tag:blogger.com,1999:blog-154494602008-08-31T18:59:59.923ZPour une Mauritanie unie et justeTout sur Rosso, les Rossossois et la Mauritanie. Politique, economie, sante, tout ce dont vous avez envie de parler. Faites entendre votre voix ici. Le monde vous entendra.ffaranoreply@blogger.comBlogger27125tag:blogger.com,1999:blog-15449460.post-1128899188486684332005-10-09T23:05:00.000Z2005-10-09T23:11:10.393ZLa question des refugies mauritaniens au senegal- Point de vue du president VallMauritanie: la question des réfugiés "traitée en son temps" <br />NOUAKCHOTT 9 oct - Le chef de la junte mauritanienne, le Colonel Ely <br />Ould Mohamed Vall, a affirmé devant la presse à Nouakchott, dans la <br />nuit de samedi à dimanche, que la question des réfugiés au Sénégal <br />et au Mali "ne sera pas occultée", mais que "chaque chose sera <br />traitée en son temps".<br /><br />"La question des réfugiés (au Sénégal et au Mali) est une question <br />nationale, je n'occulterai aucune question nationale, ce serait une <br />lâcheté, mais chaque chose sera traitée en son temps", a-t-il <br />affirmé au cours de cette conférence, la première depuis l'arrivée <br />au pouvoir de la junte le 3 août à la faveur d'un coup d'Etat contre <br />le président Maaouiya Ould Taya.<br /><br />Le Colonel Ould Mohamed Vall a précisé que le problème des réfugiés <br />sera traité en deux temps. En premier lieu, "tout Mauritanien qui se <br />présentera à la frontière peut rentrer s'il en a la preuve (de son <br />identité, ndlr), sinon, une enquête sera ouverte pour son <br />identification".<br /><br />"En deuxième lieu, si cela ne suffit pas, les parlement et président <br />qui seront élus devront se pencher sur le passif humanitaire de <br />l'ancien régime et trouver les solutions qui conviennent", a-t-il <br />indiqué sans plus de détail.<br /><br />Il a précisé que toute solution dans ce domaine devra être <br />recherchée "à la mauritanienne, par des Mauritaniens, loin de toute <br />pression étrangère qui ne peut être que nuisible et inacceptable en <br />période de transition".<br /><br />Concernant les islamistes en prison, Ould Mohamed Vall a assuré <br />qu'ils seront jugés et que son pays demeure engagé dans la lutte <br />contre le terrorisme.<br /><br />"Il s'agit de deux groupes (d'islamistes): des jeunes formés au <br />combat pour commettre des opérations dans leur pays et des membres <br />d'une organisation secrète dangereuse en relation avec des <br />nébuleuses étrangères. Tous seront renvoyés devant la Justice qui <br />statuera sur leur cas", a-t-il assuré.<br /><br />Le président de la junte a par ailleurs indiqué qu'un parti de <br />tendance islamiste, le Parti de la convergence démocratique (PCD), <br />ne sera pas reconnu, spécifiant que la Constitution fait de l'Islam <br />la religion de tous en Mauritanie et "qu'aucun parti ne saurait <br />s'adjuger le droit d'en faire sa chasse gardée".<br /><br />Il a mis en cause l'esprit de "système mono-partisan" qui règne <br />depuis l'Indépendance du pays et préconisé l'alternance politique <br />comme "la solution qui permettra de corriger tous les déséquilibres <br />constatés".<br /><br />Le colonel Ould Vall a annoncé la fin des travaux de trois comités <br />interministériels qui refléchissaient sur les modalités pratiques de <br />la transition démocratique, la bonne gouvernance et la restauration <br />du système judiciaire, précisant que leurs conclusions seront <br />soumises aux partis politiques dans une semaine.ffaranoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15449460.post-1128633227716140162005-10-06T21:12:00.000Z2005-10-06T21:15:58.876ZInterview du president Ely Ould Mohamed Vall« Croyez-moi, tout va changer ! » <br /><br />MAURITANIE - 2 octobre 2005 - par PROPOS RECUEILLIS À NOUAKCHOTT PAR FRANÇOIS SOUDAN (le soleil)<br /><br />Pour la première fois depuis son accession au pouvoir le 3 août, le nouveau président de la Mauritanie parle. <br /><br /><br />Rien, ou si peu de choses ont changé en apparence à Nouakchott qu’il faut de longs instants d’immersion pour mesurer l’ampleur de la « révolution de velours » qui, depuis le coup d’État du 3 août, bouleverse la Mauritanie. Sous le ciel sombre de cette fin septembre, la présidence de béton et de marbre gris que Maaouiya Ould Taya s’était fait construire par une petite armée d’ouvriers chinois et de paysagistes marocains respire le même calme aseptisé. Du protocole à la sécurité, les hauts fonctionnaires et les gardes du corps sont toujours à leur poste et pas un fauteuil, pas un ouvrage pieux de la bibliothèque du bureau présidentiel n'a été déplacé. Seul l'hôte des lieux a changé. <br />Debout, décontracté, les mains dans les poches - tout le contraire de son prédécesseur -, le colonel Ely Ould Mohamed Vall, nouveau chef de l'État, arpente en souriant la moquette beige du saint des saints : « Oui, c'est vrai, je n'ai rien modifié ici. La sécurité est la même, et alors ? Rien ne peut vous protéger si le peuple ne vous suit pas. À la veille du 3 août, on pensait que tout était contrôlé, surveillé, verrouillé. Voyez ce qui s'est passé : c'était un château de cartes. » Dans un coin de la vaste pièce, au pied d'une lourde tenture, repose un tapis de prière à demi replié. C'est sans doute le seul apport personnel d'un homme qui, il le dit et le répète, n'est ici que de passage. <br /><br />Révolution en douceur, donc. Trois ou quatre mises en résidence surveillée - mesures levées depuis -, pas un coup de feu, aucune trace de chasse aux sorcières : le fait que les chefs de l'armée aient choisi d'attendre