tag:blogger.com,1999:blog-187358302009-04-28T23:06:42.523+02:00Wide BoxDes photos et quelques petits textes encore malhabilestinemfouhttp://www.blogger.com/profile/16338197941347959992noreply@blogger.comBlogger71125tag:blogger.com,1999:blog-18735830.post-40535402863082868752009-04-05T15:01:00.002+02:002009-04-06T22:34:37.481+02:00nocturne agitéeUne ville plongée dans la nuit. Un homme qui vacille et erre sous la pluie.<br />Il marche le long des trottoirs mouillés avec en lui un vrac d'idées tout prêts à exploser.<br />Il est étranger, comme vous, comme moi. Il ne sait pas où il va.<br />Il sait lui, la solitude, les jours pluvieux, la colère noire, la tristesse féconde.Il trou la nuit de ses pas inépuisables, sous une cadence nerveuse guidée par ce qui à l'intérieur de lui se retient. Gangraine qui circule, oscille à travers chaque membre. Secoue son corps agité. Une douleur incisive ardente, une boule de feu dans le ventre.<br />Il passe les grilles des commerces fermés, croise les pas pressés des passants qui à cette heure de la nuit devraient être couchés. L'heure est celle des animaux qui devraient être enfermés. Ils devraient tous être couchés et ce n'est pas avec eux qu'il a envie de partager les trottoirs mouillés, de contourner les poteaux.<br />Ca se retient en lui, ça voudrait exploser et se diluer et comme cette pluie, rejoindre les caniveaux.<br />Il marche, marche, la pluie glisse sur son front brûlant sans perturber son agitation.<br />C'est une corde cassée, qui lance ses échos dissonnants dans les rues désertées.<br />Il défie le vide. Il n'a nulle part où aller. <br />Il va infatiguable, le cerveau en plein activité. <br />Ce n'est pas la pluie qui va l'arrêter.<br />Ni les recoins de la ville plongés dans l'obscurité.<br />Il va de son pas pressé vers ce qui pourra seul,l'arrêter.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18735830-4053540286308286875?l=tinemfou.blogspot.com'/></div>tinemfouhttp://www.blogger.com/profile/16338197941347959992noreply@blogger.com2tag:blogger.com,1999:blog-18735830.post-2886901685200904742009-03-25T23:41:00.001+01:002009-03-25T23:43:39.088+01:00Chaussures<a href="http://2.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/ScqzcpZHBUI/AAAAAAAAAUA/BOQIT6UHZY0/s1600-h/photo010.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 287px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/ScqzcpZHBUI/AAAAAAAAAUA/BOQIT6UHZY0/s400/photo010.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5317259614793172290" /></a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18735830-288690168520090474?l=tinemfou.blogspot.com'/></div>tinemfouhttp://www.blogger.com/profile/16338197941347959992noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-18735830.post-46845115850177175232009-03-24T22:19:00.004+01:002009-03-28T20:51:54.852+01:00<a href="http://3.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/Scqy8VWhNZI/AAAAAAAAAT4/UZLmgjfrIZo/s1600-h/Main+corps.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 337px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/Scqy8VWhNZI/AAAAAAAAAT4/UZLmgjfrIZo/s400/Main+corps.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5317259059657782674" /></a><br /><br /><br /><br />Ne pas voiler les jours avant d'avoir laissé s'échapper le passé<br />Ne pas tourner la page avant d'avoir laissé couler les mots<br />Défier le temps, sauter les saisons, faire les jours, les déshabiller.<br />Laisser les gribouillis sur la page s'évanouir en feuillets d'eau,<br />entamer les heures avant de les enterrer là où elles reposeront intouchables<br />les lettres sur pierre seules témoignent du temps qui s'écoule, vulnérable.<br />L'horreur des jours gris, des nuits noyées dans l'ennui.<br />Triste pour avoir senti le néant perçant de la mélancolie.<br />Laisse le temps comme meilleur amant glisser sur ton corps,<br />marquer l'empreinte sur ta chair des minutes qui la perforent,<br />pour y déloger l'ennemi, trouer l'instant,<br />gagner pas à pas la mesure de ses battements.<br />Laisse le faire, laisse le défaire pour toi,<br />le temps.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18735830-4684511585017717523?l=tinemfou.blogspot.com'/></div>tinemfouhttp://www.blogger.com/profile/16338197941347959992noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-18735830.post-70673900384632872072009-03-12T01:13:00.001+01:002009-03-12T01:23:08.867+01:00<a href="http://1.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SbhUx8pvQjI/AAAAAAAAATY/7QAOW6IftM0/s1600-h/canard.JPG"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 314px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SbhUx8pvQjI/AAAAAAAAATY/7QAOW6IftM0/s400/canard.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5312088977555014194" /></a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18735830-7067390038463287207?l=tinemfou.blogspot.com'/></div>tinemfouhttp://www.blogger.com/profile/16338197941347959992noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-18735830.post-4260007469874802092009-03-12T00:57:00.005+01:002009-03-25T23:38:57.711+01:00Le monde organique<a href="http://3.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SbhQlKuUlyI/AAAAAAAAATA/ON2-9nDfqsU/s1600-h/fleurs.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 244px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SbhQlKuUlyI/AAAAAAAAATA/ON2-9nDfqsU/s400/fleurs.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5312084359947523874" /></a><br /><a href="http://3.