<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss'><id>tag:blogger.com,1999:blog-1851945942581104102</id><updated>2009-11-08T16:14:59.202+01:00</updated><title type='text'>Baisers rouges sur Lèvres noires</title><subtitle type='html'>Nous allions, contemplant dans l'onde
Et dans l'azur
Cette lune qui jette au monde
Son rayon pur,

Et qui, d'en haut, sereine comme
Un front dormant,
Regarde le bonheur de l'homme
Si doucement !</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default?start-index=26&amp;max-results=25'/><author><name>Lineyl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08702051490416808257</uri><email>lineyl@hotmail.fr</email></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>145</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1851945942581104102.post-2816820953332792652</id><published>2009-11-04T12:03:00.003+01:00</published><updated>2009-11-04T12:42:02.013+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rêveries'/><title type='text'>Lullaby</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(204, 153, 51);"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Peut-être que ça ne veut plus rien dire, alimenter encore ce blog mort-vivant. Mais il y a quelque chose aujourd'hui dans l'air, dans la musique dont se remplit ma chambre, qui oblige les choses à être belles, ma bouche à sourire, et mes doigts à écrire. Alors que ce soit peine perdue, renaissance avortée, bref sursaut de foi... peu importe, moi j'ai quelque chose qui bourdonne à l'intérieur, ce matin, et qui veut sortir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était un repos paisible, entrecoupé de rêves ; je reprenais mon souffle entre deux tourbillons d'images. Ma tête était ballotée d'univers en univers, et j'aimais me débattre contre ces étreintes qui vous chatouillent bizarrement, où le monde change de sens et les perspectives se cassent la gueule. Et puis il me sembla qu'on me tirait ailleurs, je sentis mes défenses se rompre et mon corps inconsistant traverser des brumes. Ça courait, autour de moi. Je remuais étrangement. Je m'aperçus que, moi aussi, je m'étais envolée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y avait qu'une étendue grise en-dessous de moi, mais elle était loin, bien loin en bas. Je tendais les bras vers l'avant, mes cheveux me cachaient parfois la vue, emmêlés devant mes yeux. Je ne contrôlais rien, tout semblait flotter, moi et les autres, moi et le monde ; en même temps, la vitesse était telle que mes mains se crispaient instinctivement pour agripper quelque chose. Pourtant je n'avais pas peur, parce que j'étais légère, que je montais toujours plus haut, et que le soleil était au bout de l'horizon, rond et rouge comme une pomme bien mûre. Sur mes lèvres entrouvertes se peignait la couleur du couchant ; je rigolais sans savoir pourquoi, goûtant un enthousiasme d'enfant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, quand tout s'éteint et que le rêve m'abandonna, je clignai plusieurs fois des yeux pour chasser l'éblouissement. Le jour, au-dehors, s'ébrouait, et je souris à la vue des gouttelettes de lumière traversant les volets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je remontai la couette me blottis dans les restes de mes fééries nocturnes.&lt;br /&gt;Tu dormais à côté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'était rien qu'un réveil un peu tendre et naïf, rien qu'une envolée de rires étouffés vers la promesse d'une belle journée. C'était chaud, agréable, ça sentait bon et ça décoiffait les têtes encore pleines de sommeil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelque chose comme un grain de bonheur égaré sur le coin d'un oreiller.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1851945942581104102-2816820953332792652?l=baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/feeds/2816820953332792652/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=1851945942581104102&amp;postID=2816820953332792652&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/2816820953332792652'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/2816820953332792652'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/2009/11/lullaby.html' title='Lullaby'/><author><name>Lineyl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08702051490416808257</uri><email>lineyl@hotmail.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11514162714101834100'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1851945942581104102.post-2469033543737896658</id><published>2009-08-25T19:01:00.003+02:00</published><updated>2009-08-25T20:20:16.463+02:00</updated><title type='text'>---</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;J'ai cru un instant que tout allait bien. Le ciel ne me refusait pas un sourire, les lumières de la ville s'approchaient des fenêtres pour s'y chamailler. J'ai cru un instant que tout allait bien, dans la chaleur moite des draps d'été où tu n'étais pas. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;C'est une larme qui m'a noyée aux trois premières notes. Et les reflets des autres au dehors se sont faits durs. Ma voix s'est brisée ; j'ai étouffé mes mots.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Mon coeur s'est fendu comme le plus triste des refrains.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1851945942581104102-2469033543737896658?l=baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/feeds/2469033543737896658/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=1851945942581104102&amp;postID=2469033543737896658&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/2469033543737896658'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/2469033543737896658'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/2009/08/blog-post.html' title='---'/><author><name>Lineyl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08702051490416808257</uri><email>lineyl@hotmail.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11514162714101834100'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1851945942581104102.post-2861402871457909914</id><published>2009-07-05T11:49:00.008+02:00</published><updated>2009-07-21T17:58:54.660+02:00</updated><title type='text'>Pleines</title><content type='html'>&lt;a style="color: rgb(51, 153, 153);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SmXlnzoEpEI/AAAAAAAAEFk/Wxr5JqF1U1U/s1600-h/desert_blues_by_utopic_man.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SmXlnzoEpEI/AAAAAAAAEFk/Wxr5JqF1U1U/s400/desert_blues_by_utopic_man.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5360943403490387010" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(51, 153, 153);"&gt;Tout s'était figé bien trop longtemps. Plus le moindre tremblement ne venait ébranler la carcasse rouillée du train qui, tel un long cadavre éventré, avait échoué, branlant, à quelques mètres de la voie ferrée. Le vent jouait dans les orifices de la machine creuse. Un siège, tendu d'un tissu à fleurs mauves, pointait hors d'une vitre noyée de poussière blanche - cette poudre étouffante qui tapissait les chemins clairs mordant la campagne environnante. On eût dit le haussement d'un sourcil nonchalant au dessus d'un orbite vide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je posai mes bagages contre un essieu rouge. Mes doigts, glissant sur l'âpreté du métal, goutèrent la couleur ocre qui s'effritait en miettes sèches. Je portai mes doigts à mon visage. L'odeur du fer trop vieux se mêlait à celle de l'été assoiffé. Je fis quelques pas contre le flanc du wagon déchiqueté. Ma chemise maculée de sueur laissa des filaments de coton blanc en arrière ; le vieux monstre, presque fossilisé, claquait encore des mâchoires dans un frémissement pathétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'approchai de la locomotive, esquivant les chardons qui éraflaient les pierres. Il me sembla entendre les derniers souffles d'une cloche qu'on ébranlait, suivis d'un froufrou indistinct - le grondement des voix des passagers, l'agitation nerveuse des mains se pressant vers les bagages, et les rires des gamins débordant des vitres abaissées, à cause de la chaleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme je m'adossais, sans gêne, au cadre vide de la portière, le soleil tremblota une infime seconde. Un cumulus égaré le heurta par mégarde et il s'ébroua, à peine irrité. Simple habitude, simple frisson sans passion contre la vie qui existe sans nous. Simple manifestation d'une volonté propre - "Je suis là, vous ne m'oublierez pas sans moi".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi non plus, on ne m'oublierait pas. Certes, inconnu, invisible, j'avais passé les trois derniers mois à osciller dans l'ombre, en quête des monuments d'une ère mourante ; à la recherche des vieux cadavres qui, parce que personne ne leur prête assez d'attention pour les enterrer définitivement, demeurent avec nous. Trois semaines déjà que je foulais le sol désertique d'une contrée peuplée d'objets à demi-morts, prêts à se gorger de l'oubli du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma quête se refusait à choisir son but. Elle me traînait négligemment d'un cimetière à l'autre. Mes mains, mes vêtements, mes pensées étaient en permanence couverts de cette poussière collante qui sent la mort et l'éternité. J'avais vu des immeubles mutilés, des océan de béton immobiles, insensibles aux vagues fébriles d'une civilisation cherchant à renaître. J'avais admiré des tunnels luisant des clartés du cercueil, désertés, mais incapable de disparaître, chargés trop lourdement par ce vide qu'ils creusaient dans la terre - ce vide par lequel ils continuent à exister, malgré eux. J'avais croisé des tombes sans nombre, certaines à peine refermées offraient au ciel jaune le spectacle d'une terre hérissée d'ossements. Bref, j'avais navigué sur ce globe terni portant un linceul desséché, trouvant dans ce spectacle un plaisir inouï.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le train  gémissait derrière moi. Le vent continuait de torturer ses membres osseux et malades. Je compris qu'il fallait que je m'arrête ici. L'horizon trop lisse, trop parfait, me narguait, au fond de la plaine. Il me nouait la gorge, comme toujours, avec sa grimace moqueuse. Sardonique. Alors, brandissant ma main droite grêlée de coupures brunes, je levai le majeur avec une franchise éclatante. Je fis un doigt d'honneur à cette immensité qui me dédaignait, qui s'amusait de ma finitude. Je l'envoyai chier et gueulai à la face de la terre trop nue, trop fade, trop laide, que j'avais fini de chercher sa beauté perdue. Qu'elle ne me verrait plus courir à la recherche de ses mystères d'avant, de ses plaisirs morbides. Que je posai là mes bagages. Et qu'elle n'aurait plus, sur son ventre frémissant, lubrique, mes pas hasardeux pour la frôler, mon regard égaré pour dessiner ses formes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir tomba vite, sans cérémonial. Les étoiles clignotèrent un peu avant de se figer dans l'abîme. Le noir gagna la voûte du ciel par à-coups, en tâches inégales. Toujours ce foutu bordel qu'on ne pouvait maîtriser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serré dans les bras de la vieille locomotive, mes espoirs éparpillés à terre entre les tiges brisées, je respirais l'absence qui moutonnait près du train. Il n'y avait personne. Il n'y aurait plus jamais personne. Rien qu'une succession de débris déjà enserrés dans le néant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sortis une plume. L'extrémité en était rouge. J'écrivis deux mots sur la dernière page de mon carnet. L'encre était écarlate - c'était mon propre sang, à peine chaud, que j'étalais sur la page encore vierge où s'agitaient mes derniers possibles. Je ne pouvais rien faire d'autre. Puisqu'il n'y avait plus rien à secourir, puisqu'on avait déserté ma terre, j'embrassais moi aussi l'immobilité. J'assisterais au déclin de mon monde, décrivant les nuances du crépuscule épousant les reliefs noirs, les océans gris et comateux, les plaines affamées et flasques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'écrivis deux mots, menteurs. Deux mots auxquels je ne pouvais croire, moi qui présidais à la disparition de tout, moi qui assistais à l'abandon de la matière. Deux mots qui, pourtant, me firent du bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"De retour".&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1851945942581104102-2861402871457909914?l=baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/feeds/2861402871457909914/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=1851945942581104102&amp;postID=2861402871457909914&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/2861402871457909914'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/2861402871457909914'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/2009/07/pleines.html' title='Pleines'/><author><name>Lineyl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08702051490416808257</uri><email>lineyl@hotmail.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11514162714101834100'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SmXlnzoEpEI/AAAAAAAAEFk/Wxr5JqF1U1U/s72-c/desert_blues_by_utopic_man.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1851945942581104102.post-7552274255829659625</id><published>2009-05-30T10:05:00.005+02:00</published><updated>2009-05-30T10:35:47.855+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rêveries'/><title type='text'>En souvenir du bon vieux temps</title><content type='html'>&lt;a style="color: rgb(51, 51, 255);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SiDvNoEYdKI/AAAAAAAADXk/ts9EowPVEAU/s1600-h/478848388_b25cf88996_b.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SiDvNoEYdKI/AAAAAAAADXk/ts9EowPVEAU/s400/478848388_b25cf88996_b.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5341532175434544290" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Impossible que tout se mélange à ce point, que le sentiment, la mémoire et l'intelligence ne soient plus capables de faire le tri, de disposer avec élégance les objets, là-haut, sur le mur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leurs silhouettes noires sur le dos de la lune formeraient des découpages d'enfants, en carton sombre, que l'on verrait plier sous le souffle de juin à peine né. On distinguerait, parmi les ours en peluche et les cubes pour jouer, des visages masculins, aux pommettes hautes, des cheveux ébouriffés allongeant le papier en longs filaments de coton.&lt;br /&gt;Je suis sûre qu'il y aurait, sur le mur de mes aventures, chevauchant la muraille de mon souvenir, des silhouettes évanescentes, infiniment recomposées par le regard. Quelque forme aléatoire pour signifier le rire, et de grosses larmes artificielles, comme des pendentifs d'argent, où l'on verrait mes larmes. La passion, l'obsession qui vous noue le ventre, ça je ne saurais pas où les trouver. Peut-être dans les vides entre les personnages de mon théâtre intérieur ; sûrement dans ces moments d'absence qui font si mal et nous trouent si largement, passant sur nos précautions avec chars et chenilles. En toute dévastation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'heure où ne restent que les mots, les conversations nourries de café et de chocolat ainsi que les dernières photos papier d'une ère passée au numérique pour ressusciter les morts, je ne sais que faire de tout ce bardas. J'ignore s'il vaut la peine qu'on le regarde sous tous ses formes, qu'on y démêle le bon du mauvais, les réussites des échecs, la vérité des illusions perdues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je porte mes pions sur mon dos, tel la Chimère de Baudelaire ; je porte l'échiquier et l'ensemble des parties jouées - avec les autres, avec moi-même, avec ma vie. Impossible de se souvenir de chaque coup. Pourtant il est des fulgurances brutes, violentes, qui parfois remuent l'esprit au croisement de deux rues, lorsque l'on se rappelle... un pion habilement avancé, une reddition honorable, un quatre main au piano (où l'on joue à deux).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors faut-il continuer à se joindre à l'entassement ? Je ne puis m'en défaire. J'y puise la force de ce qui est, ou a été ; c'est une solidité à laquelle je ne peux renoncer. Peu importe que certaines fondations soit véreuses. Il y en a toujours un pour rattraper l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce sont les gens que je préfère. Ce sont les gens qui sont les plus beaux, dans tout ce bordel que je traîne derrière moi. Certains sont devenus anonymes depuis longtemps, ont le visage floutés et vacillent au seuil de l'existence. D'autres, au contraire, se sont trop souvent trouvés confrontés à mon raisonnement et mon observation, pour n'avoir pas souffert des affres de la caricature. J'ose espérer que certains, certaines, passeront en moi pour y rester, avec tout ce qu'a d'imperceptible, d'insaisissable, et d'indéniablement certain la plus petite de nos vérités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être faudrait-il mettre un "amen" à la fin de nos cogitations. Mais notre voeu n'a pas été formulé. Il nous en reste encore trois. Il nous en restera toujours trois, parce que nous chercherons jusqu'au bout la formule parfaite, le truc pour tricher, le choix à ne pas regretter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et cette quête, c'est notre vie même. Il n'y a ni bonheur ni plénitude de toute éternité pour toute l'éternité. Nous n'avons affaire à qu'à mouvement, recul, avancée. Je vois le monde entier galérer sur le fil de l'équilibriste, avec plus ou moins de talent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est bien plus beau que de marcher au sol. Après tout, le gain est proportionnel la mise. Nous n'avons rien à perdre à monter plus haut, sur les ailes du rêve et du pari.&lt;br /&gt;La longue traîne de ce que nous avons vécu pendouillera derrière, avec noblesse et ridicule. L'important est de ne pas se prendre les pieds dedans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(pix: Acrobat, Celeste, flickr)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1851945942581104102-7552274255829659625?l=baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/feeds/7552274255829659625/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=1851945942581104102&amp;postID=7552274255829659625&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/7552274255829659625'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/7552274255829659625'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/2009/05/en-souvenir-du-bon-vieux-temps.html' title='En souvenir du bon vieux temps'/><author><name>Lineyl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08702051490416808257</uri><email>lineyl@hotmail.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11514162714101834100'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SiDvNoEYdKI/AAAAAAAADXk/ts9EowPVEAU/s72-c/478848388_b25cf88996_b.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1851945942581104102.post-8935761347726798782</id><published>2009-05-25T20:41:00.008+02:00</published><updated>2009-05-25T21:26:04.285+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rêveries'/><title type='text'>Mots et merveilles</title><content type='html'>&lt;a style="color: rgb(204, 0, 0);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/ShrwYSCjTAI/AAAAAAAADXc/nZ8-eaDSslE/s1600-h/1611915011_4420c20b4d_b.