tag:blogger.com,1999:blog-198434582009-06-17T15:48:16.719+02:00AMBIDEXTRERédigée par une main gauche, de gauche, Ambidextre laisse toute sa place aux mains adroites, de droite!Nicolas Vignolleshttp://www.blogger.com/profile/05411687658701472115noreply@blogger.comBlogger168125tag:blogger.com,1999:blog-19843458.post-21919478226087425032009-06-11T19:01:00.005+02:002009-06-11T19:12:55.885+02:0025 novembre 1981 Comment la gauche abrogea la loi anticasseurs<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_CG6XsOqcmzM/SjE6GNg_3FI/AAAAAAAAAEE/MxrK8A_Vzpo/s1600-h/300px-Scale_of_justice_2.svg.png"><img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 196px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_CG6XsOqcmzM/SjE6GNg_3FI/AAAAAAAAAEE/MxrK8A_Vzpo/s200/300px-Scale_of_justice_2.svg.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5346118111047179346" /></a><br /><blockquote>« Que l’ordre social rêvé par nous soit impossible, nous en discuterons. <br />Mais s’il est réalisable, la liberté en sera l’âme même et l’esprit de feu... <br />La justice est pour nous inséparable de la liberté. » <br />(Jean Jaurès, Revue socialiste, avril 1895)</blockquote><br /><br /><a href="http://www.jean-jaures.org/">Lire l'intégralité de cette note sur le site de la Fondation Jean Jaurès...</a><br /><br />L’Assemblée nationale examine, le 10 juin en Commission des lois et le 23 juin en séance publique, la proposition de loi présentée par Christian Estrosi « renforçant la lutte contre les bandes violentes et la protection des personnes chargées d’une mission de service public ». Parce qu’une ressemblance avec la loi dite « anticasseurs » de 1970 existe, il peut s’avérer utile de réexaminer les débats du 25 novembre 1981, pour comprendre sur quels arguments la gauche l’abrogea. <br /><br /><span style="font-weight:bold;"><br />1981, match retour de 1970<br /></span><br /> Onze ans après la promulgation de la loi « anticasseurs » du 8 juin 1970, la gauche propose l’abrogation de ses dispositions les plus dangereuses – le « cœur de cette loi scélérate », selon le mot de Philippe Marchand, rapporteur du texte –, celles introduites à l’article 314 du Code pénal. <br /><br /> Les députés socialistes concentrent alors leurs arguments sur trois points forts. La loi est choquante parce qu’elle édicte une responsabilité pénale collective. Elle est inutile car il existe des textes permettant de réprimer les faits visés par cette loi. Enfin, elle est dangereuse et son application en a largement illustré les graves « défauts ». <br /><br /> Le débat de 1981 conclut celui ouvert vingt ans plus tôt ; il est l’occasion pour la gauche de rappeler la justesse des arguments développés des années auparavant, à la tribune, par François Mitterrand. Les trois points-clés de 1981 répondent en écho aux trois questions soulevées dans la question préalable qu’il avait ainsi défendue le 29 avril 1970 : « Je vous poserai donc trois questions pour ordonner mon propre exposé. Voici la première : qui voulez-vous atteindre ? Voici la deuxième : n’en aviez-vous pas les moyens ? En d’autres termes, cette loi était-elle nécessaire ? Ma troisième question sera : le moyen que vous nous proposez est-il conforme au droit, aux lois, aux usages, aux mœurs, à l’idée que l’on se fait d’une société civilisée ? Autrement dit, cette loi n’est-elle pas dangereuse ? ».<br /><br /> 1981, c’est le « match retour » de 1970. Reste néanmoins qu’entre-temps, la loi « anticasseurs » a autorisé des atteintes graves, notamment au droit de manifestation, de réunion et de grève. Dès lors, le 25 novembre 1981, il ne s’agissait de rien de moins que d’« abroger des dispositions pénales socialement, juridiquement et politiquement condamnables » (Philippe Marchand, rapporteur).<br /><br /><a href="http://www.jean-jaures.org/"><br />Lire l'intégralité de cette note sur le site de la Fondation Jean Jaurès...</a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19843458-2191947822608742503?l=ambidextre.blogspot.com'/></div>Nicolas Vignolleshttp://www.blogger.com/profile/05411687658701472115noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-19843458.post-26330553539799219252009-06-08T11:07:00.006+02:002009-06-08T12:24:32.355+02:00Se relever après les européennes. Propositions.<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_CG6XsOqcmzM/Sizl6Crw8vI/AAAAAAAAAD8/EMA5oKpeRQw/s1600-h/espoir2.jpg"><img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 150px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_CG6XsOqcmzM/Sizl6Crw8vI/AAAAAAAAAD8/EMA5oKpeRQw/s200/espoir2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5344899643097543410" /></a> Les lendemains de défaite sont parfois durs, souvent aussi porteurs d'enseignements et pourquoi pas, d'une réaction inattendue et salvatrice. Après avoir résisté aux législatives de 2007, aux municipales et cantonales de 2008, le PS s'effondre en 2009, rattrapé sur le sujet même qui avait fait naître dans ses rangs la division : l'Europe. De la discorde à l'échec, il n'y avait pas long.<br /><br />Mon analyse est simple : nous payons en 2009, de ne pas avoir encore tranché le débat de 2005 sur le traité constitutionnel européen. "Ni oui ni non, bien au contraire", cela n'a jamais fait un programme. Le manifesto était une belle démarche politique, mais totalement inconnue de notre électorat. La campagne socialiste aurait dû en permanence valoriser et expliquer ce texte signé à 27! Faute d'enthousiasme plus que de stratégie, enfermé dans une opposition frontale à Sarkozy, manquant d'idées réellement neuves, le PS ne faisait tout simplement pas envie. L'Europe méritait non pas tant une explication, mais de l'enthousiasme! Les Français ne souffrent pas d'une méconnaissance de l'Europe, ils en ont peur ! Je ne crois pas aux vertus de la pédagogie en matière européenne - c'est un faut débat -, je crois bien plus à celles du dynamisme, du volontarisme, de l'envie.<br /><br /><br /><span style="font-weight:bold;"><br />Après cette défaite électorale majeure, que faut-il faire ?</span><br /><br /><br /><span style="font-weight:bold;">D'abord, opérer le rassemblement du Parti et annoncer rapidement un calendrier de travail, des conventions thématiques couvrant l'ensemble des sujets importants.</span> Il nous faut assigner à chaque commission thématique du Parti un objectif simple : la production d'un document écrit préparatoire à une convention thématique. Chaque commission doit se voir fixer un calendrier et être d'ores et déjà "positionné" en mode projet. A partir de septembre 2009, devraient être programmées 7 ou 8 grandes conventions thématiques, dont les derniers détails devront être au coeur de l'université de la Rochelle d'aout prochain. Les conventions devront être totalement ouvertes au public, et être conclues par un vote également ouvert à tous les conventionnels (inscription en début de week-end selon une somme comprise entre 3 et 30 euros selon les revenus). Le vote portera sur des orientations et non sur un programme précis. Par exemple : "Si les critères d'adhésion sont réunis, sommes nous pour une entrée à terme de la Turquie dans l'UE ?" ou "Compte tenu de l'état des universités françaises, sommes-nous prêts à financer l'enseignement supérieur autrement que par l'Etat ?" Les médias devront être autorisés durant tous les débats, dans toutes les tables rondes. <br /><br />La dernière convention devra nous servir à trancher la manière d'organiser des primaires totalement ouvertes afin de désigner notre candidat pour 2012. Elle devra nous permettre de voter sur la formule que nous voulons : primaire réservé aux militants PS, primaires ouvertes aux sympathisants, primaires ouvertes au citoyen. <br /><br /><br /><span style="font-weight:bold;">Ensuite, il nous faudra entre septembre 2010 et novembre 2011, construire, avant même la présidentielle, un programme législatif avec l'ensemble des forces progressistes.</span> Rien ne permet de dire que malgré la concomitance des deux scrutins, une défaite à la présidentielle conduit nécessairement à une défaite aux législatives. Si notre programme pour la législature prochaine est solide, non seulement nous renforçons notre crédibilité "présidentielle" mais en plus nous envoyons un message fort au Français : le choix de la cohabitation est possible, la session de rattrapage un mois près le vote à la présidentielle, devient envisageable.<br /><br /><br />En attendant, le message lancé par les électeurs est clair. Il nous faut travailler, trancher, proposer une alternative. Ne plus fuir les questions et proposer des réponses intelligentes, précises, comprises. Nous avons oublié depuis tant d'années de parler aux Français et en particulier au salariés et aux jeunes ! Il nous faut reparler aux jeunes - Obama l'a magnifiquement compris - car c'est ainsi que l'on reparlera au pays tout entier (parents et grands parents). Reconstruire la solidarité entre générations, voilà le défi de demain. Sur la question du développement durable, nous devons changé de "braquet", et proposer - à l'issue d'une de nos conventions thématiques - une relance verte de notre économie. <br />Les voies du renouveau ne manquent pas. Elles n'appellent pas de notre part de l'imagination, juste de l'effort et du travail.<br /><br /> <br />Face à un adversaire qui ne faiblira pas, et qui jouera la carte de la confusion et l'Union nationale, il nous faudra redoubler d'effort dans la construction de notre offre politique, et démontrer en permanence notre singularité politique. Le PS doit travailler à son offre électorale, plutôt qu'à ses futures et hypothétiques alliances. Il reste l'outil le plus sûr pour ceux qui espèrent une victoire de la gauche.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19843458-2633055353979921925?l=ambidextre.blogspot.com'/></div>Nicolas Vignolleshttp://www.blogger.com/profile/05411687658701472115noreply@blogger.com3tag:blogger.com,1999:blog-19843458.post-76191757759717674242009-04-09T11:58:00.002+02:002009-04-09T12:16:06.026+02:00Investir dans le social - Critique de livre<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.odilejacob.fr/ean/9782738122315.jpg"><img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 595px;" src="http://www.odilejacob.fr/ean/9782738122315.jpg" border="0" alt="" /></a><span style="font-weight:bold;">Investir dans le social</span>, Jacques Delors et Michel Dollé, Odile Jabob, 286 p, 23 euros.<br /><br /><br /><span style="font-weight:bold;"><a href="http://www.jean-jaures.org/">Esprit Critique avril 2009, Nicolas Vignolles</a><span style="font-style:italic;"></span></span><br /> <br />Avec un titre pareil, difficile de ne pas s'attirer quelques égards au sein de la gauche. N'est-ce pas d'ailleurs plus qu'un titre ? « Investir dans le social » est un étendard qu'à coup sûr - pour peu qu'on s'entende sur son contenu - beaucoup aimeraient prendre comme slogan de campagne, tant il semble pouvoir dire en peu de mots la voie à suivre pour la gauche réformiste. C'est le printemps, rêvons un peu ; il y a sans doute là, dans ces quatre mots l'esquisse d'un « Yes we can » français... <br /><br />Mais le slogan est bon, lorqu'il ne remplace pas la réflexion. Comment investir dans le social concrètement ? Jacques Delors et Marc Dollé, démontrent de manière fort convaincante, en dix chapitres thématisés, ponctués de propositions, que la solidarité, notion clé de notre organisation sociale et nationale, doit être profondément repensée. Les nouvelles insécurités dans l'emploi, les besoins de flexibilité de l'entreprise, la composition et l'organisation des familles mais aussi les défis posés globalement à la protection sociale appellent, non pas un retrait, mais une transformation de l'Etat social. L'Etat providence est longtemps venu corriger les inégalités sociales crées par les distorsions du marché de l'emploi ou répondre aux risques de base que sont la maladie ou la vieillesse. Aujourd'hui, l'apparition de nouveaux risques combinée à la volonté de voir dans le social non plus un coût mais un investissement, poussent à la construction d'un Etat offensif sur le plan social, d'un Etat anticipateur qui s'attaque aux inégalités là où elles se créent et non là où elles se constatent. Il nous faut créer un « Etat d'investissement social ».