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SbhS9J7w9sI/AAAAAAAAATQ/oAr8J8zD3fM/s1600-h/poisson.JPG"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 238px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SbhS9J7w9sI/AAAAAAAAATQ/oAr8J8zD3fM/s400/poisson.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5312086971075589826" /></a><br /><a href="http://2.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/Scqx_0eK-5I/AAAAAAAAATw/RIcSMpOd-eA/s1600-h/cafard.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 263px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/Scqx_0eK-5I/AAAAAAAAATw/RIcSMpOd-eA/s400/cafard.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5317258020039359378" /></a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18735830-426000746987480209?l=tinemfou.blogspot.com'/></div>tinemfouhttp://www.blogger.com/profile/16338197941347959992noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-18735830.post-27954926557575937352009-03-11T23:02:00.009+01:002009-03-12T17:16:05.422+01:00Matinée<a href="http://2.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/Sbg1ldoWLMI/AAAAAAAAAS4/_VzQFvwm6fg/s1600-h/Windows.JPG"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 332px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/Sbg1ldoWLMI/AAAAAAAAAS4/_VzQFvwm6fg/s400/Windows.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5312054678208785602" /></a><br /><br />Les rayons d'une douce matinée ont percé mes volets pour lentement me réveiller. <br />Je me sors d'un sommeil agité, dévoré par les sueurs perlant sur mon front brûlant.<br />La nuit a enfin jeté sur la ville ses dernières heures et la voilà déjà agitée, je l'entends de l'autre côté.<br />Une paupière, puis une autre, aggripent les premiers rayons de la journée.<br />Je sens sous la couette tout près, quelques morceaux d'un mal insolent qui m'aura secoué tout la nuit.<br />De mes petits pas je tatonne le sol froid à la recherche des pièces morcellées de mes cauchemars passés en dessous, là où tout est flou et embrasé.<br />J'étais ligotée par le malin qui me serrait si fort au corps, si fort que je me sentais comme possédée.<br />Il a réussi à gagner mes nuits, lentement, lentement, il s'est glissé sous mes draps pour faire de moi la parfaite proie.<br />Mais ce matin tout est fini. Vide, je peux tenter d'attraper le fil de ma journée.<br />Le laisser seul sur mes draps, attendre la prochaine nuit où je reviendrais à lui.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18735830-2795492655757593735?l=tinemfou.blogspot.com'/></div>tinemfouhttp://www.blogger.com/profile/16338197941347959992noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-18735830.post-92118565450145954912009-02-08T17:25:00.012+01:002009-03-24T21:03:37.849+01:00<a href="http://4.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SbglM_qmOwI/AAAAAAAAASo/6vTZyNLCGTI/s1600-h/Mouse.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 334px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SbglM_qmOwI/AAAAAAAAASo/6vTZyNLCGTI/s400/Mouse.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5312036665662257922" /></a><br /><br /><br /><br />Un cercle de feu autour du corps carré, pesant.<br />Des fourmis grimpant au bout des doigts, <br />Comme par l'attaque hivernale du froid.<br />Voilà l'heure venue du dépendant <br />de chercher dans les rues le produit apaisant <br />d'apporter au temps son pochon de folie<br />quelque part caché dans les recoins sombres de la nuit.<br />Sans elle, il resterait absent fébrile et frissonnant<br />dégustant avec douleur à un maléfice provoquant.<br />Un corps comme vidé fait de nerfs ennoués,<br />d'un vrac d'idées enrolées, bloc de pensées embrasées. <br />avancer sur un sol jonché de verre<br />guidé par les fils d'un sortilège pervers.<br />Poison dans ses veines fatiguées,<br />hurle à l'intérieur la peur du prisonnier.<br />Le voilà traînant son butin de misère<br />pour enfin de voir déposer dans le creux des mains<br />le paisible d'un meilleur lendemain.<br /><br /><br /><a href="http://3.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SbgmNU9nGMI/AAAAAAAAASw/G5D3iUsNauw/s1600-h/Mushroom.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 334px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SbgmNU9nGMI/AAAAAAAAASw/G5D3iUsNauw/s400/Mushroom.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5312037770890778818" /></a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18735830-9211856545014595491?l=tinemfou.blogspot.com'/></div>tinemfouhttp://www.blogger.com/profile/16338197941347959992noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-18735830.post-15750232270805781062009-02-08T15:52:00.003+01:002009-03-11T02:20:16.723+01:00LES SAISONS<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18735830-1575023227080578106?l=tinemfou.blogspot.com'/></div>tinemfouhttp://www.blogger.com/profile/16338197941347959992noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-18735830.post-32221405389741241052009-02-08T13:42:00.006+01:002009-02-08T16:07:47.196+01:00Lettres du dimanche<a href="http://2.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SY7TnjPbcqI/AAAAAAAAARA/mz8ptO85pbI/s1600-h/Desk.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 334px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SY7TnjPbcqI/AAAAAAAAARA/mz8ptO85pbI/s400/Desk.