<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss'><id>tag:blogger.com,1999:blog-16264263</id><updated>2009-11-10T23:20:32.325Z</updated><title type='text'>Réflexions sur les temps qui courent peut-être</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default?start-index=26&amp;max-results=25'/><author><name>Geneviève</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18121492532058484897</uri><email>noreply@blogger.com</email></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>141</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16264263.post-8598990945963075048</id><published>2009-10-07T06:16:00.002Z</published><updated>2009-10-07T06:20:29.174Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pensée mythique'/><title type='text'>Bouc, cerf et bouquetin</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Autre message paru dans un forum aujourd'hui disparu. Je répondais à une série de considérations sur les mythes archaïques.&lt;br /&gt;Le bouc m’intéresse car on le retrouve dans un contexte très ancien : les « diablotins » paléolithiques de Teyjat, un os gravé d’une grotte de Dordogne, sont des capridés. Bouc ou bouquetin, même animal qui danse sur les rochers et entraîne le chasseur à quelques acrobaties. Quand on discute avec de vieux chasseurs de chamois ou d’isard, il y en a encore quelques uns vivants, on s’aperçoit qu’il y a, dans leur relation à l’animal, quelque chose de passionnel et de sacré qu’on ne retrouve pas chez les tireurs de lapins ou de faisans du dimanche. Pourtant, à ma connaissance, le bouquetin ne figure pas parmi les animaux qui, dans les contes ou les mythes, entraînent le chasseur vers l’autre monde magique. Mais n’a-t-il pas été remplacé par le cerf dans ce rôle de guide malicieux dès lors que les capridés étaient en partie domestiqués ? Vraie question, que je ne suis pas sûre de résoudre car il y a un hiatus géographique.&lt;br /&gt;L’aire archaïque du bouquetin, bouc, chèvre d’or et autres caprins est assez aisément repérable dans les contes, les traces archéologiques et les rites (même édulcorés en folklore). Grosso modo, un pourtour méditerranéen élargi, qui rejoint l’Atlantique en Aquitaine, au Portugal et au Maroc, qui s’enfonce jusqu’à l’Afrique subsaharienne encore que la « frontière » soit très floue et jusqu’à la Mésopotamie, au moins dans les zones montagneuses du nord mais, par contre, le bouquetin est peu discernable en Egypte. Le cerf se retrouve surtout dans les cultures issues de La Tène et de Hallstadt. C’est plus au nord, c’est plus tardif, les zones de recouvrement sont assez courtes, sauf la Grèce mais cerf et bouquetin n’y appartiennent pas au même ensemble mythique. Avec le cerf, nous sommes chez Artémis et Apollon ; avec les capridés, chez Pan ou Dionysos. On peut penser une opposition sémantique autant qu’une unité fonctionnelle. L’ensemble « bêtes à cornes et sabots » n’est pas simple à pénétrer.&lt;br /&gt;Avant de savoir si tel dieu ou tel ensemble mythique est indoeuropéen, question qui a son importance mais ne me taraude pas plus que ça, j’essaie plutôt de comprendre comment il était perçu par les peuples qui nous en ont laissé l’image, comment cette perception a évolué au cours du temps et quelles sont les équivalences/oppositions que l’on peut établir avec d’autres figures comme avec d’autres réalités : constellations du ciel nocturne, mode de vie, problèmes intellectuels dominants. Il y a toujours beaucoup d’hypothèses et de conjectures, surtout quand on généralise, mais les énigmes sont passionnantes.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16264263-8598990945963075048?l=reflexsurtempscourants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/feeds/8598990945963075048/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=16264263&amp;postID=8598990945963075048' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/8598990945963075048'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/8598990945963075048'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/2009/10/bouc-cerf-et-bouquetin.html' title='Bouc, cerf et bouquetin'/><author><name>Geneviève</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18121492532058484897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01791191542415416803'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16264263.post-6491385802019246621</id><published>2009-10-07T04:44:00.002Z</published><updated>2009-10-07T04:48:42.307Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ecologies'/><title type='text'>Dialogue sur l'écologie</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;style type="text/css"&gt;  &lt;!--   @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;  &lt;/style&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Ce message est tiré d'un forum aujourd'hui défunt mais me semble intéressant à ne pas laisser partir totalement dans les limbes. J'y dialoguais avec un partisan pur et dur de la décroissance.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Est-il de l’intérêt de l’écologie de se lier à un mouvement politique ? Si je regarde en arrière, les Verts ont eu un petit succès électoral à partir du moment où ils ont laissé tomber les questions purement écologiques pour faire du socialisme gentillet. Ce qui a eu quelque impact, c’est d’une part le travail scientifique qui permet de mieux connaître les grands cycles vitaux, celui de l’eau, celui de l’azote, etc. ;  d’autre part les médias et leurs vulgarisations thématiques, télévision, articles, livres. Auxquels il faut ajouter les petits futés qui ont vu l’intérêt économique d’une gestion écologique bien comprise. Exemple : ceux qui se sont lancés dans le recyclage à petite ou grande échelle. Ou les architectes qui proposent des maisons en matériaux naturels, avec énergies renouvelables, etc., des choses fort sympathiques et qu’on a envie d’habiter. On les applaudit bien fort : ils agissent. Et, clin d’œil impertinent qu’on me pardonnera, j’espère, leur activité fait grimper le taux de croissance…&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Lancer un mouvement politique signifie présenter des candidats aux élections, rentrer dans un jeu de tractations diverses et variées – de tractation tout court puisqu’il faut bien mettre des professions de foi dans les boîtes à lettres (aïe ! mes arbres !), bref dans un jeu dont les règles furent écrites par et pour d’autres. Et cela renforce aussi la dérive vers l’idéologie et le système de croyances, dérive que je ne cesse de dénoncer depuis quelques années. Dans cet ordre d’idées, je garde un souvenir cauchemardesque d’une intervention de Brice Lalonde à la fin des années 70 dans un meeting soi-disant contradictoire où il s’opposait à un ingénieur d’EDF qu’en plus, pour parachever le désastre, je connaissais assez bien comme syndicaliste sincère. Ce meeting s’inscrivait dans la controverse locale autour de la construction du surrégénérateur du Val de Saône, juste après Maleville. J’étais une des opposantes actives. La salle était bourrée de gamines de 14-15 ans, de professeurs des lycées, plus quelques trentenaires qui se sont vite demandé ce qu’ils fichaient là. Dès que Lalonde a ouvert la bouche, j’ai été atterrée. Il sortait une ânerie scientifique par phrase, de celles qu’un élève de seconde aurait pu rectifier. L’ingénieur n’a pas eu de mal à l’enfoncer mais… mais c’était sans compter ces demoiselles les groupies adolescentes. Les quelques adultes qui posaient des questions (et Dieu sait qu’elles ne cassaient pas trois pattes à un canard) ont failli se faire lyncher, sans parler de l’ingénieur qu’il a fallu faire sortir discrètement par la porte de derrière. Les amis musiciens qui devaient assurer la partie festive après le meeting se sentaient très mal aussi. Et c’est ainsi que la centrale du Val de Saône gagna à sa cause la presse locale évidemment présente. Ce soir là, j’ai compris que mélanger écologie, discipline sérieuse et qui demande de la finesse et de la rigueur intellectuelle, et vedettariat ou politique politicienne, ou même simplement appel à la croyance et à l’incantation, ne pouvait mener qu’à la catastrophe. Et je me suis souvenue que l’enfer est pavé de bonnes intentions. Voynet ou Mamère ne valent pas mieux. Yves Cochet me semble très idéologue – bien qu’il soit certainement mille fois plus sincère et instruit des problèmes que les chasseurs de prébendes électorales.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Les idées bien exposées, les réalités peuvent avoir un impact et progressivement transformer le monde. Ce n’est pas si loin, les années 70 : 30 ans à peine. A l’époque je n’aurais pas osé parier que l’on aurait 30 ans plus tard généralisé les poubelles de tri et le recyclage de plusieurs types de déchets ménagers. C’était juste le moment où l’on cessait de consigner les bouteilles en verre ! Ce ne sont pas les tracts des Verts qui ont fait avancer la conscience de « l’environnement » mais un petit journal non politicien d’éveil à la nature pour enfants et ados : La Hulotte (rien à voir avec Nicolas). Et tout un travail de lobbying auprès des décideurs, en particulier des chefs d’entreprise.  &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;J’ai dit plusieurs fois que je me refusais à poser les questions en termes de croissance/décroissance, ce dont certains ont conclu que j’étais forcément pour le libéralisme et le consumérisme. En d’autres termes, si vous refusez un dilemme dont l’interlocuteur représente un des pôles, c’est donc que vous représentez le pôle opposé – raisonnement dont la logique m’échappe un peu, pour tout dire.  &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Prendre au niveau local des décisions telles que station d’épuration biologique (concrètement, quel est le système ?), recyclage des déchets, aménagement des zones de circulation selon le véhicule, j’appelle cela de la gestion intelligente et je ne peux qu’applaudir. Et je suis bien d’accord que ce type de décision n’a pas besoin d’être soumis au tampon de quelque autorité centralisée. Mais en quoi serait-ce de la décroissance, si l’on s’en tient à la définition économique de la croissance, définition fondée sur le PIB ?  &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Il n’y a que sur la limitation de la circulation automobile que je mettrais un bémol pour avoir vu dans des villes que je connais bien, à commencer par Paris et à continuer par certains coins de province, les bonnes intentions paver l’enfer sans faire baisser d’un poil le taux de CO2 ou d’autres polluants. Si vous l’avez fait intelligemment, bravo. Le contre exemple type, c’est Paris, les boulevards des maréchaux au sud où la construction du tramway (mille bravos) s’est accompagnée d’un rétrécissement des voies laissées aux automobilistes tandis qu’étaient aménagés de larges et magnifiques trottoirs de promenade. Résultat concret : c’est toujours l’embouteillage, le périph’ s’engorge un peu plus, et les piétons ne viennent pas plus qu’avant flâner sous les arbres parce qu’ils n’ont rien à faire là, ni leurs courses, ni leur travail s’ils sont parisiens, et que c’est trop loin des monuments s’ils sont touristes. Bilan : autant de CO2 que d’hab, sinon plus et un surcroît d’énervement, sans oublier que ces gigantesques trottoirs, c’est glacial en hiver, brûlant en été, venté à décorner les bœufs. Bref, l’idéologie « écologiste » n’a pas fait avancer d’un poil la convivialité ni régresser les gaz à effet de serre mais a coûté cher pour compliquer la vie d’une partie des usagers. Par contre, tout cela fait monter le taux de croissance de la ville, comme n’importe quelle réalisation.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Il ne suffit pas que la décision soit prise au niveau local, il faut encore que les décideurs aient trois sous de bon sens et c’est peut-être ce qui manque le plus à notre époque d’idéologies entrecroisées et de responsabilité diluée.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;On me recommande l'&lt;i&gt;Abécédaire du développement.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Citation :&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;«Vous, les Développés, portez des masques avec des oreilles inexistantes et une large bouche, tandis que nous, Africains, développons d'immenses oreilles et laissons notre bouche s'atrophier.»&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;???? L’art de la palabre – et de la dispute au besoin – me semble pourtant très africain, si j’en juge par ce que j’entends dans le RER !&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Et les « ailleurs du développement », qu’es aco ? Est-ce que ça les ennuierait de parler en français plutôt qu’en langue de bois ? Rien que pour ce paragraphe, cet abécédaire commence à m’agacer. Dès la lettre A… ça augure mal de la suite.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;L’article « besoins » s’attache à une critique de la théorie de la rareté. Fort bien. Cette théorie est d’ailleurs controversée parmi les économistes, pour ce que j’en sais. Mais on attend encore une analyse réelle de la notion de besoin.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Au bout de cinq articles, j’arrête. Une critique n’aurait aucun sens, car un tel ouvrage n’est pas discutable. On nous balance des affirmations comme s’il s’agissait d’évidences et surtout du rejet des autres visions du monde sur le mode ironique plutôt qu’argumenté. Il n’y a pas de discussion possible si l’interlocuteur a tort par principe. C’est un ouvrage écrit pour que les militants se fassent plaisir entre eux. Exactement le type de littérature dont j’ai horreur, quelle que soit l’idéologie sous-jacente.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Je n’achèterai pas ce livre.  &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;A vrai dire, de tout ce que je viens de lire, un seul article me parait frappé au coin du bon sens : &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;« Ontologie (sorte d') : Ensemble de valeurs-clé qui nous viennent des Lumières. Notamment, cette prise de distance relevée par Kant, reprise par Foucault, ce recul par rapport à soi comme société, comme époque qui est au fondement des sciences modernes. Pourquoi donc un passé, celui des Lumières, ou un autre, antérieur, n'aurait-il plus rien à dire aux hommes du XXIe siècle ? Quel rôle pour les passeurs d'époque, pour ceux qui cherchent à transmettre et non pas seulement à informer ? Ne faut-il pas s'interroger sur ce que l'on veut conserver, sur ce que l'on ne veut pas perdre, sans se laisser intimider par les illuminés de l'innovation qui perpétuellement poussent par derrière comme s'ils possédaient la clé de l'énigme du futur ? Donc, qu'est-ce qu'on garde du XVIIIe siècle, quelle partie de l'héritage assumer, revisiter, se réapproprier, liquider, adapter ? Au moins se poser la question. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Je poserai seulement une question annexe : qui est « on » ? Qui va décider du tri de l’héritage ? C’est le point aveugle d’un paragraphe qui par ailleurs ne manque pas d’intérêt. Autre question annexe : pourquoi l’héritage ne remonterait-il pas au delà des Lumières et du 18&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle ? La renaissance n’a-t-elle plus rien à dire ? Ou le moyen âge ? Ou la mémoire paysanne qui remonte parfois au néolithique ?&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Ce qui m’ennuie dans ce livre, c’est le parti pris sous-jacent, inexprimé, selon lequel les autres visions du monde occidentales seraient à combattre tandis que les visions du monde des autres cultures seraient forcément enrichissantes, voire salvatrices. Mais comme c’est du filigrane, on ne peut guère en discuter sereinement. J’en garde le sentiment de la réduction d’un héritage complexe, celui des cultures européennes et nord-américaines, à quelques traits caricaturaux où l’on ne met en lumière que l’haïssable en oubliant le reste, et de l’idéalisation de cultures tout aussi complexes dans l’héritage desquelles les héritiers auraient aussi à trier. L’oligarchie du G8 est sans doute haïssable, mais la tradition de l’excision en Afrique me fait frémir. Or si l’Afrique ne se résume pas à l’excision, l’Europe en tant qu’ensemble de cultures n’est pas superposable au G8.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16264263-6491385802019246621?l=reflexsurtempscourants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/feeds/6491385802019246621/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=16264263&amp;postID=6491385802019246621' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/6491385802019246621'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/6491385802019246621'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/2009/10/dialogue-sur-lecologie.html' title='Dialogue sur l&apos;écologie'/><author><name>Geneviève</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18121492532058484897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01791191542415416803'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16264263.post-7431966486972036337</id><published>2009-10-06T16:55:00.001Z</published><updated>2009-10-06T16:57:14.293Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poèmes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Beauté'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Annonces d&apos;amitié'/><title type='text'>Poème qu'on m'a envoyé et que j'avais oublié de poster</title><content type='html'>D'un cercle de feutre tu fis ce chapeau,&lt;br /&gt;cône où  l'ombre des futaies&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;s'enroule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cerclant ta tête pleine de nocturnes romances,&lt;br /&gt;il pointe son sommet vers un ciel étoilé, tandis que&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;d'un feu vacillant&lt;br /&gt;ta lanterne illumine sa base.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel luxe pour qui loge&lt;br /&gt;en cette tour bercée par tes pas tranquilles :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;vœux abrités des bourrasques et&lt;br /&gt;bienheureux présages,  piaillant dans ce  nid&lt;br /&gt;vagabond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ecoute,  sous ton chapeau,  nos âmes&lt;br /&gt;louer la patrie où tu les emportes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jacques Tallote Botelli.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16264263-7431966486972036337?l=reflexsurtempscourants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/feeds/7431966486972036337/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=16264263&amp;postID=7431966486972036337' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/7431966486972036337'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/7431966486972036337'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/2009/10/poeme-quon-ma-envoye-et-que-javais.html' title='Poème qu&apos;on m&apos;a envoyé et que j&apos;avais oublié de poster'/><author><name>Geneviève</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18121492532058484897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01791191542415416803'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16264263.post-805187614847896956</id><published>2009-09-23T08:30:00.005Z</published><updated>2009-09-27T12:56:16.108Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Notes de lecture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mythologie contemporaine'/><title type='text'>Actualité de Trevor Ravenscroft</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous avions vingt ans, l'Eglise romaine nous débecquetait (1) et l'état de conscience borné de madame Michu nous donnait envie de lancer des coups de pieds dans les murs. D'ailleurs nous les avons donnés, ces coups de pieds, mais ils furent très vite récupérés par des politiques qui ne s'intéressaient qu'à la répartition de l'avoir, à la circulation des marchandises et ne nous concédaient que le droit de céder sans remords à n'importe quelle démangeaison sexuelle. Il ne restait de pur que Maurice Clavel, les royalistes et les hippies, pour tout dire. Nous que l'avoir ne comblait pas, nous cherchions désespérément l'être. Presque naturellement, dans cette quête, nous avons rencontré les marchands d'orviétan – ceux-ci plus faciles à reconnaître car âpres au gain matériel – et, plus périlleux, les marchands d'abîme. Ces derniers avaient en main des appâts bien étudiés, du romantisme pour les romantiques, des exercices plus poussés que le hatha yoga qui fleurissait un peu partout et réellement opératifs, des mythes qui résonnaient immédiatement dans les âmes mais recélaient un mortel poison. Certes, ils abattaient les murs mais pour offrir un labyrinthe sans issue où se réverbéraient les échos éclatés d'un message traditionnel sans jamais que sa cohérence fasse sens. Nous avions vingt ans : nous sommes entrés d'un pas ferme dans l'antre du Minotaure, ignorant que nous allions ainsi passer de déception en déception spirituelles.&lt;br /&gt;Parmi les guides qui contribuaient à nous égarer dans une errance sans repère, il y eut un certain nombre d'auteurs publiés chez Laffont, Albin Michel ou dans la collection rouge des éditions J'ai Lu. Sous couvert de nous offrir l'univers et ses maîtres de sagesse, les dessous magiques du pouvoir ou quelque accès au sacré, ils nous entraînaient le plus souvent dans des impasses mais, au passage, tentaient de nous dérober ce que nous avions retenu de positif de notre enfance, à commencer par le discernement des esprits. L'attaque était d'autant plus insidieuse que les éditeurs, ne voyant là que littérature de gare sans importance, s'autorisaient à tronquer les textes, à les édulcorer et les amputer de ce qui aurait pu permettre de reconnaître le mufle de la Bête. Il n'en restait que le venin enflaconné comme un philtre magique de supermarché.&lt;br /&gt;Puis la mode passa chez les éditeurs qui n'avaient sorti ces collections où le pire côtoyait le meilleur qu'à cause du succès imprévu de la revue &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Planète&lt;/span&gt;. Foin désormais d'archéologie mystérieuse, de civilisations enfouies ou de secrets de pouvoir, ils allaient donner dans la psychologie en kit et les médecines douces façon mère-grand. On ne soignait plus que les cors aux pieds, les scolioses et les mauvaises relations parentales. Castaneda laissait place à Maïté. Mais les livres ont plusieurs vies. Ceux qui nous avaient si mal nourris se retrouvaient, toujours tronqués et amputés, chez les bouquinistes ou dans les vide-greniers, accessibles pour trois sous aux jeunes gens avides d'être de la génération suivante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je force le trait ? A peine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si nous avions eu dans les mains des traductions fiables et complètes au lieu de versions griffonnées sur un coin de table pour tenir les délais, aurions-nous reconnu l'intention cachée derrière certains romantismes ? Ce n'est pas entièrement sûr, on a toujours encore un peu de naïveté à vingt ans mais du moins nous aurions été armés pour le faire, surtout si le traducteur s'était donné la peine de lire aussi les réfutations parues ici ou là. C'est pourquoi je salue l'initiative des éditions Camion noir (2) de rééditer l'un des ouvrages les plus sulfureux de la célèbre collection rouge, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La lance du destin&lt;/span&gt; de Trevor Ravenscroft, en version complète et annotée. Le traducteur qui signe Tahir de la Nive et le préfacier mystérieusement Vlad D sont de bons compères en cette entreprise. Vlad D nous met de suite dans l'ambiance : ce livre présenté comme le résultat d'une investigation ne tient pas debout dès qu'on le confronte au réel. Il réécrit l'histoire. Pourquoi, alors, le republier ? Vlad D nous donne trois raisons : son immense influence en Angleterre, comparable à celle du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Matin des magiciens&lt;/span&gt; en France ; qu'il ait renforcé l'idée qu'Hitler fut l'antéchrist tel que le décrit Anne-Catherine Emmerich ; enfin que la diabolisation du nazisme avait commencé avant guerre « au travers de publications commandées ou traduites par les services de renseignement français » et britanniques. Le faux essai et vrai roman de Ravenscroft s'inscrit ainsi dans une série initiée bien en amont puisqu'il paraît en 1972 en Angleterre, à une époque où le péril nazi n'a plus vraiment d'actualité. A ces raisons données par le préfacier, j'en ajouterai une que l'on pourra prendre comme l'acquiescement du lecteur. Il était temps. Le thème de la Lance, plus ou moins déformé par rapport à l'original de Ravenscroft (petite ferme des corbeaux, quel nom !), revient en force avec au moins une BD et deux romans publiés en français depuis deux ans.&lt;br /&gt;Quant à Tahir de la Nive, il revient sur les coupes sombres opérées par son collègue de 1973, « les passages soumis au couperet étant naturellement les plus ardus à traduire parce que généralement les plus intéressants, ceux qui exigent du traducteur consciencieux un effort majeur de recherche et de précision, un choix judicieux de termes, une expression qui soit intelligible au lecteur sans pour autant trahir l'auteur. » Le résultat de cette exigence est un livre de plus de 500 pages, avec des notes abondantes, tant de l'auteur que du traducteur, aussi fluide à lire que la version de gare mais qui donne à réfléchir autant sinon plus qu'à rêver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voulais comparer les deux traductions avant de rédiger cet article mais j'ai égaré l'ancienne. Je ne sais donc pas exactement ce qui fut coupé à l'origine. Mais, est-ce le recul de l'âge et de l'expérience, est-ce la qualité indéniable du traducteur, dès les premières pages me saute aux yeux ce qui ne m'avait pas frappée dans les années 70. J'avais bien vu alors que Ravenscroft balançait des affirmations comme des vérités premières, sans jamais les étayer d'une référence ni les questionner, ce qui s'apparente à une propagande plus qu'à un travail d'historien. J'avais senti sa fascination mêlée d'horreur pour Adolf Hitler, une fascination non politique mais qui évoque le vertige que l'on ressent en certains lieux sinistres et puissants, certaines chutes d'eau sur de sombres rochers, certaines grottes. Le romantisme puis le symbolisme avaient flirté avec ces vertiges, que l'on pense au Huysmans de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Là-bas&lt;/span&gt;, à Barbey d'Aurevilly, à Nerval mais sans franchir certains garde-fous qui ne le furent que par des mages noirs comme Aleister Crowley ou Theodor Reuss. Ravenscroft oscille en permanence autour de cette limite mais, s'il induit le vertige chez le lecteur, lui-même semble toujours en retrait : en retrait derrière le professeur Walter Johannes-Stein (1891-1957) qui, selon lui, fut son mentor et aurait du écrire ce livre, en retrait derrière la condamnation officielle du nazisme, etc. A propos de Johannes-Stein, notons que Ravenscroft finit par avouer au journaliste Eric Wynants qu'il ne l'avait jamais rencontré mais « lui avait parlé par le biais d'un médium ». Toutefois ce patronage allégué n'est pas neutre, Johannes-Stein étant un disciple fervent de Rudolf Steiner, passionné par la légende du Graal auquel il consacre plusieurs livres, dont &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Ninth Century and the Holy Grail &lt;/span&gt;et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Death of Merlin: Arthurian Myth and Alchemy&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Avec quelques petites phrases comme : « Justinien, sorte de bigot absolutiste » ou « l'astucieux Constantin [...] eut l'audace de promulguer et d'imposer à l'Eglise le dogme de la Trinité », Ravenscroft annonce tout un courant de pensée que l'on retrouvera dans les ouvrages anglo-saxons dédiés à l'affaire de Rennes le Château, déjà dans le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Holy Blood, Holy Grail &lt;/span&gt;de Baigent, Leigh et Lincoln puis plus clairement encore chez Picknett et Prince, Andrews et Schellenberger, l'autre racine de cette relecture du christianisme se trouvant chez Robert Ambelain qui se contente d'accuser l'apôtre Paul d'avoir transformé un maquisard juif en avatar de Dieu. Est-il anodin qu'Ambelain et Ravenscroft publient leurs ouvrages presque en même temps ?&lt;br /&gt;Si cette malveillance à l'égard des empereurs chrétiens (qui ne s'étend pas à Théodose, pourquoi ?) ouvre le livre, on trouve vers la fin, aux pages 426-434 un résumé allégué des croyances de Steiner à propos du Christ : « L'incarnation du Christ dans la chair et le sang de Jésus fut la descente de l'Esprit Solaire dans le calice de la Lune, configuration qui devint le symbole du Saint Graal au Moyen Age ». Notons que cette descente a lieu lors du baptême dans le Jourdain. C'est du pur Nestorius si l'on exclut les allusions soli-lunaires, lesquelles n'ont même pas l'excuse de correspondre à la symbolique alchimique. Mais il y a mieux encore lorsque Ravenscroft évoque le coup de lance de Longinus : « Le Sang se répandait sur le sol et, coulant de la blessure faite par la Lance, constituait le véhicule de l'Esprit Solaire s'incarnant dans le corps de la Terre même. C'est le coup de lance de Longinus qui provoqua la naissance du Christ cosmique comme Esprit de la Terre. » Là, c'est très fort. Assimiler Gaïa au Christ, on n'avait pas encore osé ! Notons avec un brin d'humour que celles qui reprochent au christianisme d'avoir rejeté la Terre-Mère et toute féminité se voient ainsi préventivement retirer le tapis de sous les pieds !