<br /><br /><a href="http://www.jean-jaures.org/"><span style="font-weight:bold;">Lisez la suite de cette critique à partir du mardi 14 avril, en téléchargeant la revue "Esprit critique" sur le site de la Fondation Jean-Jaurès. </span><br /></a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19843458-7619175775971767424?l=ambidextre.blogspot.com'/></div>Nicolas Vignolleshttp://www.blogger.com/profile/05411687658701472115noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-19843458.post-57557136504906665632009-03-22T21:17:00.007+01:002009-03-22T22:05:31.472+01:00La journée de la jupe<a href="http://2.bp.blogspot.com/_hqLlBRBmH6E/SYdSgcaLbTI/AAAAAAAAEN0/vzdnOAQIfJI/s400/2009+La+journée+de+la+jupe+Aff.jpg"><img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 292px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_hqLlBRBmH6E/SYdSgcaLbTI/AAAAAAAAEN0/vzdnOAQIfJI/s400/2009+La+journée+de+la+jupe+Aff.jpg" border="0" alt="" /></a><br />Samedi soir, je suis tombé tout à fait par hasard sur "la journée de la jupe" de Jean-Paul Lilienfeld, que diffusait Arte avant sa sortie en salle mercredi 25 mars. <br />Isabelle Adjani joue une jeune professeur de français dans un lycée "chaud" de banlieue parisienne, qui dans un réflexe de défense...prend sa classe en otage... <br /><br /><br />Autant dire tout de suite que certains enseignants crieront à la caricature ou y verront la critique du gachis éducatif dans certaines cités.<br /><br /><br />Pour moi, c'est <strong>un très bon thriller sociétal</strong>, une sorte d'"esprits rebelles" noir, d'<strong>"entre les murs" version dramatique</strong>... C'est en tout cas une excellente illustration de la concentration de frustations contenues dans les murs de certaines ZEP. Dans les établissements français, il n'y a pas eu de tueries style "<em>colombine</em>" (sujet du film de Gus van sant "<em>Elephant</em>"), reste la violence latente, le sexisme ambiant, le non-respect du corps enseignant permanent, les manques de moyens chroniques... La peur est quotidiennement présente dans nombre d'établissements.<br /><br /><br />Ce film vaut vraiment le coup. Pour le message qu'il délivre autant que pour l'intérêt du sénario.<br /><br />Pour le message d'abord. Il rappelle que <strong>le combat de "Ni putes ni soumises" n'est pas gagné</strong>. A voir le film, on est pour l'instauration de la journée de la jupe, dans tous les établissements scolaires français. On souhaite aux jeunes filles d'être respectées en jupes comme en pantalons. <br /><br /><br />Pour la qualité du scénario ensuite. L'empathie du téléspectateur pour la jeune prof, acculée face à une classe hostile, va crescendo tout au long du film, tandis que son cas ne cesse de s'aggraver ; d'abord victime, elle devient preneuse d'otage puis... <strong>On stresse avec elle, on la comprend, on la soutient, super Adjani.</strong><br /><br /><br />A vous de voir le film pour qu'on en discute ici !<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19843458-5755713650490666563?l=ambidextre.blogspot.com'/></div>Nicolas Vignolleshttp://www.blogger.com/profile/05411687658701472115noreply@blogger.com2tag:blogger.com,1999:blog-19843458.post-56843697854339529262009-03-19T11:17:00.004+01:002009-03-21T22:36:15.579+01:00En finir avec le délit de solidarité!<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.quimper.maville.com/of-photos/2009/01/30/qmXX_2518861_1_px_501__w_ouestfrance_.jpg"><img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 388px; height: 450px;" src="http://www.quimper.maville.com/of-photos/2009/01/30/qmXX_2518861_1_px_501__w_ouestfrance_.jpg" border="0" alt="" /></a><br /><strong>Hier, projection à l'Assemblée nationale du film "Welcome"</strong>. Je me garderais bien de vous donner un avis sur la qualité artistique du film tant mon incompétence en la matière est notoire, reste que ce film m'a ému. Parce que sur un sujet difficile, il vise juste.<br /><br /><br />Chacun d'entre nous peut avoir sur la question de l'immigration, son opinion et je dirais même son "approche" du sujet. <br />Chacun, avouons-le volontiers, peut avoir aussi la volonté de verser dans le moralisme. <span style="font-weight:bold;">Moralisme de droite avec la référence à l'"appel d'air"</span>, ou à cette "misère du monde qu'on ne pourrait pas toute accueillir" selon le mot tronqué de Rocard, avec enfin la criminalisation assumée du clandestin et de ceux qui l'aident...<span style="font-weight:bold;">Moralisme de gauche aussi, tout aussi insupportable, fait d'un mélange de compassion et d'inaction</span>, prônant l'humanisme à la tribune et refusant dans les actes les avancées mêmes les plus modestes, souvent par manque de courage. <br /><br /><br /><span style="font-weight:bold;"><br />Ce film révèle au fond une vérité simple. Il nous oblige au-delà des postures.</span> On fait quoi face à un homme ou une femme en difficulté, qui demande de l'aide ? <br /><br /><br />Le film ne pose pas la question de l'immigration. Le débat n'est pas : chance ou problème pour la France ou l'Europe (débat au demeurant à trancher dans les années à venir) ? <br />Le film pose la question suivante :<br />Est-il encore permis de porter assistance à une personne dans le besoin? <span style="font-weight:bold;">Est-il possible d'offrir en toutes circonstances l'hospitalité à un étranger ?</span><br /><br /><br /><br />Le 30 avril, les députés socialistes proposeront, par une proposition de loi, d'en finir avec le délit de solidarité, d'en finir avec ces procès à répétition qui touchent les personnes ou associations venant en aide aux "migrants en situation irrégulière". <br /><br /><span style="font-weight:bold;">La proposition de loi PS visera 5 objectifs : <br /><br />1 - Dépénaliser toute aide (entrée, séjour, transit) lorsque la sauvegarde de la vie ou l’intégrité physique de l’étranger est en jeu (sauf si cette aide a donné lieu à une contrepartie directe ou indirecte).<br />2 - Remplacer le terme trop général de « circulation » par celui de transit (I de l’article premier). Grâce à ce changement sémantique, serait ainsi dépénalisé le simple fait de prendre dans son véhicule un étranger pour un trajet quelconque.<br />3 - Ne sanctionner l’aide au séjour irrégulier que dans le cas où cette aide se ferait à titre onéreux <br />4 - Dépénaliser l’aide au séjour qui serait le fait de personne physique ou morale agissant dans le but de préserver soit l'intégrité physique de l'étranger soit sa dignité (sauf si cette aide a été réalisée à titre onéreux).<br />5 - Soustraire de toutes sanctions pénales pour aide au séjour les établissements et services visés à l'article L312-1 du Code de l'action sociale et des familles, ainsi que leurs salariés et bénévoles lorsqu’ils agissent dans le cadre de ces établissements et services <br /></span><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19843458-5684369785433952926?l=ambidextre.blogspot.com'/></div>Nicolas Vignolleshttp://www.blogger.com/profile/05411687658701472115noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-19843458.post-4787387710938111832009-03-05T11:47:00.002+01:002009-03-05T12:18:29.437+01:00Entretien avec Nicolas Tenzer autour de son ouvrage "Quand la France disparait du monde".<embed allowfullscreen='true' height='256' width='320' type='application/x-shockwave-flash' src='http://www.dailymotion.com/swf/k2OXRD2L6e3acQYgHu'/> <p> <a href='http://www.dailymotion.com/video/x8jv8o_nicolas-tenzer_news'>Nicolas Tenzer</a><br/> Vidéo envoyée par <a href='http://www.dailymotion.com/fondationjeanjaures'>fondationjeanjaures</a> </p> <p> Ancien élève de l'Ecole normale supérieure et de l'ENA, Nicolas Tenzer est aujourd'hui président du CERAP (Centre d'étude et de réflexion pour l'action politique) et de la revue Le Banquet. A la fois intellectuel et haut fonctionnaire, il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont « France: la réforme impossible ? » en 2004, ainsi que de nombreux rapports officiels qui ont inspiré la réforme de l'Etat en France comme à l'étranger. </p><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19843458-478738771093811183?l=ambidextre.blogspot.com'/></div>Nicolas Vignolleshttp://www.blogger.com/profile/05411687658701472115noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-19843458.post-36490293975125243092009-02-19T11:06:00.004+01:002009-02-19T11:59:26.151+01:00Slumdog millionaire !<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_CG6XsOqcmzM/SZ0vZvvou5I/AAAAAAAAADk/XgBN17niwgg/s1600-h/SlumdogMillionaireG.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 135px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_CG6XsOqcmzM/SZ0vZvvou5I/AAAAAAAAADk/XgBN17niwgg/s200/SlumdogMillionaireG.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5304448055471815570" /></a><br /><br /><br />Si le film de Danny Boyle attrape l'Oscar du meilleur film dans quelques jours, ce ne sera que justice. J'ai vu hier soir un très beau film, et tant pis si ce sentiment est des plus communs, au vu du véritable concert de louanges dont bénéficie ce film. Parfois aussi, l'unanimité est justifiée !<br />L'Inde est racontée avec beaucoup d'intelligence, on y voit la violence entre communautés, l'étanchéité entre les castes, mais aussi la beauté et l'énergie incroyables de ce pays. La réalisation, les acteurs (l'actrice principale est à tomber par terre), et la musique sont tout simplement top !<br />Je ne suis pas doué pour parler 7ème art, tant mieux un film n'est pas fait pour être commenté mais pour être vu. Courrez-y !<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19843458-3649029397512524309?l=ambidextre.blogspot.com'/></div>Nicolas Vignolleshttp://www.blogger.com/profile/05411687658701472115noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-19843458.post-87590627221073762972009-02-16T11:58:00.005+01:002009-02-16T12:21:52.221+01:00L'investissement dans la recherche devrait être une priorité absolue!!<object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/iyBXfmrVhrk&hl=en&fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/iyBXfmrVhrk&hl=en&fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object><br /><br /><br /><br />Je compte pas mal d'amis dans le monde de la recherche. Sans être un expert des questions d'enseignement supérieur et de recherche, je perçois leur malaise et surtout leur volonté de faire progresser le système de recherche français. Contrairement à l'image caricaturale que veut installer le Président de la République dans l'esprit des français - selon sa méthode traditionnelle qui consiste à monter en permanence une catégorie de français contre une autre catégorie - un enseignement chercheur n'est pas un feignant qui se tourne les pouces aux frais du contribuable. C'est généralement une personne qui après 8 années d'études, tente de mener à terme ses travaux avec des crédits faibles et mal assurés dans le temps...La crise conduit à bien mesurer ses propos mais on peut tout de même ajouter à cela que leur rémunération (entre 1500 euros et 2400 euros en fin de carrière) n'est pas à la hauteur de ce qu'un chercheur est en droit d'attendre dans un pays qui promeut la recherche comme priorité nationale...<br /><br />La recherche française ne se meure pas du fait de la qualité de ses chercheurs ou de ses professeurs d'université, elle se meure faut de volonté politique depuis 7 ans. Il ne suffit pas de déclamer que la recherche et l'innovation sont des priorités pour que cela se réalise! La réalité de la volonté politique se mesure et se vérifie avec la loi de finances. Or que nous dit le budget ? Que la droite n'a envie d'investir ni dans l'éducation ni dans la recherche, alors même que réside là les véritables voies d'avenir pour affronter demain la concurrence mondiale et "aller chercher la croissance"...