tag:blogger.com,1999:blog-158858772008-07-02T23:13:46.175+02:00Chez LoLohttp://www.blogger.com/profile/13447932124013054502noreply@blogger.comBlogger265125tag:blogger.com,1999:blog-15885877.post-65541503802318828342008-06-30T08:00:00.002+02:002008-06-30T08:00:01.974+02:00LE FILS DE L'EPICIER<a href="http://bp1.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SGeiiShX14I/AAAAAAAAAw8/Gnluc2crS2E/s1600-h/LeFilsdelEpicier.jpg"><strong><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5217317403303073666" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SGeiiShX14I/AAAAAAAAAw8/Gnluc2crS2E/s320/LeFilsdelEpicier.jpg" border="0" /></strong></a><strong> <span style="font-size:130%;">d'Eric Guirado</span><br /></strong><strong><span style="font-size:85%;">Comédie - 1h35min</span></strong><br /><strong><span style="font-size:85%;">Sortie salles France - 15 août 2007</span></strong><br /><strong><span style="font-size:85%;">avec Nicolas Cazalé, Clotilde Hesme, Daniel Duval, Jeanne Goupil, Liliane Rovère, ...</span></strong><br /><br /><div align="justify"><span style="color:#336666;"><blockquote><span style="color:#336666;">Antoine, 30 ans, vivote dans un studio à Lyon. Sa meilleure amie Claire peine à réviser son bac en candidate libre en même temps qu'elle enchaîne des petits boulots.</span> Antoine l'aide, lui propose de l'argent qu'elle accepte. Cet argent qu'il n'avait pas, c'est à sa mère qu'il l'a emprunté. Son père hospitalisé, il se propose de le remplacer dans l'épicerie ambulante pour s'acuitter de sa dette. Comme Claire veut changer d'air, et pouvoir se consacrer à ses révisions, elle l'accompagne au fin fond de la Drôme où habitent les parents d'Antoine, ainsi que son frère avec qui il entretient des rapports compliqués. Voilà donc Antoine qui démarre le tacot chaque matin pour une tournée par les villages, à la rencontre des clients fidèles, souvent bien âgés, qui payent contents, ou rechignent, ou à crédit, ou en échange d'oeufs... Le souci c'est qu'il n'est pas parti pour être charitable. Heureusement que Claire l'accompagne quelquefois, avec son sourire et son enthousiasme auxquels peu résistent...</blockquote></span></div><div align="justify">Ce film est sorti il y a presque un an, je regrettais de l'avoir manqué. Heureusement, ces jours de <a href="http://www.feteducinema.com/"><span style="color:#663333;"><strong>fête du cinéma</strong> </span></a>ont donné envie au programmateur de notre salle d'art et essai de le remettre à l'affiche.</div><div align="justify">On peut dire "<em>c'est un film gentillet</em>", "<em>la fin est attendue</em>", et même "<em>encore cette vision de la campagne qui sauve les âmes en perdition</em>" etc etc... Peut-être, peut-être. Mais on doit aussi dire que c'est pas grave parce que c'est <strong><span style="color:#cc0000;">agréable</span></strong>, que les personnages des <strong><span style="color:#990000;">villageois sont touchants de vérité</span></strong>, que les scènes entre Lucienne la ronchonne et Antoine (<strong><a href="http://chezlorraine.blogspot.com/2007/06/uv.html"><span style="color:#009900;">Nicolas Cazalé</span></a></strong>) qui est peu diplomate nous font rire, que l'actrice <a href="http://chezlorraine.blogspot.com/2007/06/les-chansons-damour.html"><span style="color:#009900;"><strong>Clotilde Hesme</strong> </span></a>irradie même les journées brumeuses...</div><p align="center"><a href="http://bp0.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SGemEeluFPI/AAAAAAAAAxE/r5qNr-HNfz8/s1600-h/LeFilsdelEpicier1.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5217321289192969458" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SGemEeluFPI/AAAAAAAAAxE/r5qNr-HNfz8/s200/LeFilsdelEpicier1.jpg" border="0" /></a><a href="http://bp3.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SGemKrUUS_I/AAAAAAAAAxM/MAqfPist3p0/s1600-h/LeFilsdelEpicier2.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5217321395688852466" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SGemKrUUS_I/AAAAAAAAAxM/MAqfPist3p0/s200/LeFilsdelEpicier2.jpg" border="0" /></a><a href="http://bp3.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SGemQb6l7BI/AAAAAAAAAxU/Q45mgap1PUE/s1600-h/LeFilsdelEpicier3.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5217321494633638930" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SGemQb6l7BI/AAAAAAAAAxU/Q45mgap1PUE/s200/LeFilsdelEpicier3.jpg" border="0" /></a></p><p align="justify">En plus de la petite histoire, il y a ce quotidien de l'épicier itinérant qui tient à coeur à <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ric_Guirado"><span style="color:#cc33cc;">Eric Guirado</span></a></strong>. Sans idéalisme, car le métier a peu de chances d'être repris, parce que les grandes surfaces se sont implantées, (parce que le prix des carburants augmente), parce que les jeunes sont attirés par la ville, sans idéalisme donc, le réalisateur a voulu en faire le sujet du film, le décor particulier pour nos personnages. Ce commerce qui va à la rencontre des consommateurs est parfois le dernier <strong><span style="color:#990000;">lien social</span></strong> pour certaines personnes âgées isolées dans des provinces reculées. On aurait tort de ne pas le considérer ainsi.</p><p align="justify">Un film pas prétentieux mais bien oxygénant.</p><p align="left">"<a href="http://www.liberation.fr/culture/cinema/272347.FR.php"><span style="color:#990000;"><em><strong>Le fils de l'épicier" bat la campagne -</strong><span style="font-size:85%;"> Libé.fr</span></em></span></a></p><p align="left"><a href="http://www.rue89.com/2007/08/15/le-fils-de-lepicier-fresque-rurale-deric-guirado"><span style="color:#990000;"><strong><em>Fresque rurale</em> </strong><em><span style="font-size:85%;"><strong>-</strong> rue89</span></em></span></a></p>Lohttp://www.blogger.com/profile/13447932124013054502noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15885877.post-11670047983276868212008-06-29T16:00:00.010+02:002008-06-29T19:05:04.355+02:00LE MIAM... ISSIME<a href="http://bp3.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SGdauNHOkFI/AAAAAAAAAw0/ZbNvDbncOSs/s1600-h/miamissime.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5217238443172466770" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SGdauNHOkFI/AAAAAAAAAw0/ZbNvDbncOSs/s320/miamissime.jpg" border="0" /></a> <strong><span style="font-size:130%;">de Maguelonne Toussaint-Samat</span> </strong><br /><strong><span style="font-size:85%;">Livre recettes - 770 pages</span></strong><br /><strong><span style="font-size:85%;">Editions Sud Ouest - 2008</span></strong><br /><br /><span style="color:#336666;"><blockquote><p align="justify"><span style="color:#336666;">Un recueil actuel de 800 recettes qui se veut guide pour celui qui affectionne l'art évolutif de la cuisine.</span></p></blockquote></span><div align="justify">Un livre de cuisine, une fois n'est pas cou- tume (mais cela est <strong><a href="http://chezlorraine.blogspot.com/2007/01/la-cuisine-des-tribus.html"><span style="color:#663366;"><span style="color:#990000;">déjà arrivé sur ce blog</span> </span></a></strong>!).<br />Un livre de cuisine... un de plus ? Après la <a href="http://www.editions-sudouest.com/1153-Le-Miamissime-eso.html"><span style="color:#cc33cc;"><strong>préface</strong></span></a> de l'incontournable Jean-Pierre Coffe, <strong><em><span style="color:#336666;">Le Miam... issime</span></em></strong> se présente comme un traditionnel livres de recettes de cuisine. Avec sa présentation tendance contemporaine aux couleurs gris clair et orange flashy,<strong> <span style="color:#cc0000;">il attire l'attention</span></strong> ; avec ses pages sans photo mais à la présentation claire, <strong><span style="color:#cc0000;">il la retient</span></strong>. Pas d'image mensongère ou aguicheuse dont les livres de cuisine se passent de moins en moins. Ici, le <strong><span style="color:#990000;">livre-outil</span></strong> <strong><span style="color:#990000;">renseigne avec précision et invite à la découverte de certaines curiosités insoupçonnées</span></strong> (la <em>salade du ministre ivoirien</em> qui allie l'orange à l'olive) <strong><span style="color:#990000;">ou de classiques oubliés.</span></strong> C'est l'occasion aussi de tenter des plats que l'on pensait trop audacieux (comme le célèbre tahitien <em>poisson cru au lait de coco </em>- simplissime) et d'avoir plein d'idées pour des <em>smoothies </em>de saison.</div><div align="justify"></div><div align="justify"><strong><a href="http://www.saintmont.com/livres/auteurs/mts.htm"><span style="color:#660000;">Maguelonne Toussaint-Samat</span></a></strong> est historienne culinaire mais aussi quelqu'un qui semble vouloir transmettre un savoir technique de façon à la fois précise et pratique. Et ça aide bien ! Des fiches jalonnent le bouquin avec par exemple les <em>bons accords fruits-alcool</em> ou <em>viandes-aromates</em>, <em>les 4 cuissons de l'oeuf à la coque</em>, et aussi certains points de vocabulaire culinaire.</div><strong><em><u><span style="color:#810081;"></span></u></em></strong><br /><span style="color:#990000;"><em><u><strong>L'avis de Lyra</strong> <span style="font-size:85%;">- Listesratures</span></u></em><br /></span><br /><p align="right"><a href="http://www.babelio.com/"><img title="livre critiqué dans le cadre du programme Masse Critique" alt="livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com" src="http://www.babelio.com/images/ico_critique.jpg" /></a></p>Lohttp://www.blogger.com/profile/13447932124013054502noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15885877.post-4353703794067967032008-06-26T22:00:00.001+02:002008-06-26T23:08:45.284+02:00LES LARMES DE TARZAN<div align="justify"><a href="http://bp3.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SGEwTv22EYI/AAAAAAAAAws/SjzOtk9UgUs/s1600-h/LeslarmesdeTarzan.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215502959293895042" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SGEwTv22EYI/AAAAAAAAAws/SjzOtk9UgUs/s320/LeslarmesdeTarzan.jpg" border="0" /></a> <strong><span style="font-size:130%;">de Katarina Mazetti</span><br /><span style="font-size:85%;">Roman – 265 pages<br />Editions Gaïa – octobre 2007 </span></strong><br /><span style="color:#336666;"><br /></div><blockquote><p align="justify"><span style="color:#336666;">Mariana est une mère de famille surmenée et sans le sou. Le père est parti, psychiatriquement instable, il est suivi médicalement. A la maison, le frigo est vide, c'est chaque jour très difficile d'avoir de quoi préparer les repas de ses deux enfants. Alors, quand elle tombe sur Janne, un jeune homme pété de thunes, elle a autre chose à faire que de remarquer qu'une histoire d'amour pourrait les lier... Eux deux... Elle, mal fagottée au possible, qui fait ses courses au centimes près, et lui, évoluant dans des sphères mondaines, entourée d'une quantité de fraîches top models<br />sublissimes... </p></span></blockquote></span><div align="justify">Ca pourrait se passer en Angleterre, en France, mais l'histoire prend place en Suède, pays que l'on prend rarement comme décor pour y faire évoluer une famille qui galère. Quelques similitudes avec l'héroïne du récemment lu "<strong><a href="http://chezlorraine.blogspot.com/2008/06/la-guerre-des-legumes.html"><span style="color:#336666;"><em>La guerre des légumes</em></span></a></strong>"...