un voyage à l'étranger de l'ancien président pour le renverser en son absence a incontestablement facilité cette transition soft. « C'était la condition sine qua non pour que nous agissions, explique un membre du Conseil militaire pour la justice et la démocratie - la junte au pouvoir. Il était hors de question que l'acte de naissance de la nouvelle Mauritanie soit entaché d'une seule goutte de sang ou d'une seule incarcération. » Une petite merveille de coup d'État indolore. Mais, qu'on ne s'y trompe pas, une vraie révolution. <br /><br />Amnistie générale, ouverture des prisons, retour des exilés, mesures spectaculaires de moralisation de la vie publique : depuis deux mois, les trois millions de Mauritaniens vivent au rythme haletant du changement impulsé par celui que chacun ici appelle Ely et par son Premier ministre Sidi Mohamed Ould Boubacar, un gestionnaire connu pour son intégrité. Rien pourtant n'a plus marqué les esprits que la première décision annoncée par le nouveau pouvoir - et qui constitue une mesure inédite dans le monde arabe et africain : celle d'interdire de par la loi à chacun de ses membres, qu'ils soient militaires ou ministres, de se présenter à l'élection présidentielle qui dans deux ans au plus tard marquera la fin de la transition. L'armée mauritanienne, qui s'est toujours voulue la conscience et la garante de la nation et dont les chefs président aux destinées de la Mauritanie depuis 1978, a donc voulu démontrer qu'elle n'avait pas réalisé un putsch de plus. « Le mot de coup d'État ne convient pas pour qualifier le 3 août, tient à dire Ely Ould Mohamed Vall. Je préfère celui de rupture. Rupture avec un système usé jusqu'à la corde. » <br /><br />Depuis son exil de Doha, au Qatar, Maaouiya Ould Taya appréciera, lui que l'on charge désormais - il fallait s'y attendre - de tous les maux de la Mauritanie. Privée de son ennemi favori, ou de son unique référent comme on voudra, la classe politique cherche, elle, de nouveaux repères. L'apprentissage de la liberté n'est pas chose facile, surtout quand un pouvoir en plein état de grâce et que nul ne critique encore pousse chacun à prendre ses responsabilités en vue de l'élection de 2007. Il faut abandonner le « TSM » (Tout sauf Maaouiya) qui tenait lieu de programme, ouvrir des perspectives, nouer des alliances... Certains, comme Ahmed Ould Daddah, que d'aucuns présentent déjà comme favori, multiplient les contacts et sont déjà en précampagne. Mais deux ans, c'est à la fois court et long. Une chose est sûre, répète le nouveau président : « Nous ne soutiendrons personne. » <br /><br />Pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir, le colonel Ely Ould Mohamed Vall, 52 ans, parle. Ce long entretien avec J.A.I. a été recueilli au cours de la nuit du 21 au 22 septembre, dans la résidence présidentielle qui jouxte le Palais et au sein de laquelle, là encore, rien n'a changé. Toujours convaincu, parfois passionné, cet homme sec et sobre livre ici sa vérité. De l'eau, du thé, des plats auxquels il touche à peine : il est toujours le Vall que j'ai connu autrefois. Seule différence : il ne fume plus, lui qui grillait ses deux ou trois paquets de Gitane sans filtre par jour. « J'ai arrêté, car je me suis rendu compte que j'allais droit dans le mur, sourit-il, comme la Mauritanie à la veille du 3 août. » Un sevrage qui, à l'écouter, a des allures de délivrance. <br /><br /><br />Jeune Afrique/l'intelligent : Pourquoi avez-vous renversé Maaouiya Ould Taya ? <br /><br />Ely Ould Mohamed Vall : Pour comprendre ce qui s’est passé le 3 août 2005, je crois qu’une rétrospective des formes et méthodes d’exercice du pouvoir en Mauritanie s’impose. C’est la colonisation qui, ici comme ailleurs, a défini l’État. À cette époque, bien évidemment, les décisions relevaient du seul administrateur colonial, sans que les colonisés y soient de quelque manière associés. En 1960 survient l’indépendance, suivie presque aussitôt du régime de parti unique. Un groupe d’hommes décide de tout, et le peuple est prié d’avaliser et d’appliquer. Là encore, la déresponsabilisation est totale. Les pouvoirs militaires qui se succèdent à partir de 1978 reproduisent le même système : <br /><br />les Mauritaniens sont contraints de bénir l’action de dirigeants sur lesquels ils n’ont aucun contrôle. Au début des années 1990, ce que l’on a appelé le vent de l’Est impose, de l’extérieur, la démocratisation. Une nouvelle Constitution, irréprochable en matière de libertés, est adoptée par référendum. <br /><br />Seulement voilà : tout cela reste très largement formel. En pratique, c’est autre chose. L’ex-président fonde en effet son propre parti, le PRDS [Parti républicain démocratique et social], dont il se proclame le chef et qui devient ipso facto le parti-État. Ce fut sans doute sa faute majeure. Dans un pays où la culture démocratique est balbutiante, nous en sommes immédiatement revenus, par mimétisme, à un parti unique de fait. Du petit fonctionnaire au ministre, en passant par l’homme d’affaires, tout le monde s’est précipité, non par conviction mais par intérêt et opportunisme, au sein du PRDS. On a diabolisé une opposition réduite à sa plus simple _expression, l’Assemblée nationale et le Sénat sont devenus monocolores et ce qui restait comme individus en dehors de ce système clientéliste a été contraint à la clandestinité ou à l’exil. <br /><br />Résultat : une campagne outrancière de dénigrement de la Mauritanie, confondant allègrement le peuple et ses dirigeants dans le même opprobre, s’est peu à peu développée à l’extérieur sur les thèmes du racisme, de l’esclavagisme