<br /><br /><br />Nicolas Sarkozy nous offre ici encore le spectacle affligeant d'un Président idéologue, qui jette dans le débat un tissu d'idées préconçues. Quand comprendra t-il enfin qu'on ne réforme pas la recherche en injuriant les enseignants chercheurs, qu'on ne réforme pas la justice en injuriant les juges, qu'on ne réforme pas l'audiovisuel en injuriant les journalistes, qu'on ne réforme pas la fonction publique en caricaturant les fonctionnaires, qu'on ne réforme pas le système bancaire en injuriant les traders, qu'on ne réforme pas les collectivités locales en supprimant 50 % de leur financement (taxe professionnelle) ?<br /><br />Bref qu'on ne change pas la France en montant les Français les uns contre les autres.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19843458-8759062722107376297?l=ambidextre.blogspot.com'/></div>Nicolas Vignolleshttp://www.blogger.com/profile/05411687658701472115noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-19843458.post-72122580796865197652009-01-30T11:25:00.003+01:002009-02-03T14:38:03.579+01:00"Vous n'avez réussi qu'à décupler notre détermination"<embed allowfullscreen='true' height='256' width='320' type='application/x-shockwave-flash' src='http://www.dailymotion.com/swf/k3or01lepGvU4tVIok'/> <p> <a href='http://www.dailymotion.com/video/x86tos_les-deputes-socialistes-boycottent_news'>Les députés Socialistes boycottent le vote Réforme du Parlem</a><br/> Vidéo envoyée par <a href='http://www.dailymotion.com/GroupeSRC'>GroupeSRC</a> </p> <p> Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère, explique, seul, les raisons pour lesquelles les députés socialistes ne veulent pas prendre part au vote sur la réforme du Parlement. Un nouvel épisode de la crise parlementaire. <br /> <br /> </p><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19843458-7212258079686519765?l=ambidextre.blogspot.com'/></div>Nicolas Vignolleshttp://www.blogger.com/profile/05411687658701472115noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-19843458.post-29820463633831356882009-01-29T15:55:00.005+01:002009-01-29T16:10:25.137+01:00La grève : une longue conquête<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_CG6XsOqcmzM/SYHDmoIsLHI/AAAAAAAAADE/LyYBAmrqekU/s1600-h/greve.gif"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_CG6XsOqcmzM/SYHDmoIsLHI/AAAAAAAAADE/LyYBAmrqekU/s200/greve.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5296729705140726898" /></a><br />Pour bien comprendre : <br /><br />- une décision importante du Conseil constitutionnel ...(<a href="http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/depuis-1958/decisions-par-date/1979/79-105-dc/decision-n-79-105-dc-du-25-juillet-1979.7724.html">cliquez ici</a>)<br /><br />- une étude intéressante : La France, pays des grèves ? (<a href="http://www.acrimed.org/article2415.html">cliquez ici</a>)<br /><br /><br /><br /><span style="font-weight:bold;">Une longue conquête<blockquote></blockquote></span><br /><br />Jusqu’au XIXesiècle, non seulement la grève était interdite mais elle constituait en outre un délit pénalement sanctionné. Ce n’est que le 25 mai 1864 qu’une loi mit fin à cette pénalisation de la grève, sans toutefois lui donner sa pleine portée. En effet, selon cette loi, la grève constituait toujours une rupture du contrat de travail et pouvait justifier un licenciement du salarié gréviste ou une intervention de la force armée avec heurts sanglants et victimes. Pourtant, malgré les risques encourus par les salariés, la grève a joué tout au long de la Troisième République un rôle majeur dans la vie politique et sociale (ex : grève générale avec occupations d’usines en 1936, après la victoire du Front populaire).<br /><br />Ce n’est qu’à la Libération que le droit de grève est pleinement consacré. Il est inscrit dans le préambule de la constitution du 27 octobre 1946 : "Le droit de grève s’exerce dans le cadre des lois qui le réglementent". Contrairement à ce que semblait annoncer ce texte, le législateur n’est pas intervenu pour encadrer le droit de grève, mais seulement pour l’interdire à certaines catégories de personnels. C’est le cas des Compagnies républicaines de sécurité (CRS) par une loi de 1947, des personnels de police (loi de 1948) et des magistrats en vertu d’une ordonnance de 1958. En raison de cette carence du législateur, le Conseil d’État, tout en reconnaissant le droit de grève des fonctionnaires, a demandé à l’administration de réglementer les conditions de son exercice (arrêt Dehaene de 1950).<br /><br />Sous la Cinquième République, le droit de grève est totalement reconnu (le préambule de la constitution de 1958 fait référence au préambule du texte constitutionnel de 1946). Cependant, le législateur est intervenu en 1963 pour encadrer quelque peu ce droit. Sont ainsi interdites les grèves "tournantes", qui visent à paralyser l’action d’une entreprise. De même, dans la fonction publique, un syndicatSyndicatAssociation de personnes dont le but est de défendre les droits et les intérêts sociaux, économiques et professionnels de ses adhérents. souhaitant organiser une grève est contraint de déposer un préavis cinq jours au moins avant la cessation du travail. Par ailleurs, un service minimum a été mis en place dans certains secteurs. Le contrôle aérien fait ainsi l’objet depuis 1964 d’une prise en charge minimale pour des raisons évidentes de sécurité. Il en va de même, depuis une loi de 1979, de la télévision et de la radio (qui ont l’obligation de diffuser un journal d’information et une émission de divertissement chaque jour).<br /><br /><br />Source : <a href="http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/citoyen/approfondissements/droit-greve.html">http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/citoyen/approfondissements/droit-greve.html</a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19843458-2982046363383135688?l=ambidextre.blogspot.com'/></div>Nicolas Vignolleshttp://www.blogger.com/profile/05411687658701472115noreply@blogger.com1tag:blogger.com,1999:blog-19843458.post-40091103952013532502009-01-20T23:30:00.004+01:002009-01-20T23:41:02.211+01:00Critique de livre - Esprit critique Janvier 2009<a href="http://3.bp.blogspot.com/_CG6XsOqcmzM/SXZStj7grzI/AAAAAAAAAC0/8sAoofmujIw/s1600-h/america2150_rdax_130x200.jpg"><img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 130px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_CG6XsOqcmzM/SXZStj7grzI/AAAAAAAAAC0/8sAoofmujIw/s200/america2150_rdax_130x200.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5293509354713034546" /></a><br /><br /><em><strong><strong>Understanding America, The Anatomy Of An Exceptional Nation, Peter H. Schuck and James Q. Wilson, Public Affairs, 2008.</strong></strong></em><br /><br /><br />Retrouver cette critique dans Esprit critique n°89, sur le site de la Fondation Jean Jaurès : <a href="http://www.jean-jaures.org">http://www.jean-jaures.org/</a><br /><br /><br /><br />A lire le sous-titre de cette imposante somme consacrée aux Etats-Unis, on peut de prime abord s'interroger sur le côté militant de ce travail universitaire. Et c'est bien d'un travail de conviction dont il s'agit. Reprenant le mot de Tocqueville pour qui l'Amérique était une « nation exceptionnelle », cet ouvrage se propose de réinterroger, en s'appuyant sur les meilleurs travaux en sciences sociales, cette « exception » américaine. Séquencé en 21 chapitres d'une trentaine de pages, Understanding America, est une présentation de l'Amérique au reste du monde, par quelques-uns de ses meilleurs universitaires. Coordonné par Peter H. Schul, professeur de droit à l'université de Yale et James Q. Wilson, professeur de Government à Harvard, ce livre est une contribution unique à une meilleure compréhension de l'Amérique. Ecrite dans un anglais académique largement accessible au plus grand nombre, cette plongée passionnante, qui cherche à démontrer autant qu'à convaincre, est l'occasion de questionner aussi l'Europe, son regard sur l'Amérique, et finalement sa relative méconnaisance. Sans aucun doute a t-on là l'un des meilleurs livres pour se faire une idée juste de l'Amérique, de l'image qu'elle veut renvoyer d'elle et comprendre un peu mieux ce pays fabuleux et complexe, si proche de nous et si différent à la fois, appréhender un peu plus ce pays dont De Gaulle disait qu'il était « fille de l'Europe » <br /><br /><br />Il est des ouvrages qui mériteraient qu'on y consacre plusieurs « Esprit critique » ; des ouvrages qui, comme certains desserts, mériteraient évidemment qu'on y revienne. Face à l'impossibilité d'embrasser en une seule et même critique un travail aussi copieux, impliquant une vingtaine d'auteurs différents, je me contenterai ici de restituer sur quelques thématiques importantes, à l'aube de la prise de fonction d'Obama, une infime part de ce voyage en Amérique. A dessein, je choisirai de revenir plus particulièrement sur les analyses développées dans la première partie de l'ouvrage consacrée aux institutions et à la culture.<br /><br />Inauguration Day oblige, la lecture du premier chapitre consacré au système politique, mérite bien une attention particulière. Que retenir du fonctionnement passé et actuel de la démocratie américaine ? Une philosophie générale ou un principe-clé demeure incontournable, hier comme aujoud'hui, le fameux « checks and balances ». Deux institutions puissantes – si l'on excepte pour l'instant le pouvoir judiciaire – polarisent l'essentiel des pouvoirs institutionnels au niveau national. La présidence, dont le pouvoir n'a cessé de s'affirmer depuis les années 50-60, se trouve en compétition permanente avec le Congrès, qui peut-être considéré à raison comme le plus puissant parlement du monde, eu égard tant aux pouvoirs qu'aux effectifs et moyens propres dont il dispose. Dans ce dispositif dans lequel une stricte séparation des pouvoirs est observée, et où chacun des pouvoirs a « besoin » de l'autre pour agir, le Sénat s'est affirmé comme la chambre la plus puissante et la plus visible nationalement. Il est le point de passage désormais privilégié, la rampe de lancement avant toute candidature présidentielle, le lieu où se construit à la fois une visibilité médiatique qui dépasse les frontières de son Etat d'élection, le lieu où se prépare aussi le combat des primaires et le soutien au sein de son propre parti. La Chambre des représentants et ses 435 représentants ne permet pas de se « distinguer » aussi nettement que ne le permet le Sénat et ses 100 élus. Enfin, pour bien comprendre le système politique américain, il faut avoir à l'esprit qu'à une logique nationale, vient se greffer une logique fédérale. On lira ci avec intérêt l'analyse de ce que les analystes américains définissent comme le « one-hundred party system » (système des cent partis), autrement dit l'existence dans chaque Etat de logiques partisanes, d'opposition de valeurs, de positionnements idéologiques aussi variés que le nombre d'Etats. Peu de choses en effet à partager entre les démocrates du Massachussets et ceux du Nebraska. Chaque Etat reconstitue dans les limites de ses frontières ses propres débats, y compris sur des questions aussi essentielles que le droit à l'avortement ou la peine de mort. Dernier élément, congruente à la logique fédérale, l'ensemble des exécutifs locaux, juges, sheriffs, et même représentants des parents d'élèves sont élus. La démocratie américaine est complexe, parce qu'elle entremêle des logiques de pouvoirs et de gouvernance tantôt alliées tantôt concurrentes. Cette complexité explique qu'une communauté extrêmement large d'acteurs participent en fait à la prise de décision politique et à la mise en oeuvre des politiques publiques : l'intense activité de lobbying à Washington en est le signe car là se concentrent et se confrontent, dans la capitale de l'Union, tous les intérêts et logiques du pays.