<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss'><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467</id><updated>2009-11-16T21:57:23.843+01:00</updated><title type='text'>Chroniques en liberté</title><subtitle type='html'>Pour partager la réflexion et créer la discussion par-delà les clivages, les frontières et les étiquettes.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default?start-index=26&amp;max-results=25'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>jean-louis.caccomo@orange.fr</email></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>406</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-2717095357568375078</id><published>2009-11-02T17:01:00.002+01:00</published><updated>2009-11-02T17:06:56.185+01:00</updated><title type='text'>A quoi servent les économistes ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Su8Ck52vszI/AAAAAAAAAlk/wVvu5aczR18/s1600-h/expert-comptable.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; FLOAT: right; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5399537311269499698" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Su8Ck52vszI/AAAAAAAAAlk/wVvu5aczR18/s200/expert-comptable.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;Eternelle question, éternelle polémique : à quoi servent les experts, et plus particulièrement, les économistes ? A l’occasion de l’attribution du prix Nobel d’économie, cette interrogation déclenche à chaque fois la même polémique : l’économie est-elle une science ? Si c’est une science, pourquoi existe-t-il tant d’avis divergents et contradictoires ? &lt;strong&gt;Remarquons au passage que le débat est le propre de la science (et de la politique)&lt;/strong&gt;. On ne discute pas une idéologie ou les commandements d’une religion : on y adhère ou pas, on y croit ou pas ; mais cela ne se discute pas. Les sciences – qu’elles soient naturelles, exactes ou sociales - progressent dans le débat et la contradiction. Car la science est ouverte : ce qui semblait impossible hier peut devenir banal demain.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cependant, l’économie est traversée d’enjeux qui la dépassent. L’économiste doit-il pour autant participer aux débats publics au risque d’endosser un discours partisan ou au contraire rester au-dessus de la mêlée et prendre le risque de n’être jamais entendu ou pris au sérieux ? [1]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce débat, déjà très ancien, a débouché en France sur une proposition de réforme de l’enseignement de la science économique face au constat de désaffection par les étudiants des filières de sciences économiques, au profit notamment des filières de formation plus appliquées en gestion et management (qui font le succès des écoles de commerce ou des I.A.E.). La critique majeure concerne l’évolution de la science économique vers une modélisation toujours plus abstraite qu’elle ne devient compréhensible que par les seuls experts alors même que les questions économiques interpellent chaque jour le citoyen. Et justement parce que le débat public baigne de considérations économiques, la science économique se doit d’être compréhensible par l’homme ordinaire, mieux intégrée aux débats publics et plus susceptible d’influencer les politiques [2]. Toutes les sciences utilisent la modélisation mais la modélisation n’est jamais neutre. Pourtant la modélisation oriente la décision et l’on oublie trop souvent que les résultats des modèles sont tributaires des hypothèses que l’on adopte pour les construire.&lt;br /&gt;Or, depuis ses origines, l’économie modélisée se présente le plus souvent comme une technique de planification (à l’instar des matrices Léontieff en U.R.S.S.) ou de régulation, apportant de l’eau au moulin du dirigisme (planification autoritaire) ou de l’interventionnisme (régulation incitative).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Par exemple, la théorie contemporaine de la croissance économique s’appuie sur des modèles très élaborés qui mettent en scène un « régulateur bienveillant » dont l’objectif est de corriger les défaillances du marché. On aura compris que l’Etat moderne s’identifie totalement à ce « planificateur bienveillant ». Pourtant, ces modèles reposent sur deux hypothèses cruciales qui tendent à devenir des postulats si l’on n’y prend garde : d’une part, que les défaillances observées sont bien imputables au marché ; d’autre part, que l’agent régulateur bienveillant existe réellement.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour peu que l’on étudie sérieusement le fonctionnement de l’économie sur le terrain, l’on mesurera la fragilité de telles hypothèses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes les polémiques qui traversent la science économique opposent ceux qui considèrent que la « main invisible » n’existe pas à ceux qui considèrent que le « planificateur bienveillant » est une chimère.&lt;br /&gt;Sans doute faut-il se résigner à admettre que ni la main invisible ni le planificateur bienveillant n’existent, ce qui n’empêche nullement le monde économique de tourner. Et pourtant elle tourne avait dit Galilée en son temps ! Et si le monde économique tourne, il faut bien développer les instruments adéquats pour le comprendre. Ou alors il tournera sans nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[1] Les réflexions de dix économistes sur ces questions déjà bien anciennes ont été réunies dans un ouvrage publié par Daniel Klein, professeur d’économie à Santa Clara University, en Californie sous le titre &lt;em&gt;What Do Economists Contribute ?&lt;/em&gt; New York University Press, 1999.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[2] Lemieux P. « A quoi servent les économistes », &lt;em&gt;Le Figaro-Economie&lt;/em&gt; du 19 janvier 2001. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-2717095357568375078?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/2717095357568375078/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=2717095357568375078' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/2717095357568375078'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/2717095357568375078'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/11/quoi-servent-les-economistes.html' title='A quoi servent les économistes ?'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>jean-louis.caccomo@orange.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='04956561558907587520'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Su8Ck52vszI/AAAAAAAAAlk/wVvu5aczR18/s72-c/expert-comptable.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-5815142910094080360</id><published>2009-10-28T14:00:00.003+01:00</published><updated>2009-10-28T14:04:06.116+01:00</updated><title type='text'>De l'origine des revenus</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SuhAfWIAasI/AAAAAAAAAlc/6xjqzsE0e2M/s1600-h/msaidf_1142528444077_MAINTIEN_DU_REVENU.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; FLOAT: left; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5397635060662823618" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SuhAfWIAasI/AAAAAAAAAlc/6xjqzsE0e2M/s200/msaidf_1142528444077_MAINTIEN_DU_REVENU.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; Le revenu global d’un pays est nécessairement la contrepartie de sa production de la même manière que le revenu de Robinson Crusoë est nécessairement le fruit de son labeur et de la plus ou moins grande générosité de la nature. En ce sens, au niveau agrégé de l’économie nationale, le revenu national et le produit national sont deux dimensions d’une même grandeur. Au niveau individuel, le revenu économique est la contrepartie de la contribution de l’agent à l’effort global de production. Dans une économie en nature, le produit et le revenu sont identiques. Dans une économie monétaire, l’agent économique doit recevoir sous forme monétaire l’exacte contrepartie de ce qu’il a produit. Cependant, dans la réalité, l’estimation exacte de cette grandeur est problématique. Si on interroge n’importe quel individu, il estimera toujours que son revenu est insuffisant et qu’il ne gagne pas ce qu’il mérite réellement. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dans l’économie moderne, la production est un phénomène socialisé dans le sens où, en raison de la division sectorielle toujours plus fine du travail – entre les entreprises et dans l’entreprise elle-même -, personne ne peut plus produire isolément sans le concours des autres acteurs économiques (privés et publics).&lt;br /&gt;Les principaux acteurs du système économique moderne sont ceux qui apportent les facteurs de production (capital, travail, matières premières, compétences) et ceux qui les combinent à l’intérieur d’une entreprise (l’entrepreneur). La mobilisation des facteurs de production dans l’entreprise donne lieu à la création et à la distribution d’un revenu économique. Ainsi, le processus de production de richesses est dans le même temps un processus de répartition des richesses, sous la forme de distribution directe et indirecte de revenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le revenu, qui ne dépend d’aucun effort productif, est considéré comme une rente. Toutes les autres formes de revenu renvoient à un acte économique. Ainsi, les &lt;strong&gt;salaires&lt;/strong&gt; rémunèrent le travail, ce dernier pouvant être manuel, physique et/ou intellectuel. Les &lt;strong&gt;intérêts&lt;/strong&gt; rémunèrent l’apport des capitaux via le système bancaire (financement indirect). Les &lt;strong&gt;dividendes&lt;/strong&gt; rémunèrent l’apport des capitaux via les marchés financiers (financement direct). Ces revenus sont essentiels car sans apport de capitaux, l’activité ne pourrait être financée et aucun emploi ne pourrait alors être créé. Enfin, les &lt;strong&gt;profits&lt;/strong&gt; rémunèrent l’entrepreneur.&lt;br /&gt;A partir du moment où l’on admet que tous ces revenus sont le fruit d’une décision et d’un acte économiques, ils sont tous nécessaires et légitimes. Si un travailleur ne reçoit pas un salaire à la hauteur de sa productivité, il y a un risque de démotiver le travailleur qui pourra quitter l’entreprise à la moindre proposition salariale plus intéressante. Ce turn-over représente un coût pour l’entreprise dans la mesure où un travailleur expérimenté contribue à la performance globale de l’entreprise. Plus le travailleur est compétent, plus il mobilise un capital humain qu’il a dû lui-même acquérir au terme d’un processus de formation souvent long et coûteux. Mais le risque inverse est aussi périlleux de surpayer un salarié en raison d’une mauvaise évaluation de sa compétence réelle.&lt;br /&gt;De la même manière, un acteur économique doit payer des intérêts s’il veut pouvoir emprunter de l’argent, s’il veut être crédible au sens littéral du terme (obtenir du crédit). Honorer le service de la dette fait partie intégrante de la crédibilité qui permet à l’entreprise de lever des fonds. Ne pas payer ses dettes contribue à mettre en péril tout le système d’intermédiation sans lequel on ne pourrait financer l’investissement, ce qui implique de bien évaluer les demandeurs de crédit. C’est pour cette même raison que l’entreprise côtée en bourse doit aussi distribuer des dividendes si elle veut garder la confiance de ses actionnaires, sans laquelle elle ne pourrait augmenter son capital. Les fonctionnaires doivent recevoir un traitement qui reflète leur capacité à faire fonctionner un service public sans lequel l’économie marchande ne pourrait fonctionner (notamment les services liés à la sécurité, la paix et la justice qui garantissent le bon fonctionnement d'un Etat de droit). Dans la mesure où le financement de ces traitements passe par la fiscalité, l’efficacité du service public est une condition essentielle d’une fiscale juste et efficiente. Dans le cas inverse, les agents économiques seront soumis à des prélèvements croissants tout en risquant de faire face à des services publics insuffisants ou défaillants.&lt;br /&gt;Enfin, sans des profits suffisants, aucun entrepreneur ne se lancerait dans ce processus hautement risqué de combinaison et recombinaison des facteurs. Ce processus d’allocation des facteurs au sein d’organisation productive efficiente est pourtant au cœur du fonctionnement même de l’économie.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Une question essentielle demeure : le législateur est-il en mesure de fixer les salaires, de contrôler les profits, de réguler les taux d’intérêts ou encore les dividendes sans mettre en péril l’équilibre économique duquel émerge nécessairement la formation de toutes formes de revenus ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-5815142910094080360?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/5815142910094080360/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=5815142910094080360' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/5815142910094080360'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/5815142910094080360'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/10/de-lorigine-des-revenus.html' title='De l&apos;origine des revenus'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>jean-louis.caccomo@orange.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='04956561558907587520'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SuhAfWIAasI/AAAAAAAAAlc/6xjqzsE0e2M/s72-c/msaidf_1142528444077_MAINTIEN_DU_REVENU.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-1622844360150323229</id><published>2009-10-19T14:02:00.002+02:00</published><updated>2009-10-19T14:06:04.844+02:00</updated><title type='text'>Le complot libéral</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/StxVlx_8ZKI/AAAAAAAAAlM/NybmvKYVBjM/s1600-h/387764.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5394280561248068770" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 144px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/StxVlx_8ZKI/AAAAAAAAAlM/NybmvKYVBjM/s200/387764.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les pourfendeurs de la pensée unique ne se rendent-ils pas compte qu’ils sont précisément les agents et les promoteurs de ladite pensée unique ? Qu'ils soient chroniqueurs, humoristes, journalistes, politologues, experts officiels, ils sont partout, sur tous les plateaux de télévision, sur les ondes radios et distillent en permanence la pensée convenue et conformiste qui consiste à réciter tous les couplets de l’antilibéralisme. Se croyant originaux et impertinents, ils se conforment en fait tous au même moule. Ils croient dépasser les bornes et jouent à merveille le rôle de gardien de la pensée conforme. Car le conformiste est anti-libéral.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dans le milieu académique, c’est encore plus flagrant. Il existe notamment un débat récurrent consistant à dénoncer la formalisation outrancière de la science économique en y voyant le signe de l’hégémonie de la «pensée ultra-libérale». C’est un des traits singuliers de la pensée conformiste que de voir un « complot libéral » partout, notamment camouflé dans les équations des modèles macroéconomiques. Les mathématiques seraient le cheval de troie du grand satan libéral.&lt;br /&gt;Pourtant, le besoin de mesure, de formalisation et d’abstraction de la science économique est en grande partie le résultat de la volonté de planification et d’expérimentation de politiques économiques et de réglementations. Pour prévoir et évaluer les rentrées fiscales liées à l’adoption d’un nouvel impôt, encore faut-il disposer d’un modèle macroéconomique fondé sur des hypothèses très précises. Ceux qui modélisent ont toujours la prétention, pour ne pas dire la vanité, de contrôler les phénomènes économiques et sociaux. Et ils iront jusqu’à s’en prendre aux individus réels si ces derniers ne se comportent pas comme leurs équations l’auraient prévu. Voyez comment le pouvoir politique s’en prend aux restaurateurs qui n’ont pas joué le jeu de la répercussion de la baisse de la TVA dans le prix des menus parce que les modèles avaient sans doute prévu un tel effet. Mais un chercheur ne construit pas un modèle en fonction des résultats qu’il désire ; il se doit de formaliser une réalité qui lui est extérieure et qui échappe à sa volonté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le programme de recherche actuel de la «nouvelle micro-économie» est d’établir qu’il n'est pas optimal de laisser des individus libres de prendre des décisions en fonction de leurs intérêts privés. Et toute la formalisation est orientée en ce sens. Un chercheur qui tenterait de prendre une direction opposée ne trouverait plus de financement ni de laboratoire d’accueil.&lt;br /&gt;Pourtant, nous sommes à la limite du scientisme car l’intention est contenue dans les hypothèses : exit la main invisible. D’ailleurs, pour le prix Nobel Joseph Stiglitz, si elle est invisible cette fameuse main, c’est probablement qu’elle n’existe pas ! Si les physiciens raisonnaient ainsi, alors les ondes ou les trous noirs n’existeraient pas.