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 268px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/ShrwYSCjTAI/AAAAAAAADXc/nZ8-eaDSslE/s400/1611915011_4420c20b4d_b.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5339844608151211010" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(204, 0, 0);"&gt;"Ce serait plus simple si je n'avais rien dit."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rien dit, rien dit, rien dit&lt;/span&gt;... Mais à répéter ces mots dans ta tête, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;Nathan&lt;/span&gt;, tu ne changeras rien. Tu crois qu'avec tes petites phrases et tes répétitions à deux balles, tu peux gommer ce qui a fait mal, ce qui s'est enfoncé dans les autres, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;à cause de toi&lt;/span&gt; ? Finalement, c'est encore toi que ça gêne le plus, tous ces &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;non-dits&lt;/span&gt; et ces regards froissés. Bah oui, faut qu'on s'évite. Qu'on évite de se heurter, ça tu le sais, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;Nathan&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors arrête de ressasser, tu l'as faite, ta boulette. Ne sois pas stupide au point de croire que tes mots n'ont fait que passer, effleurer. &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;Ça&lt;/span&gt; arrache la peau, des trucs comme ça, ça vous érafle l'âme, tout au fond. C'est pas difficile à comprendre. Tu voulais qu'elle s'en aille, sans rien dire ? Qu'elle garde ses larmes pour plus tard, sur l'oreiller ? Oh mais &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;rassure-toi&lt;/span&gt;, il y en aura assez, des petites gouttes de cristal, pleines d'amertume et de désespoir. Il y en aura toujours. Alors il faudra bien que tu supportes celles-là, qui ne sont que pour toi. Tu lui dois bien ça. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;Rappelle-toi&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;si tu n'avais rien dit&lt;/span&gt;... Oui mais voilà. Tu n'as pas su te tenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;maintenant,&lt;/span&gt; relève la tête, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;décroche-moi&lt;/span&gt; cette main de ton menton, et fixe ses yeux tout bleus. Oui, là, derrière les cils, derrière les paupières qui tremblent, derrière les larmes qui brouillent tout ; c'est ton fardeau, ces grands yeux tout tristes, qui bredouillent un peu, qui se savent plus rien dire si ce n'est: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Regarde... REGARDE ! Regarde comme ça fait mal, et comme je voudrais te haïr&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hum, ah oui. Oui, c'est difficile. Mais ne t'en fais pas, tout finit par passer. On lavera tout ça vite fait bien fait, à grandes giclées de haine et d'espoir. On fera tout disparaître dans la marmite des illusions et des résolutions. Il suffit de bien mélanger, et l'on n'y reconnaîtra plus rien. Après quelques semaines, les lentes métamorphoses auront défiguré tout ça.&lt;br /&gt;Elle continuera à chercher, mais ne saura plus pourquoi elle vient fouiner. Et toi, alors toi... t'auras la tête en l'air. D'ailleurs tu ne te souviendras plus de rien (ou tu ne voudras pas te souvenir). Quoi qu'il en soit, tu manieras le &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;j'me-foutisme&lt;/span&gt; avec un humour fort à propos -- et détestablement drôle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout aura l'air d'aller bien &lt;span style="font-style: italic;"&gt;in &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;the&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;best&lt;/span&gt; possible &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;world&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. Et peut-être, oui, peut-être qu'alors ce sera &lt;span style="font-style: italic;"&gt;comme si tu n'avais rien dit&lt;/span&gt;. Hum, je frissonne déjà à l'idée de toute cette naïve innocence faite de bric et de broc, rapportée d'on ne sait où, ne sachant pas où se mettre, et ayant la bonne idée de croire qu'elle l'emportera sur la rancoeur et le souvenir. Bah, ça pétera un jour ou l'autre. J'attends de voir ça, aux premières loges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, voilà, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;Nathan&lt;/span&gt;. Tu croyais quoi ?! Tu me trouve dure ? Tu crois que j'en rajoute ? Peut-être. Mais ce serait t'épargner que de dire autre chose. Mes mots aussi, à moi, ils ont le droit de retentir. Même si plus tard, je pense :&lt;span style="font-style: italic;"&gt; " Ce serait plus simple si je n'avais rien dit &lt;/span&gt;". Moi aussi je veux pouvoir gueuler à m'en péter les cordes vocales.&lt;br /&gt;Nous en paierons le prix plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;Noyons-nous&lt;/span&gt; sous des déferlements de mots. Il n'y en a jamais assez. C'est vrai que nous pourrions faire des ravages. Nous avons assez de haine au coeur, toi et moi. Assez de choses à laisser sortir, assez d'horreurs à déballer. Quand bien même il nous en manquerait, ce n'est pas l'imagination qui manque.&lt;br /&gt;Oh comme toute cette mauvaise foi m'apporte une nouvelle jeunesse ! J'aperçois encore ta victime, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;Nathan&lt;/span&gt;, au bord de la route. Je distingue au loin ses grands yeux bleus frangés de noir, qui palpitent de peur et de colère. Mais le tout est d'un mou désespérant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors il est sûr que je ne la plaindrai plus. Tiens, je te vois partir avec une autre conquête sous le bras. Doucement, la main dans le bas du dos, cher et téméraire partenaire ! Nous ne tiendrons pas nos langues, cela va de soi, mais nous aurons la classe, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_16"&gt;crois-moi&lt;/span&gt;. Gambadons dans la monotonie et foulons aux pieds les "comme il faut". Ce sera tellement plus drôle. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_17"&gt;Heurtons-nous&lt;/span&gt; les uns les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et lorsqu'à nouveau tu te tourneras vers moi, vers mes grands yeux bleus et tremblants, pour laisser partir ces mots, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_18"&gt;Nathan&lt;/span&gt;,&lt;span style="font-style: italic;"&gt; qu'on n'aurait pas dû dire, &lt;/span&gt;peut-être que je serai faible à nouveau.&lt;br /&gt;Mais j'ai bon espoir qu'à la fin de nos cycles infernaux, coincés dans la fournaise de la hargne et du désir, je puisse un jour répondre. Et de mes lèvres méprisantes, t'étouffer sous la masse de mes injures. Tout en délicatesse, s'entend.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_19"&gt;Ça&lt;/span&gt; va être bien. &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_20"&gt;Ça&lt;/span&gt; va être très bien.&lt;br /&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_21"&gt;Crois-moi&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_22"&gt;We&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_23"&gt;will&lt;/span&gt; have &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_24"&gt;so&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_25"&gt;much&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_26"&gt;fun&lt;/span&gt;...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(pix: endoking, flickr)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1851945942581104102-8935761347726798782?l=baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/feeds/8935761347726798782/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=1851945942581104102&amp;postID=8935761347726798782&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/8935761347726798782'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/8935761347726798782'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/2009/05/mots-et-merveilles.html' title='Mots et merveilles'/><author><name>Lineyl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08702051490416808257</uri><email>lineyl@hotmail.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11514162714101834100'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/ShrwYSCjTAI/AAAAAAAADXc/nZ8-eaDSslE/s72-c/1611915011_4420c20b4d_b.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1851945942581104102.post-4955805454381865108</id><published>2009-05-08T19:01:00.004+02:00</published><updated>2009-05-08T19:28:27.807+02:00</updated><title type='text'>Blind</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(255, 255, 204);"&gt;C'est pour continuer qu'on fait tout ça, tu comprends ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, il suffirait de s'asseoir au bord de la route et de regarder passer les bagnoles. On n'aurait plus besoin de se concentrer, plus besoin de visualiser la cible. On pourrait simplement balayer du regard le faisceau tourbillonnant du métal, heurter nos genoux l'un contre l'autre, sans plus sentir le froid, l'odeur d'essence et le bitume sous nos pieds.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais non, ce n'est pas cela. On s'acharne à vouloir monter, à reprendre la route. On aime malgré nous le mouvement, les cahots du destins, les virages et les chutes. Pourquoi &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;ferais-je&lt;/span&gt; tout ça si je ne voulais pas m'en prendre encore  plein la gueule ? Alors il faut que tu comprennes. Que tu vois que je me jette à l'eau. Il faut que quelqu'un sache que je bois la tasse. Sinon j'arrêterai de traîner sur les plages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trois coups de l'aurore frappent à ma fenêtre, c'est le carillon du matin. Et dans ma tête baille à grand bruit la lassitude. L'impression de tout connaître, et d'avoir trop vieilli. Le sentiment de placer mes pas dans ceux de tant d'autres et de suivre mes propres traces indéfiniment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors si tu ne lèves pas les yeux de tes errances pour voir enfin les miennes, si après toutes mes contorsions je ne peux toujours rien distinguer au-delà du rêve et de l'espoir, peut-être &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;balancerai-je&lt;/span&gt; tout en boule, dans un coin - les fringues, les baskets, les envies, les souvenirs. Je me froisserai pour qu'on ne me reconnaisse plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et surtout, j'arrêterai de bouger. Immobile sur le fond immobile de l'existence. Tu ne me verras plus.&lt;br /&gt;Je ne verrai plus dans tes yeux que tu ne me vois pas.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1851945942581104102-4955805454381865108?l=baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/feeds/4955805454381865108/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=1851945942581104102&amp;postID=4955805454381865108&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/4955805454381865108'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/4955805454381865108'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/2009/05/blind.html' title='Blind'/><author><name>Lineyl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08702051490416808257</uri><email>lineyl@hotmail.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11514162714101834100'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1851945942581104102.post-8055400845980445441</id><published>2009-04-29T23:34:00.013+02:00</published><updated>2009-04-30T00:12:00.811+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rêveries'/><title type='text'>FG - Fouillis génial / Virginale débilité.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center; color: rgb(255, 153, 255);"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SfjP8B4Vb1I/AAAAAAAADSo/fnOuvKU-tb8/s1600-h/Happiness_by_jorgepacker.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 299px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SfjP8B4Vb1I/AAAAAAAADSo/fnOuvKU-tb8/s400/Happiness_by_jorgepacker.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5330238789196803922" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(pix: Happiness, par Jorgepacker, deviantart.com)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(255, 153, 255);"&gt;&lt;br /&gt;Des &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;bu-bulles&lt;/span&gt;... &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Plop&lt;/span&gt;, ça fait des claquettes dans l'air froid. Tu n'as qu'à pétiller, pareil ! &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;T'exploser&lt;/span&gt; la tête à la faire rêver, tourner les yeux partout, tout voir, dévorer les visages, rire des éberlués ! Interloque le monde, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;chatouille-lui&lt;/span&gt; l'oreille.&lt;br /&gt;Les petits parasites curieux ne grouillent pas assez dans les rues de Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La guitare à l'épaule, le sourire dans la poche - à portée de main et d'un geste, tout de feu et de bravade, le voilà ! Tu sors le lapin de son chapeau, la bonne humeur de son berceau. Dégringole de tes hauteurs, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;vautre-toi&lt;/span&gt; dans les bêtises, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;pourlèche-toi&lt;/span&gt; les lèvres (ou trouve quelqu'un pour le faire à ta place...) !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chut, chut ! Ne pas dire, ne pas parler. Laisser la malice couver et la libérer brutalement, ça arrose encore plus. Du champagne, plein, en mousse, en gouttes, en gargouillis ; dans les gorges, sur les visages. L'écume du bonheur, l'alcool de l'insouciance. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;Bam&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;bam&lt;/span&gt; ! Tout en éclaboussures ! C'est des zébrures dans les gosiers, au bord des lèvres, à partager dans un bisou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;Wouaaaahhhhh&lt;/span&gt; !&lt;br /&gt;Et ce serait mièvre ? Oh non, bien sûr ! Violent, gratuit, inexplicable, mystérieusement bête. Reconstruire le "Paradis de la Stupidité", ou plutôt le retrouver. Chopper le salaud qu'avait paumé les clefs !&lt;br /&gt;Et puis sur les gazons mal tondus, en se piquant le ventre à l'herbe rêche, rouler de longs après-midi entre amis ; malaxer des rêves et des vannes foireuses. Se lever brusquement, avec fièvre, pratiquer l'indignation à outrance et retomber, désarticulé par un fou rire... Rire à en pleurer, et faire déborder la couleur de l'iris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gober le jour, d'un seul geste, en le défiant de revenir... Toujours le retrouver à l'aube pour de nouveaux &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;pieds-de-nez&lt;/span&gt; !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se réveiller sur l'arc-en-ciel des pitreries !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1851945942581104102-8055400845980445441?l=baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/feeds/8055400845980445441/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=1851945942581104102&amp;postID=8055400845980445441&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/8055400845980445441'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/8055400845980445441'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/2009/04/fg-fouillis-genial-virginale-debilite.html' title='FG - Fouillis génial / Virginale débilité.'/><author><name>Lineyl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08702051490416808257</uri><email>lineyl@hotmail.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11514162714101834100'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SfjP8B4Vb1I/AAAAAAAADSo/fnOuvKU-tb8/s72-c/Happiness_by_jorgepacker.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1851945942581104102.post-889135740343212032</id><published>2009-04-28T10:54:00.012+02:00</published><updated>2009-04-28T15:57:16.167+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rêveries'/><title type='text'>Arrêt</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SfbK31h6TWI/AAAAAAAADSg/qP80bA__QFA/s1600-h/_Burtonesque_Canvas_by_masKade.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 259px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SfbK31h6TWI/AAAAAAAADSg/qP80bA__QFA/s400/_Burtonesque_Canvas_by_masKade.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329670269650488674" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;pix&lt;/span&gt;: &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Burtonesque&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;Canvas&lt;/span&gt;, par &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;masKade&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;deviantart.com&lt;/span&gt;)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ils se tenaient par la main, silencieux sous la bruine de mai. Les voitures et les piétons, en ombres chinoises sur la toile grise du jour, tourbillonnaient autour de ce centre de gravité - ce point de fusion, leurs deux mains nouées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je les suivais depuis quelques minutes, bien malgré moi je crois. Je n'avais nul endroit où aller, je laissais à mon corps la liberté de se mouvoir comme il l'entendait. Mon sac, trop lourd, battait contre ma hanche droite et un léger pincement me dévorait le cou. Mes cheveux collaient sur mon front. J'allongeai soudain mes enjambées, pour ralentir le rythme de ma marche.&lt;br /&gt;Je restais prudemment à une dizaine de mètres derrière eux. J'ignore pourquoi j'éprouvais le besoin de conserver une démarche naturelle, l'apparence d'une flânerie. Peut-être parce que beaucoup de gens trouveraient étrange de suivre des inconnus comme ça, au hasard, dans la rue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne trouvais pas ça plus incongru que de déambuler seule, sans point de repère. Au moins là, j'avais l'impression d'avoir pris le train en marche. Je nouais mes pas à leurs deux silhouettes confondues. J'appréhendais le moment où leur étreinte se relâcherait, comme s'il me faudrait alors choisir où m'engager. Mais nulle bifurcation ne semblait approcher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans cesser de longer avec eux le Panthéon, puis de descendre la rue &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;Soufflot&lt;/span&gt;, et de me diriger vers... - vers où ? eux seuls le savaient - je voyais, à la lisière de mon champ de vision, passer les gens comme des pantins. Aucun geste imprévu, tout semblait tiré au cordeau. Les distances à parcourir étaient rationalisées et le paysage parisien se retrouvait tissé de trajectoires rectilignes. Des droites, des angles brutalement abordés, des arrêts nets. La propreté des mouvements se mêlait aux lignes sombres des pavés, traçant l'immuable quadrillage sur lequel nous évoluions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant moi, ils continuaient de se mouvoir, avec insouciance. Je les voyais de dos mais j'étais sûre qu'un imperceptible sourire, l'effleurement d'une joie légère, passaient sur leurs lèvres. Il y avait tant de simplicité dans leur façon d'être que j'en étais toute retournée. A croire que nous ne vivions pas dans le même monde, que ces barrières que je croyais infranchissables, certains parvenaient à les abolir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;SMS&lt;/span&gt; réclama mon attention du fond de mon sac, avec un pleur geignard. Je l'ignorai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tâchais de calmer mes doutes, d'apaiser le monstre qui me dévorait le ventre, mais c'était peine perdue. La vue de ces doigts entrelacés, devant moi, me plongeait dans une perplexité croissante qui se mêlait à mon malaise matinal. Il y avait là comme un mystère que j'avais besoin de palper ; j'aurais voulu m'y loger, invisible de tous. On m'aurait oubliée, pour un temps. Mieux, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;je me serais oubliée &lt;/span&gt;dans le balancement des deux bras, lovée entre le coude et l'ongle, quelque part dans l'accroche d'un être à l'autre. Il me semblait que pouvoir être à la fois l'un et l'autre, exister au point précis où se défait l'altérité, c'était ce dont j'avais besoin. Là où je pourrais reposer... et bien, en paix. C'est bien comme ça qu'on dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je me contentai de suivre ce couple, approchant maintenant des hautes grilles du &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;Luxembourg&lt;/span&gt;. Je me contentai d'être à la traîne, en retard sur ma révélation.