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5300406487889965730" /></a><br /><br /><br />Page blanche <br />voit les jours un à un défiler. <br />Attend le paisible dimanche<br />pour observer les mots disparaîtrent sous le buvoir,<br />pour enfin voir couler, glisser, griffer l'encre noire,<br />témoigner de quelques traces du passé.<br />Expulser sur un rectangle de papier,<br />les lettres d'un poème, d'un récit.<br />Admirer les pages remplies en tas sur mon lit.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18735830-3222140538974124105?l=tinemfou.blogspot.com'/></div>tinemfouhttp://www.blogger.com/profile/16338197941347959992noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-18735830.post-22944097062965725122009-02-08T13:34:00.006+01:002009-02-08T18:14:53.843+01:00<a href="http://2.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SY7S81o-N8I/AAAAAAAAAQ4/NSsVc3Nubes/s1600-h/Meuble.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 333px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SY7S81o-N8I/AAAAAAAAAQ4/NSsVc3Nubes/s400/Meuble.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5300405754094565314" /></a><br /><br /><br />Tirroir d'un petit meuble en fer rouillé,<br />attend le doux printemps pour enfin se voir dépossédé,<br />d'un amat objets déchus par le temps.<br />Ne pas imiter la bourse avec son argent,<br />avide juste pour combler le vide.<br />Tous ces biblots inutilement capturés puis entassés<br />pesants à l'intérieur de cette boîte esquintée.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18735830-2294409706296572512?l=tinemfou.blogspot.com'/></div>tinemfouhttp://www.blogger.com/profile/16338197941347959992noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-18735830.post-54154886073442115242009-02-07T22:17:00.007+01:002009-02-08T18:36:22.552+01:00<a href="http://4.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SY7RI7GU-3I/AAAAAAAAAQw/IYYsD4_xPGs/s1600-h/terrain+vide.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 336px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SY7RI7GU-3I/AAAAAAAAAQw/IYYsD4_xPGs/s400/terrain+vide.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5300403762695043954" /></a><br /><br /><br />Des clics, des clacs, partir blanche. <br />Feuille d'Automne se décroche, prend la pluie, attrape les flocons.<br />Au soleil sèche, craque comme du verre.<br />Et s'achève en morceaux sur le sol d'hiver <br />dans l'attente d'un vent nouveau,<br />la fraîcheur d'une émotion, <br />qu'apporterait la venue d'une nouvelle saison.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18735830-5415488607344211524?l=tinemfou.blogspot.com'/></div>tinemfouhttp://www.blogger.com/profile/16338197941347959992noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-18735830.post-39875310496769629662009-02-06T04:55:00.005+01:002009-02-08T17:25:13.903+01:00triste singe<a href="http://1.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SY8EunflaWI/AAAAAAAAARQ/idHuz20QAOk/s1600-h/pieces.JPG"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 331px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SY8EunflaWI/AAAAAAAAARQ/idHuz20QAOk/s400/pieces.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5300460485360314722" /></a><br /><br /><br />Triste singe,<br />bois ta peine,<br />mes nuits ne t'appartiennent plus, <br />et tu ne possèderas jamais le monde.<br />A visage découvert, <br />le singe ne rit plus<br />le singe n'entend plus,<br />le singe ne voit plus<br />replié sur ses propres plaies.<br />Passé démon, passé trophée.<br />Passé qui pèse sur le petit singe maigrichon.<br />A entasser<br />On en trouve plus la force de soulever<br />Va, vol singe,<br />Retiens bien serré ton butin<br />Et part donc oncrétiser ton pacte avec le malin.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18735830-3987531049676962966?l=tinemfou.blogspot.com'/></div>tinemfouhttp://www.blogger.com/profile/16338197941347959992noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-18735830.post-74394323093649324162009-02-06T04:54:00.001+01:002009-02-06T05:19:39.140+01:00Mélancolie des vieux jouets<a href="http://1.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SYu6SyisvKI/AAAAAAAAAQY/IT7pag-7Scc/s1600-h/branches2.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 335px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SYu6SyisvKI/AAAAAAAAAQY/IT7pag-7Scc/s400/branches2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5299534218499243170" /></a><br /><br /><br />On dit la tristesse ou la mélancolie. <br />Mais au fond, n'est-ce-pas simplement les jours<br />qui courent et s'attrapent du bout de leurs heures?<br />Toutes ces nuits qui percent de la pointe des doigts nos abris<br />et prie nos âmes de trouver le courage de braver nos peurs.<br />De se laisser docilement bercer par la timide lune<br />et porter à la clareté du jour la voix de nos agitations nocturnes.<br /><br />Des rêves troubles, construits sur des larmes claires<br />reculées, cachées derrière cette ville trop agitée.<br />Des flux parasitaires transperçant la tiédeur de nos chairs.<br />Des jours flous, hantés par nos cauchemards.<br />Faible conscience ne déjoue pas les bruyants éclairs<br />illuminant l'inépuisable anxiété<br />de se voir s'envoler sans pouvoir déposer quelque part, <br />un bouquet d'images éclairées ou ternies.<br />Un bout de passé qui jauni sur papier,<br />pour chanter ceux que l'on a pu aimer,<br />griffonner ceux qui nous ont trahi. <br /><br />Les lumières ne prennent reflet que sur le translucide.<br />Mais à l'intérieur tout est bel et bien vide.