&lt;br /&gt;Les manuels modernes d’économie présentent « les défaillances du marché » comme des postulats que l’on ne saurait remettre en question, et qui rendent l’action publique autant indispensable que providentielle. Car c’est bien connu que l’action publique n’est frappée d’aucune de ces défaillances inhérentes à l’action privée… Et l’économiste qui prendrait le risque de prétendre le contraire ne peut plus prétendre faire carrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La «nouvelle théorie du commerce international s'inscrit dans cet élan similaire pour démontrer que l’on ne saurait faire confiance au libre-échange pour obtenir des échanges internationaux harmonieux. Il n’aura en effet échappé à personne que les négociations collectives organisées sous l’égide de l’O.M.C., qui voient s’affronter les corporatismes nationaux au risque de dégénérer en guerre économique larvée, constituent un modèle d’harmonie internationale. Rappelons que l’OMC est issue d’une transformation du G.A.T.T. Mais les missions du GATT étaient claires : il s’agissait d’abaisser les tarifs douaniers - ce qui a été accompli essentiellement dans l’industrie - en vue de fluidifier le commerce international. L’OMC prétend « réguler » le commerce entre les nations en imposant des normes qualitatives (environnementales, sociales, sanitaires) qui font ressurgir les tentations protectionnistes. Mais la définition de pareilles normes est bien plus problématique et leur généralisation est perçue par les pays moins avancés comme un protectionnisme déguisé mis en œuvre par les pays développés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pareillement, la «nouvelle économie du travail» montre que le chômage n’est pas le résultat d’entrave au libre fonctionnement du marché. Les théoriciens ont alors inventé le concept de «chômage d’équilibre» selon lequel le chômage résulte du jeu des décisions d’agents rationnels. Il en découle qu’il n’est pas « optimal » pour la collectivité de laisser des individus rationnels s’entendre autour d’un contrat de travail librement négocié en vertu de ces imperfections concurrentielles qui aboutissent à générer du chômage structurel. Là aussi, les négociations collectives encadrées par les partenaires sociaux – qui n’ont qu’un seul leitmotiv : la grève générale - constituent sans doute un modèle qui nous permet d’éviter ce chômage imputable aux forces du marché et il n’aura échappé à personne que le « dialogue social » à la française est un modèle d’harmonie collective. Enfin, la «nouvelle théorie de la croissance» repose sur des modèles dynamiques dits de « croissance endogène » qui font de l’Etat un «planificateur bienveillant» indispensable à la régulation d’ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces quelques exemples montrent que, loin d’assister à une hégémonie de la pensée libérale dans les milieux académiques, c’est à un retour en force des conceptions interventionnistes – relookées sous le vernis de fondements microéconomiques savants et de bons sentiments – que nous assistons depuis plus de 25 ans. Et les derniers prix Nobel d’économie (Stiglitz, Krugman, Williamson et Ostrom) confirment cette tendance lourde. Dans ce contexte, il est pour le moins cocasse de parler de libéralisme triomphant. Le libéralisme recule - et ses ennemis s’en réjouissent - sans doute parce que les hommes ne sont plus à la hauteur des valeurs exigeantes qu’il implique. Les « idiots utiles » nous racontent que le capitalisme n’obéit à aucune valeur ni morale. En fait, l’économie ne fonctionne plus quand les hommes oublient les valeurs qu’une économie de liberté et de responsabilité implique.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-1622844360150323229?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/1622844360150323229/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=1622844360150323229' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/1622844360150323229'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/1622844360150323229'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/10/le-complot-liberal.html' title='Le complot libéral'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>jean-louis.caccomo@orange.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='04956561558907587520'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/StxVlx_8ZKI/AAAAAAAAAlM/NybmvKYVBjM/s72-c/387764.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-3597191641594014060</id><published>2009-10-13T15:15:00.002+02:00</published><updated>2009-10-13T15:18:29.083+02:00</updated><title type='text'>Intelligence économique</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/StR9sUdJ4oI/AAAAAAAAAlE/1fASGtKNHPQ/s1600-h/cg94_even180_economie_economie_inte.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; FLOAT: right; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5392072854228034178" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/StR9sUdJ4oI/AAAAAAAAAlE/1fASGtKNHPQ/s200/cg94_even180_economie_economie_inte.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; Le directeur de la C.I.A a dit un jour à l’occasion d’une conférence : « le renseignement est le plus vieux métier du monde ». Quelqu’un dans l’assistance lui rétorqua : « non, c’est la prostitution ! ». Alors il répondit : « vous avez raison, mais encore faut-il savoir où sont les prostituées ! ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis des millénaires, les rois, les reines, les empereurs et les généraux ont cherché à mettre au point des moyens de communication efficaces pour gouverner leur pays ou commander leurs armées. Dans le même temps, ils étaient conscients des risques encourus si leurs messages tombaient entre les mains de l’ennemi. C’est la crainte de ces interceptions qui fut à l’origine du développement des codes et des chiffres, qui sont des techniques utilisées pour déguiser un message afin d’en brouiller le sens. On doit à Jules César le fameux chiffre qui porte son nom.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le souci de confidentialité a entraîné les nations à créer des services secrets, chargés d’assurer la sécurité des communications par l’invention et la mise en œuvre des meilleurs codes possibles. Parallèlement, les décodeurs ennemis s’acharnèrent à briser les codes. Ces activités ont donné naissance aux « services d’intelligence ». Il est remarquable de constater que l’affrontement séculaire entre les concepteurs de code d’un côté et les briseurs de codes de l’autre côté a nourrit une formidable avancées des sciences (notamment des mathématiques) et des techniques. Dans ce domaine aussi, c’est souvent la compétition, voire l’affrontement, qui constitue un puissant stimulant pour la créativité et l’innovation. L’issue de la seconde guerre mondiale a tenu à la capacité des services secrets alliés à briser le système de chiffrage nazi (fondé sur l’utilisation de la machine « Enigma », sans doute la première machine électromécanique à coder).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’intelligence économique a donc une origine militaire. L’intelligence militaire fut très tôt basée sur la technique du &lt;strong&gt;cryptage&lt;/strong&gt;. Le cryptage est le seul moyen de protéger notre intimité, ou de garantir aujourd’hui le succès des marchés électroniques. Mais la demande croissante et légitime du public en matière de cryptage – protection de la vie privée – se heurte à la nécessité d’appliquer les lois et d’assurer la sécurité nationale. Le débat autour du secret bancaire illustre ce propos. Le secret bancaire est une aspiration légitime des titulaires de comptes (personne n’apprécie que l’on fouille dans ses comptes au nom de la transparence) et un service fondamental offert par la banque à ses clients de la même manière que le secret médical est ce qui permet de créer une relation de confiance entre le médecin et son patient. Mais le secret bancaire permet aussi de couvrir des activités illicites contre lesquelles les Etats ont le devoir de lutter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant des décennies, la police et les services secrets ont utilisé des écoutes pour déjouer les plans des terroristes ou lutter contre la criminalité organisée, mobilisant des techniques de plus en plus sophistiquées dont l’Etat avait le monopole. Mais les hommes de pouvoir peuvent invoquer la raison d’Etat pour pratiquer des écoutes bien illégitimes et détourner ces outils à des fins personnelles. C’est pourquoi les défenseurs des droits individuels poussent à l’usage répandu du cryptage pour préserver l’intimité de nos vies privées. Pareillement, les entreprises (notamment les banques) réclament un cryptage sûr pour le développement de leurs propres réseaux d’informations et pour protéger leurs informations sensibles. Ainsi, les acteurs privés peuvent disposer librement des outils autrefois réservés aux seuls services secrets.&lt;br /&gt;De leurs côtés, les forces de l’ordre font pression sur les gouvernements pour qu’ils restreignent l’usage privé du codage. Au nom de la lutte contre le blanchiment de l’argent sale ou de la fraude (évasion ?) fiscale, les services du fisc défendent des arguments similaires.&lt;br /&gt;Il y a toujours un arbitrage difficile : à quoi attribuons-nous le plus de prix, au respect de notre vie privée ou à une police (une sécurité) plus efficace ? On retrouve le dilemme plus fondamental entre liberté et sécurité qui reste un équilibre toujours précaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les militaires considèrent que la première guerre mondiale fut la guerre des chimistes, parce que le gaz moutarde et le chlore y furent employés pour la première fois. De la même manière, la deuxième guerre mondiale avait été celle des physiciens, en raison du recours ultime à la bombe atomique. S’il devait y avoir une troisième guerre mondiale, elle serait la guerre des mathématiciens, dans la mesure où ces derniers contrôleront la prochaine arme de guerre déterminante : l’information. En tout cas, l’information est déjà l’argument de la compétition économique et l’instrument de l’intelligence économique.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-3597191641594014060?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://blog.latribune.fr/blogpascal/' title='Intelligence économique'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/3597191641594014060/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=3597191641594014060' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/3597191641594014060'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/3597191641594014060'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/10/intelligence-economique.html' title='Intelligence économique'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>jean-louis.caccomo@orange.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='04956561558907587520'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/StR9sUdJ4oI/AAAAAAAAAlE/1fASGtKNHPQ/s72-c/cg94_even180_economie_economie_inte.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-6564101518096511900</id><published>2009-10-07T16:54:00.002+02:00</published><updated>2009-10-07T17:02:56.577+02:00</updated><title type='text'>Et l'homme dans tout cela ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Ssyr5hnXQAI/AAAAAAAAAk8/lwXXCAz7qxQ/s1600-h/wire_visage_56.png"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 158px; FLOAT: left; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5389871858820005890" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Ssyr5hnXQAI/AAAAAAAAAk8/lwXXCAz7qxQ/s200/wire_visage_56.png" /&gt;&lt;/a&gt;Dès que l’économiste tente d’ouvrir la bouche, on lui renvoie immanquablement à la figure « &lt;em&gt;et l’homme dans tout cela ! &lt;/em&gt;» ou encore « &lt;em&gt;vous évacuez la dimension humaine&lt;/em&gt; ». Cet argument est tellement systématique que l’on ne prend même plus le temps de bien écouter l’économiste.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Même si la théorie économique moderne a pris une forme totalement formalisée, il ne faut pas oublier qu’elle reste une science humaine par excellence. D’ailleurs, le langage mathématique est aussi le propre de l’homme (et il imbibe les disciplines les plus diverses comme l’architecture, la musique, la peinture ou la physique). Cependant, l’objet d’étude de l’économie ne saurait être un atome désincarné.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’économie s’intéresse à l’homme, en prenant notamment en compte ce qu’il y a de plus fondamental dans la condition humaine : la conscience de soi (rationalité, décision, apprentissage), la capacité à innover et créer (c’est quasiment unique dans le monde vivant) et enfin l’appropriation : le sentiment de posséder légitimement les fruits de son travail&lt;/strong&gt;. Toute organisation sociale ou politique qui ne tient pas compte de ces dimensions, ou qui prend les risques de les neutraliser, devient totalitaire, et donc littéralement inhumaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La conscience de soi implique la prise de conscience de sa propre mortalité&lt;/strong&gt;. On se rend compte que notre temps est compté, donc il faut faire des choix. D’où la division du travail qui implique l’échange (ce qui oblige l’homme à vivre en société). C’est de cette prise de conscience qui vient la rareté, et donc la valeur, et les prix. Les prix ne sont que la traduction chiffrée du fait qu’il nous faut faire des choix (à quel prix), ce qui conduit à hiérarchiser nos priorités. En ce sens, l’argent c’est du temps (et non l’inverse). Le pouvoir d’achat, c’est le pouvoir d’acheter le temps des autres, car je ne peux pas tout faire tout seul (sauf à réduire considérablement mon niveau de vie). Car je n’ai tout simplement pas assez de temps devant moi.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;La conscience de soi implique aussi la rationalité&lt;/strong&gt;. C’est une caractéristique humaine par excellence. L’araignée tisse sa toile en obéissant à un programme génétique. Le papillon de nuit se jette dans le feu, l’autre papillon le suit et se jette aveuglément. L’homme ne sait rien faire a priori, si ce n’est apprendre. S’il met le doigt dans le feu, il se brûle et en retire donc une information : c’est l’apprentissage. Il inventera une torche. C’est par l’apprentissage que le pré-homme a acquis la maîtrise du langage, des outils, de l’agriculture, de la chasse, qu’il est devenu homo sapiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme est un créateur, un innovateur. L’araignée tisse toujours la même toile depuis des millions d’années. L’homme apprend sans cesse, et en apprenant, il innove sans cesse. Le premier homme a du se sentir bien démuni, bien handicapé face à la férocité des fauves, la vitesse des antilopes ou la puissance des mammouths. C’est ce handicap qui l’a poussé à innover. Car l’homme est le seul à détenir cette aptitude, qui lui permet d’apprendre pour s’adapter, transformant un handicap en innovation. La théorie économique en devenant une théorie de la croissance (&lt;em&gt;La Richesse des Nations&lt;/em&gt;, l’ouvrage fondateur d’Adam Smith), en s’intéressant à la dynamique de l’économie, a mis l’innovation au cœur de ses analyses.  Car n’oublions jamais que ce n’est pas la pauvreté qu’il s’agit d’expliquer (la pauvreté, c’est l’état naturel qui s’impose à l’homme), mais la richesse qui est contre-nature, qui est exceptionnel (et que l’on peut perdre si l’on ne comprend plus comment fonctionne l’économie).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Enfin, le sentiment de propriété est lié à la conscience de soi&lt;/strong&gt;. L’homme a spontanément senti qu’il était le propriétaire légitime des fruits de son travail. En partant à la chasse pour chercher sa nourriture, l’homme mettait sa vie en jeu. Il pouvait lui-même devenir le gibier de prédateurs plus dangereux.&lt;br /&gt;Ainsi, lorsqu’il revenait sain et sauf avec du gibier, il l’avait payé en prenant le risque (le prix du danger et de sa sueur). L’appropriation découle de l’énergie dépensée dans le travail et du risque encouru à cette occasion. Ce sentiment légitime et naturel de propriété est un des éléments qui conditionne grandement les choix et les comportements des individus. Ainsi, les systèmes politiques qui respectent et protègent le droit de propriété encourage les gens à produire des richesses. Bien-sûr, pour protéger la propriété, il faut un environnement juridique et institutionnel adapté (contrat, justice, police), et donc un certain environnement en termes de biens publics. Pour financer ce bien public, il faut donc prélever des impôts dans une certaine mesure. &lt;strong&gt;Ces impôts seront justes et légitimes dans la mesure où ils permettent de financer un appareil permettant de protéger le fruit du travail. Ils seront par contre ressenti comme une spoliation à partir du moment où les impôts pillent les fruits du travail eux-mêmes&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;En ce sens, la propriété est intimement liée à la liberté&lt;/strong&gt;. Dans la mesure où l’esclave ne s’appartient pas lui-même, les fruits de son travail ne lui appartiennent pas. Il est dégradé de sa condition d’homme libre. Or, l’homme est par nature un être libre dans la mesure où ses choix vont grandement dicter sa vie. Les animaux agissent par instinct, les hommes doivent faire des choix. Dans les pays totalement collectivisés, où la propriété privée n’est pas autorisée, les hommes sont libérés du fardeau et de la responsabilité de devoir faire des choix : parce qu’ils ne maîtrisent plus leur vie. Ils ne sont plus libres. C’est le propre des sociétés totalitaires dans lesquelles l’économie est totalement planifiée et contrôlée par l’Etat ou le Parti unique. Mais ces sociétés se heurtent à une aspiration profonde, ancrée au cœur de la condition humaine : l’être humain ne peut se passer de la liberté, et donc de la propriété de soi, et donc de la propriété des fruits de son travail. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;D’où l’idée centrale d’une Constitution dans les pays libres : protéger l’individu des risques d’abus de pouvoir par l’Etat. Protéger la démocratie d’elle-même : après tout, Hitler est arrivé au pouvoir &lt;em&gt;démocratiquement&lt;/em&gt;. Or, la loi de la majorité est une loi dangereuse dont il faut précieusement cantonner l’application (c’est donc à la Constitution de fixer les règles du jeu). On ne saurait généraliser la démocratie dans l’entreprise, à l’université, ou dans les familles sans propager du même coup le chaos. &lt;strong&gt;Il se trouve que la réflexion sur les droits de propriété, les incitations, les signaux du marché, la frontière entre biens publics et biens privés est un aspect essentiel de la théorie économique&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;On le voit, l’homme dans ses aspirations les plus grandes, mais aussi parfois les plus contradictoires, est au cœur de la réflexion économique. Encore faut-il se donner la peine de bien comprendre toute la portée de ses enseignements.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-6564101518096511900?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/6564101518096511900/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=6564101518096511900' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/6564101518096511900'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/6564101518096511900'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/10/et-lhomme-dans-tout-cela.html' title='Et l&apos;homme dans tout cela ?'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>jean-louis.caccomo@orange.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='04956561558907587520'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Ssyr5hnXQAI/AAAAAAAAAk8/lwXXCAz7qxQ/s72-c/wire_visage_56.png' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-5016144080655392641</id><published>2009-09-28T16:32:00.001+02:00</published><updated>2009-09-28T16:33:56.779+02:00</updated><title type='text'>La dictature du marché</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SsDJPrLFh6I/AAAAAAAAAk0/I9PEK92MRmc/s1600-h/offre-demande.gif"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 150px; FLOAT: right; HEIGHT: 150px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5386526425459558306" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SsDJPrLFh6I/AAAAAAAAAk0/I9PEK92MRmc/s200/offre-demande.gif" /&gt;&lt;/a&gt; Personne n’aime la « dictature du marché ». Pourtant, c’est une loi cruciale de l’économie. Personne n’aime vieillir, pourtant c’est une loi de la vie.