&lt;br /&gt;Plus loin encore, au chapitre 22 (pages 441 et sq.), Ravenscroft aborde la thématique du Double , le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Doppelgänger&lt;/span&gt;, terme qu'il attribue à Goethe mais qui semble en usage un siècle plus tôt, contrepartie ténébreuse de l'Ego ou de l'Esprit et nous annonce froidement que, si Hitler fut possédé par Lucifer, Heinrich Himmler incarnait le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Doppelgänger du Monde&lt;/span&gt; ou Anti-Esprit de l'humanité. La caractère profondément dualiste de cette doctrine n'échappera à personne mais, plus subtilement, notons que Ravenscroft la publie au moment où l'on s'intéresse en physique aux symétries, aux antiparticules et à l'antimatière. C'est dire qu'il transpose un langage à la fois familier de par les médias et chargé de l'aura d'une discipline de haut niveau, la physique quantique, que d'aucuns s'accordent à rapprocher des grandes écoles spirituelles comme le taoïsme ou le bouddhisme. Evidemment, l'exposé clair et précis de cette doctrine, qu'elle soit ou non anthroposophe, ne figurait pas dans la version de gare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci donc à Tahir de la Nive. S'il ne faut évidemment pas lire Ravenscroft au premier degré et croire tout ce qu'il raconte, l'ouvrage représente un document d'importance pour l'histoire des mentalités et plus précisément celle de l'occultisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;style type="text/css"&gt;  &lt;!--   @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm }   P.sdfootnote { margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-size: 10pt }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;  &lt;/style&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="sdfootnote"&gt;1. Avant Vatican II, nous  l'avions vécue comme une machine à briser les ailes et bien tasser dans le moule étroit de la pensée petite-bourgeoise (Flaubert : « J'appelle bourgeois tout ce qui pense bassement » et les curés sur ce point valaient les boutiquiers – où était Bernanos, où était Léon Bloy ?) ; après Vatican II, c'était pire, les dominicains couraient derrière Marx tout habit retroussé, les autres s'aplatissaient devant nous sans plus rien nous proposer. Pouah&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;style type="text/css"&gt;  &lt;!--   @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm }   P.sdfootnote { margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-size: 10pt }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;  &lt;/style&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="sdfootnote"&gt;2.&lt;a href="http://www.camionnoir.com/"&gt; www.camionnoir.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="sdfootnote"&gt;&lt;a href="http://www.camionnoir.com/"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="sdfootnote"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16264263-805187614847896956?l=reflexsurtempscourants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/feeds/805187614847896956/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=16264263&amp;postID=805187614847896956' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/805187614847896956'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/805187614847896956'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/2009/09/actualite-de-trevor-ravenscroft.html' title='Actualité de Trevor Ravenscroft'/><author><name>Geneviève</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18121492532058484897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01791191542415416803'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16264263.post-7926654500481817596</id><published>2009-09-17T11:51:00.005Z</published><updated>2009-09-17T12:02:17.030Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Des lieux sacrés et de leur devenir'/><title type='text'>Visite au Père-Lachaise</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://img15.imageshack.us/img15/89/p1010038f.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://img15.imageshack.us/img15/89/p1010038f.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://img14.imageshack.us/img14/7691/p1010033j.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://img14.imageshack.us/img14/7691/p1010033j.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;style type="text/css"&gt;  &lt;!--   @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;  &lt;/style&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;L'autre jour, j'ai visité le cimetière du Père Lachaise avec un spécialiste des vampires. Je ne suis pas une mordue de cette thématique où je vois surtout une formule littéraire, un romantisme d'auteurs assez éloigné des mythes funéraires spontanés tels qu'on les rencontre dans l'étude du folklore ou des rites mais il est toujours intéressant d'écouter un érudit passionné, surtout lorsqu'il retrouve l'influence de la littérature vampirique dans certaines tombes d'un lieu aussi chargé d'histoire que le Père Lachaise et je me promettais de faire ici quelques réflexions inspirées par cette promenade parisienne. Il faisait beau, sans doute l'un des derniers jours d'été, ce qui ne gâte rien : le romantisme a moins de goût sous la pluie.  &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Pourtant le plaisir escompté s'est mêlé de colère et c'est dans la série des coups de gueule que ce message prendra place. Si la tombe d'Allan Kardec est toujours fleurie et entretenue par les disciples de ses disciples, la conservation de nombre de monuments ou de chapelles funéraires d'avant 1914 laisse plus qu'à désirer. Le calcaire blanc dans lequel la plupart furent réalisés noircit de pollution, les sculptures sont rongées, les vitraux cassés, les portes rouillées et jamais repeintes et si l'on ne voit pas courir de rats entre les concessions, c'est que ces bêtes ont des mœurs nocturnes et que les visiteurs sont obligés aux activités diurnes. Tombes ordinaires que les familles n'entretiennent plus ? C'est parfois vrai, encore qu'elles pourraient fournir à des spécialistes du XIXe siècle la matière d'une bonne centaine de thèses, qu'il s'agisse d'histoire de l'art ou de démographie, de mentalités, si ce n'est d'humour macabre car on en trouve aussi. Mais que la tombe de Balzac, inscrite à l'inventaire, soit depuis des mois entourée d'une barrière de plastique orange comme un chantier sans qu'aucun vrai travail de réfection n'ait eu lieu, ce n'est pas acceptable. Juste en face, la statue de femme enveloppée de voiles qui orne celle de Casimir Delavigne a perdu la main qui tenait la couronne de lauriers. Quant à l'urne qui surmonte la colonne de Gérard de Nerval, sa noirceur galopante en fait plutôt un vase aux poisons !&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;A côté de Leymarie, disciple de Kardec au dolmen aussi faux que celui du maître mais tout aussi entretenu, on trouve un témoin rare de l'égyptomanie de la Belle Epoque, la tombe Caron, mausolée surmonté d'une tête de pharaon portant l'uræus et qui met un doigt sur ses lèvres comme pour exiger le secret de l'arcane. Mais le premier mort de la famille tomba en 1914, deux autres en 1917, le dernier en 1934 : trop récents pour les mesures de conservation théoriquement prises pour les tombeaux d'avant 1900. Ailleurs, on trouvera une croix retirée d'une tombe et posée à l'envers sur une autre couverte de mousse mais de 1916, des blocs de pierre jetés en vrac sur une troisième de date forcément illisible. Quant à la stèle envahie de végétation derrière sa grille rouillée, elle ne montre plus ni nom ni portrait, on en devine seulement la trace.  &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Mais la mairie de Paris entretient le cimetière, me dira-t-on : elle rénove... le pavage des allées !&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Avant de pousser ce cri, j'ai regardé comment le Père Lachaise apparaît sur la Toile. On trouve de tout, beaucoup d'amoureux du lieu, de résumés historiques, de discussions érudites mais tous les sites ont un point commun : ils présentent des photos bien léchées, des chapelles en bon état au toit juste assez moussu pour induire une nostalgie de bon aloi. Seul le site « Amis et passionnés du Père Lachaise » ose poser (le 17 janvier 2006) un questionnaire sur la protection du lieu. On y apprend nombre de choses intéressantes mais le venin coule aussi entre les lignes... je me permets de le citer ici et de le commenter.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;« Le cimetière du Père-Lachaise est soumis à plusieurs mesures légales et réglementaires de protection, tant au titre de l’environnement que de la culture.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;La partie la plus ancienne du cimetière, soit environ la moitié de la superficie totale (43,2 ha), est classée comme site remarquable au titre de la loi du 2 mai 1930 sur les Monuments naturels et les sites (arrêté ministériel du 17 décembre 1962)&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Ce même périmètre, avec quelques adjonctions et quelques restrictions, est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, pour tous les tombeaux antérieurs à 1900, au titre de la loi du 31 décembre 1913 sur les monuments historiques (arrêté ministériel du 21 mars 1983).&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Douze monuments compris ou non dans ce périmètre, ont été classés « Monuments Historiques » au titre de la loi du 31 décembre 1913 précitée (arrêtés ministériels 1983-1995).&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;L’ensemble crématorium-columbarium a été inscrit à l’inventaire supplémentaire par arrêté ministériel du 17 janvier 1995.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Par ailleurs, deux cahiers des charges applicables aux zones ci-dessus protégées ont été instituées par arrêté municipal du 13 février 1995. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Notons qu'on ne nous dit rien de ces cahiers des charges : s'agit-il de l'entretien des allées, de la nourriture des chats ou de l'élagage des arbres ? Notons aussi que l'inventaire supplémentaire s'arrête en 1900 alors qu'une bonne part des tombes intéressantes du point de vue artistique ou historique date de la Belle Epoque si ce n'est des années 30. Il faudrait au moins pousser cette inscription jusqu'à la seconde guerre mondiale.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;« &lt;b&gt;Le cimetière possède-t-il un plan de gestion comprenant une politique de conservation ou un programme incluant le nettoyage, la restauration et la réparation des stèles et monuments abîmés ou usés par le temps ? Si oui, comment le processus est-il financé et qui fait/supervise le travail ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Réponse : Les monuments funéraires étant, aux termes de la loi française, des propriétés privées, il appartient légalement aux propriétaires de ces monuments de les entretenir, réparer et restaurer. L’administration des cimetières ne peut intervenir que sur les monuments qui appartiennent à la Ville de Paris.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;S’agissant de ces derniers monuments, ils peuvent bénéficier de travaux de restauration décidés et financés par une commission d’Architecture Funéraire créée en 1984 et dotée d’un budget approprié par la Ville de Paris. Les travaux sont ensuite suivis par l’administration des cimetières. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Foutaise ! La dernière modification de la loi celle du 20 décembre 2008, comporte cet article :&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt; « Art.L. 511-4-1.-Le maire peut prescrire la réparation ou la démolition des monuments funéraires lorsqu'ils menacent ruine et qu'ils pourraient, par leur effondrement, compromettre la sécurité ou lorsque, d'une façon générale, ils n'offrent pas les garanties de solidité nécessaires au maintien de la sécurité publique.&lt;br /&gt;« Toute personne ayant connaissance de faits révélant l'insécurité d'un monument funéraire est tenue de signaler ces faits au maire, qui peut recourir à la procédure prévue aux alinéas suivants.&lt;br /&gt;« Le maire, à l'issue d'une procédure contradictoire dont les modalités sont définies par décret, met les personnes titulaires de la concession en demeure de faire, dans un délai déterminé, les réparations nécessaires pour mettre fin durablement au danger ou les travaux de démolition, ainsi que, s'il y a lieu, de prendre les mesures indispensables pour préserver les monuments mitoyens.&lt;br /&gt;« L'arrêté pris en application de l'alinéa précédent est notifié aux personnes titulaires de la concession. A défaut de connaître l'adresse actuelle de ces personnes ou de pouvoir les identifier, la notification les concernant est valablement effectuée par affichage à la mairie de la commune où est situé le cimetière ainsi que par affichage au cimetière.&lt;br /&gt;« Sur le rapport d'un homme de l'art ou des services techniques compétents, le maire constate la réalisation des travaux prescrits ainsi que leur date d'achèvement et prononce la mainlevée de l'arrêté.&lt;br /&gt;« Lorsque l'arrêté n'a pas été exécuté dans le délai fixé, le maire met en demeure les personnes titulaires de la concession d'y procéder dans le délai qu'il fixe et qui ne peut être inférieur à un mois.&lt;br /&gt;« A défaut de réalisation des travaux dans le délai imparti, le maire, par décision motivée, fait procéder d'office à leur exécution. Il peut également faire procéder à la démolition prescrite, sur ordonnance du juge statuant en la forme des référés, rendue à sa demande.&lt;br /&gt;« Lorsque la commune se substitue aux personnes titulaires de la concession défaillantes et fait usage des pouvoirs d'exécution d'office qui lui sont reconnus, elle agit en leur lieu et place, pour leur compte et à leurs frais.&lt;br /&gt;« Les frais de toute nature, avancés par la commune lorsqu'elle s'est substituée aux personnes titulaires de la concession défaillantes, sont recouvrés comme en matière de contributions directes. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Evidemment, quand rechercher les héritiers demanderait un effort et comme restaurer a un coût, il est plus facile de détruire, oubliant que des tombes anciennes sont un patrimoine irremplaçable. Il est tout de même rageant de voir avec quel zèle on chante la découverte archéologique de tombes anciennes, de l'homme de Tautavel aux Mérovingiens, et avec quelle légèreté on démolit ce qui ne vient que de 3 ou 4 voire 5 générations en arrière. Notons qu'il faut tout de même une ordonnance de référé. Je ne suis pas si sûre que l'on y ait eu recours si souvent pour les destructions du Père Lachaise. On semble préférer l'abandon.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Mais revenons au questionnaire. Je passe sur l'affirmation selon quoi 80% des actes de vandalisme seraient dus aux admirateurs de Jim Morrison. Un point intéressant concerne les nouvelles attributions : « Il n’y a plus d’espace disponible au Père-Lachaise depuis 60 ans. En revanche, la loi permet depuis 1924, de reprendre des concessions anciennes abandonnées ainsi que de ré attribuer ces concessions reprises à de nouveaux bénéficiaires. Cette procédure permet de ré attribuer environ 300 concessions par an en moyenne.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Il n’y a pas de critère particulier pour être enterré au Père-Lachaise. En France, les privilèges funéraires ont été abolis en 1790 et les règles sont les mêmes pour tous. La loi place tous les défunts sur un pied d’égalité, sans considération de fortune, de titres ou de notoriété. Pour être enterré au Père-Lachaise, il faut, soit appartenir à une famille qui y possède déjà une concession, soit être décédé à Paris (sans considération de nationalité ou de domicile), soit domicilié à Paris au moment du décès : dans ces deux derniers cas, l’accueil au Père-Lachaise dépend des disponibilités du moment en fonction des reprises effectuées au cours de l’année. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Eh oui, mais une concession est tout de même payante et coûte même une somme coquette. On voit ainsi pourquoi la conservation du passé ne vient pas au premier rang des préoccupations.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;A la question d'un registre de visiteurs, l'agacement devient sensible : « Réponse : Le cimetière du Père-Lachaise n’est pas un lieu touristique. Sa vocation est d’accueillir des défunts dans un espace funéraire, bien que celui-ci soit ouvert à la promenade publique. Le rôle du personnel du cimetière n’est pas de tenir des statistiques touristiques (il y a des organismes qualifiés pour cela) mais d’enterrer les morts ou de les incinérer au crématorium, de gérer des concessions et des exhumations, d’assurer le bon entretien du site : voirie, espaces communs, propreté, plantations. Pour un cimetière, les visiteurs autres que les familles des défunts et les promeneurs discrets, c’est-à-dire les touristes voyants, sont une gêne car ils dérangent fréquemment tous ceux qui travaillent dans le cimetière à un titre ou à un autre. &lt;b&gt;En outre, ils sont une source de dépense importante alors qu’ils n’apportent aucune recette, contrairement à ce qui se passe dans les musées et les véritables sites touristiques.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Il n’y a donc aucun registre dénombrant les visiteurs car le personnel a d’autres tâches, à commencer par l’accomplissement de ses obligations légales prioritaires.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Les raisons de la visite des touristes sont variables et multiples, depuis la recherche de l’esthétique, de la beauté des lieux et de leur charme romantique et historique, jusqu’à ceux qui s’imaginent se trouver dans un parc de loisirs et pouvoir y commettre des actes délictueux comme si le cimetière était une zone de non-droit. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;C'est moi qui souligne. Cela se passe de commentaire. Depuis 60 ans, on démolit 300 caveaux par an pour revendre l'emplacement et comme on ne peut pas faire payer les visiteurs attirés là par l'art ou l'histoire, on les tolère avec hargne. Mais il y a mieux. Questionnés sur l'existence de plans et sur l'indication possible des tombes de personnalités : « Les défunts étant en vertu de la loi française, tous égaux devant la mort, il n’existe pas de « personnalités » proprement dites dans les cimetières même si la coutume et l’usage ont consacré cette présence et cette catégorie de défunts.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;L’administration des cimetières n’ayant pas qualité pour déterminer qui est ou qui n’est pas une « personnalité », elle se contente d’éditer un plan général signalant une centaine de « sépultures parmi les plus demandées » par le public. Deux autres plans, thématiques, sont consacrés aux Monuments de la Déportation ainsi qu’au circuit de la Commune de Paris qui rassemblent des monuments emblématiques. »  &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Gare aux morts qui n'ont pas la bonne couleur politique ? Quand je parlais de venin... &lt;i&gt;In cauda venenum&lt;/i&gt;, comme de juste !&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Une rumeur court selon laquelle l'actuel maire de Paris, emporté par son zèle écologiste, aimerait transformer le Père-Lachaise en jardin, utilisant l'espace des 300 démolitions annuelles pour y planter des arbres, ne gardant à terme que les monuments classés. Je n'ai pas pu trouver de confirmation sur Internet. Mais si c'est en projet, j'espère que mon coup de gueule lui donnera un coup de frein.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Un bon petit site pour visiter sans se déplacer, d'autant que les photos sont belles :&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;http://membres.lycos.fr/blg/index.html&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Les miennes seront sans doute moins touristiques.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16264263-7926654500481817596?l=reflexsurtempscourants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/feeds/7926654500481817596/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=16264263&amp;postID=7926654500481817596' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/7926654500481817596'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/7926654500481817596'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/2009/09/visite-au-pere-lachaise.html' title='Visite au Père-Lachaise'/><author><name>Geneviève</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18121492532058484897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01791191542415416803'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16264263.post-8259368979331991167</id><published>2009-07-30T10:19:00.001Z</published><updated>2009-07-30T10:21:15.514Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Annonces d&apos;amitié'/><title type='text'>Beslan</title><content type='html'>Des amis m'envoient cette annonce :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ENFANTS DE BESLAN EN FRANCE DU 18 AOUT  AU 3 SEPTEMBRE.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16 enfants de 12 à 14 ans (9 filles et 7 garçons), survivants de l'attentat terroriste de Beslan, arriveront à Roissy le 18 août 2009 à 09 heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils séjourneront pendant deux semaines, dans des colonies de vacances de la Fondation les Enfants du Métro de la RATP ainsi que dans des centres&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;de vacances du CE de la RATP.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils partageront les activités des petits français de leur âge. Ainsi se construit l'Europe de la paix et de la solidarité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils visiteront Paris et participeront aux cérémonies du 5e anniversaire de la tragique prise d'otage de Beslan, qui fit plus de 300 morts, le mardi 1er septembre à 19 heures sur le parvis des Droits de l'Homme au  Trocadéro de Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La population parisienne est invitée à venir leur témoigner sa tendresse et sa solidarité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dons, adhésions, partenariats, parrainages d'enfants, sont les bienvenus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Visitez notre site et notre blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;www.beslan.fr&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;beslan.hautetfort.com&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Christian Maton&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vice Président&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Solidarité Enfants de Beslan&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;06.71.40.79.87&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16264263-8259368979331991167?l=reflexsurtempscourants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/feeds/8259368979331991167/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=16264263&amp;postID=8259368979331991167' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/8259368979331991167'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/8259368979331991167'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/2009/07/beslan.html' title='Beslan'/><author><name>Geneviève</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18121492532058484897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01791191542415416803'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16264263.post-2252766412278171306</id><published>2009-06-14T18:37:00.004Z</published><updated>2009-06-14T18:42:27.990Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Annonces d&apos;amitié'/><title type='text'>Un colloque sur l'enfance maltraitée</title><content type='html'>Une amie me demande de prévenir de l'existence de ce colloque qui lui tient à cœur. Voici donc :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;Prévention des violences intrafamiliales,&lt;br /&gt;vers la grande cause nationale en 2010 ?&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Législations comparées en France et en Europe&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;Sous le patronage de M. Terry Davis, Secrétaire Général du Conseil de l’Europe&lt;br /&gt;Avec le parrainage de Madame Michèle Alliot-Marie, Ministre de l’Intérieur et de l’Outre-mer, de Madame Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé et des Sports, &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;&lt;br /&gt;ainsi que de Maryse Wolinski, journaliste et écrivain. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;Avec le soutien de la Région Ile de France&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Pour recevoir le programme du colloque au Sénat et s’inscrire (35 Euros) ou pour réserver votre Passeport complet « pièce + colloque » (53 Euros) : &lt;a href="mailto:ladies.worldwide@laposte.net"&gt;ladies.worldwide@laposte.net&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Attention : pour des raisons de sécurité, l’entrée au Sénat est nominative, sur inscriptions à l’avance et sur présentation d’une pièce d’identité. &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;Avant-programme provisoire résumé&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;(D'autres intervenants pressentis vont nous donner leur réponse, ce programme pourra évoluer au fil du temps). &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;Samedi 27 juin, matin&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;9H – &lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;Ouverture par la personnalité invitante&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : M. &lt;strong&gt;Philippe Richert, Sénateur du Bas Rhin et Questeur du Sénat.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;9H15- &lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;&lt;strong&gt;Présentation générale de la problématique&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; par Me Laurent Hincker, avocat à Strasbourg et Paris, Président de L’Atelier Européen. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;&lt;strong&gt;Présentation des 25 associations partenaires&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; par Soria Soria, coach certifiée, journaliste, écrivain, Secrétaire Générale de L’Atelier Européen et Sandrine Porcher, présidente de l'AVIP (Aide aux victimes de violences psychologiques).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;L’Atelier Européen, pilote du projet est en partenariat avec les 24 associations suivantes pour le colloque et la pièce de théâtre associée : Ladies Worldwide International Network, AVIP (Aide aux victimes de violences psychologiques), le CFVI (Collectif français des victimes de l’inceste), Femmes 3 000, Club Image, Girls@Work, No Human Toys, LéO &amp;amp; LéA contre l’inconcevable, AVPE, Association pour la protection de l’enfance, Vaincre le silence, Lagoon, SEMAFORCE (SOS Enfants Mamans Force), SOS Les Mamans, SOS Inceste pour revivre (Eva Thomas), Institut pour la Justice (association initiatrice de la pétition à 150 000 signatures sur les dysfonctionnements de la Justice des victimes en France), Le Soleil Blanc, ADCHM (Yvonne Poncet-Bonissol), L’Enfant d’abord, ENDIS 911, Aquero, Association Caldeira, Sophia Théâtre et Innocence en Danger, ONG mondiale de protection de l’enfance reconnue par l’ONU. &lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Intervention de &lt;strong&gt;Madame Michèle Alliot-Marie, Ministre de l’Intérieur et de l'Outre-mer &lt;/strong&gt;(sous réserves de sa disponibilité) ou de l'un de ses représentants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9H30 – &lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;Table ronde : Harcèlement moral et violences dans le milieu familial, bilan et perspectives. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Interventions de : &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Dr Geneviève Reichert-Pagnard, psychiatre, psychanalyste et victimologue, auteur de l'ouvrage de référence "Crimes impunis, Néonta ou l'histoire d'un amour manipulé" chez Prime Fluo Editions (&lt;a href="http://www.primefluo-editions.com/"&gt;http://www.primefluo-editions.com/&lt;/a&gt; ) : &lt;em&gt;portrait du manipulateur destructeur dans le couple. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Yvonne Poncet-Bonissol, psychologue clinicienne et psychanalyste, écrivain, présidente de l'ADCHM (Association de défense contre le harcèlement moral): &lt;em&gt;le harcèlement moral dans le milieu familial. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- René Vogel, directeur de l'association Regain : &lt;em&gt;les enfants témoins de violences conjugales, enjeux et répercussions (de nouveaux travaux, pionniers en France). &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Nadine Grandjean, conseillère conjugale, cabinet Raphaël : &lt;em&gt;l'expérience du terrain, peut-on négocier avec un pervers narcissique lors d'une séance de conseil conjugal ? &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Un Juge aux Affaires Familiales (JAF) : &lt;em&gt;le pervers narcissique face à la Justice dans les séparations parentales conflictuelles. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Me Laurent Hincker, président de L'Atelier Européen : &lt;em&gt;violences psychologiques dans le milieu familial, comparaison des législations en France et en Europe. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Sous réserves : un responsable des questions concernant la famille au Conseil de l'Europe, un député français de la mission d'étude parlementaire sur les violences conjugales (réforme de la loi de 2006). &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Animation de la table ronde : Marie-France Chatin, journaliste à Radio France International.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Débat avec la salle. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Déjeuner libre&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;&lt;strong&gt;Samedi 27 juin après-midi&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;&lt;strong&gt;Et les enfants dans tout cela ? Syndrome de l'alinéation parentale (SAP), expertises et Justice.&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;14H- &lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;La prévention des abus sexuels et des enlèvements d'enfants&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : M. Fournier, président de l’association ENDIS 911, réalisation et distribution de fascicules de prévention dans les écoles sous forme de bande dessinée interactive, en collaboration avec le ROTARY CLUB et GLENAT PRODUCTION. Parrainé par le Ministère de l’Education Nationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;14H15 - &lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;Présentation générale de la problématique&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; par Me Laurent Hincker. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Intervention de Homayra Sellier, présidente d’Innocence En Danger&lt;/strong&gt; : &lt;em&gt;les abus sur les enfants, un enjeu de santé publique. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Intervention de &lt;strong&gt;Madame Roselyne Bachelot-Narquin, Ministre de la Santé et des Sports&lt;/strong&gt; (sous réserves de sa disponibilité) ou de l'un de ses représentants. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;15H - &lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;Paroles de victimes&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : des adultes, victimes d'inceste dans leur enfance, témoignent. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;15H30 - &lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;Table ronde SAP, expertises et Justice&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, avec les interventions de : &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Christel Petit-Collin, psychothérapeute et écrivain : &lt;em&gt;comment se défendre en Justice face à un manipulateur qui veut obtenir la garde exclusive de ses enfants pour profaner l'innocence ? &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Dr Traube, psychiatre suisse, membre d'Innocence En Danger : &lt;em&gt;le Syndrome de l'aliénation parentale, dogme ou réalité ? Théorie et expérience clinique. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Un criminologue de l'Institut pour la Justice : &lt;em&gt;le traitement pénal des agressions sexuelles sur mineurs et de l'inceste en Justice, faits et chiffres.&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Françoise Storz, anthropologue et travailleuse sociale : &lt;em&gt;l'interdit de l'inceste, de Levi-Strauss à nos jours, pourquoi notre société ne parvient-elle pas à résoudre les cas d'inceste en Justice ? (le comité scientifique du colloque a demandé à Madame Storz de porter à ce sujet sur notre société française un regard objectif et distancié d'anthropologue, comme si nous étions une peuplade étrangère et qu'elle nous observe...). &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Cynthia Fleury, philosophe et enseignant chercheur : &lt;em&gt;violences sur les enfants, les enjeux philosophiques. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Serge Garde, journaliste et écrivain, auteur du livre "Enquête sur une société qui consomme des enfants" : &lt;em&gt;pédocriminalité et inceste, la complaisance de la société française. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;-&lt;/em&gt; Un Juge des Enfants &lt;em&gt;témoigne de son expérience quotidienne&lt;/em&gt;. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Sous réserves : un responsable du Traité international du Conseil de l'Europe sur les Abus sexuels envers les enfants, un pédopsychiatre. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Modérateur : Sandrine Porcher, présidente de l'AVIP, chef d'entreprise, psychologue et conseiller prud'homal.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;17H- Débat avec la salle. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;18H - &lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;&lt;strong&gt;Synthèse juridique&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; : les juristes, les parlementaires, les psychiatres et les responsables associatifs, qui sont déjà intervenus au cours du colloque, donnent chacun une ou deux propositions phare de réforme concrète ou des pistes de recherche.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Propositions concrètes d’orientations pour une réforme des lois françaises sur les violences conjugales et les abus sur les enfants, car les deux sujets sont reliés.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Cette synthèse, à laquelle participe la salle, donnera lieu à la publication d’un &lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;LIVRE BLANC&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; diffusé aux médias et aux pouvoirs publics, dans l’optique de la création d’un &lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;Observatoire Européen indépendant sur les violences intra-familiales.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Modérateurs : Sandrine Porcher, conseiller prudhommal, présidente des Ladies et de Femmes 3000 Rhône Alpes, présidente de l’AVIP et Me Laurent Hincker. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;19H - Clôture par Me Laurent Hincker.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Repris de :&lt;br /&gt;http://veritelibre.blogspot.com/2009/04/programme-du-colloque-au-senat-le-27.html&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16264263-2252766412278171306?l=reflexsurtempscourants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://veritelibre.blogspot.com/2009/04/programme-du-colloque-au-senat-le-27.html' title='Un colloque sur l&apos;enfance maltraitée'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/feeds/2252766412278171306/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=16264263&amp;postID=2252766412278171306' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/2252766412278171306'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/2252766412278171306'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/2009/06/un-colloque-sur-lenfance-maltraitee.html' title='Un colloque sur l&apos;enfance maltraitée'/><author><name>Geneviève</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18121492532058484897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01791191542415416803'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16264263.post-2004508468329401875</id><published>2009-06-09T04:49:00.001Z</published><updated>2009-06-09T04:52:11.573Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Des lieux sacrés et de leur devenir'/><title type='text'>Impressions de Razès</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce qui m'a le plus frappée lors de ce voyage de quelques jours en Razès, c'est la verdeur. L'herbe de ce pays sec n'a pas commencé de jaunir et les fleurs poussent à profusion tout comme les fougères sur les pentes qui mènent au pech de Bugarach. J'ai connu des mois de juin plus râpés dans ma Bourgogne natale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rennes-les-Bains : un village qui meurt. Toutes les maisons offrent des chambres d'hôtes – mais l'on trouve à loger à l'Hôtel de France sans avoir retenu. L'épicerie fait dépôt de presse mais on n'y trouve ni piles ni bloc pour écrire. S'il n'y avait les passionnés de l'abbé Boudet et quelques randonneurs, de quoi vivraient les gens ? L'agriculture se réduit à presque rien, un peu d'élevage pour la gastronomie. On a du mal à imaginer que ce fut une ville d'eaux courue avec des messieurs en frac et des dames en robe à tournure, des calèches et des mondanités. L'église est fermée, le cimetière terriblement banal. La tombe de l'abbé Jean Vié se délite doucement, celle du vicomte de Fleury, reconstituée à partir de ses deux monuments, fait piètre figure et bientôt l'on ne lira plus les inscriptions qui s'écaillent. Il en est quelques autres des débuts du XXe siècle que Gérard de Sède n'a pas utilisées dans son jeu de piste – sans doute lui semblaient-elles trop tardives malgré leurs décors floraux.&lt;br /&gt;Les eaux n'ont pas du perdre leurs qualités médicinales ; d'où vient que l'activité de cure ait cessé ? Diktat de la Sécu qui répugne de plus en plus à les rembourser, pressions des grandes firmes pharmaceutiques auprès des médecins en faveur des molécules de synthèse, des gélules et des pilules ? Concurrence de la thalasso ? Allez savoir !&lt;br /&gt;L'église est fermée et c'est exceptionnel, semble-t-il, qu'on y dise encore la messe. Les horaires affichés sur la porte renvoient les paroissiens le plus souvent vers Couiza si ce n'est Quillan. Les prêtres romains d'aujourd'hui ressemblent à ceux du IVe siècle qui vivaient en communauté autour de leur évêque et couvraient ou non de vastes terroirs ruraux en plus des villes. Mais quand chaque village avait son curé, au fond, quel était leur travail ? La messe du dimanche avec confessions et vêpres le samedi, une douzaine de mariages à l'an et autant d'enterrements ou de baptêmes. Et le reste du temps ? Rien d'étonnant, avec tant de loisirs, que beaucoup d'entre eux se soient piqués d'érudition, de recherches historiques ou se soient entichés du magnétisme animal et surtout du somnambulisme lucide, de botanique, d'entomologie, d'archéologie. Dans ce contexte, la Vraie Langue Celtique de Boudet ne fait pas tache. Quelles furent les marottes de Jean Vié ? Celles de Saunière au delà de la rumeur de trésor ? A quoi rêvait un curé de campagne ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bugarach. Il pleut, il fait froid comme en montagne « du nord », les nuages viennent voiler le roc. Il aurait fallu m'habiller en randonneuse, pas en conférencière, mais baste ! Le colloque de l'ARTBS ne manque pas d'intérêt, simplement de « couloirs » où échanger plus librement, merci la pluie. Je me sens très « pièce rapportée » dans ce milieu castelrennais où tous se connaissent. Et, comme toujours, pas assez de temps pour développer une thématique complexe. Mais il y a la montagne, le pech, présence incontournable comme un appel. Montagne à légendes, habitée de puissances plus archaïques que la tragédie grecque ou l'humour celte. Le rencontrer par un ciel d'orage avant de le voir illuminé, transfiguré par le soleil couchant fut sans doute un privilège : la montagne par beau temps trompe son monde, par mauvais temps raconte ses légendes, ses maléfices et ses élémentaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rennes-le-Château, juste une halte pour un repas en commun, le dernier de ce week-end. Le paysage toujours à couper le souffle. L'église se dégrade de jour en jour, les lieux sauniéresques sont presque inaccessibles mais le village s'enrichit de boutiques « d'art » façon Couvertoirade ou Cité de Carcassonne. On distille aux touristes du Saunière et du trésor au compte-gouttes, à peine de quoi faire rêver, et l'on titille leurs envies de consommateurs. La belle histoire se transforme doucettement en mémoire hameçon – mais où sont les conteurs d'antan ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16264263-2004508468329401875?l=reflexsurtempscourants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/feeds/2004508468329401875/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=16264263&amp;postID=2004508468329401875' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/2004508468329401875'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/2004508468329401875'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/2009/06/impressions-de-razes.html' title='Impressions de Razès'/><author><name>Geneviève</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18121492532058484897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01791191542415416803'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16264263.post-7234144851894688654</id><published>2009-05-03T14:14:00.001Z</published><updated>2009-06-09T04:54:37.632Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Des lieux sacrés et de leur devenir'/><title type='text'>Coup de colère à Saint-Sulpice</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;style type="text/css"&gt;  &lt;!--   @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;  &lt;/style&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Je me trouvais hier dans l'église Saint-Sulpice à Paris. La façade de Servandoni – partie la plus laide  à mon sens – est en réfection. Tant mieux. Il faut dire qu'elle menaçait depuis 1999 de tomber par morceaux sur la tête des passants et que ça fait désordre. Mais une fois à l'intérieur, on ne peut qu'osciller entre tristesse et colère. En dehors des peintures de Delacroix et de celles d'Abel de Pujols consacrées à la vie de saint Roch qui ont été nettoyées et sont à peu près correctement éclairées, les autres chapelles restent plongées dans l'obscurité, de larges pans des fresques s'écaillent et l'enduit même qui les soutient disparaît. Le site officiel de la paroisse reflète cet abandon.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.paroisse-saint-sulpice-paris.org/visite.aspx"&gt;http://www.paroisse-saint-sulpice-paris.org/visite.aspx&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Il mentionne comme « intéressants » la nef, « avec la chaire et l'autel », le gnomon dit aussi méridienne et que les ignares prennent pour un méridien matérialisé, la chapelle de la Vierge tout au fond, « avec une statue de Jean-Baptiste Pigalle, la sacristie et ses boiseries Louis XV, les peintures de Delacroix et le grand orgue de Cavaillé-Coll. Foin du reste ! Un Signol, un Emile Bin, c'est de la « peinture académique », n'est-ce pas, avec tout le mépris dont les cuistres de notre temps sont capables dès qu'il est question du XIXe siècle, surtout du second empire.  &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Wikipedia, plus ouverte, signale au moins les fresques de Victor Mottez, un élève d'Ingres, consacrées à saint Martin, les quatre Signol du transept et le décor de la chapelle de Saint-François-Xavier, peint en 1859 par Jacques-Emile Lafon. Il cite aussi Pigalle pour les bénitiers qui nous feraient croire Paris en bord de mer. Faut-il ajouter que Maurice Denis considérait « inoubliables » les fresques de Mottez à Saint-Sulpice ? Seule la couche de crasse qui les recouvre aujourd'hui reste dans la mémoire du visiteur, si même il les a remarquées.  &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Toutes ces fresques, et j'en oublie, furent des commandes d'Etat dans le cadre du concordat. Elles devinrent plus encore ses « pupilles » lors de la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Qui donc a sculpté la pietà ? Dans celle des sacristies qui ne se visite pas, il y aurait des tableaux du XVIIe et du XVIIIe siècle. Au moins ne risquent-ils pas trop de s'abîmer dans une pièce sèche et close. Mais le baiser de Judas de Signol que je retrouve à chaque fois plus écaillé dans les hauteurs ? Mais les vitraux dont les verres peints se brisent et qu'on remplace par de la vitre de bazar ?  &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Cette église a vu passer sous ses voûtes saint François de Sales, saint Vincent de Paul et sa disciple Louise de Marillac, Louis-Marie Grignon de Montfort, Jean Eudes et tant d'autres. Le séminaire créé par Olier a connu un rayonnement mondial. Dans son &lt;i&gt;Journal de guerre&lt;/i&gt;, Ernst Jünger en parle à plusieurs reprises pour dire son étonnement devant la qualité du lieu, sa capacité à porter la prière et le mystère profond de l'être.  &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Qu'on ne me dise pas qu'elle n'est pas classée ! Alors que font les Monuments Historiques ? Pourquoi exposer de temps à autre des œuvres contemporaines discutables, ce qui coûte cher en général, si c'est pour laisser se détruire le patrimoine existant ? A quoi utilise-t-on nos impôts si l'on n'est pas fichu de faire au moins les interventions d'urgence ?  &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Vous avez dit coup de colère ?&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16264263-7234144851894688654?l=reflexsurtempscourants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/feeds/7234144851894688654/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=16264263&amp;postID=7234144851894688654' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/7234144851894688654'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/7234144851894688654'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/2009/05/coup-de-colere-saint-sulpice.html' title='Coup de colère à Saint-Sulpice'/><author><name>Geneviève</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18121492532058484897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01791191542415416803'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16264263.post-1266731830103319792</id><published>2009-04-20T09:07:00.003Z</published><updated>2009-06-09T04:55:25.854Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Annonces d&apos;amitié'/><title type='text'>Salon du livre de Genève</title><content type='html'>Reçu des éditions Xénia :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les éditions Xenia seront présentes au Salon du Livre de Genève 2009 avec des auteurs et des publications qui ont largement contribué à l'actualité du livre en Suisse et au-delà durant l'année écoulée.&lt;br /&gt;Ce sera aussi l'occasion de présenter les deux nouveautés du mois: le très attendu &lt;div style="display: inline; font-family: Verdana-Italic; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;em&gt;Alcatraz numérique &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="display: inline; font-family: Verdana,serif; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;de Sébastien Fanti ainsi que le livre surprenant et dévastateur de Gabriel Fuchs, &lt;/div&gt;&lt;div style="display: inline; font-family: Verdana-Italic; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;em&gt;La Comédie du Management.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="display: inline; font-family: Verdana,serif; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="standout"&gt;Stand Xenia: E 721-zone 10 (diffusion OLF)&lt;/div&gt;.&lt;br /&gt;&lt;div   style="display: inline; font-style: normal; font-variant: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; font-weight: bold;font-family:Verdana,serif;font-size:11px;"&gt;Des invitations sont encore disponibles en nombre limité. Pour les obtenir, il suffit de nous écrire (&lt;span class="contextEntry" id="info@editions-xenia.com_body"&gt;info@editions-xenia.com&lt;/span&gt;) ou de nous appeler (+41 21 921 85 05).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, si j'ai des lecteurs suisses ou frontaliers, je ne saurais trop leur suggérer de se rendre sur ce stand.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16264263-1266731830103319792?l=reflexsurtempscourants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/feeds/1266731830103319792/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=16264263&amp;postID=1266731830103319792' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/1266731830103319792'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/1266731830103319792'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/2009/04/salon-du-livre-de-geneve.html' title='Salon du livre de Genève'/><author><name>Geneviève</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18121492532058484897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01791191542415416803'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16264263.post-199617423336866826</id><published>2009-03-29T09:24:00.003Z</published><updated>2009-09-23T09:04:48.120Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coups de gueule politiques'/><title type='text'>Des bandes d'adolescents et de leur bon usage</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Après les violences du lycée de Gagny, notre présidenticule eut une idée aussi géniale que médiatique : une loi qui punirait de trois ans de prison l'appartenance à une bande créée dans l'intention de nuire aux biens et aux personnes. Bravo ! Mes amis avocats apprécieront les belles occasions de plaidoirie que cette mesure ne manquera pas de leur offrir. La preuve juridique de l'appartenance à un groupe informel et celle des buts qu'une telle association poursuit promet de superbes empoignades juridiques et l'on peut déjà subodorer qu'une institution au moins en France ne sera pas touchée par le chômage : la cour de cassation. Je commente peu l'actualité dans ce blog mais il arrive qu'un excès de bêtise me fasse sortir de mes gonds. Que Nicolas Sarkozy compense sa petite taille par une enflure d'égo qui confine au gigantisme, qu'il se ridiculise autant qu'il  communique, c'est son problème et la France en a supporté d'autres sans se disloquer ; ce n'est pas ce qui provoque mon ire. Pour la politique quotidienne, voilà bien longtemps que je ne me reconnais que dans le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Parti d'en rire&lt;/span&gt; fondé par l'immortel Pierre Dac. Non, c'est sur le fond que le bât blesse, la criminalisation de l'appartenance à une bande. Il existait déjà tout un arsenal législatif visant le crime organisé, arsenal que l'on pouvait ressortir du placard pour les mafias contemporaines. Un nouveau texte ne s'imposait guère dans la lutte contre les violences urbaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les bandes de jeunes mâles semblent un phénomène universel, transculturel en tout cas, attesté dès la plus haute antiquité. Sans doute remonte-t-il à l'invention de la chasse en groupe par homo erectus, précédant même notre humanité. La plupart des civilisations l'ont reconnu, encadré, lui ont trouvé quelque utilité en général guerrière, parfois idéologique comme les gardes rouges de Mao, en ont fait un rite de passage ou lui ont donné une structure éducative, pensons au scoutisme de Baden Powell. Cela dure quelques années jusqu'à ce que les jeunes gens se marient et prennent leur place dans le monde adulte. Le phénomène, de plus, semble exclusivement mâle. Si une fille se mêle à une bande, c'est qu'elle la commande. Mâle et hiérarchisé. On retrouve toujours une structure de type militaire : un chef, ses adjoints et la piétaille. A se demander si ce n'est pas un vieux reste de socialisation animale qui revient temporairement avec la puberté des garçons.&lt;br /&gt;Une de ces bandes de jeunes mâles trouve place dans la mythologie de l'Inde védique : ce sont les Marut dont le nom signifie « brillants, immortels », fils du taureau Rudra, puissance de la tempête qui rugit et dévaste le monde, et de la vache Prishni selon la plupart des variantes, compagnons d'Indra. Dans une version du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mahâbhârata&lt;/span&gt;, leurs noms témoignent d'un humour certain, peut-être aussi d'une bonne connaissance des sobriquets que se donnent les jeunes puisqu'ils se nomment &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mrigavyadha&lt;/span&gt;, Tueur de Biches, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sarpa&lt;/span&gt;, Serpent, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nirriti&lt;/span&gt;,  Malchance, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ajaekapada&lt;/span&gt;, Bouc à un seul pied, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ahirbhudnya&lt;/span&gt;, Serpent de mer, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pinakin&lt;/span&gt;, Archer, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dahana&lt;/span&gt;, Incendiaire, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ishvara&lt;/span&gt;, Seigneur, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Kapali&lt;/span&gt;, Porteur de crânes, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sthanum&lt;/span&gt;, Arbre sec et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bhaga&lt;/span&gt;,  Fortuné. Lucien Febvre, dans un compte-rendu pour les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Annales &lt;/span&gt;(1951, vol 6 n°3) d'un article de Dumézil, « Les Archanges de Zoroastre et les rois romains de Cicéron », décrit Indra comme la force brute « d'où résulte victoire, butin, puissance » et poursuit : « Un brillant et bruyant cortège, celui des Marut, est la projection mythique dans l'atmosphère de ces sociétés de jeunes guerriers dont nous connaissons l'existence réelle dans le monde indo-iranien. »&lt;br /&gt;On retrouve ces sociétés de jeunes guerriers chez les Burnyas de Nouvelle-Guinée où ils deviennent les « chiens » d'un héros magique, l'aoulatta, comme chez les Indiens des Plaines, Cheyennes, Arapahos, Lakotas ou Pieds-Noirs. Curieusement, chez les Cheyennes, la plus célèbre des sociétés de jeunes guerriers était celle des Hotaminio, ce qui signifie soldats chiens. Et comment ne pas penser alors à Cuchulain, le Chien de Culan, héros par excellence de la mythologie irlandaise ? Pourquoi les chiens, même si nous comprenons bien qu'il s'agit de ces bêtes hargneuses qui montent la garde et que l'on peut lancer contre des agresseurs ? Le chien, tout comme le loup, autre canidé, chasse en meute.&lt;br /&gt;Sans même parler des classes d'âge africaines, toutes les civilisations semblent avoir prévu et encadré par des rites et des appels à l'excellence la grégarité de l'adolescence des garçons. Même la Grèce antique les regroupait dans des chœurs et des équipes de gymnastes. La constitution de bandes « sauvages » que nous observons tant aux Etats-Unis qu'en Europe aujourd'hui témoigne d'un manque criant, celui de rites de passage entre l'enfance et l'âge adulte, d'initiations réelles que les adolescents pourraient reconnaître comme telles. Jusqu'à son abolition, le service militaire a joué ce rôle en France républicaine, bien que son institution ait répondu à de tout autres préoccupations, ce qui a d'ailleurs empêché de reconnaître officiellement son importance réelle. On pourrait gloser à l'infini sur les illusions idéologiques et les intérêts financiers à courte vue qui nous ont amenés là. Il me semble surtout urgent de combler ce manque.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16264263-199617423336866826?l=reflexsurtempscourants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/feeds/199617423336866826/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=16264263&amp;postID=199617423336866826' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/199617423336866826'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/199617423336866826'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/2009/03/des-bandes-dadolescents-et-de-leur-bon.html' title='Des bandes d&apos;adolescents et de leur bon usage'/><author><name>Geneviève</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18121492532058484897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01791191542415416803'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16264263.post-3545684869343579236</id><published>2009-03-15T18:31:00.003Z</published><updated>2009-06-09T04:57:24.417Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mythologie contemporaine'/><title type='text'>Naissance d'un mythe</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Puisque ce n'est plus la saison et que je n'ai pas envie de donner dans le marronnier de printemps qui occupe deux de nos hebdomadaires, à savoir l'influence des « frangins » sur la politique française, il me semble temps de m'interroger sur le Père Noël. Pourquoi ce personnage né de la presse anglo-saxonne et de la publicité pour Coca-Cola est-il devenu une véritable figure mythique, le centre d'un mythe auquel personne ne « croit » à la façon d'un dogme mais que chacun alimente ne serait-ce que de caricatures ?&lt;br /&gt;Prenons sa filiation avec saint Nicolas, évêque de Myre. Il ne s'agit que du légendaire tardif et purement occidental de ce saint homme, le conte des trois enfants dans le saloir, conte qui ne saurait guère remonter au delà des famines qui suivirent la Grande Peste. Mais c'est bien cette histoire qui justifie les cadeaux faits aux enfants, au moins les bonshommes de pain d'épices qui, eux aussi, suggèrent de dater cette coutume du XVe siècle. Pays-Bas, Belgique, Luxembourg, Lorraine, Allemagne, Autriche, Hongrie, Pologne, République Tchèque, Suisse et Croatie : le territoire de saint Nicolas s'identifie à celui du Saint-Empire Romain Germanique. Les reliques du saint évêque parvinrent en &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Francia Orientalis&lt;/span&gt; au Xe siècle mais ce n'est qu'au XIIe qu'il devint le protecteur des enfants et distributeur de friandises et plus tardivement encore qu'il se vit accompagner d'un personnage négatif, punitif, le Père Fouettard.&lt;br /&gt;Avant de nous intéresser à la transformation tardive de ce couple hivernal dans les pays anglo-saxons, il convient de l'examiner plus avant. L'iconographie populaire de saint Nicolas le revêt d'une cape épiscopale rouge à parements d'or et d'une mitre de même couleur sur une aube blanche, couleurs qui perdureront dans le costume du Père Noël. Certains folkloristes ont pensé à une métamorphose d'Odin mais le vieux borgne porte un manteau bleu, de ce bleu profond du ciel qui s'assombrit avant la nuit tandis que S. Nicolas arbore les couleurs de l'aurore. A moins que ce ne soit du crépuscule. Le 6 décembre, on aurait pu songer à quelque puissance lumineuse des hautes latitudes, lorsque le jour se réduit à une aube suivie de crépuscule avant la nuit polaire. Mais le territoire que parcourt le saint évêque juché sur sa mule est plus au sud. Son accompagnateur, le Père Fouettard en Lorraine, porte en Autriche et en Bavière le nom de Krampus, crochet1, en Allemagne celui de Ruprecht ou Knechtruprecht2, en Alsace celui de Hans Trapp3, tandis qu'il devient Zwarte Piet, Pierre le noir, aux Pays-Bas où il porte visage noir et costume soit noir et blanc soit bigarré4 et Schmutzli, bouseux, dans les cantons suisses. Impossible de ne pas rapprocher Zwarte Piet de tous les récits hagiographiques où les démons apparaissent sous forme de petits hommes noirs, d' « Ethiopiens ». Traditionnellement, S. Nicolas apporte pains d'épice ou sucres d'orge, tandis que son compère n'offre dans son sac que charbon, cendres ou pommes de terre. Autant l'évêque symbolise l'abondance sans laquelle il n'est pas de friandises, autant son valet semble représenter la misère si ce n'est la famine. Pourtant, son fouet met une note d'espoir paradoxale : Zwarte Piet apparaît au moment où, dans le Frioul, les Benandanti vivent des rêves rituels de combat contre les sorciers stérilisant la nature qu'ils chassent en les fustigeant de branches de fenouil. On sait que les cas frioulans étudiés par Carlo Ginzburg ne sont que la partie émergée d'un iceberg beaucoup plus vaste et qui semble aussi s'être répandu au moins sur l'Europe centrale sinon sur l'ensemble du Saint-Empire. Ils opéraient aux Quatre Temps donc, pour la période qui nous intéresse, entre le troisième et le quatrième dimanches de l'Avent, donc aux alentours de la mi décembre. Nous sommes toujours dans la période préparatoire au solstice d'hiver, lorsque la nuit devient si pesante qu'il faut l'illuminer de fêtes et raviver la fécondité du monde.