<br />Ils sont partis avec leurs meubles boisés,<br />bourrés de ces archives d'un futur halluciné.<br />Ne me laissez pas croire que l'avenir est devant<br />car voilà longtemps que je ne vis plus au présent.<br />Niché derrière mes rideaux de fumés,<br />je ne fais que gratter sauvagement sur du papier<br />avec la vivacité du passé, les réserves faites sur vos curiosités. <br />J'emprisonne tous les mots restés coincés<br />par la pudeur embrasée des fruits du passé.<br /><br />Aujourd'hui paisible là où rien ne bouge,<br />adagio tempere, les notes murmurent <br />bloquées à lintérieur d'un rectangle fermé d'épais murs <br />la quiétude de nos journées ensoleillées,<br />hurlent, vacarme agité en pleine nuit,<br /> les jouissances du vécu, les angoisses de l'ennui.<br /><br />J'ai perdu sur le chemin mes rêves, mes larmes<br />Et dans la rosée de l'aube je baisse délicatement mes armes.<br />Le ciel embrûmé porte sur ses dégradés, quelques débris colorés<br />de tous ces jouets désormais par le temps usés, <br />qui hanteront et fleuriront mon éternité.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18735830-7439432309364932416?l=tinemfou.blogspot.com'/></div>tinemfouhttp://www.blogger.com/profile/16338197941347959992noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-18735830.post-56745479981897806482009-02-06T04:43:00.002+01:002009-02-06T05:14:07.492+01:00Silence...<a href="http://4.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SYu4-cVRTCI/AAAAAAAAAQI/-Q5OWYIUUaQ/s1600-h/Icea+Bottle.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 333px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SYu4-cVRTCI/AAAAAAAAAQI/-Q5OWYIUUaQ/s400/Icea+Bottle.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5299532769428327458" /></a><br /><br /><br />Sous son enveloppe d'absence,<br />il faudra gratter pour entendre.<br /><br />C'est un silence comme un ventre trop gourmand<br />qui aurait avalé trop de mots.<br />Une gorge tenaillée,<br />une langue gonflée.<br /><br />Creuser du vide<br />formé sur du saturé.<br />Trop de mots cachés, trop de lettres rattachées,<br /><br />Il ne tient qu'à toi, de vouloir<br />savoir.<br />Déterrer ces obscures présences.<br />Dénouer ces non-évidences.<br />Voler au silence, ses cordes vibrantes.<br />Celles qui finalement murmurent,<br />hurlent ou chantent <br />quelques vérités déguisées.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18735830-5674547998189780648?l=tinemfou.blogspot.com'/></div>tinemfouhttp://www.blogger.com/profile/16338197941347959992noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-18735830.post-47991211875372955622009-02-06T04:36:00.003+01:002009-02-06T05:16:38.501+01:00les instants sombres du pénitent<a href="http://4.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SYu5YGT-lFI/AAAAAAAAAQQ/aRpzwnHybDU/s1600-h/29+copy.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 396px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SYu5YGT-lFI/AAAAAAAAAQQ/aRpzwnHybDU/s400/29+copy.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5299533210193925202" /></a><br /><br /><br />A chacun de ces moments, la lumière semble avoir subtilement glissé vers des tonalités graves comme si crescendo, elle avait traversé la pièce pour venir se recueillir au pied de notre lit.<br />L'espace s'en retrouve réduit, ses limites aspirées, venues encercler la nudité de son corps.<br />Il jît là, en plein centre de ce cadre nourrit d'abîme; saint trop humain, héro au masque tombé, devant moi exposé sous sa fragilité la plus brute. Ecrasé par le poids de ses nerfs, de ses muscles et d'une chair bien trop épaisse pour n'être qu'une couverture.<br /><br />Seul sa peau résiste et s'agrippe aux derniers miasmes lumineux. Elle flotte pesante comme suspendue au dessus d'un ciel nébuleux.<br />Ma main glisse là où à l'intérieur reposent les pulsations d'une âme ébranlée. Et c'est toute impuissante que celle-ci vient recueillir sous sa paume les gémissements du pénitent. Rien ne peut pénétrer sous cette chaire pour l'y apaiser.<br />Son corps possédé, craque et se contorsionne. <br />Son visage aux traits tiraillés, grimace toute l'animosité de ce violent spectacle. <br />Il tente sous mon regard désarmé d'expulser les stigmates de violents secrets bien enfouis qui malgré tout acharnement ne sombreront jamais dans l'oubli. Ces fragments de souvenirs qui même ensevelis au plus profond sous d'innombrables couches de terre, ne cessent de vivre, de se faire revivre et de secouer par de violents échos, ce sol qui porte pourtant à la lumière du jour, les pierres gravées du repos.<br />Ils ressurgissent intacts, venus percer, trouer sa chair enflammée avec le même impact que celui du passé.<br />Le voilà aussi désarticulé et flexible qu'un pauvre pantin éxécutant sur la scène de ce lit couvert de draps en fouillis les mouvements endiablés d'une mémoire dépourvue de toute pitiée.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18735830-4799121187537295562?l=tinemfou.blogspot.com'/></div>tinemfouhttp://www.blogger.com/profile/16338197941347959992noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-18735830.post-89986264485720746432009-02-06T04:30:00.005+01:002009-02-08T18:10:28.416+01:00Avancer<a href="http://2.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SY8R1glmKfI/AAAAAAAAASQ/HVPOFh_E80g/s1600-h/Isla.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 333px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SY8R1glmKfI/AAAAAAAAASQ/HVPOFh_E80g/s400/Isla.