et du féodalisme. C’était bien sûr excessif, mais l’opinion mauritanienne en a ressenti un profond malaise, presque un sentiment de honte. Les gens se taisaient, comme résignés. L’erreur du pouvoir a été de prendre ce silence pour un soutien alors que la fracture entre l’État-parti et la société était chaque jour moins réversible, y compris à l’intérieur même du PRDS. <br /><br /><br />J.A.I. : La tentative sanglante de putsch du 8 juin 2003 était-elle la conséquence de cette situation ? <br /><br />E.O.M.V. : Absolument. Encore faut-il savoir qu’elle n’a pas été la première. Deux ou trois autres ont eu lieu auparavant, étouffées dans l’œuf et qui n’ont pas été révélées. Elle n’a pas non plus été la dernière puisqu’un an plus tard, à la mi-2004, on a failli assister au même scénario. Le 8 juin aurait pu et dû sonner comme un ultime avertissement pour l’ancien président. Le tour de vis sécuritaire auquel il a immédiatement procédé démontre qu’il n’a pas voulu le comprendre. Dès lors, le pays allait dans le mur, c’est-à-dire vers une situation de crise absolument incontrôlable. Il fallait choisir. <br /><br /><br />J.A.I. : D’où votre coup d’État… <br /><br />E.O.M.V. : Nous n’avons pas fait un coup d’État, mais un contre-coup d’État pour rétablir une démocratie avortée. Je crois que cela découle de ce que je viens de vous dire. Pour le reste, nous n’en faisons pas une affaire de personne : si putsch il y a eu, c’était contre un système inique, pas contre l’homme qui l’incarnait et qui en était en quelque sorte le produit. Renverser un homme sans toucher au système, cela n’aurait d’ailleurs été qu’un coup d’État de plus. Notre action a été une action de rupture. À l’aune de notre parcours, c’est, je crois, historique. Croyez-moi, tout va changer. <br /><br /><br />J.A.I. : Ne reconnaissez-vous pas à Maaouiya Ould Taya des résultats positifs dans le domaine du développement économique et social de la Mauritanie ? <br /><br />E.O.M.V. : Vous verrez dans les semaines à venir, au fur et à mesure que nous révélerons le véritable bilan économique et social de la Mauritanie, à quel point cette réussite dont vous parlez était factice et surtout ne profitait qu’à une infime minorité. Plus grave encore : l’administration et la structure même de l’État étaient devenues des coquilles vides où seuls comptaient le clientélisme et le griotisme. Il n’y avait plus de normes, plus de morale, seul importait le degré de servilité à l’égard du pouvoir. C’était le royaume de l’illusion et de l’image d’Épinal. Il y avait un décor, au sein duquel évoluait l’ex-président, et il y avait la réalité. Il gouvernait la Mauritanie sans les Mauritaniens. Comment pouvait-il espérer continuer ainsi ? Quand on se prend pour un homme providentiel et irremplaçable, on finit immanquablement en dictateur. <br /><br /><br />J.A.I. : Vous avez été le directeur de la Sûreté nationale pendant vingt ans et, à ce titre, très proche de Maaouiya Ould Taya. L’avez-vous mis en garde ? Avez-vous attiré son attention sur les risques que sa politique faisait courir au pays et à lui-même ? <br /><br />E.O.M.V. : Vous savez, il n’avait pas le moindre souci d’écouter quiconque. Ce genre de système rend sourd et aveugle. On a beau vous dire, on a beau vous parler, vous n’entendez toujours que votre propre écho. <br /><br /><br />J.A.I. : Vous ne vous sentez donc pas quelque part un peu responsable, ou coupable, des errements que vous dénoncez aujourd’hui ? <br /><br />E.O.M.V. : Dans ce type de régime, il y a deux attitudes possibles. Soit se mettre en dehors et observer la dérive s’accomplir jusqu’à son terme sans intervenir. Soit rester à l’intérieur et ne faire que ce que votre conscience et le service de l’État vous commandent de faire, sans accepter d’être manipulé, encore moins de se salir les mains. À l’instar de beaucoup de mes compatriotes, j’ai fait, moi, ce second choix, et je ne le regrette pas. Tout ce que j’ai pu rectifier, corriger, arranger, je l’ai fait, je crois que tous les Mauritaniens vous le diront. <br /><br /><br />J.A.I. : Jusqu’au moment où la coupe a été pleine… <br /><br />E.O.M.V. : Jusqu’au moment où nous avons perdu l’espoir que le système s’amende de lui-même. Je vous jure que s’il y avait eu encore une chance, même réduite, pour que le régime et l’homme qui était à sa tête se corrigent et reviennent à la raison, nous l’aurions saisie. Nous n’avons recouru au coup de force qu’en extrême nécessité, comme un moindre mal, à deux pas du gouffre. <br /><br /><br />J.A.I. : Maaouiya Ould Taya a qualifié votre coup d’État de « trahison ». Dans sa logique, on peut le comprendre. <br /><br />E.O.M.V. : Trahison par rapport à qui et à quoi ? Ni moi ni aucun officier de l’armée mauritanienne ne s’est jamais considéré comme le serviteur d’un seul homme. Je ne suis l’obligé de personne dans ce pays et je n’ai jamais courtisé quiconque pour obtenir un poste ou un grade. J’ai servi une nation et un État, pas un individu. <br /><br /><br />J.A.I. : Tout de même, on peut considérer qu’en vous mobilisant à ses côtés le 8 juin <br /><br />2003 pour faire échouer le putsch, vous et vos compagnons lui avez en quelque sorte sauvé la mise. Pourquoi, puisque à l’époque votre diagnostic était déjà fait, ne pas vous être rallié aux putschistes ? <br /><br />E.O.M.V. : Ce n’est pas pour lui que nous avons rétabli l’ordre ! Si des dizaines d’officiers se sont mobilisés ce jour-là, c’est parce qu’il fallait bien mettre un terme à une aventure dont nous ignorions tout, aussi bien d’où elle venait que sur quoi elle allait déboucher. Que l’ancien président en ait