&lt;br /&gt;Tout ceci était d'un pathétique. A bien y regarder je ne faisais que balader mon esprit fatigué et mon corps éprouvé sous la pluie crasseuse de Paris. Sans raison, sans justification, je laissais les précieuses minutes de mon agenda quotidien fuir autour de moi, négligées. Je refusais de leur donner sens, je ne savais que les orienter dans une seule direction : la fuite.&lt;br /&gt;De quoi ? Vers quoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis d'un coup, le temps d'un battement de cils trop longtemps prolongé, à cause de cette larme qui épousa ma joue, traçant son sillon humide dans mon fond de teint, ils n'étaient plus là.&lt;br /&gt;Leurs mains s'étaient peut-être séparées, je n'en savais rien. Quoi qu'il en soit, mes réflexions oppressantes se retrouvaient brutalement sans échappatoire. Plus d'arbitraire à suivre. Et les gens autour de moi s'enfonçaient sous leurs parapluies, irrémédiablement seuls.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je réajustai l'écharpe qui flottait mollement autour de mon cou, sans savoir où aller. Un vide destructeur me ravageait, un vide qui n'était pas fait pour être comblé, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;qui ne demandait pas à l'être&lt;/span&gt;. Que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;pouvais-je&lt;/span&gt; lui répondre ? Je ne savais que l'héberger, le nourrir parfois, de temps en temps je parvenais à l'affamer et à le rendre faible. Mais malgré moi je savais qu'il demeurait tapi entre les sinuosités de mon humeur changeante.&lt;br /&gt;Caché dans des replis de tristesse et des vallées d'interrogations où personne ne viendrait porter de réponse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'assis quelque part, prenant place dans une immobilité prolongée. J'écoutais le bruit de la circulation, le bruit des gens et des pigeons pour ne plus entendre le martèlement de mon angoisse. Quelques nausées m'assaillirent et me laissèrent essoufflée, le corps penché en avant vers le bitume noir.&lt;br /&gt;Je fermai les yeux, je voulais tout éteindre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1851945942581104102-889135740343212032?l=baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/feeds/889135740343212032/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=1851945942581104102&amp;postID=889135740343212032&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/889135740343212032'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/889135740343212032'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/2009/04/arret.html' title='Arrêt'/><author><name>Lineyl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08702051490416808257</uri><email>lineyl@hotmail.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11514162714101834100'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SfbK31h6TWI/AAAAAAAADSg/qP80bA__QFA/s72-c/_Burtonesque_Canvas_by_masKade.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1851945942581104102.post-8558062015782863830</id><published>2009-04-27T21:55:00.038+02:00</published><updated>2009-04-28T11:52:59.431+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoires'/><title type='text'>Meurtre au clair de lune</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SfYf1yyzOuI/AAAAAAAADSY/ET5YDbzjHW0/s1600-h/Blood_Fix.jpg"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329482218067933922" style="margin: 0px auto 10px; display: block; width: 286px; height: 400px; text-align: center;" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SfYf1yyzOuI/AAAAAAAADSY/ET5YDbzjHW0/s400/Blood_Fix.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;" align="center"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);font-size:78%;" &gt;(pix: Blood Fix by Eueu, deviantart.com)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;- Alors, t'as fini &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;l'boulot&lt;/span&gt; ? Eh mec, me dis pas que t'as encore torché ça !&lt;br /&gt;- Mais pour qui tu &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;m'prends&lt;/span&gt; ?! &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;C'pas&lt;/span&gt; parce qu'une fois j'ai déconné, et puis tu sais c'était qu'une dose de rien du tout, que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;j'suis&lt;/span&gt; un raté ! &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;J'suis&lt;/span&gt; encore capable d'éventrer un mec, alors ferme ta gueule !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me gonflait, l'autre, il arrêtait pas de faire jouer ses biceps sous son maillot. Il serrait les poings, près du bassin, et les muscles gonflaient, énormes, dans le prolongement des épaules carrées. J'étais sûr qu'il allait la péter, un jour, sa combinaison pourrie. En plus ce rose flashy, ça faisait des reflets bizarres à la lueur des clopes qu'on alignait, tous les cinq, côte à côte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hé Bob ! Arrête de t'astiquer les &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;biscoteaux&lt;/span&gt;, ça va, hein !&lt;br /&gt;- Et puis un peu &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;d'respect&lt;/span&gt; pour le &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;macchab&lt;/span&gt;'...&lt;br /&gt;Rires.&lt;br /&gt;C'était &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;Maxence&lt;/span&gt; qu'avait sorti cette connerie, bien sûr. Mais peut-être qu'il avait raison. Je ne m'étais jamais demandé ce qui se passait quand je descendais un mec. Quand j'ouvrais lentement son pardessus, que je déchirais de la pointe du couteau le T-shirt souvent trempé - de sueur ? de peur ? - ou quand je pénétrais délicatement dans la peau du ventre, avec ce qui me tombait sous la main. Peut-être bien que ce &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;gars-là&lt;/span&gt;, sur le point de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;s'barrer&lt;/span&gt;, sur le point de pouvoir se tailler à toutes jambes, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;grâce à moi&lt;/span&gt;, ce qu'il voyait en dernier c'était les biceps de Bob en train de rutiler sous l'éclat des cigarettes. Peut-être que son spectre, il ouvrait les yeux sur ces mêmes muscles obèses. Pas très drôle comme réveil. Un peu &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;dégueu&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Un jour, je me suis souvent dit, je lui foutrai un bon coup de couteau dans les deux bras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, il fallait rester là. Attendre les ordres.&lt;br /&gt;La plupart du temps, je n'étais pas bavard. Après le travail, je me posais contre un mur, je tirais mes &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;taffes&lt;/span&gt; avec lenteur, et j'espérais que les autres ferment leur gueule aussi. Les autres, c'est-à-dire &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;Maxence&lt;/span&gt; et son frère &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;Marco&lt;/span&gt;, efféminés comme pas possible, mais redoutables au &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_15"&gt;corps-à-corps&lt;/span&gt; ; Bob et ses muscles en surnombre ; et la Bohémienne, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_16"&gt;Naïa&lt;/span&gt;. Belle gonzesse, larges &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_17"&gt;hanches&lt;/span&gt; et ventre plat. Bien sûr, une poitrine à se damner, et le cul qui va avec. Une bombe, quoi. Mais une vraie. On touche pas, sinon ça explose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je touchais pas, non. Je restais là à attendre que le "défunt" (j'adore utiliser ce mot, c'est si... correct) se vide de tout son sang. Ce qui est con, c'est que j'adore acheter des pompes. Et que le cuir, même de première qualité, ne fait pas bon ménage avec les éclaboussures de sang.&lt;br /&gt;&lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_18"&gt;Évidemment&lt;/span&gt;, c'était les inconvénients du boulot. En échange d'un salaire confortable, les taches luisantes à nettoyer chaque matin, l'odeur du cadavre qui vous imbibe la gueule - mais ça, encore, on s'y habitue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Putain mais qu'est-ce qu'ils attendent ? &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_19"&gt;Ça&lt;/span&gt; fait une demi-heure qu'il refroidit, le gars. Bon, on est sûr qu'il est mort, non ? Alors on passe aux funérailles ou on &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_20"&gt;s'barre&lt;/span&gt; tout de suite !&lt;br /&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_21"&gt;Marco&lt;/span&gt;. Même quand il utilise les mêmes mots que nous, j'ai l'impression que ça fait plus chic. Il a une voix un peu suave, une voix de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_22"&gt;meuf&lt;/span&gt;, c'est ce qu'on lui dit toujours. Et son visage, ses joues toutes lisses, ses yeux ronds de bébé, ses bouclettes blondes, pour ça oui, ça lui donne l'air d'une diva. Si, bien sûr, on oublie la vilaine cicatrice qui lui tient lieu de bouche.&lt;br /&gt;- On poireaute et c'est tout. Tu connais le principe. Alors pourquoi tu râles tout le temps, bordel ? Moi aussi &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_23"&gt;j'me&lt;/span&gt; fais chier. Et bah je chie en silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des rires silencieux secouent nos silhouettes noires. J'ai l'impression d'être en mode vibreur. Mais bon, ce serait con de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_24"&gt;se faire&lt;/span&gt; remarquer. Après toutes ces années de cadavres et de tortures, sans un seul ennui avec la police locale. Qui a dit que les flics étaient des emmerdeurs ? Moi ils me laissent bien tranquille pioncer chaque jour dans mon lit, avec le flingue et le scalpel sous l'oreiller.&lt;br /&gt;- Fermez vos gueules. On attend. C'est tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma voix ramène un silence boudeur. Ce n'est pas que je sois le chef de notre petite bande, ça non. Mais bon, faut bien qu'un de nous sache se faire respecter. Et bah c'est tombé sur moi. Peut-être que ça a à voir avec la fois où j'ai corrigé &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_26"&gt;Steven&lt;/span&gt;. C'était le &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_27"&gt;p'tiot&lt;/span&gt; qu'on nous avait foutu dans les pieds, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pour nous aider&lt;/span&gt;, soi disant.&lt;br /&gt;Qu'est-ce que je peux vous dire ? Insupportable, il était insupportable. Toujours à claquer sa grande langue blanche dans sa bouche trop longue. Un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_28"&gt;clac&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; comme ça que ça faisait ! Sans s'arrêter. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_29"&gt;Maxence&lt;/span&gt; finissait de vider une grand-mère, près du caniveau. La tâche était plus difficile que prévue, la vieille se débattait, et on avait failli se faire repérer par un drogué qui baladait son chien - ou qui se faisait balader par son chien, d'ailleurs, on avait pas trop compris. Finalement tout est rentré dans l'ordre. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_30"&gt;Maxence&lt;/span&gt; a découpé l'autre garce, assez habilement d'ailleurs. Les traînées collantes sur le mur ressemblaient presque à un dessin d'enfant, un peu naïf, mais émouvant.&lt;br /&gt;C'est que ça m'émeut toujours un peu ces &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_31"&gt;moments-là&lt;/span&gt;. Le dernier souffle, rauque. Parfois une convulsion, ou un regard bouffé par la peur. Et puis plus rien. Sublime, quand tout se termine. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_32"&gt;Y'a&lt;/span&gt; pas meilleur que moi pour &lt;span style="font-style: italic;"&gt;finir&lt;/span&gt; les choses.&lt;br /&gt;Tout était rentré dans l'ordre parce qu'ensuite j'avais attrapé &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_33"&gt;Steven&lt;/span&gt; par le cou, je lui avais sorti sa putain de langue d'albinos et je l'avais tranchée d'un geste bien net - du travail de pro, vraiment, vous pouvez me croire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, depuis ce jour, quand je disais: "On la ferme.", on la fermait.&lt;br /&gt;Une des récompenses du talent, je me dis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une clope se rallumait au mégot de l'autre. L'air était saturé de nicotine, ça me piquait presque les yeux. J'avais la main posée sur mon portable, au cas où l'autre appellerait. A vrai dire, ça ne me dérangeait pas de laisser passer le temps, là, près du porche, en gardant un oeil sur le cadavre. C'était même apaisant.&lt;br /&gt;Je me bougeai le cul un peu, histoire de détendre l'atmosphère. De délier les tensions latentes. C'est qu'il mettait du temps à appeler, ce con.&lt;br /&gt;Enfin bref...&lt;br /&gt;Je m'approchai de la vieille peau &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_34"&gt;fripée&lt;/span&gt; qui gisait sur le bord du trottoir. Cette &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_35"&gt;fois-ci&lt;/span&gt; je n'avais pas loupé mon coup. Fallait arriver à lire sous tout ce rouge, et c'était pas facile... Mais si on se penchait bien, si on oubliait les croûtes de sang séché et les bouts de vêtements, on voyait la blessure bien nette, aux bords délicatement ciselés. Tout en douceur.&lt;br /&gt;"C'est ça, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_36"&gt;l'secret&lt;/span&gt; les mecs. La douceur." Ils me croyaient jamais. Tant pis pour eux. Je restais à la première place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Eh les mecs, vous captez ça ? &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_37"&gt;Y'a&lt;/span&gt; un putain &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_38"&gt;d'salaud&lt;/span&gt; qu'a foutu la radio d'y a 50 ans ou quoi ?&lt;br /&gt;On entendait soudain de la musique, ça devait venir d'un des vieux immeubles autour. Les autres se sont mis à râler.&lt;br /&gt;- Putain on &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_39"&gt;s'fait&lt;/span&gt; chier bien profond, si en plus les péquenots du coin &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_40"&gt;s'mettent&lt;/span&gt; à nous tartiner les oreilles &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_41"&gt;d'leurs&lt;/span&gt; violons, laisse tomber j'arrête ce boulot.&lt;br /&gt;- Non mais sans déc', c'est quoi &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_42"&gt;c'truc&lt;/span&gt; ? La daube qu'on te balance quand t'attends trois heures au téléphone avant de tomber sur la nana qu'il faut ?&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Etc.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fronçai les sourcils, mais j'étais plus invisible dans la nuit qu'un chat de gouttière. Les autres se balançaient des vannes en se frappant les côtes. Des grands macaques, je me disais. Enfin, des macaques efficaces, au moins... Et Bob avait cessé de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_43"&gt;matter&lt;/span&gt; ses muscles.&lt;br /&gt;J'arrivais à peine à entendre la mélodie, elle était coincée plus haut, dans le noir du ciel. &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_44"&gt;Ça&lt;/span&gt; devait venir d'un étage élevé.&lt;br /&gt;Et puis d'un coup, j'ai choppé une note, une seule, et j'ai reconnu le morceau, comme s'il attendait depuis des plombes que je le retrouve dans ma mémoire en bordel. C'est con mais avec cette seule note que moi seul j'avais récupérée, je me sentais bien, cool. Zen. Peut-être parce que c'était beau. Peut-être parce que c'était soir de pleine lune, et que la coïncidence qui nous tombait &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_45"&gt;dessus&lt;/span&gt; me faisait marrer. Peut-être même parce que le piano, à peine audible, rendait le spectacle encore plus attendrissant - le macchabée, les rigoles de sang, les étincelles de nos clopes, le rose &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_46"&gt;flashy&lt;/span&gt; de la combinaison de Bob.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La ferme, je chuchotai.&lt;br /&gt;Ils ont fini par se taire.&lt;br /&gt;- Le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Clair de Lune&lt;/span&gt; de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_47"&gt;Beethoven&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Un temps. Silence arrosé de quelques notes.&lt;br /&gt;- Euh... qu'est-ce que tu nous gerbes, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_48"&gt;Franck&lt;/span&gt;?&lt;br /&gt;- La musique. C'est le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Clair de Lune&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;- Ah.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous se taisent. Oui, on ne sait pas toujours ce que les gens ont fait, avant de se retrouver à trouer d'autres gens. Oh, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_49"&gt;y'a&lt;/span&gt; pas de mal à garder un peu de mystère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_50"&gt;Naïa&lt;/span&gt; qui prend la parole. On l'entend pas souvent mais là, elle ouvre la bouche avec une grimace et tend son doigt vers la lune toute ronde qui plane au-dessus.&lt;br /&gt;- Un jour &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_51"&gt;j'lui&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_52"&gt;crèv'rai&lt;/span&gt; la gueule à cette pouffiasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On lève tous la tête, pour mieux voir. Peut-être qu'on voudrait être sûr que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_53"&gt;Naïa&lt;/span&gt;, elle va quand même pas la bousiller, la lune.