<br /><br />L'analyse ensuite du système légal et judiciaire, plus précisément la fonction de la norme de droit dans la vie des américains se révèle incontournable. Comment les Américains conjuguent-ils depuis tant d'années leur goût prononcé pour la liberté, particulièrement visible quand il s'agit d'économie, et un attachement tout aussi grand pour le contentieux juridique ? En réalité, avec le développement de l'Etat-providence, de nouveaux droits se sont développés. Dans chaque Etat, des législations différentes ont encadré les pratiques en matière de santé, de famille, de commerce ou même en matière criminelle. Avec l'affirmation de nouveaux champs d'intervention publique, de nouvelles règles et normes ont été nécessaires. En outre, le Welfare State, en poursuivant des objectifs sociaux, en élevant le niveau de vie moyen des américains, a aussi fait naître dans les années 60 une forte aspiration à la reconnaissance de nouveaux droits. Le mouvement des droits civiques a coïncidé avec de nouvelles revendications par et pour la classe moyenne ; au bien-être matériel, s'est doublée une demande de reconnaisance plus grande de l'individu. Le mouvement pour les civil rights a fait progressivement sauté le système antérieur, ses conséquences ont donc largement dépassé le seul combat – fondamental évidemment – pour l'égalité entre les blancs et les noirs. Ce combat premier a ouvert la voie aux combats des femmes, des étudiants ou encore des minorités sexuelles. Le droit a dû s'adapter à cette demande sociale nouvelle. On est passé d'une demande d'égalité légale «(« legal equality ») à une demande d'égalité différenciée ou plurielle (« plural equality »). Il s'est donc agi de construire par pans entiers et en peu de temps de nouvelles lois protectrices de ces droits, assumant de nouvelles sécurités. L'inflation des services juridiques des entreprises afin de couvrir des risques sans cesse nouveau, la judiciarisation croissante de la société, finalement l'immixtion de la règle de droit dans chaque action de la vie quotidienne finissent par remettre en question aujourd'hui l'idéal libéral. Des questions passionnantes sont ainsi posées quant aux limites du droit et de la norme. On s'interroge par exemple sur le fondement du Patriot Act qui rogne sur les libertés publiques au nom de la sécurité. On s'interroge aussi sur la protection des libertés avec le développement des capacités de l'Internet. Quelle place pour l'individu et son intimité quand les réseaux sociaux sur Internet se multiplient, et que le développement des « fichiers » rendent difficiles le contrôle de l'utilisation des données personnelles ? <br /><br />L'économie américaine fait l'objet d'un chapitre spécifique ; un chapitre que la crise économique actuelle a au mieux ringardisé, au pire totalement invalidé. Pour ceux qui aiment l'histoire du Titanic, surtout avant sa rencontre avec l'iceberg et en particulier pour ceux qui raffolent de la scène de l'orchestre continuant de jouer pendant le naufrage, ce chapitre est un « must ». On peut y lire en une trentaine de pages, un superbe plaidoyer de l'Amérique d'avant-crise. On y trouve quelques pépites, magnifiques illustrations d'un temps parfaitement révolu, le témoignage d'une confiance un peu naïve en une économie, aujourd'hui fragilisée par la crise. On savourera notamment cette analyse, aujourd'hui quelque peu démentie par les faits, et notamment depuis la révélation sur la passivité de la SEC – l'AMF américain – sur les agissement du financier Madoff : « One reason American financial markets are so well developped, and attract such broad public participation, is that government regulation and supervision preserve soundness and integrity of the vast majority of private-sector financial institutions... ». Certains développements gardent bien sûr leur validité et il serait trop facile de jeter l'ensemble de l'analyse avec l'eau de la crise... La réussite américaine des dernières décennies est expliquée principalement par trois facteurs : le très haut niveau de productivité des travailleurs américains (leur sens supérieur de l'effort), un droit du travail parmi les moins contraignants des pays du G7, enfin un niveau de syndicalisation extrêmement faible. Facteur proprement américain d'après l'auteur, plus qu'ailleurs dans le monde, le succès économique est pour nombre d'américains la seule chance de reconnaissance sociale. Benjamin M. Friedmann note - rendons lui justice sur ce point également – combien depuis une dizaine d'années maintenant, l'accroissement des gains de productivité et du niveau général de la richesse produite ne bénéficie plus à la plus grande majorité des américains mais seulement aux 10% les plus riches. Il y a dans cette incapacité à garantir l'élévation continue du niveau de vie des classes moyennes, une carence particulièrement grave de l'économie américaine. Ce constat ne conduit malheureusement pas l'auteur à s'interroger sur la déconnection progressive et avérée entre la finance et l'économie réelle, à se poser la question fondamentale de la redistribution dans l'entreprise des gains de productivité, entre capital et travail. C'est pourtant cette même faiblesse – la « déconnection »avec la réalité de l'économie et des marchés – qui débouchera sur la crise des subprimes. L'incapité pour une économie à réduire les inégalités sociales aurait dû jouer un rôle d'avertisseur, ou être interprété comme le signe d'une logique qui sur le seul plan économique est dangereuse à court ou moyen terme. Rien n'est dit de ces dangers. La captation par quelques-uns de la richesse produite a coïncidé avec une perversion lente du capitalisme lui même, en déplaçant les centres de décision des dirigeants d'entreprise vers les conseils d'administration, des salariés vers les actionnaires, en préférant finalement le couple rentabilité/bonus au couple profit/investissement. <br /><br />Dans les autres chapitres de cette somme passionnante et très complète, il est indispensable de lire l'analyse du système médiatique et de la presse. Y sont décrites avec minutie l'évolution des grands réseaux cablés, leur volonté de s'ériger dans les années 90 en véritables « arbitres politiques » - Don Hewitt parlera de l'émission 60 minutes diffusée sur CBS de son rôle de « contrôleur général » (ombudsman), et enfin la montée rapide d'une très grande défiance du public américain vis-à-vis de ces média. <br /><br />Mais puisque le 44ème Président des Etats-Unis prêtera serment comme ses prédecesseurs en posant la main sur la bible, on ne s'interdira pas de lire le chapitre très détaillé consacré au rapport des américains à la foi. Ce chapitre revient sur la difficulté grandissante pour l'Amérique de conjuguer goût du pluralisme culturel et attachement au christiannisme. Le développement des religions, la place faite aux musulmans ou aux buddhistes interroge l'Amérique sur la représentation qu'elle se fait d'elle-même, et renvoie inévitablement à la question de l'identité américaine. Le même questionnement est au coeur des chapitres consacrés à l'immigration, à la démographie et celui passionnant dédié au thème de la famille. <br /><br />A l'aube de ce qu'il est permis de considérer comme un tournant politique majeur aux Etats-Unis, il est urgent de lire cet ouvrage à la fois dense et riche. On y trouvera un plaidoyer, en faveur non pas de la grandeur de l'Amérique et de son message, mais d'une meilleure compréhension de l'exception américaine. Mais qu'on ne se méprenne pas, malgré l'ampleur du travail, on se souviendra de ces mots justes de Julien Green, qui dans son carnet de voyage Mon Amérique écrivait : « Définir l'état d'esprit d'un pays aussi vaste et aussi divers que l'Amérique est à peu près impossible dans la période incertaine que nous traversons. L'opinion de cent trente millions d'hommes et de femmes ne se laisse pas emprisonner en quelques phrases ... »<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19843458-4009110395201353250?l=ambidextre.blogspot.com'/></div>Nicolas Vignolleshttp://www.blogger.com/profile/05411687658701472115noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-19843458.post-67170407909452539512009-01-16T23:30:00.004+01:002009-01-16T23:41:34.123+01:00Le Parlement, ce lieu où l'on parle.<a href="http://4.bp.blogspot.com/_CG6XsOqcmzM/SXEMhE0E0tI/AAAAAAAAACk/ByCk8_yT-oY/s1600-h/marianne.bmp"><img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 162px; height: 195px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_CG6XsOqcmzM/SXEMhE0E0tI/AAAAAAAAACk/ByCk8_yT-oY/s200/marianne.bmp" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5292024799504421586" /></a><br />La révision constitutionnelle votée en juillet dernier par le Congrès réuni à Versailles, devait – nous disait-on – revaloriser le Parlement. L'intention du texte était louable mais la réalité de son contenu n'a pas convaincu les parlementaires de gauche de le voter. Que signifiait au fond ce non ? Pourquoi, ceux des parlementaires les plus désireux de trouver les voies d'un compromis, s'étaient-ils finalement opposés eux-aussi à cette réforme de la « maison commune » ? La raison en était simple ; le projet de loi constitutionnel contenait plus de non-dits que de nouveaux droits, plus de droits virtuels que de droits effectifs. Au final, par ses manques, la réforme constitutionnelle suscitait bien plus d'inquiétudes que d'espoirs.<br /><br />Il est important de se souvenir aujourd'hui ce qui fondait les réserves exprimées alors. La révision constitutionnelle renvoyait ni plus ni moins à quinze lois organiques ou ordinaires, ainsi qu'à neuf modifications des règlements des assemblées! En réalité, avec le vote du Congrès en juillet s'ouvrait un grand chantier dont toute le monde ignorait ce qu'il allait précisément permettre d'édifier.<br /><br />Au-delà de la réforme, comptaient bien plus le cheminement législatif, la mise en mots, la traduction normative qui devaient suivre. Dans la manière de conduire ce chantier, le gouvernement pouvait indiquer clairement où se trouvait ses priorités. Dans le choix du calendrier et de la méthode, il avait l'occasion de lever certaines des inquiétudes exprimées en juillet. L'exécutif pouvait démontrer à l'opposition qu'une bonne partie de ses préventions n'étaient pas justifiées et que le vote négatif à Versailles était fondée sur des craintes qui ne tenaient plus. Ce choix, qui sur le seul plan tactique aurait été judicieux, n'est pas celui qu'a fait le gouvernement. Bien au contraire, au lieu de commencer par le dépôt de projets de lois organiques portant par exemple sur la création d'un référendum d'initiative populaire ou sur la création d'un Défenseur des droits, le gouvernement choisit d'entamer son « chantier » par deux lois organiques dont chacun pourra apprécier l'urgence et l'opportunité : l'une permettant le retour des ministres au Parlement, l'autre relative au redécoupage électoral...<br /><br />S'il fallait une confirmation des craintes exprimées par l'opposition en juillet, une validation a posteriori de son vote, l'examen de ces premières lois organiques valaient mieux que de longs discours. Les priorités de l'exécutif étaient désormais clairement connues ; un constat s'imposait, la revalorisation du Parlement n'était pas au menu...<br /><br />C'est dans ce contexte particulier, qu'était adopté en Conseil des ministres le 10 décembre, le projet de loi organique « en application des articles 34-1, 39 et 44 de la Constitution ». Nouveau pan du « mécano constitutionnel », ce projet de loi organique, dont le titre échappe naturellement à tout citoyen non titulaire d'une maîtrise de droit public, affiche et assume dès l'exposé des motifs un objectif clair : améliorer la qualité de la loi, renforcer l’efficacité du travail parlementaire et diversifier les modalités d’expression du Parlement. Mais c'est en réalité une autre phrase qui dès les premières lignes indique la vrai visée de ce texte : « La rationalisation des conditions d’exercice du droit d’amendement est une attente forte et ancienne ».