tiré momentanément bénéfice, quoi de plus normal. Nous avons fait alors notre devoir, sans états d’âme et de notre propre initiative, pour le bien de la Mauritanie. Le problème est qu’il n’a pas tiré de cette tentative les conclusions qui s’imposaient. Juin 2003 fut une sonnette d’alarme. Il ne l’a pas entendue. <br /><br /><br />J.A.I. : Vous-même et les seize autres membres du Comité militaire, ainsi que le Premier ministre et tous les membres du gouvernement ne pourrez vous présenter à la prochaine élection présidentielle prévue pour 2007. C’est une décision qui est sanctionnée par une loi. Pourquoi l’avoir prise ? <br /><br />E.O.M.V. : Parce qu’il fallait impérativement rompre avec le système. Si j’avais été à la place de l’ancien président, dans le même contexte que lui, j’aurais probablement agi comme lui, peut-être en pire. C’est donc le système qui est intrinsèquement pervers, celui qui a été écarté le 3 août n’en était que l’incarnation. Ce genre de système ne peut produire que ce genre de pouvoir, en totale rupture avec le pays réel. Vingt ans sans craindre aucune sanction, aucun contrôle, conduisent fatalement au vertige, puis à l’autisme. Pendant ce temps, toute une génération de Mauritaniens est née, a grandi et a atteint la majorité avec le même homme aux commandes de l’État : comment voulez-vous que ces dizaines de milliers de jeunes se reconnaissent en lui et que lui-même les comprenne ? <br /><br /><br />J.A.I. : Sans doute. Mais pourquoi vous interdire, à vous et à vos collaborateurs, de vous présenter, ne seraitce que pour un mandat non renouvelable ? <br /><br />E.O.M.V. : Il n’y a pas de vraie rupture sans symbole. Il fallait marquer les esprits par un geste fort, démontrer que le changement n’avait rien de cosmétique. Si qui que ce soit d’entre nous se présente et quelle que soit sa bonne volonté démocratique, les automatismes acquis depuis l’indépendance joueront forcément en sa faveur et fausseront inévitablement le jeu. L’État et l’administration fonctionnent en Mauritanie avec des réflexes quasi pavloviens : le pouvoir va au pouvoir, c’est un cercle vicieux. Nous devions le briser une fois pour toutes, afin que la Mauritanie puisse renaître. Celui qui sera élu en 2007 sera intouchable et insoupçonnable. C’est le seul moyen pour que notre pays retrouve sa virginité politique et morale. <br /><br /><br />J.A.I. : C’est donc clair : vous ne serez pas candidat et les Mauritaniens doivent vous croire sur parole. <br /><br />E.O.M.V. : Cela a été formalisé par une loi ! Comment pourrais-je avoir l’insolence de prendre un tel engagement public et ensuite de me dédire ? Certes, me direz-vous, cela s’est déjà vu. Mais je ne suis pas ce genre d’homme. Mes actes ont toujours été conformes à mes paroles. <br /><br /><br />J.A.I. : Vous comprenez, néanmoins, que certains de vos compatriotes vous attendent au tournant… <br /><br />E.O.M.V. : Tout à fait. Moi-même, à leur place, je nourrirais quelques doutes, c’est parfaitement normal : on les a tant de fois trompés. Mais je ne vais pas passer mon temps à dissiper ces doutes. Il y a tellement à faire. Pour le reste, l’Histoire me jugera. <br /><br /><br />J.A.I. : La période de transition durera deux ans, avez-vous dit. Pourquoi ce délai ? <br /><br />E.O.M.V. : C’est le délai à la fois maximal et raisonnable pour remettre la Mauritanie sur les rails. Si, chemin faisant, il apparaît que ce délai puisse être raccourci, j’en serai le premier satisfait. <br /><br /><br />J.A.I. : Exercer le pouvoir suscite des vocations inédites : celle de s’y accrocher par exemple. Êtes-vous vacciné contre ce type de tentation ? <br /><br />E.O.M.V. : Vous pensez que je vais succomber ? Je vous donne rendez-vous dans moins de deux ans et nous verrons bien. Une chose est sûre : ni moi ni mes collègues du CMJD n’envisageons une seule seconde de nous éterniser au-delà du délai fixé. <br /><br /><br />J.A.I. : Et si la classe politique unanime vous demande de prolonger la transition, ou de revenir sur votre décision de ne pas vous présenter, que ferez-vous ? <br /><br />E.O.M.V. : Alors, c’est que nous aurons tous échoué. Si les Mauritaniens souhaitent, pour les diriger, un petit dictateur de plus – ce dont je doute fortement, – ils trouveront aisément un candidat. En toute hypothèse, ce ne sera pas moi. <br /><br /><br />J.A.I. : Qui dirige la Mauritanie aujourd’hui ? <br /><br />E.O.M.V. : Deux instances. Un Conseil militaire dont les compétences ont été fixées par une charte constitutionnelle précise, composé de dix-sept membres qui, au nom de l’armée, ont décidé de procéder au changement et d’être les inspirateurs d’un nouveau projet de société. En tant qu’officier le plus ancien dans le grade le plus élevé, j’en suis en quelque sorte le primus inter pares. Et un gouvernement qui sous la direction du CMJD mène une politique de redressement politique, économique et moral du pays. <br /><br /><br />J.A.I. : Quelle place accorder demain à l’armée mauritanienne en tant qu’institution ? Peut-on l’imaginer en caution et garantie du pouvoir civil, un peu comme en Algérie ou en Turquie ? <br /><br />E.O.M.V. : Je ne peux vous répondre qu’à titre personnel. Je souhaite une armée républicaine respectueuse de l’ordre constitutionnel, comme dans n’importe quelle démocratie. <br /><br /><br />J.A.I. : L’une de vos premières décisions a été de proclamer une amnistie générale, y compris pour les putschistes de juin 2003… <br /><br />E.O.M.V. : J’ai beaucoup réfléchi à cette question. Je crois que c’était indispensable pour que la Mauritanie s’engage sur la bonne voie. <br /><br /><br />J.A.I. : Pas de chasse aux sorcières, ni d’esprit de revanche ? <br /><br />E.O.M.V. : Non. Nous devons mettre les compteurs à zéro, c’est une affaire d’état d’esprit. Il n’y aura pas de vendetta vis-à-vis de qui que ce soit. Regardons l’avenir et oublions le passé. La reconstruction, l’apaisement, la symbiose nationale priment tout le reste, quitte à faire l’impasse sur certains comportements anciens et répréhensibles. La Mauritanie nouvelle ne peut se bâtir sur les règlements de comptes. <br /><br /><br />J.A.I. : Qu’est-ce qui empêchera le futur pouvoir issu des urnes en 2007 de rouvrir ces dossiers ? <br /><br />E.O.M.V. : Je ne pense pas qu’il le fera. Ou alors, cela signifiera que nous avons failli à notre tâche qui est d’imprégner chaque Mauritanien de l’esprit de tolérance et de réconciliation. Nous avons montré la voie : pour la première fois dans l’histoire de ce pays, nul n’est allé en prison après un changement de pouvoir. Au contraire, les prisons se sont vidées. <br /><br /><br />J.A.I. : Rien donc, dans le fond comme dans la forme, ne s’oppose à ce que l’ancien président Ould Taya rentre en Mauritanie demain ? <br /><br />E.O.M.V. : Personne ne l’empêche de revenir. J’ai dit, dès le premier jour, que tout Mauritanien était libre d’entrer et de sortir. Sa sécurité sera assurée comme celle de n’importe quel citoyen de ce pays. <br /><br /><br />J.A.I. : Bénéficiera-t-il, dans ce cas, du statut et des avantages réservés aux anciens chefs d’État ? <br /><br />E.O.M.V. : Cela dépendra de lui-même et de son comportement, tout simplement. <br /><br /><br />J.A.I. : Rien ne l’empêche non plus de se présenter à l’élection présidentielle de 2007. <br /><br />E.O.M.V. : Aucune disposition ne s’y oppose jusqu’à présent. Mais, de vous à moi, je le vois très mal être candidat en 2007. Sauf s’il persiste à ne pas mesurer l’état d’esprit réel des Mauritaniens à son égard. <br /><br /><br />J.A.I. : Il existe, dans ce pays, un problème et un malaise non résolus : celui de sa communauté noire. Comment comptez-vous y remédier ? <br /><br />E.O.M.V. : Je suis un peu sidéré par cette dichotomie artificielle entre Négro-Mauritaniens et Arabo-Berbères, dont on nous rebat les oreilles. La population de ce pays n’est pas homogène, c’est un fait. Mais ce n’est pas une originalité mondiale, que je sache. Il y a ici et là des crispations identitaires et des revendications communautaires. Soit. Encore une fois : nous sommes très loin d’être les seuls. Ce qui nous est spécifique, c’est qu’à un moment donné, sous l’influence de deux extrémismes opposés et contradictoires, des événements dramatiques à connotation raciale ont éclaté. De cela, ces deux extrémismes sont responsables. Ce qui importe aujourd’hui, c’est de fonder un État de droit, non un État ethnique ou un État tribal, mais un véritable État de droit au sein duquel chaque citoyen jouira des mêmes droits et aura les mêmes devoirs. C’est l’unique moyen de dépasser cette exacerbation dont vous parlez et de panser cette blessure. J’ajouterai un impératif absolu : que ce problème, comme tous les autres d’ailleurs, se règle chez nous et entre nous et non pas depuis l’étranger. <br /><br /><br />J.A.I. : Cette exacerbation des relations intercommunautaires en Mauritanie est-elle à placer au débit de l’ancien régime ? <br /><br />E.O.M.V. : Il y a eu incontestablement des maladresses qui ont été commises dans la gestion des comportements extrémistes des deux bords. Les réactions du pouvoir n’ont pas été celles qu’il fallait pour calmer le jeu. <br /><br /><br />J.A.I. : Des réfugiés négro-mauritaniens continuent de camper sur la rive sénégalaise du fleuve. Qu’avez-vous à leur dire ? <br /><br />E.O.M.V. : Je dis et je redis que tout Mauritanien où qu’il soit – sur terre, sur la lune ou sur la planète Mars – peut rentrer immédiatement chez lui. Il suffit simplement que sa nationalité mauritanienne soit avérée. <br /><br /><br />J.A.I. : Et vous leur garantissez l’égalité des chances, quelle que soit la couleur de leur peau ? <br /><br />E.O.M.V. : Je leur garantis de vivre dans un pays où la citoyenneté de chacun sera pleinement respectée. Ce que vous venez de dire découle naturellement de cela. <br /><br /><br />J.A.I. : Y a-t-il un problème islamiste en Mauritanie et, si oui, comment le traiter ? <br /><br />E.O.M.V. : S’agissant des islamistes qui ont opté pour la violence ou qui sont affiliés à une organisation prônant la lutte armée, il est clair que la loi doit s’appliquer. C’est une question de sécurité nationale et de respect de nos engagements internationaux en la matière. <br /><br /><br />J.A.I. : Un parti religieux a-t-il sa place en Mauritanie ? <br /><br />E.O.M.V. : La Mauritanie est un pays à cent pour cent musulman où l’islam appartient à tous et à chacun. Dans ce cadre, nul ne peut s’en arroger le monopole. Nous ne pouvons donc en aucun cas tolérer l’existence d’un parti islamiste qui prétendrait détenir l’_expression politique de la religion. Ce serait inacceptable et inconstitutionnel. Je crois que j’ai été clair. <br /><br /><br />J.A.I. : Vous allez avoir à gérer, à partir du début de 2006, les premiers revenus du pétrole mauritanien. À l’échelle du pays, c’est une révolution qui s’annonce. Comment comptez-vous vous y prendre ? <br /><br />E.O.M.V. : Dans le cadre de la bonne gouvernance. La Mauritanie vient tout juste d’annoncer son adhésion à l’initiative de Johannesburg pour la transparence des revenus pétroliers, qui oblige les sociétés et le gouvernement à la plus grande limpidité en ce domaine. Il n’y aura ni secret, ni caisse noire. L’utilisation