<br /><br /></div><blockquote><p align="justify"><span style="color:#cc9933;">Extrait :<br /></span><span style="color:#990000;">"<strong><span style="font-size:180%;">B</span></strong>elle a été conçue un soir quand nous n’avions même pas deux pièces d’une couronne pour le distributeur de préservatifs tant nous étions pauvres. C’est tellement bête que c’est gênant à dire. Et quand j’ai été enceinte de Billy, nous n’avions pas assez d’argent pour aller consulter et enfin apprendre ce que c’était, toutes ces nausées. "</span></p></blockquote><div align="justify">Car oui, l'histoire a beau être souvent <strong><span style="color:#cc0000;">drôle</span></strong> avec des personnages hauts en couleurs, le roman n'en est pas moins <span style="color:#990000;"><strong>grave</strong></span> par moments, avec des aspects très réalistes, et, sous-jacents, l'écart et l'ignorance entre la Suède d'en haut et celle d'en bas... Et puis, la <strong><span style="color:#cc0000;">sensibilité</span></strong> de l'écriture de Katarina Mazetti se révèle vraiment lors des chapitres où elle donne voix à un des enfants de Mariana, avec une <strong><span style="color:#990000;">candeur, un regard pertinent, touchant</span></strong>. </div><p align="justify"><strong><span style="color:#990000;">Un livre dont les pages rosées se lisent agréablement pour s'oublier peut-être assez facilement ensuite...</span></strong></p><p align="justify"><em><a href="http://blogclarabel.canalblog.com/archives/2007/10/29/6703517.html"><span style="color:#cc0000;"><strong>L'avis, plus qu'enthousiaste, de Clarabel -</strong><span style="font-size:85%;"> Chez Clarabel [2]</span></span></a></em></p><p align="justify"><em><span style="color:#cc0000;"><strong>"</strong></span><a href="http://cuneipage.over-blog.com/article-14196455.html"><span style="color:#cc0000;"><strong>Pas du tout du Stagnelius pur jus" -</strong><span style="font-size:85%;"> Cunéipage</span></span></a></em></p>Lohttp://www.blogger.com/profile/13447932124013054502noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15885877.post-44499633452413546882008-06-17T21:00:00.001+02:002008-06-17T23:41:39.724+02:00SAGAN<a href="http://bp1.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SFf0zWgLt7I/AAAAAAAAAwU/hU-zfaUg2_U/s1600-h/Sagan.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212904256755709874" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SFf0zWgLt7I/AAAAAAAAAwU/hU-zfaUg2_U/s320/Sagan.jpg" border="0" /></a> <strong><span style="font-size:130%;">de Diane Kurys</span></strong> <div><strong><span style="font-size:85%;">Film biographique - 2h</span></strong></div><div><strong><span style="font-size:85%;">Sortie France 11 juin 2008</span></strong></div><div><strong><span style="font-size:85%;color:#330099;">avec Sylvie Testud, Pierre Palmade, Arielle Dombasle, Lionel Abelanski, Jeanne Balibar...</span></strong><span style="color:#339999;"></div></span><span style="color:#339999;"><div align="justify"><blockquote><span style="color:#339999;"><span style="color:#336666;">La jeune Françoise Sagan, désinvolte, est propulsée en pleine gloire alors qu'elle a 18 ans et signe son premier roman,</span> <em><a href="http://chezlorraine.blogspot.com/2006/01/bonjour-tristesse.html"><strong><span style="color:#33cc00;">Bonjour tristesse</span></strong></a></em>. </span><span style="color:#336666;">Elle se comporte en femme libre, d'autant plus libre par l'argent qu'elle gagne soudainement et lui permet de s'offrir belles voitures, grande maison... Entourée de son frère et d'amis, elle poursuit sa carrière d'écrivain(e), malgré un grave accident de voiture, une quasi addiction à la morphine et aux jeux d'argent, deux mariages et deux divorces, une dépendance au stupéfiants. C'est beaucoup mais ce fût son choix de femme... libre, mais terriblement effrayée par la solitude...</span></blockquote></span></div><div align="justify">Ses amis, ce sont <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Chazot"><span style="color:#993399;">Jacques Chazot</span></a>, figure emblématique de la communauté homosexuelle parisienne, l'écrivain <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Frank"><span style="color:#993399;">Bernard Franck</span></a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Florence_Malraux"><span style="color:#993399;">Florence Malraux</span></a>, fille du célèbre André, et d'autres femmes qui partagèrent sa vie plus que ses deux maris : Peggy Roche, journaliste de mode, et une milliardaire cruelle. Une petite cour qui l'entourait, souvent sincère mais parfois non. Et c'est ce qui inquiéta Françoise Sagan aussi : n'avoir personne avec qui vieillir. Quand ses amis et amantes partent, ou décèdent, elle entrevoit de nouveau le spectre de la solitude et cela l'anéantit presque.</div><div align="center"><blockquote><div align="center"><span style="color:#cc0000;">Extrait :</span></div><div align="justify"><span style="color:#993300;"><em>"<span style="font-size:180%;">L</span>e plus difficile, c'est de poursuivre son chemin. Le plus surprenant, c'est que, tant bien que mal, on y parvient."</em> </span></div><br /><div align="justify"><span style="color:#cc6600;">Françoise Sagan</span></div></blockquote></div><div><br /></div><p align="center"><a href="http://bp1.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SFgeShnN3uI/AAAAAAAAAwc/lyYP6GnNN8w/s1600-h/Sagan1.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212949872290684642" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SFgeShnN3uI/AAAAAAAAAwc/lyYP6GnNN8w/s200/Sagan1.jpg" border="0" /></a><a href="http://bp2.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SFgeY4IJ6TI/AAAAAAAAAwk/GdcJYTCNxxM/s1600-h/Sagan2.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212949981413632306" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SFgeY4IJ6TI/AAAAAAAAAwk/GdcJYTCNxxM/s200/Sagan2.jpg" border="0" /></a></p><div align="justify">Sylvie Testud s'est prêtée au jeu de façon remarquable, le travail de maquillage crédibilise le personnage à travers ses âges. Seul petit bémol : cette intonnation particulière, assez trainante, bizarrement sacadée, que prend le personnage, peut agaçer, et je ne sais s'il est fidèle à la <strong><a href="http://www.rue89.com/2008/06/12/et-si-on-revoyait-plutot-la-vraie-sagan"><span style="color:#cc33cc;">prononciation de Sagan</span></a></strong> (certes peu articulée surtout dans les années 90, mais souvent rapide).</div><div align="justify">Avec ce film, on <strong><span style="color:#990000;">découvre un peu l'entourage</span></strong> particulier de <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7oise_Sagan"><span style="color:#ff0000;">Sagan</span></a></strong>, les grands <strong><span style="color:#990000;">évènements</span></strong> qui marquèrent douloureusement sa vie, et puis on devine cette passion pour l'<strong><span style="color:#990000;">écriture</span></strong> qui s'est révélée à elle par surprise mais qu'elle a cherché à démontrer. Diane Kurys a mis l'accent sur ces défauts (un fils ignoré), ses faiblesses (toxicomanie, addiction au jeu) et sur son insouciance que l'on a du mal à cerner comme un défaut ou une qualité. </div><div align="justify"><strong><span style="color:#990000;">Film biographique assez classique pour un bon jour de tristesse</span></strong>...</div><div></div><div><br /><a href="http://www.sagan-lefilm.com/"><span style="color:#990000;"><em><strong>Site officiel du film</strong></em></span></a></div><div><em><a href="http://www.rue89.com/2008/06/12/et-si-on-revoyait-plutot-la-vraie-sagan"><span style="color:#990000;"><strong>Et si on revoyait plutôt la vraie Sagan ?</strong> <span style="font-size:85%;">- rue89</span></span></a></em></div><div><em><a href="http://www.liberation.fr/culture/cinema/331205.FR.php"><span style="color:#990000;"><strong>Frange de vie</strong><span style="font-size:85%;"> - Liberation.fr</span></span></a></em></div>Lohttp://www.blogger.com/profile/13447932124013054502noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15885877.post-52122646572202752272008-06-15T21:00:00.001+02:002008-06-15T21:33:27.791+02:00LA OU VONT NOS PERES<a href="http://bp0.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SFQb8tZYZ_I/AAAAAAAAAv8/_G4-K0SK8xM/s1600-h/laouvontnosperes.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5211821398566660082" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SFQb8tZYZ_I/AAAAAAAAAv8/_G4-K0SK8xM/s320/laouvontnosperes.jpg" border="0" /></a> <strong><span style="font-size:130%;">de Shaun Tan</span></strong><br /><div><strong><span style="font-size:85%;">Bande dessinée - 120 pages</span></strong></div><div><strong><span style="font-size:85%;">Editions Dargaud - juin 2007</span></strong></div><div><strong><span style="font-size:85%;color:#996633;">Prix du meilleur album - Fauve d'Or Angoulême 2008</span></strong><br /></div><div><br /><blockquote><p align="justify"><span style="color:#336666;">Un homme prépare sa valise, passe en revue tous les objets affectionnés qu'il va deboir abandonner, partage un dernier repas avec sa femme et sa fille. Puis il part, un bateau l'enmenant au loin, dans un pays inconnu, où plus rien ne lui est familier : langue, paysage, architecture, mode de vie. Comme le lecteur, notre homme seul doit déchiffrer son environnement. Il doit affronter manque, angoisse, déboussolement. Tout comme d'autres. Et jamais il n'oublie celles qu'il a laissées là-bas...</span></p></blockquote></div><div></div><div align="justify">Parfois, en lisant de belles bandes dessinées, j'ai la désagréable impression q<a href="http://bp0.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SFTxRAsC_oI/AAAAAAAAAwM/6BwpiL_C7JQ/s1600-h/laouvontnosperes1.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212055943319322242" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SFTxRAsC_oI/AAAAAAAAAwM/6BwpiL_C7JQ/s320/laouvontnosperes1.jpg" border="0" /></a>ue la lecture des bulles et autres encadrés de texte m'empêche de savourer le graphisme dans les détails, d'apprécier la finesse des dessins et la sensibilité de leur coloration.</div><div align="justify"><br /><strong><em><span style="color:#336666;">Là où vont nos pères</span></em></strong> <strong><span style="color:#990000;">nous affranchit totalement du texte</span></strong> : les planches sont muettes, même le numéro des pages n'apparaît pas. Le lecteur a tout loisir de suivre le récit en contemplent les dessins, tantôt plongeant dans les illustrations pleine page comme on le ferait dans un livre d'images, tantôt en analysant la succession des trente petites vignettes composant certaines planches.</div><div align="justify">Les <strong><span style="color:#990000;">dessins sont extraodinairement aboutis</span></strong>, nuancés de lumière, aux teintes sépia, aux contours cotonneux. Malgré le fait qu'on pense à New York qui attira des milliers de migrants au siècle dernier, qu'on a en mémoire ces bateaux qui accostent avec à bord des Grecs, des Italiens, .... qui regardent la statue de la liberté avec des yeux émerveillés et angoissés, <a href="http://www.shauntan.net/"><span style="color:#cc33cc;"><strong>Shaun Tan</strong></span></a> fait tout pour rendre les lieux et les personnes anonymes, sans nationalité apparente. Du coup, pour donner cet effet d'<strong><span style="color:#990000;">universalité</span></strong>, il y a ces décors de science-fiction, des animaux imaginaires, de la nourriture bizarre, des édifices irréels.<br /><br /></div><div align="justify"></div><div align="justify"><a href="http://www.shauntan.net/"><span style="color:#cc33cc;"><strong>Shaun Tan</strong></span></a> rend un <strong><span style="color:#990000;">hommage original et vibrant aux migrants</span></strong>, dont son père qui arriva en 1960 en Australie Occidentale de Malaisie.