&lt;br /&gt;Au début du XVIIe siècle, lorsque les Hollandais s'installèrent en Amérique du Nord et fondèrent la ville de Nieuw Amsterdam qui deviendrait New York en 1664 à l'arrivée des Anglais, les colons acclimatèrent leur folklore et saint Nicolas, Sinta Klaas, finit aussi par s'angliciser en Santa Claus. Lors de cette anglicisation, il perdit sa date de fête au profit du 24 décembre. En 1821, il allait perdre le dernier lien qui le rattachait au saint évêque de Myre et devenir Father Christmas, le Père Noël, dans un conte écrit par le pasteur Clément Clarke Moore dont on peut supposer qu'il n'appréciait pas ce résidu de papisme ! Il perdit aussi sa mule traditionnelle au profit d'un traîneau tiré par huit rennes. En 1860, le dessinateur Thomas Nast lui donna un costume rouge bordé de fourrure blanche, un long manteau remplaçant la chasuble liturgique puis en 1931, lors d'une publicité pour Coca-Cola, Haddon Sundblom le vêtait d'une tunique et d'un pantalon rouges inspirés du costume traditionnel des Inuits. En 1939 enfin, dans un conte de Robert L. May, les huit rennes deviennent neuf, attelage guidé par Rudolf au nez rouge lumineux. Notons au passage que ce renne lanterne (en attendant d'être simplement enrhumé) rappelle par son nom le valet Ruprecht5.&lt;br /&gt;Et le mythe a pris corps. Avec sa fabrique de jouets où s'affairent les lutins au pôle Nord, le Père Noël a phagocyté Julenisse, le lutin des fermes norvégiennes qui portait les cadeaux aux enfants à l'approche de Jul, la fête solsticiale. Il faut dire que ce gnome changeur de forme en avait déjà tous les attributs, il suffisait de teindre son costume en rouge, ce qui fut fait en 1881. Lui même avait remplacé la chèvre de Jul, donneuse de présents plus traditionnelle et plus ambiguë puisque elle eut d'abord un rôle de croquemitaine, encore assumé au XVIIe siècle où les fermiers se déguisaient avec un masque et une peau de bouc pour effrayer leurs voisins, particulièrement les enfants. Ce n'est qu'au XIXe, encore le XIXe, qu'elle devint débonnaire et porteuse d'abondance.&lt;br /&gt;Depuis le début de cet article, nous tournons autour d'une opposition abondance/famine où la fête propitiatoire vient nier ou euphémiser la nuit hivernale. Au solstice, selon ce que furent les moissons et les récoltes, les paysans savaient s'ils pourraient ou non passer l'hiver mais aussi qu'il fallait que la jeunesse le passe, sous peine de n'avoir plus d'avenir collectif. A la fin du XIXe siècle où la famine semble un spectre du passé, la fête change. Elle s'oppose toujours à la nuit et à l'ennui mais on éloigne la part d'ombre et Ruprecht le fouettard devient Rudolf le guide aux clochettes tintinnabulantes. Pourtant, derrière l'euphémisation du traîneau rempli de jouets et de sucreries, c'est peut-être encore la chasse gallerye qui parcourt les cieux obscurs. Au fond, le Père Noël n'a pris que parce qu'il se nourrit aux racines les plus profondes des mythes germaniques et, par delà, des cultes du néolithique dont nous ne connaissons plus que quelques figures comme le bouquetin, le loup ou le géant6.&lt;br /&gt;Même euphémisé jusqu'à la niaiserie parfois, laquelle appelle la dérision, ce retour aux sources les plus archaïques ne laisse pas d'inquiéter comme un signe d'une angoisse collective latente plus profonde qu'on ne veut bien le dire. On ne fête jamais tant l'abondance que dans la sourde peur du manque. Le décor des illustrations de ce Noël païen, de ce Nouveau Soleil qui ne dépasse pas l'aurore, notons le, est passéiste. Ce ne sont que villages aux maisonnettes pimpantes, villages sans pauvres et sans ruines où toutes les cheminées fument, où tous les intérieurs respirent l'aisance cossue plutôt que le luxe. En d'autres termes, c'est le monde paysan idéalisé dont sont nostalgiques les adeptes de la décroissance, un monde qui déjà commençait de disparaître lorsque l'on imprimait les premières cartes de vœux.&lt;br /&gt;Il reste que le Père Noël s'oppose de manière presque frontale au Noël chrétien. La hotte pleine de jouets exalte l'abondance quand on est censé fêter la naissance de l'enfant Dieu dans une grotte servant d'étable, couché sur la paille d'une mangeoire, pauvre parmi les pauvres au moins pour cette nuit. Aux esprits de la nature que sont les lutins répliquent les puissances célestes, les anges. Au thème du feu que rappelle, outre la couleur rouge de ses vêtements, le passage du Père Noël par la cheminée répond dans l'icône et le légendaire de la nativité celui de l'eau contenue dans une sorte de grande coupe où la sage-femme va baigner le nouveau-né. On peut penser que cette opposition traduit le caractère consumériste de notre temps mais allons plus loin. Les rites de fêtes et de cadeaux solsticiaux n'ont pas cessé avec la christianisation de l'Europe mais, dans la mesure où l'équilibre était gardé entre abondance et crainte de la pauvreté, récompense des efforts et sanction des abandons intérieurs, cette opposition frontale avec le Noël chrétien n'existait pas. Il s'agissait plutôt, plongeant aux mémoires archaïques, d'une sorte d'anticipation eschatologique de la fin des temps. Ce n'est qu'avec l'euphémisation systématique et la négation forcée de l'angoisse nocturne que cette opposition se fait jour. Elle devrait nous alerter. Le Père Noël déverse sa hotte de jouets sur les enfants mais on oublie le miracle de la naissance. C'est une abondance d'où la fertilité est exclue. Et, avec la fertilité, l'avenir ?&lt;br /&gt;&lt;style type="text/css"&gt;  &lt;!--   @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm }   P.sdfootnote { margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-size: 10pt }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;  &lt;/style&gt; &lt;p class="sdfootnote"&gt;1.On reconnaîtra sa transposition dans le célèbre pirate qui capture les enfants dans le conte de Peter Pan.&lt;/p&gt;&lt;p class="sdfootnote"&gt;2.&lt;style type="text/css"&gt;  &lt;!--   @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm }   P.sdfootnote { margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-size: 10pt }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;&lt;/style&gt;Ruprecht, c'est le même nom que Robert ou Rupert, de &lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Hrodberht (hrod = gloire + berht = brillant). On traduirait normalement par lumière de gloire, cf. le &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;i&gt;xvarnah&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; iranien. Quant à &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;i&gt;knecht&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; qui signifie valet, il faut l'entendre au sens médiéval de valet d'armes. Ce valet porte les mêmes attributs que l'évêque, comme s'ils étaient les deux faces d'un même être.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="sdfootnote"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;3.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;style type="text/css"&gt;  &lt;!--   @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm }   P.sdfootnote { margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-size: 10pt }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;&lt;/style&gt;Il s'agirait du fantôme d'un seigneur réel nommé Hans von Trotha. &lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;mais on peut aussi penser à un dérivé du moyen-haut-allemand &lt;span style="font-style: italic;"&gt;trappe&lt;/span&gt;, niais.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="sdfootnote"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;4.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;style type="text/css"&gt;  &lt;!--   @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm }   P.sdfootnote { margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-size: 10pt }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;&lt;/style&gt;On a évoqué plusieurs explications évhéméristes à l'apparition du Père Fouettard au XVIe siècle, comme le souvenir d'un seigneur alsacien cruel, du siège de Metz par Charles-Quint brûlé en effigie, de serviteurs maures abandonnés sur place lors du retrait des Espagnols à l'indépendance des Pays-Bas. Ce ne sont bien entendu que des rationalisations après coup.&lt;/p&gt;&lt;p class="sdfootnote"&gt;5.&lt;style type="text/css"&gt;  &lt;!--   @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm }   P.sdfootnote { margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-size: 10pt }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;&lt;/style&gt;Rudolf vient de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Hrod&lt;/span&gt;, gloire et de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Wolf&lt;/span&gt;, loup. C'est donc un loup de lumière, avec la même ambiguïté que l'Apollon de Délos.&lt;/p&gt;&lt;p class="sdfootnote"&gt;6.&lt;style type="text/css"&gt;  &lt;!--   @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm }   P.sdfootnote { margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-size: 10pt }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;&lt;/style&gt;Voir la série d'articles que j'ai écrits en collaboration avec Pascal Pastor et publiés dans &lt;i&gt;Liber Mirabilis&lt;/i&gt;, en particulier « Le genou gauche de l'initié ».&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16264263-3545684869343579236?l=reflexsurtempscourants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/feeds/3545684869343579236/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=16264263&amp;postID=3545684869343579236' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/3545684869343579236'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/3545684869343579236'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/2009/03/naissance-dun-mythe.html' title='Naissance d&apos;un mythe'/><author><name>Geneviève</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18121492532058484897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01791191542415416803'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16264263.post-983286391045733829</id><published>2009-02-26T16:34:00.003Z</published><updated>2009-06-09T04:58:45.739Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coups de gueule politiques'/><title type='text'>En douce France, on n'est plus à un scandale près...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Louis Dalmas, président de l'association &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vérité et Justice&lt;/span&gt; et directeur du mensuel B.I. me prie de diffuser largement ce qui suit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;style type="text/css"&gt;  &lt;!--   @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;  &lt;/style&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;A la suite d’un concours organisé par la &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Times-Italic,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;Société de l’amitié serbo-russe &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;pour les enfants&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;serbes du Kosovo âgés de 7 à 14 ans, un album de 230 de leurs dessins, choisis parmi des&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;centaines de contributions, a été publié par le groupe de presse belgradois &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Times-Italic,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;Vecernje Novosti&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ces dessins sont particulièrement émouvants car ils ne représentent que bombardements,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;incendies, pillages, enceintes de barbelés et armes en tous genres. La vision du monde d’une&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;génération entière traumatisée par la guerre et la haine ethnique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Notre association “Vérité et Justice”, fondée en 2003, a sélectionné 50 de ces dessins et a&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;conçu le projet d’en faire une exposition destinée à sensibiliser le public français sur la&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;situation de ces enfants qui vivent dans de véritables ghettos, en butte aux exactions d’un&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;entourage décidé à effacer toute trace de présence serbe dans la région, et à leur procurer&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;quelques ressources supplémentaires dont ils ont grand besoin.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Nous avons été rejoints dans la réalisation de ce projet par l’association “Solidarité-Kosovo”&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;qui organise depuis des années des distributions de secours et de cadeaux aux enfants dans les&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;enclaves serbes du Kosovo, et en est à sa huitième mission sur le terrain.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Le projet d’exposition est donc, par sa nature même, exclusivement humanitaire et caritatif.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Par lettre du 13 janvier 2009, accompagnée du dossier complet à remplir, le Directeur général&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;de la mairie du XVIIe arrondissement de Paris, M. Pierre Bourriaud, nous a confirmé la&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;concession de la salle des fêtes de la mairie pour deux journées, les 20 et 21 février 2009, au&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;cours desquelles devaient avoir lieu :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;1) le vendredi 20 après-midi et soir, le vernissage de l’exposition et deux comptes rendus&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;illustrés de projections des voyages caritatifs effectués sur place ;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;2) le samedi 21 toute la journée, la signature de leurs ouvrages par treize auteurs, dont&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;des personnalités comme Me Roland Dumas ou Me Jacques Vergès.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Par la suite, Mme Joelle Racary, représentante de Mme le Maire Brigitte Kuster, nous a&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;indiqué que la mairie consentait à ce que l’exposition des dessins se tienne dans le hall du 1&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;er&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;étage du 16 au 28 février 2009. Elle nous a autorisé officiellement à accrocher à l’entrée de la&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;mairie deux “kakemonos” (grandes affiches de 2 m 50 de haut et de 1 m de large) annonçant&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;cette exposition ; elle s’est engagée à mettre à la disposition du public des “flyers” (tracts)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;reproduisant cette annonce et donnant le programme des deux journées de rencontres ; elle&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;nous a indiqué que l’accrochage des 50 dessins pouvait se faire dès le vendredi 13 février.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Tout cela a été réalisé comme prévu sous son contrôle et avec son accord.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Sur la foi de ces engagements, nous avons procédé de plus à des dépenses et entrepris une&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;importante campagne de promotion.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Bold,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Dépenses. &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Nous avons fait reproduire les 51 dessins aux dimensions requises pour&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;l’exposition, nous les avons fait encadrer sous verre, nous avons fait imprimer le matériel&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;d’information (kakemonos, flyers, cartes postales, invitations, etc.), nous avons passé&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;commande des boissons et amuse-gueules pour le buffet du vernissage, nous nous sommes&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;assurés le travail d’un professionnel des relations publiques, etc.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Bold,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Promotion. &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;2.500 journalistes ont été informés par e-mail de la tenue de l’exposition.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;L’annonce a été reproduite sur de nombreux sites internet. Les 1.770 abonnés du journal B. I.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;ont été avertis et un certain nombre d’entre eux projettent de venir de province pour visiter&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;l’exposition. 72 invitations individuelles ont été envoyées à des personnalités de la&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;diplomatie, de la politique ou des médias, parmi lesquelles les ambassadeurs de 36 pays. Les&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;flyers ont été distribués en différents endroits et déposés dans plusieurs librairies. Les éditeurs&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;des treize auteurs ont été prévenus, et les dispositions ont été prises pour la livraison des livres&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;le vendredi après-midi.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;A la demande de Mme Racary, parlant au nom de Mme le Maire, nous avons supprimé deux&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;panneaux qui situaient l’exposition, au strict niveau des faits, dans le contexte historique et&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;actuel du Kosovo, un panneau de présentation de l’association “Vérité et Justice” qui ne&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;faisait que mentionner la publication des trois livres des éditions du Verjus, et un dessin&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;d’enfant représentant un soldat de la KFOR tenant en laisse la colombe de la paix. La raison&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;invoquée était que ces éléments “politisaient” la manifestation. En les supprimant, nous&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;avons prouvé notre accord avec le maintien de l’exposition au strict niveau caritatif.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Le 16 février, un coup de téléphone de Mme Racary nous annonçait que Mme Brigitte Kuster&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;interdisait l’exposition et exigeait le décrochage immédiat des dessins et le retrait des&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;annonces. Cette scandaleuse décision – aux conséquences extrêmement dommageables – a été&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;confirmée par une lettre officielle en date du 16 février. Elle témoigne du racisme antiserbe de&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mme le Maire du XVIIe arrondissement de Paris et de son mépris pour les souffrances que&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Times-Roman,Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;cette exposition humanitaire s’efforçait de soulager&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16264263-983286391045733829?l=reflexsurtempscourants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/feeds/983286391045733829/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=16264263&amp;postID=983286391045733829' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/983286391045733829'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/983286391045733829'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/2009/02/en-douce-france-on-nest-plus-un.html' title='En douce France, on n&apos;est plus à un scandale près...'/><author><name>Geneviève</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18121492532058484897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01791191542415416803'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16264263.post-4347239239986325882</id><published>2008-12-22T20:51:00.004Z</published><updated>2009-09-23T15:24:38.904Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Paranormal'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Annonces d&apos;amitié'/><title type='text'>A relayer abondamment</title><content type='html'>Je reçois un appel du professeur Yves Lignon que je relaie bien volontiers en rappelant qu'il s'agit d'études scientifiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-family: Times; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 14px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-family:Times;font-size:130%;"  &gt;VOYANCE&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-family: Times; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 14px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-family:Times;font-size:130%;"  &gt;&lt;u&gt;Enquête nationale sur la voyance.&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-family: Times; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 14px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-family:Times;font-size:130%;"  &gt;Vous faites appel aux services d'une voyante, médium, cartomancienne, car ses prédictions vous semblent justes...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-family: Times; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 14px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-family:Times;font-size:130%;"  &gt;Faites nous part de vos témoignages.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-family: Times; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 14px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-family:Times;font-size:130%;"  &gt;Le GEEPP (Laboratoire de Parapsychologie de Toulouse) recueille ces témoignages dans le cadre de ses recherches.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-family: Times; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 14px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-family:Times;font-size:130%;"  &gt;Ecrire à &lt;a rel="nofollow" ymailto="mailto:lignon@univ-tlse2.fr" target="_blank" href="mailto:lignon@univ-tlse2.fr"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 63, 195);" &gt;&lt;u&gt;lignon@univ- tlse2.fr&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-family: Times; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 14px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-family:Times;font-size:130%;"  &gt;Confidentialité totale assurée.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16264263-4347239239986325882?l=reflexsurtempscourants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/feeds/4347239239986325882/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=16264263&amp;postID=4347239239986325882' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/4347239239986325882'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/4347239239986325882'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/2008/12/relayer-abondamment.html' title='A relayer abondamment'/><author><name>Geneviève</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18121492532058484897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01791191542415416803'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16264263.post-906582407776484593</id><published>2008-12-02T00:51:00.004Z</published><updated>2009-09-23T08:43:45.508Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Notes de lecture'/><title type='text'>Notes de lecture</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Rentrée fertile, cette année, sur le plan éditorial, pour certains de mes amis. Qu'ils me pardonnent de ne pas avoir rendu compte plus tôt de leurs ouvrages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A tout seigneur, tout honneur. Louis Dalmas, directeur du mensuel &lt;span style="font-style: italic;"&gt;B.I. (Balkans Infos)&lt;/span&gt; – voir les liens de ce blog – vient de publier une analyse critique à la fois intelligente et pleine d'humour de l'évolution de la presse française, réquisitoire implacable contre la bêtise, le conformisme, l'autocensure, l'abandon de l'investigation, bref la boboïde « pensée unique ». Il évite aigreur et pesanteur didactique qui sont souvent les deux mamelles de l'opposition radicale par l'intervention rythmique de deux charmantes et coquines soubrettes pipelettes, mesdames Sorladon et Mélamois que l'on imagine s'imprégner de philosophie politique du bout du plumeau, époussetant les concepts avec la porcelaine de Sèvres.&lt;br /&gt;Pour donner à mes lecteurs un simple avant-goût en espérant qu'ils croqueront bientôt le livre à pleines dents, ouvrons le chapitre intitulé « Le devoir d'insolence » : « La conception du journalisme qui court en filigrane dans ce livre est celle d'un métier particulier, différent de tous les autres, en ce qu'il est à la fois intégré à la société (dont il mesure le degré de civilisation et garantit la santé), et asocial. Son essence est (ou devrait être) d'aiguillonner les institutions sans y appartenir, de décanter les conformismes en les refusant, de mettre en question les engrenages, sans en faire partie. Le vrai journaliste est forcément une sorte de marginal, parce qu'un vrai témoin ne peut être qu'en marge de son sujet : on ne voit bien qu'avec le recul du désengagement. L'information sans un brin d'anarchie n'est qu'une litanie de communiqués. »&lt;br /&gt;Ce livre vient juste à l'heure, celle où les « Etats-Généraux » de la presse écrite, lancés le 2 octobre dernier par le président Sarkozy, qui réunissent patrons de presse, universitaires, parlementaires et membres d'ONG et préparent on ne sait quelles réformes se réunissent à huis clos alors que leurs débats devaient être retransmis par &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Public Sénat&lt;/span&gt; sur le site dédié http://www.etatsgenerauxdelapresseecrite.fr afin de « permettre des échanges plus libres entre les participants ». Comme c'est exactement l'argumentaire qui justifie le secret des réunions du Groupe de Bilderberg, on peut tout craindre. Plusieurs associations professionnelles ont d'ailleurs claqué la porte ou fait état publiquement de leurs réserves, dont &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Médiapart&lt;/span&gt;, le F&lt;span style="font-style: italic;"&gt;orum des sociétés de journalistes&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Freelens&lt;/span&gt;. Donc, à lire d'urgence :&lt;br /&gt;Louis Dalmas, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le crépuscule des élites&lt;/span&gt;, préface de Roland Dumas suivie d'une lettre de Peter Handke, éditions Tatamis, 2008&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les éditions Xénia vers lesquelles on trouvera également un lien dans ce blog publient un document de première importance, l'œuvre complète de Théodore J. Kaczynski surnommé Unabomber par le FBI avant son arrestation. Il ne s'agit évidemment pas pour Slobodan Despot qui dirige ces éditions ni pour Patrick Barriot qui a réuni, traduit et préfacé ces textes de cautionner les actions terroristes de cet adversaire radical de la technologie moderne1 mais d'offrir au lecteur un document susceptible d'éclairer les fondements de certains courants de pensée très actuels.&lt;br /&gt;Sans doute s'étonnera-t-on de me voir défendre et promouvoir cet ouvrage après mes critiques sans équivoque contre l'écologisme radical. Il est vrai que je ne partage pratiquement aucune des idées défendues par Unabomber. Toutefois, les questions éminemment dérangeantes qu'il soulève me semblent essentielles. Ne pas les entendre, ne pas leur apporter de réponse serait sans doute un remède pire que le mal car il est vrai que la société technologique actuelle est une culture massifiante et chosifiante dans laquelle les libertés individuelles ou locales sont réduites à la portion congrue. Kaczynski propose comme unique solution la régression technique – sans dire jusqu'où – avec destruction des supports écrits du savoir. Je crois pour ma part que le caractère latifundiaire2 et impérial de l'organisation sociale actuelle n'est qu'une étape et que l'on peut en sortir par le haut plutôt que par la régression même rebaptisée décroissance. Je pense aussi que la destruction des données scientifiques actuelles ne servirait à rien car ce qu'un homme a un jour découvert, un autre peut le redécouvrir. Y compris l'écriture et les mathématiques.&lt;br /&gt;Rien ne nous assure que les techniques du futur favoriseront la production de masse comme le croit Kaczynski. L'alternance cyclique, dans l'histoire de l'agriculture, de domaines étendus de type latifundia et de la petite propriété paysanne suggère que les multinationales et les systèmes étatiques contraignants ne sont pas forcément le dernier mot de la technologie. En contrepoint, le roman de Neal Stephenson, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'âge de diamant&lt;/span&gt;3, ouvre quelques perspectives intéressantes. Mais au delà de mes réserves sur sa pensée, j'insiste : il faut lire les textes de Kaczynski, ne serait-ce que pour que nos choix de société se fassent en toute conscience.&lt;br /&gt;J'ajouterai que, contrairement aux chantres de la décroissance qui nous la présentent comme une vieillesse heureuse et conviviale, Kaczynski ne donne pas dans l'angélisme des bisounours. Il choisit la vie « primitive » en pleine connaissance de ses défauts : plus d'heures de travail et plus pénible pour acquérir une subsistance parfois aléatoire, le sort des femmes loin de l'égalité ni de la parité et plus proche de l'esclavage ou du punching-ball. Je le remercie d'oser dire tout haut ce que chacun redoute tout bas en croisant les doigts.