&lt;br /&gt;La dictature du marché est cependant préférable à la dictature du producteur ou même à celle du consommateur (sans parler de la dictature du prolétariat). Car la loi du marché, c’est la loi de personne car tout le monde y participe à sa manière. &lt;strong&gt;Neutraliser la loi du marché, c’est donc privilégier un côté du marché au détriment de l’autre&lt;/strong&gt;. Mais au nom de quoi un côté serait-il plus légitime que l’autre ? &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;En effet, si le producteur avait tout pouvoir, alors il nous imposerait ses volumes de production, sa qualité et ses prix, sans que le consommateur ait son mot à dire. C’est le pouvoir de monopole qui est une position dominante, qui débouche toujours sur un abus de position dominante. Certes, il revendiquerait un prix « raisonnable » pour se garantir des revenus « raisonnables ». Mais qu’est-ce qui pourrait limiter sa raison et freiner ses ambitions s’il ne rencontre pas l’obstacle de la concurrence ? &lt;strong&gt;Ainsi, si l’on privilégie la loi du producteur, on sombre dans la surproduction&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;Mais, la loi du consommateur n’est pas plus préférable. Si l’on écoute le consommateur, il voudrait consommer la meilleure qualité possible au prix le plus faible, voire sans payer du tout. Telles sont bien les exigences de l’usager du service public. S’il avait tout pouvoir, le consommateur serait pareil à un enfant capricieux. Après tout, pour certains biens qui ne sont pas comme les autres et dont la liste s’allonge sans cesse, le consommateur voudrait les meilleurs services du monde sans débourser un sou, à l’instar de ce qui se passe dans la santé, la justice ou l’éducation. Mais si le consommateur ne paie rien, les producteurs ne pourront être rémunérés de sorte que les producteurs n’offriront rien. &lt;strong&gt;Ainsi, si l’on privilégie la loi du consommateur, on s’installe dans la pénurie&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marché existe précisément pour sortir de cette impasse dans laquelle on a vite fait de retomber à partir du moment où l’on cherche à contourner les lois du marché. Et c’est à ceux qui prétendent qu’il existe une autre voie d’en apporter la preuve. Car si le marché n’est pas parfait (rien n’est parfait en ce bas monde), il a le mérite d’exister, ce qui n’est pas la moindre de ses qualités.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-5016144080655392641?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/5016144080655392641/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=5016144080655392641' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/5016144080655392641'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/5016144080655392641'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/09/la-dictature-du-marche.html' title='La dictature du marché'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>jean-louis.caccomo@orange.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='04956561558907587520'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SsDJPrLFh6I/AAAAAAAAAk0/I9PEK92MRmc/s72-c/offre-demande.gif' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-3198574387695748149</id><published>2009-09-23T09:04:00.004+02:00</published><updated>2009-09-23T15:46:31.484+02:00</updated><title type='text'>Arnaques et trahisons</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SrnIlWmJORI/AAAAAAAAAks/Ujn2PHt7LYU/s1600-h/44008787.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5384555373544421650" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 127px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SrnIlWmJORI/AAAAAAAAAks/Ujn2PHt7LYU/s200/44008787.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les escapades de DSK au FMI, les tribulations de Julien Dray, les relations dangereuses entre le PS et l’UNEF, les urnes bourrées du PS et, dans le passé, les chaussures de Roland Dumas, les écoutes illégales de François Mitterrand ou les milliards partis en fumée d’une banque française nationalisée par la gauche. Comme le pense tout haut Daniel Cohn-Bendit, arnaques et trahison font la tradition du PS, et le titre d’un livre qui ne manque pas de faire du bruit.&lt;br /&gt;On me rétorquera que l’on peut trouver la même chose à droite. J’en conviens aisément car le pouvoir corrompt. Mais quand les magouilles viennent de la gauche, ces pratiques sont d’autant plus inexcusables que les hommes et femmes politiques de gauche se font toujours les champions de la vertu et de la bonne conscience, toujours prêts à donner aux autres des leçons de morale citoyenne tellement ils sont persuadés de détenir le monopole des valeurs. C'est un peu comme ces étudiants de l'ultragauche qui arrachent les affiches de leur adversaire en nous administrant des leçons de tolérance démocratique. Les magouilles à droite ne sont pas plus excusables pour autant.&lt;br /&gt;C’est pour limiter ces dérives, inhérentes à la conquête du pouvoir, que la philosophie libérale se montre particulièrement attachée au principe de la séparation des pouvoirs. Par exemple, il ne faut pas mettre entre les mêmes mains le pouvoir de lever des impôts et le pouvoir de créer de la monnaie. Le pouvoir déprave celui qui en abuse et l'abus du pouvoir monétaire déprécie la monnaie.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C’est en ce sens que la philosophie libérale est un humanisme. Elle ne se fait pas trop d’illusion sur l’homme : il est capable du meilleur surtout s’il vit dans un environnement qui le pousse à tirer le meilleur de lui-même, sinon il peut être capable du pire. Et le pire nait souvent de l’excès de pouvoir [1].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant ce constat, comment croire les responsables politiques de tout bord quand ils nous exhortent de « moraliser le capitalisme » ? Il faudrait, avant toute chose, moraliser le monde politique. Cependant, ces pratiques, inextricablement liées au fonctionnement interne des partis politiques, posent un problème de fond à l’heure où le principe de régulation revient dans toutes les bouches. Car qui seront les régulateurs sinon des personnes issues précisément de ces organisations dont on peut penser que seuls survivront et parviendront au sommet ceux qui auront été plus agiles que les autres ? Les pourfendeurs de la loi du marché dans le monde économique sont aussi ceux qui sont les acteurs d’une compétition autrement plus effroyable et impitoyable qui n’obéit à aucune règle sinon celle du « pas vu, pas pris ». &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il y a cependant une différence énorme entre le système politique français et le système politique américain. Aux USA, si un homme politique est pris en flagrant délit d’arnaques, sa carrière est finie et il devra se retirer de la scène politique. Ce fut le cas de Nixon après l’affaire du Watergate ou, plus près de nous, de Bill Clinton. Et les médias réellement indépendants sont à l’affût de ces dérapages. Ce processus de sélection n’existe pas chez nous de sorte que la confiance entre les électeurs et les élus n’existent plus tandis que la classe politique peine à se renouveler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[1] Dans la sphère économique, le pouvoir de production des entreprises est borné pour le pouvoir de choix – le pouvoir d’achat au sens fort du terme – des consommateurs que permet la concurrence. Bien-sûr, les producteurs aimeraient imposer leur prix aux consommateurs et déterminer ainsi leur revenu, et c’est pourquoi personne n’aime la concurrence, surtout pas les producteurs toujours à l’affût de marchés captifs. Et nous sommes tous producteurs. Pourtant, en tant que consommateur, personne n’aime voir son choix contraint ou limité. Et nous sommes tous consommateurs. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-3198574387695748149?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/3198574387695748149/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=3198574387695748149' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/3198574387695748149'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/3198574387695748149'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/09/arnaques-et-trahisons.html' title='Arnaques et trahisons'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>jean-louis.caccomo@orange.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='04956561558907587520'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SrnIlWmJORI/AAAAAAAAAks/Ujn2PHt7LYU/s72-c/44008787.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-8809597421056055468</id><published>2009-09-19T18:37:00.002+02:00</published><updated>2009-09-19T18:45:00.141+02:00</updated><title type='text'>Consommation collective ou les pièges de la gratuité</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SrUJprGZUgI/AAAAAAAAAkk/PmJBxy9zZKk/s1600-h/pression+fiscale038.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5383219541140132354" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 96px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SrUJprGZUgI/AAAAAAAAAkk/PmJBxy9zZKk/s200/pression+fiscale038.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le gouvernement actuel, tout comme ses prédécesseurs, est à l’affût de la moindre rentrée fiscale tellement il peine à contenir les dépenses publiques. En ce domaine, on fait feu de tout bois. Si l'’évasion fiscale en Suisse est montrée du doigt, l’épargne des français est particulièrement visée avec la proposition de surtaxer les revenus de l’épargne. Ce n’est pourtant pas en tarissant la pompe à capitaux que l’on relancera l’économie. Qu’on l’appelle capitaliste ou pas, l’économie aura toujours besoin de capitaux privés pour nourrir les investissements productifs qui fondent toute relance durable et saine. Si les financements publics sont nécessaires, ils ne doivent pas se faire au détriment de l’investissement privé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a toujours un grand danger pour les responsables politiques à s’avancer sur le terrain économique. Il y a en effet une chose fondamentale qui semble échapper à l’opinion commune : &lt;strong&gt;plus la sphère des biens gratuits s’agrandit, et plus la vie est chère et l’économie fragilisée&lt;/strong&gt;. Il n’est pas aisé d’admettre que la gratuité généralisée rend la vie chère. Mais ce n’est qu’un paradoxe apparent : comme la gratuité n’existe pas, c’est que l’inflation est forcément déguisée ou que les prélèvements sont eux-mêmes camouflés pour être rendus « indolores ». Ils n’en restent pas moins des prélèvements : ce n’est pas parce que l’on ne sent plus le goût du poison que ce n’est plus du poison.&lt;br /&gt;Que sont en effet les biens et services dits « gratuits » ? Ce sont finalement tous ces biens et services extrêmement coûteux que l’on veut faire payer par les autres (et les autres font le même raisonnement) comme l’éducation, la santé ou la retraite. C’est ce qu’on appelle la consommation collective. Mais qu’est-ce que la consommation collective ?&lt;br /&gt;Imaginez que, lorsque vous consommez de l’électricité, c’est votre voisin qui reçoit la facture parce que vous avez piraté son compteur. Ce que vous ne savez pas, c’est que votre voisin a fait la même chose à votre insu. La conséquence est un dérapage de la dépense qui entraîne à son tour un dérapage des prélèvements pour régler la facture collective. C’est ce processus de déresponsabilisation qui explique les dérives récurrentes du budget de la sécurité sociale et de l’Etat.&lt;br /&gt;Comme le pouvoir d’achat des ménages est dévoré par la montée des prélèvements de toute sorte, les ménages demandent de plus en plus de biens et services « gratuits » et le domaine de la consommation collective s’agrandit encore, celui-là même qui est à l’origine de l’inflation des prélèvements. &lt;strong&gt;Autrement dit, nous tirons tous sur la corde qui nous étrangle&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;Les ménages ne s’aperçoivent plus que c’est précisément ce processus qui ronge leur pouvoir d’achat car les prélèvements leurs sont occultés. En effet, les responsables politiques s’efforcent de rendre les prélèvements « indolores », ce qu’il convient précisément de ne jamais faire si l’on veut que les gens réagissent, si l’on veut inverser les comportements et stopper le processus. Ainsi, les prélèvements sociaux sont retenus à la source (charges, RDS ; CSG) d’où l’illusion de gratuité des biens et services sociaux tandis que les prélèvements fiscaux basculent sur la fiscalité indirecte (TVA) d’où l’illusion de gratuité des biens et services publics.&lt;br /&gt;On ne voit plus dans quelle proportion l’Etat prélève du revenu pour financer les biens dits « gratuits ». On ne voit plus que cette proportion devenue énorme est de nature à briser les ressorts de la création des richesses. &lt;strong&gt;Pourtant, malgré cette masse croissante de prélèvements, le secteur public n’a jamais assez de moyens si l’on en croit ses représentants, notamment parce que l’Etat élargit sans cesse le champ de ses prérogatives en nourrissant un processus de collectivisation particulièrement inquiétant&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’origine, l’argent public, c’est d’abord la part de la richesse privée que le ménage consent à laisser à la collectivité. C’est ainsi que les choses furent inscrites dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Celle-ci énonce au passage les droits et devoirs du contribuable car contribuer au bien commun consiste précisément à faire acte de citoyenneté. Aujourd’hui, on assiste à une inversion des termes : l’argent privé, c’est la part de la richesse que l’Etat consent à ne plus nous prendre, c’est ce qui reste lorsque les contributions publiques ont été acquittées. Au nom d’une conception démagogique du « social » et de solidarité, et sur fond d’ignorance impardonnable – voire de négation même - des lois de l’économie, tous les gouvernements ont étendu la sphère de la gratuité sans dire que la gratuité est un concept qui nous coûte cher à tous.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-8809597421056055468?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/8809597421056055468/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=8809597421056055468' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/8809597421056055468'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/8809597421056055468'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/09/consommation-collective-ou-les-pieges.html' title='Consommation collective ou les pièges de la gratuité'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>jean-louis.caccomo@orange.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='04956561558907587520'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SrUJprGZUgI/AAAAAAAAAkk/PmJBxy9zZKk/s72-c/pression+fiscale038.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-6089300007686167130</id><published>2009-09-16T09:30:00.002+02:00</published><updated>2009-09-16T09:32:47.764+02:00</updated><title type='text'>Quand la lucidité économique se cache dans le polar</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SrCUTIN7cEI/AAAAAAAAAkc/SAPsuARuyYk/s1600-h/168650_2697297.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5381964611052073026" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 121px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SrCUTIN7cEI/AAAAAAAAAkc/SAPsuARuyYk/s200/168650_2697297.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;On ne compte plus les ouvrages prétendument sérieux qui saluent le retour de Marx ; ils pullulent dans les rayons des librairies universitaires. Il y a bien longtemps que je n’attends plus d’éclairage pertinent de la part de ce type de livres dont les auteurs pensent que le degré d’intelligence se mesure à la capacité de dénigrement. Je préfère me ressourcer dans les grands auteurs qui ont fait la splendeur passée de la pensée économique. Puis, pour me divertir, j’apprécie de me jeter dans un roman. Et je ne pensais pas trouver dans un polar une analyse économique limpide que j’ai peine à retrouver chez les pourfendeurs du capitalisme, qui mélangent tout tellement leur haine l’emporte sur la raison.&lt;br /&gt;Mais les progrès de la science ne sont-ils pas en partie redevables à la science-fiction ? La science n’a-t-elle pas progressé grâce à l’imaginaire, terreau de l’innovation ?&lt;br /&gt;En tout cas, je ne peux résister à la tentation de reprendre intégralement les propos lumineux que Tom Clancy met dans la bouche d’un de ses personnages de roman :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Nous avons tous en mémoire les campagnes électorales pour le Congrès. Les candidats nous disaient : « votez pour moi, parce que pour chaque dollar d’impôts prélevé, un dollar et vingt cents reviennent à ce district. » Vous rappelez-vous ces promesses ?&lt;br /&gt;Mais ils oubliaient de vous dire un certain nombre de choses. Primo, qui a jamais prétendu que vous dépendiez du gouvernement, d’un point de vue financier ? C’est le contraire : le gouvernement n’existe pas si vous ne lui donnez pas votre argent. Secundo, le déficit du gouvernement signifie que chaque district reçoit plus en subventions fédérales qu’il ne verse en impôts fédéraux, je veux dire en impôts fédéraux directs. Ceux-là même que vous pouvez voir. Donc ces candidats se vantaient de dépenser davantage d’argent qu’ils n’en avaient. Si votre voisin vous avoue qu’il tire des chèques sur votre compte personnel, vous ne pensez pas que vous allez prévenir la police ?&lt;br /&gt;Nous savons tous que le gouvernement prélève plus que ce qu’il donne. Mais il s’en cache bien. Le déficit du budget fédéral signifie que chaque fois que vous empruntez de l’argent, cela vous coûte plus cher que ça ne devrait. Et pourquoi donc ? Parce que le gouvernement emprunte lui-même tant d’argent que ça fait monter les taux d’intérêt.