de chaque pétrodollar pourra être contrôlée par tout un chacun. Dans la gestion des affaires publiques, c’est désormais la moralité qui doit primer tout autre comportement. <br /><br /><br />J.A.I. : Le pouvoir, en général, enrichit. Serez-vous une exception ? <br /><br />E.O.M.V. : Écoutez, pour cela comme pour le reste, je n’ai pour l’instant que ma parole à vous opposer. Alors, rendez-vous dans deux ans. Nous ferons les comptes ensemble. <br /><br /><br />J.A.I. : Certains disent que, le 3 août, on a assisté à la chute d’une tribu – celle de l’ancien président Ould Taya, les Smassides – et à l’avènement d’une autre – la vôtre, les Ouled Bousbaa… <br /><br />E.O.M.V. : Cette vision étriquée et réductrice des réalités de la Mauritanie n’est pas la mienne. Certes, ce pays est un pays où le tribalisme est encore présent. Mais son influence n’existe que si l’État l’accepte et l’encourage et que si le chef de l’État décide de l’instrumentaliser. Ce qui s’est passé le 3 août n’a été le fait d’aucune tribu et n’a été dirigé contre aucun groupe particulier. Interrogez les Mauritaniens : ils ne souhaitent qu’une chose, qu’on en finisse avec le tribalisme. <br /><br /><br />J.A.I. : Pas de tribu sinistrée, donc… <br /><br />E.O.M.V. : Non, en aucun cas. <br /><br /><br />J.A.I. : Ni de tribu triomphante. <br /><br />E.O.M.V. : Non plus. Encore moins celle à laquelle vous pensez. Elle n’aura pas plus que les autres, puisque vous m’obligez à parler en ces termes. <br /><br /><br />J.A.I. : Qu’y a-t-il à rectifier dans le domaine des relations de la Mauritanie avec l’extérieur ? <br /><br />E.O.M.V. : Beaucoup de choses. À l’évidence, ce pays était en état de rupture avec les deux ensembles auxquels il appartient naturellement. Le monde arabe tout d’abord : depuis la première guerre du Golfe, nos rapports avec un certain nombre de pays se sont considérablement dégradés, à quoi se sont ajoutées des crises bilatérales avec tel ou tel. Nous avons fini par être isolés, et notre voix ne comptait plus guère. <br /><br /><br />J.A.I. : L’établissement de relations diplomatiques avec Israël en 1999 n’a pas arrangé les choses… <br /><br />E.O.M.V. : Je crois qu’il faut dissocier ce point précis du schéma d’ensemble. D’une part, Israël est un État membre des Nations unies, de l’autre la Mauritanie a toujours milité pour la reconnaissance des droits du peuple palestinien. Nous n’avons donc aucune leçon à recevoir sur ce terrain. La décision de reconnaissance qui a été prise repose sur un constat : de 1947 jusqu’aux accords d’Oslo, la politique de la confrontation n’a produit aucun résultat pour la cause palestinienne. Les Palestiniens se sont ensuite librement engagés dans un processus de négociation et de dialogue avec Israël. C’est pour cela qu’à l’instar d’un certain nombre d’autres pays arabes nous nous sommes orientés sur cette voie. Cette décision, la Mauritanie l’assume totalement et en toute connaissance de cause. Il n’y a pas d’autre chemin pour un règlement juste et équitable de ce douloureux conflit. <br /><br /><br />J.A.I. : Il n’y a pas non plus de consensus national en Mauritanie autour de cette affaire, c’est le moins que l’on puisse dire… <br /><br />E.O.M.V. : Sans doute. Tout comme il n’y a pas de consensus arabe. Mais il faut avoir le courage de ne pas tourner le dos à la réalité. Chacun est d’accord avec le schéma des deux États, nous ne faisons qu’en tirer les conclusions qui s’imposent. <br /><br /><br />J.A.I. : Pas question donc de revenir en arrière. <br /><br />E.O.M.V. : Non seulement nous ne reviendrons pas sur cette décision, mais je suis persuadé que tout le monde y viendra. <br /><br /><br />J.A.I. : Et avec l’Afrique noire ? <br /><br />E.O.M.V. : Mettons les choses au point. La Mauritanie n’est pas seulement africaine – d’Afrique subsaharienne j’entends – pour la raison que vit sur son sol une importante communauté négro-mauritanienne. Géographiquement, ethniquement, mentalement, la Mauritanie est africaine. Nous étions en train de devenir une sorte de pays offshore, à la marge de deux mondes, alors que nous sommes à la fois viscéralement africains et viscéralement arabes. Cette double marginalité était une source constante de déstabilisation interne. Réconcilier la Mauritanie avec son arabité et avec son africanité, voilà l’objectif. <br /><br /><br />J.A.I. : Vous revendiquez donc une identité plurielle ? <br /><br />E.O.M.V. : Non. Une identité mauritanienne, c’est-à-dire africaine et arabe en même temps. <br /><br /><br />J.A.I. : On en revient à la Mauritanie trait d’union, chère au défunt Mokhtar Ould Daddah… <br /><br />E.O.M.V. : Je ne me reconnais pas dans cette formule. Le trait d’union, ce n’est rien d’autre qu’un signe typographique. À la limite, c’est la négation de deux appartenances. Quand on est un trait d’union, on n’est nulle part. Moi, je suis profondément arabo-africain, à l’image de mon pays. Mon arabité et mon africanité n’ont pas besoin d’être réunies, elles ne font qu’une. <br /><br /><br />J.A.I. : La Mauritanie va-t-elle réintégrer la Cedeao, qu’elle a quittée il y a six ans ? <br /><br />E.O.M.V. : Nous n’excluons ni ne négligeons rien de ce qui peut améliorer nos rapports avec l’extérieur. Mais ce qui nous importe pour l’instant, ce sont les relations bilatérales. En ce qui concerne les organisations internationales, je crois qu’il est plus sain que toute décision en ce domaine soit prise par le gouvernement issu des élections libres et transparentes de 2007. <br /><br /><br />J.A.I. : Entre le Maroc et l’Algérie, le cœur et les positions de la Mauritanie ont toujours