<br /><br />Le projet de loi organique révèle dans cette seule phrase toute son ambition : faire taire le Parlement, faire en sorte qu'il ne soit plus ce lieu où l'on délibère. Qu'on en finisse avec ce lieu où l'on parle ! A grand renfort d'articles de presse, de vidéos détournées et de chiffres erronés, l'exécutif appuyé par sa majorité parlementaire, a préparé les esprits en menant une puissante campagne de communication. L'idée centrale en était simple et redoutable, tant il est vrai que l'antiparlementarisme demeure latent dans notre pays ; le Parlement souffrirait d'un mal absolu et récurrent nommé « obstruction ».<br /><br />L'opposition mènerait de manière systématique et sans aucun discernement depuis le début de la XIIIème législature des opérations dite de « guérilla parlementaire ». Pour l'exécutif, il y a là un dévoiement de nos institutions ; le temps serait venu de couper court à ce travail de sape, de rétablir enfin l'institution parlementaire dans sa dignité ! L'argumentaire a été développé à l'envi pendant des jours et des jours par les chevaux-légers de l'Ump d'abord, puis par le Président de l'Assemblée nationale lui-même, enfin par les membres du gouvernement. On montra du doigt ici l'attitude irresponsable de l'opposition sur le travail du dimanche, là le supposé acharnement sur l'audiovisuel public...Côté UMP, on battit même sa propre coulpe en reconnaissant avoir pratiqué en son temps l'obstruction parlementaire pour mieux appeler de ses voeux la construction d'un Parlement du XXIème siècle dans une sorte de dépassement collectif et sublime...<br /><br />En réalité, ce déploiement d'énergies en amont du texte, ne visait qu'à conditionner les esprits à l'acceptation d'une régression démocratqiue majeure, entièrement contenue ou presque à l'article 13 du projet de loi organique. Celui-ci dispose que désormais : « Les règlements des assemblées peuvent, s’ils instituent une procédure impartissant des délais pour l’examen d’un texte, déterminer les conditions dans lesquelles les amendements déposés par les membres du Parlement peuvent être mis aux voix sans discussion ». Cet article remet en cause le droit constitutionnel, individuellement reconnu à chaque parlementaire, d'amender librement les textes de loi. En outre, il condamne à un mutisme forcé, les représentants du peuple, élus au suffrage universel, une fois épuisé le crédit-temps alloué à leur groupe parlementaire. <br /><br />On le comprend, l'article 13 est un bâillon sur la bouche des parlementaires...Ce « temps guillotine », s'il devait être adopté, introduirait une transformation considérable du rôle des chambres parlementaires, les cantonnant à un rôle d'avaliseurs des projets gouvernementaux.<br /><br />La philosophie générale de ce projet de loi organique se révèle pleinement dans cet article 13. Quelle est-elle finalement cette philosophie, sinon une toute nouvelle manière d'écrire et de penser la loi ? Dans l'esprit du Président de la République, véritable architecte et commanditaire de cette réforme, la loi s'écrit dans les cabinets ministériels et le Parlement ne fait plus que l'enregistrer. Finalement, la norme change de fonction ; elle s'écrit vite, s'inscrit dans le temps médiatique, répond à l'émotion, colle au moment. Pour Nicolas Sarkozy, la loi est une réponse, et non une solution. <br /><br />L'article 13 est donc autant un bâillonnement, qu'une renonciation. Le choix de lois de circonstance, votées au terme de délibérations écourtées, c'est en effet la renonciation aux lois de qualité. Qu'on veuille bien seulement se rappeler qu'en 1905, la loi sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat fut adoptée après deux ans de travail en commission et neuf mois de débats à la Chambre puis au Sénat...Qui oserait soutenir aujourd'hui que ces débats et la loi en résultant ont été inutiles ?<br /><br />En définitive, en dépit des sorties médiatiques tonitruantes sur la supposée « obstruction parlementaire », ce projet de loi organique s'avère tout à la fois inutile, trompeur et dangereux.<br /><br />Inutile si l'on veut bien se rappeler que depuis 18 mois, seuls 2 textes ont dépassé la barre des 1000 amendements et qu'il n’a fallu en moyenne que 2 jours pour que le Gouvernement fasse adopter ses projets de lois à l’Assemblée nationale...L'obstruction n'a jamais empêché l'adoption d'un seul projet de loi ; l'exécutif disposant de tous les moyens nécessaires pour écourter les débats avec pas moins de 5 articles de la Constitution à sa disposition (40,41, 45, 44-3 et 49-3). Dernière preuve de cette capacité de contrainte exorbitante laissée au gouvernement et à la majorité, plus d'un millier d'amendements ont été jugés irrecevables le mardi 13 janvier et n'ont donc pu être ni examinés ni défendus en séance publique...<br /><br />Trompeur ensuite, car l'exécutif est en fait le seul et unique responsable du retard de ses politiques en même temps que de l'obstruction du travail des assemblées! Plus de 70 lois ont été votées depuis le début de la législature, et le Sénat vient récemment de révéler que leur taux de mise en oeuvre (l'ensemble des décrets d'application) n'étaient que de...24%.<br /><br />Dangereux enfin, tant l'on sait l'importance en démocratie de garantir un certain équilibre des pouvoir, tant il est vrai aussi, que ce projet de loi organique s'intègre dans un contexte général inquiétant où depuis plusieurs mois, la presse et la Justice font l'objet de pressions, laissant accroire que l'on cherche à éteindre un à un dans notre pays tous les foyers de critique.<br /><br />Inutile, trompeur, dangereux, ce projet de loi organique intervient dans un contexte de crise économique et sociale. Le risque est donc grand que la bataille parlementaire engagée dès le 7 janvier en Commission ne passionne guère les Français. Et pourtant se joue là une bataille décisive pour l'avenir. Avec ce texte d'apparence technique, destiné en réalité à « mater » l'opposition au sein des assemblées élues, le gouvernement prend le risque de renvoyer l'expression des conflits à l'extérieur des hémicycles. Faute de « soupape parlementaire », il prend le risque de faire de la rue la place forte de l'opposition au pouvoir exécutif. C'est prendre un risque considérable.<br /><br /><br /><a href="http://2.bp.blogspot.com/_CG6XsOqcmzM/SXEMwB1OEvI/AAAAAAAAACs/xLiusZKdBMc/s1600-h/baillon.bmp"><img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 167px; height: 188px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_CG6XsOqcmzM/SXEMwB1OEvI/AAAAAAAAACs/xLiusZKdBMc/s200/baillon.bmp" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5292025056401953522" /></a><br /><br /><br /><a href="http://www.amendement.over-blog.fr">www.amendement.over-blog.fr</a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19843458-6717040790945253951?l=ambidextre.blogspot.com'/></div>Nicolas Vignolleshttp://www.blogger.com/profile/05411687658701472115noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-19843458.post-69170406088477681332009-01-14T14:46:00.001+01:002009-01-14T14:46:54.136+01:00Quand les socialistes défendent leur droit d’amendement<embed allowfullscreen='true' height='256' width='320' type='application/x-shockwave-flash' src='http://www.dailymotion.com/swf/k7xrtHbd4JySmpUrvd'/> <p> <a href='http://www.dailymotion.com/video/x80bp7_quand-les-socialistes-dfendent-leur_news'>Quand les socialistes défendent leur droit d’amendement</a><br/> Vidéo envoyée par <a href='http://www.dailymotion.com/LepointTV'>LepointTV</a> </p> <p> Les députés socialistes ont réalisé un film de sept minutes intitulé Notre droit d’amendement, c’est votre liberté d’expression. Objectif : répondre au film réalisé par le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Quand le Parlement s'éveillera, qui dénonce "les ravages de l’obstruction". Du CPE au paquet fiscal, les socialistes rappellent, sept minutes durant, "l'utilité du débat parlementaire". </p><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19843458-6917040608847768133?l=ambidextre.blogspot.com'/></div>Nicolas Vignolleshttp://www.blogger.com/profile/05411687658701472115noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-19843458.post-48595235928136329752008-12-19T15:41:00.001+01:002008-12-19T15:41:24.303+01:00Pourquoi les détenus ont filmé leur vie en prison<embed allowfullscreen='true' height='256' width='320' type='application/x-shockwave-flash' src='http://www.dailymotion.com/swf/k1LclZw1cNiZIFSJbo'/> <p> <a href='http://www.dailymotion.com/video/x7rkcm_pourquoi-les-dtenus-ont-film-leur-v_news'>Pourquoi les détenus ont filmé leur vie en prison</a><br/> Vidéo envoyée par <a href='http://www.dailymotion.com/lemondefr'>lemondefr</a> </p> <p> A la tête d'une société de production (I-Screen), Omar Dawson et Karim Bellazaar ont récupéré les images vidéo de la prison de Fleury-Mérogis tournées clandestinement par des détenus. Dans un entretien au Monde, ils expliquent pourquoi les prisonniers ont voulu filmer leurs conditions de détention. </p><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19843458-4859523592813632975?l=ambidextre.blogspot.com'/></div>Nicolas Vignolleshttp://www.blogger.com/profile/05411687658701472115noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-19843458.post-48665904504047381742008-12-19T15:36:00.001+01:002008-12-19T15:36:16.030+01:00La prison de Fleury-Mérogis filmée par des détenus<embed allowfullscreen='true' height='256' width='320' type='application/x-shockwave-flash' src='http://www.dailymotion.com/swf/k2qDMIB91Dq1aUSJ4G'/> <p> <a href='http://www.dailymotion.com/video/x7rk12_la-prison-de-fleurymrogis-filme-par_news'>La prison de Fleury-Mérogis filmée par des détenus</a><br/> Vidéo envoyée par <a href='http://www.dailymotion.com/lemondefr'>lemondefr</a> </p> <p> Des détenus de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne) ont réussi à introduire une mini-caméra et ont filmé pendant plusieurs mois, à l'intérieur de leurs cellules, dans les douches et dans la cour de promenade. </p><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19843458-4866590450404738174?l=ambidextre.blogspot.com'/></div>Nicolas Vignolleshttp://www.blogger.com/profile/05411687658701472115noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-19843458.post-26467043094709569162008-12-03T17:23:00.008+01:002008-12-03T19:13:56.306+01:00Menaces sur les libertés : le vrai visage du sarkozysme.<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://civicite.free.fr/images/ump-qg-police.jpg"><img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 220px;" src="http://civicite.free.fr/images/ump-qg-police.jpg" border="0" alt="" /></a> Journaliste arrêté au petit matin (affaire Filippis), malades en psychiatrie contraints de porter un dispositif de suivi GPS après leur sortie de l'hôpital, prison pour les mineurs dès l'âge de 12 ans (rapport Varinard), reprise en main de l'audiovisuel public...Nous assistons depuis plusieurs semaines maintenant à un très puissant mouvement de régression démocratique. Hier c'était le fichier Edvige ou l'emploi exagéré du mot "terrorisme" pour des actes qui relevaient du simple "vandalisme" voir du "sabotage" (lignes TGV sabotées par l'ultra gauche) ; qu'on ne s'y trompe pas, le climat des libertés publiques a changé dans notre pays. <br /><br /><span style="font-weight:bold;">Comment ne pas avoir des craintes sur l'attitude de la police face à des citoyens "normaux" lorsqu'on constate que même un journaliste connu et reconnu fait l'objet d'une procédure illégale et d'un recours excessif à la force ? </span><br /><br />Le sarkozysme est une politique de l'émotion, de l'opportunisme, du médiatique, de l'éphémère. Un meurtre à Grenoble ? Proposition de GPS pour les malades psychatriques. Récidives de grands criminels ? création de la rétention de sureté, une peine après la peine. Délinquance des mineurs ? Prison dès 12 ans...