tag:blogger.com,1999:blog-183548062009-06-26T11:27:14.142+02:00Smoking Kills-L'espèce de blog de Denyse Juncutt-d.j.PeanutsBoxhttp://www.blogger.com/profile/09403497976433377152noreply@blogger.comBlogger267125tag:blogger.com,1999:blog-18354806.post-32697149799885836282009-06-26T11:12:00.004+02:002009-06-26T11:27:14.194+02:00SK# 262<img src="http://img514.imageshack.us/img514/9854/93968975.jpg"/><br /><br />J’ai su que la chance tournait de nouveau à mon avantage lorsqu’O. m’a envoyé le texto suivant : <em>« Mon père a retrouvé ton Ipod ». </em>Cette salope, la chance, m’avait lâchée depuis presque un an, accompagnée d’une démotivation inondant chaque pore de ma peau. Ca n’a l’air de rien comme ça, mais une bonne nouvelle influe immanquablement sur les autres évènements, minime soit-ils.<br /><br />Avec ce sentiment d'infortune prolongé, on se retrouve assez rapidement avec des problèmes de santé, lié à des problèmes d’argent, lié à une incapacité à aimer, à désirer, lié à une agoraphobie naissante, lié à un travail arasant, lié à une coupe de cheveux ignoble, à un manque de confiance en soi, agissant sur une créativité diminuée, voire épuisée.<br /><br />Non vraiment, l’année de mes trente ans est loin d’être un bon cru. Une année d’intoxications volontaires et presque nécessaire pour échapper un peu à cette prison cérébrale. Loin de moi l’idée de surfer sur la mode des tourments de trentenaires blasés, j’avoue m’être laissé totalement inondée par les questions existentielles classiques et presque écœurantes. Parce que même avec une volonté de fer, il est finalement impossible d’y échapper.<br /><br />L’idée de base c’est retrouver l’envie. (Merci Johnny). Trouver quelque chose qui pimente. Du neuf. Du piquant. Du brillant. Une touche de moderne sur trois décennies de découvertes. <br /><br />Ce matin, assise en face de moi, ses yeux plongés dans le journal du matin, elle resplendissait. Son petit nez luisait, sa bouche réagissant au rythme de sa lecture. Un cheveu tentait une intrusion entre ses seins, son cou infusait la fleur, ses gestes étaient délicats, ses genoux d’une suprême douceur.<br />Puis, elle s’est mise à tousser comme une grosse dégueulasse pendant quinze longues et affreuses minutes.<br />L’idée du retour de l’envie, j’ai tout de suite pensé que c’était pas gagné. <br /><br /><em>Photo "Oeil de boeuf":<br />Copyright S. Bastin<br />"Moi"</em><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18354806-3269714979988583628?l=denysejuncutt.blogspot.com'/></div>d.j.PeanutsBoxhttp://www.blogger.com/profile/09403497976433377152noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-18354806.post-74644855038838614712009-05-18T16:48:00.003+02:002009-05-18T16:50:40.468+02:00SK# 261<img src="http://www.photo-auto.fr/ford/ka-g81a.jpg"/><br /><br />J’ai astiqué ma nouvelle voiture pendant une heure, dimanche après midi. Je pensais <em>« ça y est, je suis revenue comme il y a six ans ».</em><br />Je faisais des allers-retours Paris-Beauvais les mercredis et jeudis pour me frotter aux murs du Pulp. Je repartais très bourrées à cinq heures du matin, en faisant du 170 km/h sur l’autoroute.<br />J’aimais bien. <br />Aujourd’hui, c’est à peine si j’ose dépasser les 120 km/h avec tous les radars qui jonchent les allées. Aujourd’hui encore, la petite voiture m’a permis d’engager avec ma sœur, assise à mes côtés, une conversation retraçant nos relations distendues, et même sans phare, a éclairé ce qu’il fallait pour entrevoir un nouvel horizon. Parfois, je scrutais le rétro lorsque la petite dernière de quatre ans à peine criait <em>« Tata Dinisse ».</em><br />J’aime bien aussi.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18354806-7464485503883861471?l=denysejuncutt.blogspot.com'/></div>d.j.PeanutsBoxhttp://www.blogger.com/profile/09403497976433377152noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-18354806.post-4273628157402464352009-04-12T13:32:00.003+02:002009-04-12T13:39:27.358+02:00SK# 260<img src="http://www.voyance-et-astrologie-sur-internet.com/images/Fotolia_3319541_XS.jpg"/><br /><br />Astrologie mon amour.<br /><br /><span style="font-weight:bold;">Cancer ascendant Scorpion. </span><br />Vive la carapace.<br /><br />Ces vérités sont angoissantes.<br /><br /><span style="font-style:italic;">"Vous, pour apprendre à vous connaître et à vous aimer, il faudra d'abord montrer patte blanche. Triés sur le volet, rares sont les heureux élus que vous introduisez dans votre tanière. A côté, Fort Knox paraît aussi accessible qu'un hall de gare. Besoin d'autoprotection bien cancérien ? Pas seulement. Le Scorpion adore brouiller les pistes, et joue parfois avec les nerfs de ses proches pour tester la solidité de leur affection. Conscient de votre vulnérabilité émotionnelle, vous n'avez trouvé d'autre solution que de dominer vos sentiments et de passer au crible ceux des autres pour ne pas tomber dans le panneau. Très tôt développée, cette pénétration d'esprit fera de vous un psychologue redoutable, un peu extralucide, ou bien un inquisiteur à qui il sera impossible de dissimuler quoi que ce soit. Cette crainte irrationnelle que vous inspirez vous flatte. Ainsi, vous en rajoutez dans le culte du mystère. D'autant plus que vous n'hésitez pas à prêcher le faux pour savoir le vrai. Au point qu'une discussion avec vous prend l'allure d'une incursion en terrain miné.<br /><br />Comme tous ceux dont le Signe Solaire et le Signe Ascendant se trouvent en position de trigone (aspect harmonique), tout vous semble couler de source. Et l'être-pour-le-monde (Ascendant) n'est pas très éloigné de l'être-pour-soi (Soleil), ce qui évite bien des tensions.<br /><br />Introverti, vous goûtez les ambiances ouatées et les décors intimistes. Vous n'acceptez de moucheter le dard du Scorpion qu'en compagnie des membres de votre famille et de quelques amis de longue date. Auprès d'eux, vous pourrez enfin laisser s'épancher les trésors d'une affectivité délicate et subtile. C'est ainsi que l'on apprendra qu'un rien vous émeut. On devinera, comme le disait Anouilh, qu'«il y aura toujours un chien perdu quelque part qui vous empêchera d'être heureux».<br /><br />Tout vous est invitation à l'inspiration et, comme votre Signe Ascendant vous confère créativité et obstination, vous vous montrerez prolifique en ouvrages artisanaux ou œuvres artistiques, parfois même en enfants.<br /><br />Excellent éducateur et thérapeute empiriste, vous pourriez aussi, sur le plan professionnel, vous livrer à des recherches en rapport avec le passé : histoire, généalogie, etc."