&lt;br /&gt;Theodore J. Kaczynski, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'effondrement du système technologique&lt;/span&gt;, textes traduits et présentés par le Dr. Patrick Barriot, postface de David Skrbina, Xenia, Vevey, 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est rare que l'on fasse une note sur un ouvrage acheté en rayon comme tout un chacun et j'avoue ne pas être une exception et préférer souvent parler de livres dont on m'a fait le service. Mais comme toutes les règles, celle-ci est faite pour être transgressée quand l'intérêt d'un ouvrage lu par hasard l'exige. Ainsi de celui que le journaliste Marc Mennessier consacre à l'instruction du procès AZF, très documenté, d'une rare honnêteté intellectuelle et particulièrement dérangeant, lui aussi. Si un journaliste s'est acquitté du devoir d'insolence dont parle Louis Dalmas, c'est bien lui, jusqu'à risquer un procès ainsi que quelques confrères dont la liberté de pensée agaçait le procureur toulousain bien résolu à faire payer Total, quitte à bâcler l'enquête. Je ne sais pas si l'hypothèse qu'il présente comme plausible est la bonne, il me semble qu'il faudrait interroger plus avant les anomalies électromagnétiques dont je sais de source sûre qu'elles ont affecté les ordinateurs jusqu'à Muret, à 20 km au sud de Toulouse. Mais ce livre est un des plus beaux exemples de journalisme d'investigation qu'il faut absolument lire avant que les « Etats Généraux » ne transforment les journalistes en simple communiquants.&lt;br /&gt;Marc Mennessier, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;AZF, un silence d'Etat&lt;/span&gt;, Seuil, Paris, 2008.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;1.&lt;style type="text/css"&gt;  &lt;!--   @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm }   P.sdfootnote { margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-size: 10pt }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;&lt;/style&gt;Leur avertissement en début d'ouvrage est très clair : « En tant qu'éditeur de ce livre, nous condamnons sans ambiguïté les crimes de Theodore Kaczynski qui lui ont valu son emprisonnement à vie. Même si l'intérêt manifeste de ses écrits et de ses théories justifie la présente publication, rien ne peut justifier que l'on use du meurtre et de la violence pour répandre des idées. Nous tenons toutefois à appliquer, même dans ce cas précis, le droit imprescriptible à la liberté d'expression, ce qui est la mission d'un éditeur. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. &lt;style type="text/css"&gt;  &lt;!--   @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm }   P.sdfootnote { margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-size: 10pt }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;&lt;/style&gt;J'étends le concept de latifundia aux domaines industriel et financier, le processus de fusion/acquisition étant du même ordre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. &lt;style type="text/css"&gt;  &lt;!--   @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm }   P.sdfootnote { margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-size: 10pt }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;&lt;/style&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27%C3%82ge_de_diamant"&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/L'%C3%82ge_de_diamant&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="sdfootnote"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16264263-906582407776484593?l=reflexsurtempscourants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/feeds/906582407776484593/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=16264263&amp;postID=906582407776484593' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/906582407776484593'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/906582407776484593'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/2008/12/notes-de-lecture.html' title='Notes de lecture'/><author><name>Geneviève</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18121492532058484897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01791191542415416803'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16264263.post-4347663593131760122</id><published>2008-11-23T15:50:00.003Z</published><updated>2009-09-23T16:03:06.713Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Energie'/><title type='text'>Z comme Helbronner et Bergier</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;style type="text/css"&gt;  &lt;!--   @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm }   P.sdfootnote { margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-size: 10pt }   P { margin-bottom: 0.21cm }   A.sdfootnoteanc { font-size: 57% }  --&gt;  &lt;/style&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Dans l'intéressant petit livre que Marc Saccardi consacre à Jacques Bergier (&lt;i&gt;Amateur d'insolite et scribe de miracles : Jacques Bergier (1912-1978)&lt;/i&gt;, éditions de L' &lt;span style="font-family:Times New Roman, serif;"&gt;Œ&lt;/span&gt;il du Sphinx, Paris 2008), une citation me fait bondir et je regrette beaucoup que Saccardi ne l'ait pas reprise lors de sa conférence au colloque d'hommage à Bergier, le samedi 22 novembre, à la bibliothèque de Saint-Germain en Laye car j'aurais pu la relever et peut-être pu susciter un débat moins littéraire. Dans ce passage, Bergier commente ses travaux de recherches dans le laboratoire d'André Helbronner, dans les années 30 : « Ces expériences [consistaient] à volatiliser un fil métallique par une décharge électrique extrêmement puissante. Helbronner et moi-même avions constaté qu'il se produisait alors une transmutation des éléments. Nous avions fait en particulier de l'or à partir du tungstène et du bois, et du polonium à partir du bismuth et de l'hydrogène lourd&lt;a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym"&gt;&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. » &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Bois &lt;/span&gt;est évidemment une corruption, erreur de dictée ou, plus probablement, de copie et il faut lire &lt;span style="font-style:italic;"&gt;bore&lt;/span&gt;. Effectivement, le Bore, de nombre atomique 5, et le Tungstène, de nombre atomique 74, peuvent donner l'Or, 79, à condition d'avoir déclenché une réaction de fusion. En d'autres termes, à la recherche d'une source d'énergie basée sur la fusion nucléaire, Helbronner et Bergier ont monté l'ancêtre de la Z machine de Sandia et obtenu des effets que les Américains n'ont pas ou pas encore retrouvés, ou qu'ils considèrent comme un effet secondaire négligeable. Si la guerre n'avait pas interrompu les travaux de ce laboratoire ou si Bergier avait pu les reprendre après la libération, où en serions-nous aujourd'hui ?  &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Rappelons ce qu'est la Z machine. J'écrivais dans l'article &lt;i&gt;Z comme Zorglub&lt;/i&gt; présent dans les archives de ce blog : &lt;i&gt;La Z machine est à l’origine un générateur de rayons X par pincement magnétique d’un plasma obtenu en faisant passer un courant électrique de 20 millions d’ampères dans des fils de tungstène très fins. Ce plasma atteint quelques millions de degrés. J’ai sous les yeux un article de décembre 1999 ou janvier 2000, un autre communiqué de presse de Sandia, où ils se congratulaient d’avoir atteint les 1,6 millions de degrés, comparables aux éruptions solaires et très proches des températures de fusion. En remplaçant le tungstène par de l’acier afin d’obtenir des mesures spectroscopiques plus précises, ils ont fait un bond qualitatif autant que quantitatif totalement inattendu : une température de plasma plus chaude que les étoiles, plus d’énergie à la sortie qu’on n’en a envoyé à l’entrée, la température des ions toujours soutenue lorsque le plasma est immobilisé et supérieure à celle des électrons. Une énergie additionnelle imprévue se manifeste. Haines l’attribue à des micro-turbulences engendrées par le champ magnétique dans le plasma.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Un courant de 20 millions d'ampères, c'est exactement ce que décrit Bergier. Leur a-t-il manqué le pincement magnétique exact pour atteindre la fusion lithium-hydrogène et le générateur électrique de petite taille qu'ils espéraient mettre au point ? Comment se fait-il qu'ils aient obtenu des transmutations dont ne parlent pas les gens de Sandia, alors qu'elles sont prévisibles à de telles températures ?  &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Et surtout, on peut se demander pourquoi ces résultats n'ont pas été repris par les chercheurs alliés. On sait qu'il y eut de nombreuses recherches aux USA, en marge du &lt;i&gt;Manhattan Project&lt;/i&gt;. Dont la trop célèbre &lt;i&gt;Philadelphia Experiment&lt;/i&gt; que l'on dissimule encore derrière un mensonge diplomatique tellement gros qu'il ne trompera personne ayant quelques notions de physique puisqu'on oppose aux jeunes romantiques épris de téléportation cet argument massue qu'il y eut bien des recherches à la Navy en 1943, qu'Albert Einstein y fut effectivement mêlé mais qu'il s'agissait « simplement » d'obtenir pour les navires une furtivité &lt;i&gt;radar&lt;/i&gt;, pas une invisibilité visuelle. Le jeune romantique repartira déçu sans poser d'autres questions, espèrent-ils. Mais moi qui ne suis pas un jeune romantique, j'en pose une. Comment donc obtenir une furtivité radar &lt;i&gt;dans l'eau&lt;/i&gt; ? Alors qu'on sait que l'humidité de l'air peut suffire à annuler la furtivité d'un F117 ? Réponse, non pas technique mais théorique : il faut disperser les ondes radar en amont du bateau, donc utiliser un champ électromagnétique &lt;i&gt;ad hoc&lt;/i&gt;. Tonton, pourquoi tu tousses ?&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;J'ajoute que j'ignore totalement si la série d'expériences a eu des effets secondaires aussi spectaculaires que ceux que rapporte le soi-disant Allende dans ses annotations du bouquin de Morris K. Jessup et que la chaise de Montauk me donne surtout envie d'éclater de rire, sauf si j'analyse ce corpus comme un mythe en voie d'émergence ou quelque réminiscence des romans de Van Vogt. Cette affaire montre surtout que les efforts militaires de recherche ne se sont pas limités à la mise au point de la bombe A et qu'il y aurait eu place pour la proto-Z machine d'Helbronner et Bergier. Plus d'un demi-siècle perdu, sans parler d'un génie gâché. Quelle pitié !&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;" id="sdfootnote1"&gt;  &lt;p class="sdfootnote"&gt;&lt;a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc"&gt;1&lt;/a&gt;Jacques  Bergier, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La grande conspiration russo-américaine&lt;/span&gt;,  Albin-Michel, Paris, 1978, p.99&lt;/p&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16264263-4347663593131760122?l=reflexsurtempscourants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/feeds/4347663593131760122/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=16264263&amp;postID=4347663593131760122' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/4347663593131760122'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/4347663593131760122'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/2008/11/z-comme-helbronner-et-bergier.html' title='Z comme Helbronner et Bergier'/><author><name>Geneviève</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18121492532058484897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01791191542415416803'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16264263.post-1763223159407416327</id><published>2008-09-28T07:31:00.002Z</published><updated>2009-09-23T08:45:35.289Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Paranormal'/><title type='text'>Z'êtes ét(h)iques ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;style type="text/css"&gt;  &lt;!--   @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm }   P.sdfootnote { margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-size: 10pt }   P { margin-bottom: 0.21cm }   A.sdfootnoteanc { font-size: 57% }  --&gt;&lt;/style&gt;&lt;style type="text/css"&gt;  &lt;!--   @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm }   P.sdfootnote { margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-size: 10pt }   P { margin-bottom: 0.21cm }   A.sdfootnoteanc { font-size: 57% }  --&gt;&lt;/style&gt;&lt;style type="text/css"&gt;  &lt;!--   @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm }   P.sdfootnote { margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-size: 10pt }   P { margin-bottom: 0.21cm }   A.sdfootnoteanc { font-size: 57% }  --&gt;&lt;/style&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Tandis que je lis ou relis les textes d'Aimé Michel récemment publiés&lt;sup&gt;&lt;a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote1anc" href="http://www.blogger.com/post-create.do#sdfootnote1sym"&gt;&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; avec la ferveur de qui trouve à chaque page de quoi penser, méditer ou s'en prendre une dans les gencives mentales, une micro prise de bec avec un zététicien sur un forum m'a donné l'occasion d'aller sur leur site. J'y ai trouvé une perle d'une telle eau que je ne peux laisser passer. Voici l'histoire. Le sieur Broch, ci-devant spécialiste de biophysique et titulaire d'une chaire de zététique à l'université de Nice Sophia Antipolis, a repris la ruse déjà utilisée au XIXe siècle par l'Académie des sciences&lt;sup&gt;&lt;a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote2anc" href="http://www.blogger.com/post-create.do#sdfootnote2sym"&gt;&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; pour attirer les magnétiseurs et créé un prix rondelet pouvant être décerné à qui lui prouverait jouir de dons « paranormaux ». Bien évidemment, le malheureux candidat ne passera jamais la barre&lt;sup&gt;&lt;a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote3anc" href="http://www.blogger.com/post-create.do#sdfootnote3sym"&gt;&lt;sup&gt;3&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; et, mieux encore, s'en retournera avec une explication « rationnelle » qui le détournera à tout jamais de ses prétentions censément illusoires. Le brave homme attiré par l'appât, cette fois-ci, pensait que, chaque fois qu'il se concentrait, il faisait claquer les portes – des portes fermées, précisons. Vrai, faux ? Comment le savoir ? En le testant ? La porte réagissait bel et bien mais rassurez vous ! L'équipe de Broch a trouvé une explication purement physique : le bonhomme en se concentrant fronçait les sourcils et crispait quelques muscles ; cela suffisait à induire une variation de pression dans la pièce, ce qui entraînait mécaniquement la réaction de la porte. Ouf ! Rien à payer, le sujet rassuré car, s'il peut être flatteur de se penser des « pouvoirs », c'est aussi la meilleure porte ouverte sur l'angoisse d'être&lt;sup&gt;&lt;a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote4anc" href="http://www.blogger.com/post-create.do#sdfootnote4sym"&gt;&lt;sup&gt;4&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Sauf que leur explication n'est que foutaise. Où donc est la contre-expérience ? Ont-ils fait défiler dans la pièce un nombre suffisant de sujets auxquels n'aurait été demander que de froncer les sourcils et de contracter les épaules et les fesses – et surtout pas de se concentrer ? Ont-ils mesuré la pression de l'air avant, pendant et après ? Quel type de porte peut réagir à une aussi faible différence de pression, à supposer qu'elle existe ? Où sont les données chiffrées ? Pas sur leur site, apparemment, où je les ai cherchées en vain.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Une porte fermée qui claque, j'ai connu. Une seule fois dans ma vie pour une cause physique, à vrai dire, le soir du tremblement de terre qui, dans les années 1970, a dévasté le Frioul. J'habitais alors en Bourgogne et l'onde sismique fut sensible jusque là. L'onde de choc, la différence de pression de l'air qu'elle entraîne, cela se perçoit sans ambiguïté possible dans la poitrine autant que dans le bruit de la porte. Cela va très vite mais les sensations s'inscrivent durablement dans la mémoire. Faut-il ajouter que cette porte n'a jamais bronché lorsque, grande épistolière, je me concentrais sur ma correspondance en crispant inconsciemment tout les muscles que l'on voudra ?  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Si monsieur N. est capable de faire bouger les portes en contractant quelques muscles du visage – tout en restant assis, remarquez, l'air n'étant même pas brassé par le mouvement d'un marcheur – je prétends que l'effet physique est alors aussi inquiétant que l'effet PK que Broch se flatte d'avoir exorcisé et qu'il faudrait l'étudier dare-dare. Si cet effet ne se manifeste que chez lui, cela intéressera les assureurs de savoir que cet immeuble&lt;sup&gt;&lt;a class="sdfootnoteanc" name="sdfootnote5anc" href="http://www.blogger.com/post-create.do#sdfootnote5sym"&gt;&lt;sup&gt;5&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; est tellement instable qu'il suffit de froncer les sourcils pour le faire vibrer avec la même intensité qu'un séisme. S'il se manifeste partout, alors notre homme semble le siège de processus biologiques assez insolites. Ne me demandez pas lesquels, ce n'est pas mon métier.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Mais n'y aurait-il pas quelque malhonnêteté intellectuelle à présenter comme explicative une hypothèse aussi capillotractée que rien, dans l'expérience courante de milliers de gens, ne vient corroborer – et cela sans étude sérieuse ? Je ne dis pas que cette hypothèse ne serait pas scientifique, elle l'est. Elle obéit au premier pont-aux-ânes qui permet de différencier la science de ce qui n'en est pas : en théorie, elle est falsifiable. Mais qui va monter la contre-expérience ? Les seuls qui auraient les crédits nécessaires, ce sont justement ceux qui n'ont aucun intérêt idéologique à le faire, à savoir les zététiciens. Z'êtes éthiques ? Assez pour relever ce défi là ?&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je dis très vite que l'hypothèse est falsifiable. Sur le papier sans doute et je n'aurais aucun mal à en bâtir les grandes lignes, test d'un nombre suffisant de sujets non prévenus, test de lieux et de types différents de porte, mesure de la pression d'air avec une batterie de baromètres ultrasensibles disposés le long d'un gradient supposé, mesure de la contraction musculaire, etc. Dans la réalité, c'est moins sûr. Qui m'assure qu'on peut maîtriser toutes les variables ?&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Ce dont il s'agit, c'est de se rassurer, de claquer la porte mentale qui pourrait nous mettre devant l'inconnu, ouvrir une brèche dans les représentations du monde. Comme dans les romans de Jean Pierre Andrevon, il faut pouvoir penser que l'homme est petit, plutôt con, avec des passions mesquines, que ses émotions le trompent toujours et que seule la matière est solide – ce qui ferait bien rigoler un physicien, lequel tend à jeter la notion de matière aux poubelles de l'histoire des sciences et à lui préférer celle d'interaction ou d'événement. Si Blaise Pascal a raison, si « l'homme passe infiniment l'homme », le vertige devient pour eux insupportable. Zététiciens et rationalistes affirment souvent que l'on invente des croyances pour boucher les trous de la représentation du monde, trous dus uniquement à l'ignorance. Mais j'ai connu nombre de gens dont l'image du monde ressemblait à une dentelle, contradictoire de surcroît, et que cela ne gênait pas plus que cela du moment que cela permettait de se repérer dans leur vie quotidienne. Pourquoi cette obsession de clore les représentations, de les resserrer le plus possible ? Z'êtes étiques ? Ou ne serait-ce que de l'agoraphobie mentale ?&lt;/p&gt; &lt;div id="sdfootnote1"&gt;  &lt;p class="sdfootnote"&gt;&lt;a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote1sym" href="http://www.blogger.com/post-create.do#sdfootnote1anc"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;i&gt;La  clarté au cœur du labyrinthe&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;L'apocalypse molle&lt;/i&gt;,  éditions Aldane, voir mon message précédent&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div id="sdfootnote2"&gt;  &lt;p class="sdfootnote"&gt;&lt;a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote2sym" href="http://www.blogger.com/post-create.do#sdfootnote2anc"&gt;2&lt;/a&gt;Voir  la thèse de Bertrand Meheust, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Somnambulisme et médiumnité&lt;/span&gt;, t1 &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le défi du magnétisme&lt;/span&gt;, t2 &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le choc des sciences psychiques&lt;/span&gt;, Synthélabo, coll. Les empêcheurs de penser en rond, 1999.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div id="sdfootnote3"&gt;  &lt;p class="sdfootnote"&gt;&lt;a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote3sym" href="http://www.blogger.com/post-create.do#sdfootnote3anc"&gt;3&lt;/a&gt;Bien  fait ! L'avidité est un vilain défaut !&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div id="sdfootnote4"&gt;  &lt;p class="sdfootnote"&gt;&lt;a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote4sym" href="http://www.blogger.com/post-create.do#sdfootnote4anc"&gt;4&lt;/a&gt;Dont  Aimé Michel parle si bellement...&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div id="sdfootnote5"&gt;  &lt;p class="sdfootnote"&gt;&lt;a class="sdfootnotesym" name="sdfootnote5sym" href="http://www.blogger.com/post-create.do#sdfootnote5anc"&gt;5&lt;/a&gt;J'ignore  où habite monsieur N. mais une maison particulière est  un immeuble au même titre qu'un ensemble d'appartement, si  l'on en croit l'Académie.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16264263-1763223159407416327?l=reflexsurtempscourants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/feeds/1763223159407416327/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=16264263&amp;postID=1763223159407416327' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/1763223159407416327'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/1763223159407416327'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/2008/09/ztes-thiques.html' title='Z&apos;êtes ét(h)iques ?'/><author><name>Geneviève</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18121492532058484897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01791191542415416803'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16264263.post-7964893613820667726</id><published>2008-09-05T06:08:00.001Z</published><updated>2009-09-23T08:47:52.368Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Notes de lecture'/><title type='text'>Actualité d'Aimé Michel</title><content type='html'>Il m'arrive souvent de citer Aimé Michel au fil de ce blog et mes lecteurs savent l'admiration que je porte à ce grand philosophe. Aussi est-ce avec joie que je peux annoncer la parution conjointe aux éditions Aldane de deux ouvrages essentiels pour la connaissance de sa pensée. Le premier rassemble les articles courts et denses qu'il écrivit pour le mensuel France Catholique entre 1970 et 1992. Réunis par Jean Pierre Rospars, ces textes forment un livre de presque 800 pages avec notes et index, le traité qu'Aimé Michel n'a jamais pris le temps d'écrire et qui, peut-être, l'aurait fait reconnaître par ses pairs – encore que, sur ce point, j'aie un doute : la philosophie ou  nouvelle scolastique, en France, gangrenée par le marxisme et dominée, si l'on peut dire, par Jean Paul Sartre, ignorait superbement la science et se fourvoyait dans la politique à la petite semaine. Comme les mêmes illusions vidaient alors les églises au nom de Vatican II, souvenons nous de Maurice Clavel tonnant « mes pères ! Vous avez tellement peur d'être les derniers chrétiens que vous serez les derniers marxistes ! », France Catholique faisait figure de bulletin paroissial confidentiel, pauvre, souvent introuvable au banc de presse des paroisses, ce qui ne l'empêchait pas de réunir sur son mauvais papier des signatures parmi les plus intelligentes de l'époque. &lt;br /&gt;Le second livre résulte d'une longue histoire. A la suite de nombreux échanges, Aimé Michel et Bertrand Meheust avaient caressé le projet d'un livre à deux voix, une correspondance philosophique dans laquelle le jeune philosophe permettrait à son aîné, par ses questions, d'approfondir sa réflexion. La correspondance eut lieu mais pour mille raisons, le projet de publication fut abandonné, repris, puis interrompu par la mort d'Aimé Michel et le temps de deuil nécessaire de sa famille, puis l'oubli qui s'installait autour de son œuvre. Il voit enfin le jour et je m'en réjouis d'autant plus que, dans cette correspondance, Aimé Michel n'était pas limité par le format standardisé d'un article de presse ni par la nécessité du style. Comme chez Flaubert, les écrits destinés à l'édition sont d'un classicisme ciselé tandis que la correspondance emploie l'argot, la gouaille, la verdeur qui n'est peut-être qu'une forme de pudeur. La pensée qu'il exprime n'en est paradoxalement que plus profonde.&lt;br /&gt;Je reviendrai sur ces livres mais je tenais à signaler leur parution sans attendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aimé Michel, La clarté au cœur du labyrinthe : chroniques sur la science et la religion, textes choisis, présentés et annotés par Jean Pierre Rospars, préface d'Olivier Costa de Beauregard, Aldane éditions, Cointrin, 2008&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aimé Michel, L'apocalypse molle, correspondance adressée à Bertrand Meheust de 1978 à 1990, précédé de Bertrand Meheust, Le Veilleur d'Ar Men, préface de Jacques Vallée, postfaces de Geneviève Beduneau et Marie Thérèse de Brosses, Aldane éditions, Cointrin, 2008&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A quoi j'ajoute ce que je reçois aujourd'hui de l'éditeur :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Éditions Aldane ont le plaisir de vous faire part de la publication de ses deux derniers ouvrages:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aimé Michel: L'apocalypse molle &lt;br /&gt;Correspondance adressée à Bertrand Méheust de 1978 à 1990 (textes inédits) &lt;br /&gt;Précédé du «Veilleur d'Ar Men» par Bertrand Méheust &lt;br /&gt;Préface de Jacques Vallée &lt;br /&gt;Postfaces de Geneviève Beduneau et Marie-Thérèse de Brosses&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aimé Michel, qui nous a quittés en 1992, ne fut pas seulement un des pères fondateurs de Planète et un pionnier de l'ufologie, il fut aussi, par la dimension prophétique de sa pensée et par la puissance de sa plume, un écrivain et un philosophe visionnaire, dont on trouvera difficilement l'équivalent dans la culture française contemporaine.&lt;br /&gt;Mais une grande partie de son oeuvre reste dispersée et sa dimension épistolaire est encore à découvrir. C'est à cette tâche que ce livre souhaite contribuer. On y trouvera la correspondance que l'auteur de Mystérieux Objets Célestes a entretenue avec Bertrand Méheust entre 1978 et 1990. Ces textes devaient entrer dans la composition d'un livre qui n'a jamais vu le jour. Ils sont aujourd'hui disponibles dans leur intégralité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les présenter au lecteur, Bertrand Méheust s'attache, dans Le Veilleur d'Ar Men, à introduire la pensée d'Aimé Michel, à dégager ses grands thèmes et leur articulation.&lt;br /&gt;Aux yeux d'Aimé Michel, la question des soucoupes volantes s'intégrait dans un projet grandiose: réfléchir à l'évolution cosmique de la vie et de la pensée en considérant l'espèce humaine comme un cas particulier et transitoire. C'est autour de cette idée-mère que s'organisent les textes donnés dans cet ouvrage, dont le titre posthume est inspiré d'une expression favorite d'Aimé Michel. L'univers est une «apocalypse» dans les deux sens du terme, c'est-à-dire qu'il est une catastrophe continuée, et qu'un projet s'y dévoile. Et cette apocalypse est 'molle' en ce sens qu'elle se déroule à une échelle temporelle qui n'est pas la nôtre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Un texte terrible et envoûtant qui complète les chroniques de France catholique publiées par Jean-Pierre Rospars chez le même éditeur et qui permet une écoute stéréoscopique de la pensée de l'écrivain visionnaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La préface de Jacques Vallée, les postfaces de Geneviève Beduneau et de Marie-Thérèse de Brosses insistent sur la haute figure d'Aimé Michel, sur la dimension de l'homme et du penseur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aimé Michel: La clarté au coeur du labyrinthe &lt;br /&gt;Chroniques sur la science et la religion &lt;br /&gt;Textes choisis, présentés et annotés par Jean-Pierre Rospars &lt;br /&gt;Préface de Olivier Costa de Beauregard&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Entre 1970 et sa mort, Aimé Michel a donné à la revue France catholique plus de 500 chroniques, dont certaines sont des merveilles de concision et de profondeur. Réunies par thèmes dans cet ouvrage, elles dessinent une image nouvelle de la trajectoire d'un philosophe dont la pensée reste largement à découvrir. Leur auteur n'a pas été seulement le «prophète des ovnis». Toute sa vie il s'est interrogé sur les «vrais problèmes de l'homme»: ce qu'ils sont, d'où ils viennent, où ils vont, et il en dégage l'idée qui commande toutes les autres: la réalité n'est pas triste, le monde n'est pas un «petit machin», il va quelque part et nous avec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'examen des données scientifiques n'interdit pas cette vue, au contraire. Aimé Michel nous entraîne des origines animales de la pensée humaine à un futur matériel et spirituel potentiellement sans limite; du coeur de la matière, dont il souligne les déconcertantes propriétés, aux profondeurs de l'espace où s'inscrira notre devenir parmi nos semblables et nos maîtres; du secret de notre conscience à la Pensée cachée qui se dévoile parfois au coeur de l'homme et court dans la «rumeur chrétienne», dont il montre la centralité et la modernité.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Cette vision du monde à contre-courant n'est ni un système, ni un prêt-à-penser, mais un questionnement dont la première vertu est de faire circuler de l'air dans l'espace confiné où nous enferment notre propre petitesse et des vieilleries philosophiques datant du XIXe siècle. Concret sans renoncer au lyrisme, enjoué sans s'interdire des critiques acerbes, empli d'espérance sans ignorer la férocité du monde, Aimé Michel&lt;br /&gt;annonce certains des grands thèmes de réflexion d'aujourd'hui, préfigure ceux de demain et fait entendre l'appel du large pour mieux nous aider à vivre sur cette étrange planète.