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5300474897416727026" /></a><br /><br /><br /><br />La force s'est faufilée en dehors.<br />Ce corps reste planté au sol, aspiré par sa base. <br />Tendu luttant contre la loi inéluctable de la pesanteur . <br />Une force plus puissante que cette masse de chair laissée en chiffon, traînant ses membres lourds.<br />L'air qui l'enveloppe ne semble pas être le même celui qu'il aspire. <br />L'air qui le nourrit est un air pauvre. Asphyxie. <br />Il pèse sur ses muscles flottants.<br />Ce corps n'a plus de force, baigne dans un espace sans repères.<br />Il ne sait plus s'il doit avancer ou reculer, il ne sait trop où se diriger. <br />Il tourne en rond, en triangle, en toutes formes qui aboutissent toujours aux mêmes connections.<br />Un espace qui retient ce corps sous son quadrillage, au point négatif du temps. <br />Là où il se trouve, il est en proie à tous les dangers, poids de la lenteur ou immobilité. <br />Un virus en son noyau qui le tenaille et le conditionne à une pénible fragilité.<br /><br />L'important c'est parait-il d'avancer coûte que coûte alors il tente sous chacun de ses pas tremblants, d'y repousser un peu de frayeur. Il avance un peu titubant mais avance.<br />Alors ils verront eux tous, qu'il n'est pas ce prisonnier condamné à l'impuissance.<br />Peut-être même qu'au bout de quelques pas gagnés malgré la faiblesse et la fragilité et malgré que le vent n'ait pu l'y pousser, il gagnera la porte de sortie. <br />La liberté prendra le pas sur ses lourdeurs. <br />Il respirera, l'air que tous respirez, celui du sursis.<br />Son corps se réouvrira au monde avec voracité et curiosité.<br />Mais en attendant, il avance et rivalise avec ses peurs.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18735830-8998626448572074643?l=tinemfou.blogspot.com'/></div>tinemfouhttp://www.blogger.com/profile/16338197941347959992noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-18735830.post-78298449542411752502008-11-19T01:41:00.005+01:002008-11-19T01:55:18.185+01:00<a href="http://3.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SSNjqasMIoI/AAAAAAAAAPY/O9VqLH5TIMo/s1600-h/3+copy.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 390px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SSNjqasMIoI/AAAAAAAAAPY/O9VqLH5TIMo/s400/3+copy.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5270165569323934338" /></a><br /><a href="http://3.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SSNhg6dmo-I/AAAAAAAAAPQ/AB3LuRXz_O0/s1600-h/18+copy.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 395px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SSNhg6dmo-I/AAAAAAAAAPQ/AB3LuRXz_O0/s400/18+copy.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5270163207030744034" /></a><br /><a href="http://1.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SSNhOZVe9qI/AAAAAAAAAPI/BcB10jFP5Bw/s1600-h/21+copy.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 392px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SSNhOZVe9qI/AAAAAAAAAPI/BcB10jFP5Bw/s400/21+copy.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5270162888900671138" /></a> <br /><a href="http://1.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SSNhBND7p2I/AAAAAAAAAPA/cZBEYj2BBtk/s1600-h/20+copy.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 389px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SSNhBND7p2I/AAAAAAAAAPA/cZBEYj2BBtk/s400/20+copy.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5270162662267529058" /></a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18735830-7829844954241175250?l=tinemfou.blogspot.com'/></div>tinemfouhttp://www.blogger.com/profile/16338197941347959992noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-18735830.post-44413124745639469012008-11-19T00:08:00.008+01:002008-11-22T00:31:24.899+01:00Was it still Earth?<a href="http://4.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SSNf8rb89kI/AAAAAAAAAO4/7-7dnoIa798/s1600-h/23+copy.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 395px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SSNf8rb89kI/AAAAAAAAAO4/7-7dnoIa798/s400/23+copy.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5270161485010368066" /></a><br /><br /><br />Je me souviens d'une nuit qui s'était soudainement transformée en un sac de noeuds. Des péripéties de dernières minutes comme un dernier coup d'éclat avant de tout plaquer. Tremblante, angoissée j'avais bouclé mon sac à dos en un temps record. Il ne pouvait rien me manquer, ma tête, mes jambes, mon appareil photo, passeport et billets, ça n'était pas compliqué. <br />Je ne savais toujours pas ce qui me poussait à tenir entre mes mains ce passeport pour l'ailleurs. Il y avait quelque chose d'inquiétant et d'excitant à la fois d'aller chercher là-bas, sur un bout de terre coincé au Nord, la clé d'une porte déjà truffée d'autant d'énigmes.<br />A bord d'un taxi, j'ai troué la ville encore à cheval entre aube et nuit, à ces heures où personne ne pouvait m'appercevoir prendre silencieusement la fuite. J'ai filé à travers un labyrinthe parsemé de langues en verre et rapidemment gagné l'accès à une immense baie vitrée derrière laquelle miroitait ma belle bête des airs.<br />Un vol trop rapide par dessus les nuages puis soudainement un spectacle anormal. Etait-ce bien ici?<br />De là haut vu de par mon hublot, une étendue toute faite de terre craquelée. <br />Jamais la terre ne m'avait semblé plus réelle et organique. Si tremblante qu'aucun humain ne semblait pouvoir s'y loger.