</span><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18354806-427362815740246435?l=denysejuncutt.blogspot.com'/></div>d.j.PeanutsBoxhttp://www.blogger.com/profile/09403497976433377152noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-18354806.post-68035042139684282762009-04-09T15:47:00.008+02:002009-04-09T23:31:44.555+02:00SK# 259<img src="http://img14.imageshack.us/img14/1225/trashmic.jpg"/><br /><br />J’aurai prié si fort pour que le bus n’arrive pas à destination et pourtant il y avait une chance pour un million que cela arrive. J’aurai voulu moi aussi me perdre dans une forêt américaine, mon gilet bleu AA comme unique guenille pour rejoindre l’Alaska. <br /><br />Mais partir, quitter l’état, traverser l’océan, trouver une nouvelle culture, fuir l’habitude, je l’ai déjà fait. Je l’ai fait au point de me rendre compte que l’ailleurs ne sauve pas, il divertit tout au plus.<br /><br />Pourtant, les monts enneigés, l’eau turquoise, le désert, la campagne sont tout autant de destinations rêvées. Une illusion parfaite qui nous laisse à penser que partout sera bien mieux qu’ici. Il n’en est rien, je le sais bien. <br />Sous la beauté manichéenne d’un paysage touristique se cache souvent la misère d’un enfant qui rêve de mon Europe. Splendide, laïque, riche, bonne et libre.<br />Je refuse chaque jour des invitations, très éprouvée par un week-end milieu où j’ai fini, assise sur la banquette trouée, par chercher bien au fond de moi, la motivation de continuer. <br />Et si je ne m’amusais plus ?<br /><br />Ce qu’il me faudrait, c’est simplement un peu de soleil pour ce week-end de trois jours. Et puis…<br />D’ici un mois j’aurai ma voiture, je lui ai dit <em>« J’en ai assez de prendre le train en fraude pour aller chez ma mère. J’ai trente ans bordel ! »</em><br /><br /><br />Photo:<br />Poubelle<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18354806-6803504213968428276?l=denysejuncutt.blogspot.com'/></div>d.j.PeanutsBoxhttp://www.blogger.com/profile/09403497976433377152noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-18354806.post-52292474365559387102009-03-31T22:11:00.000+02:002009-03-31T22:12:26.606+02:00SK# 258<object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/DdLehwjV4pc&hl=fr&fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/DdLehwjV4pc&hl=fr&fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object><br /><br />Magnifique !<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18354806-5229247436555938710?l=denysejuncutt.blogspot.com'/></div>d.j.PeanutsBoxhttp://www.blogger.com/profile/09403497976433377152noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-18354806.post-37790596157470440692009-03-30T21:40:00.016+02:002009-03-31T11:18:44.473+02:00SK# 257<object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/sKrcyEjsQqI&hl=fr&fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/sKrcyEjsQqI&hl=fr&fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object><br /><br />Presque cinq heures du matin. F. et moi partageons un taxi. Le chauffeur dit que <span style="font-style:italic;">« Oui mais Porte d'Orléans, pas Montrouge! »</span> Je me retiens de lui décrocher la tête avec une pelle. J'acquiesce je ne suis pas en mesure de négocier quelques mètres supplémentaires.<br />F. dit que ça l'énerve, que franchement elle n'en voit pas le bout. Ca vibre sur la banquette, elle me tend ton téléphone en disant : <span style="font-style:italic;">« Ben tiens, regarde! ».</span><br />Je lis, je hoche la tête, je ne trouve pas les mots et pose ma main sur la sienne en guise de compassion. <br />Des filles à prendre dans mes bras, durant cette nuit, ce fut légion courante.<br />Flash back. <br />Six heures plus tôt, je pose mes doigts frigorifiés sur le ventre de July. <span style="font-style:italic;">« Mets-les là mon Bourdon, tu es gelée ». </span> Aguicheuse.<br />On s'enfile quelques verres, j'ai le désir d'être rapidement enivrée pour enfouir cette dur semaine de travail. Lorsque Sarah débarque, je l'invite à partager une tequila frappée, pendant que Céleste me dit dans le micro qu'elle arrivera en même temps que nous à la soirée de Damla et Cass.<br />On finit nos verres, Amandine note les codes, je reste quelques instants dans la salle de bain, Vaï enfile ses casques sur son bras comme une grand mère porte son panier en osier, et on embarque nos victuailles.<br /><br />Dans l'immeuble de nos hôtes, des enveloppes, déposées sur les paillassons attisent notre curiosité. Un homme est mort, un voisin, il faut donner à <span style="font-style:italic;">« votre convenance, quelques euros pour une couronne. »</span> C'est la crise. On repose l'enveloppe, ce soir, on fête la vie.<br /><br />L'appartement est spacieux mais salement agencé. Cass, la cheville brisée de ses péripéties de la semaine dernière, est assise sur le lit. Je mesure l'improbable.<br />Le petit peuple arrive, s éparpille, commence à trébucher dans les affaires, boit dans les bols car les verres ont tous trouvé une bouche. Céleste a le visage intrigué, Morgan a le cheveux bien court et G. nous fait honneur de sa trop rare présence. Petite joueuse.<br />Je la chambre. Parce qu'un an sans nouvelle me laisse perplexe. Je dis que je comprends, que je sentais bien que la dernière fois, elle se demandait bien ce qu'elle foutait là. <br />On continue l'échange comme si le temps n'avait pas eu d'ampleur. Adossée contre la cheminée, je sers fort la tasse qui déborde pour me donner une contenance. Entre un petit rien et une vacherie, elle se confesse. <span style="font-style:italic;">« J'ai parlé de toi à mon mec. Il y a un an. Je lui ai dit que j'avais rencontré quelqu'un d'intéressant, d'attirant... »</span><br /><br />On s'encanaille. Un jeu épuisant. Une attraction qui, pense-t-elle, met en péril toute la stratégie de sa petite vie bien organisée qu'elle se donne tant de mal à protéger. La stabilité, le calme, l'ordinaire, le consensuel.<br /><br />Fixer la bouche de son interlocuteur est précurseur d'un désir de baiser. Je fais vraiment mine de ne pas avoir envie. Je quitte la pièce, Damla me saute au cou et je lui dis, dans un franglais mémorable qu'elle est la targuet de mon amie et que je suis loin d'être de ce genre. Elle m'embrasse. Son corps ivre pèse une tonne sur mes épaules Je soulève sa fragilité aussi lourde que sa solitude. <br /><br />Sarah ne se sent pas bien. Sa tête rencontre ses genoux. Ma main caresse son cou. Je n'ai aucun pouvoir sur son état tandis que July me pince le bras en fronçant les sourcils. Je ne comprends pas. Pas tout de suite. Je demande à Amandine de m'en couper un petit bout, et je cours glisser le morceau sur la langue de G. avec pour recommandation au coin de l'oreille <span style="font-style:italic;">« Bois beaucoup d'eau. »</span><br />Je suis passée de l'autre côté. Je ne me sens pas dégueulasse pour autant. Totalement lavée par des semaines de pures banalités.<br />Axelle nous presse. Elle mixe dans une heure.<br />On profite un peu du vacarme qu'occasionne la musique en se foutant de la gueule du voisin qui se plaint. <br />On empreinte l'escalier <span style="font-style:italic;">moqueté</span>. Il y a le bruit d'un corps qui se cogne, sur le bois, contre le mur. Il y a les mots qui suivent <span style="font-style:italic;">« Damla s'est fait mal je crois. »</span> On remonte quelques marches, fixe le coude totalement désarticulé, l'os sorti de son logement habituel. Une œuvre de l'extrême contemporain.