&lt;br /&gt;Parce qu'après on y verrait encore moins la nuit. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1851945942581104102-8558062015782863830?l=baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/feeds/8558062015782863830/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=1851945942581104102&amp;postID=8558062015782863830&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/8558062015782863830'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/8558062015782863830'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/2009/04/meurtre-au-clair-de-lune.html' title='Meurtre au clair de lune'/><author><name>Lineyl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08702051490416808257</uri><email>lineyl@hotmail.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11514162714101834100'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SfYf1yyzOuI/AAAAAAAADSY/ET5YDbzjHW0/s72-c/Blood_Fix.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1851945942581104102.post-2128388952957788997</id><published>2009-04-26T13:14:00.006+02:00</published><updated>2009-04-26T15:28:11.869+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoires'/><title type='text'>"A ceux qui s'abreuvent de pleurs et tètent la Douleur comme une bonne louve !"</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SfRhWUsOsoI/AAAAAAAADSQ/mcAnFHWqrbE/s1600-h/exit_scene_by_spyroteknik.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 267px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SfRhWUsOsoI/AAAAAAAADSQ/mcAnFHWqrbE/s400/exit_scene_by_spyroteknik.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5328991295225377410" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;Éclair, noir.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;Le rugissement des basses, tout près de mon oreille. Je suis trop près, qu'importe. Au coeur du tourbillon, tout bouge encore plus vite, saisi dans l'immobilité du reste. C'est vrai, le déchaînement des lumières, les décolletés profonds, bordés de satin rouge, et le déhanchement des corps, au hasard, tout cela tremblote en saccades si rapides que rien n'échappe au flou perpétuel, presque sans mouvement.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;Je sirote le jus rosâtre qui m'a échu au comptoir. Les taches de liquide et de sucre qui maculent le plastique noir et rayé reflètent en points grossiers l'impressionniste spectacle des danses endiablées qu'on diffuse sur les écrans.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;J'attends l'explosion de la batterie, le refrain éructé avec douleur, comme l'explosion d'une révélation. Note après note, autour de moi, dans ce bar glauque et puant, dans l'interstice des silhouettes confondues et des nus plus ou moins artistiques, baignant dans l'excès primitif que nous incarnons se tisse une continuité brutale, sauvage. Le balancement répété, martelé, d'un désespoir qui se tortille au fond de la cave enfumée où il a fini par tomber.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;"A nos déchéances conjuguées", songe-je en levant mon verre vers le mur de pierres sombres contre lequel je repose ma fatigue alcoolisée.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;A cinq mètres sur ma droite, cambrée comme une diablesse prise d'une rage immonde, Leslie semble démembrer son corps, mesure par mesure, flash après flash, sous les néons rouge sang. La peau de son ventre, trouée de brûlures, garde pourtant un aspect lisse ; c'est l'ondulation de la maladie sur la douceur tiède des muscles, le tortillement du Mal dans l'écume d'une ancienne beauté.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;"Oui, tout ceci est terrible et merveilleux. L'horreur est bien plus terrifiante quand elle se croit encore parée des affres de la beauté". Mes pensées m'échappent, dans l'incertitude qui m'habille progressivement je les vois me faire face et converser librement avec moi, moulées de cette sueur ruisselant sur le carreau de nos débauches.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;Débauches du regard.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;On me ressert quelque chose ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;Non merci, quelque chose déjà se déverse en moi : tout ce flux de cauchemars, ces perspectives fluides qui déforment les murs. La joie édentée me fait face, je pleure et je ris à la vue de sa grande face plaintive qui cherche à rester jolie sous tout ce rouge, tout ce rouge...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;Sur mes doigts s'attarde une main déserteuse, glaciale. Je réfrène une fureur soudaine et me contente de jeter à bas du comptoir cette présence importune. Qu'on me laisse enfin, tranquille, me vautrer dans cette fange mêlée de couleurs odieuses, de corps ridicules et de poses provocantes.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce que ça pourrait changer, que je sorte retrouver les étoiles pendues au firmament menteur dont on daigne couvrir nos existences blafardes ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;J'ai déjà trop cherché, le nez en l'air, entre les monts de l'Hypocrisie, et les hauteurs du Mensonge.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;Je t'ai trouvé, toi, et ta fausse bonté, avec ces longues mèches d'or qui cernaient ton visage d'ange, et tes bras maigres et roses, toi qui étais pire que ces créatures contaminant la nuit. Je n'ai bu à tes lèvres qu'un poison enivrant. Oui, oui ! J'ai aimé, adoré, j'ai &lt;em&gt;dévoré&lt;/em&gt; tes promesses, tu vois c'était la première fois qu'on m'en faisait autant, sans craindre de me mentir effrontément et d'implanter avec sadisme l'illusion dans mon coeur déjà meurtri. Tu m'as rassasié de tant de conneries, je m'y suis épanoui avec la grâce d'un poisson rouge obèse, coincé dans son bocal. Je me tortillais comme une merde, et tu me faisais croire que c'était beau, que c'était l'éternité, ce moment de torture avec toi, notre maison, notre bonheur. Notre amour.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;Tes hanches nacrées, tes cils ravageurs, tes ongles si blancs, je les ai serrés contre mon coeur avec une ferveur dont je me croyais incapable. Tu t'es sentie souveraine, petite salope ; tu as dévoré les offrandes que t'apportait, humilié, le fidèle au bas de l'autel. Putain ce que j'aurais pu crever pour croire encore, plus, &lt;em&gt;encore plus&lt;/em&gt; à tes mots, à tes caresses !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;Oh oui, tu étais parfaite. Tu étais odieuse, destructrice et tu le cachais si bien que c'était magnifique. J'étais persuadé de côtoyer la douceur, de me blottir chaque soir dans les draps de l'avenir naïf et bienheureux.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce qui a changé ? Ton sourire ? Les caresses mesquines dont tu m'abreuvais ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;Un matin - ou bien était-ce à l'heure tardive où la nuit ravagée, débauchée, la nuit dont j'avais tellement peur, se secoue paresseusement les reins pour mettre en branle sa silhouette de vieille putain qui veut encore danser ? - j'ai vu percer entre tes lèvres des dents acérées, des canines sanguinaires. Sur ma propre peau j'ai senti s'enfoncer tes crocs acérés, &lt;em&gt;affamés&lt;/em&gt;, j'ai senti mon sang couler sous ton amour tortionnaire. J'ai vu, comme en rêve, sans vouloir y croire et m'accrochant aux lambeaux de mes fantasmes, j'ai vu ton être se tordre, révélant sa vraie nature.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;J'étais déjà trop blessé pour faire autre chose que m'enfuir, avalant les étoiles, récoltant dans ma course la morsure de la vie, les coups de la vérité, horrible mais vraie, si &lt;em&gt;vraie &lt;/em&gt;! Ô lucidité je t'ai acquise, mais à quelle prix ! Alors j'ai brandi vers le ciel un doigt unique, rageur, accusateur. J'ai voulu par ce geste déflorer la mascarade de cette voûte argentée nous étouffant de rêves.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;Ce fut l'ultime sursaut qui me porta vers le jour ; ma propre haine me terrassa et je finis, déchet parmi les déchets d'humanité, buvant les eaux usées de nos pleurs, par rejoindre les catacombes, les souterrains, les caves brûlantes du désir et du vice qui depuis toujours avaient supporté mes jours, là, en dessous, sous mes pieds. Qui avaient porté ma carcasse prisonnière de l'espoir.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;Voilà pourquoi, là, face à Leslie, dévorant du regard les formes torturées qui me caressent et m'enserrent dans leur étreinte lubrique, oui, voilà pourquoi j'aime tant les néons rouges mêlés au sang noir des désespoirs !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;Eux ne me trompent pas. Ils sont tout ce qu'ils semblent être. Monstrueux. Difformes. Ignobles.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;Que j'aime la simplicité du mal qui brille en eux !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;Le son n'a pas tari, il coule encore autour de moi. Il roule sa masse gluante, oppressante, jusqu'à mes tympans morts. Mais toutes ces vibrations remuent dans mon ventre, et ça suffit.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;Je sirote toujours mon jus rosâtre. Des dizaines de silhouettes oscillent, s'abandonnant sans crainte aux bras osseux de la nuit. Bientôt mon tour viendra d'entrer en scène, personne ne me verra mais tous me sentiront. Un monde d'aveugles, un monde privé de sens où tout pourtant passe et demeure en tout; un univers de miasmes et de douleurs confondues. L'enfer promis pour le grand partage des souffrances.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;Bientôt mon tour d'entrer en scène et le couteau, rageur, affamé, mord déjà la paume de ma main couturée de cicatrices.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;Sûrement qu'en tombant goutte à goutte sur le parquet noir, mon sang fera pétiller davantage de rouge sur la peau des damnés nourris au sein des crépuscules. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1851945942581104102-2128388952957788997?l=baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/feeds/2128388952957788997/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=1851945942581104102&amp;postID=2128388952957788997&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/2128388952957788997'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/2128388952957788997'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/2009/04/ceux-qui-sabreuvent-de-pleurs-et-tetent.html' title='&quot;A ceux qui s&apos;abreuvent de pleurs et tètent la Douleur comme une bonne louve !&quot;'/><author><name>Lineyl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08702051490416808257</uri><email>lineyl@hotmail.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11514162714101834100'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SfRhWUsOsoI/AAAAAAAADSQ/mcAnFHWqrbE/s72-c/exit_scene_by_spyroteknik.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1851945942581104102.post-4162088481453655399</id><published>2009-04-13T18:29:00.019+02:00</published><updated>2009-04-13T20:00:57.265+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Moments'/><title type='text'>Rainbow Days</title><content type='html'>&lt;a style="color: rgb(255, 102, 0);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SeN9sFYLOvI/AAAAAAAADR4/GOxXrBXsCaA/s1600-h/Rainbow_Days_by_chix0r.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 333px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SeN9sFYLOvI/AAAAAAAADR4/GOxXrBXsCaA/s400/Rainbow_Days_by_chix0r.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5324237380793350898" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center; color: rgb(255, 102, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(pix: Rainbow Days)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify; color: rgb(255, 102, 0);"&gt;&lt;br /&gt;La main éraflée cornait la page. Le regard, dans le flou, en percevait le mouvement ressassé. Les lignes de la feuille, bleues et rouges, rouges et bleues, pâlissaient dans la buée claire de l'après-midi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était le printemps, une saison pleine de promesses, aux horizons découpés par l'aventure et le renouveau. L'aube rêvée des contes de fées. Les acteurs, sur scène, attendaient le lever de rideau, le sourire un peu crispé, mais l'excitation au coin des yeux. Les cils battaient trop vite et certaines pupilles, dilatées par l'impatience, tournaient leurs gouffres noirs, avides, vers un futur trop lent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En bref, l'année s'apprêtait à voir éclore les massifs de fantasmes et les parterres d'espoirs. La main éraflée, qui cornait la page, et le regard, dans le flou, faisait partie du décor, même s'ils n'en avaient pas (encore) conscience. Je suppose que j'aurais pu le leur dire et passer par-dessus mes lignes d'écriture pour leur chuchoter: "Pchhttt, par là! Regardez, c'est le printemps des romans qui vous pend au bout du nez. Impossible de vous en dépêtrer! Vous  serez pris dans la naïveté rose bonbon qui colle au coeur. Personne ne résiste aux friandises..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais peut-être ne m'auraient-ils pas écoutée, pas comprise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je les laisse là. Je laisse la main éraflée, aux doigts bien dessinés, aux ongles courts et poignet fort - à coup sûr une main de garçon - et le regard, flou, encadré par des cils allongés au mascara - des yeux de filles, à coup sûr - se débrouiller tout seul. Ils s'en sortiront bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ailleurs la pauvre page cesse d'être torturée. Le bras, au bout duquel s'agitait frénétiquement la main, se raidit. Son propriétaire doit tendre plus attentivement l'oreille. La voix de l'intervenant, devant, se fait plus nette; les mêmes mots s'entendent plusieurs fois, comme s'il revenait sur ses propos. Le principe de l'insistance, la répétition comme vertu pédagogique. Oui, c'est sans doute cela. La main, qui porte une chevalière d'argent, saisit le stylo abandonné sur la table. Quelques lignes de gribouillis, un arrêt... une hésitation?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le regard a quitté le flou du désintérêt pour tenter, l'espace d'une phrase et demie, de saisir quelques remarques pertinentes sur... sur quoi déjà? Les paupières glissent le long des iris brillants. Je dirais qu'elle est triste, mais ce n'est qu'une supposition. Peut-être est-ce la fatigue qui tire ses traits et la fait paraître songeuse. Mais à l'intérieur, c'est le coeur qui se morfond, j'en suis certaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bras glisse vers la droite. Au creux du coude, le pull est remonté, dessinant des bourrelets de coton noir qui sentent bon. Elle aime respirer ce parfum. Il se penche davantage vers elle. Un mot qui s'est échappé, une explication qui ne trouve pas sa fin. En gros, un blanc à combler dans la succession des pages et des pages de notes qui s'accumulent, depuis le début de cours, sur le coin martyrisé (lui aussi) d'une pochette carton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais elle n'en sait pas davantage. Tout près du cou blanc, les deux épaules se lèvent en signe d'ignorance. Le regard, à nouveau assuré, sourit avec douceur. Il croise l'autre regard, pendant un tout petit moment, le temps d'une seconde, le temps d'une déclaration. Puis il se détourne, presque avec fureur. Une colère qu'elle nourrit contre elle-même. Les coeurs d'artichauts ne sont pas toujours satisfaits de leur condition, quoi qu'on en dise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les cils se baissent, et rencontrent, de loin, la main désormais posée à plat sur le plastique de la table. Les yeux en détaillent les contours. Cela semble encore permis; moins intime, tout aussi rassurant. Il faut croire qu'elle trouve du réconfort dans la vision de ce poignet où les os saillent à peine.&lt;br /&gt;Et puis le flou revient, le regard se noie dans une brume persistante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La main, de nouveau confrontée à son oisiveté, entreprend, sans méthode, d'achever le coin de la page. Les doigts s'agitent, comme pour accélérer le temps. On pourraient croire qu'ils ne pensent qu'à eux, qu'ils se nourrissent de leur impatience et en oublient le monde, les gens autour et elle, juste à côté.&lt;br /&gt;C'est sans doute vrai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce printemps, mais cette lumière qui s'insinue partout, mais ces sourires qu'on ne peut réfréner, me disent autre chose. Je vois l'écart entre les deux corps se réduire, ce n'est sans doute pas un hasard. Même si le murmure du professeur est sans variation aucune, si l'immobilité semble le maître mot de cette après-midi désormais bien entamée, je crois que cette main voudrait bien pouvoir se poser ailleurs. Elle souffre d'un contact absent qu'il est douloureux de réfréner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, c'est moi qui tiens les rênes, et l'on pourrait me reprocher les hypothèses que je fais peser sur mes personnages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans moi ils ne seraient rien.&lt;br /&gt;Pourtant ce sont eux qui m'imposent leur fin. Ils concluront quand bon leur semblera, comme il leur semblera. Je ne puis apposer ma signature au bas de la page. Mais j'ai bon espoir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est le printemps charmeur qui les frôle. Et ça change tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1851945942581104102-4162088481453655399?l=baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/feeds/4162088481453655399/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=1851945942581104102&amp;postID=4162088481453655399&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/4162088481453655399'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/4162088481453655399'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/2009/04/bourgeons.html' title='Rainbow Days'/><author><name>Lineyl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08702051490416808257</uri><email>lineyl@hotmail.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11514162714101834100'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SeN9sFYLOvI/AAAAAAAADR4/GOxXrBXsCaA/s72-c/Rainbow_Days_by_chix0r.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1851945942581104102.post-6814193381946555438</id><published>2009-04-10T23:14:00.045+02:00</published><updated>2009-04-12T22:39:14.062+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rêveries'/><title type='text'>Sémaphore</title><content type='html'>&lt;a style="color: rgb(255, 255, 204);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/Sd_FEewNnkI/AAAAAAAADRo/1RbuevJyuss/s1600-h/AULT.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 253px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/Sd_FEewNnkI/AAAAAAAADRo/1RbuevJyuss/s400/AULT.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5323189965340646978" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(255, 255, 204);"&gt;Alors quoi, tu baisses la tête?&lt;br /&gt;Ces mots qui t'ont tant fait rêver, tu les renies? Mais que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;deviendront-ils&lt;/span&gt; sans toi?