<br />Pendant ce temps, aucune réponse durable et efficace aux problèmes réels de sécurité, mais des lois d'annonce pour rassurer l'opinion publique. Pendant ce temps là aussi, pas d'amélioration de l'état de nos prisons, qui sont la honte de la République ; des hommes y croupissent à 4 ou 5 dans des cellules prévues pour deux. Voilà la politique de Sarkozy : une politique pénale extrêmement répressive, qui conduit à transformer de petits délinquants en véritables criminels lorsqu'ils sortent de prison... <span style="font-weight:bold;">Où est l'efficacité en matière de sécurité et de tranquillité publique ? </span>Certainement pas dans cette politique de l'affichage et de l'opinion ? <br /><br />Les magistrats, avocats, le CSM, tous les personnels ne s'y trompent guère ; depuis des semaines, ils dénoncent la politique de la Garde des sceaux et les risques qu'elle comporte.<br /><br />Il nous faut réagir vite car certaines règles élémentaires de notre Etat de droit sont aujourd'hui remises en cause. Dire cela ne peut plus prêter à sourire tant les remises en question sont quotidiennes et gravissimes. Sur fonds de crise économique et sociale, un climat déplorable du point de vue des libertés s'est installé en France. <br /><br /><span style="font-weight:bold;">Pour la première fois depuis bien longtemps, je dois l'avouer, j'ai peur pour les libertés publiques dans mon pays.</span><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19843458-2646704309470956916?l=ambidextre.blogspot.com'/></div>Nicolas Vignolleshttp://www.blogger.com/profile/05411687658701472115noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-19843458.post-60538751246987539842008-11-27T10:51:00.013+01:002008-11-28T11:13:44.507+01:00Une politique de droite<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://lamouette.blog.lemonde.fr/files/2007/12/sarkozy_fan_de_la_rolex_daytona.1197751992.jpg"><img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 250px;" src="http://lamouette.blog.lemonde.fr/files/2007/12/sarkozy_fan_de_la_rolex_daytona.1197751992.jpg" border="0" alt="" /></a><br />S'il fallait à certains quelques piqûres de rappel, les voici. Ces dernières semaines, le gouvernement a rappelé ce qu'est une politique de droite. Pardon, une politique de droite décomplexée. Des décisions catastrophiques dont je vous laisse juges.<br /><br /><span style="font-weight:bold;">En matière d'urbanisme commercial et d'équilibre des territoires</span>, le gouvernement a permis la création sauvage de millions de mètres carrés de grandes surfaces sans aucun contrôle des élus locaux. Cela s'est fait dans le plus grand secret par le biais d'une circulaire au coeur de l'été <span style="font-weight:bold;">(<a href="http://eco.rue89.com/files/20081124Supermarches1.pdf">cliquez ici pour lire cette circulaire du 24 août</a>)</span>. Les maires, tous les élus de terrain sont très inquiets de ce coup de force de la grande distribution, de ce véritable cadeau fait par le gouvernement, et qui va aggraver la situation de l'emploi et dégrader un peu plus encore les conditions de travail (des caissières payées 900 euros pour 30 heures de travail, fragmentées dans la semaine...). La "Wal-martisation" (du nom de l'enseigne leader au Etats-Unis) est en marche en France. <br /><br /><br /><span style="font-weight:bold;">En matière de droit du travail</span>, la crise sert d'accélérateur et de justification à toutes une série de régressions du droit du travail. Le comble de l'hypocrisie est franchi quand le gouvernement se réfugie dans une campagne de communication sur le thème "nous ne faisons que donner plus de choix et de liberté aux Français" ; le choix de partir ou non à la retraite à 70 ans, le choix ou non de travailler le dimanche... C'est exactement le même discours qui nous était servi au moment du dispositif sur les heures supplémentaires, or on le sait depuis, augmenter le contingent d'heures supplémentaires n'a pas crée d'emplois, il a juste permis à des entreprises de faire travailler plus à effectifs constants.<br /><br /><span style="font-weight:bold;">En matière de logement</span>, le politique de Christine Boutin est un échec. C'est la bonne vieille politique de la charité qui permet de masquer l'inaction et l'absence de volonté réelle. La ministre, prenant tardivement conscience de personnes mourant dans le bois de Vincennes, décide d'obliger les SDF à aller en hébergement d'urgence. A côté de cela, l'association Droit au logement est condamnée par le Préfet de police de Paris, donc l'Etat, à 12 000 euros d'amende pour "abandon d'objets embarrassant la voie publique sans nécessité". Ces objets, ce sont les tentes abritant les SDF... A côté de cela aussi, même si cela peut paraitre plus éloigné ou obscur, on fragilise la caisse des dépôts et consignations et l'épargne populaire servant à financer le logement social. Boutin, c'est comme Dati, une droite de l'émotion, du médiatique, de l'immédiat, de l'urgence mais qui ne résout rien, ne construit rien, n'entend rien.<br /><span style="font-weight:bold;">(<a href="http://mailing.gsan.org/files/ml_GSAN/LettreCondamDAL.pdf">cliquez ici pour lire la lettre de Martine Aubry au Premier Ministre</a>)</span><br /><br /><span style="font-weight:bold;">Enfin, il y a la réforme de l'audiovisuel public</span>. Le Président de la République pourra nommer et révoquer à sa guise le Président de France Télévision. Le comblement de l'immense trou financier que va causer la disparition de la publicité sur le service public n'est toujours pas garanti, laissant augurer de programmes de moindre qualité. Dans le même temps, les chaines privées auront biensûr droit à la manne publicitaire, dans un marché moins concurrentiel puisque France Télévision aura été retiré du jeu... Qui ne voit le cadeau tout berlusconien fait à Bouygues ? L'UMP va même jusqu'à concevoir des amendements permettant de repousser le début des programmes du soir sur France Télévisions, afin de ne pas perturber l'audience de TF1. En effet, en supprimant la pub, l'UMP s'est rendu compte que le programme suivant immédiatement le JT commencerait plus tôt sur France Télévision que sur les chaines concurrentes privées. On a donc immédiatement obligé France Télévision à programmer des programmes courts à caractère institutionnel...<br /><br />C'est un colossal retour en arrière auquel on assiste aujourd'hui ; attaque des libertés publiques, régression majeure sur le plan social, absence de plan de relance économique rapide et ambitieux appuyé notamment sur le secteur du bâtiment et répondant au besoin en logements, politique d'aides au plus démunis placés sous le signe de la charité et non d'une véritable politique. <br /><br />La fin du clivage droite/gauche ? Nicolas Sarkozy l'interventionniste, le pragmatique, le néo-keynésien ? Nicolas Sarkozy, Président de tous les Français ?<br /><br />Le brouillage et la communication ne marchent qu'un temps. La vérité, c'est que jamais sans doute depuis 50 ans nous n'avions vu à l'oeuvre une droite aussi conservatrice (paquet fiscal), autoritaire (France Télévisions), réactionnaire (rétention de sureté), anti-sociale (franchises médicales, travail le dimanche, retraite à 70 ans) et "aligné" sur les Etats-Unis (renforcement des troupes en Afghanistan sans clarification de nos missions là-bas, réintégration du commandement intégré de l'OTAN). <br /><br /><br />Moralité : au-delà du débat des personnes, <span style="font-weight:bold;">quand on vote pour la droite, on a une politique de droite</span>. Qu'on ne me dise plus, comme je l'entends parfois, "j'ai voté Sarkozy, mais je suis de gauche". Désolé mais je ne peux pas l'entendre.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19843458-6053875124698753984?l=ambidextre.blogspot.com'/></div>Nicolas Vignolleshttp://www.blogger.com/profile/05411687658701472115noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-19843458.post-23179310458089593122008-11-22T11:59:00.005+01:002008-11-22T12:14:15.098+01:00Tous unis derrière Martine Aubry !<a href="http://candidats-elections.lavoixdunord.fr/mediastore/Elections/A2008/M03/_080316_aubry.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 492px; height: 376px;" src="http://candidats-elections.lavoixdunord.fr/mediastore/Elections/A2008/M03/_080316_aubry.jpg" border="0" alt="" /></a><br /><br /><strong>Les militants socialistes ont choisi Martine Aubry</strong> au terme d'un scrutin extrêmement indécis. <br /><br /><strong>Ségolène Royal </strong>a confirmé par son très bon score qu'elle demeurait <strong>une "valeur sure" pour le Parti</strong>. Si elle le veut, elle peut être un atout dans le travail collectif que nous devons mener pour battre la droite. Elle prônait l'unité des socialistes, elle peut aujourd'hui démontré sa grandeur de caractère en acceptant d'y contribuer concrètement.<br /><br /><strong><br />Martine Aubry</strong>, forte de sa solide expérience gouvernementale, d'une victoire éclatante à Lille en mars 2008, devenue aujourd'hui <strong>la première des socialistes</strong>, peut désormais conduire la remise au travail du Parti. <br /><br />Tous les talents du PS doivent faire taire leurs divergences, respecter le vote des militants et donner tous ses chances au travail collectif, derrière Martine Aubry.<br /><br />Avec Martine,en avant!<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19843458-2317931045808959312?l=ambidextre.blogspot.com'/></div>Nicolas Vignolleshttp://www.blogger.com/profile/05411687658701472115noreply@blogger.com2tag:blogger.com,1999:blog-19843458.post-39748593716721809842008-11-17T10:36:00.009+01:002008-11-17T19:33:41.555+01:00La parole aux militants<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.lexpress.fr/medias/126/hamon_129.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 280px;" src="http://www.lexpress.fr/medias/126/hamon_129.jpg" border="0" alt="" /></a><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.parismatch.com/var/parismatch/storage/images/match-guide/match-economie/face-au-c-p-e-martine-aubry-preconise-eva-un-contrat-donnant-des-droits-a-une-formation-et-a-une-premiere-experience-professionnelle/10481-4-fre-FR/face_au_c_p_e_martine_aubry_preconise_eva_un_contrat_donnant_des_droits_a_une_formation_et_a_une_premiere_experience_professionnelle_photo_du_jour_grand.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 190px;" src="http://www.parismatch.com/var/parismatch/storage/images/match-guide/match-economie/face-au-c-p-e-martine-aubry-preconise-eva-un-contrat-donnant-des-droits-a-une-formation-et-a-une-premiere-experience-professionnelle/10481-4-fre-FR/face_au_c_p_e_martine_aubry_preconise_eva_un_contrat_donnant_des_droits_a_une_formation_et_a_une_premiere_experience_professionnelle_photo_du_jour_grand.jpg" border="0" alt="" /></a><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.france-amerique.com/articles/images/featured/1151-1587.main.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 280px;" src="http://www.france-amerique.com/articles/images/featured/1151-1587.main.jpg" border="0" alt="" /></a><br /><br /><br />Reims n'a pas permis la synthèse. Tant mieux, c'est ce qui nous tue depuis 11 ans maintenant.<br />Reims n'a pas permis de se mettre d'accord sur un leader, tant mieux, c'est aux militants qu'il revient de le faire, de la manière la plus claire et la plus démocratique qui soit, en votant.<br /><br />Pendant que l'UMP donne des leçons à n'en plus finir, ou claironne à qui veut l'entendre que le PS fait peine à voir, qu'il est au bord de l'implosion, je constate que si la situation n'est pas reluisante, nous sommes le seul parti à pratiquer la <span style="font-weight:bold;">représentation "proportionnelle"</span> pour notre Conseil national ("le Parlement du PS").