&lt;br /&gt;Et donc, mesdames et messieurs, chaque mensualité pour une maison ou pour une voiture, chaque paiement par carte de crédit est aussi un impôt. Et le gouvernement vous offre parfois un avantage fiscal sur les intérêts de vos emprunts. C’est gentil de sa part ! Il vous l’offre sur des sommes que vous n’auriez pas dû payer, et ensuite il vous dit que vous récupérez davantage que ce que vous avez versé !&lt;br /&gt;Quelqu’un, ici, est assez crédule pour gober ça ? Mesdames et messieurs, je ne suis pas un politicien et je ne suis pas ici aujourd’hui pour soutenir l’un ou l’autre de vos candidats aux sièges vacants de la Maison du peuple. Je suis simplement là pour vous demandez de penser un peu à tout cela…&lt;/em&gt; » in &lt;strong&gt;Tom Clancy, Sur Ordre, Tome 2, page367-368&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la même veine, le roman de Michael Crichton, intitulé « &lt;em&gt;Etat d’urgence&lt;/em&gt; », met en scène une intrigue qui est un prétexte pour jeter un pavé dans le débat – mais le débat est-il encore possible ?- autour de réchauffement climatique. En effet, pour les écologistes, la question du changement climatique n’est plus une hypothèse mais un postulat ! Par définition, un postulat ne se discute pas. Et l’opinion de s’aligner… Les éléments que Crichton introduit dans ses dialogues renvoient tous à des documents scientifiques réels, référencés et publiés dans les revues académiques reconnues (bibliographie à l’appui). Mais ce n’est qu’un roman. Dans le passé, un certain Jean de La Fontaine devait mettre en scène des animaux pour tenter de faire passer des vérités qui n’étaient pas bonne à dire à ses contemporains.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-6089300007686167130?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/6089300007686167130/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=6089300007686167130' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/6089300007686167130'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/6089300007686167130'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/09/quand-la-lucidite-economique-se-cache.html' title='Quand la lucidité économique se cache dans le polar'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>jean-louis.caccomo@orange.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='04956561558907587520'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SrCUTIN7cEI/AAAAAAAAAkc/SAPsuARuyYk/s72-c/168650_2697297.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-5474886321259248343</id><published>2009-09-13T22:56:00.001+02:00</published><updated>2009-09-13T22:58:30.587+02:00</updated><title type='text'>Les apotres de l'intolérance</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Sq1cyV_wlrI/AAAAAAAAAkU/7heAMPvi5tw/s1600-h/ALeqM5iU81mdMIH8a-MjnVQiYeFX26_8OA.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5381059149745395378" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 138px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Sq1cyV_wlrI/AAAAAAAAAkU/7heAMPvi5tw/s200/ALeqM5iU81mdMIH8a-MjnVQiYeFX26_8OA.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Pourquoi les personnalités de droite s’obstinent-t-elles à tenter de conquérir leur légitimité à gauche, à faire l’ouverture à gauche, à tenter de pactiser avec les apôtres de l’intolérance, les talibans de la bonne conscience. C’est sans doute l’expression persistante du syndrome de la (mauvaise ?) conscience mal-à-droite, ingénieusement exploitée par une gauche autant cynique qu’elle peut être moralisatrice.&lt;br /&gt;Après Frédéric Mitterrand, le ministre du budget Woerth s’est donc rendu à la fête de l’humanité pour participer à un « débat ». Peut-on débattre avec les communistes ? La réponse ne tarda pas : le débat a été annulé au bout d'une demi-heure et les militants se sont mis à entonner L'Internationale. Pendant ce temps, les artistes chantaient sur les scènes de la fête de l’Huma au nom de la tolérance et de la diversité. Bientôt, la fête de l’humanité deviendra comme le salon de l’agriculture, l’endroit où tout le gotha politique devra se rendre puisque les médias y ont élu domicile. Moins le parti communiste a d’électeurs et plus il est populaire.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les communistes et l’extrême gauche en général obéissent à un schéma de pensée qui interdit précisément de penser, et encore moins de débattre. Rappelez-vous le fameux « &lt;em&gt;on préfère avoir tord avec Sartre qu’avoir raison avec Aron&lt;/em&gt; ». Ils savent cependant entretenir une illusion de débat car ce sont des virtuoses de la parole – de la parlotte ? – comme en témoignent les monologues des intellectuels de gauche ou les AG interminables dans les campus bloqués qui s’apparent à de véritables messes destinées à distiller la bonne parole et à mettre à l’index les hérétiques. La discussion n’est autorisée que si elle reste à l’intérieur de cadres stricts qui sont les piliers de la conscience communiste, tels les commandements d’une religion qui ne souffre aucune dissidence.&lt;br /&gt;Ils ont donc le droit de donner des leçons de tolérance, d’ouverture et de démocratie mais ils ne tolèrent ni la contradiction, ni la liberté d’expression. Comment feindre de s’en étonner puisque tous les pays qui ont appliqué à la lettre le programme communiste sont devenus des prisons ? &lt;strong&gt;Le communisme prône la dictature du prolétariat&lt;/strong&gt;. On ne peut être plus clair. Dans ces conditions, la démocratie est un concept « bourgeois » qu’il s’agira de dépasser à l’occasion de l’effondrement annoncé et espéré du capitalisme.&lt;br /&gt;Sur le campus, les militants d’extrême gauche arrachent les affiches fraîchement collées par les syndicats qui ne partagent pas le même bord. Pourtant, les panneaux d’affichage sont ouverts à tous les syndicats, sans aucune discrimination. En démocratie, oui. Pas dans l’univers communiste. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-5474886321259248343?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/5474886321259248343/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=5474886321259248343' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/5474886321259248343'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/5474886321259248343'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/09/les-apotres-de-lintolerance.html' title='Les apotres de l&apos;intolérance'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>jean-louis.caccomo@orange.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='04956561558907587520'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Sq1cyV_wlrI/AAAAAAAAAkU/7heAMPvi5tw/s72-c/ALeqM5iU81mdMIH8a-MjnVQiYeFX26_8OA.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-4076957380494846855</id><published>2009-09-10T08:36:00.002+02:00</published><updated>2009-09-10T08:37:44.969+02:00</updated><title type='text'>La patate chaude</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SqiemwC29OI/AAAAAAAAAkM/y8IL4xtjSFU/s1600-h/s%C3%A9cu033.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 183px; FLOAT: left; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5379724143463167202" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SqiemwC29OI/AAAAAAAAAkM/y8IL4xtjSFU/s200/s%C3%A9cu033.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; Le déficit de l’assurance-maladie va plonger à 9,4 milliards d’euros cette année contre 4,4 milliards en 2008. En réponse, le gouvernement envisage une hausse du forfait hospitalier. C’est aussi dans ce but que la contribution sociale généralisée (C.S.G.) avait été créée en 1990. Mais la création de nouveaux prélèvements conduit à créer de nouveaux droits, surtout lorsque ces prélèvements sont plus ou moins déguisés (car on nous dit que les prélèvements à la source sont « sans douleur »), de sorte que les déficits, loin de se résorber, s’amplifient.&lt;br /&gt;Si gouverner c’est prévoir, notre pays n’est plus gouverné depuis plus de 30 ans. Les différents gouvernements se contentent de reconduire un pacte social imposé par décret à l’issue de la seconde guerre mondiale, et dont les règles du jeu sont contrôlées par des partenaires sociaux qui échappent à toute sanction. Le gouvernement français doit affronter aujourd’hui un problème qu’un autre gouvernement français avait annoncé résolu quelques années auparavant. En tout cas, ce n’est pas faute d’avoir écrit depuis des années qu’il ne servait à rien de boucher des trous en inventant de nouveaux prélèvements ou en augmentant les prélèvements existants, c’est-à-dire en accentuant précisément les causes fondamentales qui conduisent aux déficits structurels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A force de dire que la santé (ou l’éducation, la culture…) n’est pas un bien – et un service - comme les autres, on finit par le croire. On finit par croire que la santé est un droit acquis, que le système de santé est gratuit, qu’il ne nécessite aucun arbitrage, aucun investissement, aucune formation, aucun effort de recherche. Et on installe les conditions de la pénurie structurelle : l’offre sera tarie, faute d’être entretenue et renouvelée, alors même que l’on déchaîne une demande infinie en promettant la gratuité pour tous ou le remboursement systématique. La lumière du soleil est gratuite parce qu’elle tombe du ciel, ne nécessitant aucune intervention humaine [1].&lt;br /&gt;La collectivité découvre la facture de biens et services que les membres de cette collectivité voudraient obtenir gratuitement. Et cette facture, personne ne veut la voir. Ce serait indécent, antisocial. C’est un peu comme dans le jeu de la patate chaude, chacun veut s’en débarrasser tant elle nous brûle les mains. Personne ne veut voir la facture que tout le monde contribue pourtant à faire grossir. Mais le tapis ne cache plus la poussière aujourd’hui. Et l’on ne voit pas très bien comment l’Etat pourra se porter au secours de la sécurité sociale alors que les comptes publics ne sont pas dans une meilleure situation que les compte sociaux, sauf à réinventer une nouvelle usine à gaz destinée à camoufler un prélèvement supplémentaire, qui ne fera que reporter le problème, mais non le résoudre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plupart des biens et services que nous consommons, ou que nous désirons consommer, nécessite d’être pensés, conçus, fabriqués et distribués, autant d’étapes qui nécessitent de l’investissement, du travail rémunéré et de l’activité humaine. Qu’ils soient publics ou privés, cela ne change pas le fait qu’il faudra payer la facture d’une manière ou d’une autre. Soit le ménage paie directement en tant que client, soit indirectement en tant que contribuable ou assuré. La façon dont la facture sera supportée par les ménages n’est pas neutre car si le client est roi, le contribuable a rarement son mot à dire. C’est pourquoi il ne faut pas trop vite se précipiter dans le processus qui consiste à transformer des biens et services privés en biens et services publics.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;[1] Ce n’est plus le cas de l’eau potable ou de l’air pur dont la production nécessite des activités (des industries) de retraitement.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-4076957380494846855?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/4076957380494846855/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=4076957380494846855' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/4076957380494846855'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/4076957380494846855'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/09/la-patate-chaude.html' title='La patate chaude'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>jean-louis.caccomo@orange.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='04956561558907587520'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SqiemwC29OI/AAAAAAAAAkM/y8IL4xtjSFU/s72-c/s%C3%A9cu033.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-6802191370967597293</id><published>2009-09-04T15:19:00.003+02:00</published><updated>2009-09-04T15:28:49.891+02:00</updated><title type='text'>La sélection à l'université : une nécessaire mise au point</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SqEUGHeP6eI/AAAAAAAAAkE/aeubVaRelbM/s1600-h/amphi-d-de-lille-2.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; FLOAT: right; HEIGHT: 150px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5377601525374773730" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SqEUGHeP6eI/AAAAAAAAAkE/aeubVaRelbM/s200/amphi-d-de-lille-2.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;Le terme « sélection » est un véritable mot-tabou non seulement à l’université mais dans l’univers de l’éducation nationale. Sa simple évocation déchaîne les passions et les polémiques. Comment souvent, les polémiques surgissent à propos de termes dont la définition est si vague qu’ils finissent par devenir des étiquettes fâcheuses dont la fonction n’est plus de signifier mais de mobiliser et de marquer [1].&lt;br /&gt;Si l’on veut que les masters professionnels délivrés dans nos universités soient reconnus par le monde professionnel, il ne faut pas craindre la sélection, au risque d’encourir le reproche – voir le crime – d’être « élitiste ».&lt;br /&gt;Encore faut-il définir l’élitisme dont il est question ici. &lt;strong&gt;Je suis élitiste dans le sens où je m’intéresse aux étudiants qui veulent s’en sortir et qui s’en donnent les moyens en s’investissant dans leurs études&lt;/strong&gt;. Pour eux, je ferai tout mon possible. Les études sont une chance, les études sont un droit mais elles sont aussi un devoir, surtout quand le coût global de ces études est pour une grande partie pris en charge par la collectivité. L’étudiant est donc redevable envers cette collectivité (et ce n’est pas l’inverse comme le croient trop souvent certains étudiants farfelus). Il peut honorer sa dette en réussissant ces études, concrétisant ainsi les espoirs que la collectivité, ses parents et ses professeurs auront mis en lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mais je ne suis pas élitiste dans le sens où je considère que ce type d’étudiant peut provenir de tous les horizons et de tous les milieux&lt;/strong&gt;. Il est donc stupide d’avoir des préjugés en la matière. On peut être issu de bonne famille mais être fainéant, stupide ou profiteur. On peut être d’origine modeste et être travailleur, motivé et doué. Mais on peut être aussi de milieux modestes et être néanmoins fainéant, stupide ou profiteur. La condition sociale n’explique pas tout et n’excuse pas tous les comportements. En parfait économiste, je considère que chacun est responsable de ses actes. Il ne faut donc pas réserver l’université à un milieu particulier. En ce sens, la démocratisation des études est une excellente évolution car elle permet d'élargir le panel de sélection. &lt;strong&gt;Mais ouvrir le panel de sélection ne veut pas dire supprimer la sélection.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Autrement dit, si la sélection a priori est condamnable, il existe néanmoins une sélection a posteriori. Aucune discrimination fondée sur la religion, la couleur de la peau, l’aspect physique, la couleur politique ne saurait être légitime ni efficace. &lt;strong&gt;Encore une fois, les talents et les compétences peuvent provenir et surgir de partout&lt;/strong&gt;. C’est pourquoi la Silicon Valley est aussi un véritable melting-pot. Je ne peux pas savoir par avance qui va travailler, qui sera un bon étudiant.&lt;br /&gt;Par contre, il y aura toujours des bons et des mauvais étudiants, des étudiants qui auront travaillé et d’autres pas, ceux qui auront des compétences réelles et d’autres des compétences plus limitées ou inexistantes. C’est pourquoi la sélection s’impose a posteriori mais uniquement sur la base d’une réelle évaluation des compétences et des motivations.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C’est la condition essentielle pour que les diplômes aient un sens et une valeur effective sur le marché du travail. Et ce n'est un service à rendre à personne que de distribuer à tout le monde des diplômes qui auraient perdu toute valeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[1] &lt;em&gt;C’est aussi le cas du terme « libéral ». Je me suis entendu dire un jour que j’étais "un libéral dans le mauvais sens du terme" tandis que mon interlocuteur était "un libéral dans le bon sens du terme". On oublie que, quand les mots ont plusieurs sens, alors ils n’ont plus de sens.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-6802191370967597293?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/6802191370967597293/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=6802191370967597293' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/6802191370967597293'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/6802191370967597293'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/09/la-selection-luniversite-une-necessaire.html' title='La sélection à l&apos;université : une nécessaire mise au point'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>jean-louis.caccomo@orange.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='04956561558907587520'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SqEUGHeP6eI/AAAAAAAAAkE/aeubVaRelbM/s72-c/amphi-d-de-lille-2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-4391977080952183971</id><published>2009-09-01T10:36:00.003+02:00</published><updated>2009-09-01T10:40:28.262+02:00</updated><title type='text'>Voie sans issue</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SpzdqJmSVHI/AAAAAAAAAj8/Uv60aRGaysw/s1600-h/frederic_bastiat_1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5376415771374277746" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 170px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SpzdqJmSVHI/AAAAAAAAAj8/Uv60aRGaysw/s200/frederic_bastiat_1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le prix du pétrole augmente ou le prix des fruits et légumes diminue, les professionnels concernés manifestent, bloquent la circulation ou saccagent des rayons de supermarchés… et le gouvernement lâche des aides à ceux qui sauront se faire entendre en attirant les projecteurs médiatiques. Et il en est de même lorsque survient une intempérie, une épidémie ou autre aléa climatique inévitable.