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Jean-Pierre Rospars, neurobiologiste, directeur de recherche, a rassemblé et annoté ces chroniques et les a fait précéder d'un avant-propos qui les replace dans la vie et l'oeuvre d'Aimé Michel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le physicien Olivier Costa de Beauregard, récemment disparu, a écrit la préface.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour compléter cet "événement" Aimé Michel, les Éditions JMG &lt;br /&gt;rééditent le livre de&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Michel Picard: Aimé Michel ou la Quête du Surhumain&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16264263-7964893613820667726?l=reflexsurtempscourants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/feeds/7964893613820667726/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=16264263&amp;postID=7964893613820667726' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/7964893613820667726'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/7964893613820667726'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/2008/09/actualit-daim-michel.html' title='Actualité d&apos;Aimé Michel'/><author><name>Geneviève</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18121492532058484897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01791191542415416803'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16264263.post-7985023471207499760</id><published>2008-07-31T11:46:00.001Z</published><updated>2009-09-23T08:48:42.865Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Païens et chrétiens'/><title type='text'>Le Christ, les fées et l’écosystème</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Lorsque Pierre Saintyves ou Dontenville lançaient les grandes enquêtes sur le folklore ou la mythologie française, notaient que les saints avaient pris la succession des dieux dans les contes de veillée et les croyances populaires, Max Weber faisait après Nietzsche reproche aux chrétiens d’avoir désenchanté le monde. Le moins qu’on puisse dire, c’est que les deux affirmations se contredisent gaillardement. Les néo-païens résolvent la contradiction, quand ils la voient, en reprenant l’accusation de Weber tout en considérant que ce qui la bat en brèche serait du paganisme déguisé, selon la théorie des « survivances ». A vrai dire, cette théorie due à Pierre Saintyves si je ne m’abuse arrange tout le monde, à condition de ne jamais la regarder de trop près. Mais s’agit-il de « survivances », d’éléments d’un paganisme antérieur qui se seraient maintenus en se déguisant, ou d’une mythopoièse interne à l’univers chrétien ? Certes, la légende de saint Georges reprend presque à l’identique le mythe de Persée, mais c’est plutôt exceptionnel. Les autres saints sauroctones pourraient se rapprocher du mythe d’Apollon qui, à Delphes, s’empare de l’oracle en tuant le serpent Python, premier occupant de la grotte. Mais Apollon doit expier ce meurtre et s’en purifier, même si l’acte équivaut à faire passer le centre énergétique du monde de la magie chtonienne et ténébreuse à la lumière civilisatrice. Rien de tel chez les saints. Très rares sont ceux qui vont jusqu’à tuer la bête : le plus souvent, ils la font fuir ou la domptent et l’apprivoisent. Même l’icône de l’archange Michel le montre seulement fixant le dragon de sa lance sans le transpercer. Avec cet exemple dont le caractère mythique n’est pas niable, on voit les limites d’une hypothèse de « survivance ». A tout le moins, le matériau de l’imaginaire ancien se voit transformé en profondeur dans l’opération.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;A rebours, il est des chrétiens prompts à voir le diable partout, jusque sous leur table de nuit ou les coins sombres de leur chambre d’enfant&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn1" name="_ftnref1" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; et surtout dans les entités du mythe. J’en connais pour qui l’humanité a vécu dans une nuit ponctuée de cauchemars jusqu’à ce que le Christ s’incarne et, pour eux, le salut s’assimile à l’émergence de la rationalité. On n’est pas loin de la « mentalité pré-logique » que Lévy-Bruhl prêtait à tous les « primitifs ». En d’autres termes, le Christ serait lumière du monde au sens où l’entendaient &lt;i&gt;les&lt;/i&gt; Lumières, celles du XVIIIe siècle, incarné sur mesure pour les bourgeois, les maîtres de forge et les lecteurs du &lt;i&gt;Figaro&lt;/i&gt;, théoricien du libéralisme avant Hayek et du positivisme avant Auguste Comte. Qu’ils me pardonnent si je trouve cette liberté là un peu étroite aux emmanchures. Et ce n’est pas pour me précipiter vers la fausse libération tant à la mode qui ne remonte guère au dessus de la ceinture. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je suis plus acerbe à leur égard qu’à celui des païens ? Vrai. On est toujours plus exigeant et plus dur avec les siens. Et c’est surtout que ce rationalisme, s’il reste seul en lice, ne me paraît pas vraiment chrétien. L’essentiel des Evangiles est récit de miracles qu’on ne peut pas toujours désarmer en les supposant symboliques ou simple condescendance à la rudesse un peu niaise des pêcheurs de Galilée. Ne protestez pas, messieurs ! Je n’invente rien, tout cela je l’ai lu et plus d’une fois comme le jugement de Luce Pietri sur la biographie de saint Martin par Sulpice Sévère : en guise de miracles, il s’agirait de « phénomènes naturels mal compris ». Lesquels ? Silence radio. La phrase est citée dans l’introduction d’une édition fort catholique destinée à la lecture populaire. Cette façon de se croire plus malin que ses ancêtres et de les prendre pour d’ignorantes andouilles quand on obtient un poste universitaire m’a toujours hérissé le poil. Et lorsque cessent les récits de miracle, lorsque le Christ enseigne, c’est au travers de « paraboles ». Oh la jolie langue de bois ecclésiastique pour glisser en douceur sur ce mode oriental de transmission de l’expérience spirituelle que l’on appelle simplement conte dans les autres traditions ! Mais oui, des contes ! Il était une fois un roi qui mariait son fils… Il était une fois un homme sorti de bon matin pour les semailles… &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Donc il est une mythopoièse chrétienne initiée par le Christ lui-même avec un humour subtil et ceux qui ne sont pas capables d’éclater de rire en voyant les invités se défiler et la salle des noces remplie de tous les boiteux, les scrofuleux, les bancroches et les bayeurs aux corneilles, c’est qu’ils n’écoutent plus, qu’ils ronronnent – ou qu’ils n’ont jamais vu de noces paysannes. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Quelque chose ne va pas cette année. Nous sommes à la fin juillet et le ciel n’est strié d’aucun vol d’hirondelle&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn2" name="_ftnref2" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; alors qu’elles étaient présentes l’an dernier. Elles me manquent. Pourquoi ne sont-elles pas venues jusqu’ici nous parler de l’été ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il ne s’agit pas vraiment d’une parenthèse. Les hirondelles et leurs cris ont rythmé mon enfance, ma grand-mère m’apprenait qu’elles ne nichent pas n’importe où, qu’elles apportent le bonheur sur les maisons qu’elles élisent – à moins que ce ne soit l’inverse, qu’elles fuient les ambiances lourdes du malheur ou de la méchanceté – et qu’il ne faut jamais détruire les nids. Folklore, jugeront les pisse-vinaigre avec un froncement de nez. Sans doute. L’hirondelle des villes chrétiennes était donc messagère de bénédiction, prophétesse d’un éternel été.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Survivance ? C’est en hirondelle que se métamorphose Isis dans le mythe tardif raconté par Plutarque, lorsqu’elle se met en quête du corps démembré d’Osiris. Ses cris sont les gémissements de la déesse veuve. Deuil et fécondité mêlés. Hirondelle encore, bien que je présume qu’il s’agisse plutôt d’une hirondelle de mer, Fand, épouse infidèle de Manannan mac Lir, initiatrice amoureuse de Cuchulain. Rien dans ces mythes tragiques ou tristes, dans ces histoires de fécondité mais surtout de séparation ne prépare l’hirondelle à devenir messagère de joie, donatrice de bonheur. Cela ne prend sens qu’avec le christianisme, lorsque se confondent dans la sensibilité collective le retour du printemps et l’annonce de la résurrection, mêlés de plus à l’annonce de l’incarnation divine elle-même fêtée le 25 mars, juste à l’équinoxe dans l’antiquité. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Après quoi, l’on nous dira que le judéochristianisme, cette intéressante chimère universitaire, n’a pour la nature que le mépris utilitariste du propriétaire. Mais cet utilitarisme sans frein n’a pas pris naissance au bord du lac de Tibériade, il est le fruit d’une rationalité portée au pinacle et que ne modère consciemment aucune sacralité, le sous-produit de l’idéologie du progrès et de la révolution industrielle, du positivisme et de la « table rase ». On ne trouve pas « bienheureux les scientistes » parmi les Béatitudes !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je suis d’une génération qui avait encore des grands parents paysans. Claude Claire Kappler écrit parfois qu’elle est née au moyen âge. Moi aussi. Mais le sien était sombre, peuplé d’entités hostiles qu’il fallait conjurer par des rituels précaires, un moyen âge tardif d’après la grande peste, tandis que le mien, plus ensoleillé, devait remonter aux mérovingiens. On y présentait l’enfant de la maison aux abeilles afin qu’elle ne soit pas piquée, on y maintenait une foultitude de traditions en marge de la messe du dimanche, les couronnes de meringue accrochées aux branches de buis des Rameaux, la vraie bûche de Noël dans le poêle à bois qui remplaçait la cheminée, le vœu qui accompagnait les premiers fruits de l’année, les œufs de Pâques dissimulés dans le jardin et semés par les cloches qui revenaient de Rome. Il y avait bien quelques entités plus inquiétantes comme la Mère Angueule qui guettait les enfants au fond du puits – et que je guettais, moi, en me penchant assez dangereusement sur la margelle quand on ne me voyait pas. Il m’a fallu quelques années de comparatisme pour comprendre que cette Angueule était Anguille et l’un des avatars de Mélusine. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Survivance ? Aucun doute cette fois. Dans la mythologie celtique d’Irlande, l’anguille est une manifestation de Bodb, d’ordinaire corneille, dame&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn3" name="_ftnref3" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; de la guerre. C’est une queue d’anguille plutôt que de couleuvre ou de carpe qu’arborent les sirènes bifides sur les chapiteaux romans, les fées de l’espèce de Mélusine, dames des fontaines et des creux de torrent si ce n’est des vagues comme la Morganhez bretonne. La Mère Angueule vient en droite ligne des traditions celtiques. Mais elle n’a pas été christianisée, pas même dans le mythe de fondation des Lusignan puisque l’une des versions nous montre la dragonne s’envoler par la fenêtre lorsqu’on veut la forcer à assister à la messe. Résistance à la christianisation ? J’en doute. J’y verrais plutôt le sentiment plus ou moins conscient qu’il ne faut pas confondre les registres. Dans les contes de veillée, si les fées sont mauvaises, car il y a de fichues garces parmi elles, un saint les chasse ; si elles sont bonnes, Dieu les bénit et les prend pour messagères. Mais comme chez les anges de Dante, il y a celles « qui ne furent ni pour Dieu ni pour le diable mais pour elles-mêmes ». &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;(à suivre)&lt;/p&gt;  &lt;div style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;br /&gt; &lt;hr align="left" size="1" width="33%"&gt;  &lt;!--[endif]--&gt;  &lt;div style="" id="ftn1"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref1" name="_ftn1" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Le bonhomme dans le coin, fantasme nocturne des plus classiques et bien étudié, qui passe normalement à l’adolescence. Pas chez tous, apparemment.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn2"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref2" name="_ftn2" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Oui, je sais, si la queue est longue, ce sont des martinets…&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn3"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref3" name="_ftn3" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Les termes &lt;i&gt;dieux&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;déesses&lt;/i&gt; étant trompeurs, je leur préfère la véritable traduction, &lt;i&gt;puissances&lt;/i&gt;, et sa sexualisation en &lt;i&gt;seigneur&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;dame&lt;/i&gt;. &lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16264263-7985023471207499760?l=reflexsurtempscourants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/feeds/7985023471207499760/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=16264263&amp;postID=7985023471207499760' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/7985023471207499760'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/7985023471207499760'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/2008/07/le-christ-les-fes-et-lcosystme.html' title='Le Christ, les fées et l’écosystème'/><author><name>Geneviève</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18121492532058484897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01791191542415416803'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16264263.post-159013274003305716</id><published>2008-07-02T08:58:00.001Z</published><updated>2009-09-23T08:49:25.901Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Païens et chrétiens'/><title type='text'>Païens et chrétiens 4</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Derrière la question de l’histoire se profile celle de l’identité culturelle. Le deuxième reproche fait aux monothéismes serait de privilégier l’universel aux dépens de l’enracinement. Comme Huntington assimile le religieux à l’identitaire dans son &lt;i&gt;Choc des civilisations&lt;/i&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn1" name="_ftnref1" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, les néo-païens reprennent l’ancien concept des Dieux de la cité mais en excluant le christianisme des racines légitimes. Effacer près de 1700 ans de la mémoire des peuples&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn2" name="_ftnref2" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; pour renouer avec une identité sur laquelle nous avons plus de spéculations que de certitudes a quelque chose de surréaliste quand on y pense.   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Cette revendication de retour aux origines, à la pureté et à la grandeur, n’est pas neuve. C’est celle de l’Egypte saïte, des sécessions gauloises dans l’empire romain, de la Réforme par rapport à l’Eglise romaine et sa dernière occurrence, déjà néo-païenne, fut le nazisme. On la voit surgir et prendre de l’importance dans les périodes de décadence comme une sorte d’ultime sursaut mais qui précède le plus souvent&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;une disparition, au moins temporaire. La « renaissance saïte » n’a pas empêché le déclin de l’Egypte mûre pour tomber dans l’escarcelle des conquérants perses puis grecs ; l’empire de Postumus fut le chant du cygne de la civilisation celtique en Gaule ; après la Réforme, si des Eglises demeurent en occident, il n’y a plus de chrétienté ; l’Allemagne enfin n’a survécu au nazisme que brisée et soumise. &lt;/p&gt;&lt;div&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;1700 ans de christianisme dominant en Europe, en Arménie, en Ethiopie, un millénaire en Russie et dans les pays slaves n’ont pourtant pas effacé les différences culturelles, la personnalité propre des nations et des peuples. Allez donc confondre Hongrois et Tchèques ou même Piémontais et Calabrais et vous entendrez parler du pays ! Et que dire des Gallois et des Anglo-saxons ! S’il est une folie niveleuse des identités collectives, il est vain de la chercher dans le christianisme, même dans sa variante catholique et romaine qui ne prétend qu’à une forme d’empire ecclésial, la réunion de nations diverses sous un même chef. On rencontre plus aisément la confusion de l’universel et de l’uniforme dans les idéologies athées ou vaguement déistes, au premier chef dans le marxisme mais déjà chez les philosophes des Lumières. L’universalisme chrétien n’est pas uniformité mais polyphonie : c’est le sens de la Pentecôte où chacun entend les Apôtres parler &lt;i&gt;dans sa propre langue&lt;/i&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn3" name="_ftnref3" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;L’ecclésiologie chrétienne se fonde sur une antinomie : l’Eglise est une, son universalité n’a jamais été remise en question ; en même temps elle est locale, appelée à baptiser toutes les nations, pas à les nier. Son unité s’exprime par la communion de collèges d’évêques locaux. La voie juste se tient à l’exact équilibre. Si l’on accorde trop de poids à l’unité, on tombe dans une ecclésiologie de type militaire où le patriarche devient le général en chef n’ayant que des subordonnés sous ses ordres au lieu d’être le premier entre les pairs. C’est l’une des erreurs de la réforme grégorienne en occident. Si l’on accorde trop de poids à la diversité, si l’on confond local avec ethnique, on tombe dans l’ethnophylétisme qui empoisonne et ligote l’Eglise orthodoxe ainsi qu’une partie des Eglises protestantes depuis plus d’un siècle. Paradoxalement, idolâtrer les nations empêche de les baptiser en profondeur et le christianisme devient un vernis cachant mal un Dieu de la cité ou de la tribu, un Teutatès ou un Jupiter capitolin, comme l’a bien vu Alain Sanders pour les USA&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn4" name="_ftnref4" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[4]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Qu’est-ce alors que le baptême des nations ? Lorsqu’il m’est arrivé de traiter cette question&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn5" name="_ftnref5" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[5]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, je l’ai fait sous l’angle de l’antinomie unité/diversité que je viens de rappeler mais je n’ai pas abordé l’aspect le plus théologique. L’ethnophylétisme et sa parèdre, l’unité pour l’unité, qu’elle prenne l’aspect d’une hiérarchie à la romaine ou, plus à la mode, de l’œcuménisme adogmatique sacrifient tous deux l’essentiel. La vérité, sans doute mais, comme disait le vieux Pilate, « qu’est-ce que la vérité ? » Non, elles oublient simplement que Dieu est personnel, tri-personnel même et qu’il ne s’agit pas d’un dogme à énoncer mais d’une relation vivante, d’une relation de feu qui transforme l’être en le confirmant dans son unicité. Dès qu’on passe dans les « ismes », qu’on oppose des concepts, des arguments, des structures, des idéologies, qu’on parle &lt;i&gt;de&lt;/i&gt; Dieu et non plus &lt;i&gt;avec&lt;/i&gt; Dieu, on fait barrage à la vie, au donateur de vie. Le baptême des nations, pour le dire très vite, c’est l’infusion de cette présence de vie, des énergies divines dans la mémoire collective profonde. Il commence peut-être avec le premier baptisé concret, avec Olga en Russie, avec Frumentios en Ethiopie, avec Nino en Géorgie, encore est-ce bien rare que l’on connaisse le nom de ce premier là, mais qui peut dire quand il s’achève ? Et qui peut dire ce que sera la floraison d’une nation libérée des vieilles entraves, des ornières d’éternel retour sans pour autant être déculturée ni avoir à se renier ?&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Le troisième reproche, très différent des deux premiers, c’est celui d’avoir désenchanté le monde, fait fuir les fées et les dryades, posé sur la nature un regard de propriétaire utilitariste et jouisseur, oublié que l’homme n’est qu’un élément du grand tout sans plus de droits que le cèdre ou la fourmi. Lorsqu’on objecte que la fourmi ne s’occupe pas tant du bonheur des pucerons qu’elle domestique que de sa propre fourmilière ou que le lion n’a pas scrupule à dévorer la gazelle, les néo-païens soucieux d’écologie reconnaîtront à l’homme le droit à un égoïsme d’espèce à condition qu’il reste dans de saines limites comme celui de nos ancêtres, bridé par le sacré. Le sacré ? Le sentiment de communion avec la nature comme les chamanes ou les druides et n’oublions pas les druidesses d’Avallon.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Je vais trop vite. Deux mouvances néo-païennes bien distinctes font aux monothéismes et surtout au judéo-christianisme un procès d’écologistes contre des pollueurs désenchanteurs, deux mouvances qui dans le meilleur des cas s’ignorent et dans le pire se méprisent mutuellement. Ceux qui se réclament d’Alain de Benoist et qui se soucient de géopolitique et de mémoires anciennes ont avec lui découvert la finitude de la planète Terre et embrassé les arguments de la décroissance&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn6" name="_ftnref6" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[6]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Les autres, plus nombreux dans les pays anglo-saxons et qui cultivent de nombreux liens avec le new age, seraient plutôt les adorateurs de la Grande Déesse, les adeptes d’un néo-chamanisme oscillant entre Gaïa, Wicca et Castaneda, ainsi que toute une frange de sympathisants de l’hindouisme, du bouddhisme et du taoïsme. Je parle bien de sympathisants car très peu dans cette mouvance vont au-delà de prendre refuge auprès d’un lama célèbre à Berkeley ou de suivre des cours de tai ji. Très peu savent même que ces religions ont des doctrines constituées et des textes de référence. Encore que ces deux mouvances ne soient jamais étanches l’une à l’autre, il est difficile de confondre l’argumentaire des disciples d’Evola et ceux des sorcières de la Wicca. Les deux s’unissent toutefois pour condamner la fin du &lt;i&gt;Poème&lt;/i&gt; biblique &lt;i&gt;de la création&lt;/i&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn7" name="_ftnref7" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[7]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; qu’ils ne connaissent qu’en traduction anglaise ou française. Les versets incriminés, 1, 26 et 1, 28 sont généralement traduits par l’injonction faite à l’homme de « soumettre » ou de « dominer sur » « la terre, les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et toute bête qui se meut sur la terre ». Soumettre, dominer sur ? Mais pourquoi faudrait-il le comprendre comme une tyrannie utilitariste ?&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Peut-être faut-il retrouver le mode de lecture qui fut celui tant des exégètes juifs que des pères de l’Eglise, à savoir éclairer un passage biblique par d’autres. Poissons, oiseaux, animaux terrestres. Dès la &lt;i&gt;Parabole de la mort et de la vie&lt;/i&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn8" name="_ftnref8" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[8]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, on voit ce qu’il faut entendre par la hiérarchie établie dans le &lt;i&gt;Poème&lt;/i&gt; : le Seigneur Dieu amène à l’homme les bêtes de la terre et les oiseaux « pour voir comment il les nommerait ». Or dans la culture suméro-babylonienne d’où est issue la tradition juive, le nom et l’essence d’un être sont identiques. Nommer, c’est connaître et révéler l’essence, voire même la donner, et le texte précise qu’il s’agit de la qualité d’être vivant qui sera reconnue à tous ceux que l’homme a désignés. Mais, ajoute le texte, il ne trouve pas parmi eux « d’aide semblable à lui ». En nommant l’animal, l’homme se nomme aussi en creux, il reconnaît à la fois sa ressemblance en tant que vivant et sa différence. Quelle différence ? Il est le seul vivant capable de reconnaître sa femme comme son miroir et non comme sa femelle, d’avoir des relations qui dépassent les besoins de la reproduction de l’espèce. Il la nomme comme il a nommé les animaux passant devant lui, par un jeu de mots intraduisible : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;isha&lt;/span&gt; car elle a été tirée de l’&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ish&lt;/span&gt; », littéralement « elle, car elle a été tirée de lui », mais &lt;span style="font-style: italic;"&gt;isha &lt;/span&gt;peut se comprendre comme « être de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ish »&lt;/span&gt;. Ma sœur, mon épouse, mon être extériorisée… Nous sommes loin, très loin, du mâle arrogant et dévastateur qu’ont perçu les néo-chamanes au travers de traductions lues superficiellement. Que ces mythes aient été compris, au cours des siècles, autrement qu’ils ne furent transmis, racontés puis écrits, nul ne songe à le nier. Mais les interprétations tardives ne sont pas la source. Si l’on accuse un texte d’avoir infléchi les mentalités, encore faut-il avoir une connaissance suffisante de ce texte, être capable de le lire en finesse.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Le paganisme antique était-il si respectueux de la nature et de la vie ? C’est souvent le cas dans les cultures de chasseurs cueilleurs avec ou sans l’apport d’une petite agriculture, d’un jardinage au bâton à fouir analogue à ce qui se faisait à l’épipaléolithique lors de la première sédentarisation. Mais les Grecs des cités n’aimaient pas la nature sauvage, ils la redoutaient, la peuplaient de monstres comme l’hydre de Lerne ou le sanglier d’Erymanthe. Le héros type de leurs mythes, c’est celui qui débarrasse les abords de la ville et les routes de tels monstres, des périls enfantés par la Terre. Tous les Argonautes, avant d’être guerriers, sont des chasseurs. Cette méfiance s’étend aux femmes qui herborisent, comme Médée, dans la montagne. L’espace sauvage est celui des dieux, Olympiens en goguette ou déités mineures des arbres et des sources, des &lt;span style="font-style: italic;font-family:Symbol;" &gt;daïmones&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, &lt;/span&gt;périlleux pour les mortels. La défense de la biodiversité les aurait peut-être choqués comme une régression dangereuse pour la civilisation ! &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;(à suivre)&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;br /&gt; &lt;hr style="margin-left: 0px; margin-right: 0px;" size="1" width="33%"&gt;  &lt;!--[endif]--&gt;  &lt;div id="ftn1"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref1" name="_ftn1" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Samuel Huntington, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le choc des civilisations&lt;/span&gt;, Odile Jacob, Paris, 2007 (1993)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn2"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref2" name="_ftn2" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; A partir du moment où Constantin accorde le droit de cité au Dieu de l’Eglise et proclame le christianisme « foi de l’empire », donc à partir du concile d’Arles de 314 et du concile de Nicée de 325.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn3"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref3" name="_ftn3" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Actes 2&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn4"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref4" name="_ftn4" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[4]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Je l’ai entendu en parler durant une heure sur Radio Courtoisie et son analyse m’avait d’autant plus intéressée qu’il passe à raison pour le plus américanophile des journalistes de la droite radicale.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn5"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref5" name="_ftn5" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[5]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Dans les plus anciennes archives de ce blog.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn6"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref6" name="_ftn6" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[6]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Alain de Benoist, &lt;i&gt;La décroissance : penser l’écologie jusqu’au bout&lt;/i&gt;, Krisis, 2007&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn7"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref7" name="_ftn7" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[7]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Genèse 1 et 2, 1-3. Le découpage classique est ici particulièrement stupide et je tâche de rétablir la réalité du texte originel, donc un ensemble de tablettes ou de papyri, par des titres. Je distingue ainsi dans le livre de la Genèse le Poème de la création, assez tardif, la Parabole de la mort et de la vie, le récit du Déluge, la Tour, les Chroniques des patriarches. Tout ce qui précède les chroniques des patriarches est constitué de récits mythiques à ne pas confondre avec l’histoire, mais d’une richesse spirituelle rarement égalée. Reste qu’il vaut mieux lire en hébreu, un hébreu qui souvent est du pur chaldéen dans les textes archaïques, qu’en traduction, la langue en étant très difficile.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn8"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref8" name="_ftn8" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[8]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Genèse 2, 4 à 5, 32. Soit le mythe d’Eden et la chute, Caïn et Abel et la double généalogie.