<br /><br /></div><div><em><a href="http://www.du9.org/Shaun-Tan"><span style="color:#990000;"><strong>Entretien avec l'auteur, Shaun Tan -</strong><span style="font-size:85%;"><strong> </strong>du9</span></span></a></em></div><div><a href="http://incoldblog.blogspot.com/2007/04/dis-papa-cest-encore-loin-le-nouveau.html"><span style="color:#990000;"><em><strong>Dis Papa, c'est encore loin le nouveau monde - </strong><span style="font-size:85%;">InColdBlog</span></em></span></a></div><div><a href="http://alombreducerisier.over-blog.org/article-14198890.html"><em><span style="color:#990000;"><strong>Clin d'oeil à Brice et Nicolas -</strong> <span style="font-size:85%;">A l'ombre du cerisier</span></span></em></a></div>Lohttp://www.blogger.com/profile/13447932124013054502noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15885877.post-81305123117571302792008-06-13T21:00:00.000+02:002008-06-13T21:12:19.748+02:00REVE D’AMOUR<div align="justify"><a href="http://bp0.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SE2TN4rmYGI/AAAAAAAAAv0/EC1-sbXPkhw/s1600-h/Un_reve_damour.jpg"><span style="font-size:130%;"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209982210700370018" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SE2TN4rmYGI/AAAAAAAAAv0/EC1-sbXPkhw/s320/Un_reve_damour.jpg" border="0" /></span></a><strong><span style="font-size:130%;">de Laurence Tardieu<br /></span><span style="font-size:85%;">Roman – pages<br />Editions Stock – janvier 2008</span></strong><span style="font-size:85%;"> </span><span style="color:#336666;"><br /></div><blockquote><p align="justify"><span style="color:#336666;">Alice. 30 ans. Une fille sans mère. Un père qui part. Avant sa mort, il lui a confié le nom de l’homme que Blandine, la mère d’Alice, a aimé en dehors de lui. Alors, puisque son père a toujours évité de parler de sa femme à Alice, puisqu’Alice n’a pas de souvenir de celle qui mourut il y a 25 ans, puisqu’à présent qu’elle cherche à savoir qui était cette mère inconnue, elle n’a plus d’autre choix que de rencontrer <em>l’homme</em>, celui que sa mère a aimé avant de mourir. Emmanuel …. Elle vient de trouver son nom dans l’annuaire.<br />Osera-t-elle chercher à le rencontrer ? </p></span></blockquote></span><div align="justify">Le <em><strong><span style="color:#336666;">rêve d’amour</span></strong></em>, c’est celui d’Alice qui, à défaut de pouvoir se rappeler une tendresse maternelle passée, doit se l’imaginer, se le rêver à partir de fragments de souvenirs qu’on voudrait bien lui transmettre. Elle rêve aussi cet amour adultère que sa mère a eu.<br /><br />L’indéniable savoir-écrire de Laurence Tardieu lui permet <strong><span style="color:#990000;">d’écrire avec habilité des choses graves, avec justesse et solennité des instants fragiles</span></strong>, comme une autobiographie intime. </div><div align="center"><span style="color:#660000;"><blockquote><div align="center"><span style="color:#ff6600;">Extrait :</span></div><div align="justify"><span style="color:#663333;">"Si un jour j'aimais un homme, s'il venait à disparaître, je sais bien que ma mémoire peu à peu nous trahirait, qu'elle effacerait des images, des instants, des paroles. Mais moi, je n'effacerai rien. Tant que les traces seront là, je viendrai les contempler. Je m'en émerveillerai."</span></div></blockquote></span></div><div align="justify">Le rythme de ses phrases courtes confère une <strong><span style="color:#990000;">musicalité</span></strong> au texte et contribue à sa fluidité.<br /><strong><em><span style="color:#336666;">Rêve d’amour</span></em></strong> est un <strong><span style="color:#990000;">roman que l’on dévore d’une traite</span></strong>, un récit plein du suspense de cette quête personnelle d’une mère absente. </div><br /><div align="justify"></div><div align="justify"><em><a href="http://booki-net.blogspot.com/2008/05/rve-damour-laurence-tardieu.html"><span style="color:#990000;"><strong>L'avis de Jules, troublée</strong><span style="font-size:85%;"> - Jules se livre</span></span></a></em></div><div align="justify"><em><a href="http://journal-d-une-lectrice.over-blog.net/article-18054594.html"><span style="color:#990000;"><strong>L'avis de Papillon, ennuyée -</strong><span style="font-size:85%;"> Journal d'une lectrice</span></span></a></em></div>Lohttp://www.blogger.com/profile/13447932124013054502noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15885877.post-72846933718055307422008-06-08T11:00:00.001+02:002008-06-08T11:20:47.241+02:00LA GUERRE DES LEGUMES<div align="justify"><a href="http://bp0.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SEaJeaRPSDI/AAAAAAAAAvs/8MI4fGavpJA/s1600-h/LaGuerreDesLegumes.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5208001174641264690" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SEaJeaRPSDI/AAAAAAAAAvs/8MI4fGavpJA/s320/LaGuerreDesLegumes.jpg" border="0" /></a> <strong><span style="font-size:130%;">de Peter Sheridan<br /></span><span style="font-size:85%;">Traduit par Sylvie Schneiter<br />Roman – 380 pages<br />Editions Lattès – 2006<br />Editions Livre de Poche – avril 2008</span> </strong><span style="color:#336666;"><br /><br /><blockquote><span style="color:#336666;">Philo vient de quitter son foyer - mari et enfants – et se présente aux portes d'un couvent dublinois sans révéler le secret qui l’amène ici. Elle ne passe pas inaperçue, Philo, avec son physique imposant, ses tatouages, sa grossièreté. Elle est directe et effraye autant qu’elle attire l’attention, notamment celle de Sœur Rosaleen, amusée de pouvoir se dévergonder un tant soit peu avec elle. Mais voilà, ce mari qu’elle cherche à fuir l’a retrouvée…</span> </blockquote></span></div><div align="justify">D'abord très attirée par l'accroche du roman, par ce personnage truculent qui débarque en trombe dans un univers fermé, ultra conformiste, le roman m'a cependant déçue. Oui, l'héroïne loufoque est attachante, elle rend le roman vivant, a du répondant, symbolise un certain affranchissement. </div><div align="justify"><blockquote><div align="center"><span style="color:#993300;">Extrait :</span></div><br /><div align="justify"><span style="color:#663333;">"<strong><span style="font-size:180%;">P</span></strong>hilo attrapa le voile et le mit sur sa tête ; il était quatre fois trop petit pour elle.</span></div><div align="justify"><span style="color:#663333;">- De quoi j'ai l'air ?</span></div><div align="justify"><span style="color:#663333;">- D'une poupée.</span></div><div align="justify"><span style="color:#663333;">- Je ne me sens pas une âme de poupée, je me sens une âme de religieuse. J'aurais fait une bonne religieuse, qu'en penses-tu ?</span></div><div align="justify"><span style="color:#663333;">- Tu aurais été une formidable religieuse.</span></div><div align="justify"><span style="color:#663333;"></span></div><div align="justify"><span style="color:#663333;">Le compliment enchanta Philo. Elle avait toujours considéré que la vie religieuse était celle qui conférait le plus de respectabilité aux femmes.</span></div><div align="justify"><span style="color:#663333;">Naturellement, on aurait dû exalter la maternité. Mais ce n'était pas le cas.</span></div><br /><div align="justify"><span style="color:#663333;">- Tu aurais pu aussi faire une excellente épouse, tu sais, reprit Philo.</span></div><div align="justify"><span style="color:#663333;">- Voire un bon mari, riposta soeur Rosaleen en montrant sa salopette.</span></div><div align="justify"><span style="color:#663333;">- Où étais-tu quand je cherchais un mec, voilà ce que j'aimerais savoir."</span></div></blockquote></div><div align="justify">Femme forte et dynamique, Philo surmonte la souffrance engendrée par le regard des autres et fait fi du qu'en dira-t-on quand elle abandonne ses enfants (sans toutefois pouvoir l'admettre). Sa motivation sera l'aide qu'elle peut apporter aux autres, comblant ainsi ses manques affectifs, ses blessures de femme bafouée par son mari. </div><br /><div align="justify">En parallèle, Peter Sheridan a bâti l'histoire d'un primeur qui aime secrètement une femme depuis de longues années sans jamais avoir réussi à la séduire. Depuis des lustres, il y a cette "<em>guerre des légumes</em>" qui les opposent.</div><div align="justify">Alors inutile de dire <strong><span style="color:#990000;">qu'on sait en grande partie ce que l'issue du roman nous réserve</span></strong> même si le sort attendu pour Tommo, le mari méchant, peut sembler un peu facile.</div><div align="justify"></div><div align="justify">En somme, <strong><em><span style="color:#336666;">La guerre des légumes</span></em></strong> met de bonne humeur avec ses <strong><span style="color:#990000;">dialogues drôles, ses personnages féminins truculents qui chahutent la bienséance de l'univers religieux</span></strong>. Et puis c'est à peu près tout. On peut s'ennuyer parfois et ne pas se laisser entraîner... <span style="color:#990000;"><strong>Il m’a manqué un petit quelquechose pour dévorer le roman et le savourer sans réserve. </strong></span></div><br /><div align="justify"></div>Les conquis :<br /><em><a href="http://carnetdelectures.over-blog.com/article-3816806.html"><span style="color:#cc0000;"><strong>L'avis de Solenn</strong> <span style="font-size:85%;">- Carnet de lectures</span></span></a></em><br /><a href="http://eireann561.canalblog.com/archives/2008/05/04/9060146.html"><em><span style="color:#990000;"><strong>L'avis d'Eireann</strong> <span style="font-size:85%;">- Littérature d'Irlande, de Bretagne et d'ailleurs</span></span></em></a><br />La déçue :<br /><a href="http://cathulu.canalblog.com/archives/2008/04/29/8960632.html#comments"><span style="color:#990000;"><em><strong>L'avis de Cathulu </strong><span style="font-size:85%;"><strong>-</strong> Des b., des b., du b. à b.</span></em></span></a>Lohttp://www.blogger.com/profile/13447932124013054502noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15885877.post-64996390053251792062008-06-03T22:00:00.000+02:002008-06-03T23:59:43.258+02:00UN CONTE DE NOEL<a href="http://bp1.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SEWySERK4NI/AAAAAAAAAvM/MKZyHCyo2bw/s1600-h/UnConteDeNoel.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5207764567576994002" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SEWySERK4NI/AAAAAAAAAvM/MKZyHCyo2bw/s320/UnConteDeNoel.jpg" border="0" /></a><strong><span style="font-size:130%;">d'Arnaud Desplechin</span></strong><br /><div><div><div align="justify"><strong><span style="font-size:85%;">Comédie dramatique – 2h30<br />Sortie salles France le 21 mai 2008<br /><span style="color:#663333;">avec Mathieu Amalric, Catherine Deneuve, Jean-Paul Roussillon, Chiara Mastroianni, Emmanuelle Devos, Anne Consigny, Melvil Poupaud, Hippolyte Girardot...</span></span></strong><span style="color:#663333;"> </span><br /><br /><span style="color:#336666;">Abel et Junon vieillissant en couple harmonieux mais il faut à présent faire avec l’inquiétante nouvelle du cancer de Junon. Autour d’eux, mais pas si proches, il y a les enfants, grands à présent, Henri, Elizabeth, Ivan et le petit-fils Paul suivi psychiatriquement. Une famille qui pourrait être unie si ce n’est qu’Elisabeth en veut tellement à son frère Henri qu’elle refuse de la voir depuis 6 ans. Si ce n’est le fantôme du fils ainé de Junon et Abel, fils décédé alors qu’il était encore enfant et n’a pu être sauvé par une allogreffe. Malgré tout ça, la famille se réunit pour ce Noël autour de la mère malade qui cherche à savoir lequel d’entre eux pourrait être compatible en tant que donneur…</span><br /><br /><strong><em><span style="color:#336666;">Un conte de Noël</span></em></strong>, c’est un long film dont les scènes et les dialogues m’ont évoqués une <strong><span style="color:#660000;">mise en scène de théâtre </span></strong>: solennité, pièce-film à huis clos pendant plusieurs séquences, des personnages qui se tournant vers le spectateur-caméra pour s’adresser directement à lui…<br /><br />Les personnages entretiennent entre eux des <strong><span style="color:#660000;">rapports très différents, haineux, amoureux, complices ou plus difficiles</span></strong>, et on saisit ces liens à mesure que le film avance. Un fil <strong><span style="color:#660000;">conducteur malheureux unit les différentes générations</span></strong> : celui de la maladie et du potentiel salut qui peut être incarné ou non par un des membres de la famille. Junon pourrait être sauvée par le don de son fils Henri qu’elle aime peu et qui la désapprouve sans cesse, ne l’appelant jamais ni <em>Maman</em> ni <em>mère</em>. Ou encore par Paul, son petit-fils qui inquiète par sa fragilité psychologique. </div><br /><p align="center"><a href="http://bp0.