balancé, sans jamais trouver d’équilibre. Le moment de la sérénité est-il venu ? <br /><br />E.O.M.V. : Nous ferons tout pour avoir les meilleures relations avec ces deux États frères et voisins, sans parti pris et donc sans préjudice pour qui que ce soit. Quant à l’affaire du Sahara, notre position est connue : stricte neutralité, parfaite conformité avec les décisions internationales en la matière et recherche constante d’une solution consensuelle. <br /><br /><br />J.A.I. : Le fait d’avoir fréquenté l’Académie militaire de Meknès pendant votre jeunesse n’induit-il pas chez vous une sorte de tropisme promarocain ? <br /><br />E.O.M.V. : Pourquoi donc ? J’ai fait aussi mes études en France et cela n’a jamais induit chez moi un tropisme profrançais ! Soyons sérieux. Si vous voulez absolument m’étiqueter comme proceci, dites que je suis promauritanien, au moins vous ne vous tromperez pas. <br /><br /><br />J.A.I. : Parlons de la France, justement. Les rapports de votre prédécesseur avec l’ancienne puissance coloniale étaient empreints d’une certaine méfiance, alors qu’ils étaient devenus très étroits avec les États-Unis. Cela va-t-il changer ? <br /><br />E.O.M.V. : Je ne vois absolument pas en quoi les très bons rapports que la Mauritanie entretient avec Washington – et que nous entendons maintenir – pourraient nous empêcher de rehausser la relation franco-mauritanienne au niveau où elle mérite de se situer. Nous n’avons aucune intention de jouer l’un contre l’autre, personne n’aurait à y gagner, et surtout pas la Mauritanie. <br /><br /><br />J.A.I. : L’une des raisons de la dégradation des relations entre Nouakchott et Paris a été l’arrestation en France en 1999 – puis la condamnation par contumace en juillet dernier – d’un officier mauritanien, le capitaine Ely Oud Dah, accusé de « crimes contre l’humanité » sur des militaires négro-mauritaniens. Que pensez-vous de cette affaire ? <br /><br />E.O.M.V. : Je crois que cette arrestation était à la fois injuste, inopportune et qu’elle n’avait pas sa raison d’être. Les événements de 1989 qui ont produit ce type de dossier furent des événements exceptionnels qui doivent être analysés globalement, dans toute leur complexité et non pas de l’extérieur en isolant le cas de tel ou tel officier. C’est à nous, Mauritaniens, qu’il appartient de gérer en Mauritanie ce genre d’affaire. <br /><br /><br />J.A.I. : Il y a officiellement en France 3 400 ressortissants mauritaniens bénéficiaires du statut de réfugiés politiques – ce qui en fait la seconde communauté africaine dans ce cas après les Congolais de RDC. Qu’avez-vous à leur dire ? <br /><br />E.O.M.V. : Je leur dis de rentrer au pays, quand ils le souhaitent. Depuis le 3 août, l’appellation de réfugié politique mauritanien n’a plus aucun sens. Tout le monde est libre. Il n’y a plus un seul détenu politique, il n’y a plus non plus d’opposition au sens strict du terme. Nous agissons en pleine symbiose avec les partis politiques et avec la société civile. Aux leaders d’opinion de s’organiser et de se préparer pour 2007. À eux de prendre leurs responsabilités et de se montrer dignes des Mauritaniens. Dans moins de deux ans, nous allons leur remettre le pouvoir, la balle sera dans leur camp et un nouveau chapitre s’ouvrira dans l’histoire de la Mauritanie.ffaranoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15449460.post-1127085608733555282005-09-18T23:18:00.000Z2005-09-18T23:20:08.743ZEt si Taya rentrait au pays? (Nouakchott info)Est-il sérieusement question de son retour si vite au pays ou est-ce tout simplement une suggestion faite pour mettre la balle dans son camp, -sommes-nous tentés de nous interroger- après les déclarations du président du CMJD le Colonel Ely Ould Mohamed Vall, qui, dans un entretien avec le quotidien sénégalais "Le Matin" du 24 août 2005, disait : "l'ex-président a la possibilité de rentrer en Mauritanie et je lui garantis sécurité et honneurs dus à son rang d'ancien président de la République".<br />Trop de coïncidences<br />Cette "offre" du président du CMJD, assortie d'une affirmation qui en dit long sur les relations des deux hommes ("Je n'ai aucun problème avec lui, la preuve est que j'ai mis un avion à la disposition de sa famille pour aller le retrouver au Niger."), va dans le sens de l'appel au retour de tous les exilés et auto-exilés lancé par les nouvelles autorités pour pacifier le climat et réconcilier les Mauritaniens avec eux-mêmes afin de réussir cette phase de transition. Mieux, cette déclaration du président du CMJD sera suivie, une semaine plus tard, le 2 septembre 2005 d'une mesure d'amnistie "générale, pleine et entière" adoptée par le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie à la faveur de laquelle Saleh Ould Hanena et ses amis des Cavaliers du Changement, mais aussi tous les prisonniers politiques et d'opinion tombés sous le coup de quelque condamnation de privation de droit civique et politique ou autre, y compris les officiers supérieurs loyalistes qui étaient fidèles à Ould Taya, seront libérés. Depuis on ne compte plus les exilés et les auto-exilés qui sont rentrés au pays et même les derniers détenus islamistes présumés salafistes viennent de bénéficier d'une liberté provisoire. <br /> <br />A cette décrispation de la scène et ce large mouvement de liberté viendra s'ajouter une autre déclaration, de notre ambassadeur à Doha (Qatar), celle-là, Mohamed Lemine Salem Ould Dah, lequel affirmera au Golf News, le 8 septembre 2005 que "rien n'empêche le retour de l'ancien président Ould Taya en Mauritanie" ! <br /><br />Ould Taya, cheval de bataille ?