<br /><br />Pompiers. Hommes en noir qui ne rigolent pas du tout. On dit qu'il ne faut pas qu'elle regarde, on réconforte, on se dit que tout de même c'est assez étrange cette poisse. Cass, la cheville brisée, tente de se frayer un chemin à l'aide de ses béquilles qui finissent par dégringoler les escaliers.<br />On attends une bonne heure, on fume sur le trottoir. J'ai soif, terriblement soif. J'ai un peu mal au ventre, je suis refroidie. Je me demande si je ne vais pas rentrer.<br />La décision est prise de rejoindre les filles à la Babydoll. Axelle fait la gueule. Ça ne dure pas longtemps. Son amie me tend une coupe de champagne. Je fais la bise à quelques personnes, je décide de rester dans le coin parce que c'est trop compliqué de se rendre d'un endroit à l'autre. On danse un peu. F qui avait tenté de me joindre est finalement parmi nous. Elle se frotte à Céleste. Morgan embrasse un type, toutes amygdales ressorties. Emy me donne un flyer pour la Punk Paillette Cabaret, Diis prend des tonnes de photos sur lesquelles je m'arrange pour grimacer, July se fait tripoter par un type aux aguets que je repousse d'un bras, G. me tend son Get 27 imbuvable.<br />Je l'attrape par la taille, je me fiche de la convenance, de son mec, de l'interdit. Elle pose la tête sur mon épaule. Et ça commence. <br />Je dis que de toute façon, <span style="font-style:italic;">« Je ne t'appellerai pas. Tes vents sont des blizzards »</span> M. témoin de la scène, me hurle <span style="font-style:italic;">« Tu ne sais donc pas faire les choses comme tout le monde ?» </span>Je profite de la fin du morceau pour lui rétorquer : <span style="font-style:italic;">« Je suis fâchée avec la simplicité »</span>. Elle me sourit.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18354806-3779059615747044069?l=denysejuncutt.blogspot.com'/></div>d.j.PeanutsBoxhttp://www.blogger.com/profile/09403497976433377152noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-18354806.post-21301732462070394422009-03-23T15:45:00.010+01:002009-03-23T16:53:18.651+01:00SK# 256<object width="450" height="360"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="movie" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=3765864&server=vimeo.com&show_title=1&show_byline=1&show_portrait=0&color=00ADEF&fullscreen=1" /><embed src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=3765864&server=vimeo.com&show_title=1&show_byline=1&show_portrait=0&color=00ADEF&fullscreen=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" width="450" height="360"></embed></object><br /><a href="http://vimeo.com/3765864">Extrait 25 - You Should Be Me</a> from <a href="http://vimeo.com/user1187936">juncutt</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.<br /><br /><br />Et puis merde...<br /><br />Sinon pour les autres, enjoy :)<br /><br />Musique:<br />Agoria- Pending Beween Two World<br />Hanayo - Joe Le Taxi<br />Radiohead- mk1<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18354806-2130173246207039442?l=denysejuncutt.blogspot.com'/></div>d.j.PeanutsBoxhttp://www.blogger.com/profile/09403497976433377152noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-18354806.post-89604031176750521682009-03-15T17:45:00.005+01:002009-03-15T18:00:37.734+01:00SK# 255<img src="http://img10.imageshack.us/img10/1466/8hdimanche.jpg"/><br /><br />Je ne suis pas contente parce qu'il est parti et parce que moi aussi <span style="font-style:italic;">la nuit je mens, je m'en lave les mains</span> et que <span style="font-style:italic;">j'ai dans les bottes des montagnes de questions</span>.<br />Alors, vers huit heures, ce dimanche, j'ai photographié le soleil levant qui effacera ma nuit blanche et éclairera toutes les vérités.<br /><br /><object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/4SR_ygICDKE&color1=0xb1b1b1&color2=0xcfcfcf&hl=fr&feature=player_embedded&fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/4SR_ygICDKE&color1=0xb1b1b1&color2=0xcfcfcf&hl=fr&feature=player_embedded&fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object><br /><br />Photo iphone :<br />Copyright D. Juncutt<br /><span style="font-style:italic;">"8h - dimanche 15 mars"</span><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18354806-8960403117675052168?l=denysejuncutt.blogspot.com'/></div>d.j.PeanutsBoxhttp://www.blogger.com/profile/09403497976433377152noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-18354806.post-30303952371503215102009-03-12T16:28:00.004+01:002009-03-12T16:53:14.843+01:00SK# 254<img src="http://img259.imageshack.us/img259/447/314450.jpg"/><br /><br />Je parle rarement du futur et je m'y projette encore moins. Peut être parce que trop souvent, en évoquant les joyeuses possibilités qui s’offraient à mon avenir proche, elles n’arrivaient finalement pas et qu’il fallait me justifier en marmonnant des <em>« Nan mais en fait ça se fait pas… ».</em><br /><br />Du coup, j’ai bien appris à ne plus me réjouir futilement. Je n’appelle pas ça du pessimisme, mais juste de la méfiance. <br />Ce qui est certain à presque quatre vingt dix neuf pourcent <em>(notez l’unique pourcentage de retenu)</em>, c’est que je trainerai mes grailles du côté de Bastille pour une énième soirée de gouine <a href="http://www.myspace.com/whatsgouineon">(WGO)</a> durant laquelle, YSBM sera diffusé. Certaine aussi, qu’il faudra que je me confonde en excuse lorsque Vaï et Rag se rendront compte que les images inédites ne le seront que pour celles qui ne les ont jamais vu, puisque le logiciel de montage m’a interdit de transférer la moindre données vers I DVD, me laissant comme unique choix : graver d’anciens numéros.<br /><br />Ce qui est certain aussi c’est qu’on se lamentera, avec <strong>Am</strong>, sur notre potentiel affectif en préférant laisser notre cerveau n’utiliser que le minimum de sa capacité pour, par exemple, mimer des MDR géants avec nos bras ; secouer nos touffes imaginaires sur ACDC ; rêver à passer une semaine de vacances sous mdma ; rouler des pommes géantes ; boire des Bubbles cul-sec ; se moquer de nos rires ; cracher sur les amoureux ; dénigrer nos ex ; boire de la vodka chaude cachée dans les gourdes / cachées de nos poches ; nous imaginer dans trente ans à la mamydoll…<br /><br />Ce qui est certain pour finir, c’est que je vais arrêter d’être gentille avec les gothiques, les névrosées, les torturées, les suicidaires, les hyper sensibles, les ultra sensibles, les méga sensibles, les indécises, les curieuses et les bisounours qui me draguent sous prétexte que ma <em>« mélancolie naturelle est quand même vachement attirante et intrigante ». </em><br /><br />Hum.<br /><br />Le paradoxe poussé à l’extrême, il m’arrive cependant bien plus souvent de me poiler que de pleurer lorsque l’on me répète : <em>« Jun, t’as vraiment un cœur de pierre ».