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SEWywCF5ZNI/AAAAAAAAAvU/Sd4QZ45UkV8/s1600-h/UnConteDeNoel1.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5207765082388915410" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SEWywCF5ZNI/AAAAAAAAAvU/Sd4QZ45UkV8/s200/UnConteDeNoel1.jpg" border="0" /></a><a href="http://bp3.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SEWzCAoguII/AAAAAAAAAvc/fFYEZ1TChSM/s1600-h/UnConteDeNoel2.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5207765391234873474" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SEWzCAoguII/AAAAAAAAAvc/fFYEZ1TChSM/s200/UnConteDeNoel2.jpg" border="0" /></a></p><div align="justify">D’un côté nous découvrons cette <strong><span style="color:#660000;">famille peu conventionnelle</span></strong>, bancale, dont Arnaud Desplechin nous montre les <strong><span style="color:#660000;">angoisses, les conflits, les rancoeurs et les mensonges,</span></strong> et de l’autre, on côtoie les amis/amants/époux de la famille, des <strong><span style="color:#660000;">personnages secondaires forts</span></strong> (une Emmanuelle Devos en forme, Samir Guesmi en ami de la famille (<em>Zpatafora</em>), une Chiara Mastroianni qui joue très finement et qui, avec le cousin Simon (Laurent Capelluto) offrira une des plus belles scènes d’amour du cinéma). Mais ils quittent rapidement la scène familiale, ils sont parfois de passage, ils sont exclus des actes importants de la tragédie familiale.<br /><br />Pour nos oreilles, la <strong><span style="color:#660000;">voix rauque de Jean-Paul Roussillon</span></strong> est un régal, tout comme la <strong><span style="color:#660000;">bande sonore originale</span></strong> qui nous réserve de sublimes morceaux. <strong><span style="color:#990000;">Un film qui peut paraître pesant, lourd par son thème, mais qui offre au delà de ça une grande fraîcheur par sa liberté dans la réalisation et son humour qui provoque de beaux éclats de rire.</span></strong></div><div align="justify"></div><br /><div align="justify"><a href="http://journal-d-une-lectrice.over-blog.net/article-19856171.html"><em><span style="color:#990000;"><strong>L'avis de Papillon -</strong> <span style="font-size:85%;">Journal d'une lectrice</span></span></em></a></div><a href="http://irreductibles.blogspot.com/2008/05/un-conte-de-noel-un-film-darnaud.html"><span style="color:#990000;"><em><strong>L'avis de Kilucru -</strong> <span style="font-size:85%;">Les Irréductibles</span></em></span></a></div></div>Lohttp://www.blogger.com/profile/13447932124013054502noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15885877.post-72942480151169626992008-05-30T16:00:00.000+02:002008-05-30T16:00:09.513+02:00AYA DE YOPOUGON (Tomes II & III)<a href="http://bp2.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SD7FWR6Vp-I/AAAAAAAAAu8/aiU2TZLSQ6k/s1600-h/Aya3.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5205815205842757602" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SD7FWR6Vp-I/AAAAAAAAAu8/aiU2TZLSQ6k/s320/Aya3.jpg" border="0" /></a><strong><span style="font-size:130%;">de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie</span></strong> <div><div><strong><span style="font-size:85%;">Bande dessinée - 2 x 110 pages</span></strong></div><div><strong><span style="font-size:85%;">Editions Bayou - sept. 2006 et nov. 2007</span></strong></div><br /><div></div><div align="justify"><blockquote><div align="justify"><span style="color:#336666;">On retrouve Yop'City, ses histoires de quartier et de famille. On avait laissé Adjoua avec son nouveau-né qui ne ressemble toujours pas à que les familles veulent la voir épouser. Alors, le père d'Adjoua met un point d'honneur à chercher celui qui a mis sa femme enceinte, photo du bébé à l'appui, en allant jusqu'au village s'il le faut. Moussa, lui, découvre les honneurs et les contraintes du travail au poste où son directeur de père vient de le pistonner. La pimpante Bintou est folle de son "parigot", ce vantard qui rentre de France et l'invite à l'hôtel Ivoire. Aya dépanne son amie en gardant le bébé et jubile à l'idée de partir quelques jours pour accompagner son père à Yamoussoukro.</span></div></blockquote></div><div align="justify">Dans l'album suivant, il sera question <a href="http://bp0.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SD7Fnx6Vp_I/AAAAAAAAAvE/ewUQJS5I5b0/s1600-h/Aya2.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5205815506490468338" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SD7Fnx6Vp_I/AAAAAAAAAvE/ewUQJS5I5b0/s320/Aya2.jpg" border="0" /></a>de la préparation du défilé de mode des filles de Yopougon. Mais surtout, nos jeunes personnages verront leurs familles éclater, leurs parents se déchirer.</div><br /><div></div><div align="justify">Avec toujours autant de <strong><span style="color:#cc0000;">couleurs et de dynamisme,</span></strong> les tomes 2 et 3 des aventures d'<strong><em><span style="color:#336666;">Aya de Yopougon</span></em></strong> confirment le plaisir de lecture avec ces anecdotes de quartier qui nous transportent au coeur d'un univers simple et vivant. S'il existait un feuilleton à la <em>"Plus belle la vie"</em> en Côte-d'Ivoire, cela pourrait y ressembler (thèmes de l'adolescence, l'homosexualité, le divorce...), mais ici, on savoure en plus le graphisme de Clément Oubrerie et la post-face sympathique qui nous apprend plein de choses sur le quotidien ivoirien.</div><br /><div></div><a href="http://chezlorraine.blogspot.com/2006/07/aya-de-yopougon.html"><span style="color:#cc0000;"><em><strong>Aya de Yopougon T1</strong> - <span style="font-size:85%;">ChezLo</span></em></span></a><br /><em><a href="http://lesjardinsdhelene.over-blog.com/article-15793774.html"><span style="color:#cc0000;"><strong>L'avis de Laure -</strong><span style="font-size:85%;"> Les jardins d'Hélène</span></span></a></em></div>Lohttp://www.blogger.com/profile/13447932124013054502noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15885877.post-38631505552798613362008-05-29T16:00:00.001+02:002008-05-29T16:28:32.968+02:00LA VALLEE DES MERVEILLES<a href="http://bp2.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SDsl-B6Vp9I/AAAAAAAAAu0/J7laJAKlbqw/s1600-h/ValleeDesMerveilles.jpg"><span style="font-size:130%;"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5204795541951981522" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SDsl-B6Vp9I/AAAAAAAAAu0/J7laJAKlbqw/s320/ValleeDesMerveilles.jpg" border="0" /></span></a><span style="font-size:130%;"> </span><strong><span style="font-size:130%;">de Joann Sfar </span></strong><br /><strong><span style="font-size:130%;">Tome 1 : Chasseur - Cueilleur</span></strong><br /><strong><span style="font-size:85%;">Bande dessinée - 100 pages</span></strong><br /><strong><span style="font-size:85%;">Editions Dargaud - Avril 2006</span></strong><br /><br /><div align="justify"><blockquote><span style="color:#336666;">Pot de Miel fait vivre sa famille sur les rives de la Méditerranée préhistorique. Pêche et cueillette sont donc ses activités quotidiennes. Mais un jour, sa femme Nuit des Câlins en a assez des repas de manioc et de poissons et le pousse à aller chasser. Avec son ami Grand Nez qui Déniche, les voilà partis à travers forêts et savanes pour remplir le garde-manger. En chemin, des rencontres étonnantes, terrifiantes, tendres aussi... Et puis ils croisent quelques "civilisés", ces êtres curieux qu'ils n'envient pas mais desquels ils apprendront certaines choses....</span></blockquote></div><div align="justify">Dans <strong><em><span style="color:#336666;">La vallée des merveilles</span></em></strong>, <a href="http://www.toujoursverslouest.org/joannsfar/"><strong><span style="color:#cc33cc;">Joann Sfar </span></strong></a>nous plonge dans <strong><span style="color:#993300;">un univers aux allures naïves, aux couleurs vives, aux personnalités tendres</span></strong>. C'est un voyage dans un monde pseudo-préhistorique où les détails anthropologiques sont sûrement approximatifs mais certainement amusants. Il y a peut-être même plus de vrai que ce que l'on pourrait bien croire. Atypiques et attachants, les personnages nous semblent à la fois lointains par leur époque, leur tenue vestimentaire (étui penien pour Grand Nez qui Déniche), leur aspect (Pot de Miel a la peau orange) et à la fois familiers par leur langage, leurs expressions et leurs besoins.</div><p align="justify">L'album comporte de très belles planches, et cela peut être noté car Joann Sfar déçoit souvent par la qualité de son graphisme. Mais là, il séduit, et on prend plaisir à parcourir sa post-face, pages de notes semblant sortir d'un carnet, avec des esquisses qui nous font part de ses inspirations et de certains points autobiographiques.</p><p align="justify">Une <strong><span style="color:#cc0000;">chouette idée</span></strong> que cette revisite de la préhistoire en couleurs et en humour.</p><p align="justify"><em><a href="http://www.du9.org/article.php3?id_article=637"><span style="color:#990000;"><strong>Autobiographie préhistorique (ou : "cause à mon Ça, mon Surmoi est malade") -</strong> <span style="font-size:85%;">Du9</span></span></a></em></p>Lohttp://www.blogger.com/profile/13447932124013054502noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15885877.post-43566801265917076342008-05-26T22:00:00.002+02:002008-05-29T15:28:22.193+02:00LA JOCONDE NOIRE<a href="http://bp2.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SDXgDh6Vp7I/AAAAAAAAAuk/zPjZLaLg0LM/s1600-h/LaJocondeNoire.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203311295743764402" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SDXgDh6Vp7I/AAAAAAAAAuk/zPjZLaLg0LM/s320/LaJocondeNoire.jpg" border="0" /></a> <strong><span style="font-size:130%;">d'Elvire Maurouard</span></strong><br /><strong><span style="font-size:85%;">Roman - 160 pages</span></strong><br /><strong><span style="font-size:85%;">Editions du Cygne - Avril 2008 </span></strong><span style="color:#336666;"><br /><br /></span><span style="color:#336666;"><blockquote><p align="justify"><span style="color:#336666;">En Haïti, à Jérémie, la jeune Jeanne Darfour grandit sous l’aile tyrannique de sa tante. Condamnée à être servante, elle est bientôt contrainte de travailler au service de Legrand Pisquette et devient victime d’une machination organisée par sa tante et son maître, cet homme peu scrupuleux, et très attiré par les jeunes demoiselles.