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne me dis pas que tu t'en fous, je sais que ce n'est pas vrai. Je sais que tu as peur de ce qu'ils te demandent. Il faut être sublime pour gambader avec eux sur les chemins de la vie. Mais tu peux garder l'éclat des croyances passagères, et joindre aux déceptions mille fois reconnues l'espoir qui se mêle de tout. Je célébrerai tes alliages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens, un soir, nous marchions côte à côte, comme souvent - les héros de tes rêves sont toujours plus beaux quand ils marchent, la tête haute, avec le crépuscule pour ceindre leurs fronts de flambeaux dorés. C'était il y a bien longtemps, nous marchions main dans la main, et déjà tu avais peur. Je pouvais sentir les frissons passer de ta paume moite à ma paume. Tu étais indécis, tes lèvres tendues dans une moue adorable adressaient des questions muettes à la campagne vide. Le sentier traversait les rangés d'épis gris. J'avais chanté pour toi quelques paroles qui me passaient par la tête, et tu les avais à peine entendues depuis le bord lointain où t'entraînaient tes pensées. Mais d'une certaine façon, je savais que tu ne m'oubliais pas.&lt;br /&gt;Et quand j'aurais pu le croire et reléguer dans l'oubli mes voeux d'amour sans destinataire, alors ton front plein de douceur et les rides joyeuses embrassant tes paupières revenaient vers moi; ils  étreignaient mes inquiétudes, les étouffaient avec tendresse. Mes pensées confuses se diluaient dans ta présence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;temps-là&lt;/span&gt;, déjà, tu avais peur. Mais tu rêvais des mots si beaux... Ils n'étaient jamais à moi, tu ne les confiais qu'au papier. Pourtant parfois, quand tu avais le dos tourné, je savais où fouiller pour déterrer tes trésors. Les larmes aux yeux je mouillais le papier jaune en lisant. Je replaçais les feuilles au mauvais endroit, et tu ne disais rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et maintenant, tu baisses la tête?&lt;br /&gt;Ces mots qui t'ont tant fait rêvé, tu les renies? Mais que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;deviendront-ils&lt;/span&gt; sans toi?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'entends déjà leurs pleurs d'exil. Je partage l'affliction des &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;sans-patrie&lt;/span&gt;, et cogne aux portes de ton coeur pour que tu les laisses entrer, à nouveau. Avoue qu'il te manque, ce rythme brinquebalant, plein d'ingénuité et de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;fraicheur&lt;/span&gt; enfantine. Tu ne crois pas encore que tout soit perdu...&lt;br /&gt;Moi non plus.&lt;br /&gt;Il y a quelque chose à retrouver. Je frôle avec toi ce bord qui nous échappe - pour l'instant. Il suffit que tu serres la main qui passe, là, celle qui traîne toute seule. Je me débrouillerai pour que ce soit la mienne. Et l'extase du monde, que toi seul savais voir, nous la partagerons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, maintenant, relève la tête.&lt;br /&gt;Ces mots qui t'ont tant fait rêvé, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;rappelle-les&lt;/span&gt;. Et ce qu'ils deviendront, tu en seras seul juge.  Ils seront révélation sereine ou passion torturée, qu'importe. Dans ma bouche, ils auront toujours le goût inimitable de la joie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tes mots resteront mon murmure &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;préfèré&lt;/span&gt;. Et dans chacun des miens, il y aura de l'amour.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1851945942581104102-6814193381946555438?l=baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/feeds/6814193381946555438/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=1851945942581104102&amp;postID=6814193381946555438&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/6814193381946555438'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/6814193381946555438'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/2009/04/semaphore.html' title='Sémaphore'/><author><name>Lineyl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08702051490416808257</uri><email>lineyl@hotmail.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11514162714101834100'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/Sd_FEewNnkI/AAAAAAAADRo/1RbuevJyuss/s72-c/AULT.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1851945942581104102.post-203363249169943598</id><published>2009-03-27T19:10:00.014+01:00</published><updated>2009-03-27T20:45:59.157+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Quottidie'/><title type='text'>Réponse à un acte de pétage de plomb</title><content type='html'>&lt;a style="color: rgb(255, 255, 51);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/Sc0roByqAEI/AAAAAAAADRg/u5Mz_AlojQg/s1600-h/Explode_by_COBRASTARSHIPP.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 267px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/Sc0roByqAEI/AAAAAAAADRg/u5Mz_AlojQg/s400/Explode_by_COBRASTARSHIPP.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5317954701670088770" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(255, 255, 51);"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 0);"&gt;Pétage de plomb?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;Oui, pourquoi pas, ma foi, ça peut se comprendre. C'est on ne peut plus justifié, ou justifiable. Car l'origine même de tout emmerdement, cette énergie haineuse qui déborde, ce "je-n'en-peux-plus", ça nous tord le ventre et nous remue tout l'intérieur - pauvre petite chose, incapable de trouver la sortie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 0);"&gt;Alors le pétage de plomb, vous comprenez... : la seule solution pour que ça parte! Il faut que les coutures craquent, qu'on opère à vif, avec une entaille bien nette et sans bavure. Il faut cisailler joyeusement, faire gicler les pensées stagnantes, les obsessions qui sentent le renfermé. L'exhibitionnisme nous sauvera! Il faut tout montrer, tout faire sortir. C'est au dehors que doivent rebondir les tracas qui nous minent. Là il y a plus de place pour jouer, pour renvoyer la balle; au lieu que coincées dans nos têtes lourdes (lourdes...) les chimères sont à l'étroit. Elles se cognent un peu partout, incapable de se dépêtrer l'une de l'autre; ça forme un grand tas de merde (bullshit?) qui nous encombre. Un truc horrible, impossible à déloger de là. Quelque chose à la fois informe, inidentifiable, inavouable (inimaginable)... et pourtant impossible à ignorer. Pas moyen de contourner l'entassement de nos problèmes. On se réfugie dans les parties de notre conscience  encore saines et épargnées. Mais le niveau monte...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;Alors oui, moi j'approuve. Le pétage de câble. La crise de larmes. La Désillusion, en personne. Le "hurlement primaire". Retrouver l'extrême, l'inapproprié, le politiquement incorrect. Se nourrir du démon de la perversité? Comme quoi nous sommes toutes sur la même longueur d'onde.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 0);"&gt;Docteur, peut-on opérer?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;Salle de réveil. Pour l'instant, j'expérimente la sortie d'anesthésie. Je crains le moment où les choses me redeviendront trop claires pour que je puisse croire aux hallucinations. Dans le flou, tout se perd, tout se retrouve. Il y a toujours moyen de s'appuyer sur un fantôme. Mais assurément les gentils messieurs en blouse ne vont pas tarder. Ils m'emmèneront dans la salle carrée - à moins que ce ne soit rectangle, avec quatre côtés, et quelques-uns en plus. Et là ce sera horrible.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 0);"&gt;Plus rien à l'intérieur, ça a craqué, tout a fui.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 0);"&gt;Oui mais  dehors? La certitude du vide et de l'indifférence? La belle machinerie huilée du recommencement des jours : la duplication des banalités, à l'échelle éternelle du temps. La routine, quoi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;Et bah... Vautrons-nous dans le Néant!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;Jetons-nous à l'eau! Noyons notre mal de crâne! Buvons la tasse... comme du poison dans l'eau!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1851945942581104102-203363249169943598?l=baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/feeds/203363249169943598/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=1851945942581104102&amp;postID=203363249169943598&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/203363249169943598'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/203363249169943598'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/2009/03/reponse-un-acte-de-petage-de-plomb.html' title='Réponse à un acte de pétage de plomb'/><author><name>Lineyl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08702051490416808257</uri><email>lineyl@hotmail.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11514162714101834100'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/Sc0roByqAEI/AAAAAAAADRg/u5Mz_AlojQg/s72-c/Explode_by_COBRASTARSHIPP.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1851945942581104102.post-5116571886888295186</id><published>2009-03-26T16:55:00.021+01:00</published><updated>2009-03-26T18:12:00.893+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rêveries'/><title type='text'>XVII. L'Etoile</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center; color: rgb(255, 255, 255);"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/ScuuhoG6SrI/AAAAAAAADRY/3Wi_f5SBOpQ/s1600-h/the_star___tarot_by_sanja.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 234px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/ScuuhoG6SrI/AAAAAAAADRY/3Wi_f5SBOpQ/s400/the_star___tarot_by_sanja.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5317535677766322866" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(pix: The star - tarot, Sanja, deviantart.com)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(255, 255, 255);"&gt;Il y a une étoile au fond, quelque chose percé d'éclats, au corps gonflé, et blanc. &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;Ça&lt;/span&gt; tient le milieu du décor, c'est presque trop grand; j'y noie des larmes claires. Trop brutal, trop tranché; comment &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;veux-tu&lt;/span&gt; que je regarde ça? Toi, tu lèverais les yeux vers cette palpitation mourante, vers cette agonie blanche?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dommage, peut-être qu'on sentirait un pincement, si on pouvait s'approcher. Peut-être qu'on souffrirait tant que le monde ne pourrait que changer. Comment croire que tout puisse toujours rester indifférent? Moi je n'ai pas cette patience... Alors j'exige de cette horreur, de cette étoile difforme, au fond, qu'elle ne l'aie pas non plus.&lt;br /&gt;Sa lumière se convulse, encore et encore, on dirait des &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;hauts-le-coeur&lt;/span&gt; qui ne cessent pas. Je lève la tête, les coulisses s'échappent du plafond pour monter au plus haut (des cieux), comme s'ils voulaient sortir. S'échapper avec eux, moi je voudrais bien.&lt;br /&gt;Et donne-moi ta main, je la prendrais avec moi. Et tu me resteras, un peu, comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle tremble, l'étoile blanche, et je ne peux pas détourner ma vue de sa couleur de mort. Le corps froid et rigide d'un mort. Un cadavre qui se retourne dans sa tombe, qui refuse de se laisser couvrir d'oubli et crache encore un souffle d'air à travers la terre fraîchement retournée de son tombeau.&lt;br /&gt;J'ai le goût de cette terre dans ma bouche, et mes mains se déforment, percées elles aussi d'aiguilles longues comme des mondes qui se fuient. Ce n'est pas juste, tout de même; tout passe en moi et me blesse sans me voir. Je ne mérite même pas qu'on me remarque quand on me fait mal. Mais si je me fondais en elle, la dernière douleur mortelle, l'abomination qu'on me fourre sous le nez, alors je serais grande et belle comme la Faucheuse, je serais ce que tous les hommes regardent, même si c'est du coin de l'oeil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je donnerais mes mots, j'abandonnerais en chemin ce à quoi je n'ai jamais tenu. Il faut se dépouiller pour arriver là-haut. Je suis encore chargée de fausses croyances, d'espoirs mal ficelés; c'est normal que tout me semble si lourd.&lt;br /&gt;Tandis que si je pouvais n'être que cette succession de dimensions brûlantes, étirées, acérées, qui  se défient et font éclater la structure des choses, alors je dépasserais tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attends! Je viens m'accrocher à toi, me défigurer dans ton sein blanc. C'est le seul moyen pour que tu cesses de me regarder en face. Je veux voir à travers tes yeux, ma belle étoile de mort. Tant de mortels m'entoureront... Et même si c'est difficile, même si ça fait mal de se laisser déchirer pendant l'éternité, au moins je saurai qu'il n'y a plus rien à espérer. Ce sera le dernier espace à occuper, la dernière perspective à tracer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si toi, en bas, tu ne lèves pas les yeux vers moi quand je serai cette palpitation mourante, cette agonie blanche, alors ne crois pas pour autant m'échapper. Je serai l'horizon de ta vie entière, l'anse de tes pas, le berceau de tes mots. Rien de ce que tu seras ne me sera étranger. Tu vivras, tu mourras face à moi. Tu existeras dans ma présence torturée.&lt;br /&gt;Oh, je sais, tu t'en moques. Tu ne crois pas à mes délires. Tu ne crois pas qu'il y ait cette monstruosité qui t'attende, au fond de la scène. Eh bien, c'est du théâtre. On conserve toujours un temps ses illusions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je te les déroberai.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1851945942581104102-5116571886888295186?l=baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/feeds/5116571886888295186/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=1851945942581104102&amp;postID=5116571886888295186&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/5116571886888295186'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/5116571886888295186'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/2009/03/xvii-letoile.html' title='XVII. L&apos;Etoile'/><author><name>Lineyl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08702051490416808257</uri><email>lineyl@hotmail.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11514162714101834100'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/ScuuhoG6SrI/AAAAAAAADRY/3Wi_f5SBOpQ/s72-c/the_star___tarot_by_sanja.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1851945942581104102.post-4104107602508953695</id><published>2009-03-24T19:07:00.008+01:00</published><updated>2009-03-26T20:45:39.170+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Moments'/><title type='text'>Moment. 24/3</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(102, 51, 51);"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/Sckl0SAW_nI/AAAAAAAADRQ/vMMV4FJCa1Y/s1600-h/Bonzai_by_kittcat.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 319px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/Sckl0SAW_nI/AAAAAAAADRQ/vMMV4FJCa1Y/s400/Bonzai_by_kittcat.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5316822415204351602" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(pix: Bonzai, kittcat)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Bonsaï:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gazouillement vert, au fond du pot. Et ça devient simpliste et gâteux au possible. Redessiner chaque feuille, de l'oeil, pour voler des risettes. Serre encombrée des paisibles petits représentants du règne végétal; atmosphère de sieste. La photosynthèse nargue le ciel tout moche (pollution et mauvais temps). Du blond, tremblotant, au milieu des berceaux de branches. Du bleu, dissiminé en halo, autour d'un visage. Naissance officialisée, émotion des parents. Main qui s'approche, hésitante. Le nouveau venu babille gaiement; regardez l'immobilité du geste, l'impassibilité enfantine, et les milliers d'yeux tournés vers Dieu. Car qui est Dieu pour la jolie bébête?&lt;br /&gt;Satisfaction ébouriffée. Landau inaperçu dans le bruissement des pas, des métros. Froid qui pétille au bout des doigts, grimace débile à l'intérieur. Pour le plaisir.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1851945942581104102-4104107602508953695?l=baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/feeds/4104107602508953695/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=1851945942581104102&amp;postID=4104107602508953695&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/4104107602508953695'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/4104107602508953695'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/2009/03/moment-243.html' title='Moment. 24/3'/><author><name>Lineyl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08702051490416808257</uri><email>lineyl@hotmail.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11514162714101834100'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/Sckl0SAW_nI/AAAAAAAADRQ/vMMV4FJCa1Y/s72-c/Bonzai_by_kittcat.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1851945942581104102.post-944261021886284281</id><published>2009-03-23T17:55:00.006+01:00</published><updated>2009-03-24T00:11:35.818+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Moments'/><title type='text'>Moment. 22/3</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a style="color: rgb(255, 255, 0);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/ScgWzW1lBbI/AAAAAAAADRI/Kv3Fy_CMQL4/s1600-h/Lueur_RER_by_Clad_Oara.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/ScgWzW1lBbI/AAAAAAAADRI/Kv3Fy_CMQL4/s400/Lueur_RER_by_Clad_Oara.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5316524431670314418" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 0);font-size:78%;" &gt;(pix: Lueur RER, Clad-Oara)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 0); font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 0); font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;Éclaircie&lt;/span&gt;:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 0);"&gt;Repos de la lumière, entre deux eaux. Confettis clairs jetés sur les vitres en lambeaux, brouillées de traînées grises. Crissement du métal sur le rail, caoutchouc des portes brusquement détendu. Pollen du jour qui se faufile entre les doigts serrés. Agitation nerveuse sur le genou. Soleil pulsant, compartiment nimbé d'or en poussière. Blancheur des vagues éclats du soir, rayures du sombre sur le clinquant des cieux. Regard retenu sur le seuil du surgissement. Courbe identique qui creuse l'invisible, derrière la tôle du wagon.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1851945942581104102-944261021886284281?l=baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/feeds/944261021886284281/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=1851945942581104102&amp;postID=944261021886284281&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/944261021886284281'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/944261021886284281'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/2009/03/moment-223.html' title='Moment. 