</em><br /><br /><br /><em>Photo :<br />Copyright Angela Boatwright<br />Shooting vice Fashion</em><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18354806-3030395237150321510?l=denysejuncutt.blogspot.com'/></div>d.j.PeanutsBoxhttp://www.blogger.com/profile/09403497976433377152noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-18354806.post-18507375290272693382009-03-04T11:07:00.002+01:002009-03-04T11:17:50.504+01:00SK# 253<img src="http://img204.imageshack.us/img204/8176/eglisesteustache.jpg"/><br /><br />D’accord, il n’est même pas le printemps et cela oblige à un bilan hivernal plutôt morose, imposant une conclusion simple. Mon système immunitaire m’a abandonné. <br /><br />Si l’on considère un terrain allergique en évolution causé par une traversé quotidienne du périphérique de la Porte d’Orléans depuis cinq années, j’ai, depuis aout 2008, contracté trois angines, une bronchite et quatre rhumes. Sans oublier, la diminution de la vision de l’œil droit et une dent de sagesse douloureuse.<br />Je suis une ruine.<br /><br />Je pourrais passer mes dimanches à courir les marchés bios, financer les instituts de massage, m’accroupir en position du lotus et positionner mon âme par rapport aux douleurs du monde en humant de l’encens à la camomille. Au lieu de cela, j’enraye un peu plus la machine organique, remettant en cause toutes les statistiques des gens de ma génération.<br /><br />Je brule la chandelle par les deux bouts, et je croque au milieu. <br /><br />Au bureau, les mariages et les grossesses s’annoncent au rythme des battements de cils, et pendant qu’elles peaufinent les garde-robes de leurs fétus, je traine sur le bitume du dimanche matin, les zygomatiques cramés, la peau fuyant mon corps, en répétant avec mes copines de débauche après quinze heures de fête non-stop : <em>« J’ai froid, j’ai chaud. J’ai froid, j’ai chaud ». </em>Et cela, sans même regretter un instant n’avoir personne à conquérir.<br /><br /><br />Photo Porbable : <br />Copyright D. Juncutt<br /><em>« L’église St Eustache »</em><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18354806-1850737529027269338?l=denysejuncutt.blogspot.com'/></div>d.j.PeanutsBoxhttp://www.blogger.com/profile/09403497976433377152noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-18354806.post-87398865000526362009-02-26T20:12:00.000+01:002009-02-26T20:13:20.460+01:00SK# 252<div><object width="480" height="416"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/k2h3QhnP4DPDj7XNtX&related=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/k2h3QhnP4DPDj7XNtX&related=1" type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="416" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/x8hgkt_youngest-dj-in-the-world_fun">Youngest DJ in the World!</a></b><br /><i>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/bornovali">bornovali</a></i></div><br /><br />Je veux l'adopter.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18354806-8739886500052636?l=denysejuncutt.blogspot.com'/></div>d.j.PeanutsBoxhttp://www.blogger.com/profile/09403497976433377152noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-18354806.post-66629729629597440662009-02-20T19:40:00.004+01:002009-02-20T19:49:38.341+01:00SK# 251<object width="425" height="349"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/vtbQuAUA20E&border=1&color1=0xb1b1b1&color2=0xcfcfcf&hl=fr&feature=player_embedded&fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/vtbQuAUA20E&border=1&color1=0xb1b1b1&color2=0xcfcfcf&hl=fr&feature=player_embedded&fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="425" height="349"></embed></object><br /><br />Il était une fois, un monde sans internet, sans textos, sans extrème communication. Un monde où le mystère entourait encore nos idoles, où les mister freeze valaient cinq francs, où l'on rembobinait des k7 vidéos. Un monde où le disco venait à peine de mourir, où Jean Michel Jarre était le seul représentant de la musique électronique. Un monde où l'eau précieuse tirait la peau, où le pento avait encore des adeptes. Un monde où j'attendais avec impatience de grandir, vite vite vite.<br /><a href="www.myspace.com/chosechaton ">Chose chaton</a> m'a rappelé cet univers. Un mec qui avait les mêmes posters que moi, ne peut être que bon.<br />Aujourd'hui, je l'ai remercié pour cette nostalgie.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18354806-6662972962959744066?l=denysejuncutt.blogspot.com'/></div>d.j.PeanutsBoxhttp://www.blogger.com/profile/09403497976433377152noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-18354806.post-63285233434881818942009-02-10T14:27:00.005+01:002009-02-10T17:01:48.999+01:00SK# 250<img src="http://img522.imageshack.us/img522/687/surlelitct7.jpg"/><br /><br />Lorsque je me suis finalement décidée à l’embrasser, j’ai senti que ça revenait un peu. Un mélange <em>« d’enfin »</em> et de <em>« pourquoi pas. »</em><br />Quelques heures plus tôt, Katia me disait pour résumer que je leur trouvais tous les défauts du monde pour éviter le moindre engagement.<br />Quelle amère sensation que de perdre le désir. <br /><br />Cadeau :<br /><br />Dave Shokh - Chlam<br /><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://ubertrigger.free.fr/Applications/dewplayer.swf?mp3=http://ubertrigger.free.fr/Tracks/01%20Chlam.mp3" width="200" height="20"><param name="movie" value="http://ubertrigger.free.fr/Applications/dewplayer.swf?mp3=http://ubertrigger.free.fr/Tracks/01%20Chlam.mp3"></param> </object><br /><br /><br />Photo: Sur le lit de Njames<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18354806-6328523343488181894?l=denysejuncutt.blogspot.com'/></div>d.j.PeanutsBoxhttp://www.blogger.com/profile/09403497976433377152noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-18354806.post-58456402755480183042009-02-09T21:01:00.003+01:002009-02-09T21:20:58.178+01:00SK# 249<img src="http://newsimg.bbc.co.uk/media/images/44298000/jpg/_44298434_ike_turner2getty.jpg"/><br /><br />C'est tout de même très fatiguant d'accoler des pygmalions à toutes les chanteuses de R'n B. <br />Kanye West Vs Estelle / Rihanna Vs Chris Brown / Beyoncé Vs Jay Z / Whitney Houston Vs Bobby Brown / Toutes les autres Vs Timbaland.<br /><br />Comme si elles avaient pour modèle la douloureuse relation entre Tina Tuner et Ike, bleus aux corps compris.<br /><br />Missy Elliott est loin de faire un trente huit mais ce n'est surement pas pour y cacher l'ombre d'un broyeur de chicots.