</span></p></blockquote><div align="justify"></span></div><div align="justify"><strong><em><span style="color:#336666;">La Joconde noire</span></em></strong> est le premier roman de l’haïtienne <a href="http://www.editionsducygne.com/editions-du-cygne-elvire-maurouard.html"><span style="color:#cc0000;"><strong>Elvire Maurouard</strong></span></a>, livre empreint d’un <strong><span style="color:#990000;">érotisme quasi permanent</span></strong>, autour de la figure d’une femme humiliée qui trouve la force de se venger. Insistons sur l'aspect érotique qui représente bien plus que des "<em>accents érotiques"</em> comme nous le présente l'éditeur, car c'est une tendance lourde, un fil conducteur ! Et c'est peut-être dommage car cette présence joue au détriment de l'histoire dont la prétention est très symbolique : celle d'une femme noire qui s'affranchit de l'exploitation de sa personne par un négrier. D'ailleurs assez facilement : du jour au lendemain, la jeune fille naïve et obéissante se révèle une redoutable stratège sadique. Jusqu'à vouloir le mal de son amie... ce que j'ai eu quelques difficultés à admettre. </div><div align="justify"><blockquote><div align="center"><span style="color:#ffcccc;">Extrait :</span></div><div align="justify"><span style="color:#990000;">"<strong><span style="font-size:180%;">A</span></strong>u-dessus de la chambre de Clémentine, existait une sorte de soupente bien close, où l'ancien propriétaire avait installé, dans un but facile à comprendre, un voyant grossissant qui traversait le plancher et permettait de voir tout ce qui se passait dans la chambre du dessous. C'est de cet observatoire que Legrand Pisquette connaissait, qu'il pouvait suivre la scène d'un oeil injecté de sang. jamais il n'avait autant désiré cette fille maintenant. Comment diable pouvait-elle attiser le désir pareillement. L'amour, pour lui, était inséparable de la souffrance. Un plaisir amer, douloureux l'envahissait."</span><br /></div></blockquote></div><div align="justify">Alors, en faisant abstraction des fréquentes erreurs de ponctuation et en se plongeant dans le destin de cette héroïne, on peut apprécier ce roman. L'auteure des <em><strong><a href="http://agedomme.canalblog.com/archives/2007/08/08/5830145.html#comments"><span style="color:#cc33cc;">Beautés noires de Baudelaire</span></a></strong></em> ne cache pas le clin d'oeil à <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_Duval"><span style="color:#993399;">Jeanne Duval</span></a></strong>, la muse mulâtresse du poète. </div><div align="justify">Mais je reste plus sensible à certains poèmes (comme <strong><a href="http://www.e-monsite.com/ilessavoureuses/rubrique-1023717.html"><em><span style="color:#cc33cc;">Puisque je suis Noire et que tu es victoire</span></em></a></strong>) du recueil <strong><em><span style="color:#336666;">Jusqu'au bout du vertige</span></em></strong>. <span style="font-size:85%;color:#00cccc;">[merci Elvire!]</span></div><div align="justify"><br /><em><a href="http://www.grioo.com/ar,la_joconde_noire_d_elvire_maurouard_une_histoire_de_crime_et_de_vengeance,13712.html"><span style="color:#cc0000;"><strong>Une histoire de crime et de vengeance</strong> <span style="font-size:85%;">- Grioo.com</span></span></a></em></div>Lohttp://www.blogger.com/profile/13447932124013054502noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15885877.post-70894922752886583782008-05-22T21:00:00.001+02:002008-05-24T18:50:38.950+02:00L'OMBRE ET LE FARD<a href="http://bp1.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SCCy78y0VOI/AAAAAAAAAts/4MXsxpTXaC8/s1600-h/Lombre_et_le_fard.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5197350712986850530" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SCCy78y0VOI/AAAAAAAAAts/4MXsxpTXaC8/s320/Lombre_et_le_fard.jpg" border="0" /></a><strong><span style="font-size:130%;">de Brice Torrecillas</span></strong><br /><div><strong><span style="font-size:85%;">Roman - 100 pages</span></strong><br /></div><div><strong><span style="font-size:85%;">Editions Le Cherche Midi - mars 2003</span></strong></div><div><br /></div><div align="justify"><span style="color:#336666;"><blockquote><span style="color:#336666;">Il est fasciné par les femmes, par le soin qu'elles peuvent apporter à leur maquillage. De ses conquêtes, il conserve systématiquement les empreintes de leurs lèvres maquillées comme autant de labels rouges de sensualité. Il est raide dingue amoureux de sa Pharaonne, fardée à la perfection. Le regard qu'il porte sur elle, et sur les autres aussi, c'est celui d'un homme subjugué qui décèle la beauté des détails n'échappant ni à son intransigeance ni à son romantisme.</span></blockquote></span>Comment dire.... Impossible d'être objective, les mots vont me manquer, ne seront jamais aussi justes qu'il le faudrait pour décrire <strong><span style="color:#990000;">toute la beauté et la brillance de ce texte court qui m'a impressionnée et émue. Comme une évidence</span></strong>. Comme les paroles d'un homme à l'extrême romantisme que l'on boirait sans voir le temps passer.<span style="color:#663333;"></div></span><span style="color:#663333;"><div align="justify"><blockquote><p><span style="color:#663333;">"<span style="font-size:180%;">D</span>ans l'album que je feuillette, pas la moindre photo. Juste des empreintes de bouches. J'ai classé dans des pochettes transparentes des morceaux de Kleenex froissés, des pans de nappes en papier, des Post-il où mes maîtresses ont apposé le sceau de leurs lèvres peintes. [...]</span><span style="color:#663333;"> </span></p><p><span style="color:#663333;">Les pages du classeur défilent. Impossible de confondre ces taches que leurs auteurs aux-mêmes ne sauraient reproduire fidèlement. Striées de minuscules sillons, elles diffèrent par leurs formes, ovales, arrondies, proches du losange ou dessinant un coeur. Les lèvres plus ou moins charnues évoquent un accent circonflexe, les capitales M ou W, ou encore ces esquisses d'oiseaux résumés à leurs ailes. Quelques-unes ont mal imprégné la feuille, les commissures disparaissent, on devine de la retenue, de la timidité. D'autres sont imprimées en toutes lettres, pourrait-on dire tant leur détermination est lisible ; elles ont marqué leur territoire, frappé du poing sur la table, mordu plus qu'embrassé."</span></p></blockquote></span></div><div align="justify">Se maquiller, un acte futile dirait-on, une preuve de superficialité pourrait-on e<a href="http://bp2.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SCCv5My0VLI/AAAAAAAAAtU/WBd6bDgX9hc/s1600-h/BriceTorrecillas.jpg"><span style="color:#663333;"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5197347367207326898" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SCCv5My0VLI/AAAAAAAAAtU/WBd6bDgX9hc/s200/BriceTorrecillas.jpg" border="0" /></span></a>ntendre. Certes oui, mais autour d'un thème aussi léger, Brice Torrecillas parvient magnifiquement à faire un <strong><span style="color:#990000;">petit bijou, un roman joli, tendre, mais juste</span></strong> et qui évoque aussi l'acte de maquillage comme une <span style="color:#990000;"><strong>action non anodine</strong></span>. Il lui donne une valeur insoupçonnée, tentant de comprendre ce que les femmes peuvent y trouver d'apaisement, d'assurance, de lutte (quand une femme détenue se maquille chaque jour, la séduction n'en est pas la cause, c'est bien évidemment ailleurs qu'il faut la chercher...).<br /></div><div align="justify">Impossible alors de comprendre pourquoi il n'est nulle part cité sur la blogosphère livresque, et de conclure autrement que par : <strong><span style="color:#990000;">un livre à lire et relire et savourer</span></strong> jusqu'à la dernière lettre.</div><div align="justify"></div><div align="right"><span style="font-size:85%;">photographie : ©Jean-Jacques Ader</span><br /><br /></div><div></div>Lohttp://www.blogger.com/profile/13447932124013054502noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15885877.post-9754478030414236282008-05-13T16:00:00.002+02:002008-05-13T17:52:10.828+02:00DEUX JOURS A TUER<a href="http://bp1.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SCh4cgIVdvI/AAAAAAAAAuM/vsnNTCZJkX4/s1600-h/2joursatuer.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5199538200855803634" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SCh4cgIVdvI/AAAAAAAAAuM/vsnNTCZJkX4/s320/2joursatuer.jpg" border="0" /></a><strong><span style="font-size:130%;">de Jean Becker</span><br /></strong><strong></strong><div><strong><span style="font-size:85%;">d'après le roman éponyme de François d'Epenoux </span></strong></div><div><strong><span style="font-size:85%;">Drame - 1h25</span></strong></div><div><strong><span style="font-size:85%;">Sortie France 30 avril 2008</span></strong></div><div><strong><span style="font-size:85%;">avec Albert Dupontel, Marie-Josée Croze, Pierre Vaneck, ...</span></strong> </div><div align="justify"><blockquote><span style="color:#336666;">Antoine a changé d'un seul coup : cadre au service marketing d'un grand groupe agroalimentaire, il démissionne soudainement avouant son ennui et son désintéressement à travailler pour faire manger l'immangeable. Marié et père de deux enfants, il envoie balader tout son entourage venu lui fêter son quarante-deuxième anniversaire. Que lui arrive-t-il ? On l'a vu la veille attablé en ville en charmante compagnie : une ravissante jeune femme qui serait sa maîtresse ? C'est en tout cas la conviction de sa femme, désespérée devant l'attitude de celui qu'elle aime. Las, celui-ci quitte son foyer brutalement, envoyant valser tout le monde par des vérités dures à entendre, et des méchancetés plutôt feintes. Les jours qui suivent lui seront extrêmement importants, il les passera hors de Paris. Sans savoir si son lourd secret résistera à ces deux jours, il met le cap sur Cherbourg, puis sur l'Irlande, pour y retrouver quelqu'un...</span></blockquote></div><div align="justify">Quelques longues séquences se détachent du film, construit très simplement : la démission, la scène de ménage, l'anniversaire, puis la route et l'Irlande. Des étapes que l'on suit en étant proche du personnage d'Antoine, mais sans avoir la totalité des éléments, sans être certain de comprendre les motivations qui l'animent. En effet, <strong><span style="color:#cc0000;"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Becker"><span style="color:#009900;">Jean Becker </span></a>joue là-dessus</span></strong>, nous projette en pleine scène de dispute conjugale, instant très intime, très personnel, mais à d'autres moment, le réalisateur nous invite à la table d'Antoine sachant que les dialogues des personnages ne nous éclaireront pas sur les antécédents. Alors on doute... </div><br /><p align="center"><a href="http://bp0.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SCiKBQIVdwI/AAAAAAAAAuU/izBXe677s3Q/s1600-h/ADupontel_CReali.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5199557523913668354" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SCiKBQIVdwI/AAAAAAAAAuU/izBXe677s3Q/s200/ADupontel_CReali.jpg" border="0" /></a><a href="http://bp3.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SCiKRAIVdxI/AAAAAAAAAuc/Lm2gI_-Yk9s/s1600-h/MJCroze_ADupontel.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5199557794496608018" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SCiKRAIVdxI/AAAAAAAAAuc/Lm2gI_-Yk9s/s200/MJCroze_ADupontel.jpg" border="0" /></a></p><div align="justify">On peut certes comprendre assez rapidement qu'Antoine va mal, qu'on pourrait le croire lorsqu'il se défend de tromper sa femme ; on peut deviner qu'il est malade et peut-être condamné. Mais son comportement n'est entièrement cerné qu'une fois le film achevé. Et pour les instants finaux, Jean Becker met le spectateur en retrait, laissant aux personnages leur intimité... <strong><span style="color:#cc0000;">Très pudique, bien habile</span></strong>, <strong><em><span style="color:#336666;">Deux jours à tuer</span></em></strong> est <strong><span style="color:#cc0000;">l'analyse du comportement</span></strong> d'un homme qui, d'une part ne peut plus se résoudre à poursuivre sa vie quotidienne, et doit redéfinir ses priorités, et d'autre part, veut éviter d'heurter sa proche famille et de faire basculer sa vie dans un cauchemar partagé. Entre choquer et attrister, il préfèrera jouer le jeu de la provocation, pour tenter de se faire détester, pour qu'on <em><span style="color:#336666;">"arrête de [l]'aimer".