&lt;br /&gt;Comme le gouvernement ne peut se procurer de l’argent qu’en prélevant sur les acteurs économiques, ces aides aboutiront à un accroissement de la charge fiscale contre laquelle se révolteront à nouveau demain les professionnels, les ménages ou les citoyens. &lt;strong&gt;Autrement dit, les français sont en train de s’étrangler eux-mêmes par l’intermédiaire des hommes politiques qu’ils conduisent aux affaires et contre lesquels ils manifestent ensuite&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;La situation est folle et ubuesque mais voilà bien un des dangers de la démocratie lorsque les compétences de l’Etat et ses champs d’intervention légitime ne sont pas strictement encadrés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginez que j’étrangle une personne au point qu’elle parvient à peine à respirer. Constatant qu’elle est sur le point de succomber (alors que j’ai tout de même besoin de lui), je décide d’introduire dans sa bouche un tuyau qui envoie de l’air (une niche fiscale) pour l’aider à respirer. Evidemment, la situation est absurde : il suffirait que je cesse de l’étrangler. Et pourtant, c’est ce que nous faisons collectivement. On multiplie les tuyaux et les intraveineuses au point que les prétendus remèdes et aides sont sur le point d’achever le malade qui, sans toutes ces interventions, avec un corps en bien meilleure santé.&lt;br /&gt;Le corps économique et social de la France souffre d’être martyrisé par un Etat étrangleur lui-même piloté par un gouvernement prisonnier des revendications corporatistes émanant de tout bord. Mais l’inégalable Frédéric Bastiat avait déjà prévu tout cela en dénonçant en son temps les funestes illusions [1].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[1] Voir &lt;a href="http://bastiat.org/fr/funestes_illusions.html"&gt;http://bastiat.org/fr/funestes_illusions.html&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-4391977080952183971?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://bastiat.org/fr/funestes_illusions.html' title='Voie sans issue'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/4391977080952183971/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=4391977080952183971' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/4391977080952183971'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/4391977080952183971'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/09/voie-sans-issue.html' title='Voie sans issue'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>jean-louis.caccomo@orange.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='04956561558907587520'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SpzdqJmSVHI/AAAAAAAAAj8/Uv60aRGaysw/s72-c/frederic_bastiat_1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-8534116694086847290</id><published>2009-08-29T12:35:00.003+02:00</published><updated>2009-08-29T12:39:30.057+02:00</updated><title type='text'>Qui se ressemble... se déchire</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SpkEjEUoDEI/AAAAAAAAAj0/A2sbB0DhPAA/s1600-h/photo_1251537353517-1-0-225x149.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5375332630745582658" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 132px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SpkEjEUoDEI/AAAAAAAAAj0/A2sbB0DhPAA/s200/photo_1251537353517-1-0-225x149.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Olivier Besancenot a créé le nouveau parti anticapitaliste (NPA) pour rassembler l’extrême-gauche. Il faudrait qu’il nous dise en quoi son anticapitalisme se distingue de l’anticapitalisme du parti communiste. Martine Aubry a pris la direction du parti socialiste pour tenter de rassembler tous les socialistes au sein de ce même parti modernisé. Là encore, tous les leaders du PS se retrouvent pour condamner et fustiger le capitalisme non régulé, mais ils n’arrivent pas à s’entendre pour construire un programme ensemble. Il faudrait aussi qu’ils nous définissent le socialisme car, vidé de son socle idéologique formulé clairement par Karl Marx, ce terme se réduit à une étiquette illisible. Pour avoir étudié les grands auteurs et les textes fondateurs de la pensée socialiste, j’ai cru comprendre que le socialisme était une doctrine par nature anticapitaliste. Alors qu’est-ce qui différencie le NPA, le PC et le PS ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans doute, les uns sont-ils encore et toujours des révolutionnaires qui croient au grand soir, à l’agonie du capitalisme et à l’avènement brutal d’un monde post-capitaliste tandis que les autres se proposent de réformer, d’encadrer et de réglementer le capitalisme, non de le renverser faute d’une alternative crédible. Mais c’est précisément ce que fait déjà la droite française aux affaires, et c’est bien là le défi pour la gauche française.&lt;br /&gt;Dans le passé, cette dichotomie entre révolutionnaires et réformateurs fut à l’origine de l’éclatement historique de la gauche française entre PS et PC. Cet éclatement a fait lui-même écho à la division qui s’est produite à l’occasion de la révolution soviétique entre mencheviks et bolcheviks. &lt;strong&gt;L’histoire a montré que cette division fut une véritable fracture : pour les révolutionnaires, les réformateurs ne pouvaient être que des traîtres à la solde des bourgeois&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;En 2009, les esprits n’ont guère changé, contribuant à rendre improbable la cohésion d’un PS éclaté et impossible le rassemblement d’une gauche dispersée. En effet, pour l’aile gauche du PS, une alliance avec le Modem serait considérée comme une trahison. Il faut cependant avoir l’honnêteté intellectuelle de reconnaître que le microcosme libéral est pareillement fragmenté en de nombreuses chapelles lesquelles sont dirigées par ceux qui pensent avoir la vision la plus juste de ce que devrait être un monde en conformité avec l’idéal libéral.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces divisions fratricides montrent qu’il est plus facile de rassembler les hommes et les femmes en étant contre quelque chose (anti-Sarkozy, anti-mondialisation ou anticapitaliste) que de se retrouver ensemble autour d’un projet commun. La contestation permet d’agglomérer les mécontents et les déçus, c’est-à-dire au fond chacun de nous car nous ne sommes jamais satisfaits de notre propre sort. Tout le monde s’accorde à trouver le monde actuel détestable. Et ce consensus se retrouve à chaque époque : les contemporains n’aiment jamais leur temps présent. Pourtant, à chaque époque, on regarde le passé avec un œil nostalgique et le futur avec un œil apeuré. Qui n’a pas entendu à table, quand les familles se réunissent ou dans les dîners en ville, l’incontournable sentence qui vient clore toute discussion : « &lt;em&gt;le monde ne tourne pas rond, le monde va mal…&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;Et c’est vrai que le monde est perfectible car c’est la nature humaine elle-même qui est perfectible et faillible. &lt;strong&gt;La vie ne vaudrait pas la peine d’être vécue si tout était réglé d’avance dans une perfection qui nous serait imposée et sur laquelle nous n’aurions aucune prise&lt;/strong&gt;. Nous serions telles les fourmis dans la fourmilière, prisonnier d’un ordre social inscrit dans une mécanique génétique. C’est le meilleur des mondes. A force de se plaindre en permanence, c’est bien ce qui risque de nous arriver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès qu’il s’agit de proposer un monde meilleur, un « &lt;em&gt;monde à visage humain&lt;/em&gt; », chacun a sa petite idée de ce qu’il devrait être. Et bien entendu, personne n’a la même, d’où les ambitions personnelles, la quête du pouvoir politique et les divisions intestines qu’elles engendrent nécessairement, notamment dans les familles politiques qui se proposent de changer le monde. Hitler (au nom du national-socialisme), Staline (bolchévik), Mao ou Pol Pot (au nom du communisme) se croyaient tous bienfaiteurs de l’humanité, ce qui leur a permis de commettre sans le moindre scrupule les pires crimes au nom même de l’avènement d’un monde nouveau et meilleur. La révolution française elle-même a débouché sur une période de terreur. On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs car, pour les révolutionnaires, la fin justifie tous les moyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut-il pour autant ne jamais agir ? Evidemment, non. Pour ma part, j’aspire à vivre dans des sociétés au sein desquelles chacun de nous devrait avoir la possibilité de construire son propre « monde meilleur », à son échelle et en fonction de ses propres critères d’épanouissement, sans l’imposer aux autres, l’Etat de droit faisant respecter les règles du jeu et les valeurs communes qui sont inscrites dans la Constitution fondatrice. Il est bien trop risqué de déléguer cette quête du bonheur à un quelconque gouvernement, aussi bien intentionné et honnête soit-il. C’est d’ailleurs pourquoi les pères fondateurs de la Constitution américaine ont pris soin d’y inscrire le droit &lt;em&gt;à la quête&lt;/em&gt; du bonheur, et non le droit au bonheur, qui serait une promesse qu’aucun gouvernement ne peut tenir.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-8534116694086847290?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/8534116694086847290/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=8534116694086847290' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/8534116694086847290'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/8534116694086847290'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/08/qui-se-ressemble-se-dechire.html' title='Qui se ressemble... se déchire'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>jean-louis.caccomo@orange.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='04956561558907587520'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SpkEjEUoDEI/AAAAAAAAAj0/A2sbB0DhPAA/s72-c/photo_1251537353517-1-0-225x149.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-3154170464713204177</id><published>2009-08-26T09:55:00.005+02:00</published><updated>2009-08-26T10:09:12.676+02:00</updated><title type='text'>Le principe de précaution</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SpTqxuq9QkI/AAAAAAAAAjk/J77nC518tmQ/s1600-h/Etat+providence+11+05.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; FLOAT: left; HEIGHT: 162px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5374178395422540354" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SpTqxuq9QkI/AAAAAAAAAjk/J77nC518tmQ/s200/Etat+providence+11+05.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; Hier le gouvernement nous expliquait qu’il fallait travailler moins pour partager les emplois ; aujourd’hui, il se rend compte qu’il faut travailler plus pour créer de la richesse. Hier le gouvernement nous expliquait que les personnes plus âgées devaient laisser la place aux jeunes actifs, subventionnant les départs anticipés en retraite ; aujourd’hui, il voudrait imposer des quotas d’embauche pour les séniors. Hier le gouvernement voulait limiter l’installation des grandes surfaces ; aujourd’hui, il voudrait inciter l’installation des grandes surfaces. Poussé par les lobbies écologistes, le gouvernement a fait passer des quotas pour développer l’utilisation des biocarburants dans la foulée des accords de Kyoto, quotas qui sont désormais inscrits dans les traités européens (le paquet Climat-Energie). Aujourd’hui, les mêmes sont réticents à produire de l’énergie à partir de denrées agricoles alors que, sur la planète, des populations entières souffrent de la faim. Et je n'ose évoquer le &lt;strong&gt;rapport Teulade&lt;/strong&gt; remis à Mr Jospin, alors premier ministre, qui prévoyait le retour du plein-emploi en France dans un délai imminent, rendant inutile - selon les experts officiellement désignés par le gouvernement de l'époque - toute réforme du système de retraite par répartition... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;On pourrait multiplier à l’infini les égarements de cet Etat interventionniste qui prétend réguler l’économie alors que ses représentants n’ont jamais une vision exacte des processus économiques, pensant corriger une erreur en faisant une nouvelle erreur. Bien-sûr, les personnalités qui composent les gouvernements changent par le jeu démocratique. Mais c’est précisément là le risque de politiser l’économie : &lt;strong&gt;ceux qui sont au pouvoir n’ont pas de mémoire et sont poussés à flatter une « opinion publique » qui n’a pas de cervelle (ou dont la cervelle est neutralisée par la propagande moderne)&lt;/strong&gt;. Puis chacun se renvoie ensuite la faute. Il aurait mieux valu ne pas intervenir du tout plutôt que croire qu’une intervention supplémentaire peut corriger les effets destructeurs déclenchés par l’intervention passée.&lt;br /&gt;L’intervention de l’Etat dans l’économie peut se comprendre dans les circonstances exceptionnelles qui appellent des mesures exceptionnelles à l’instar de l’économie de guerre qui appelle un pilotage permanent de l’économie nationale par le gouvernement. Mais la guerre ne doit pas être une situation normale. Ni la crise d’ailleurs. &lt;strong&gt;Pire, la guerre peut résulter d’une intervention permanente de l’Etat dans l’économie : quand l’économie est laissée aux citoyens, il en découle une concurrence bénéfique pour tout le monde. Mais si l’économie devient un champ d’intervention de l’Etat, il en découle des rivalités entre Etats (guerre économique) lesquelles sont toujours les prémisses de conflits plus violents.&lt;/strong&gt; C'est un peu comme la religion qui devrait être une affaire privée : quand elle devient une affaire d'Etat, il en découle des guerres de religions. A certains égards, dès que les doctrines économiques deviennent des enjeux politiques, elles deviennent à leur tour de véritables religions [1].&lt;br /&gt;Certes, en réponse à la crise mondiale en cours, les mesures de relance mises en place par les gouvernements de la plupart des grands pays industrialisés ont permis d'éviter le pire mais elles sont aussi susceptibles de provoquer de nouvelles bulles dans le futur, qui appelleront des corrections comme le craignent déjà un certain nombre d’économistes (scénario en W) [2].&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Imaginez qu’une loi neutralise un marché X. Constatant la pénurie du produit X, le gouvernement impose un rationnement de la consommation tandis qu’il oblige les entreprises à accroitre leur capacité de production. Quelques années plus tard, c’est la surproduction qui éclate puisque les consommateurs ont trouvé des substituts tandis que les investissements produisent leurs effets productifs. Alors le gouvernement se mobilise pour relancer la consommation tandis qu’il impose des quotas aux entreprises pour limiter leur production. Ce changement de cap déboussole en permanence les acteurs économiques.&lt;br /&gt;C'est en fait ce qui se passe dans l'éducation, dans la santé, le logement, l'agriculture, le marché du travail, partout où l'Etat a considéré qu'il pouvait mieux faire que le marché sous le prétexte que ces produits ou services n’étaient pas des marchandises comme les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les philosophes des Lumières considéraient qu’il était nécessaire de protéger la démocratie d’elle-même, la quête de la majorité pouvant déboucher sur des programmes politiques toujours plus démagogiques (d’où l’existence des Constitutions). &lt;strong&gt;Et ces programmes conduisent toujours à une extension infinie de l’Etat-Providence laquelle constitue une caricature, sinon une négation, de l’Etat de droit&lt;/strong&gt;. Il faudrait inscrire dans la Constitution un principe de précaution qui dirait en substance : « &lt;em&gt;quand on ne connait pas tous les effets de l’intervention de l’Etat dans l’économie, alors le gouvernement doit s’abstenir d’intervenir dans ces affaires qui relèvent de la sphère privée et de la société civile&lt;/em&gt; ». La volonté d’encadrer les déficits publics afin de stabiliser la dette publique, en fixant une limite constitutionnelle par exemple, procède de cette intention. Après tout, si le gouvernement se permet de rappeler à l’ordre les banques auxquelles il prête de l’argent public, les banques (et autres créanciers) qui financent la dette publique (et les citoyens contribuables) ont sans doute aussi leur mot à dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[1] C'est le cas de la science ou de la connaissance en général. La science ou la connaissance se doit d'être laissée aux chercheurs libres et rigoureux. Dès qu'elle est politisée et détournée pour les intérêts d'un pouvoir politique en place, elle devient propagande. Voir l'affaire Lyssenko en U.R.S.S. Aujourd'hui, la science économique frise le scientisme en développant des modèles sophistiqués qui mettent en scène un Etat régulateur tout puissant (qui détient le modèle du monde) capable de corriger les défaillances du marché.&lt;br /&gt;[2] &lt;em&gt;Ce sont des analyses déjà anciennes développées par les économistes dit post-keynésiens tels Harrod et Domar. Ces derniers ont montré que les politiques de relance de la demande permettent de résorber la crise à court-terme mais en reportant le problème sur les générations futures. En effet, à court-terme, les effets multiplicateurs jouent dans le sens d’un redressement de la demande, mais à long-terme, les effets accélérateurs vont agir sur l’offre, générant à nouveau un décalage global entre l’offre et la demande, résultant précisément des mesures de relance initiale. Bien-sûr, les keynésiens de l’époque en déduisaient que le capitalisme n’étaient pas viables, rejoignant le pronostic marxiste tandis que les libéraux (Von Mises, Hayek) en déduisaient que les politiques économiques n’étaient pas efficaces à terme.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-3154170464713204177?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/3154170464713204177/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=3154170464713204177' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/3154170464713204177'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/3154170464713204177'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/08/le-principe-de-precaution.html' title='Le principe de précaution'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>jean-louis.caccomo@orange.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='04956561558907587520'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SpTqxuq9QkI/AAAAAAAAAjk/J77nC518tmQ/s72-c/Etat+providence+11+05.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-893180431480876414</id><published>2009-08-24T10:33:00.002+02:00</published><updated>2009-08-24T10:35:33.406+02:00</updated><title type='text'>Mondialisation</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SpJQjy53UFI/AAAAAAAAAjc/nrkSloc1PqU/s1600-h/img36.gif"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 193px; FLOAT: right; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5373445881296539730" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SpJQjy53UFI/AAAAAAAAAjc/nrkSloc1PqU/s200/img36.