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18354806-5845640275548018304?l=denysejuncutt.blogspot.com'/></div>d.j.PeanutsBoxhttp://www.blogger.com/profile/09403497976433377152noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-18354806.post-23332862628510970902009-01-27T17:53:00.011+01:002009-01-27T23:31:47.245+01:00SK# 248<img src="http://img509.imageshack.us/img509/3463/euzene4zs8.jpg"/><br /><br />Grenoble c’était vachement bien. Des montagnes françaises aux sommets enneigés, je n’en avais pas vu depuis le CM2. <br /><br />Mixer à la <a href="http://www.mc2grenoble.fr/mc2_affiche/home.php">maison de la culture (le MC2), </a>c’était plutôt atypique. Il a fallut attendre que l’Ecole des Femmes terminent de se jouer pour allumer les enceintes. C’était drôle. Rag commence son set et le public est réceptif. Lorsque je continue, un type s’écroule sur la platine, fait sauter le disque. On passe le morceau d'<a href=" www.myspace.com/axeleroch">Axelle</a>. Elle fait des bons sur le dance floor, son titre est vraiment bon. Sa puissance est palpable, écouté en club. Sur le tard, quatre grenoblois imbibés hurlent tout ce qu’ils peuvent dans mes oreilles et me rendent le retour son inaudible. Je sens ma gorge bruler et je ne pense qu'à une seule chose: aller voir le médecin.<br /><br />A <span style="font-weight:bold;">Rescue et Catherine</span>, j’avais juste envie de leurs dire «<em> je peux rester une semaine chez vous sans bouger ? Même pas vous me verrez. » </em>Un havre de paix réfléchis au meuble près. <br />Dans le TGV du retour, la première classe n’a pas échappée à l’enfant terrible.<br />Mano blonde aux joues écarlates qui mâchouillait son anglais en me tendant des tomates-cerises. Moi, l’ipod branché sur <a href="http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewProfile&friendID=117837248">Pom Pom</a>, je fermais les yeux pour qu’elle abandonne sa traque. Avec Rag, on a fini par changer de wagon.<br /><br />Mon corps sous antibiotiques et corticoïdes, doit se trainer cette semaine au <a href="http://www.whosnext.com/Whosnext/home2.aspx">Who’s Next 09</a>. Déjà ou encore -au choix-. Choisir un jour de grève pour l’after party de jeudi n’est pas conseillé, mais je garde espoir de voir la T3 circuler comme si de rien n’était. Juste histoire de tester ma capacité à refuser une coupe de champagne ou tout autre alcool pouvant nuire à ce traitement de cheval, les bras chargés de toutes mes trouvailles.<br /><br />------<br /><br /><span style="font-weight:bold;">edit</span>: Un petit cadeau minimal obsédant que j'imagine bien écouter vers quatre heures du matin, les yeux fermés, les bas mous.<br /><br /><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://ubertrigger.free.fr/Applications/dewplayer.swf?mp3=http://ubertrigger.free.fr/Tracks/01%20Timing%20-%204A.mp3" width="200" height="20"><param name="movie" value="http://ubertrigger.free.fr/Applications/dewplayer.swf?mp3=http://ubertrigger.free.fr/Tracks/01%20Timing%20-%204A.mp3"></param> </object><br /><span style="font-weight:bold;">Timing - Guy Gerber</span><br /><br /><br /><em>Photo : VT & EG au salon Who’s Next H08</em><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18354806-2333286262851097090?l=denysejuncutt.blogspot.com'/></div>d.j.PeanutsBoxhttp://www.blogger.com/profile/09403497976433377152noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-18354806.post-27069151116858734492009-01-20T15:07:00.005+01:002009-01-21T08:32:15.068+01:00SK# 247<object width="400" height="300"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="movie" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=2900398&server=vimeo.com&show_title=1&show_byline=1&show_portrait=0&color=&fullscreen=1" /><embed src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=2900398&server=vimeo.com&show_title=1&show_byline=1&show_portrait=0&color=&fullscreen=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" width="400" height="300"></embed></object><br /><a href="http://vimeo.com/">Extrait 24 - You Should Be Me</a> from <a href="http://vimeo.com/user1187936">juncutt</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.<br /><br />Merci à <a href="http://sskizo.net/">sskizo</a> pour ses conseils, <a href="http://vimeo.com">viméo</a> c'est carrément, voir rondement mieux.<br /><br /><S>Le montage du dernier YSBM a été plus difficile que les autres, et je ne comprends pas pourquoi son poids est monté à 200mo pour 19 minutes alors que j’avais largement 20 minutes pour 150mo sur les précédents en conversion dvix. <br />Et là encore, sous ce format, après hébergement sur dailymotion et une coupe de 4 minutes, le résultat pixélise. </S><br /><br />J'ai réactivé mon adresse gmail et vendredi, <a href="www.myspace.com/dj_rag ">Rag </a>et moi mixeront à Grenoble en compagnie de <a href="www.myspace.com/adropofrescue ">Rescue </a> <em>(celle qui a des trous dans son t-shirt)</em> pour la <a href="http://img255.imageshack.us/img255/6030/finallargeff2.jpg">Blonde On Blonde</a>. <br />J’invite toutes les petites pépés des alentours à s’incruster, car ce n'est pas tous les week-end que vous verrez les BBX se la jouer en province.<br />Grosses féniasses de parisiennes. Oui et alors ?<br /><br />Musique:<br />Final Fantasy - The Cn Tower Belongs To The Dead<br />Forest Fire - Fortune Teller<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18354806-2706915111685873449?l=denysejuncutt.blogspot.com'/></div>d.j.PeanutsBoxhttp://www.blogger.com/profile/09403497976433377152noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-18354806.post-81452224475403325782009-01-13T16:28:00.003+01:002009-01-13T16:40:14.713+01:00SK# 246<img src="http://img291.imageshack.us/img291/6719/motdecelinegq6.jpg"/><br /><br />Pendant que je déconne avec la styliste, Catherine vient m’apporter une publicité cartonnée en me disant <em>« Tiens, on a pensé à toi après ton départ !».</em><br />Je le déplie et lis son intérieur. Un message de Céline, la jolie petite remplaçante avec laquelle -remember- j’ai passée des heures en salle de collection à confectionner des fiches techniques. <br /><br />Parce que vendredi, c’était apéro dinatoire de l’au revoir . Elle-même donc et puis Alice. <br />Mon facies écrasé entre leurs bras avant de partir, c’était après avoir terminé la soirée chez fred, le caviste du coin, qui avait pour l’occasion fermé le rideau de fer, fait tourné son buzz, et sorti son petit vin blanc à quatre euros le verre. Mais quel verre…<br /><br />Forcément, le lendemain matin, enfin midi, il m’était difficile de me projeter dans une quelconque soirée. J’avais pourtant prévenu Amandine que la plupart des gens avait décidé de se lover sous la couette, de réviser pour divers examens blanc, ou en convalescence de grippe-rhume-grasto. <br />N’engendrer aucune victime de mes invitations n’aurait pas été digne de ma réputation. <br />J’ai alimenté le caméscope en me promettant de commencer le montage de YSBM, tout de même, ça commençait à faire beaucoup de rush. En trente minutes, j’avais réussi à motiver neuf amis-potes-connaissances, qui ont finis par se plaire à se côtoyer grâce aux pouvoirs de mes cocktails. <br />Ma force de persuasion est grande. Elle me sauve de beaucoup de situations.<br /><br />Photo :<br /><em>Scanne de l'adorable message de Céline.