</span></em> <strong><span style="color:#cc0000;">C'est complexe à transcrire ainsi, mais le film témoigne assez justement de cette progression logique</span></strong>.<br /></div><div align="justify">Si Marie-Josée Croze joue admirablement son rôle de femme perdue, qu'Albert Dupontel est égal à lui-même (quoique moins crédible que dans <a href="http://chezlorraine.blogspot.com/2006/02/fauteuils-dorchestre.html"><span style="color:#339999;"><strong><em>Fauteuils d'orchestre</em></strong> </span></a>ou <strong><em><a href="http://chezlorraine.blogspot.com/2008/02/paris.html"><span style="color:#339999;">Paris</span></a></em></strong>), <strong><a href="http://www.unifrance.org/annuaires/personne/300989/mathias-mlekuz"><span style="color:#009900;">Mathias Mlekus</span></a></strong> (que j'aime beaucoup voir jouer) m'a, lui, vraiment déçue avec des textes dits sans rythme, sans aucun naturel. Mais cela n'enlève rien au fait qu'on reste cloué quand la lumière revient dans la salle de cinéma...</div><div align="justify"> </div><div align="justify"></div><div align="justify"><strong><em><a href="http://www.deuxjoursatuer-lefilm.com/"><span style="color:#990000;">La bande-annonce sur le site du film</span></a></em></strong></div><div align="justify"><strong><em><a href="http://insatiable-lectrice.over-blog.com/article-19199341.html"><span style="color:#990000;">Anne</span></a> a aimé le roman (comme le film), mais <a href="http://www.amazon.fr/Deux-jours-tuer-Toute-lambigu%C3%AFt%C3%A9/dp/2843371449"><span style="color:#990000;">Clarabel</span></a> l'a trouvé répugnant.</em></strong></div>Lohttp://www.blogger.com/profile/13447932124013054502noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15885877.post-29111094623254587162008-05-12T18:00:00.000+02:002008-05-12T18:55:25.800+02:00LA THEORIE DES GENS SEULS<a href="http://bp0.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SChxoQIVduI/AAAAAAAAAuE/kqnIhqL2dso/s1600-h/ltdgs.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5199530706137872098" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SChxoQIVduI/AAAAAAAAAuE/kqnIhqL2dso/s320/ltdgs.jpg" border="0" /></a> <strong><span style="font-size:130%;">de Dupuy &amp; Berbérian</span> </strong><br /><div><strong><span style="font-size:85%;">Bande dessinée - 120 pages</span></strong><br /></div><div><strong><span style="font-size:85%;">Editions Les Humanoïdes Associés - 2000</span></strong><br /></div><div align="justify"><br /><span style="color:#336666;"><blockquote><span style="color:#336666;">La théorie des gens seuls, c'est qu'ils ne s'attirent pas puisque ils aspirent souvent à chasser leur solitude. Jean passe sa petite vie de parisien entre les soirées avec les amis, les anniversaires en province, le boulot... Ces temps-ci, il y a son ami Félix qui squatte chez lui...</span> </blockquote></span></div><div></div><div align="justify">Lea auteurs <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dupuy-Berberian"><span style="color:#cc6600;"><strong><em>Dupuy et Berbérian</em></strong> </span></a>ont réalisé un hors-série des aventures de Monsieur Jean pour <a href="http://bp0.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SCheVQIVdsI/AAAAAAAAAt0/h4xnRzszzmk/s1600-h/Planche_LTDGS.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5199509488999429826" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SCheVQIVdsI/AAAAAAAAAt0/h4xnRzszzmk/s320/Planche_LTDGS.jpg" border="0" /></a>lesquelles ils ont reçu le grand prix de la ville d'Angoulême en 2008. Dans l'album <strong><em><span style="color:#336666;">La théorie des gens seuls</span></em></strong> se succède une série d'histoires qui sont autant d'ancdotes de vie de ce Jean qui symbolise sa génération citadine. Il se préoccupe des relations entre hommes et femmes, de son parcours personnel comme de celui de ceux qui l'entourent. On sourit à lire ses <strong><span style="color:#990000;">tranches de vie</span></strong>, les nuisances de son voisinage, le traumatisme du réveil du matin, les susceptibilités de certains et les états-d'âmes d'autres...</div><div align="justify"><br /></div><div align="justify">Les dessins en noir et blanc sont énergiques et donnent beaucoup de vie aux épisodes. On passe un bon moment, c'est agréable à lire, mais au fond, rien de bien inoubliable dans ces mini-scénarios.<br /></div><div><br /></div><div></div><div><em>"<a href="http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/3262"><span style="color:#990000;"><strong>Du rab de Monsieur Jean"</strong> <span style="font-size:85%;">- CritiquesLibres</span></span></a></em></div>Lohttp://www.blogger.com/profile/13447932124013054502noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15885877.post-7299015443462798602008-05-05T18:00:00.004+02:002008-05-05T21:45:42.923+02:00COMPTINES ASSASSINES<a href="http://bp2.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SB8gJcy0VKI/AAAAAAAAAtM/zzVx8u3bjOA/s1600-h/Comptines_assassines.jpg"><strong><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5196907841729090722" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SB8gJcy0VKI/AAAAAAAAAtM/zzVx8u3bjOA/s320/Comptines_assassines.jpg" border="0" /></strong></a><strong> <span style="font-size:130%;">de Pierre Dubois </span></strong><br /><strong><span style="font-size:85%;">Contes - Nouvelles - 305 pages</span></strong><br /><strong><span style="font-size:85%;">Editions Hoëbeke - Avril 2008</span></strong><br /><br /><div align="justify"><span style="color:#336666;"><blockquote><span style="color:#336666;">Ou comment les histoires de nos veillées d'enfance sont revisitées en contes élégants de cynisme. </span></blockquote></span></div><p align="justify">Dans une <strong><span style="color:#cc0000;">langue très travaillée</span></strong>, avec des phrases ciselées, <a href="http://www.actusf.com/SF/interview/itw_dubois.htm"><strong><span style="color:#ff6600;">Dubois</span></strong></a> nous donne à lire des <span style="color:#cc0000;"><strong>histoires grinçantes à souhait</strong></span>, qui ne laissent aucun doute sur le plaisir malicieux qu'a eu l'écrivain érudit en matière de légendes et de contes classiques. Avec un talent fou, il crée des ambiances tantôt fantastiques tantôt réalistes, très britanniques ou assez provinciales. </p><p align="justify">Si je n'ai pas apprécié les huit contes de la même manière - <em><span style="color:#336666;">Croquemitaine</span></em> ou <em><span style="color:#336666;">La vieille femme qui habitait dans un soulier</span></em> m'ont laissée de marbre, sans doute par des références qui m'échappent - je reconnais sans difficulté que je me suis régalée à la lecture de la plupart de ces histoires cruelles et pleines d'humour. <strong><a href="http://www.actusf.com/SF/interview/itw_dubois.htm"><span style="color:#ff6600;">Pierre Dubois</span></a></strong> ne nous ménage pas la tâche : non seulement on doit se remémorer des souvenirs de lecture (ou d'écoute) mais le tout nous est servi accompagné d'un vocabulaire vraiment riche : dans <strong><em><span style="color:#336666;">Comptines assassines</span></em></strong>, vous croiserez des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Macfarlane">macfarlanes </a>à mantelet, des <a href="http://encyclopedie.naheulbeuk.com/article.php3?id_article=128">lycanthropes</a>, une flore <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Plante_rud%C3%A9rale">rudérale</a>, des <a href="http://lemotdujour.over-blog.com/article-5730931.html">hétaïres</a> et autres goulves....</p><blockquote><p align="center"><span style="color:#ff6666;"><strong>Extrait :</strong> </span></p><p align="justify"><span style="color:#990000;">"Il était une fois, il n'y a pas si longtemps, en ces temps incertains quand les horreurs de la Grande Guerre avait réduit celles du Grand-Guignol à d'innocentes pitreries de patronage, un tueur d'infirmes. [...] </span></p><p align="justify"><span style="color:#990000;">Au crépuscule, lorsqu'une indéfinissable impression de petite mort venait embuer les vitres, que la voix cinglante d'un précepteur sadique et claudiquant remontant d'une enfance esseulée scandait en frappant "<em>Ne remets pas au lendemain ce que tu dois faire le jour même</em>", que ses propres ronrons l'étouffaient au fond de ses coussins, Chat sentait l'appel impératif du dehors l'envahir. [...] </span></p><p align="justify"><span style="color:#990000;">Chat chassait. Par les ruelles chaotiques des banlieues populaires, les corons pouilleux, par les rues tranquilles des quartiers modestes, les avenues bourgeoises, les havres cossus des allées residentielles où les familles privilégiées ne laissaient sortir leurs "ratés" qu'une fois l'obscurité tombée, et par la porte de service. "</span></p></blockquote><div align="justify">On retrouve ainsi le chat botté, on se souvient de gravures de cet animal malicieux, et voilà que l'auteur nous le métamorphose sous nos yeux en serial killer des villes et on en tremble (<em><span style="color:#336666;">Le Chat Botté</span></em>).<br />Et puis, ce pauvre Georges Boutonnet qui s'en va chez sa mère pour le repas dominical et qui tombe sur son chemin dans le piège tendu par Blanche Neige, ça ne peut pas se refuser (<em><span style="color:#336666;">Les musiciens de la ville de Brême</span></em>). <a href="http://www.actusf.com/SF/interview/itw_dubois.htm"><span style="color:#ff6600;"><strong>Pierre Dubois</strong> </span></a>y mélange l'histoire du chaperon rouge à celle d'autres contes, et c'est délicieux, jusqu'au dénouement plus que surprenant ! </div><div align="justify">C'est le cas aussi pour <em><span style="color:#336666;">Barbe Bleue</span></em> ou <em><span style="color:#336666;">Dracula</span></em> qui sont là ressuscités dans les comptines à la fois modernes et empreintes de cette forme classique du traditionnel conte pour enfant.<br /></div><div align="justify">La couverture n'a peut-être rien d'engageant (et pour cause) mais <strong><span style="color:#cc0000;">vous auriez tort de ne pas vous laisser tenter par ce petit plaisir démoniaque et remarquablement bien écrit</span></strong>.<br /><span style="font-size:85%;color:#9999ff;">[merci Cécile !]</span></div>Lohttp://www.blogger.com/profile/13447932124013054502noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15885877.post-74494469891490808472008-04-29T23:00:00.000+02:002008-04-29T22:53:47.795+02:00NOIR METAL<a href="http://bp0.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SBeFA8y0VII/AAAAAAAAAs8/ySEXsbUQ8C8/s1600-h/NoirMetal.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5194766946560922754" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SBeFA8y0VII/AAAAAAAAAs8/ySEXsbUQ8C8/s320/NoirMetal.jpg" border="0" /></a> <strong><span style="font-size:130%;color:#990000;"><em>Au coeur de Metaleurop</em></span></strong><br /><div><div><strong><span style="font-size:130%;">de Jean-Luc Loyer et Xavier Bétaucourt</span></strong></div><div><span style="font-size:85%;"><strong>Bande dessinée - 100 pages<br />Editions Delcourt Mirages - avril 2006</strong></span><br /></div><div align="justify"><span style="color:#336666;"><br /><blockquote><span style="color:#336666;">Quand deux ch'tis décident de revenir sur une histoire<br />sociale douloureuse qui les touche indirectement, ils rencontrent d'anciens ouvriers victimes du dépôt de bilan de leur usine. Metaleurop de Noyelles-Godault, c'est le fleuron de la sidérurgie des années 70 pour la fabrication de plomb et de zinc (traiter les déchets de production lui permet également d'isoler, fondre et expédier des lingots d'or). Mal entretenue, l'installation engendrera des accidents mortels. Après une fusion économique, Metaleurop Nord devient filiale de Metaleurop SA en 1994, et - coup de théâtre ! - est menée à la faillite en 2003 quand le conseil d'administration du groupe se désengage de la filiale du Nord-Pas-de-Calais. Les ouvriers sont avertis de leur licenciement six mois après que soient survenues des choses assez louches...