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Le commerce, qui a enrichi les citoyens en Angleterre, a contribué à les rendre libres, et cette liberté a étendu le commerce à son tour&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Voltaire&lt;/strong&gt; (1694-1778)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les meilleurs experts et les pires charlatans ont presque tout dit à propos de la « mondialisation ». En France, c’est l’intarissable fond de commerce de tous ceux qui se sont attribués le monopole de la pensée légitime et de l’engagement militant. La « mondialisation » est tour à tour considérée comme moteur de la croissance économique mondiale, responsable du développement des inégalités entre pays riches et pays pauvres, facteur d’éclatement des identités nationales et d’homogénéisation de la planète, la cause de tous nos malheurs et la chance du nouveau millénaire : il ne se passe plus un jour sans que la « mondialisation » soit convoquée au tribunal de la « conscience citoyenne » !&lt;br /&gt;Il existe, dans l’opinion publique française, un fort courant de sympathie pour les idées et les mouvements antimondialisation. Catherine Picar, coauteur d’une proposition de loi visant à interdire les sectes en France, expliquait dans un passé tout récent : « &lt;em&gt;Il y a, avec les sectes, un vent de déstabilisation des démocraties. Tout cela va de pair avec l’impérialisme américain, l’OMC, le libéralisme avancé (sic !)&lt;/em&gt; » [1]. Associer l’O.M.C au libéralisme avancé est révélateur des confusions qui règnent sur les esprits contemporains alors que l’O.M.C est une organisation interétatique qui se propose précisément de réguler le commerce, devenant du même coup l’instrument d’un protectionnisme déguisé et l’arène de tous les patriotismes économiques. Or, le patriotisme économique est le premier pas vers la guerre économique, l’antithèse de l’échange libre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette dénonciation permanente, qui frise la diabolisation, de la mondialisation s’apparente plus à la théorie du complot qu’à une analyse rigoureuse. Considérons tout d’abord un constat de base : les phénomènes économiques n’ont pas de nationalité. La vie des hommes en société est impulsée par deux tendances lourdes qui sont intimement liées à la nature profonde de l’homme : la tendance à échanger d’une part ; la recherche de l’efficacité qui induit l’évolution inéluctable des techniques d’autre part. Ces deux tendances sont intimement liées car la volonté et la nécessité même de faire des échanges reposent sur un souci d’efficacité dans la mesure où il est peu efficace de vouloir faire tout soi-même. Cela est vrai pour un individu, une famille, un village… ou un pays. Les communautés humaines (familles, villes, pays) et les organisations (entreprises, associations, fondations) sont nées de cette nécessité.&lt;br /&gt;Depuis la nuit des temps (et cela n’a pas commencé avec la révolution industrielle qui a seulement vu s’accélérer un processus enclenché dès le néolithique), l’homme a donc recherché à améliorer ses conditions de vie en réaction à la nature fondamentalement hostile de son environnement naturel. Cette tendance est le moteur des innovations techniques et de l’amélioration des conditions matérielles de vie quel que soit le découpage géopolitique qui a prévalu dans le monde. Les régimes politiques qui ont contrarié cette tendance séculaire au nom de l’immobilisme, consacré en modèle, n’ont connu que tyrannie et misère.&lt;br /&gt;Ainsi, la dénonciation systématique de la « mondialisation » et l’utilisation même d’un tel vocable permettent d’esquiver les véritables questions alors qu’elle traduit une méprise – sinon une incompréhension profonde – sur l’essence même des phénomènes économiques et sociaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[1] &lt;em&gt;Agence France-Presse, le 29 mai 2001.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-893180431480876414?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/893180431480876414/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=893180431480876414' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/893180431480876414'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/893180431480876414'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/08/mondialisation.html' title='Mondialisation'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>jean-louis.caccomo@orange.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='04956561558907587520'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SpJQjy53UFI/AAAAAAAAAjc/nrkSloc1PqU/s72-c/img36.gif' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-109313645981321851</id><published>2009-08-22T10:23:00.004+02:00</published><updated>2009-08-22T19:51:34.832+02:00</updated><title type='text'>Autopsie d'un malaise persistant</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SpAvfDxNc4I/AAAAAAAAAjU/WlijNk0N_rU/s1600-h/photo_1250938577548-1-0.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; FLOAT: left; HEIGHT: 133px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5372846566087160706" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SpAvfDxNc4I/AAAAAAAAAjU/WlijNk0N_rU/s200/photo_1250938577548-1-0.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; FLOAT: right; HEIGHT: 124px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5372700961722440386" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/So-rDxPdmsI/AAAAAAAAAjM/Aufyj2J-YNI/s200/65623.jpg" /&gt;La fièvre sociale est désormais un rituel qui fait parti du paysage hexagonal, tout comme les voitures brûlées dans les quartiers sensibles, rituel subi par l’ensemble des français contraints de prendre leur mal en patience dans l’attente de jours plus sombres. Après la canicule estivale, la rentrée sera « chaude ». La multiplication des actes de « violences sociales » - pudiquement appelés « mouvements sociaux » - n'est nullement à l’honneur d’un pays si prompt à donner des leçons de dialogue social et de morale citoyenne au nom d’un modèle qui se veut supérieur à tous les autres. Ces méthodes, qui s’apparentent plus à du vandalisme qu’à l’expression citoyenne, montrent que la France est malade d’elle-même, victime de son modèle agonisant dont elle ne parvient même pas à envisager de sortir. Car ce modèle permet tout sauf le dialogue et la concertation.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Notre pays change dans le conflit, la lutte et la violence. A la limite, l’Etat providence défie l’Etat de droit. Nous avons connu tour à tour des mouvements de contestations contre la réforme de la retraite, la réforme de l’assurance-maladie ou encore celle des universités et de l’éducation nationale. Après avoir dit « non » à un projet de constitution européenne dont la France fut grandement l’inspiratrice, c’est le CPE qui à mis les jeunes dans la rue. Le seul mot d’ordre et de rassemblement consiste, en ces occasions bruyantes de manifestation du mécontentement, à faire le procès de la « mondialisation » et du libéralisme. Quand les banques ou les traders gagnent de l’argent, ils sont montrés du doigt. Quand ils perdent de l’argent, ils sont vilipendés. Après des siècles d’activités bancaires, c’est à croire que l’on ne comprend toujours pas le métier de la banque et de la finance. &lt;strong&gt;On oublie que la croissance économique ne serait pas possible sans l’intermédiation bancaire ou les activités financières&lt;/strong&gt;. Les salaires des patrons du CAC 40 suscitent l’effroi et l’indignation hypocrite tandis que les cachets des footballeurs ou des peoples du star-system suscitent l’admiration. Des salariés bloquent leurs usines ou des étudiants bloquent des universités, et c’est l’expression normale d’un droit social chèrement acquis. La direction d’une entreprise ferme une usine faute de bénéficier des conditions de sécurité que l’on est en droit d’attendre dans un Etat de droit, et la justice sanctionne ladite direction accusée d’enfreindre la liberté du travail. Les agriculteurs bloquent la circulation et saccagent des rayons dans des supermarchés. Et les médias trouvent ces actions sympathiques...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Deux poids, deux mesures.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pendant que le monde est en train de changer profondément avec l’émergence de nouvelles puissances économiques, notre pays s’englue dans un processus de guerre sociale permanente. La classe politique dans son ensemble a une part de responsabilité en contribuant à infantiliser le corps électoral. En laissant croire aux français que l’Etat allait prendre en charge tous les aspects de notre vie quotidienne, les politiques ont fini par fabriquer un « citoyen » à la fois passif et de plus en plus exigeant comme un enfant gâté dont les parents seraient devenus esclave : moins j'offre aux autres mais plus j'en demande... le tout en invoquant le mot sacré de « solidarité ». &lt;strong&gt;C’est oublier que la première expression de la solidarité consiste à faire de son mieux, et tout son possible, pour ne pas être à la charge des autres&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;La démocratie a besoin du personnel politique ; mais la démocratie a aussi besoin d’individus responsables, innovants et entreprenants. La qualité des seconds fait la grandeur des premiers. Par contre, aucun dirigeant politique ne se grandit en rabaissant les électeurs au rang d’individus assistés et apeurés. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-109313645981321851?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/109313645981321851/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=109313645981321851' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/109313645981321851'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/109313645981321851'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/08/autopsie-dun-malaise-persistant.html' title='Autopsie d&apos;un malaise persistant'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>jean-louis.caccomo@orange.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='04956561558907587520'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SpAvfDxNc4I/AAAAAAAAAjU/WlijNk0N_rU/s72-c/photo_1250938577548-1-0.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-914766363399212823</id><published>2009-08-18T09:44:00.002+02:00</published><updated>2009-08-22T20:15:21.176+02:00</updated><title type='text'>Dérapage incontrôlé</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SopcFcck5II/AAAAAAAAAjE/8FqwNNSEPRw/s1600-h/DettePubliqueFrancaise.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; FLOAT: left; HEIGHT: 152px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5371206754197890178" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SopcFcck5II/AAAAAAAAAjE/8FqwNNSEPRw/s200/DettePubliqueFrancaise.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;Tout le monde s’accorde pour observer le dérapage structurel de la croissance de l'Etat toujours supérieure à la croissance du reste de l'économie du pays. Les experts officiels et les observateurs internationaux ont tout dit à ce sujet et c’était un thème de la dernière campagne présidentielle. Il n’est point besoin d’être un grand économiste pour comprendre qu’un tel dérapage, quand il n’est jamais corrigé, conduit mécaniquement à un alourdissement de la dette publique et à une diminution du taux de croissance structurel de notre pays de sorte que, prétexter d’attendre le retour de la croissance pour faire les changements qui s’imposent, est tout simplement une impasse. La croissance est devenue structurellement plus faible dans les pays où le poids de l’Etat a dépassé un certain seuil jugé critique. Pire, l’appauvrissement a commencé lorsque qu’il a dépassé un nouveau seuil qui conduit au surendettement.&lt;br /&gt;La communauté des économistes n’est pas par principe contre le rôle de l’Etat dans l’économie, même si des débats aussi légitimes qu’inévitables existent à propos de ses missions prioritaires. Rien ne sert d’être manichéen : la question n’est pas d’être pour ou contre l’intervention de l’Etat. Il s’agit plus judicieusement de juger de l’efficacité à terme de son action et de la soutenabilité des finances publiques. L’Etat aura beau jeu de faire la morale aux banques s’il se met lui-même dans une situation de cessation de paiement.&lt;br /&gt;C’est pourquoi la théorie économique souligne l’importance de l’équilibre et de la stabilité, notamment de la stabilité des prélèvements et dépenses publiques (ou plus précisément de leur part dans le P.I.B), ce qui est une condition de la prospérité durable et non de la relance éphémère. &lt;strong&gt;En l’occurrence, la taille de l’Etat doit croitre en proportion de la taille de l’économie dont il fait inextricablement partie&lt;/strong&gt;. Dans le cas contraire, l’Etat finit par phagocyter de l’intérieur l’économie. Et l’Etat n’a rien à gagner à asphyxier, au risque de la ruiner, l’économie qui le finance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, la conjoncture ne change jamais le cap. Quand la croissance est de retour, on nous explique, à grand renfort de propagande médiatique, que les réformes ne sont plus nécessaires (puisque la croissance est là) et que l'Etat se doit d'intervenir pour répartir les fruits de la croissance, cette dernière étant génératrices d'inégalités de performances, et donc d'inégalités de revenus. Rappelez-vous lorsque Jospin était premier ministre, les rapports officiels nous démontraient que la réforme des retraites en particulier, et de la sécurité sociale en général, n’était plus nécessaire grâce au retour de la croissance économique, source de cotisations accrues.&lt;br /&gt;Quand survient une crise (et j'entends parler de crise en France depuis 1973), les mêmes entonnent le refrain de la « fin du capitalisme », de « l'illusion du libéralisme », et l'Etat intervient de plus belle pour réguler et relancer l'économie. Au passage, ce capitalisme que tout le monde décrie, tout le monde cherche à le sauver à la moindre panne de croissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ces conditions, on ne sort jamais d'un alourdissement de l'intervention de l'Etat, que ce soit sous forme d'un accroissement des prélèvements publics ou d'un renforcement de la réglementation. En France, on ne sait pas penser autrement ni agir autrement. Et comme les médias, malgré la multiplicité des chaines, des radios ou des journaux, tout comme l'éducation nationale, formatent nos esprits en ce sens au nom de la morale citoyenne, il est difficile d’aborder la réalité économique sous un autre angle.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-914766363399212823?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20090813trib000410035/pascal-salin-a-chaque-crise-l-etat-renforce-ses-pouvoirs.html' title='Dérapage incontrôlé'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/914766363399212823/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=914766363399212823' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/914766363399212823'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/914766363399212823'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/08/derapage-incontrole.html' title='Dérapage incontrôlé'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>jean-louis.caccomo@orange.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='04956561558907587520'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SopcFcck5II/AAAAAAAAAjE/8FqwNNSEPRw/s72-c/DettePubliqueFrancaise.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-6853444789211959699</id><published>2009-07-30T11:28:00.004+02:00</published><updated>2009-07-30T12:07:12.754+02:00</updated><title type='text'>La taxe carbone</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5364182967642546178" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 206px; CURSOR: hand; HEIGHT: 103px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SnFn_QiI4AI/AAAAAAAAAi0/jHQK45Id_a4/s200/930ca19a-7af1-11de-8ecb-8c142599dd44.jpg" border="0" /&gt;Qu’un gouvernement de droite confie des rapports à une personnalité de gauche aussi éminente soit-elle, c’est sans doute un élément diabolique de la stratégie d’ouverture initiée par le président Sarkozy qui n’en finit pas de faire couler le parti socialiste. Cependant, je doute que l’on puisse voir un jour le contraire, avec un gouvernement de gauche confiant des responsabilités à des personnalités de droite.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La gauche pratiquera toujours l’ouverture vers l’extrême-gauche tandis que la droite ouvre à sa gauche, mais c’est la droite qui est intolérante d’après les militants de gauche...