</em><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18354806-8145222447540332578?l=denysejuncutt.blogspot.com'/></div>d.j.PeanutsBoxhttp://www.blogger.com/profile/09403497976433377152noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-18354806.post-65409430955665513882009-01-07T17:47:00.004+01:002009-01-07T17:52:57.872+01:00SK# 245<img src="http://img340.imageshack.us/img340/2864/weedskitchen1440ru4.jpg"/><br /><br />Lundi soir, Alice me prend à part dans le petit bureau sans fenêtre. Je joins mes mains et l’écoute me dire qu’elle va changer de service. Rictus absurde qui fige mon facies lorsque l’on m’annonce une mauvaise nouvelle. Une très mauvaise nouvelle. <em>« C’est pas possible, tu ne peux pas me laisser seule avec elle. » </em>C’est peu de le dire que d’avouer qu’elle avait le don de me rendre la vie bien plus supportable, jouant le rôle de tampon entre l’Autre et moi.<br />D’accord, dans les grosses boites, le changement est souvent le meilleur des renouveaux, parfois bien plus utile qu’une démission prise sur un coup de tête.<br />Quelques minutes plus tard, lorsqu’elle l’annonce au reste de l’équipe, soudées comme nous sommes, je m’écarte, je m’assoie et me pince les lèvres. Elle vient m’embrasser, ses joues sont aussi mouillées que les miennes, je n’aime pas les départs.<br /><br />Julie est arrivée quelques jours plus tôt, les bras encombrés d’un bocal rempli d’eau. <em>« Tu te fous de ma gueule là ? »</em> lui dis-je. Elle me tend l’objet. A l’intérieur <em>« Raymonde et Roberta, deux poissons rouges lesbiennes » </em>qu’elle me rétorque.<br />Les deux bêtes prennent peur lorsque je m’approche du bocal, le plus sombre fait des bons hors de l’eau tandis que l’autre examine de près mon nouvel énorme téléviseur qui rend la pièce bien plus petite. <br /><br />A l’extérieur, la température me rappelle la clémence montréalaise, le temps où l’on me conseillait de prendre des <em>esties de drugs </em>afin de trouver le courage de sortir après vingt heures. Ce qui a changé en deux ans ? L’accent probablement.<br /><br />La bonne nouvelle de ce post c’est que je trainerai ma camera à la <a href="http://www.myspace.com/whatsgouineon">WGO</a> de jeudi soir, et ferais mouliner mon logiciel de montage pour pondre le YSBM 24. <br /><br />La photo de <strong>Mary Louise Parker</strong>, c’est juste pour faire pétiller mes glandes lacrymales.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18354806-6540943095566551388?l=denysejuncutt.blogspot.com'/></div>d.j.PeanutsBoxhttp://www.blogger.com/profile/09403497976433377152noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-18354806.post-80868781880024879332009-01-02T21:49:00.005+01:002009-01-02T22:07:20.865+01:00SK# 244<div><object width="480" height="380"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/k5RoKbfoS1Irfstz6H&related=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/k5RoKbfoS1Irfstz6H&related=1" type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="380" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/x47137_mgmt-time-to-pretend_music">MGMT - Time To Pretend</a></b><br /><i>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/gotmullet">gotmullet</a></i></div><br />J'adore découvrir une belle colline avant la tempête ou à contrario, totalement dévastée. <br />Lorsque je focalise sur une chanson, je peux l'écouter des dizaines de fois jusqu'à écœurement. Ca ne m'est arrivé que trop rarement, sur des chansons pop, comme <a href="http://www.dailymotion.com/video/xph5g_david-bowie-ashes-to-ashes_music">Ashes to Ashes de David Bowie</a>, <a href="http://www.dailymotion.com/video/x22qdn_bran-van-3000-drinking-in-la_music">Drinking in LA de Bran Van 3000</a> ou électro <a href="http://fr.youtube.com/watch?v=cl05q1Y1ZhM">Soopertrack d'Extrawelt</a>.<br />Mais lorsqu'une chanson arrive à refléter votre état d'esprit tout en mettant en avant le constat allarmant de toute une génération, elle a le double mérite que l'on s'y intéresse.<br />Merci MGMT.<br />Et bonne année 2009.<br /><br /><span style="font-style:italic;"><br />"I'm feeling rough, I'm feeling raw, I'm in the prime of my life.<br />Let's make some music, make some money, find some models for wives.<br />I'll move to Paris, shoot some heroin, and fuck with the stars.<br />You man the island and the cocaine and the elegant cars.<br /><br />This is our decision, to live fast and die young.<br />We've got the vision, now let's have some fun !<br />Yeah, it's overwhelming, but what else can we do ?<br />Get jobs in offices, and wake up for the morning commute ?<br /><br />Forget about our mothers and our friends<br />We're fated to pretend<br />To pretend<br />We're fated to pretend<br />To pretend<br /><br />I'll miss the playgrounds and the animals and digging up worms<br />I'll miss the comfort of my mother and the weight of the world<br />I'll miss my sister, miss my father, miss my dog and my home<br />Yeah, I'll miss the boredom and the freedom and the time spent alone.<br /><br />There's really nothing, nothing we can do<br />Love must be forgotten, life can always start up anew.<br />The models will have children, we'll get a divorce <br /><br />We'll find some more models, everything must run its course.<br /><br />We'll choke on our vomit and that will be the end<br />We were fated to pretend<br />To pretend<br />We're fated to pretend<br />To pretend<br /><br />Yeah, yeah, yeah<br />Yeah, yeah, yeah<br />Yeah, yeah, yeah<br />Yeah, yeah, yeah"</span><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18354806-8086878188002487933?l=denysejuncutt.blogspot.com'/></div>d.j.PeanutsBoxhttp://www.blogger.com/profile/09403497976433377152noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-18354806.post-51585977859053224992008-12-29T15:54:00.004+01:002008-12-29T16:08:56.090+01:00SK# 243Lorsque je suis arrivée ce matin, le bas ventre en vrac à cause de règles douloureuses, je pensais à elle justement. Ma responsable hiérarchique. J’adore ce mot, prononcé à la <em>wanagain</em>, on pourrait le confondre avec du vomi.<br />Je pensais donc qu’elle n’avait pas pris de vacances depuis des mois et que ça ne serait pas si mal si ce matin même, elle arrivait avec quelques heures de retard. Je me voyais déjà flâner tranquillement devant mon ordinateur à humer l’odeur de mon café et en lorgnant méchamment les boites de chocolats qui s’empilent sur le buffet. <br /><br />Il fait encore sombre à mon bureau, l’espoir est fondé, elle ne viendra pas aujourd’hui. Infatigable intuition.<br /><br />L’open space est presque vide. Je suis joie et bonheur. Il parait qu’ils en sont tous revenu, de l’Open space. Ils, se sont les entreprises qui pensaient qu’en supprimant les cloisons, on arriverait à communiquer d’avantages entre les services et qu’on éliminerait, par la même occasion, les clivages entre les patrons et les employés.