tag:blogger.com,1999:blog-19244704.post-49430698313852588502007-12-26T23:21:00.000+01:002007-12-26T23:21:00.000+01:00Un petit ajout, la fin d'"Alice Au Pays Des Mervei...Un petit ajout, la fin d'"Alice Au Pays Des Merveilles" qui m'est revenue en voyant "Mon Voisin Totoro" :<BR/><BR/><I>Mais sa sœur resta assise sans bouger à l’endroit où sa cadette l’avait laissée, la tête appuyée sur une main, regardant le soleil se coucher, songeant à Alice et à ses merveilleuses Aventures, jusqu’à ce qu’elle aussi se mît à rêver tout éveillée. Et voici quel fut son rêve :<BR/><BR/>D’abord elle rêva de la petite Alice. De nouveau les petites mains furent croisées sur ses genoux, les yeux avides et brillants furent fixés sur les siens ; elle crut entendre le timbre même de sa voix, elle crut voir le petit mouvement de sa tête rejetée en arrière pour écarter les cheveux qui avaient la fâcheuse habitude de lui tomber sur les yeux ; et, tandis qu’elle écoutait, ou croyait écouter, il lui sembla voir s’agiter autour d’elle les créatures bizarres du rêve de sa petite sœur.<BR/><BR/>Les longues herbes se mirent à bruire à ses pieds tandis que le Lapin Blanc passait en hâte… La Souris effrayée traversa la mare voisine avec un léger clapotis… Elle entendit le bruit des tasses à thé du Lièvre de Mars et de ses amis, éternellement attablés devant leur éternel goûter, et la voix aiguë de la Reine ordonnant l’exécution de ses malheureux invités… Une fois encore le bébé-cochon éternua sur les genoux de la Duchesse, tandis que plats et assiettes s’écrasaient autour de lui… Une fois encore le cri du Griffon, le grincement du crayon sur l’ardoise du Lézard, les faibles soupirs des cochons d’Inde étouffés, remplirent l’espace, mêlés aux sanglots lointains de l’infortunée Simili-Tortue.<BR/><BR/>Elle resta ainsi, les yeux fermés, croyant presque être au Pays des Merveilles, tout en sachant fort bien qu’il lui suffirait de les rouvrir pour retrouver la terne réalité. L’herbe ne bruirait plus qu’au souffle du vent, et, seul, le balancement des tiges des roseaux ferait naître des rides à la surface de la mare… Le tintement des tasses à thé deviendrait le tintement des clochettes des moutons, les cris aigus de la Reine ne seraient plus que la voix du petit berger… Les éternuements du bébé, les cris du Griffon et tous les autres bruits étranges, se transformeraient (elle ne le savait que trop) en la rumeur confuse qui montait de la basse-cour, tandis que les meuglements lointains du bétail remplaceraient les lourds sanglots de la Simili-Tortue.</I>JMhttp://www.blogger.com/profile/00608068659879725796noreply@blogger.com