&lt;br /&gt;En tout cas, il ne faut pas s’étonner du résultat : &lt;strong&gt;quand on confie un rapport à un expert de gauche (qu’il soit compétent ou pas d’ailleurs), la conclusion qui en résultera sera invariablement la même : une nouvelle taxe verra le jour&lt;/strong&gt;. Dans les années 1990, face à la dérive des comptes sociaux, c’est le même Michel Rocard qui fut à l’initiative de la Contribution Sociale Généralisée (C.S.G.). Cette nouvelle taxe avait pour objectif de redresser les comptes de la sécurité sociale. Depuis, les déficits sociaux ont battu de nouveaux records mais nous avons des taxes supplémentaires qui pèsent sur les agents économiques. &lt;strong&gt;Le problème à l’origine de la taxe n’a pas été résolu, mais la taxe est toujours là et elle a été augmentée&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;Ce précédent devrait inciter à utiliser avec modération l’arme fiscale en faisant jouer une sorte de principe de précaution fiscale. Mais non, rien n’y fait. Les hommes et femmes politiques manquent cruellement d’imagination. A cours d’idéologie, ils ne savent pas raisonner autrement. Face à un problème, ils convoquent des experts, établissent des rapports et en concluent qu’il faut créer de nouveaux prélèvements, tout en nous assurant bien-sûr que ces prélèvements supplémentaires sont légitimes, « citoyens » et qu’ils ne grèveront jamais le pouvoir d’achat des ménages. Et si vous vous opposez à la taxe « carbone » alors vous passez pour complice pour « crime environnemental ». D’une manière générale, si vous critiquez l’impôt, vous êtes traités de « poujadiste », de sympathisant FN ou de réactionnaire. Pourquoi s’embarrasser d’un débat en ce domaine ? &lt;strong&gt;Pourtant, il ne s’agit pas de critiquer les prélèvements obligatoires en soi, ils sont nécessaires. Mais il s’agit de discuter de leur niveau, de leur légitimité (car s’ils sont légitimes pourquoi les cacher ?) et de leur efficacité réelle&lt;/strong&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Quand l’Etat a besoin d’argent, il prélève plus d'argent car il jouit du monopole de la « violence légitime », ce dernier lui donnant le droit de lever l’impôt. Mais quand un ménage a besoin d’argent, il doit dépenser moins car il ne peut pas décréter des recettes supplémentaires. Reconnaissons que le gouvernement actuel a lancé des réformes – et c’est bien pour cela qu’il a été élu - dans l’objectif d’améliorer le fonctionnement de l’Etat. Il s’agit d’offrir un meilleur service public tout en dépensant moins d’argent public. Et c’est le seul moyen de stopper l’engrenage de la dette publique. Mais les résistances aux réformes sont puissantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les décisions prises par les agents économiques sont à l’origine des nombreux flux économiques qui font la vitalité et la prospérité d’une nation. &lt;strong&gt;Bien-sûr, l’Etat a son rôle à jouer en offrant des biens et services publics qui sont source d’externalités positives et profitent donc à l’activité économique&lt;/strong&gt;. Il ne s’agit nullement de contester l’action positive de l’Etat. &lt;strong&gt;Mais le financement des biens et services publics passe par des prélèvements publics qui sont eux-mêmes source d’externalités négatives (coin fiscal, fuite des capitaux, développement de l’économie parallèle)&lt;/strong&gt;. L’Etat doit donc veiller à ne pas reprendre d’une main ce qu’il feint de donner de l’autre main. En d’autres termes, le poids des prélèvements obligatoires ne doit pas dépasser un seuil au-delà duquel les externalités positives seraient complètement neutralisées par les effets négatifs de la fiscalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Cet équilibre impose de ne jamais frapper plusieurs fois un même flux économique&lt;/strong&gt;. Lorsque le ménage travaille, c’est pour percevoir un revenu (net des charges sociales). A ce titre, il paiera un impôt sur le revenu. Puis 80 % de son revenu disponible sera utilisé pour la consommation. A ce titre, il paiera la T.V.A. On nous dit que c’est une taxe sur la valeur ajoutée. Mais le résultat est là, quelque soit le nom qu’on lui donne. Le ménage a dû supporter trois prélèvements : les charges sociales qui amputent son revenu brut, l’impôt sur le revenu qui ampute son revenu net, et la TVA qui frappe son revenu disponible. Et la partie épargnée du revenu n’échappera pas à un prélèvement que l’on aura pris soin de baptiser « &lt;em&gt;impôt sur le capital&lt;/em&gt; ». Mais ce n’est pas le capital qui paie, c’est le ménage qui voit le rendement de son épargne amoindri par le prélèvement fiscal, lequel rend l’épargne moins attractive. Au total, le flux de revenu, initié par la décision de travailler du ménage, aura été frappé au moins quatre fois par la fiscalité.&lt;br /&gt;Que l’on ne s’y trompe pas, on peut bien jouer sur les mots en baptisant les taxes et impôts avec des appellations sympathiques ou trompeuses, mais les prélèvements frappent toujours et seulement les foyers fiscaux, donc les ménages. Et plus on doit supporter des prélèvements, moins il devient rationnel de prendre des décisions économiques.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-6853444789211959699?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/6853444789211959699/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=6853444789211959699' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/6853444789211959699'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/6853444789211959699'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/07/la-taxe-carbone.html' title='La taxe carbone'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>jean-louis.caccomo@orange.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='04956561558907587520'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SnFn_QiI4AI/AAAAAAAAAi0/jHQK45Id_a4/s72-c/930ca19a-7af1-11de-8ecb-8c142599dd44.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-2506138160714876383</id><published>2009-07-27T15:14:00.005+02:00</published><updated>2009-07-27T18:53:48.769+02:00</updated><title type='text'>Novlangue et décret officiel</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Sm2oawqJSFI/AAAAAAAAAio/GbVDVXfvpYU/s1600-h/Langue.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5363127908959864914" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 194px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Sm2oawqJSFI/AAAAAAAAAio/GbVDVXfvpYU/s200/Langue.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Au nom de la défense de la langue française, il faudrait remplacer le terme « email » par son équivalent français « courriel » sur les documents officiels. En effet, « email » est la contraction de l’anglais « electronic mailing », signifiant « courrier électronique ». Mais alors, il faudrait ne plus employer le terme « internet » lui-même, issu de la contraction « international network » pour lui préférer son équivalent français « resinter » ou « interres ». Mais que signifie « web » ? Car, dans la foulée de ce nettoyage du vocabulaire, oubliez vos « week-end » et perdez votre « feeling » ; n’achetez plus de « playstation » ou autres « gameboy » à vos enfants ; fini le « camping » et la « baby-sitter » ; et que deviennent nos « stars », nos « managers » et autres « supporters » ?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais pourquoi s’arrêter à l’anglais ? Car que faisons-nous des expressions latines, de notre commode post-scriptum et précieux C.V., des casus belli et autre statu-quo ? Supprimons la numération arabe et les lettres grecques de nos mathématiques bien françaises. Il suffit…N’est-ce pas là une sorte d’eugénisme linguistique ?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les langues vivent et évoluent par le brassage et l’innovation, non par décret. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tout innovateur baptise sa création ; c’est le droit moral du premier arrivant. Le continent américain doit d’ailleurs son nom d’origine européenne au navigateur italien Amerigo Vespucci qui fut le premier à en faire le tour.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans le domaine technologique ou scientifique, il est rare que les imitateurs parviennent à rebaptiser les techniques qu’ils adoptent.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans le même temps, le langage administratif, en se chargeant de tournure alambiquée et d'un vocabulaire opaque, s'apparente à une nov-langue de plus en plus incompréhensible qui est plus un instrument de pouvoir qu'un moyen de communication.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-2506138160714876383?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/2506138160714876383/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=2506138160714876383' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/2506138160714876383'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/2506138160714876383'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/07/novlangue-et-decret-officiel.html' title='Novlangue et décret officiel'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>jean-louis.caccomo@orange.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='04956561558907587520'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Sm2oawqJSFI/AAAAAAAAAio/GbVDVXfvpYU/s72-c/Langue.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-3511652226958934291</id><published>2009-07-15T09:34:00.002+02:00</published><updated>2009-07-15T09:38:23.535+02:00</updated><title type='text'>Démographie et croissance</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Sl2GzgpfbRI/AAAAAAAAAig/MrjLX7SQE_c/s1600-h/babyboom.png"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5358587351136169234" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 124px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Sl2GzgpfbRI/AAAAAAAAAig/MrjLX7SQE_c/s200/babyboom.png" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La théorie économique de la croissance élaborée par R. Solow (Prix Nobel d’économie en 1987) montre l’importance de la démographie comme source de croissance. Dans le modèle économique, il s’agit en fait de la « &lt;strong&gt;démographie active&lt;/strong&gt; », c’est-à-dire de l’évolution de la quantité (effectif) et de la qualité (qualification, compétence, motivation) de la population active.&lt;br /&gt;Certes, une démographie dynamique est la condition nécessaire du renouvellement de la population active, mais elle n’en est en aucune manière la condition suffisante : &lt;strong&gt;c’est bien plus le remplacement des générations d’actifs que le remplacement des générations en tant que telles qui est décisif pour la santé économique d’un pays&lt;/strong&gt;. Si, pour avoir des actifs, il faut mettre au monde de nouvelles générations ou accueillir de nouveaux immigrants, les nouvelles générations et les nouveaux immigrants ne deviennent pas spontanément des actifs, surtout si le système d’éducation, de formation et d'insertion est défaillant. Faire des bébés est une chose, en faire des actifs en est une autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est vrai que la nature est bien faite. Quand un bébé vient au monde, il y a une bouche (consommation) à nourrir de plus ; mais un bébé normalement constitué est aussi - et heureusement - doté de membres (force de travail) et d’un cerveau (connaissances et compétences). &lt;strong&gt;Chaque être humain est donc dès sa naissance un créateur de richesse potentiel&lt;/strong&gt;. Mais cela n’est qu’une potentialité tandis que les besoins sont immédiats. La société (et les parents) a donc au moins 16 ans pour transformer cette potentialité en un travailleur actif et compétent alors qu’elle représente déjà et tout de suite un consommateur tyrannique et insatisfait. Et tous les jeunes parents savent combien un bébé qui a faim peut être tyrannique ou qu’un enfant capricieux un véritable dictateur…&lt;br /&gt;Les flux migratoires ont aussi des conséquences sur la démographie active à l’intérieur d’un territoire car ils vont modifier le nombre de bouches à nourrir, le nombre de bras et le nombre de cerveaux dans des proportions variables selon les politiques en vigueur dans le pays d’accueil. Dans notre pays, les politiques sociales (financement des retraites, politiques familiales) et migratoires se conjuguent pour mettre en péril la base active de la population totale. Dans ce contexte, ce ne sont ni les naissances nouvelles ni l’immigration qui sont de nature à rééquilibrer notre système de financement des retraites.&lt;br /&gt;Un pays se condamne quand sa population ne se renouvèle pas. En ce sens, les politiques malthusiennes sont à bannir. Mais c’est encore plus grave quand ce sont les générations d’actifs qui sont fragilisées. Avoir des bébés, vivre plus longtemps, accueillir de nouveaux immigrants ne devraient pas être une mauvaise nouvelle. Ce sont des mauvaises nouvelles dans le cadre d’un Etat-Providence dont les politiques aboutissent à démultiplier les bouches dans le même temps qu’elles paralysent les bras et neutralisent les cerveaux.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-3511652226958934291?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/3511652226958934291/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=3511652226958934291' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/3511652226958934291'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/3511652226958934291'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/07/demographie-et-croissance.html' title='Démographie et croissance'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>jean-louis.caccomo@orange.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='04956561558907587520'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Sl2GzgpfbRI/AAAAAAAAAig/MrjLX7SQE_c/s72-c/babyboom.png' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-1589615273400146223</id><published>2009-07-10T14:12:00.002+02:00</published><updated>2009-07-10T14:42:18.494+02:00</updated><title type='text'>La faim dans le monde : les enjeux du commerce international</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Slc3FQRzQaI/AAAAAAAAAiY/I3oUShw113M/s1600-h/attachement_news.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; FLOAT: left; HEIGHT: 131px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5356810845188997538" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Slc3FQRzQaI/AAAAAAAAAiY/I3oUShw113M/s200/attachement_news.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;Les gouvernements des pays riches sont réunis à l'occasion du sommet du G8 pour discuter de l'aide qu'ils comptent apporter aux pays pauvres. Dans ce contexte, ils ont décidé de mobiliser 15 milliards de dollars pour lutter contre la faim dans le monde.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pourtant, dans le même temps et depuis des décennies, ils financent des systèmes de protection de leur propre agriculture qui sont de nature à fausser les règles du jeu du commerce international dans ce secteur vital pour tant de pays en développement qui ne disposent pas d'une industrie ou de secteur des services suffisamment sophistiqués pour enclencher un développement significatif et diversifié. Or, les pays pauvres n'ont pas les moyens de mettre en place et d'entretenir de tels systèmes de protection, ce qui montre bien que le protectionnisme est l'arme des pays riches. Dans un duel, si les deux combattants ne peuvent disposer que d'un seul bouclier, la noblesse impose de ne pas prendre le bouclier pour lutter à armes égales. Hélas, l'image est malheureuse, laissant penser que le commerce est une guerre alors qu'il en est le substitut. Mais le commerce international peut dégénérer en guerre économique si l'on oublie les règles qui fondent l'échange international et qui ont été instituées à Bretton-Woods à l'occasion de la création du G.A.T.T. (devenue l'OMC).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce dossier constitue précisément un blocage dans les négociations de l'organisation mondiale du commerce (O.M.C.). Aujourd'hui, ce sont les pays émergents qui demandent un démantèlement de ces systèmes de protection en vigueur dans les principaux pays industrialisés (Etats-Unis, Europe, Japon).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La meilleure aide que peuvent apporter les pays riches, c'est de cesser ce double jeu. Aucune somme aussi grande soit-elle ne sera jamais suffisante si on ne touche pas à ce système qui dérègle profondément les échanges internationaux. C'est un peu comme le fameux trou de la sécurité sociale, aucune somme ne comblera jamais le trou si on ne modifie pas le système dont le mode de fonctionnement est à l'origine même de déficits abyssaux.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;En 1944, les pays réunis à Bretton-Woods savaient que des échanges libres sont le préalable à un commerce plus équitable et gagnant pour tous ses participants, d'où la signature d'un accord international de libre-échange (G.A.T.T.). A cette époque, personne n'avait oublié que pendant l'entre-deux-guerres, le monde avait sombré dans une profonde dépression sur fond de guerre économique nourrie par le repli sur soi de tous les pays. Personne n'avait oublié que pour préparer la guerre, l'Allemagne hitlérienne avait pris soin de sortir du commerce international pour s'assurer une autonomie (une autarcie) susceptible de la rendre indépendante de ceux qu'elle avait l'intention d'agresser. La confrontation des protectionnismes nationaux conduit à la guerre économique qui est le contraire de l'échange, et qui est souvent le préalable à la guerre tout court. Et dans la guerre économique, seuls sortent vainqueurs les pays qui ont les moyens de lever une armada (barrières douanières, normes).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais, finalement, personne ne sort vainqueur d'une guerre économique. L'économie n'est pas une guerre mais une compétition. Les entreprises sont en compétition pour se disputer des clients non pour les tuer. Aucun pays n'a intérêt à appauvrir ses partenaires qui sont susceptibles d'être des nouveaux marchés.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;De ce point de vue, même si elles sont indispensables pour garantir la sécurité et l'hygiène alimentaires ou pour protéger l'environnement, le recours abusif aux normes et aux réglementations est une forme déguisée de protectionnisme dont les premières victimes sont les pays en développement.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-1589615273400146223?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/1589615273400146223/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=1589615273400146223' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/1589615273400146223'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/1589615273400146223'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/07/la-faim-dans-le-monde-les-enjeux-du.html' title='La faim dans le monde : les enjeux du commerce international'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>jean-louis.caccomo@orange.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='04956561558907587520'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Slc3FQRzQaI/AAAAAAAAAiY/I3oUShw113M/s72-c/attachement_news.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-7432878324427237875</id><published>2009-06-29T17:21:00.005+02:00</published><updated>2009-06-29T17:29:40.587+02:00</updated><title type='text'>La formule magique de la nouvelle théorie économique : le dilemme du prisonnier</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SkjcUHnSjoI/AAAAAAAAAiQ/rhT5ailFwAA/s1600-h/300px-Dice.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352770395329171074" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 150px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SkjcUHnSjoI/AAAAAAAAAiQ/rhT5ailFwAA/s200/300px-Dice.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;« &lt;em&gt;La microéconomie traditionnelle avait pour but de donner corps à l’intuition selon laquelle le fonctionnement de marchés concurrentiels pouvait être efficace. La théorie des jeux souligne au contraire l’importance des défauts de coordination inhérents aux décisions décentralisées&lt;/em&gt; » [&lt;em&gt;Cahuc P ; La nouvelle microéconomie, collection Repères, La découverte, 1993, p. 23&lt;/em&gt;].