<br /><br />Ce qui se passe en réalité lorsque tu travailles à - <em>je compte</em> - quinze dans une surface d’environs cinquante mètre carrée, c’est que tu te mets vite à détester tout le monde. Tu peux parfaitement fliquer tes collègues, de ce qu’il mange à la cantine, ce qu’ils prévoient de faire ce soir, combien de temps il passe devant meetic ou facebook, et si son transit est défectueux. Les disputes entre collègues virent au règlement de compte général et on finit par détester celui qui parle plus fort que vous, celui qui a la sonnerie de téléphone la plus insupportable, ou celui qui est déjà là lorsque vous arrivez et qui reste lorsque vous partez. <br /><br />Noël. Pas comme deux mille sept, l’œil humide sur le canapé. Cette année, j’ai osé la fraternité. Pour faire plaisir à ma mère, j’ai passé deux jours chez ma sœur, entourée des petits neveux, de l’oncle surdoué qui donne son avis sur tout et du père de mon beau frère, raciste et limité. Je me suis concentrée sur le plaisir qu’apporterai, toute proportion gardée, ma présence à ce dîner et ai éjecté l’égo-trip <em>« la famille c’est de la merde, ils ne comprennent rien à ma vie ».</em> <br />Ce n’est pas l’unique chèque de quarante euros qui m’a rendu mélancolique, mais bel et bien l’incroyable et cruelle impossibilité à communiquer qui plane sur ces sujets qui pendouillent sur les branches de mon arbre généalogique dont les racines introuvables blessent les descendants.<br /><br />Assise dans la cuisine à tartiner des œufs de lompes sur du pain de mis en rondelle, ma sœur, à mes côtés, préfère disputer le petit Julien qui s’en fout partout, plutôt que de me demander comment va ma vie et combien elle est heureuse de me voir.<br />Cette pudeur me tord les tripes et je ne peux que combler le silence par un, <em>« Elle est bien jolie ta nouvelle cuisine équipée. » </em>alors qu’elle aurait dû entendre <em>« Mais que nous est-il arrivé ? »</em><br /><br />Je n’ai, du plus loin que remonte ma mémoire, aucun souvenir de tendresse entre mes parents et nous. Il nous fallait, pour une éducation parfaite, leur foutre la paix et éviter le plus possible de les emmerder avec nos questions en tout genre. Nous devions faire la vaisselle, ne pas mettre les coudes sur la table et nous coucher à dix neuf heures tous les soirs. Nous n’avions, pas de bombons, très peu de jeux et pas d’amis. L’imagination a donc été, une fuite indispensable à un quotidien stricte et glacial.<br />Pourtant, de cette époque quelque peu étrange, qui ne sera certainement pas la plus malheureuse puisque le pire restait à venir, j’ai pour souvenir une forte solidarité entre ma sœur et moi. Car lorsque les coups de martinet retentissaient sur nos peaux, nous nous arrangions toujours pour nous défendre l’une et l’autre, peut être elle, plus que moi d’ailleurs.<br /><br />De ces années, nous n’avons jamais réellement rediscuté. Elle aura, contrairement à moi, voulu créer sa propre famille avec laquelle elle génèrera une harmonie plutôt saine et aimante ou les parents n’ont pas peur de prendre leurs enfants dans les bras.<br /><br />Moi. Je ne suis pas libre de ça, restant hermétique à tout sentiment amoureux à mon égard, vécu le plus souvent comme une équation à deux inconnues, qui aura eu pour effet de briser toutes mes relations amoureuses.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18354806-5158597785905322499?l=denysejuncutt.blogspot.com'/></div>d.j.PeanutsBoxhttp://www.blogger.com/profile/09403497976433377152noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-18354806.post-21440912392348892582008-12-14T16:30:00.007+01:002008-12-14T17:16:42.297+01:00SK# 242<img src="http://img95.imageshack.us/img95/2618/49452e3d95cc0gw3.jpg"/><br /><br />C'est la saison des bons sentiments. En tout genre, en toute circonstance.<br />Et lorsque ça devient une évidence, que les mots que l'on m'écrit, me susurre, me hurle font état d'amour, d'amitié, de reconnaissance, de doute, de douceur, de sensibilité et de justesse, je m'amuse à changer le sujet sur le moment, pour y revenir plus tard.<br /><br />Dans la soirée, accroupie autour d'une petite table salie par les cendres et les culots de verres mouillés, j'ouvre la bouche au moment où tout le monde se tait pour dire qu'en amour l'un souffre et l'autre s'ennuie. Ça n'avait pas lieu d'être prononcé, on est vite passé à autre chose. Même si, durant toute ces heures de bavardage, à la lueur des bougies, il était un sujet récurant qui ne quittait pas le fond de nos conversations, détourné, diminué ou caché.<br />L'Amour.<br /><br />Voilà bien ce qui nous amène à nous mouvoir d'une façon bien précise. Dans un inconscient collectif, par des gestes évidents comme totalement inappropriés tel qu'un rouge à lèvre parfait, une main dans la mèche, un pantalon ajusté, une belle paire de chaussure, une bouteille de vin, un travail parfait, un rendez vous, une danse, un sourire, une bonne note, un regard, une larme, un silence, un pardon, une inspiration profonde, le choix d'une musique, une main sur un genoux, reste à jamais le fruit d'un désir d'amour. <br /><br />Le but inavoué étant de se faire aimer par le plus de personne possible. Toujours bien faire, impeccablement, irréprochablement, même si l'on clame haut et fort que l'on se fiche de ce que les gens peuvent bien penser de nous, il y a le poids d'une reconnaissance qui débute depuis que le cordon nous a été coupé. <br />L'important pour tout le monde, est de retrouver ce fil qui nous lie à l'autre. Responsable de la recherche toujours et à jamais infructueuse d'une fusion parfaite.<br /><br /><br />Photo:<br />Copyright Aurelie Fischler<br />"July"<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18354806-2144091239234889258?l=denysejuncutt.blogspot.com'/></div>d.j.PeanutsBoxhttp://www.blogger.com/profile/09403497976433377152noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-18354806.post-33981633220887401772008-12-11T08:44:00.004+01:002008-12-11T08:47:47.011+01:00SK# 241<object width="420" height="295"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/mUC0ezAlHwE&hl=fr&fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/mUC0ezAlHwE&hl=fr&fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="295"></embed></object><br /><br />Et dire qu'à l'époque, lorsqu'elle m'avait envoyé cette chanson, je n'avais même pas pris le temps de bien écouter les paroles.<br />J'étais conne.<br />Si vraiment, les choses ont changé depuis. J'écoute ce qu'on me dit.<br /><br />Pour le vérifier, venez aux disquaires ce soir pour la What's Gouine On. On y mixe entre "presque" copine.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18354806-3398163322088740177?l=denysejuncutt.blogspot.com'/></div>d.j.PeanutsBoxhttp://www.blogger.com/profile/09403497976433377152noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-18354806.post-22787739521100785492008-12-03T10:17:00.006+01:002008-12-03T10:55:07.303+01:00SK# 240<img src="http://img150.imageshack.us/img150/6991/moietrag420mo4.jpg"/><br /><br />J’étais partie sur l’idée que la soirée de samedi serait un bordel monstre, dépourvue de structure concrète dès que l’on a appris qu’Anna ramènerait tous ses bons amis du fin fond de la planète underground. Oui c’était partie sur ça, que même avec un planning sur mesure, noté noir sur blanc, on n’arriverait jamais à caller tous les artistes dans les temps.