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16264263-159013274003305716?l=reflexsurtempscourants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/feeds/159013274003305716/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=16264263&amp;postID=159013274003305716' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/159013274003305716'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/159013274003305716'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/2008/07/paens-et-chrtiens-4.html' title='Païens et chrétiens 4'/><author><name>Geneviève</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18121492532058484897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01791191542415416803'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16264263.post-1940407736948245572</id><published>2008-06-19T17:30:00.001Z</published><updated>2009-09-23T08:50:28.045Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Païens et chrétiens'/><title type='text'>Païens et chrétiens 3</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;J'avais entamé cette série de réflexions comme une incise à l'intérieur d'une question géopolitique mais, après avoir examiné la couche philosophique, la plus facile et que les Apologètes comme Justin ou les théologiens de l'école d'Alexandrie avaient largement débroussaillée, je me retrouve devant un problème si multiforme et traversé de tant de contradictions que je ne sais plus par où commencer. En dehors d'un philosophe admirateur du principe d'empire à la romaine, qu'est-ce qu'un "païen" ? Un comparatiste s'appuyant sur les seuls récits mythiques a déjà du mal à dégager le substrat culturel commun à tous les peuples relevant d'une même famille linguistique et ce substrat ne rend pas compte des échanges, des nuances, de la circulation et de la transformation des contes, des rites, des variantes locales et des symboles universels. Dans ce foisonnement complexe, les néo-païens contemporains choisissent des axes qui auraient peut-être étonné leurs ancêtres, comme la "trifonctionnalité indoeuropéenne" dégagée par Georges Dumézil érigée en modèle "identitaire" de société ou l'alliance écologique avec la nature, concept qui eût fait fuir un Grec du siècle de Périclès. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les deux mouvances proclament très haut que tout le mal de notre temps vient du christianisme. Les plus bornés lui reprochent son origine sémitique donc étrangère - oubliant que la plupart des peuples sémites vivaient à l'intérieur de l'empire dont ils formaient l'essentiel de la part orientale, les royaumes eux-mêmes ayant un statut de protectorat. Bornés est le mot juste puisqu'ils conçoivent les cultures comme des ensembles homogènes, profondément anhistoriques, destinés à se juxtaposer dans l'espace comme des termitières autarciques. Une telle vision du monde exclut les échanges et l'un des représentants les plus typés de cette mouvance n'a pas su que répondre quand je lui ai demandé comment ferait l'Europe pour maintenir un haut niveau de civilisation sans matières premières ni pétrole. Mais en général les tenants de cette mouvance ne vont pas à ces extrêmes ! Ils rejettent surtout l'égalitarisme dont j'ai montré qu'il n'est pas chrétien et l'eschatologie qu'ils voient comme l'illusion d'une sortie de l'histoire. Là encore, leurs traits ne frappent souvent qu'une caricature. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il faut tout de même examiner ce point, encore que les idéologies de la sortie de l'histoire me semblent davantage relever du platonisme que de l'eschatologie chrétienne. Il est piquant de constater que les "néo-païens" accusent les chrétiens à la fois d'avoir inventé l'histoire - le temps linéaire - et de lui voir une issue, de la résorber dans la "cité de Dieu" pour reprendre le mot d'Augustin.J'ai déjà traité ce thème dans mes Impertinentes contributions... (j'invite mes&lt;br /&gt;lecteurs à revenir fréquemment aux archives de ce blog : mes articles ne traitent pas où très peu de questions d'actualité mais de problèmes de fond et forment un ensemble), montrant que temps linéaire, temps cyclique et temps immobile sont trois noyaux conscientiels que chaque homme peut éprouver, que chaque culture a plus ou moins valorisés sans ignorer totalement les autres. Je rappellerai simplement ici que le temps liturgique chrétien est par excellence cyclique, entrelaçant chaque année un cycle développé de trois ans ou de trois temps : théophanique, pédagogique et mystérique. Théophanique : c'est le temps qui va de l'Annonciation au baptême du Christ dans le Jourdain en passant par Noël ; pédagogique : le rappel de l'enseignement du Christ ; mystérique : de la Transfiguration à la Pentecôte en passant par la croix et la Résurrection. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;De même que l'expression la plus nette de la trifonctionnalité ne se trouve pas dans la loi romaine ni dans celle des cités grecques mais au début du moyen âge chez le chrétien Raoul Glaber, la liturgie chrétienne est peut-être le rite le plus pleinement cyclique puisque tous les éléments qui le composent ont leur périodicité propre et s'inscrivent dans les rythmes cosmiques. Mais les mêmes néo-païens qui reprochent aux "judéochrétiens" la valorisation du temps linéaire et de l'histoire renâclent quand on leur fait constater cette cyclicité et son appui sur le cosmos, accusant alors l'Eglise de plagiat. Argument admirable ! Je ne vois pas pour ma part comment mettre dans l'antiquité le solstice d'hiver un autre jour que le 25 décembre ni quel autre jour serait plus cohérent avec la nativité de Celui qui est "Lumière de Lumière". On me rétorquera que ce n'était sans doute pas le véritable jour de la naissance de Jésus. Qu'en savent-ils, nos critiques qui agitent cet argument comme une évidence universitaire depuis Loisy ? Rien de plus que moi, c'est à dire &lt;em&gt;rien&lt;/em&gt;. La tradition orale, par définition, échappe à l'histoire. La différence entre eux et moi, c'est que pour eux une date qui fait sens ne peut être que fausse alors que je pense que, si Jésus est Dieu incarné, il peut avoir rendu sa naissance cohérente avec les rythmes de sa création comme avec les attentes sourdes de l'humanité et que l'on doit s'attendre à ce que toute date de sa vie fasse sens. Mais c'est là franchir l'abîme de la foi. Qu'au moins les critiques universitaires aient le courage de dire que leur refus du sens vient de leur refus de la foi, volontaire ou non. Ce serait plus clair et parfaitement légitime. J'ai plus de mépris pour les intellectuels qui se disent chrétiens mais adoptent le même refus du sens pour faire plus sérieux à la Sorbonne ou aux éditions du Cerf.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Que reste-t-il alors de l'invention de l'histoire ? Uniquement ceci : Jésus est un personnage historique, né sous Hérode le Grand et crucifié à Jérusalem sous Ponce Pilate. Même s'il s'agissait d'un personnage imaginaire - thèse que plus personne ne défend sérieusement - il s'inscrirait encore dans une époque et un lieu précis, la Galilée et la Judée au début de l'empire romain. Le premier imperator est Octave Auguste (-63, +14), détenteur de l'ensemble des pouvoirs civils et religieux depuis -27. La naissance de Jésus a lieu sous son règne. Son successeur Tibère, né en -43, meurt en 37, il est donc de plus contemporain de la crucifixion. On n'insistera jamais assez : &lt;em&gt;l'empire et le christianisme&lt;/em&gt; &lt;em&gt;croissent ensemble&lt;/em&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;(à suivre)&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16264263-1940407736948245572?l=reflexsurtempscourants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/feeds/1940407736948245572/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=16264263&amp;postID=1940407736948245572' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/1940407736948245572'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/1940407736948245572'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/2008/06/paens-et-chrtiens-3.html' title='Païens et chrétiens 3'/><author><name>Geneviève</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18121492532058484897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01791191542415416803'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16264263.post-5426398639362803852</id><published>2008-05-13T09:21:00.001Z</published><updated>2009-09-23T08:52:22.286Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Annonces d&apos;amitié'/><title type='text'>Une conférence intéressante</title><content type='html'>&lt;span class="postbody"&gt;Mon ami Louis Dalmas, directeur de B.I. (Balkans Infos), avait donné une conférence à Genève en fin 2006 sur la question du Kosovo. Cette conférence fut enregistrée et se trouve aujourd'hui sur le site dailymotion. Pour ceux que cela peut intéresser :&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/relevance/search/louis%2Bdalmas/video/x4t0t1_kosovo-louis-dalmas-conference-12-2_news" target="_blank"&gt;http://www.dailymotion.com/relevance/search/louis%2Bdalmas/video/x4t0t1_kosovo-louis-dalmas-conference-12-2_news&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/relevance/search/louis%2Bdalmas/video/x4t0l0_kosovo-louis-dalmas-conference-22-2_news" target="_blank"&gt;http://www.dailymotion.com/relevance/search/louis%2Bdalmas/video/x4t0l0_kosovo-louis-dalmas-conference-22-2_news&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16264263-5426398639362803852?l=reflexsurtempscourants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/feeds/5426398639362803852/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=16264263&amp;postID=5426398639362803852' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/5426398639362803852'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/5426398639362803852'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/2008/05/une-confrence-intressante.html' title='Une conférence intéressante'/><author><name>Geneviève</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18121492532058484897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01791191542415416803'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16264263.post-2616603714605087635</id><published>2008-05-13T09:18:00.001Z</published><updated>2009-09-23T08:51:01.134Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Païens et chrétiens'/><title type='text'>Païens et chrétiens 2</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"&gt;&lt;i&gt;Est-il un feu dans les déserts,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"&gt;&lt;i&gt;Est-il un feu qui nous délivre ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"&gt;&lt;i&gt;Il y a quelque chose dans l’air&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"&gt;&lt;i&gt;Qui nous désamorce de vivre !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"&gt;&lt;i&gt;Jean Vasca&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Mircea Eliade fait remonter les débuts du désenchantement du monde aux Grecs et sans doute n’a-t-il pas tort&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn1" name="_ftnref1" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. On sait que Platon interdit sa république idéale aux poètes, c'est-à-dire à ceux qui maintiennent et enrichissent le récit mythique. Il est remarquable que ce fondateur de l’idéalisme philosophique pour qui les modèles éternels l’emportent sur le concret refuse l’imaginal mais accepte marchands et artisans dans son utopie&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn2" name="_ftnref2" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Le commerce est même peut-être la seule activité qu’il ne règlemente pas par anticipation. Par un paradoxe assez juteux, le premier théoricien du goulag (&lt;i&gt;Les Lois&lt;/i&gt;) et de la société totalitaire&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn3" name="_ftnref3" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; serait-il aussi l’ancêtre du libéralisme économique ? Mais ce paradoxe ne devrait pas nous étonner car c’est celui de notre société post-moderne où les gardiens (autoproclamés) de la pensée unique et du politiquement correct sont aussi les défenseurs de la mondialisation. C’est encore Platon qui donne au terme &lt;i&gt;mythos&lt;/i&gt; le sens de récit mensonger et l’oppose au &lt;i&gt;logos&lt;/i&gt; ou discours de raison&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn4" name="_ftnref4" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[4]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, précurseur ainsi d’un Fontenelle ou d’un Diderot, si ce n’est du positivisme. C’est le premier désenchanteur.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Nous devons toutefois faire la peau d’une autre idée reçue. Quand il s’oppose à la mythopoièse, Platon n’annonce en rien la démarche scientifique. Sa maïeutique (rappelons que le terme signifie accouchement) n’est pas une véritable interrogation de l’univers mais un art de convaincre et d’amener l’autre à l’acquiescement, en d’autres termes un art de propagande.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ramenons le filet. Il contient trois gros poissons dont il serait intéressant de savoir si leur rencontre dans l’œuvre de Platon est fortuite ou si elle résulte de leur nature même :&lt;/p&gt;  &lt;ol style="margin-top: 0cm;" start="1" type="1"&gt;&lt;li class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;l’accent mis sur le      commerce et l’activité économique en général&lt;/li&gt;&lt;li class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;le primat du &lt;i&gt;logos&lt;/i&gt;      sur le &lt;i&gt;mythos&lt;/i&gt; &lt;/li&gt;&lt;li class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;le primat des modèles      rationnels a priori sur le réel&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;A ces trois points s’ajoute le rôle du discours fait pour convaincre et arracher l’acquiescement donc un art du consensus&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn5" name="_ftnref5" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[5]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le commerce n’a certes pas attendu Platon. On trouve trace d’échanges dès le paléolithique. Ce qui m’intéresse ici n’est pas l’activité économique en elle-même mais l’intérêt que lui porte un philosophe qui, par ailleurs, prétend soumettre le réel à des modèles idéaux dont il ne serait qu’un reflet dégradé&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn6" name="_ftnref6" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[6]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; et régir la société grâce à des gardiens de la pensée et des mœurs formés à l’art de convaincre comme à celui de contraindre et institués en un véritable ordre initiatique qui serait en même temps une milice.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’influence du platonisme, encore sensible aujourd’hui comme source d’inspiration idéologique, s’est fait sentir sur toute la philosophie ultérieure. Ce n’est pas un hasard si nous possédons toute son œuvre et seulement des bribes des autres penseurs grecs de la même époque. Nous avons même, en dehors des spécialistes, du mal à comprendre le néoplatonisme des premiers siècles de notre ère comme un retour à une doctrine largement oubliée pendant quelques siècles. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;En dehors même de la pensée juive ou chrétienne, ces trois premiers siècles dominés par deux écoles philosophiques et par les cultes « à mystère » c'est-à-dire initiatiques, sont des temps désenchantés. E. R. Dodds parle d’un âge d’angoisse&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn7" name="_ftnref7" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[7]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Ce qui frappe qui se penche sur les écrits de cette époque, c’est leur tonalité très moderne. La petitesse de la Terre par rapport au cosmos, déjà clairement exprimée par les savants hellénistiques, entraîne chez Sénèque, Celse ou l’empereur Marc Aurèle le sentiment du néant de l’être humain. Mais c’est déjà dans &lt;i&gt;Les Lois&lt;/i&gt; : « Hommes et femmes ne sont que des marionnettes et ne possèdent en eux-mêmes qu’une petite part de réalité », écrit Platon&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn8" name="_ftnref8" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[8]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Un siècle plus tard, Bion de Borysthènes&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn9" name="_ftnref9" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[9]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; fait déjà du hasard le régulateur de l’univers. De nombreux auteurs soulignent le caractère onirique ou théâtral de l’existence humaine, l’irréalité du monde sensible et donc élaborent la première philosophie de l’absurde.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Quand E. R. Dodds s’interroge sur le débat entre païens et chrétiens (pp.119-154), il ne cite du côté païen que des philosophes et de Celse dont la pensée relève d’abord de la philosophie politique. « Ce qui étonnait tous les premiers observateurs païens, Lucien et Galien, Celse et Marc Aurèle, était la confiance totale que les chrétiens faisaient à des propositions non démontrées, leur disponibilité à mourir pour l’indémontrable. Pour un observateur relativement bienveillant comme Galien, les chrétiens possèdent trois des quatre vertus cardinales : ils montrent du courage, de la maîtrise de soi et de la justice, mais ce dont ils manquent, c’est de la &lt;i&gt;phronèsis&lt;/i&gt;, l’&lt;i&gt;insight&lt;/i&gt; intellectuel, la base rationnelle des trois autres. » (pp.137-8) En d’autres termes, le « paganisme » qui s’oppose frontalement au christianisme n’est pas le culte polyphonique de l’antiquité profonde mais un rationalisme théiste, version gréco-latine du vedanta hindou. Ajoutons que la &lt;i&gt;phronèsis&lt;/i&gt; relève de la raison pratique et non de la raison pure. Aristote la définit comme la faculté de choisir le « juste milieu » dans des circonstances changeantes et en partie imprévisibles. On croirait lire un éloge contemporain de la pensée ou de la religion modérée. Bailly traduit par &lt;i&gt;intelligence raisonnable&lt;/i&gt; : c’est le bon sens opposé à la folie, la prudence opposée à l’&lt;i&gt;hubris&lt;/i&gt;. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;En d’autres termes, le « paganisme » qui s’oppose au christianisme en ces premiers siècles de notre ère et de l’empire romain&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn10" name="_ftnref10" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[10]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; s’accommode fort bien d’un monde désenchanté. Dodds remarque d’ailleurs (p.133) qu’ « on a pu dire avec de bonnes raisons que Celse était un monothéiste plus conséquent qu’Origène. »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;(à suivre)&lt;/p&gt;  &lt;div style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;br /&gt; &lt;hr align="left" size="1" width="33%"&gt;  &lt;!--[endif]--&gt;  &lt;div style="" id="ftn1"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref1" name="_ftn1" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Mircea Eliade, &lt;i&gt;Aspects du mythe&lt;/i&gt;, NRF, Paris, 1963, réed. 1971, pp.181 et sq.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn2"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref2" name="_ftn2" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Il faudrait citer entièrement la &lt;i&gt;République&lt;/i&gt; et les &lt;i&gt;Lois&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn3"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref3" name="_ftn3" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Y compris au sens d’Hannah Arendt puisqu’il légifère sur la vie quotidienne la plus « privée », sexualité, nourriture, éducation des enfants, etc.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn4"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref4" name="_ftn4" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[4]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Voir &lt;i&gt;Fonctions du mythe&lt;/i&gt;, dans les archives de ce blog.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn5"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref5" name="_ftn5" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[5]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; On n’aura pas de mal à retrouver tous ces éléments dans les écrits des grands théoriciens libéraux, de Bastiat à Mises, d’Haynes à Georges Lane ou François Guillaumat. Toutefois, ils introduisent et rendent central un élément qui n’existe pas chez Platon, à savoir le contrat. Ce faisant, sans doute ne sont-ils pas conscients de renouer avec un thème essentiel de la tradition indoeuropéenne, représenté dans la mythologie indienne par la figure de Mitra garant des serments, second visage de la souveraineté comme l’a montré Georges Dumézil. Nous y reviendrons.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn6"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref6" name="_ftn6" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[6]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Thème de la caverne, thème du démiurge.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn7"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref7" name="_ftn7" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[7]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; E. R. Dodds&lt;i&gt;, Païens et chrétiens dans un âge d’angoisse&lt;/i&gt;, trad. H. D. Saffrey, La Pensée sauvage, Claix, 1979.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn8"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref8" name="_ftn8" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[8]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Lois 804B, 644D-E&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn9"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref9" name="_ftn9" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[9]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Philosophe cynique à l’humour ravageur, 335-245, dont il nous reste quelques fragments, en particuliers chez Stobée (5&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle de notre ère).&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn10"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref10" name="_ftn10" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[10]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Rappelons que le Christ est contemporain d’Auguste et de Tibère.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16264263-2616603714605087635?l=reflexsurtempscourants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/feeds/2616603714605087635/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=16264263&amp;postID=2616603714605087635' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/2616603714605087635'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/2616603714605087635'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/2008/05/paens-et-chrtiens-2.html' title='Païens et chrétiens 2'/><author><name>Geneviève</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18121492532058484897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01791191542415416803'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16264263.post-4530999804059186748</id><published>2008-05-01T09:40:00.001Z</published><updated>2009-09-23T08:51:48.159Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Païens et chrétiens'/><title type='text'>Païens et chrétiens</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Nous avons déjà évoqué la légende de l’égalitarisme chrétien, lequel interdirait l’amour kénotique. A la limite, si j’élève l’autre, ce n’est pas à mon niveau mais au dessus de moi. C’est ce que signifie l’humilité, terme qui dérive du latin &lt;i&gt;humus&lt;/i&gt;, terre féconde. Il s’agit de toucher terre, à tous les sens du terme, non pour l’écrasement mais pour un ressourcement comme l’exprimait déjà le mythe d’Antée. La grande métanie monastique, cette prosternation front contre terre devant l’autre, réplique un très ancien rite du sujet égyptien devant Pharaon. D’où vient ce geste ? On pourrait songer aux rites de soumission qui désarment l’agressivité animale mais l’animal se rend vulnérable, offre gorge et ventre à la morsure, se met à la merci du dominant. A rebours, le prosterné n’expose que son dos, partie la moins vulnérable de son corps et cache au roi tout ce qui humanise : le visage, les mains, le sexe. Il se présente comme terre plutôt que comme autre. En le relevant, sinon le rite n’a plus de sens, le roi – ou le roi virtuel qu’est le moine devant qui s’humilie son frère – le découvre et le confirme dans son humanité, son altérité. Notons que le sens se perd aussi lorsque on le remplace par l’agenouillement qui hiérarchise la taille respective des protagonistes, coupe les jambes et interdit la démarche. La plus grosse bêtise de Marie de Médicis fut d’imposer cette posture aux membres du Parlement. C’est façon d’humilier l’autre, de le faire rentrer en terre en se tenant devant lui, seul debout ou dans le confort du fauteuil, seul à taille humaine. L’inverse de la kénose. Alors que dans le monachisme, celui qui fait la métanie reconnaît la royauté spirituelle de l’autre. Il n’efface pas la hiérarchie mais la creuse temporairement entre pairs.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’autre point sociétal reproché par les néo-païens concerne la proclamation d’universalité du christianisme, ressenti par eux comme une négation de la diversité des cultures et des civilisations. C’est la même analyse que fait Huntington lorsqu’il prédit le choc des civilisations en les définissant par la religion localement dominante. Pourtant, la plus claire expression de la trifonctionnalité indoeuropéenne nous vient du moyen âge chrétien et l’apôtre Paul recommandait déjà de « se faire Grec avec les Grecs et Juif avec les Juifs », reconnaissant explicitement la spécificité de chaque peuple. La mission confiée à ses disciples par le Christ lors de son Ascension, si elle donne à la Bonne Nouvelle une portée universelle, va aussi dans le sens d’une reconnaissance de l’identité des Nations&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn1" name="_ftnref1" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La seconde critique que font les néo-païens à ce qu’ils nomment le judéochristianisme concerne la structure du temps et la qualification de l’espace. J’ai déjà largement traité de la question du temps&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn2" name="_ftnref2" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; et je n’y reviendrai pas. Il me semble plus important d’interroger ce que Marcel Gauchet après Max Weber et conjointement Alain de Benoist regrettent comme « désenchantement du monde » avec un argument d’ordre plus philosophique qu’historique : si l’on admet un Dieu transcendant et créateur de l’univers, alors la création n’a forcément plus rien de sacral.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Admettons, encore que l’argument soit un peu court. Mais encore faut-il démontrer que le Dieu des théologiens est pure transcendance. C’est peut-être vrai dans l’islam si l’on excepte le soufisme. Quand on parle du judaïsme et du christianisme, les choses sont moins simplistes que cela. Toute la Bible est traversée de théophanies qui, au moins temporairement, inscrivent la présence divine au cœur même de la création : c’est Béthel dont le nom signifie « maison de Dieu », où Jacob rêve de l’échelle parcourue par les Anges et, lorsqu’il veut élever une stèle, s’entend dire de prendre une pierre non taillée car le ciseau la profanerait ; c’est le Buisson ardent devant lequel Moïse doit retirer ses sandales « car la terre sur laquelle tu te tiens est une terre sainte » ; c’est la grande théophanie du mont Sinaï ; c’est aussi la grotte depuis laquelle Elie voit passer le Seigneur comme un souffle doux et léger suivant le séisme et l’orage. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le terme « Dieu » est ambigu et sans doute faut-il remercier Alain de Benoist de l’avoir souligné&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn3" name="_ftnref3" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Sans remonter au *deyw-o indoeuropéen qui signifie le ciel diurne, en nous bornant au θεός grec, remarquons que ce terme change de sens lorsque les « Septante » et leurs continuateurs l’utilisent pour traduire les termes bibliques Ælohim, IHVH ou Adonaï&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn4" name="_ftnref4" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[4]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Ce terme θεός est d’ailleurs tardif, peu employé en grec archaïque. Homère et surtout Hésiode ne parlent que de &lt;i&gt;puissances&lt;/i&gt; naturelles, les Titanides, et culturelles, les Olympiens&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn5" name="_ftnref5" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[5]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Puissances encore, les &lt;i&gt;neter&lt;/i&gt; du panthéon égyptien, les &lt;i&gt;regin&lt;/i&gt; scandinaves. Comme dit joliment Michel Boccara, les « dieux » sont tous des esprits de la brousse, des agrégats psychiques ou des puissances de la nature. Cet aspect demeure dans le christianisme orthodoxe où certains de ces esprits de la nature figurent dans les icônes, en particulier des fleuves sous la forme d’un vieil homme&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn6" name="_ftnref6" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[6]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; et n’a disparu d’occident qu’avec la réforme grégorienne et le triomphe de l’augustinisme. On sait combien Augustin, marqué par le manichéisme n’a pu se défaire d’un pessimisme radical envers l’homme et la nature. Homère emploie θεός pour désigner la divinité en général, la volonté ou l’influence active des puissances. L’ennui, c’est que les dictionnaires ont tellement accepté l’équation θεός = dieu, qu’elle en devient difficilement dépassable. Je proposerais pour ma part, de privilégier une traduction par « puissances » et de réserver le terme « Dieu » à la fois au &lt;i&gt;deus otiosus&lt;/i&gt; que décèle Mircea Eliade en arrière-fond de toutes les mythologies et au Dieu explicite, impersonnel ou personnel, des philosophes et des religions dites monothéistes. Cela éviterait le plus gros des confusions. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Si l’on applique cette règle, le « Dieu » trinitaire chrétien devient parfaitement inclassable. Transcendant ? Sans doute, au point que le cœur de toute théologie chrétienne est l’apophatisme : de la nature de Dieu, nul ne peut rien dire positivement. Mais en même temps immanent, présent en toutes les fibres de la création. Unique ? On ne peut plus unique mais en même temps tripersonnel, Père, Fils et Saint-Esprit. Irréductible au Dieu des philosophes, au &lt;i&gt;Sphairos&lt;/i&gt; de Parménide, à l’Un de Plotin, au Souverain Bien de Platon : Augustin s’est pris les pieds dans une suite d’apories et de régressions à l’infini pour avoir voulu les identifier&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn7" name="_ftnref7" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[7]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; et l’Eglise romaine n’y a gagné que de devenir totalitaire. Toute la théologie patristique se fonde sur des antinomies assumées comme celles-ci. Prenons le couple transcendance/immanence. La transcendance personnalise mais, pensée seule, ne peut aboutir qu’à l’écrasement de l’homme par Dieu : si cet écrasement devient volontairement assumé, c’est l’islam ; sinon, le cri de révolte offre la seule chance à l’homme de retrouver quelque dignité, comme l’a vu Nietzsche. L’immanence seule, expression du monisme philosophique, ne peut permettre l’émergence de la relation personnelle et de l’amour vrai puisqu’il n’y a plus de face à face. Pensées ensemble, même et surtout en se souvenant qu’elles n’épuisent pas la réalité divine, la kénose divine permet la relation d’amour entre le créateur et la créature, dans une dynamique éternelle et libre où l’amour devient interpénétration non fusionnelle&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn8" name="_ftnref8" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[8]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, dynamique rendue tragique par la chute, par le refus de l’homme lorsqu’il se veut seul à définir ses propres valeurs&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn9" name="_ftnref9" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[9]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Dans la sainteté au sens chrétien du terme, c'est-à-dire l’acceptation de l’inhabitation divine au cœur de l’humanité, la revivification de l’immanence sur le mode de la périchorèse transfiguratrice, le monde n’est jamais désenchanté. Mais la relation de l’homme à la nature et à ses puissances s’inverse. Il ne s’agit plus comme dans les traditions archaïques de rites propitiatoires pour s’assurer les bonnes grâces d’entités pour le moins étrangères à l’homme si ce n’est hostiles, ni de nourrir la cohésion de la cité au travers de la personnification de son égrégore&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn10" name="_ftnref10" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[10]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; mais que l’homme accomplisse vis-à-vis de la nature sa fonction sacerdotale et la bénisse. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Dans cette perspective, tout se retrouve et d’abord le temps cyclique au travers de la liturgie et de son inscription cosmique, avec Pâques, fête lunisolaire liée à l’équinoxe de printemps, et Noël au solstice d’hiver. Les anciennes techniques de sacralisation de l’espace sont mises en œuvre : orientation des églises sur les levers et couchers de soleil lors de la fête du saint auquel elles sont dédiées&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn11" name="_ftnref11" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[11]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, d’où des effets lumineux voulus et signifiants comme à Chartres au solstice d’été, fontaines et sources rattachées à un saint patron, etc. Les vies de saints du haut moyen âge fourmillent de théophanies désignant au héros le lieu de son futur monastère, de liens d’amitié tissés avec les bêtes, de paraboles vivantes porteuses d’un enseignement spirituel. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Toutefois quelque chose a bel et bien changé par rapport aux sacralisations anciennes. L’eschatologie oriente effectivement le temps. Dans la perception des cycles on passe de la roue sans fin à ce que l’on pourrait appeler un spiroïde. Mais il faut rappeler qu’entre les « paganismes » primitifs et le christianisme se place l’âge des philosophes, c'est-à-dire en Inde, des Upanishad, en Perse, de la réforme zoroastrienne et, en Grèce, des présocratiques suivis de Platon. Dans tous les cas, le but du philosophe est de s’évader de la roue des apparences et des recommencements pour passer à une autre réalité, en général dégagée de la matérialité du monde. La rupture des philosophes avec le temps cyclique vécu comme une malédiction est plus importante que celle du christianisme qui ouvre la roue et lui donne sens dans l’eschatologie mais l’assume comme fondamentalement bonne.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Au bout de ce tour d’horizon, l’opposition païens/chrétiens qu’on nous trompette si puissamment s’estompe singulièrement ou du moins se déplace. Il reste à interroger la diabolisation des puissances naturelles en remarquant que celle-ci ne concerne pas l’orthodoxie mais uniquement le christianisme occidental, Rome en partie et surtout les diverses écoles protestantes. Notons d’abord qu’il ne s’agit pas d’un désenchantement du monde mais de la crainte d’un enchantement qui mènerait à la perte de l’homme. D’où le recours, dans le meilleur des cas à la bénédiction. Nous avons déjà montré que les rites archaïques étaient surtout des rites de propitiations et que les entités, les puissances de la nature n’étaient pas toujours les amies de l’homme, loin s’en faut. Il suffit de relire l’&lt;i&gt;Odyssée&lt;/i&gt; pour s’en convaincre. Dans la bénédiction, il ne s’agit pas de chasser ces puissances mais de les ouvrir à la relation d’amour kénotique, l’homme dans sa fonction sacerdotale devient donateur, intermédiaire de la donation divine. Dans la Genèse, la terre n’est pas donnée à l’homme pour qu’il l’exploite mais pour qu’il la régule, pour la cultiver et la garder, pour un amour kénotique qui l’élève. Et la terre crie en recevant le sang d’Abel. Si la terre crie, c’est bien qu’elle a esprit et voix. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Comment alors en est-on arrivé à la diabolisation puis au désenchantement du monde tel que décrit par Gauchet et Benoist ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;(à suivre)&lt;/p&gt;  &lt;div style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;br /&gt; &lt;hr align="left" size="1" width="33%"&gt;  &lt;!--[endif]--&gt;  &lt;div style="" id="ftn1"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref1" name="_ftn1" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; J’ai traité de cette question en détail dans mon article sur le baptême des nations, dans les archives de ce blog.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn2"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref2" name="_ftn2" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Voir &lt;i&gt;Impertinentes contributions à la question de la tradition primordiale&lt;/i&gt; dans les premières archives de ce blog.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn3"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref3" name="_ftn3" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Alain de Benoist, &lt;i&gt;Jésus et ses frères, et autres écrits sur le christianisme, le paganisme et la religion&lt;/i&gt;, Paris 2006, pp.103-114.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn4"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref4" name="_ftn4" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[4]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ALHIM est d’ailleurs un terme très curieux formé de AL ou ALH qui signifie lui (que l’arabe décline en Allah) et de HIM, eux. Pluriel de majesté, nous dit-on. Ah bon ? Pourquoi ne le trouve-t-on pas pour les rois ou pour l’imprononçable IHVH, fait de souffles et qui décrit le jaillissement de l’être, du « je suis », à tous les temps et modes ?&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn5"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref5" name="_ftn5" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[5]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; C’est évident chez Hésiode qui détaille les filiations et suggère une histoire on ne peut plus linéaire, une évolution. Les Titans et leur immédiate progéniture gouvernent les éléments et les événements naturels, depuis le substrat de l’espace, la radiance lumineuse, la nuit, le ciel, la mer, tandis que les Olympiens issus de Zeus seront les protecteurs du commerce, des marins, des artisans, des arts, de la famille ou de la guerre. &lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn6"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref6" name="_ftn6" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[6]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Et honni soit qui y verrait un diable !&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn7"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref7" name="_ftn7" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[7]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Je renverrai sur ce point à l’article décisif de Thomas Ross Valentine&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;span class="postbody"&gt; &lt;a href="http://www.geocities.com/trvalentine/orthodox/filioque.html" target="_blank"&gt;http://www.geocities.com/trvalentine/orthodox/filioque.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn8"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref8" name="_ftn8" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[8]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; C’est tout le dernier discours du Christ aux chapitres 16 et 17 de l’Evangile de Jean.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn9"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref9" name="_ftn9" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[9]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Je ne reprendrai pas pour la énième fois l’exégèse des premiers chapitres de la Genèse, c’est quelque part dans les archives du blog.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn10"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref10" name="_ftn10" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[10]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; On me reprochera sans doute encore l’emploi de ce terme, historiquement lié à la magie pratiquée dans certains hauts grades maçonniques. Je veux bien l’abandonner mais alors que la psychologie sociale en crée un équivalent qui ne soit pas une périphrase de trois kilomètres pour désigner l’inconscient collectif structuré d’un groupe précis. Et pas si inconscient que ça…&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div style="" id="ftn11"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref11" name="_ftn11" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[11]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Cela s’oublie après la grande peste et surtout après les guerres de religion en occident.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16264263-4530999804059186748?l=reflexsurtempscourants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/feeds/4530999804059186748/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=16264263&amp;postID=4530999804059186748' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/4530999804059186748'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/4530999804059186748'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/2008/05/paens-et-chrtiens.html' title='Païens et chrétiens'/><author><name>Geneviève</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18121492532058484897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01791191542415416803'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16264263.post-5555655058414798269</id><published>2008-04-17T15:00:00.002Z</published><updated>2009-09-23T08:53:59.737Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mythologie contemporaine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Païens et chrétiens'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Géopolitique'/><title type='text'>Terre et mer 3</title><content type='html'>&lt;div&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;L’imaginaire de la terre serait si riche, par rapport à celui de la mer, qu’il faut un fil d’Ariane et je le prendrai dans l’argumentaire de partisans à la fois de la reterritorialisation et de la décroissance, donc principalement de Serge Latouche et d’Alain de Benoist. Cet argumentaire commence d’être assez connu au point d’échapper à ses auteurs et de se retrouver comme une suite d’évidences dans de nombreux articles et forums sur Internet, je ne référencerai donc pas toutes les propositions.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;S’appuyant sur les travaux du GIEC mais aussi, plus anciennement, sur le rapport du MIT de1970, ils suggèrent de limiter les émissions de CO&lt;sub&gt;2 &lt;/sub&gt;en évitant les longs déplacements de marchandises. L’argument ne manque pas de pertinence car l’industrialisation, surtout dans le domaine agroalimentaire, amène parfois des absurdités et plus de circuits en boucle qu’il ne serait raisonnable. Il reste que toute médaille a son revers, que chaque région du monde ne bénéficie pas des mêmes ressources et que, soutenu d’une manière dogmatique, cet argument équivaudrait à tarir tous les échanges qui ne seraient pas de voisinage immédiat, à interdire exportations et importations. On peut donc se demander ce qu’il y aurait d’intrinsèquement immoral dans les échanges au long cours. A cet argument, mon précédent post a déjà largement fait écho pour ce qui concerne le commerce par voie de mer. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Une des conséquences souhaitées par les partisans d’une économie ramenée sinon à l’autarcie complète du moins à une large autosuffisance alimentaire, serait la préférence donnée aux fruits et légumes de saison. Certes, il s’agit toujours dans l’argumentaire de limiter la production de gaz à effet de serre en évitant d’importer des produits exotiques&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn1" name="_ftnref1" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; mais oublions la justification écologique. Toute société traditionnelle, organique, voit sa vie rythmée par des fêtes saisonnières qui inscrivent l’homme dans les cycles cosmiques. Ce n’est pas un hasard si les naissances divines se produisent au solstice d’hiver lorsque la nuit est la plus longue, juste avant le retour de la croissance de l’arc solaire visible, pas un hasard non plus si les mythes les plus universels racontent l’observation des étoiles&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn2" name="_ftnref2" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Le rythme des fêtes s’oppose à la déqualification du temps, laquelle semble voulue par certains acteurs économiques et politiques, voir la campagne insistante pour l’ouverture des magasins le dimanche. L’inscription de l’homme dans le cosmos, qu’il s’agisse de la nature ou des saisons, c’est-à-dire des relations de la planète avec le reste du système solaire et, plus profondément, avec l’ensemble de l’univers, s’oppose à la vie urbaine artificialisée, mécanisée et soumise à la seule régularité des horloges. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Est-ce une conséquence imprévisible du progrès technique ou faut-il voir dans ce gommage systématique de tout ce qui, dans le monde urbain, rappellerait la nature vivante une volonté de recréation du monde et de soi ? Les galeries marchandes regroupent boutiques, jets d’eau et fleurs en plastique sous la lumière électrique diffuse, sans ombre, accompagnée le plus souvent de ce qu’Eric Satie prophétisait comme « musique d’ameublement », le tout dans un espace clos sans fenêtre sur l’extérieur. On sait qu’une telle architecture fut pensée pour induire un état de moindre vigilance propice à la suggestion des envies mais le résultat va bien au-delà, comme le montrent certains romans de SF&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn3" name="_ftnref3" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Avec le rêve transhumaniste, y a-t-il une différence de nature ou seulement de degré ? Ce qui suggère une volonté à l’œuvre, une idéologie plus ou moins subreptice, c’est le remplacement systématique des fêtes traditionnelles par des « journées » ou de grands raouts commerciaux lorsque les dates sont inscrites trop profondément dans la culture, osant même l’inversion comme la « fête de la musique » le 21 juin &lt;i&gt;dans la nuit&lt;/i&gt;, faisant oublier le midi solsticial.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;S’agit-il, comme le pense Alain de Benoist peut-être d’après Douguine&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn4" name="_ftnref4" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[4]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, d’une idéologie propre aux puissances maritimes ? Je n’en suis pas convaincue. La Bretagne, terre maritime depuis les origines, est aussi terre d’enracinement, de rites, de pèlerinages, et l’un des lieux où le costume local s’est perpétué le plus longtemps. Quant à l’Angleterre, s’il est un pays de souvenance et de coutumes impératives, c’est bien elle. Lorsque, devant le paysage grandiose autour de Saint-Vincent-les-Forts, Aimé Michel et moi-même avions passionnément comparé les modes de mémoire des montagnards et des marins, nous avions convenu de leur équivalence pour la pérennité d’une identité millénaire. Même l’Amérique… Dans le Midwest, les paysans qui ont remplacé la prairie des bisons par les champs de maïs ou de blé, dans le Montana des mines et des trappeurs, les hommes ont spontanément retrouvé des rites, des coutumes, toute une sociabilité inscrite dans l’amitié de la terre. L’anomie mal tenue en laisse par le communautarisme n’est le fait que de quelques grandes villes, comme par hasard sièges des instances de décision politiques, économiques et médiatiques. Mais de cette Amérique réelle, les séries télévisées ne parlent pas.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;L’opposition réelle serait alors entre deux visions de l’homme soit comme être cosmique ou de nature, soit comme fils de sa propre volonté. Le mythe biblique nous le laisse entendre, Adam, ADM, est tiré de la Adamah, ADMH, mais en hébreu, ADMH dérive de ADM. Littéralement, car il n’y a pas de « monsieur Adam&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn5" name="_ftnref5" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[5]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; », c’est « ce rouge tiré de la rougeur ». Autant dire que l’essence de l’homme n’est pas figée, qu’elle se façonne au fil de son œuvre. Toutefois, ce même ADM est placé dans le jardin&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn6" name="_ftnref6" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[6]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; « pour le cultiver et le garder ». Son premier devoir est à l’égard de la planète, ce que renforce l’épisode où il nomme les animaux et où Dieu attend s’il trouvera parmi eux »une aide semblable à lui ». Certains Pères de l’Eglise n’hésitent pas à voir le début de la chute dans l’orgueil séparateur qui lui fait n’en pas reconnaître. La chute elle-même se produit lorsque le couple humain mange le fruit de l’arbre « du bon et du mauvais », prend donc comme référence ses propres jugements de valeur hors de tout autre ancrage naturel ou divin&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn7" name="_ftnref7" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[7]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. La chute commencerait donc avec le refus de communion avec la nature, avec les êtres les plus proches mais en même temps profondément autres que sont les animaux, se transformerait en dégringolade accélérée lorsque l’absence d’essentialisme, la boucle de rétroaction de l’œuvre sur l’ouvrier, serait confondue avec l’autocréation, la volonté d’autodonation d’être : « vous serez comme des dieux. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;J’entends crier d’ici mes amis païens et, cette fois, nous sommes tellement au cœur du sujet que je ne m’en tirerai pas par une pirouette. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Pourquoi cette opposition païens/chrétiens ? Le « Dieu des chrétiens » repoussé par la plupart des néo-païens, d’Alain de Benoist à Bruno Favrit&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn8" name="_ftnref8" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[8]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; en passant par Marcel Gauchet, n’est pas le mien ni celui de la théologie des Pères. Je ne suis même pas sûre que ce soit celui du &lt;i&gt;filioque&lt;/i&gt; et du concile de Trente auquel les orthodoxes ont de nombreux reproches à adresser – mais pas les mêmes. Alors où l’ont-ils déniché, ce Dieu de pure transcendance, de pouvoir et de colère, jaloux comme un barbon ayant épousé une pucelle, séparé de tout et de tous, ce solitaire et cet implacable père qui sacrifie son fils à sa propre grandeur ? Ce fondateur d’une histoire purement linéaire, donc non rythmique ? L’insistance mise à dénoncer « les monothéismes » me suggère qu’il s’agirait d’un mixte entre le Coran, certains commentaires talmudiques et l’interprétation calviniste de la Bible. L’ennui, c’est que ce Dieu syncrétique n’est celui de personne et surtout pas de l’Eglise des 7 premiers conciles&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn9" name="_ftnref9" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[9]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Quant à la Bible, si elle fourmille de presciences eschatologiques, elle n’a jamais rejeté la composante cyclique du temps&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftn10" name="_ftnref10" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;[10]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;On doit alors se demander à partir de quelle vision du paganisme parlent ceux qui accusent le judéo-christianisme d’avoir éradiqué le sacré. En général, leur argumentaire se déploie selon trois axes :&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;ol style="margin-top: 0cm; text-align: justify;" start="1" type="1"&gt;&lt;li class="MsoNormal"&gt;la structure de la société      (hiérarchie, identité, différenciation)&lt;/li&gt;&lt;li class="MsoNormal"&gt;la structure du temps      (cycles et rythmes)&lt;/li&gt;&lt;li class="MsoNormal"&gt;l’insertion de l’homme dans      la nature&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Rien de tout cela n’est contraire au christianisme, pas plus au texte des Evangiles qu’aux actes des conciles.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Nous y reviendrons mais j’aimerais insister aujourd’hui sur un point essentiel. L’égalitarisme tant reproché n’est pas chrétien. Le Christ lui-même a introduit une hiérarchie parmi ses disciples : le cercle intérieur des Douze, l’ensemble plus large des 70 ou 72, la mouvance mal définie de ceux qui le suivent parmi lesquels un groupe de femmes, enfin ceux que le père Carmignac et Claude Tresmontant nomment les disciples secrets, ceux de Jérusalem. L’Eglise qui en résulte se structure sur la conciliarité… des évêques, chacun chef incontesté de son diocèse. Rome rendra même cette structure totalement pyramidale lors de la réforme grégorienne en posant le pape comme évêque des évêques. Le commandement d’amour mutuel ne signifie si l’uniformité ni l’égalité : il s’agit d’aimer comme Dieu aime, d’un amour kénotique tel que le plus grand se penche vers le plus petit et l’élève spirituellement, tel que le pouvoir devient consciemment service. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Le désir du pouvoir, cristallisation stérile de la hiérarchie quand il devient passionnel, est le plus subtil des pièges disons du diable pour faire court. En effet, qui le reçoit trouve dans le paquet cadeau ce qu’il n’avait sans doute pas prévu, l’obligation de résoudre tous les problèmes qui se posent à son peuple et que tout le monde se fera un plaisir de lui soumettre. « Eh, m’sieur ! Y a plus d’papier dans les toilettes ! – Eh, m’sieur, l’ampoule a grillé ! – Sire, ils n’ont plus de pain ! – Sire, les loups dévorent les enfants en Gévaudan ! – Sire, les marins anglais rossent les vôtres... » Profondément, fondamentalement, tout pouvoir est service, devoir de médiation, de paternité, d’épiclèse et de bénédiction, d’amour kénotique. Il faut voir le roi comme en oblation. Les traditions qui le sacralisent ne s’y sont pas trompées, faisant même dépendre de lui l’abondance des récoltes, des troupeaux et des sources, la surabondance de la vie. Et c’est pourquoi tout pouvoir est don divin. Mais celui pour qui le pouvoir n’est que passion de dominer, ivresse de se percher en haut de l’échelle, ne peut atteindre à l’amour kénotique et donc ne peut utiliser et ressentir son pouvoir que dans la destruction laquelle le désertifie intérieurement plus sûrement que toute autre passion. Les tyrans finissent mal pour la plupart. Et surtout finissent seuls.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;(à suivre)&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;br /&gt; &lt;hr style="margin-left: 0px; margin-right: 0px;" size="1" width="33%"&gt;  &lt;!--[endif]--&gt;  &lt;div id="ftn1"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref1" name="_ftn1" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; C’est pourtant si bon, une mangue…&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn2"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref2" name="_ftn2" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Pascal Pastor et moi-même avons longuement traité cette question dans plusieurs articles de la revue &lt;i&gt;Liber Mirabilis&lt;/i&gt;, en particulier « Pourquoi la Grande Mère est-elle devenue veuve ? », « Le genou gauche de l’initié » et « Le tombeau du maître : dominantes mythiques et précession des pôles ».&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn3"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref3" name="_ftn3" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Je songe aux &lt;i&gt;Monades urbaines&lt;/i&gt; de Silverberg mais aussi à Trantor tel que le décrit Asimov dans la série de &lt;i&gt;Fondation&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn4"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref4" name="_ftn4" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[4]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Voir Alexandre Douguine, &lt;i&gt;Le prophète de l’eurasisme&lt;/i&gt;, éditions Avatar, Paris, 2006 qui regroupe quelques uns de ses textes fondateurs. &lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn5"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref5" name="_ftn5" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[5]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Voir le débat qu’Antoine et moi-même avons eu avec Jean-Louis Palierne à ce sujet sur le Forum Orthodoxe.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn6"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref6" name="_ftn6" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[6]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Le terme exact signifie steppe, lieu de l’herbe et de la vie par opposition au désert aride.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn7"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref7" name="_ftn7" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[7]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Comme tous les mythes, celui d’Adam est inépuisable. Ce n’est sans doute qu’une des lectures possibles mais c’est celle qui m’a permis de sortir de la culpabilisation augustinienne inculquée dans le catéchisme de mon enfance.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn8"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref8" name="_ftn8" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[8]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; J’en profite pour signaler un de ses derniers bouquins que j’ai beaucoup aimé – sauf cette opposition, évidemment : Bruno Favrit, &lt;i&gt;Le voyage du Graal&lt;/i&gt;, Auda Isarn, Toulouse, 2003.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn9"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref9" name="_ftn9" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[9]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; C’est encore avec celui de l’islam qu’il y aurait le plus de ressemblance.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn10"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a style="" href="http://www.blogger.com/post-create.do#_ftnref10" name="_ftn10" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:10;"  &gt;[10]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Dans le &lt;i&gt;Poème de la Création&lt;/i&gt; (Genèse 1 et premiers versets du chapitre 2), les astres sont là « pour marquer les temps », on ne fait pas plus cyclique. Et n’oublions pas le songe de la statue en&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Daniel, 2 qui reprend la symbolique des 4 âges selon Hésiode.&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16264263-5555655058414798269?l=reflexsurtempscourants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/feeds/5555655058414798269/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=16264263&amp;postID=5555655058414798269' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/5555655058414798269'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16264263/posts/default/5555655058414798269'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexsurtempscourants.blogspot.com/2008/04/terre-et-mer-3.html' title='Terre et mer 3'/><author><name>Geneviève</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18121492532058484897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01791191542415416803'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></entry></feed>