22/3'/><author><name>Lineyl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08702051490416808257</uri><email>lineyl@hotmail.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11514162714101834100'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/ScgWzW1lBbI/AAAAAAAADRI/Kv3Fy_CMQL4/s72-c/Lueur_RER_by_Clad_Oara.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1851945942581104102.post-3608817841900618485</id><published>2009-03-22T18:48:00.010+01:00</published><updated>2009-03-22T19:12:51.687+01:00</updated><title type='text'>Les marées du ciel</title><content type='html'>&lt;a style="color: rgb(153, 153, 255);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/ScZ-kLuC33I/AAAAAAAADRA/opnqAhp2eUA/s1600-h/The_Foam_Breathers_by_llouise.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 286px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/ScZ-kLuC33I/AAAAAAAADRA/opnqAhp2eUA/s400/The_Foam_Breathers_by_llouise.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5316075570243755890" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(153, 153, 255);"&gt;&lt;br /&gt;Retourne-toi. Stop. Marque l'arrêt, indécis, entre le blanc et le bleu. Cherche l'horizon mince, et la limite. Cherche encore la dent crénelée, le chapeau renversé. Et quand tu auras trouvé, retourne-toi, retourne tout, et cherche encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sais-tu sentir la différence, l'oscillation de l'aiguille entre deux secondes? L'agencement prodigieux des formes?&lt;br /&gt;Et mes nuages à moi, qui les trouvera? Si tu ne lèves pas la tête, ils passeront, les coups de gueule du vent, et les mondes en rafale. Peut-être qu'en regardant à nouveau, il n'y aura plus rien. Ce sera tout noir, ou tout blanc. Doux, brutal, indéfinissable. Ça n'aura plus rien du beau miroir de rêves qui nous coiffait, avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Saute, essaye, si tu touches le plafonds, si tu touches... Prend garde, tout se défait si vite. Mais avec un peu de précaution, les doigts du poète pénétreront l'écume des jours. Ils s'étireront, se déformeront, ils ne seront plus que d'immenses palmes, prêtes à brasser l'idéal. Ça batifolera, là-haut. Dans le grand bain mouvant, marbré des lignes que laisse l'eau sur la plage quand elle s'embête, les mots s'agiteront ; et il y aura de la mousse, assez pour que les flocons arrosent nos corps, en bas. Oui, tu verras, si tu regardes. Ça débordera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Surtout, retourne-toi.&lt;br /&gt;Bâtis des cartes, balise les chemins. Comme ça tu verras qu'ils changent sans cesse. Recommence l'ouvrage inutile, et tu pourras renoncer, avec un plaisir inouï, à tes certitudes.&lt;br /&gt;Dessine la poitrine généreuse, remonte le bas d'une jupe; jette au vent les pissenlits en fleurs des cumulus, duveteux comme l'enfance.&lt;br /&gt;Et si le trait t'échappe, affermis ta prise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour sentir l'éternel qui passe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1851945942581104102-3608817841900618485?l=baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/feeds/3608817841900618485/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=1851945942581104102&amp;postID=3608817841900618485&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/3608817841900618485'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/3608817841900618485'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/2009/03/les-marees-du-ciel.html' title='Les marées du ciel'/><author><name>Lineyl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08702051490416808257</uri><email>lineyl@hotmail.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11514162714101834100'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/ScZ-kLuC33I/AAAAAAAADRA/opnqAhp2eUA/s72-c/The_Foam_Breathers_by_llouise.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1851945942581104102.post-7398592488982445539</id><published>2009-03-20T18:31:00.003+01:00</published><updated>2009-03-22T19:05:28.676+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Moments'/><title type='text'>Moment. 17/3</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/ScZ92viF2bI/AAAAAAAADQ4/X1oZin0p6-4/s1600-h/The_Trees_Are_Naked_by_partyboy9289.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 289px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/ScZ92viF2bI/AAAAAAAADQ4/X1oZin0p6-4/s400/The_Trees_Are_Naked_by_partyboy9289.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5316074789583313330" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ramifications veineuses: &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Milliers d'antennes tronquées dardées vers le ciel. S'arrêtent à mi-course, indécises, si bien que chaque embranchement ne mène qu'à un avortement de sentier. Rigides, immobiles quand le vent chuchote; c'est l'arbre tout entier qui bouge. Disproportion. Le tronc est large et nu, les capillaires sont nus mais acérés. Foisonnement d'aiguilles implacablement souligné par le bleu. Au-dessus des têtes. Nuage de ramifications entremêlées, bourdonnement des formes. Pas un mouvement, seule la sculpture, dénuée de feuilles, balaie le ciel de sa hauteur. Soleil, par alternance, entre les moignons de branches.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1851945942581104102-7398592488982445539?l=baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/feeds/7398592488982445539/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=1851945942581104102&amp;postID=7398592488982445539&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/7398592488982445539'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/7398592488982445539'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/2009/03/moment-173.html' title='Moment. 17/3'/><author><name>Lineyl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08702051490416808257</uri><email>lineyl@hotmail.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11514162714101834100'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/ScZ92viF2bI/AAAAAAAADQ4/X1oZin0p6-4/s72-c/The_Trees_Are_Naked_by_partyboy9289.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1851945942581104102.post-341114073773335347</id><published>2009-03-16T23:03:00.001+01:00</published><updated>2009-03-22T20:37:00.809+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Moments'/><title type='text'>La funèbre danse des idées tristes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center; color: rgb(204, 204, 255);"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/Sb7LXTqO8TI/AAAAAAAADQY/QlBF5ROPZA4/s1600-h/long+robe.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 283px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/Sb7LXTqO8TI/AAAAAAAADQY/QlBF5ROPZA4/s400/long+robe.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5313908211618607410" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;(pix: Long Waited Wind, jdmwu)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(204, 204, 255);"&gt;On tranche nettement le ruban, pour ne pas avoir à entailler plusieurs fois. Les deux pans rouges retombent mollement de part et d'autre de la boîte, et l'enfant, ravi, adresse un sourire exubérant à la famille rassemblée. L'ensemble forme un tableau heureux. Quelques perles égaient les décolletés fanés des grands-mères, et les notes de parfum, cachées derrière les lobes d'oreille, s'échappent de leurs refuges pour se mêler à l'entêtante cannelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une robe longue s'ennuie, penchée sur l'accoudoir. Le murmure des conversations, les éclats silencieux de la joie commune s'échouent sur les franges de son tissu clair. Un pieds blanc, nu, barbote dans l'indifférence; dessous le lourd jupon, il remue avec agacement, levant la tête contre le courant, bravant la satisfaction générale. Le battement de la cheville fait cogner les ongles sur la table basse. Au-dessus trône un ours en peluche, qui ne sourit pas. Mais dans ses yeux se reflète la lueur des bougies, si bien qu'on croirait le voir s'échauffer au contact des niaiseries de Noël.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les ciseaux traînent sur la table, attendant d'être à nouveau saisis pour défaire un emballage rebelle. Les vendeuses sanglent toujours les paquets avec ces rubans fins, dorés ou argentés, impossible à défaire à la main, et qui entaillent la chair quand on s'y attaque avec insouciance. La main aux doigts osseux, qui repose sur la robe longue, froisse le tissu clair en laissant le froufrou du papier cadeau remplir un instant le brouhaha de la pièce, gober le bruit des conversations, puis mourir, dans le sac plastique, sous le sapin. Il n'y a pas un seul morceau de papier rouge par terre, on a tout mis dans le sac, et l'enfant a failli pleurer quand on lui a dit que le papier, il ne faut pas le garder.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ce n'est pas ça, le cadeau, mon chéri, ça c'est juste pour faire joli.&lt;br /&gt;- Mais j'aime bien quand c'est joli.&lt;br /&gt;- Et bien, tu peux en garder un petit morceau, mais pas tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et les carcasses de papier sont alignées, avec soin. On choisit le plus bel échantillon, et l'enfant le pose sur la table, sous la protection de l'ours en peluche. Il a les yeux dorés, presque incandescents. La robe longue détourne la tête. Elle n'aime pas être fixée ainsi. Les boules de l'arbre de Noël se renfoncent dans leur duvet plastique, comme pour devenir encore plus rondes et se gonfler de la chaleur du foyer. C'est vrai qu'il fait chaud, quelques buées s'esquissent sur les &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;double-vitrages&lt;/span&gt;. Les volets sont rabattus, sans être pour autant fermés, et dans l'interstice laissé par les deux battants de bois noir, se devine la bande noire du ciel et les lignes d'étoiles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Mélanie&lt;/span&gt;, ma chérie, c'est pour toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ongle cesse de cogner contre la table basse. Une boucle blanche se trouve coincée entre deux doigts ridés qui s'appliquent à la lustrer, à lui donner une courbure parfaite. Au passage, la main frôle le rouge à lèvre généreusement appliqué. Sur les deux phalanges qui s'acharnent dans le blanc de la coiffure s'impriment des traînées rouges, à peine plus sombres que la peau parcourue de taches de vieillesse. Puis la main quitte son ouvrage pour tendre un paquet rose à la robe longue, dont la tête repose sur les genoux.&lt;br /&gt;- Merci.&lt;br /&gt;Le paquet est ouvert sans impatience. Son contenu est posé par terre, à côté des monceaux de livres et de vêtements. Les deux yeux restent immobiles, perdus dans le flou d'une méditation médiocre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Merci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore des dons, dont la chaîne s'allonge, au fil de la soirée qui traîne en longueur. Les deux yeux restent immobiles. Le vert, à droite, semble prêt à s'éclairer d'une fureur monstrueuse. Il abrite de la colère et du dégoût; chaque seconde le rend plus brillant,  incapable de soutenir la lente marche des aiguilles vers le jour d'après. Le bleu, à gauche, est voilé d'une tristesse légère, à peine consciente d'elle-même. Les formes insaisissables modelées par la couleur, dans les iris, tracent le prénom d'un disparu épris d'oubli.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le couple, vert et bleu, bleu et vert, allume deux flammes rebelles dans l'ovale du visage. Les lèvres, fines, sont à peine visibles. L'ensemble fait peine à voir; il y a là une terrible contradiction que les chants de Noël, les cris de l'enfant, les parfums s'échappant des décolletés, ne parviennent à résoudre. Heureusement, la longue robe dissimule en partie cet ennui douloureux; elle offre des plis et des replis dans lesquels peut s'incarner la funèbre danse  des idées tristes.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1851945942581104102-341114073773335347?l=baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/feeds/341114073773335347/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=1851945942581104102&amp;postID=341114073773335347&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/341114073773335347'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/341114073773335347'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/2009/03/la-funebre-danse-des-idees-tristes.html' title='La funèbre danse des idées tristes'/><author><name>Lineyl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08702051490416808257</uri><email>lineyl@hotmail.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11514162714101834100'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/Sb7LXTqO8TI/AAAAAAAADQY/QlBF5ROPZA4/s72-c/long+robe.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1851945942581104102.post-4763542815093155770</id><published>2009-03-14T16:42:00.027+01:00</published><updated>2009-03-14T21:26:55.614+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Scènes de la vie nocturne'/><title type='text'>Au bord du noir</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SbvjNcfzTPI/AAAAAAAADQQ/yUZto6nMJ0M/s1600-h/Freezorios_by_DaemonGFXvoid.jpg"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 51, 51);"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5313090005541014770" style="margin: 0px auto 10px; display: block; width: 400px; height: 320px; text-align: center;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SbvjNcfzTPI/AAAAAAAADQQ/yUZto6nMJ0M/s400/Freezorios_by_DaemonGFXvoid.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 51, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt; (pix: Freezorios by DaemonGFXvoid)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 51, 51);"&gt;&lt;br /&gt;Le flou imposait son point de vue, l'apogée du soir était connu de tous. Sans frémir nous nous approchions des carreaux en tendant les mains, les bras, en écartant les doigts. Le Dôme entier, par nos membres déformés, tirait à lui la nuit à peine enfantée. Cela faisait des jours qu'il n'avait pas fait Nuit, et nous avions besoin d'obscurité. J'avais &lt;em&gt;faim, &lt;/em&gt;faim d'un éclair sombre, replié sur le ventre de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;l'Etoile&lt;/span&gt;. Je voyais l'écoulement noir des pleurs du couchant, les traînées sales au bout de la route, et l'heure du dîner approchant. L'odeur de l'assouvissement prochain m'enivrait déjà. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 51, 51);"&gt;Je m'apprêtai à mordre la pulpe du rayon tardif, retenant l'extase prête à m'envahir, lorsque je m'aperçus &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;qu&lt;/span&gt;'&lt;em&gt;il&lt;/em&gt; n'était pas là. Ce n'était pas gênant, pour la Consommation. Il n'était pas utile que chaque membre du Dôme soit présent pour que le festin ait lieu. Mais mon excitation en fut diminuée, je me trouvais comme privée de mes pleines capacités. Il n'avait pu mettre en défaut mes espoirs, je l'avais tant voulu &lt;em&gt;présent&lt;/em&gt; qu'il n'avait pu se dérober à mes injonctions silencieuses... Je murmurai la Foi, rapidement, cherchant à retrouver mon calme dans la litanie des siècles; je ne pouvais pas perdre ma concentration si près de l'épanouissement. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 51, 51);"&gt;La Consommation approchait. Nous étions tous immobiles, plus que jamais arqués contre le rayon de la lune naissante, offrant nos chairs blanches et nues au regard de l'étendue désertique, dehors. Il fallait se dépouiller pour approcher le berceau de l'enfant nocturne. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 51, 51);"&gt;Le Mentor, devant moi, fut parcouru d'une décharge brutale. Il ne laissa échapper aucun gémissement, mais nous pouvions tous ressentir la merveilleuse douleur qu'il contenait pour nous. C'était à lui que nous devions de pouvoir jouir de la Nuit, c'était lui qui protégeait la communauté, lui offrant un plaisir pur et sans déchets.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 51, 51);"&gt;Mes dents hissèrent leur éclat d'ivoire par-dessus mes lèvres rouges, luisantes. &lt;em&gt;Il&lt;/em&gt; n'était toujours pas là. Il &lt;em&gt;devait&lt;/em&gt; être là, comme nous tous il avait &lt;em&gt;besoin&lt;/em&gt; de Consommer. Je sentais l'angoisse me tordre le ventre. C'était trop proche, trop près, et j'étais toujours en manque de lui.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 51, 51);"&gt;La trompette jeta sa note criarde, les incantations vibrèrent dans les milliers de bouches ouvertes, difformes, offertes au mets éternel du ciel. La porte, derrière, chancela et s'ouvrit, non pas tournant sur ses gonds, mais comme libérée du châssis de bois noir, et mue de sa propre volonté. Le son de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;l'Appel&lt;/span&gt; persistait, mais je ne l'entendais plus. &lt;em&gt;Il&lt;/em&gt; était là, le dos voûté, les yeux baissés, occupant l'espace des visions, immense et dépassant sa taille humaine. Les autres membres Savouraient déjà, mais je m'étais détournée, m'éloignant malgré moi de la divine offrande que goûtaient mes frères. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 51, 51);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 51, 51);"&gt;Non, à cet instant, il n'y avait plus, dans le sein énorme du Dôme, balafré de longues colonnes de marbre, torturé de pointes de fer sombre et de visages d'onyx, que &lt;em&gt;cet homme&lt;/em&gt; au regard clair, presque blanc, qui gardait la tête baissée, et offrait à mes regards ses cheveux noirs, moirés de blanc, son cou d'albâtre, ses épaules puissantes. Je ne bougeais plus, mais déjà je ne pouvais plus prendre part au Dîner. Il était trop tard pour moi. Les autres restaient impassibles. Je savais qu'ils ne pouvait rien voir d'autre que cette communion avec l'astre noir, que cette incarnation dans la nuit débutée. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;L'Extase&lt;/span&gt; durerait quelques minutes, pendant lesquelles je serais exclue du Corps, particule parmi l'infinité à ne pas me Rassasier. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 51, 51);"&gt;Mais &lt;em&gt;il&lt;/em&gt; me donnait ma nourriture. Ma volonté, en moi, se redressa, comme sous l'effet d'une &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;dévoration&lt;/span&gt; brutale, mais ce n'était pas ça. C'était la courbe de &lt;em&gt;cet homme&lt;/em&gt;, le décalage qu'il instaurait dans la structure des choses, dans l'architecture du monde, c'était le flou dont il affligeait le réel qui m'obsédaient. Comment &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;pouvait-il&lt;/span&gt; se tenir là, et survivre dans &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;l'Entre-Deux&lt;/span&gt;? Qu'est-ce qui avait changé en lui? Qui était-il devenu? Je soupçonnais la vérité, mais ne la découvris que lorsqu'il leva les yeux vers moi.