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà qui résume le tournant pris par la « nouvelle économie » depuis quelques années - telle qu’elle se définit elle-même - alors que ce sont les organisations centralisées qui ont fait faillite à l’Est et sont en crise dans les pays de l’Etat-providence.&lt;br /&gt;Mais les nouveaux économistes ne sauraient s’arrêter à ce genre de détail. Ils s’échinent, au contraire, à démontrer que les décisions décentralisées ne peuvent être « optimales ». De telles décisions ne sont sans doute pas optimales (et elles ne le seront jamais) ; mais elles ont le mérite d’exister. C’est une caractéristique majeure ; car les décisions optimales, elles, n’existent pas.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La fonction du marché est d’obliger les acteurs à faire des choix, à prendre des décisions. Et le fonctionnement de l’économie se nourrit de ces choix&lt;/strong&gt;. Les nouveaux économistes n’ont toujours pas intégré l’idée que rien n’est optimal en ce bas monde…Un esprit scientifique a le devoir de s’intéresser à ce qui existe ; et ce qui existe est nécessairement imparfait. Quelle est l’utilité d’un modèle qui décrit un monde optimal mais imaginaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les modèles micro-économiques contemporains partent du principe que nous sommes tous, à notre insu, comme « prisonnier » d’un égoïsme étroit qui nous empêcherait de prendre les décisions qu’un « agent bienveillant » serait alors en droit et en nécessité de prendre à notre place&lt;/strong&gt;. C’est pour détruire la « parabole de la main invisible » proposée par Adam Smith que celle du dilemme du prisonnier fut mise au point par les économistes contemporains.&lt;br /&gt;Rappelons le principe du « &lt;em&gt;dilemme du prisonnier&lt;/em&gt; ». Deux prisonniers sont accusés d’avoir commis ensemble un délit et sont interrogés séparément. L’officier de police leur fait la proposition suivante : « &lt;em&gt;si tu gardes le silence et si ton complice avoue, tu feras cinq ans de prison. Si vous avouez tous les deux, vous ne ferez que trois ans. Il est possible que ton complice garde le silence. Si tu te tais aussi, il se peut que tu ne fasses qu’un an de prison. En revanche, si ton complice ne dit rien et si tu avoues, on te laisse sortir dans trois mois. Tu vois bien que si ton complice avoue, tu as intérêt à avouer ; et si ton complice se tait, tu as encore intérêt à avouer. Alors pourquoi ne pas avouer tout de suite ?&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il apparaît que, si chaque prisonnier poursuit son intérêt personnel, il aura avantage à avouer. Car en gardant le silence, il prend le risque de rester cinq ans en prison. Mais avouer n’est pas dans l’intérêt commun des deux prisonniers : en avouant tous les deux, ils feront trois ans de prison ; alors que s’ils avaient gardé le silence tous les deux, ils n’auraient pris qu’un an de prison.&lt;br /&gt;Cette parabole est interprétée dans un sens bien particulier, montrant notamment que l’intérêt privé n’est pas le meilleur guide pour nos décisions quand ces dernières aboutissent à des résultats contraires à l’intérêt général. Ainsi, ce principe sert de prétexte théorique à une remise en cause fondamentale des décisions décentralisées opérant dans tout processus de marché.&lt;br /&gt;Les nouveaux économistes considèrent qu’ils ont trouvé la formule magique qui leur permet d’affirmer que la « main invisible » de Adam Smith n’existe pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans parler du fait qu’il est dans l’intérêt général que des malfaiteurs, dont la culpabilité est établie, restent tous en prison, on voit bien dans cet exemple que l’on ne définit aucunement l’intérêt général. On se contente, tout au plus, de le confondre avec un « &lt;em&gt;intérêt commun&lt;/em&gt; », en l’occurrence à l’intérêt des malfaiteurs. Or l’intérêt des malfaiteurs est, en fait, un &lt;strong&gt;intérêt corporatiste&lt;/strong&gt;, qui a peu de choses à voir avec l’intérêt général (et dans le cas des malfaiteurs, il est même contraire à l’intérêt général). Plus généralement, l’intérêt d’une corporation quelle qu’elle soit n’a jamais fait l’intérêt général. &lt;strong&gt;L’agglomération des intérêts corporatistes aboutit le plus souvent à l’éclatement de la cohésion sociale plutôt qu’à son épanouissement&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais puisque les nouveaux économistes s’amusent à construire des histoires afin de parvenir à leurs conclusions, laissez-moi vous conter une autre histoire. &lt;strong&gt;Que se passerait-il si nos prisonniers étaient Bonnie et Clyde, éperdument amoureux l’un de l’autre ?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Par amour pour son partenaire, Bonnie préférerait se dénoncer pour sauver Clyde tandis que Clyde agirait de la même façon pour sauver Bonnie. Au final, nos deux brigands se livreraient tout de même aux autorités en se dénonçant mutuellement. Est-ce à dire que l’amour n’est pas un sentiment « optimal » puisqu’il conduit à prendre des décisions qui vont s’avérer néfastes à nos deux protagonistes ? Dans ce cas, c'est l'altruisme qui n'est pas optimal. Et comment l’Etat prétendra-t-il corriger cette « défaillance » ? Il eut mieux fallu être égoïste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, le « dilemme du prisonnier » ne nous apprend rien d’autres qui n’est déjà connu : il peut être dangereux de ne penser qu’à soi comme il peut être suicidaire de ne penser qu’aux autres.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-7432878324427237875?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/7432878324427237875/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=7432878324427237875' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/7432878324427237875'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/7432878324427237875'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/06/la-formule-magique-de-la-nouvelle.html' title='La formule magique de la nouvelle théorie économique : le dilemme du prisonnier'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>jean-louis.caccomo@orange.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='04956561558907587520'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SkjcUHnSjoI/AAAAAAAAAiQ/rhT5ailFwAA/s72-c/300px-Dice.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-7193812058252575850</id><published>2009-06-22T09:57:00.002+02:00</published><updated>2009-06-22T09:58:54.186+02:00</updated><title type='text'>La crise</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Sj85id_-8zI/AAAAAAAAAiI/vaLlINvHdF4/s1600-h/crise.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350058146670768946" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 144px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Sj85id_-8zI/AAAAAAAAAiI/vaLlINvHdF4/s200/crise.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Dans 1984 le roman d’Orwell, le dictateur (Big Brother) déploie des instruments terrifiants de contrôle social, notamment en assenant à longueur de temps sur les ondes que les frontières du pays sont en guerre. Cette atmosphère de guerre lui donne la possibilité de maintenir la population dans un état de crainte permanente propice à l’installation d’une société totalitaire. La population n’a alors pas d’autres choix que de se tourner vers la protection « bienveillante » d’un Etat qui prend soin dans le même temps de la bâillonner définitivement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, nous ne vivons pas encore dans un tel monde et il ne s’agit pas de nier la réalité de la crise économique. Cependant, sa médiatisation permanente joue un rôle comparable. J’étais étudiant en sciences économiques dans les années 80. Pendant toutes mes années d’études, mes professeurs me parlaient en permanence de la crise…Et cela n’a pas cessé depuis. Ecoutez les sketches de Coluche : la Crise ! Le président Giscard d’Estaing qui perçoit le bout du tunnel en 1979. Mitterrand qui nationalise le système bancaire, déjà l’objet de toutes les diabolisations, pour conduire une politique industrielle volontariste qui devait nous sortir de la crise. Finalement, le chômage explose et la droite revient au pouvoir pour en finir avec la crise…Les gouvernements se succèdent mais la crise est toujours là.&lt;br /&gt;Généralement, les ténors de la politique s’emparent du thème de la crise souvent pour s’étriper entre eux notamment à l’occasion des campagnes électorales, rarement pour expliquer. Ont-ils intérêt à expliquer la crise ? Ont-ils intérêt à résorber la crise ? Voyez comment l’Irlande du « non » à l’Europe s’apprête à voter « oui » maintenant qu’elle est frappée par la crise.&lt;br /&gt;Car toutes les victimes potentielles de la crise se tournent vers l’Etat, et donc vers les responsables politiques qui saluent le retour de la politique dans la vie économique comme s’ils disposaient des outils d’interventions à l’efficacité éprouvée ? Cette situation est pourtant de nature à nous maintenir dans un état de crise permanente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chercheur en économie que je suis essaie d’appréhender l’économie comme un objet, en essayant d’y trouver des relations logiques et des enchaînements implacables de causes à effets, en dehors de toutes considérations personnelles ou corporatistes, même s’il existe des débats intenses (et des chapelles) entre les économistes. Mais c’est le propre de la science car c’est par le débat que la connaissance progresse malgré tout. L’économiste n’est guère aimé parce qu’il énonce souvent des choses que nous savons tous mais que personne ne veut entendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fait est que l’économie ne peut pas être en crise en permanence même s’il existe une logique du discours permanent de la crise. Les plus grands experts du FMI ou de l’INSEE ne sauraient prévoir l’issue de la crise en cours. Les prévisions du FMI sont régulièrement corrigées, tantôt revues à la baisse, tantôt revues à la hausse. Les économistes sont un peu comme les analystes politiques : ils ont toujours des explications savantes et sophistiquées à fournir après que les phénomènes se soient produits. Non pas que les experts soient incompétents mais le fonctionnement de l’économie est au moins aussi complexe que celui du climat et c’est cette complexité qui rend les phénomènes économiques souvent imprévisibles sinon mystérieux (et les phénomènes météorologiques difficilement prévisibles au-delà de cinq jours).&lt;br /&gt;La connaissance du mouvement des astres n’en modifie pas les trajectoires. Par contre, la connaissance des phénomènes économiques en modifie certainement leur cours. C’est ce que les économistes désignent par « anticipations auto-réalisatrices ». Imaginez que les ménages n’aient plus confiance dans le système bancaire, craignant la faillite de leur banque. Alors ils se précipitent au guichet pour retirer leurs avoirs, provoquant ainsi l’événement malheureux tant redouté et donnant raison à leur décision. Ainsi, le fait de prévoir une crise peut être un élément déclencheur d’une crise. D’un autre côté, le fait de redouter une crise permet de l’éviter aussi. Tout le monde a comparé la crise financière actuelle à la crise de 1929. Pourtant l’effondrement généralisé de 1929 ne s’est pas produit. S’il ne s’est pas (encore) produit, est-ce grâce à l’action coordonnée des autorités monétaires de tous les grands pays qui ont su réagir pour éviter le pire, ou est-ce parce que nous nous sommes trompés en faisant une telle comparaison ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le fond, nous n’avons aucun moyen de le savoir ce qui est à la fois frustrant pour le chercheur, pour le citoyen et pour ceux qui ont des responsabilités politiques au plus haut niveau.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-7193812058252575850?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.reforme.net/archive2/article.php?num=3246&amp;ref=2668' title='La crise'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/7193812058252575850/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=7193812058252575850' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/7193812058252575850'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/7193812058252575850'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/06/la-crise.html' title='La crise'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>jean-louis.caccomo@orange.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='04956561558907587520'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/Sj85id_-8zI/AAAAAAAAAiI/vaLlINvHdF4/s72-c/crise.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17404467.post-8166243423586604588</id><published>2009-06-16T10:12:00.004+02:00</published><updated>2009-06-16T10:17:58.521+02:00</updated><title type='text'>A propos d'orientation</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SjdT9O16gmI/AAAAAAAAAiA/m0hWsfW_Diw/s1600-h/orientationgrand.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5347835393947107938" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 134px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SjdT9O16gmI/AAAAAAAAAiA/m0hWsfW_Diw/s200/orientationgrand.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;En cette période du baccalauréat, je voudrais donner quelques conseils d’orientation à mes étudiants, aux étudiants en général et aux futurs étudiants. Ces conseils sont basés sur mon expérience de terrain et sur mon intuition. Et je dirais à mes étudiants ce que je dis à mes propres enfants, sans langue de bois aucune.&lt;br /&gt;Sans faire de démagogie grossière, je considère qu’il n’y a pas de mauvais étudiants en soi, mais qu’il y a trop d’étudiants mal orientés et donc désorientés. Et quand on n’est pas dans la bonne filière, c’est-à-dire celle qui correspond à vos aspirations profondes et pas toujours conscientes, on ne peut pas avoir de bons résultats car on ne prendra aucun plaisir à étudier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier constat. De plus en plus de lycéens restent au lycée après le bac pour faire un BTS. Les BTS sont de très bonnes formations. Ce sont des formations courtes destinées à une insertion professionnelle rapide. De ce point de vue, elles sont très efficaces. Mais il faut veiller à ne pas les détourner de leurs objectifs. En effet, beaucoup de titulaires de BTS désirent s’inscrire en troisième année de licence à l’université (L3). D’une part, la L3 est la fin d’un cycle universitaire qui se compose de L1 et L2. C’est trivial mais pas inutile de rappeler que les programmes de L3 sont pensés en fonction de ce que les étudiants ont vu en L1 et L2. L’expérience montre que les titulaires d’un BTS, même parmi les meilleurs, ont des difficultés à suivre directement en L3. D’autre part, le BTS est délivré par des enseignants du secondaire dans les lycées. On ne peut pas le considérer comme un diplôme universitaire.&lt;br /&gt;Par contre, les lycéens qui décrochent un bac général avec mention et qui ont donc un fort potentiel intellectuel devraient s’inscrire dès la première année dans une formation universitaire.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;D’ailleurs, en ces temps de crise et de mutation, les entreprises accordent de plus en plus d’importance aux capacités d’autonomie, de prise de responsabilité et d’initiative de leurs employés&lt;/strong&gt;. S’il est un lieu où l’autonomie est chaque jour mise à l’épreuve, c’est bien à l’université. C’est vrai que l’autonomie fait peur aux jeunes (et pas seulement aux jeunes…) et c’est d’ailleurs pourquoi ils se tournent vers les grandes écoles ou les BTS où ils seront étroitement encadrés.&lt;br /&gt;Pourtant, pour ceux qui veulent parvenir à des postes de responsabilité, autant se frotter le plus tôt possible à l’autonomie. Cette question doit vraiment intervenir dans le choix des filières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la professionnalisation est devenue un impératif, sachez qu’il n’est pas toujours nécessaire de se professionnaliser trop vite ou trop tôt. Encore une fois, tout est question de filière et d’objectifs. Si certaines personnes n’ont rien à faire à l’université, d’autres pourront y trouver leur voie. Il est tout aussi dommageable de coincer un étudiant qui a un potentiel universitaire dans une filière BTS que d’envoyer à l’université un lycéen qui a un profil de technicien.&lt;br /&gt;Un étudiant qui décroche une licence classique (en lettres, droit, économie et science) peut parfaitement réussir sa professionnalisation en master pro à condition de choisir un master pro en prise sur le marché du travail. Aujourd’hui, l’offre de master pro est considérable [voir guide LAMY 2009 – 17 édition] et il vaut mieux être contrarié par l’embarras du choix que par l’absence de choix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, n’oubliez jamais que c’est le candidat qui fait la valeur – et la réputation – d’un diplôme et non l’inverse. Si vous avez d’excellents résultats dans vos études, c’est que vous êtes dans la filière qui vous correspond (vous avez trouvé votre voie !) alors continuez le plus loin possible. Si hélas, vos résultats ne sont pas à la hauteur de vos attentes, il faut vous réorienter. Mais la finalité n’est pas d’accumuler des diplômes. Il n’est pas forcément bien vu de cumuler des masters 2 sur son CV.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17404467-8166243423586604588?l=caccomo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.wkf.fr/modules/etudiants/guidecycles/guidecycles.php' title='A propos d&apos;orientation'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://caccomo.blogspot.com/feeds/8166243423586604588/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&amp;postID=8166243423586604588' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/8166243423586604588'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17404467/posts/default/8166243423586604588'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://caccomo.blogspot.com/2009/06/propos-dorientation.html' title='A propos d&apos;orientation'/><author><name>Caccomo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06225288440662689236</uri><email>jean-louis.caccomo@orange.fr</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='04956561558907587520'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-Pug7hoU0zg/SjdT9O16gmI/AAAAAAAAAiA/m0hWsfW_Diw/s72-c/orientationgrand.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></entry></feed>