</span></blockquote></span></div><div align="justify">Le dessinateur Jean-Luc Loyer a travaillé à l'enquête et l'écriture de l'album avec Xavier Bétaucourt, journaliste lillois qui souhaitait revenir sur ces évènements qu'il avait lui-même couvert pour des reportages d'une chaîne de télévisions régionale.</div><div align="justify"></div><br /><div align="justify">Si de prime abord, les dessins naïfs aux couleurs vives rappellent des albums jeunesse graphiquement peu intéressantes, il n'en est pas moins que, pour la forme, <strong><em><span style="color:#336666;">Noir Métal</span></em></strong> prend des allures de récit social habile d'un <a href="http://chezlorraine.blogspot.com/2007/04/les-mauvaises-gens.html"><span style="color:#990000;"><strong>Etienne Davodeau</strong> </span></a>reporter réaliste, et que sur le fond, les faits nous rappellent immédiatement une certaine affaire XXX que <a href="http://chezlorraine.blogspot.com/2007/03/lorraine-connection.html"><span style="color:#990000;"><strong>Dominique Manotti</strong> </span></a>romança dans <strong><em><a href="http://chezlorraine.blogspot.com/2007/03/lorraine-connection.html"><span style="color:#cc0000;">Lorraine Connection</span></a></em></strong>. C'est dire l'intérêt de l'album.<span style="color:#cc9933;"><span style="font-size:85%;"></div><blockquote><p align="center"><span style="color:#cc9933;"><strong>Extrait :<br /></strong></span><span style="font-size:100%;color:#993300;">"J'observais des fourmis.<br />Petites bêtes abandonnées qui ne se résignaient toujours pas à rentrer chez elles, et qui n'acceptaient pas que leur reine soit morte et leur ruche éventrée."</span></p></blockquote></span></span><a href="http://bp3.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SBeIpsy0VJI/AAAAAAAAAtE/ITDXlVsb2do/s1600-h/NoirMetal_1.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5194770945175475346" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SBeIpsy0VJI/AAAAAAAAAtE/ITDXlVsb2do/s320/NoirMetal_1.jpg" border="0" /></a> <div align="justify">Avec les <strong><span style="color:#990000;">commentaires <em>"enbullés"</em> doucement ironiques d'un narrateur que l'on imagine plein de tendresse</span></strong> pour les gens de sa région, <strong><em><span style="color:#336666;">Noir Métal</span></em></strong> enmène son lecteur dans un microcosme industriel. Les anciens protagonistes de l'activité flamboyante évoquent leurs soupçons sur la réalité des évènements, <strong><span style="color:#cc0000;">témoignent</span></strong> de leur métier, nous font visiter l'usine et rencontrer des personnes ayant souffert des nombreuses conséquences de l'arrêt ou du fonctionnement de l'unité de production. Car les ouvriers exerçaient leur métier dans des <strong><span style="color:#cc0000;">conditions périlleuses</span></strong> notamment par le caractère dangereux des matières qu'ils manipulaient (flaques d'acide sulfurique qu'il faut éviter, tuyauteries rafistolées au Chatterton...) et les familles ou les paysans des environs constataient la détérioration de leur santé (bêtes des cheptels qui meurent par les doses importantes de métaux lourds dans le sol, enfants atteints de saturnisme). Seule réaction de l'entreprise : elle payait des pots de peinture aux ouvriers qui se plaignaient de voir la carrosserie de leur voiture piquée par la corrosion... </div><div align="justify"><br />L'album s'achève par 10 pages de notes qui reviennent sur les faits datés, mais on en sait alors déjà beaucoup et cela confirme le <strong><span style="color:#cc0000;">sérieux de l'enquête dont cette BD est le reportage</span></strong> : de manière attrayante et pédagogique, les faits sont rapportés très fidèlement au déroulement de cette triste page de l'histoire industrielle du Nord de la France.<br /><br /><em><a href="http://www.sitartmag.com/noirmetal.htm"><span style="color:#cc0000;"><strong>"Histoire d'une mort annoncée" -</strong><span style="font-size:85%;"> L'avis de Catherine Gentille</span></span></a></em></div><div align="justify"><em><a href="http://reliques.online.fr/journal/2007/10/la-tour-plomb-de-mtaleurop.html"><span style="color:#cc0000;"><strong>La tour à plomb de Metaleurop</strong> <span style="font-size:85%;">- Journal d'archéologie urbaine et industrielle</span></span></a></em></div></div>Lohttp://www.blogger.com/profile/13447932124013054502noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15885877.post-20425331277535822412008-04-28T18:00:00.001+02:002008-04-28T21:30:55.165+02:00FUNNY GAMES U.S.<a href="http://bp2.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SBYHTsy0VGI/AAAAAAAAAss/9FOrB2hvySY/s1600-h/FunnyGamesUS.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5194347255241659490" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SBYHTsy0VGI/AAAAAAAAAss/9FOrB2hvySY/s320/FunnyGamesUS.jpg" border="0" /></a> <strong><span style="font-size:130%;">de Michael Haneke</span></strong><br /><strong><span style="font-size:85%;">Thriller - 1h50 (int - 16 ans)</span></strong><br /><div><div><strong><span style="font-size:85%;">Sortie France 23 avril 2008</span></strong></div><div><strong><span style="font-size:85%;">avec Naomi Watts, Tim Roth, Michael Pitt, Brady Corbet...</span></strong></div><div><br /></div><div align="justify"></div><span style="color:#336666;"><blockquote><p align="justify"><span style="color:#336666;">C'est les vacances. Ann, George et leur fils rejoignent leur résidence secondaire situé dans un quartier résidentiel aisé, près de chez leurs amis voisins. A peine rentrés, un jeune homme vient de chez les voisins réclamer à Ann des oeufs en dépannage. Son attitude laisse entrevoir une trop grande aisance mêlée à une sorte de gêne exagérée, un quelquechose qui cloche. Et puis ces gants blancs qu'il ne retire pas... Peu à peu, un jeu de force va s'établir entre Ann, seule dans la maison, et ce jeune homme. Rapidement, et sans pouvoir y échapper, la famille va être victime chez elle d'un jeu aussi violent que pervers.</span></p></blockquote></span><div align="justify">Décidément, les cinéastes en veulent aux luxueuses résidences aseptisés ! Après <strong><a href="http://chezlorraine.blogspot.com/2008/04/la-zona.html"><span style="color:#663333;"><span style="color:#993300;"><em><span style="color:#990000;">La Zona</span></em> </span>de Rodrigo Pla</span></a></strong>, voici <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Haneke"><span style="color:#006600;"><strong>Michael Haneke</strong> </span></a>qui fait le remake d'un de ses propres films (je n'ai pas vu le <em><strong>Funny Games</strong></em> version autrichienne, de 1997, et n'ai donc pas cette sensation de doublon) et plante le décor d'une maison huppée fermée qui va devenir le théâtre du plus sadique des jeux. Là où doit régner <em>ordre, beauté, luxe, calme et volupté</em>, on va être piégé, traqué, maltraité, tué. L'isolement de la résidence qui faisait sa sécurité va la rendre plus périlleuse que jamais. Comme dans l'excellent <strong><em><a href="http://chezlorraine.blogspot.com/2005/10/cache-de-michael-haneke-film.html"><span style="color:#990000;">Caché</span></a></em></strong>, <strong><span style="color:#660000;">le foyer devient lieu de terreur</span></strong>, et la <strong><span style="color:#660000;">vidéo </span></strong>s'invite dans le film pour <strong><span style="color:#990000;">questionner sur le réel et le fictif</span></strong> et le risque de les confondre, et réfléchir sur le 2e réalité que l'on vit, la fausse : celle des média. Michael Haneke souhaite que le spectateur - notamment le nord-américain - s'interroge sur sa <em>"consommation"</em> de violence à travers les médias, les films, les jeux... Dans ses oeuvres, la <strong><span style="color:#990000;">violence est insoutenable, totale, sans espoir</span></strong>, <em>difficile à avaler</em>, parce que c'est la réalité, il ne doit y avoir aucune place pour l'apaisement. </div><p align="center"><a href="http://bp2.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SBYGtsy0VEI/AAAAAAAAAsc/1Em6x3vJ17U/s1600-h/NWatts_MPitt_BCorbet.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5194346602406630466" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SBYGtsy0VEI/AAAAAAAAAsc/1Em6x3vJ17U/s200/NWatts_MPitt_BCorbet.jpg" border="0" /></a><a href="http://bp1.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SBYG6cy0VFI/AAAAAAAAAsk/UzhwH7cz-Gc/s1600-h/TimRoth_BradyCorbet.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5194346821449962578" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SBYG6cy0VFI/AAAAAAAAAsk/UzhwH7cz-Gc/s200/TimRoth_BradyCorbet.jpg" border="0" /></a></p><div align="justify">Dans <a href="http://www.funnygames-us.com/"><span style="color:#336666;"><strong><em>Funny Games U.S</em></strong>., </span></a>le <strong><span style="color:#990000;">sadisme, l'assurance et la violence</span></strong> de Peter et son complice (niais et influencable) sont à peine croyables ; ils agissent avec autant de sang froid <strong><span style="color:#990000;">qu'ils vivent les scènes comme celles d'un jeu vidéo : avec du plaisir, des règles et des chances (vies) laissées à l'adversaire.</span></strong></div><div align="justify">Le film retrace à peine 24h, une journée diabolique. <strong><span style="color:#990000;">Si le temps peut parfois sembler passer lentement, </span></strong>c'est aussi un moyen de transcrire la douleur et la souffrance qui sont amplifiées par leur durée.</div><div align="justify"><strong><span style="color:#cc0000;">Désespérément violent</span></strong>, même si les scènes les plus tragiques sont filmées hors champs, et terriblement bien joué, notamment par Naomi Watts.</div><div></div><div><strong><em><a href="http://peterpan7bis.spaces.live.com/Blog/cns!C1FB58145CFFEBE4!12009.entry"><span style="color:#990000;">L'avis de Laterna Magica </span></a></em></strong></div><div><em><a href="http://drorlof.over-blog.com/article-18994846.html"><span style="color:#990000;"><strong>L'avis de Dr Orlof</strong> <span style="font-size:85%;">- Le journal cinéma</span></span></a></em></div></div>Lohttp://www.blogger.com/profile/13447932124013054502noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15885877.post-24340175978513723852008-04-24T18:00:00.000+02:002008-04-24T19:54:21.078+02:00L'ORME DU CAUCASE<a href="http://bp1.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SBC_Q8y0VCI/AAAAAAAAAsM/-BrIANu3v3c/s1600-h/lormeducaucase.jpg"><span style="font-size:130%;"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5192860668276266018" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SBC_Q8y0VCI/AAAAAAAAAsM/-BrIANu3v3c/s320/lormeducaucase.jpg" border="0" /></span></a><span style="font-size:130%;"> </span><strong><span style="font-size:130%;">de Taniguchi &amp; Utsumi</span><br /></strong><div><div><div><div><strong><span style="font-size:85%;">BD manga - 210 pages</span></strong></div><div><span style="font-size:85%;"><strong>Editions Casterman écritures - 1993</strong> </span></div><div align="justify"><span style="color:#336666;"><blockquote><span style="color:#336666;">Une fillette a la hantise de l'abandon, une artiste française au Japon se retrouve isolée une fois veuve, un homme retrouve son frère, un père rencontre sa fille de 20 ans pour la première fois, un frère est enfin pardonné par sa grande soeur... En 8 nouvelles dessinées, <strong><a href="http://www.otakucity.org/Jiro-Taniguchi.html"><span style="color:#cc6600;">Taniguchi</span></a></strong> dresse des portraits de personnages aux liens familiaux parfois douloureux. Des blessures souvent liées au passé qu'il faudra surmonter avec sagesse.