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 51, 51);"&gt;&lt;em&gt;Il &lt;/em&gt;savait où j'étais. Ses paupières translucides battirent sans peine dans ma direction et les pupilles plus noires que la nuit dont se nourrissait à présent le Corps, moi excepté, me saisirent l'âme avec violence. J'étais prisonnière. En une fraction de seconde, il fut à mon côté. Il avait banni l'espace-temps, comme on chasse un vulgaire moucheron dans la chaleur du mois sacré. C'était pour cela qu'il était différent.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 51, 51);"&gt;Il avait amorcé la Mutation. Il n'avait plus besoin de nous, plus besoin du Dôme et de la Consommation, plus besoin d'être un parmi les autres. Il était &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;l'Un&lt;/span&gt;. C'était nous qui avions besoin de lui, maintenant. C'était moi. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 51, 51);"&gt;J'avais les larmes aux yeux à force d'user mon regard au contact de sa peau éclatante de lumière. Il prononça mon nom, soufflant les syllabes comme on prononce les sortilèges, sans force, mais avec le poids immémorial des murmures d'outre-tombe. Il prononça mon nom et s'approcha encore. Sa bouche était d'un rose parfait, sans trace des blessures de l'âge. Elle se referma sur la mienne, emprisonnant ma conscience de sa conscience supérieure. Il me domina aisément, faisant ployer mes incantations désespérées. Je cherchais autant à le repousser qu'à l'attirer plus près, plus profondément. Il dut sentir que j'étais prête à me sacrifier pour lui livrer ma Foi, que j'étais prête à nourrir sa force en embrassant l'anéantissement; il hésita un instant sur le pont &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;enjambant&lt;/span&gt; mon existence et menant à l'accroissement de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;l'Un&lt;/span&gt; par la disparition du membre. Un instant, je m'étonnai que les Mutants puissent encore éprouver ces balancements de la volonté qu'on nomme faibles et qui sont moins &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;qu'humains&lt;/span&gt;. Puis je fermai les yeux, dérobant à ma vue les lignes parfaites de son visage, l'ovale, impossible à regarder, de sa fulgurance sublime. Je voulus mourir en lui et me laisser déborder.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 51, 51);"&gt;La vague s'arrêta et je ne sentis pas l'engloutissement. Sur le bord de cette blessure mortelle que je voulais qu'il m'inflige, il s'arrêta. Ce fut comme s'il se contentait d'effleurer la limite de notre altérité, la ligne menant à notre union finale, par laquelle il se serait agrandi de moi en me supprimant. Mais ce fut lui qui s'en alla. Il partit, me laissant la victime de ses tentatives d'absorption. Je ne comprenais pas. Il me rendait à moi quand je ne voulais plus rien être que &lt;em&gt;lui&lt;/em&gt;. J'étais désemparée. Pourquoi m'épargnait-il?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 51, 51);"&gt;Le Corps finissait de Consommer la Nuit. Personne n'avait rien vu. L'éclair de &lt;em&gt;sa&lt;/em&gt; silhouette demeurait aux frontières de mon champ de vision, mais je ne le voyais plus. La porte gisait, ouverte. Il me sembla un instant que rien n'avait été. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 51, 51);"&gt;Je compris.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 51, 51);"&gt;Sous le goût de son baiser s'attardant sur mes lèvres, je reconnus &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;l'Invitation&lt;/span&gt;. S'il n'avait pas achevé la destruction de mon être pour sa propre Naissance, c'était pour me montrer la voie. Sa façon à lui d'assurer mon initiation. Il me montrait que je n'avais plus besoin du Dôme, de la Consommation, plus besoin d'être une parmi les autres. Je pouvais être &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;l'Un&lt;/span&gt;. Il m'offrait la Mutation. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 51, 51);"&gt;Je l'acceptai, sachant ce qu'il devait m'en coûter. Sachant surtout qu'il me serait impossible, sans cela, de trembler à nouveau sous la caresse de son corps éclatant, sous la pression étouffante de sa présence. Impossible, sans cela, de retrouver le martèlement de mon coeur perdu entre ses lèvres entrouvertes et ma gorge brûlante.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 51, 51);"&gt;Je m'arrachai à l'immobilité et tournai le dos à mes frères. Au passage de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;l'Entre-deux&lt;/span&gt; je sentis à peine mon âme se tordre de douleur. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 51, 51);"&gt;Et disparaître.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1851945942581104102-4763542815093155770?l=baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/feeds/4763542815093155770/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=1851945942581104102&amp;postID=4763542815093155770&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/4763542815093155770'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/4763542815093155770'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/2009/03/union.html' title='Au bord du noir'/><author><name>Lineyl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08702051490416808257</uri><email>lineyl@hotmail.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11514162714101834100'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SbvjNcfzTPI/AAAAAAAADQQ/yUZto6nMJ0M/s72-c/Freezorios_by_DaemonGFXvoid.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1851945942581104102.post-3299668119416300735</id><published>2009-03-06T23:04:00.013+01:00</published><updated>2009-03-07T21:54:36.403+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rêveries'/><title type='text'>Mais toi non plus, tu n'as pas changé</title><content type='html'>&lt;a style="color: rgb(102, 0, 0);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SbGlxeIjAvI/AAAAAAAADQA/o3-cY7eyEJ4/s1600-h/Starlit_Night_by_gucken.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SbGlxeIjAvI/AAAAAAAADQA/o3-cY7eyEJ4/s400/Starlit_Night_by_gucken.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5310207704967611122" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(102, 0, 0);"&gt;Le halo d'une foule tire le coin de l'oeil et picote le galbe des rétines. Quelque chose  dépasse et &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;s'entr'aperçoit&lt;/span&gt; quand on ferme les yeux, la veilleuse allumée dans la nuit noire. Mes cils s'alourdissent par moments, au son des éternels échos du soir, refusent de choir à tes pieds, haletants. Le paysage palpite de silhouettes nombreuses, tracées en grandes fossettes sur les joues de la lune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis assise avec moi-même, juste à côté. C'est ailleurs que je regarde, autre chose que je vois. Peut-être trop proche, ça reste flou. Blafard - sans doute l'éclat d'une peau tendue, une joue pour un baiser. Ou le flou d'un mouvement trop rapide, le froufrou d'un coeur contre un autre - c'est une ombre seule qui chatouille le fond nocturne des heures. Peut-être n'est-ce que le cristal d'une larme qu'on n'a pas versée pour moi, et que je recueille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pierres se taisent, je m'entends trop penser. Je voudrais disparaître pour mieux sentir, et tout laisser passer, à l'intérieur. Je sais qu'on y viendra, qu'on passera dans ces corridors encombrés. J'exhibe ma poussière intime aux frondaisons que grisent les étoiles, je veux qu'elle s'étiole en souffles et vapeurs. Ce serait mieux sous les promesses de tes lèvres, mais je ne choisis pas. Je ne décide pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Simplement je peux garder l'immobilité des morts et bercer ma chance auprès de ta demeure. Tenter le hasard, séduire sa main baladeuse pour qu'il la promène sur mon destin. Affectueusement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, ce qui brille c'est cette mélodie qui prend ma forme, et monte vers le ciel plus vite que mes doigts qui la brassent. &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Ça&lt;/span&gt; brûle sans crépiter - peut-être que d'autres peuvent la voir. Je ne sais pas si je veux la garder pour moi. Je sais que je ne veux pas la garder pour moi, mais la garder, oui. Pour quelqu'un d'autre. Pour Toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les routes sont nues, les passants nus, les regards nus.  L'instant pur dans le mouvement du bras, balancé, dans mes pleurs qui naissent sans moi. Les hoquets du monde se font musique. C'est parfois beau, les sanglots en cascades dans les chevelures des amants, les frissons qu'on remue sur des chairs brûlantes - et toute cette sublime violence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si toi non plus, tu n'as pas changé, il y a des chances pour que tout soit identique: les soupirs, les murmures, les enlacements. Dans le drapé de la nuit, les plis d'un même dessin, à travers les années de l'amour. D'un amour. Un parmi les autres, parmi les couleurs diluées sur la palette de l'artiste, qui ne peint qu'en gris. On voit tout, dans le gris de l'eau, sous les ponts enjambant nos chagrins. Parfois j'ai peur de m'y pencher, et de m'y rencontrer. Et puis je me rassure. D'autres épaules se touchent, au-dessus de la rambarde, dans le reflet d'encre. Les fantômes aiment la compagnie, alors les lambeaux du passé me parviennent en masse. Pleins de cette foule, qui tire le coin de l'oeil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'y suis jamais seule.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1851945942581104102-3299668119416300735?l=baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/feeds/3299668119416300735/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=1851945942581104102&amp;postID=3299668119416300735&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/3299668119416300735'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/3299668119416300735'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/2009/03/mais-toi-non-plus-tu-nas-pas-change.html' title='Mais toi non plus, tu n&apos;as pas changé'/><author><name>Lineyl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08702051490416808257</uri><email>lineyl@hotmail.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11514162714101834100'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SbGlxeIjAvI/AAAAAAAADQA/o3-cY7eyEJ4/s72-c/Starlit_Night_by_gucken.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1851945942581104102.post-8100149204040297105</id><published>2009-02-07T20:18:00.010+01:00</published><updated>2009-02-07T20:39:37.462+01:00</updated><title type='text'>"Ah comme ce parfait inconnu... semble aussi parfait qu'inconnu !"</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SY3gf9fmfyI/AAAAAAAADPo/mXahWTfcXhY/s1600-h/The_Experiment_by_Light4Shadow.jpg"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 51);"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5300139176172617506" style="margin: 0px auto 10px; display: block; width: 267px; height: 400px; text-align: center;" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SY3gf9fmfyI/AAAAAAAADPo/mXahWTfcXhY/s400/The_Experiment_by_Light4Shadow.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 51);"&gt; &lt;em&gt;Petite scénette, dans un palais quelconque, et sous les latitudes voulues... Le parfait inconnu renverra, dans l'esprit de chacun des lecteurs, à une personne bien déterminée, et l'amoureuse Clarisse, aura toutes les chances d'être aussi fantasque et compliquée que le lecteur lui-même.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 51);"&gt;L’AMOUREUSE :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le flottement est familier, je ne m’en offusque plus. Au contraire, je cherche à l’apprivoiser, à le démunir en lui ôtant ce masque qu’il a trop facilement le loisir de revêtir. Oh, ce n’est pas très nouveau, ça, de me dire que je suis faible… Mais que ça fait du bien de se complaire dans son reflet, devant le miroir d’irréelles fantaisies ! C’est agréable, ça me réchauffe, là, quelque part dans le ventre. Ca arrange tout différemment, me voilà sans dessus dessous. C’est que j’aime ça le désordre, et son petit vent de nouveauté, et sa veine rebelle qui pulse à mes oreilles !&lt;br /&gt;Alors de jour en jour, le sentiment fluctue, et les certitudes, une fois assurées, fuient, sans que je comprenne trop leur manège incessant, les course-poursuites auxquelles elles se livrent, entre mes interrogations et mes impressions. Je suis le terrain de jeux des étincelles de tous bords, et dans le bac à sable qui trône, fièrement, au milieu — au milieu de moi-même, et comme c’est grand, même si c’est insaisissable ! — des chahuts et des rires font mousser ce brouhaha qui fait que je m’y perds. Tout de même, ce serait trop bête de faire une bêtise… Mais si l’on ne décrypte rien ? Pire… Et s’il n’y avait rien à décrypter ? Et si tout ce qui nous paraît lisse &lt;em&gt;était vraiment, inéluctablement, inévitablement lisse &lt;/em&gt;! Malheur, pauvres de nous qui cherchons à cerner des visions derrière tout ce qu’on voit. Mes très chers que ferons-nous des apprentis sorciers, et des jeunes druides dont les mots et les notes vont se cacher dans les coulisses du réel pour revenir chargés de mystère et d’impossible ? Que ferons-nous des idéaux qui n’ont pas les pieds sur terre et qui nous aident à avancer ? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 51);"&gt;Il faudra les secourir eux aussi, leur apporter à grand flots l’improbable et le sans-queue-ni-tête. Il faudra se montrer fou, dans notre grande sagesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE PAGE :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je peux bien servir dans un sens ou dans l’autre, tendre mes petits bras pour porter des fardeaux imaginaires ! Comme j’aimerais entrer dans ce monde fait d’émerveillement, léger, et rose comme mes bonbons. Lécher les contours des choses comme on déguste une friandise, et oui, vraiment, se gorger de rêves jusqu’à exploser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LA SŒUR :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ceci est inepte ! Ma douce Clarisse, il me semble de mon devoir est de vous rappeler qu’en cette situation une dignité sans faille est exigée de vous. Laissez-là vos sornettes et vos baguettes magiques, et cessez de questionner ces gens qui ont si peu à dire. Regardez-les franchement, droit dans les yeux, et passez-vous de ces clins d’œil ratés, de ces langoureux regards qui manquent leur objet, et font naître, ô inconscients, des cibles qui n’ont pas lieu d’être. Ressaisissez-vous, ma chère. Et que pouvez-vous bien trouver à ce jeune homme ?&lt;br /&gt;Il est vrai qu’un visage, à ses heures charmant, peut sans doute parfois éveiller vos désirs. Mais que diable, ce sont des perspectives qu’on ne voit que rarement, des formes qui s’éclairent parce qu’un rayon, joueur, vous fait perdre la raison, se mirant dans de beaux yeux bleus. Et qu’ils sont ternes, ces yeux frangés de noir, quand à nouveau on se tourne vers eux!&lt;br /&gt;Soyez sage, ma chère, et rendez à votre esprit cette sérénité qui lui sied bien mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’AMOUREUSE :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’il vous est aisé, ma sœur d’adopter ces propos, impartiaux, et pragmatiques, et sans aucun doute trop terre-à-terre pour voir ce que, moi, je peux voir, des cimes où je sais vivre ! Je vous aperçois minuscule parmi les dames de cour, les plumes des chapeaux et les parures en or. Et vous m’êtes insignifiante. Figurez-vous qu’il m’a fallu tantôt bien tendre l’oreille pour saisir votre voix. Et ce ne me fut point agréable. Je ne m’imposerai plus ce lourd devoir pour écouter vos balivernes si… et bien, si respectables ! Mon Dieu que c’est ennuyant, et que j’aime à renverser par-dessus bord, de mes phrases incongrues, vos cérémonies et vos rituels sans bavure.&lt;br /&gt;Ce parfait inconnu me trouble. Je ne sais s’il m’aime. Et pourtant ce n’est pas cela qui me trouble, non. C’est bien plutôt que je ne sache pas si je l’aime qui me perturbe. Voyez-vous, un instant, ce sourire retenu qui affleure aux lèvres et l’éclat brutal sur ce visage qui me fixe… Je perds la tête. Oui, non, oui, non, je chavire seule, portée par mes suppositions, incapable de donner sens à ses gestes comme aux miens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE PAGE :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors il faut remuer tout ça, jusqu’à ce que ça se sépare, et que distinctement on analyse chaque mot, chaque intonation, chaque sous-entendu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE SŒUR :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, il faut stopper le mouvement, se figer dans une attitude saine et irréprochable, et se contenter de certitudes peut-être lourdes, et raidies par le poids des siècles, mais dont la sagesse a été éprouvée. Si elles ont convenues à d’autres, elles peuvent vous convenir aussi !&lt;br /&gt;Mais enfin Clarisse où allez-vous ? Et que cherchez-vous de ce pas fiévreux qui vous fait paraître une tigresse enfermée dans sa cage ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’AMOUREUSE :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est en moi-même que j’étouffe, et en moi je suis enfermée. Il faut que je le voie, ne le savez-vous pas ? Ce besoin est en moi si puissant qu’il m’est impossible de croire que tous ne le sentent pas. Oh, le jardin qui dort, et l’allée où Il est passé, je m’en vais les rejoindre, et donner quelque fraîcheur à mes fantasmes trop énervés…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 51);font-size:78%;" &gt;&lt;em&gt;(pix: The Experiement, Light4Shadow)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1851945942581104102-8100149204040297105?l=baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/feeds/8100149204040297105/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=1851945942581104102&amp;postID=8100149204040297105&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/8100149204040297105'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/8100149204040297105'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/2009/02/ah-comme-ce-parfait-inconnu-semble.html' title='&quot;Ah comme ce parfait inconnu... semble aussi parfait qu&apos;inconnu !&quot;'/><author><name>Lineyl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08702051490416808257</uri><email>lineyl@hotmail.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11514162714101834100'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SY3gf9fmfyI/AAAAAAAADPo/mXahWTfcXhY/s72-c/The_Experiment_by_Light4Shadow.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1851945942581104102.post-8670263480978024784</id><published>2009-01-31T18:30:00.020+01:00</published><updated>2009-01-31T19:12:13.869+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Quottidie'/><title type='text'>The Room</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SYSUGgBUYEI/AAAAAAAADPI/T4XMi23igL8/s1600-h/room__by_idontknowupeople.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 386px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SYSUGgBUYEI/AAAAAAAADPI/T4XMi23igL8/s400/room__by_idontknowupeople.