<br />Un vide inhabité fait de terre et de pierres et par endroit même d'étranges cheminées dont s'échappait un souffle chaud; partant de son noyau pour gagner les airs, laissant des soupirs enfumés, des traînées de désolation caresser lassivement sa chair.<br />Non, il ne pouvait pas y avoir de place pour un seul homme sur cette île, elle ne pouvait pas se trouver si près sur terre et semblait bien trop vivante pour se laisser dompter.<br /><br /><br /><a href="http://1.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SSNfoXJ2xZI/AAAAAAAAAOw/c7XipvrgWmY/s1600-h/38+copy.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 389px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SSNfoXJ2xZI/AAAAAAAAAOw/c7XipvrgWmY/s400/38+copy.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5270161135968372114" /></a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18735830-4441312474563946901?l=tinemfou.blogspot.com'/></div>tinemfouhttp://www.blogger.com/profile/16338197941347959992noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-18735830.post-35106532587253148492008-11-02T20:39:00.002+01:002008-11-02T20:44:55.587+01:00Quietely sitting in the curve of the skyline<a href="http://1.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SQ4CNMDYqtI/AAAAAAAAAOg/L64Fb0d31F8/s1600-h/25+copy.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 394px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SQ4CNMDYqtI/AAAAAAAAAOg/L64Fb0d31F8/s400/25+copy.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5264147440039668434" /></a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18735830-3510653258725314849?l=tinemfou.blogspot.com'/></div>tinemfouhttp://www.blogger.com/profile/16338197941347959992noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-18735830.post-535750237484102852008-11-02T03:10:00.008+01:002008-11-29T01:42:21.463+01:00The growling of the earth<a href="http://2.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SQ0Miz-3afI/AAAAAAAAANw/PHvaFYlm89M/s1600-h/24+copy.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 395px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SQ0Miz-3afI/AAAAAAAAANw/PHvaFYlm89M/s400/24+copy.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5263877331674950130" /></a><br /><a href="http://3.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SQ1TZMbXY6I/AAAAAAAAAOI/P012jux1KCM/s1600-h/13+copy.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 396px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SQ1TZMbXY6I/AAAAAAAAAOI/P012jux1KCM/s400/13+copy.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5263955231763817378" /></a><br /><a href="http://3.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SQ1SyvPx9UI/AAAAAAAAAOA/gBEh45tSoKU/s1600-h/1+copy.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 393px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SQ1SyvPx9UI/AAAAAAAAAOA/gBEh45tSoKU/s400/1+copy.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5263954571095569730" /></a><br /><a href="http://3.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SQ0M5SHeSBI/AAAAAAAAAN4/n989U-8J1n8/s1600-h/2+copy.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 394px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SQ0M5SHeSBI/AAAAAAAAAN4/n989U-8J1n8/s400/2+copy.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5263877717721237522" /></a><br /><br /><br />-Some pictures here dedicated to all the passengers I've met on the road in Iceland -<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18735830-53575023748410285?l=tinemfou.blogspot.com'/></div>tinemfouhttp://www.blogger.com/profile/16338197941347959992noreply@blogger.com1tag:blogger.com,1999:blog-18735830.post-78889585375136964582008-11-02T01:14:00.004+01:002008-11-02T08:20:58.997+01:00<a href="http://4.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SQ1UuORUwqI/AAAAAAAAAOY/yAEKDUyyqNE/s1600-h/36+copy.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 392px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SQ1UuORUwqI/AAAAAAAAAOY/yAEKDUyyqNE/s400/36+copy.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5263956692547453602" /></a><br /> -Iceland 2008-<br /><br /><br />She had found a way to escape.She'll have to go or she'll die. It had become as radical. She'll have to carefully organize every option, it was as to dig like if she was a fugitive.<br />She has made such beautiful dreams about being encircled by cold blue lowlands.<br /><br />She was going up and down on small hills with her little steps with no fear stocked inside her, she was a child. <br />There was a group of five other small kids with her, they were all submerged in the middle of this naked skyline.<br />Her face was scanning the air and discovered a full light, round and colored. These warm sensation on her skin drove her in a soft ecstatic state.<br />As she walked, she was pulled out of reality, drowned into the sublime of virginal spaces. It couldn't be true, this light, this landowning fragility.<br />Each of them at their own rythm tasted this walk without any anxiety, they were left by themselves, lost, but here, freedom was the most powerfull emotion they could feel. Those little survivors followed their way without no daring to speak in the fear to fluster the fullness, the blessed order in which they bathed.<br />Just before her waking seized her out of this fairy painting, their path ended on a .......It was still the daybreak and there was orphans inside who were still sleeping. At the first waking movement, they will ask for asylum. But they knew that there was no place to chance in what they were living.