</span> </blockquote></span></div><div align="justify">Avec une grande délicatesse, <strong><em><span style="color:#336666;">L'orme du Cauca<a href="http://bp2.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SBC-tMy0VAI/AAAAAAAAAr8/_2Seq9GnXzc/s1600-h/lormeducaucase6.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5192860054095942658" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SBC-tMy0VAI/AAAAAAAAAr8/_2Seq9GnXzc/s320/lormeducaucase6.jpg" border="0" /></a>se</span></em></strong> fait défiler devant nos yeux des <strong><span style="color:#cc0000;">planches noir et blanc et gris d'une grande finesse </span></strong>sur lesquelles on aurait tort de ne pas s'arrêter un peu. Certaines pages ressemblent à de vraies gravures dont les détails sont de toute beauté.</div><div align="justify"> </div><div align="justify">Dans ces chroniques d'un Japon contemporain, hommes et femmes ressentent le besoin de la reflexion, prennent du recul pour renouer des liens importants que le passé a rompu. Tous ont au fond d'eux une profonde <strong><span style="color:#cc0000;">gentillesse</span></strong>, cela peut paraître mièvre de le dire, mais <strong><a href="http://www.otakucity.org/Jiro-Taniguchi.html"><span style="color:#ff6600;">Taniguchi</span></a></strong> &amp; Utsumi érigent cette qualité en nécessité. Grâce au graphisme raffiné et aux histoires personnelles graves, il ressort de <strong><span style="color:#336666;"><em>L'Orme du Caucase</em></span></strong> une <strong><span style="color:#cc0000;">grande émotion</span></strong>.<br /><br /><a href="http://book1.canalblog.com/archives/2008/04/10/8723756.html"><span style="color:#990000;"><em><strong>Aileean le classe "Hors compétition"</strong> <span style="font-size:85%;">- Bouq1 et Cie</span></em></span></a></div><div><em><a href="http://muriel.barbery.net/index.php?s=l%27orme+du+caucase"><span style="color:#990000;"><strong>Muriel Barbery l'évoque </strong><span style="font-size:85%;">avec un extrait</span></span></a></em></div><div><em><a href="http://www.leslecturesdeflorinette.com/article-10226656.html"><span style="color:#990000;"><strong>"Joli album plein de sagesse",</strong> <span style="font-size:85%;">c'est l'avis de Florinette</span></span></a></em></div></div></div></div>Lohttp://www.blogger.com/profile/13447932124013054502noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15885877.post-42451972724952751112008-04-20T19:00:00.001+02:002008-04-21T09:04:42.129+02:00LA ZONA<a href="http://bp0.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SAt7AbMiFAI/AAAAAAAAArU/CksDuXRxFJU/s1600-h/LaZona.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5191378242705167362" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SAt7AbMiFAI/AAAAAAAAArU/CksDuXRxFJU/s320/LaZona.jpg" border="0" /></a><strong><span style="font-size:130%;">de Rodrigo Pla</span><br /></strong><div><strong><span style="font-size:85%;">Drame mexicain - 1h40</span></strong></div><div><strong><span style="font-size:85%;">Sortie France 26 mars 2008</span></strong></div><div><strong><span style="font-size:85%;">avec Daniel Gimenez Cacho, Maribel Verdu, Carlos Bardem, Daniel Tovar, Alan Chavez, ...</span></strong></div><br /><span style="color:#336666;"><div align="justify"><span style="color:#336666;"><blockquote><span style="color:#336666;">Dans une agglomération latino-américaine, à la frontière entre le bidonville et le quartier résidentiel fermé - oasis de richesse sécurisée dans un océan de pauvreté -, un soir de tempête l'équilibre est rompu : la chute d'un panneau publicitaire ouvre une brèche importante en même temps qu'elle fait disjoncter le système de surveillance. Profitant de l'occasion en or, trois personnes du bidonville franchissent immédiatement la clôture pour cambrioler les belles demeures. La virée tourne très mal, des coups de feu sont tirés, il y a des morts. L'équipe de sécurité réalise vite que, si trois personnes se sont introduites dans la résidence, seules deux ont été tuées par leurs soins. Un intru potentiellement dangereux rôde donc toujours dans l'enceinte. Il leur faudra donc le retrouver, rendre justice eux-même, sans éveiller les soupçons de la police nationale.</span></blockquote></span></div><div align="justify"><span style="color:#000000;">L'Amérique Latine et ses profondes inégalités sociales sont un excellent contexte réaliste pour ce film "policier social", ce thriller à peine</span> <strong><a href="http://surlarouteducinema.hautetfort.com/archive/2008/04/04/la-zona-de-rodrigo-pla.html"><span style="color:#006600;">d'anticipation</span></a></strong><span style="color:#000000;">. Pour avoir vu des <em><strong><a href="http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.erudit.org/revue/cgq/2003/v47/n131/007571arf002t.png&amp;imgrefurl=http://www.erudit.org/revue/cgq/2003/v47/n131/007571ar.html&amp;h=87&amp;w=116&amp;sz=8&amp;hl=fr&amp;start=5&amp;um=1&amp;tbnid=54x3CfvlORxTfM:&amp;tbnh=65&amp;tbnw=87&amp;prev=/images%3Fq%3Dd%25C3%25A9finition%2Bcondominio%2Bbresil%2B%26um%3D1%26hl%3Dfr%26sa%3DN"><span style="color:#cc33cc;">condominios</span></a></strong></em> d'Equateur ou du Brésil, cela ne m'a pas semblé si futuriste que ça. </span></div><div align="justify"><span style="color:#000000;">La vie va devenir très dangereuse pour Miguel, garçon de 16 ans qui se retrouve traqué dans cette "prison de riches" ; il sera bien plus en péril que ne l'ont jamais été les familles aisées dans les jungles urbaines. Le danger vient du fait que les <strong><span style="color:#990000;">équipes de sécurité privées</span></strong> chargées de veiller au calme dans ce quartier préservé, s'accordent les pouvoirs de rendre la justice en interne. C'est alors la descente aux enfers, comme cela peut l'être dans des microcosmes pauvres que sont les favelas cariocas. Faire justice sans vraiment la rendre s'apparente à des actes de <strong><span style="color:#cc0000;">vengeance souvent aveugle</span></strong>. Comme dans le film <strong><a href="http://chezlorraine.blogspot.com/2008/04/lady-jane.html"><span style="color:#336666;"><em>Lady Jane</em></span></a></strong>, l'erreur se commet facilement.</span></div><p align="center"><a href="http://bp2.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SAt7G7MiFBI/AAAAAAAAArc/Y3xJoiqG9rg/s1600-h/LaZona1.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5191378354374317074" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SAt7G7MiFBI/AAAAAAAAArc/Y3xJoiqG9rg/s200/LaZona1.jpg" border="0" /></a><a href="http://bp2.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SAt7L7MiFCI/AAAAAAAAArk/U2QdmJFA2nE/s1600-h/LaZona2.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5191378440273663010" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SAt7L7MiFCI/AAAAAAAAArk/U2QdmJFA2nE/s200/LaZona2.jpg" border="0" /></a></p><div align="justify"><span style="color:#000000;"><strong><em><span style="color:#336666;">La Zona</span></em></strong> est un film qui <strong><span style="color:#990000;">prend réellement aux tripes</span></strong>. On a le souffle court quand Miguel, l'intru traqué, cavale pour sauver sa peau ; on le retient (le souffle) quand Alejandro, l'ado de la résidence, fait des choix</span> <span style="color:#000000;">déchirants.</span> <strong><span style="color:#cc0000;">Grand film, belle claque.<br /></span></strong><br /><a href="http://www.lemonde.fr/cinema/article/2008/03/25/la-zona-propriete-privee-sauver-le-ghetto-des-riches_1027117_3476.html"><em><span style="color:#990000;"><strong>Sauver le ghetto des riches -</strong><span style="font-size:85%;"> LeMonde.fr</span></span></em></a></div><div align="justify"><em><a href="http://irreductibles.blogspot.com/2008/04/la-zona-un-film-de-rodrigo-pla.html"><span style="color:#990000;"><strong>L'avis de Kilucru </strong><span style="font-size:85%;"><strong>-</strong> Les Irréductibles</span></span></a></em></div></span>Lohttp://www.blogger.com/profile/13447932124013054502noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15885877.post-40387759695167310062008-04-15T08:00:00.001+02:002008-04-15T00:37:55.354+02:00LES OREILLES DU LOUP<a href="http://bp2.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SAO_3dmk87I/AAAAAAAAArM/FZQUO7sfYVQ/s1600-h/Lesoreillesduloup.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5189202155221087154" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_SUu6u_lap7Q/SAO_3dmk87I/AAAAAAAAArM/FZQUO7sfYVQ/s320/Lesoreillesduloup.jpg" border="0" /></a> <strong><span style="font-size:130%;">d'Antonio Ungar</span><br /></strong><strong></strong><strong><span style="font-size:85%;">Traduction de Robert Amutio</span></strong><br /><strong><span style="font-size:85%;">Roman - 135 pages</span></strong><br /><strong><span style="font-size:85%;">Editions </span></strong><a href="http://www.lesallusifs.com/"><span style="font-size:85%;color:#993399;"><strong>Les Allusifs </strong></span></a><strong><span style="font-size:85%;">- 17 avril 2008</span></strong><br /><br /><div align="justify"><span style="color:#336666;"><blockquote><span style="color:#336666;">A cinq ans, un petit garçon de Colombie assez solitaire, regarde son entourage en observant sans concession le monde des adultes. Il y a ceux qui rient pour de faux, ceux qui posent des questions idiotes, et puis il y a ses parents. Ses parents, ils se séparent, et tout est différent dès lors qu'il va vivre avec sa petite soeur et leur mère deux années d'errance de ville en village, de grand-mère en oncle. Deux années vont passer pendant lesquelles il fera l'expérience de la violence dans les cours des nouvelles écoles hostiles, de l'isolement, et, également, de cette sensation qui revient périodiquement le troubler qu'un fantôme rôde dans les forêts alentours, le fantôme du père absent.</span></span><br /></blockquote></div><br /><div align="justify"><strong><em><span style="color:#336666;">Les oreilles du loup</span></em></strong> c'est un roman court dont les chapitres sont des fragments de vie de ce jeune garçon qui parle peu, qui s'invente un imaginaire animalier de tous ces humains. Exempt de dialogue, le roman est le monologue intérieur de cet enfant qui subit avec tristesse, déception, incompréhension, parfois humour, les réactions de ses semblables. <strong><span style="color:#990000;">Antonio Ungar parvient avec magie à retranscrire des pensées enfantines</span></strong> - mais non naïves - avec une si grande justesse que cela résonne en nous. Il y a de l'universel dans ce regard naissant.</div><div align="center"><blockquote><div align="center"><span style="color:#663366;"><span style="font-size:85%;color:#cc33cc;">Extrait :</span> </span></div><div align="justify"><span style="color:#663366;">"<span style="font-size:180%;"><strong>J</strong></span>e pleure, et quand je n'ai plus de larmes, je me retourne et je vois que papa est beaucoup plus fatigué que le véritable, qu'il est plus vieux. Je voudrais que papa soit là, mon papa, le véritable, pas ce vieux type défait. Alors le vieux type, l'air très sérieux, comme si tous les muscles de son visages étaient douloureux à force de sérieux, se met aussi à pleurer en essayant de continuer à conduire et de me cacher ses grandes larmes transparentes."</span></div></blockquote></div><div align="justify">L'harmonie qu'il souhaite c'est celle du passé, celle de ses parents amants, de sa soeur éternellement rieuse, de ses lieux auxquels il est attaché, du vent, de cette nature familière. Quand tout cela disp