<br /><br />Le seul parti à faire voter nos militants au <span style="font-weight:bold;">suffrage universel direct, en offrant de vrais choix et alternatives</span> (Pour mémoire, Sarko élu en 2007 avec un score de monarchies du Golfe avoisinant les 80%...ridicule...)<br /><br />Le seul aussi à avoir <span style="font-weight:bold;">deux femmes</span> et un homme de <span style="font-weight:bold;">41 ans</span> candidats au leadership.<br /><br />J'y vois pour ma part, sans nier les graves difficultés dans lesquelles il est empêtré, des signes de modernité. L'UMP et la droite (Nouveau Centre et Modem), incapables de relancer la croissance, dangereuses sur le plan de la cohésion sociale, inactives, impuissantes ou dociles face aux excès de la finance, démontrent chaque jour qui passe leur art consommé de la communication, que dis-je leur parfaite maîtrise du "bla-bla gouvernemental", sans que le sort économique de millions de Français ne s'améliore d'un pouce. Je suis désespéré par cet enfumage gouvernemental permanent, qui dure maintenant depuis presque 7 ans...Sans doute qu'en 2012, le meilleur slogan pour la gauche serait : <span style="font-weight:bold;">"Jugez les résultats et réagissez !"</span><br /><br />Alors évidemment, on fait appel au G20, on gesticule à la télévision, on pérore sur les +0,14% de croissance, et on se gausse du PS avec un air mi-réjoui mi condescendant...<br /><br />En attendant, plus que jamais, je suis convaincu que les Français nous attendent pour redresser la barre! De l'air! De l'air! L'urgence est partout : une politique de justice sociale digne de ce nom, une politique de relance adossée à une politique du logement, une politique efficace en matière de sécurité et pas émotive ou réactive, une politique sociale européenne, une politique éducative, culturelle....Enfin, plus dure sans doute, une politique qui restaure la politique modeste, proche des gens, une politique de l'action, des petits pas. Il nous faudra restaurer l'autorité de la politique, de l'Etat, la confiance dans les institutions. Le chantier sera immense, à la hauteur du démantèlement qui s'opère. <br /><br /><br />Alors le 20 et le 21 novembre, même si je suis triste de voir le PS dans cet état, ou plus justement, <span style="font-weight:bold;">parce que je suis triste de cette situation, je vais aller voter.</span><br /><br />Et <span style="font-weight:bold;">je voterai pour Martine Aubry, sans hésitation</span>, et presque avec enthousiasme!<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19843458-3974859371672180984?l=ambidextre.blogspot.com'/></div>Nicolas Vignolleshttp://www.blogger.com/profile/05411687658701472115noreply@blogger.com3tag:blogger.com,1999:blog-19843458.post-13216238720849918312008-11-14T11:40:00.003+01:002008-11-14T11:52:03.491+01:00Critique de livre - Supplément socialiste au livre de la jungle<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://papicha2008.unblog.fr/files/2007/11/lion.bmp"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 335px; height: 410px;" src="http://papicha2008.unblog.fr/files/2007/11/lion.bmp" border="0" alt="" /></a><br /><br /><br /><span style="font-weight:bold;"><blockquote>« Un beau soir l'avenir s'appelle le passé. <br />C'est alors qu'on se tourne et qu'on voit sa jeunesse . »<br /></blockquote><br /></span><br /><br /><br /><span style="font-style:italic;">Aurélie Marcireau, Supplément socialiste au livre de la jungle, Edition Perrin, septembre 2008.</span><br /><br />C'est avec talent qu'Aurélie Marcireau nous narre l'ascension contrariée – pour l'instant - de la jeune garde socialiste. Cette immersion au coeur du Parti socialiste se révèle instructive ; elle est le récit d'une génération empêchée. Cette histoire inachevée tient dans cette confidence rapportée par l'auteur: « Je suis comme un champignon qui tarde à éclore, pourtant je suis dans le paysage depuis longtemps »... <br /><br />Ils ont entre quarante et cinquante ans, ont assumé pour la plupart des responsabilités importantes durant les années du gouvernement de Lionel Jospin et se sont frottés à plusieurs reprises déjà au suffrage universel, connaissant aussi bien la victoire que la défaite. De ce parcours, ils en tirent une force, une ambition. Mais ils demeurent toujours en quête de respectabilité et de reconnaissance, tenant désormais pour acquis que leur jeunesse ne peut plus sérieusement se voir opposée l'argument de l'inexpérience ou du manque d'épaisseur. <br /><br />Et pourtant, talentueux, actifs à défaut d'être résolus, ils demeurent empêchés. Mais empêchés par qui et par quoi au juste ?<br /><br />Sans doute d'abord par eux-mêmes, car si une génération ne fait pas spontanément une association cohérente d'idées ou un projet commun, il ne semble pas pour autant exister entre ces aspirants de divergences majeures. Tous ont en commun ou presque, d'assumer une vision réformiste du socialisme, où se conjuguent le combat pour une égalité réelle, la recherche de l'efficacité économique, l'impératif écologique, et l'affirmation de nouvelles libertés et droits individuels. Ils sont la génération en somme de la nouvelle déclaration de principes du Parti socialiste. Ils ont en commun ce socle, et pourtant ils ne se trouvent pas, ou ne s'associent que pour un temps court sans réelle volonté d'avancer ensemble. Au gré des circonstances, comme pour se tester, se jauger, mais jamais pour porter ensemble la rénovation.<br /><br />Aurélie Marcireau raconte bien plus qu'une simple guerre des égos car cette génération vaut bien mieux que ce raccourci facile. Bien sûr il y a dans l'impossibilité à bâtir ensemble un projet l'obstacle premier des ambitions personnelles et dévorantes, mais il n'est pas à lui seul une explication. <br /><br />Si ces électrons libres ne parviennent pas durablement à s'agréger, c'est aussi paradoxalement, qu'ils sont en quelque sorte coincés au milieu du gué. Longtemps dociles, ils ne veulent plus aujourd'hui travailler dans l'ombre de leurs aînés et refusent autant qu'ils le peuvent, les figures tutélaires trop pesantes. Réalistes, ils savent pour l'éprouver chaque jour la difficulté d'exister par soi-même et échouent ou hésitent à s'imposer aux militants et aux pays. Autrement dit, ils sont trop expérimentés pour être seconds et pas encore mûrs pour assumer totalement un leadership.<br /><br />Etrange génération qui, nantie, a tôt goûté au pouvoir et se trouve aujourd'hui frustrée, comme piégée, ne se résolvant pas à demeurer dans une opposition éternelle. <br /><br />Etrange génération qui a certainement plus d'idées en commun et plus de cohérence que ses devancières mais qui ne parvient pour autant ni à vouloir ni à trouver son expression propre.<br /><br />Etrange génération enfin, qui veut se démarquer et choisit pourtant d'assumer jusque dans ses mots le legs des anciens, jusqu'à recourir au vocabulaire bestiaire pour se définir. Ils sont jeunes lions comme d'autres avant eux étaient gazelles ou éléphants. <br /><br />Au coeur de la faune socialiste, il est au moins pour cette génération une raison d'espérer et de croire à nouveau qu'ils pourront travailler ensemble ; contrairement au tigre, le lion est un animal social. <br /><br /><br /><br />Retrouvez cette critique dans <a href="www.jean-jaures.org">le prochain numéro d'Esprit critique (n°87) sur le site de la Fondation Jean-Jaurès. </a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19843458-1321623872084991831?l=ambidextre.blogspot.com'/></div>Nicolas Vignolleshttp://www.blogger.com/profile/05411687658701472115noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-19843458.post-19676811531652591362008-11-13T10:36:00.008+01:002008-11-13T11:09:17.501+01:00Réussir Reims, c'est possible !<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://77.87.105.98/0/44/87/57/Photos-blogs/-l-phant.jpg"><img style="float:center; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 499px; height: 311px;" src="http://77.87.105.98/0/44/87/57/Photos-blogs/-l-phant.jpg" border="0" alt="" /></a><br />Dire que je ne comprends rien au Parti socialiste serait euphémistique. Je suis comme la plupart des militants du parti, c'est-à-dire dans le flou le plus grand. Malgré le concert de critiques souvent injustes et les railleries nombreuses dont fait l'objet le PS en ce moment, je pense encore - sans doute est-ce là ma naïveté - que le Congrès de Reims qui s'ouvre demain peut nous permettre de nous redresser. Et si l'on s'en sortait par le haut finalement ? <br />Certains signes me laissent penser que le jeu de massacre complaisamment annoncé voire attendu par les médias...est évitable. Les lettres adressées par Ségolène Royal aux trois autres premiers signataires, Martine Aubry, Bertrand Delanoé et Benoit Hamon témoignent d'une volonté de rapprochement sur le fond. J'ai lu ces lettres (disponibles sur <a href="http://www.urvoas.org">le blog de Jean-Jacques Urvoas</a>), j'y vois un travail salutaire et propice à un débat d'idées constructif. On peut ne pas être un Ségolâtre et dire que cette démarche - dont la part de tactique ne m'échappe pas rassurez-vous - va dans le bon sens. Tant que Ségolène et ses troupes se positionnent dans le champ des idées et des propositions, le débat et l'unité du Parti sont possibles.<br />Bien sûr, les ambitions ne disparaitront pas en trois jours. Bien sûr, les inimitiés ne s'effaceront pas comme par magie le temps d'un week end en Champagne. Mais je veux encore croire, comme beaucoup de Français qui veulent et attendent une gauche crédible, unie, forte, que Reims peut être réussi. Croire qu'il sera le moment où les socialistes, après s'être expliqués les yeux dans les yeux, se sont remis au travail. Le moment où les socialistes ont décidé surtout de parler à nouveau aux Français.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19843458-1967681153165259136?l=ambidextre.blogspot.com'/></div>Nicolas Vignolleshttp://www.blogger.com/profile/05411687658701472115noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-19843458.post-80521767488930951312008-11-06T12:28:00.004+01:002008-11-06T18:10:33.894+01:00Sans enthousiasme, je voterai pour la motion A.<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://mjsaube.info/blog/images/Photographies/Solferino/Solfe3.jpg"><img style="float:center; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 480px; height: 361px;" src="http://mjsaube.info/blog/images/Photographies/Solferino/Solfe3.jpg" border="0" alt="" /></a><br /><span style="font-weight:bold;"><br /><br />Rue de Solférino, les marches qui mènent au bureau du Premier Secrétaire.<blockquote></blockquote></span><br /><br /><br />Je veux que la gauche gagne. Cela suppose deux préalables à mon sens : le choix d'une ligne politique et le choix d'un leader. <br />J'ai beaucoup hésité avant de faire mon choix, que j'exprimerai ce soir par mon vote. Je veux ici vous dire en deux mots la réflexion qui fut la mienne et qui sans doute est imparfaite. <br /><br /><span style="font-weight:bold;">Au plan des idées</span>, je suis de ceux qui pensent que le Parti socialiste est totalement à reconstruire. La nouvelle déclaration de principes est de ce point de vue utile mais elle n'est évidemment pas suffisante pour nous faire entrer dans le 21è siècle. Pour moi,la social-démocratie française reste le grand projet politique à bâtir. Cela signifie la mise en place d'une vraie démocratie sociale renforcée avec un rôle accrue des syndicats et des organisations patronales. Cela signifie aussi d'initier une nouvelle et ambitieuse conquête de nouvelles libertés : dans les médias, dans la création artistique, dans l'Internet mais aussi pour les individus (liberté de se marier pour les personnes de même sexe, liberté de mourir dans la dignité, liberté de ne pas manger des produits OGM). Bref l'horizon est vaste des combats pour la LIBERTE qui restent à mener, et dont les progressistes de gauche, inspirés par le souvenir de la Révolution française, feraient bien de reprendre la tête. Voilà ma social-démocratie et mon libéralisme.