman, chaque pays qui accepterait cette proposition étant libre de fixer cette célébration le 8 ou le 9 mai. La justification est claire : sans la chute du nazisme qui fut pour l’Allemagne autant une libération qu’une défaite, le démarrage de la construction européenne n’aurait pas été possible. L’autre proposition serait de faire du 11 novembre une fête de la réconciliation, toutes les victimes étant honorées sans distinction de nationalité. <br /><br />Ces deux propositions devraient faire l’objet d’un accord franco-allemand avant d’être officialisées. Les diverses associations européennes pourraient s’unir pour les promouvoir dans les deux pays. Les commentaires exprimés ces jours derniers à l’occasion de la mort du dernier poilu et du voyage du président de la République au plateau des Glières permettent de penser que ces propositions répondent à l'attente d’un large public et seraient favorablement accueillies par l’opinion, du moins en France.Robert Toulemonhttp://www.blogger.com/profile/02644331643995984848noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20399242.post-76075685765285633652008-03-14T09:16:00.001+01:002008-03-14T09:17:51.464+01:00Heureux dénouement après une querelle dont on aurait pu faire l'économiePlatier, 14 mars L’accord unanime sur la relance du processus de Barcelone devenu Union pour la Méditerranée est une bonne nouvelle. Il reste à voir si les querelles entre les pays de la rive sud permettront des actions concrètes et d’où viendra l’argent. Qu’attend-on pour associer à l’entreprise les pays du Golfe qui ne sont pas plus éloignés de la Méditerranée que le Portugal ou la Mauritanie ?<br />L’énergie qu’a dû déployer la diplomatie française pour rétablir l’harmonie franco-allemande sur ce projet si mal engagé aurait été mieux employée pour faire avancer la politique d’approvisionnement énergétique, la lutte contre les paradis fiscaux, la politique du climat, le développement des actions de reconversion des travailleurs victimes des délocalisations. <br />Ratifier le traité de Lisbonne, c’est bien, montrer à quoi sert l’Europe, ce serait encore mieuxRobert Toulemonhttp://www.blogger.com/profile/02644331643995984848noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20399242.post-61763415461839839462008-03-13T10:48:00.001+01:002008-03-13T10:50:23.676+01:00Réciprocité dans le marché des armementsPlatier, 11 mars 08 Je suis surpris que le succès obtenu par l’industrie européenne qui vient d’obtenir une énorme commande du Pentagone pour des avions ravitailleurs en vol n’ait pas conduit à rappeler la campagne déclenchée chez nous contre l’achat de chasseurs américains par la Pologne. L’intérêt commun des Européens et des Américains est dans l’ouverture d’un vaste marché concurrentiel des armements source potentielle de rationalisation, d’élimination des doublons et d’économies. Que cet exemple, s’il est confirmé, en dépit des protestations de certains membres du Congrès, serve au moins à convaincre les Européens de réaliser chez eux un vrai marché commun des armements, seul moyen de commencer à réduire le fantastique écart de puissance qui nous sépare des Américains dans ce domaine et que ne doit pas faire oublier un succès remarquable mais isolé.Robert Toulemonhttp://www.blogger.com/profile/02644331643995984848noreply@blogger.com