<br />Where they came from, they were unable to remember it. Where they were going, only their instinct could give them a clue. <br />There was a casserole from which still frees some smokes. They all felt charmed by the perspective of a meal.And it's when she threw three crabs inside the boiled water that her eyes roughly opened themselves.<br /><br />It wasn't only a dream, all of what had just taken place was as real as this bed in which she was parachuted, as this city she will soon have to cross, this tarmacked daily life she'll have to live.<br />Her sleep had driven her into a connection with her primitive inside. She understood at her waking the real meaning of the freedom's word.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18735830-7888958537513696458?l=tinemfou.blogspot.com'/></div>tinemfouhttp://www.blogger.com/profile/16338197941347959992noreply@blogger.com1tag:blogger.com,1999:blog-18735830.post-19193750595587806022008-09-10T13:39:00.002+02:002008-11-02T01:52:11.571+01:00Better dreaming than being awake...<a href="http://1.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SQz5LhMACFI/AAAAAAAAANo/_OcW7guCVRI/s1600-h/img001.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 317px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SQz5LhMACFI/AAAAAAAAANo/_OcW7guCVRI/s400/img001.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5263856040771848274" /></a><br /><br />Sometimes...yes. Don't you think?<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18735830-1919375059558780602?l=tinemfou.blogspot.com'/></div>tinemfouhttp://www.blogger.com/profile/16338197941347959992noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-18735830.post-7630483793734541702008-07-28T23:48:00.003+02:002008-08-19T02:16:49.829+02:00Bouche affamée<a href="http://3.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SKoQy_qDIXI/AAAAAAAAAJQ/6EoNTWATdks/s1600-h/tissus+copy.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SKoQy_qDIXI/AAAAAAAAAJQ/6EoNTWATdks/s400/tissus+copy.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5236015985038926194" /></a><br /><br /><br />C'est un drôle de jeu. A la poursuite de tous ces pas qui s'élancent en tout sens, s'interfèrent, s'entrechoquent.<br />Des profils en profusions, un chahut d'expressions.<br /> J'attends l'impact avec cet inconnu qui tente de dissimuler sa curiosité, passager des routes toutes tracées.<br />Sache que je suis ma propre nocivité.<br />Je suis un vide comme une bouche affamée.<br />Je suis l'abondance, le surpoids, cette grosse masse qui se construira sur ton fouillis, ces objets laissés en liberté, toutes ces marques qui dévoilent sous des lumières bavardes, quelques échantillons de ton identité.<br />Tout compte fait, tu verras, je n'aurais fait que passer.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18735830-763048379373454170?l=tinemfou.blogspot.com'/></div>tinemfouhttp://www.blogger.com/profile/16338197941347959992noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-18735830.post-14745905943337275042008-07-28T23:13:00.006+02:002008-11-19T05:02:58.462+01:00Toutes les volontés de Morphée<a href="http://4.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SSOP7SqNSvI/AAAAAAAAAP4/NPgvag2F1Us/s1600-h/5+copy.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 394px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SSOP7SqNSvI/AAAAAAAAAP4/NPgvag2F1Us/s400/5+copy.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5270214237737536242" /></a><br /><br /><br />Elle avait trouvé un plan de sortie. Elle irait ou elle mourrait. C'était devenu aussi définitif. Il lui fallait organiser point par point chaque option, c'était comme creuser des tunnels à la manière des fugitifs. Ce plan devait fonctionner coûte que coûte. <br />Elle les avait rêvé ces plaines bleues froides valloneuses. <br />Elle montait descendait de ses petits pas qui ne craignent rien, c'était une enfant. Accompagnée d'un groupe de cinq autres modèles réduits, elle se retrouva subitement immergée au beau milieu de cet horizon nu. Son visage scrutant les airs, il fût surpris par une lumière pleine, ronde et colorée. Ces chaudes caresses conduisaient son esprit vers un état de douce euphorie. <br />Plus elle avançait, plus la beauté virginale de l'espace l'écartait de la réalité, ça ne pouvait tout bonnement pas être vrai, cette lumière, cette fragilité terrienne. <br />Chacun a son rythme goûtait cette marche sans l'ombre d'une angoisse, ils étaient seuls, perdus mais ici, la liberté prenait le dessus sur toute autre émotion. Ces petits survivants poursuivirent leur chemin sans qu'aucun n'ose prendre la parole de peur de troubler la plénitude, l'ordre sacré dans lequel ils baignaient. <br />Juste avant que son réveil ne l'empoigne hors de ce décor, ils tombèrent sur un refuge. C'était encore l'aube et ses occupants, des orphelins comme eux étaient encore assoupis. Une marmite stationnait sous le proche du refuge. Ils décidèrent alors de partager ensemble un repas. Aux premiers signes d'éveil, ils iront demander l'asile mais aucune crainte ne semblait se ressentir. Ils le savaient, le hasard n'existait pas. <br />D'où ils venaient, ils en étaient incapable de se le rappeler, où ils allaient, seul l'instinct leur donnait réponse. Cet abri noyé dans ce désert de glace était donc leur maison d'accueil.