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5297521901090136130" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Je reviens, comme toujours, à mes amours passées, à mes idéaux d'un temps, comme s'ils pouvaient n'avoir jamais changé. Je reviens ici, dans cette chambre qui fut si longtemps la mienne (et qui, prétendant l'être toujours, ne peut pourtant se hisser à cette réalité du "chez soi"), et j'y retrouve des &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;espoirs &lt;/span&gt;que la vie, vieillissante, aurait dû faire disparaître. Au lieu de cela, impatients, émerveillés, ils viennent me saisir de nouveau. Leurs regards impérieux m'ordonnent de répondre. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Qu'as-tu fait depuis tout ce temps? Qui es-tu devenue?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m'est impossible de leur répondre. D'ailleurs, les côtoyant de plus près, à mesure qu'ils se pressent autour de moi en filaments échevelés, je m'aperçois qu'ils ont eux aussi subi les affres du temps. Oui, ils me semblaient - quand ils étaient encore loin et lovés dans la poussière des meubles - ils me semblaient si semblables à ces imaginaires que je m'étais forgés il y a quelques années, et que j'avais laissés vaquer, seuls, dans cette chambre, après m'être envolée pour les latitudes parisiennes! Mais je me trompe. Non, ils ne se ressemblent plus. Sous couvert d'une innocence et d'une fraîcheur dont ils cherchent encore à se vanter, leurs faces sont ridées, leurs mots sonnent creux, leurs promesses se sont affaissées. Leurs milliers de petites mains me pointent du doigt, m'accusant presque. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;Regarde-toi&lt;/span&gt;, regarde ce que tu as fait de nous, regarde comme tu nous as tous oubliés...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Mais je pourrais tout aussi bien leur répondre: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Regardez comme vous avez changé, vous ne valez plus rien, vous n'êtes plus qu'un souvenir, et l'âge vous défigure, et vous redeviendrez poussières... Poussières d'élucubrations. Et aujourd'hui, vous n'avez plus de consistance.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Alors qu'ils les brandissent, leurs poings menaçants, ce sont des fumées que je ne respire plus. Je n'ai plus besoin d'eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, cela est juste, je n'ai plus besoin d'eux. Ils appartiennent à l'imagination d'une fille qui, je crois, n'existe plus vraiment, bien que souvent j'aimerais qu'elle soit encore là. Je n'ai plus besoin d'eux, mais leur absence pure et simple me serait trop lourde à porter. Alors l'espoir, malléable, diffus, planant dans l'air de nos maisons, glissant sur nos peaux, baignant nos réveils et nos couchers, me demande de me saisir de lui pour forger de nouveaux espoirs. Bannir les têtes poussiéreuses de mes anciens fantômes, peupler mon monde d'un autre rayonnement, encore vivant, encore fidèle...&lt;br /&gt;J'ai peine à façonner ces chers visages qui me guideraient vers un désir quelconque. L'avenir me semble brouillé, confus, sans malignité je le vois se dérober à mes regards troubles. Peut-être même que je ne tente pas vraiment d'y discerner quelque chose de formulable. Quoiqu'il en soit c'est un flottement vague qui pour l'instant peuple cette chambre, une vibration opaque qui habille d'inconnu les scènes où mes regards se jettent, cherchant trop à saisir pour percevoir quoi que ce soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et dans l'attente d'un naufrage&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;Les rêves cherchent à rester&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;De ce temps qu'il nous faut aider&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;" class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;&lt;br /&gt;S'engendre&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; un âge après un âge&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(pix: Room, Idontknowupeople, deviantart)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1851945942581104102-8670263480978024784?l=baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/feeds/8670263480978024784/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=1851945942581104102&amp;postID=8670263480978024784&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/8670263480978024784'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/8670263480978024784'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/2009/01/room.html' title='The Room'/><author><name>Lineyl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08702051490416808257</uri><email>lineyl@hotmail.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11514162714101834100'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SYSUGgBUYEI/AAAAAAAADPI/T4XMi23igL8/s72-c/room__by_idontknowupeople.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1851945942581104102.post-1008166899661696739</id><published>2009-01-29T18:53:00.004+01:00</published><updated>2009-01-29T18:58:56.153+01:00</updated><title type='text'>Tempo</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SYHtvcqjTjI/AAAAAAAADO4/9LcVxqMWsK0/s1600-h/White_Tower_by_SnowSkadi.jpg"&gt;&lt;span style="color:#cc66cc;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5296776036168715826" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 283px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SYHtvcqjTjI/AAAAAAAADO4/9LcVxqMWsK0/s400/White_Tower_by_SnowSkadi.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#cc66cc;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#cc66cc;"&gt;&lt;em&gt;I didn’t know you moved so far away…&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Je frissonne un peu, il ne fait pas si chaud. Et pourtant, ce froid qui vous attaque, pouce par pouce, qui gagne du terrain, conquérant chaque carré de peau tiède, vous embrasse dans une étreinte qui n’est pas si désagréable. C’est un cocon de glace qui vous immobilise et dont le contact vous tient éveillé, et bien que vous ne soyez pas vraiment à l’aise, du moins vous avez quelque tenue, un je-ne-sais-quoi de rigide par lequel vous vous tenez droit, presque digne. Même le sourire colle au visage, un peu raidi, mais profondément sincère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Clignotant, tic-tac, tic-tac. Excusez-moi je tourne, je prends la vie de ce côté-ci. Oui, oui, c’est mon chemin, navré Monsieur de vous couper la route&lt;/em&gt;. Les gens arrivent encore à se bousculer sur les passages piétons ou les carrefours, alors qu’il y a tant de vide autour d’eux… Cela ne tend-il pas à prouver que nous aimons à nous heurter ? Que nous cherchons la violence de l’impact, de la rencontre, avec un corps différent, avec des mots nouveaux, avec des sentiments tout jeunes, à peine sortis de l’œuf ?&lt;br /&gt;Bistrot 77. Changement de domicile, prévenir la préfecture et faire changer la carte grise. Des réminiscences du code… Mille excuses. Le Panthéon me regarde, à travers la vitre, imperturbable et bienveillant. Si je devais le décrire sous une forme humaine, je le ferai âgé et non sénile, bonhomme et non gâteux, majestueux et non insensible. Voyez vous-mêmes ce que l’on doit aux nuances, et tout ce qu’il y a de tableaux dans une seule couleur, de mélodies dans une seule note, d’histoires dans une seule phrase. Je m’amuse à découper le monde et ses progénitures virtuelles. Comme si, à l’intersection que forme chaque seconde avec sa sœur jumelle, je parcourais des embranchements par milliers, pour finir par suivre une route unique, et en abandonner une multitude derrière moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#cc66cc;"&gt;&lt;em&gt;Un conifère, haute taille, tête branlante, sommeil au cœur, balance ses guenilles sur le chemin enneigé que j’emprunte d’un pas décidé. Je salue, poliment. Je ne me sens pas l’âme aux familiarités, mais la politesse la plus élémentaire reste tout de même à ma portée.&lt;br /&gt;— Enchantée.&lt;br /&gt;Passons notre chemin… Un silence qui vaut réponse (ou pas). Le sentier, maculé de poudreuse, n’a pas été foulé depuis plusieurs jours. J’enfonce avec délice les semelles de mes bottes qui font crisser le sol, comme si celui-ci ronronnait de plaisir sous la caresse de mes pas. J’allonge mes enjambées, je m’amuse à glisser, à déraper. Je joue avec le paysage qui n’a cure de ma présence, mais qui, un sourire moqueur au coin des lèvres, prend en pitié mes amusements solitaires. Et quand j’y pense, je préfère être seule.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Mais où va donc ce post ? Disons que j’illustre par une petite histoire « l’intersection que forme chaque seconde avec sa sœur jumelle »… Ou bien que la totalité n’a aucune cohérence, et que c’est le fragment qui a des choses à nous révéler. D’ailleurs je ne dis plus rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#cc66cc;"&gt;&lt;em&gt;Je ne dis rien, personne à qui parler. Des choses à écouter, derrière le bruit de ma propre marche les aiguilles qui tombent, le soleil qui rougit (oui, cela fait du bruit, un léger craquement comme un feu de cheminée qui s’apprête à flamber). L’humeur est aux douces rêveries d’hiver, sous l’approbation silencieuse des comptines enfantines que nous avons appris, cru oublier, et dont il nous reste pourtant quelques bribes.&lt;br /&gt;Et puis j’arrive à un croisement, où à vrai dire on distingue à peine les différentes routes se séparant pour former un squelette d’étoile. Mon incertitude ne me trouble pas, elle me ralentit à peine. Droite, gauche, tout droit. N’oublions pas le demi-tour. Je stagne un instant, sautillant sur place, dans les deux traces ovales de mes pas, comme pour m’enfoncer toujours plus profondément dans la terre d’hiver. Un instant il me semble que je foule une couche noirâtre qui perce sous la neige, qui sort ses petites griffes pour agripper mes bottes. Mais, en baissant les yeux, je m’aperçois, non, c’est encore tout blanc. Blanc jusqu’en bas, jusqu’au cœur…&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Imaginez, si nous avions le cœur tout blanc. Le chirurgien ouvrirait la poitrine et parviendrait à ce cocon blanchâtre pour en sortir l’organe immaculé, juste un peu duveteux, ronflant doucement. Ronflant, oui, du souffle de la vie, un doux sommeil, une berceuse quotidienne. Bien plus apaisant qu’une opération à cœur ouvert, que le rouge sur les gants tout blancs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#cc66cc;"&gt;&lt;em&gt;Ma main droite fait des moulinets au bout de mon bras, comme ma pensée qui tourbillonne dans ma tête. Droite. Gauche. Tout droit. Peu importe. Je continue. Vous ne m’attraperez pas. Vous ne savez pas par où je suis partie. Moi-même, peut-être, n’ai-je pas compris que je viens de faire ce choix. Cela m’a semblé d’abord évident, puis une minuscule résistance s’est fait sentir, qui a craquée, s’est fendillée, a disparu. Et j’ai continué. Et mes traces ont disparu dans la poudreuse, je ne les vois plus qui me suivent. Je commence un autre voyage, celui d’une nouvelle seconde, au bout duquel, à nouveau le découpage infini de nos décisions et indécisions… N’est-ce pas fantastique ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Cela me rassure, d’une certaine façon. Il se peut que pour un instant je loupe tous mes embranchements. Que je sois une promeneuse aveugle, que je ne doive qu’à la volonté d’un Dieu miséricordieux de ne pas me prendre les sapins en pleine gueule. Mais cela ne durera que quelques secondes, qui se mouvront en minutes et en jours, cela ne pourra pas dépasser quelques mois d’égarement pendant lesquels je naviguerai dans le vide. Le brouillard finit toujours par se lever. Il ne s’agit même pas d’apercevoir la terre.&lt;br /&gt;Je sais que je retrouverai le sentiment du temps qu’on égrène au-dessus de ma tête trop remplie, qui se pose trop de questions, qui cherche trop à éprouver. Oui, oui ! Tout cela m’arrêtera de nouveau et m’accrochera, et je resterai, avec plaisir, longtemps, aux croisements d’une seconde et d’une autre seconde.&lt;br /&gt;Non plus à attendre, mais à savourer ce que j’aurais trouvé.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#cc66cc;"&gt;&lt;br /&gt;(pix: White tower, Snowskadi, deviant)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1851945942581104102-1008166899661696739?l=baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/feeds/1008166899661696739/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=1851945942581104102&amp;postID=1008166899661696739&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/1008166899661696739'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/1008166899661696739'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/2009/01/tempo.html' title='Tempo'/><author><name>Lineyl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08702051490416808257</uri><email>lineyl@hotmail.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11514162714101834100'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SYHtvcqjTjI/AAAAAAAADO4/9LcVxqMWsK0/s72-c/White_Tower_by_SnowSkadi.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1851945942581104102.post-9142289079168109828</id><published>2009-01-26T23:17:00.018+01:00</published><updated>2009-01-26T23:59:52.130+01:00</updated><title type='text'>"En anatomie, la gorge est la partie du cou antérieure à la colonne vertébrale..." (Wiki)</title><content type='html'>&lt;a style="color: rgb(204, 0, 0);" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SX4-c8EjdLI/AAAAAAAADOY/b6HpQeg0vZk/s1600-h/Blood_on_Cloak_by_mohzart.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 331px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SX4-c8EjdLI/AAAAAAAADOY/b6HpQeg0vZk/s400/Blood_on_Cloak_by_mohzart.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5295738878716769458" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(204, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le crime est notre affaire...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Alors qu'une partie de mon esprit acquière une quasi-autonomie et cherche à provoquer l'inspiration, l'autre s'est figée, incapable d'aller plus loin, à la vue d'une gorge et de mots qui jaillissaient d'entre des dents monstrueuses, blanches et irrégulières. Vraiment, c'était horrible à voir, ces lèvres s'agitant frénétiquement pour former des paroles qui venaient me traquer, m'assaillir de toutes parts, et puis donner l'assaut final, au moment où le rouge me montait au joues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que me veut ce monde à me faire tant souffrir par les mots des autres? Mais je sais que souvent c'est moi qui me mets en position d'être touchée trop profondément par des bêtises, des vannes à peine inventées qu'elles sont déjà hors d'usage. Je n'ai à m'en prendre qu'à moi-même si les mots me terrifient, ceux qui ne sont pas à moi, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ceux qui ne sont pas de moi, &lt;/span&gt;ceux pour lesquelles je n'ai pas la rassurante certitude de pouvoir les contenir, les calmer, comme on calme une bande d'enfants agités qui, s'ils étaient laissés libres de vaquer où bon leur semble, dévasteraient tout une maternelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, parfois, quand ma conscience et ma volonté s'enfoncent dans les tréfonds d'une indifférence que je me force à feindre pour me protéger (mais cela est inutile), dans ces moments où je m'en veux de crier au loup à chaque infime secousse, j'ai des envies de meurtre qui me prennent à la gorge, des haines dont les effluves âcres me montent au visage et me font venir les larmes au yeux.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le crime est notre affaire&lt;/span&gt;...&lt;br /&gt;C'est ce menton blanc et cette gorge, en-dessous, tendue et secouée par les spasmes de la parole, qui m'attirent. Je me vois y planter, consciencieusement, avec une démarche presque médicale, une lame, qui serait fine et sans dentelures et qui, tout simplement, ferait taire le bruit des mots, leurs chuchotements mesquins et comploteurs. Oui, juste un instant détourner le flot, faire mourir les vibrations des phrases dans le jet sanglant qui fuse, et dessine un arc de cercle sans défaut avant de tomber à terre, à mes pieds.&lt;br /&gt;Silencieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce ne serait plus de la violence, simplement l'aboutissement d'un geste qui aurait à coeur, ô noble projet, d'empêcher de nuire les pointes et piques qui sont les armes de nos conversations. Et encore, il y a pire... Les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;questions&lt;/span&gt;. Ces mots qui, par leur intonation montante, vous lancent un défi, celui de répondre sans vous empêtrer, sans vous vautrer sur le tapis taché de sang aux pieds de l'interlocuteur. Quel toupet, vraiment! Quelle incroyable audace ont ces questions imbues d'elles-mêmes, qui feignent d'ignorer tout le mal qu'elles vous font, c'est-à-dire le mal qu'elles vous donnent!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, même si pour l'instant Thomas Lermand et sa destinée fluctuante de criminel sont encore à l'étude, les expériences quotidiennes m'offrent la possibilité d'imaginer les beautés d'un geste semant l'égorgement. Je pourrais créer un justicier venu d'ailleurs, un V revenu broyer les trachées impudentes, un oracle revenu fermer à tout jamais les bouches, pour qu'enfin nous puissions tous écouter le silence...&lt;br /&gt;Nous repaître de ce silence qui souvent, quoiqu'on en dise, ne blesse pas, mais nous épargne, nous éloigne des mots quand nous commençons à les prendre pour des vérités transcendantes. Heureux l'acte sacrilège qui apporte la désillusion et fait tomber les masques menaçants dont se vêtent les phrases! Dans l'intervalle muet où nous nous trouverions alors, la vérité qui ne se dit jamais nous serait révélée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh! Ce ne sont que réflexions tardives, et mes propres mots ne tombent-ils pas sous le joug de mon accusation? Je prends le risque qu'on m'égorge pour me faire taire, comme j'égorgerai encore, au plaisir de mes fantasmes, ceux qui, sans le vouloir sans doute, m'agressent de leurs murmures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(pix: Blood on cloack, mohzart)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1851945942581104102-9142289079168109828?l=baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/feeds/9142289079168109828/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=1851945942581104102&amp;postID=9142289079168109828&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/9142289079168109828'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1851945942581104102/posts/default/9142289079168109828'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://baisersrougessurlevresnoires.blogspot.com/2009/01/en-anatomie-la-gorge-est-la-partie-du.html' title='&quot;En anatomie, la gorge est la partie du cou antérieure à la colonne vertébrale...&quot; (Wiki)'/><author><name>Lineyl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08702051490416808257</uri><email>lineyl@hotmail.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='11514162714101834100'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_bRhjJ6DG46M/SX4-c8EjdLI/AAAAAAAADOY/b6HpQeg0vZk/s72-c/Blood_on_Cloak_by_mohzart.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry></feed>