<br /><br />Puis. J’arrive devant le SC, la foule a déjà envahie la rue, je sens monter la tension des clubbers qui peinent sous la neige. Je m’en veux presque de ne pas les foutre dans mon sac. Fred me fait rentrer, il me dit d’avancer et que les autres me rejoindrons. Les escaliers me font peur, je les descends en douceur, l’air de <em>« je maitrise ».</em><br /><br />Dans les loges, c’est la bonne vibe. Dégagée de toute cette pression accumulée depuis des mois. Lorsque je sors des WC avec V. l’esprit totalement clair, les dents serrées, G. fraichement apparu-<em>que même sur le moment, je me suis demandé comment il faisait pour toujours entrer dans nos loges alors qu’on ne fout jamais les pieds dans les siennes-</em> m'assure qu’il n’y aucun conflit avec D. C'est un sujet récurant que j’entretiendrais un peu plus tard avec L., peinturé de toute part. Je confirme donc. Il n’y en a plus et ceux qui voudraient bien que ça continue ne sont plus là pour entretenir l’animosité. Il y a de la place pour tout le monde et ce soir, ce tout le monde, je l’aime.<br />Je l’aime bien aussi lorsqu’il me dit «<em> Tu mêles l’intime et le professionnel ». </em>L’heure du jugement une heure avant mon set. Je rétorque que <em>« Non, tu te trompes », </em>alors qu’en fait il a, sur le fond, probablement raison. Ca ne me rend pas plus heureuse, mais certainement plus honnête. <br /><br />En backstage, certaines filles dansent, et d’autres sont collées au mur, fixant l'animation de la cabine. Y <em>-qui venait d'arriver avec son staff-</em> me dit <em>« La dernière qui restera, ça sera toi ». </em>Sur le moment je me demande ce qu’elle sous entend, plus tard, je comprends. La dernière, à trouver encore la motivation de faire des <em>trucs</em>. <em>Des trucs pour les filles</em>. July m’envoie un <em>« Je t’aime »</em> sur son texto de cinq heures du matin. Sur celui de quatorze heures elle m’en voudra de ne pas l’avoir vue de la soirée. Sur son msn du lendemain, elle me dira <em>« C’était la dernière fois. »</em><br /><br />Sur scène, avant Chloé, je passe des disques avec Rag. Aucun mot ne sort de nos bouches pendant près d’une heure. Une communication faite de gestes, de regards, d’index posés sur le pitch. Elle suit mon son, je suis le sien et on sait très bien ce qu’il est en train de se passer. Je me moque de l’image que je renvoie, j’oublie qui m’entoure. Le public forme un mur rassurant que je ne regarde pas souvent, l’important est l’enchainement, l’émotion d’un morceau que je connais par cœur, le petit papier que je calle pour que mon disque m’obéisse et ne glisse pas sur la feutrine. Bien qu'à porté de vue, c’est un moment où je disparais.<br /><br />Le lendemain sur le facebook de la soirée, une fille aux allures de <em>pas-y-toucher </em>balance un texte enragé dans lequel elle mélange beaucoup de choses. Le face à face, rien de tel pour régler les conflits liés à une lesbo-frustration. Pourtant, à bien des reprises, dans un coin sombre de nos précédentes soirées, je me suis surprise à la voir sourire et s’amuser. Dans sa troublante analyse, elle remet en cause l’implication de notre lutte contre l’homophobie ou la transphobie, parce qu’un videur a une fois de plus fait des siennes. Une revendication désuète et complètement décentrée qui pourrait tout aussi bien nous condamner, à tord, de la mise à mort des bébés phoques du grand Nord Canadien. <br /><br />Ca ne sera pas la première fois que quelqu’un se voit refuser l’entrée d’une boite de nuit, quelque que soit la soirée, quelque que soit sa sexualité. L’acte isolé de ce videur, contre notre volonté, remettrait-il en question tout le travail que nous accomplissons depuis des années <em>-allant jusqu'à perdre nos amours et nos amitiés-</em> Un travail quotidien et bénévole qui permet à des milliers de lesbiennes, dans un premier temps, de profiter de soirées avec une programmation de qualité dans un cadre relativement confortable. <br />A part anéantir ma motivation, son message n’avait rien de nouveau à m’apprendre.<br /><br />Sur ce, cette mémorable soirée sera sans doute une des meilleures jamais faite. N'en déplaisent à certaines.<br /><br /><br />Photo :<br />Copyright Aurelie Fischler<br /><em>« Rag et moi (ping-pong) aux platines »</em><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18354806-2278773952110078549?l=denysejuncutt.blogspot.com'/></div>d.j.PeanutsBoxhttp://www.blogger.com/profile/09403497976433377152noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-18354806.post-68379687831957719002008-11-25T15:02:00.001+01:002008-11-25T15:07:20.526+01:00SK# 239<img src="http://img530.imageshack.us/img530/9930/lapinsauboulot3xu2.jpg"/><br /><br />Tout est fade. Vous savez, comme manger un yaourt amer. L’engloutir sans plaisir juste parce qu’il faut finir un repas. <br />Heureusement ce matin, sur mon lieu de travail, à l’endroit même où des centaines de collègues se disent quotidiennement <em>« allez, c’est reparti pour une journée »</em>, se trouvait un enclos rose dans lequel gambadaient, quelques lapins blancs. J’avais juste envie de m’allonger sur l’herbe et de faire mon Alice en rêvant à des voyages intérieurs des plus folkloriques. <br />Résultat, j’ai badgé - j’ai été prendre un café à quarante centimes – et j’ai checké mes mails.<br />Fade je vous dis, fade !<br /><br />Photo :<br />Copyright D. Juncutt<br /><em>« Des lapins au travail »</em><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18354806-6837968783195771900?l=denysejuncutt.blogspot.com'/></div>d.j.PeanutsBoxhttp://www.blogger.com/profile/09403497976433377152noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-18354806.post-31031079639337579972008-11-19T10:49:00.005+01:002008-11-19T11:05:32.066+01:00SK# 238<img src="http://img149.imageshack.us/img149/8797/voguisena2.jpg"/><br /><br />Des fois, les gouines, en soirée, elles ne te disent pas bonjour et te regardent de travers. Même que tu ne sais pas spécialement pourquoi, même que parfois tu n’as jamais eu à faire à elles, même que parfois tu les connais depuis des années, de simple connaissance nocturnes et superficielles que tu es, malgré tout, contente de retrouver.<br /><br />Des fois, les gouines, en soirée, elles ne te calculent plus parce qu’elles parlent à d’autres filles qui sont au cœur d’une histoire dont tu deviens l’héroïne et dans laquelle elles sont bien loin d’être clean.<br /><br />Des fois, les gouines, en soirée, elles te font passer du statut de filles géniales, à grosse connasses.<br /><br />Je n’avais pas été méchante depuis fin 2005.<br /><br />Nan vraiment, ça fait du bien de redevenir soi-même.<br /><br /><br />Photo: <br />Copyright D. Juncutt<br /><em>"Ma gueule "voguisée"</em><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18354806-3103107963933757997?l=denysejuncutt.blogspot.com'/></div>d.j.PeanutsBoxhttp://www.blogger.com/profile/09403497976433377152noreply@blogger.com