<br />Les premières fumées se dégagèrent de la marmite. La perspective d'un repas comblait toute attente. Et c'est lorsque qu'elle jeta trois crabes dans le bouillon que ses yeux s'ouvrirent. <br /><br />Ce n'était pas qu'un rêve, tout ce qui venait de se dérouler était aussi réel que ce lit dans lequel elle avait été parachuté, que cette ville qu'elle allait devoir traverser, ce quotidien bitumeux qui n'allait de nouveau pas l'épargner. <br />Son sommeil l'avait conduit au dialogue avec son intérieur primitif. Elle comprit à son réveil le réel sens du mot liberté.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18735830-1474590594333727504?l=tinemfou.blogspot.com'/></div>tinemfouhttp://www.blogger.com/profile/16338197941347959992noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-18735830.post-8120779159580108682008-07-16T16:30:00.009+02:002008-12-11T03:18:27.200+01:00Histoire d'un portrait I:<a href="http://1.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SH4rsnuak3I/AAAAAAAAAI4/A0mCfhbcJ3U/s1600-h/Beaver.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_lBoagNgsXn8/SH4rsnuak3I/AAAAAAAAAI4/A0mCfhbcJ3U/s400/Beaver.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5223660663374254962" /></a><br /><br />J'étais l'étrangère de passage. La feuille blanche à remplir dans l'attente de rencontres ponctuelles qui passeront aussi vite qu'elles se logeront sous la couverture du passé. Des personnalités comme des petites lettres sur un carnet qui se sont révélées riches et entières.<br />Ici le portrait de Beaver, croisé à plusieurs reprises entre conversations paisibles et euphories kétaminiennes. <br /><br />Si l'on organisait un absurde classement social des individus, Beaver serait un « personnage ». Celui dont le charisme n'échappe pas aux foules qui prennent un malin plaisir à l'observer le regard rond comme des billes. Il attire la fascination par ses gestes libres d'excès et ses expressions ouvertes. Avec ses rondeurs, il gagne une certaine docilité qui le rend accessible aussi bien que toute confiance lui soit accordée d'entrée de jeu. Les gens viennent, tentent de le toucher, mais Beaver n'est pas un personnage de foire, ni un objet de divertissement, il se livrera ou préfèrera bondir et laisser son corps s'exclamer sous les sons, devenir semi-imperméabilité. <br /><br />Je devais être sur un siège placé au dessus des nuages, mais le sort en aura fait autrement et vingt quatre heures supplémentaires me seront livrées de force pour adresser mes adieux à Montréal. Fred mon colocataire me retrouva assise sur le canapé du salon quelques heures après mon soit-disant départ. Il ne me demandera pas d'explications et se contentera de secouer la tête en souriant ( Sous entendu « Ahhhhh, avec toi, ça ne s'arrête donc jamais »). <br />Il lancera donc le programme: un concert accompagné de quelques verres de whisky. Aussitôt, nous nous lançâmes à l'assaut des -30°C extérieurs. La soirée se passera et nous croiserons Beaver qui apprendra mon départ. L'excuse sera attrapée au vol pour prolonger la nuit et la transformer en une seconde journée à partager en trio sous l'ordre de la célébration. <br />Beaver partira à la chasse aux drogues, Fred lui, accoudé au bar à l'alcool. Une fois les ingrédients réunis sur la table, Beaver se lancera dans toutes sortes de curiosités bavardesques, des noeuds de phrases sortiront spontanément avec une telle habilité que presque chacunes d'elles me voleront un fou rire. Oui c'est certain, le ridicule ne tue pas. Lorsque la musique se coupera brutalement au milieu de notre conversation (nous porterons bien évidemment le chapeau de cet incident technique), il hurlera les plus crédibles insanités d'un naturel déconcertant. Ses impulsions verbales indisciplinées n'échapperont à aucune paire d'oreilles environnante. "Quelle joyeuse bande de crackheads". Le gérant du bar débarque avec pour mission d'éradiquer ce qu'il croit être une situation de débordement.<br />Acte de barbarie!!! <br />Peu importe, personne ne se sentira l'âme d'un justicier... nous nous mettrons donc sur la route de la maison, à l'abri des préjugés qui cèdent à la facilité. <br /><br />Le lendemain, je retrouvais Beaver sur le canapé. Quelques vapeurs nocturnes perceptibles sur ses traits du visage. Il deviendra ma boule anti-stress de mes derniers instants sur Montréal. <br />Lorsque l'échange se fait aussi naturellement auprès d'un inconnu, c'est là signe d'une entente qui n'a besoin d'aucun morceau de passé pour naître librement. J'ajoutais là une dernière carte à mes portraits de famille. Ce départ repoussé prendra presque un sens, une signification réelle au fur et à mesure de sa présence à mes côtés . Il s'avèrera être le compagnon idéal pour m'aider à refermer mes valises, chasser au mieux l'angoisse du retour et partager avec moi un repas au chinois à trois sous du coin. Nous échangeâmes notre satisfaction à passer ce court temps à glisser des mots l'un d'en l'autre.<br /><br />Le dessert a pointé son nez, le moment venu d'éventrer un fortune cookie avant d'en finir pour de bon. Son message à l'intérieur m'adressa ces mots: <br />« le meilleur prophète du futur est le passé »<br />Ensuite le temps s'est arrêté, j'ai décollé vers le futur avec comme bribe du passé, ces mots recrachés, ces instants et ce portrait.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18735830-812077915958010868?l=tinemfou.blogspot.com'/></div>tinemfouhttp://www.blogger.com/profile/16338197941347959992noreply@blogger.com0