<br /><span style="font-weight:bold;"><br />Et il nous faut un leader. </span>Sur ce point, je diverge avec nombre de mes camarades socialistes. Mais la logique de la 5ème République ne s'arrête pas comme par magie aux portes du Premier parti de France, le PS. La logique médiatique, nous pouvons bien sur la corriger, mais nous ne pouvons pas l'oublier ou la nier. Nous sommes dans l'ère du combat des images et des icônes. Organisons notre conquête politique en conséquence! Il faut en finir avec notre fausse pudeur et notre peur d'un leadership fort. Le futur Premier Secrétaire doit s'affirmer comme la voix de l'opposition dans le pays. <br /><br />Ce soir, 6 novembre, bien que signataire de la motion B (pôle écologique),je voterai Delanoé.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19843458-8052176748893095131?l=ambidextre.blogspot.com'/></div>Nicolas Vignolleshttp://www.blogger.com/profile/05411687658701472115noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-19843458.post-54379569504553364202008-11-05T15:01:00.007+01:002008-11-05T15:53:12.973+01:00Jim Crow est mort<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://americanhistory.si.edu/Brown/history/1-segregated/images/jim-crow-songbook.jpg"><img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 481px; height: 390px;" src="http://americanhistory.si.edu/Brown/history/1-segregated/images/jim-crow-songbook.jpg" border="0" alt="" /></a><br /><br />"Jump Jim Crow" chantait en 1830 un blanc qui se produisait en public, le visage passé au cirage...Sous l'étiquette "Jim Crow", on a par la suite désigné toutes les lois ségrégationnistes qui entre 1876 et 1965 ont organisé la vie sociale et institué la mise à l'écart systématique de toute une partie de la population américaine.<br /><br />La victoire de Barak Obama ne saurait être réduite à la lutte pour l'égalité des droits tant son credo universaliste lui a précisément permis de s'élever au dessus des questions strictement communautaires. <br /><br />Reste qu'à 5h du matin, devant ma télévision, repensant aux mots de Martin Luther King, au courage de Rosa Park, j'ai mesuré comme beaucoup qu'une page de l'histoire américaine avait été tournée. Comme beaucoup aussi, l'émotion m'a rattrapé.<br /><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.frsd.k12.nj.us/jplmc/library_misc/teachers/jim_crow.jpg"><img style="float:right; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 500px; height: 333px;" src="http://www.frsd.k12.nj.us/jplmc/library_misc/teachers/jim_crow.jpg" border="0" alt="" /></a><br />Comment les Etats-Unis pouvaient-ils plus clairement surmonter ce passé? Une loi mémorielle ou une décision de la Cour suprême auraient été perçus comme des réponses de l'Etat américain.<br /><br />Par le vote du 4 novembre, ce sont les citoyens eux-mêmes, la nation américaine, qui ont scellé définitivement le sort des lois "Jim Crow". L'Amérique a fait une réponse simple, courte, massive, sans interprétation possible, en se rendant en nombre aux urnes.<br /><br />Les racistes n'ont pas disparu, pas plus que leurs idées.Rien n'est réglé, tout reste à faire car la crise et deux guerres sont devant le Président élu. Mais les Etats-Unis referment bien plus que le chapitre des années Bush, ils renouent avec le message humaniste d'Abraham Lincoln. <br /><br />Et l'on a le sentiment que la "promesse de l'Amérique" est redevenue crédible.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19843458-5437956950455336420?l=ambidextre.blogspot.com'/></div>Nicolas Vignolleshttp://www.blogger.com/profile/05411687658701472115noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-19843458.post-61742585891650045362008-11-03T10:07:00.008+01:002008-11-03T11:12:25.015+01:00Hope Day<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos-g.ak.fbcdn.net/photos-ak-sf2p/v360/234/103/655086319/n655086319_1481334_7046.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 386px; height: 604px;" src="http://photos-g.ak.fbcdn.net/photos-ak-sf2p/v360/234/103/655086319/n655086319_1481334_7046.jpg" border="0" alt="" /></a><br /><br /><span style="font-weight:bold;"><br /><blockquote>"(...) c'était le moment, c'était l'endroit où l'Amérique s'était remise à espérer". (Discours Obama, 3 janvier 2008, "merci l'Iowa")</blockquote></span><br /><br /><br /><br />C'est un mardi, tous les quatre ans, le mardi suivant le premier lundi de novembre. Et c'est ainsi depuis la décision du Congrès de 1845. Election Day a été fixé de telle manière à laisser libres le 1er novembre, fête de "tous les saints", le dimanche, journée consacrée au Seigneur, et le lundi, jour du voyage à cheval pour aller voter dans la Capital de l'Etat...<br />Mardi 4 novembre 2008, les Américains sont appelés à se rendre aux urnes. Certains l'ont déjà faits, soit physiquement soit par correspondance ("<span style="font-style:italic;">early voting</span>") mais l'essentiel du corps électoral votera mardi. A une condition près... car il est une particularité du vote aux Etats-Unis plus importante à considérer que toutes les autres, un élément majeur pris en compte par les deux états-majors de campagne : l'inscription sur les listes électorales. Pour avoir le droit de voter il ne vous suffit pas d'exercer votre droit de vote, il vous faut encore avoir préalablement répondu à une condition essentielle : être inscrit sur les registres électoraux. C'est la distinction entre les <span style="font-style:italic;">eligible voters</span> (corps électoral) et <span style="font-style:italic;">registered voters</span> (électeurs inscrits)... Et c'est sans doute de la capacité des démocrates à transformer les électeurs potentiels en électeurs formels que va dépendre l'issue du scrutin présidentiel.<br /><br />Depuis 1964 et l'élection de Ronald Reagan, aucun candidat n'a réuni sur son nom plus de 30% d'électeurs en capacité de voter... C'est dire si la participation est un enjeu de taille. <br /><br />Mais je pressens qu'<span style="font-style:italic;">Election Day</span> sera bel et bien "<span style="font-style:italic;">Hope Day</span>"...Le vote anticipé se pratique désormais dans 32 des 50 Etats. Or ce "early voting" est un vrai succès populaire, et les démocrates sont d'ores et déjà devant dans plusieurs Etats-clés :<br /><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.betapolitique.fr/IMG/jpg/2971742657_2ac1222f92.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 405px; height: 500px;" src="http://www.betapolitique.fr/IMG/jpg/2971742657_2ac1222f92.jpg" border="0" alt="" /></a><br /><br />- en Floride : près de 2,6 millions de personnes ont déjà voté dans cet état-clé parmi les états-clés. Parmi eux, 45 % se sont déclarés démocrates et 39% républicains.<br /><br />- en Caroline du Nord : près de 1,6 million personnes ont déjà voté - dont 54% de démocrates et 29% de républicains. Plus de 100 000 personnes sont des nouveaux votants, et ils sont démocrates aux 2/3.<br /><br />- en Iowa : 370,000 pré-votants - 49% démocrates et 29% républicains.<br /><br />- au Colorado : 815,000 pré-votants - 39% démocrates et 37% républicains.<br /><br />- au Nevada : 342,000 pré-votants - 53% démocrates et 30% républicains.<br /><br />- au Nouveau Mexique : 111,000 pré-votants - 55% démocrates et 33% républicains.<br /><br />- en Géorgie : 35% des pré-votants étaient noirs - contre une participation de la population noire qui était limitée à 25% en 2004.<br /><br /><br /><span style="font-weight:bold;">"(..) marcher vers l'avenir et tenir cette promesse, la promesse de l'Amérique"</span> <br /><span style="font-style:italic;">(28 août 2008, "la promesse américaine", Convention démocrate de Denver)</span><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19843458-6174258589165004536?l=ambidextre.blogspot.com'/></div>Nicolas Vignolleshttp://www.blogger.com/profile/05411687658701472115noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-19843458.post-9709983536969870742008-10-23T16:12:00.006+02:002008-10-31T11:16:43.814+01:00Critique de livres - Fondation Jean Jaurès<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.decitre.fr/gi/35/9782035843135FS.gif"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 336px; height: 475px;" src="http://www.decitre.fr/gi/35/9782035843135FS.gif" border="0" alt="" /></a><br /><br /><blockquote><span style="font-style:italic;">Source : www.decitre.fr</span></blockquote><br /><br /><a href="http://www.jean-jaures.org/">LISEZ ESPRIT CRITIQUE</a><br /><br /><br />Au commencement il y eut une crise des crédits hypothécaires à risque...<br /><br />Victimes d'une bulle immobilière et d'un système de prêt particulièrement efficace en temps de croissance mais singulièrement cruel en tant de crise, des millions d'américains se retrouvent aujourd'hui sans logements. Cleveland, Ohio, est une terre sinistrée. Efficace, Marie-Paule Virard nous plonge d'emblée dans la réalité de cette ville désormais fantôme, au coeur des conséquences humaines et sociales de la crise des « <span style="font-style:italic;">subprimes </span>». C'est là le point de départ de la crise que nous vivons et d'une certaine manière le point d'arrivée d'une conception du capitalisme. <br /><br />Le marché immobilier américain fut en effet le détonateur d'une crise globale du système financier. Encore faut-il comprendre cette crise originelle et en expliquer les raisons. A l'origine il y a une idée simple ; les logements sont un marché comme un autre sur lequel il est possible d'obtenir par le jeu spéculatif d'importants rendements. Chaque nouvel actif est un nouvel eldorado. <span style="font-weight:bold;">Hier les valeurs Internet, aujourd'hui les valeurs immobilières, la philosophie est la même. On ne regarde plus les fondamentaux économiques mais si le rendement d'un actif sera plus ou moins élevé.</span> Pourtant le marché immobilier a ses spécificités ; effet démultiplicateur ou aggravant, aux Etats-Unis, la capacité à s'endetter est liée à la valeur des biens. Ce que les économistes ont identifié comme étant « l'effet richesse » recèle de nombreux risques. Plus un bien prend de la valeur, plus on gagne, et plus on est autorisé et même invité à s'endetter... <br /><br />Enfin, dernière perversité du système, les ménages se voient offrir une gamme élargie de crédits : à taux variable, hybrides ou « ballons », ceux-ci sont de véritables « bombes à retardement » en cas de retournement du marché immobilier. Bombes dont les effets sur les ménages sont aisément prévisibles : impossibilité de rembourser l'emprunt contracté, expulsion au bout de trois mois d'impayés, saisie du bien, chômage, etc... En 2006, les taux pratiqués aux Etats-Unis étaient compris entre 3 et 4 %, en août 2007, ils étaient de 16%. <br /><br />La crise immobilière américaine aurait pu rester un problème « domestique » mais c'était oublier un peu vite le goût immodéré de la finance mondiale pour les crédits hypothécaires américains! <span style="font-weight:bold;">Ainsi est-on passé d'un problème à priori circonscrit aux Etats-Unis à une contagion généralisée du monde financier et bancaire mondial. Elle s'explique en grande partie par les choix mimétiques des acteurs de la finance mondiale qui achètent au même moment les mêmes actifs que leurs voisins, préférant encourir le risque d'une chute collective à celui d'une chute isolée...</span> <br /><br /><br /><a href="http://www.jean-jaures.org/">Lire la suite</a>...<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19843458-970998353696987074?l=ambidextre.blogspot.com'/></div>Nicolas Vignolleshttp://www.blogger.com/profile/05411687658701472115noreply@blogger.com0