<br />Devons-nous croire alors à une succession d'évènements qui, sans être calculés, ont coïncidé avec cette question du retour probable de l'ancien président Ould Taya ? Lui, dont la dernière sortie sur la chaîne arabe Al Arabiya avait été perçue, à tort ou à raison, comme un "appel au soulèvement et à la guerre civile", comme une "erreur monumentale qui a détruit le capital de sympathie dont il aurait bénéficié le jour-même de son renversement ", le CMJD n'ayant pas encore dévoilé ce 3 août 2005, les raisons de leur coup de force. Sinon comment comprendre et admettre ce débat sur le retour d'un homme qui peut constituer à tout moment un cheval de bataille pour toute nouvelle tentative d'éviction du CMJD ? Prétexte gratuit pour un retour à la légalité constitutionnelle, le président déchu gagnerait-il à revenir au pays, même ramené par le CMJD avec les " honneurs dus à son rang d'ancien président de la République " ? La Mauritanie en connaîtra-t-elle davantage de paix et de sécurité que s'il reste exilé au Qatar ou dieu sait où ? Quoiqu'il en soit une chose est sûre : il est légitime d'en parler. Surtout en ces temps de forum et de congrès du PRDS, parti fondé par Ould Taya et qui, après sa chute, est livré à la tentation des clans, des chapelles, des divisions qu'on ne compte plus. Certes, ce retour de l'ancien président, tel que pensé par le président du CMJD n'est pas un retour aux affaires, mais tout humainement de permettre au président déchu de prendre sa retraite dorée à l'intérieur du pays plutôt qu'à l'extérieur. Bien évidemment, rien dans les textes du pays, ni dans sa Constitution actuelle, ni dans ses lois en vigueur n'interdit à l'ancien président Ould Taya de pouvoir de se représenter prochainement à des élections présidentielles (le CMJD ne s'est pas encore prononcé sur la question et, seuls les islamistes ont suggéré une proposition d'amendement à la Constitution qui interdirait à tous les anciens présidents venus par les putschs de se présenter aux élections). Pourtant, les exemples ne manquent pas en Afrique, notamment celui de Mathieu Kérékou, dit le Caméléon, qui, décrié un premier temps par son peuple et chassé du pouvoir, était revenu en civil, réclamé par ce même peuple, pour diriger son pays). Alors, Ould Taya reviendra-t-il au pays avant ou après le 3ème congrès du PRDS, prévu le 21 octobre 2005 ? Avant ou après la transition démocratique ?<br /><br />Mohamed Ould Khattatffaranoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15449460.post-1126301542988874072005-09-09T21:29:00.000Z2005-09-09T21:32:22.993ZIntervention controversee de Boidiel ould Houmeid sur RFICliquez sur le titre poue ecouter le dernier debat sur RFI consacre a la situation politique en Mauritanie.ffaranoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15449460.post-1126298001812732922005-09-09T20:30:00.000Z2005-09-09T20:33:21.820ZBoidiel Perd la raisonVoici l'interview de Boidiel Ould Houmeid recemment accoree a Nouakchott Info.<br /><br /><br />Nouakchott Info : Vos propos sur le passif humanitaire, lors du "Débat Africain" sur RFI ("Je crois qu'il ne faut pas revenir sur le passif …") ont entraîné des réactions virulentes notamment de la part de Kane Hamidou Baba, le premier vice-président du RFD, qui a déclaré qu'ils sont "incohérents et imbéciles." Qu'en est-il ?<br /><br />Boidiel Ould Houmeid : Oui, le débat sur RFI a porté, en effet, sur le passif humanitaire. Je dois dire que lorsque l'on parle de passif, il s'agit d'un bilan. Et donc, on ne peut pas parler de passif sans parler d'actif. Or l'actif du PRDS ou de son président Maaouiya est un actif positif, donc le bilan est positif. Et quand l'actif est supérieur au passif en termes comptables, on ne parle que de résultats. Ce que nous avons essayé de dire lors de ce débat africain sur RFI, c'est que la Mauritanie est un pays africain, la Mauritanie est un pays du Tiers Monde qui a connu toutes les difficultés sur le plan politique et économique à l'image de son Continent et du Tiers Monde. J'ai dit que sur le plan politique, il y a eu des évolutions. J'ai dit que nous avons connu le régime du parti unique, puis le régime d'exception à partir de 1978 et que depuis 1991, il y a eu le multipartisme avec une constitution semi-présidentielle où il y a la séparation des trois pouvoirs. Je pense que ceci est nouveau en Mauritanie. Certains pensent qu'il y a eu fraude mais nous savons et moi je sais que depuis l'avènement de la carte d'identité infalsifiable, il n'a plus jamais existé de fraude et je sais de quoi je parle, car j'ai été directeur de campagne à Nouadhibou, au Hodh Gharbi. Pour vérifier cela, je pense qu'il fallait voir, à l'époque, les meetings de Maaouiya. On vous dira que certains venaient parce que Maaouiya était Pouvoir, mais il était incontestable pour tout le monde que le PRDS était le parti majoritaire et il le reste. J'y reviendrai peut-être plus loin, mais revenons au problème des négro-africains et au passif humanitaire. Je défie quiconque en Mauritanie qui connaît mieux ce dossier que moi et je dis qu'on ne doit pas, en m'adressant à Sidiki Kaba, Président de la FIDH, pendant le débat qu'il ne doit y avoir deux poids, deux mesures, qu'en 1989 lors des évènements, il y avait 500.000 maures au Sénégal et je tiens ce chiffre des déclarations officielles des deux anciens présidents sénégalais Abdou Diouf et Léopold Sédar Senghor. Ces 500.000 maures qui détenaient d'énormes moyens financiers au Sénégal, ont tout perdu et je connais même des familles sénégalaises qui se sont enrichies des biens des mauritaniens et vous savez qu'il y a eu des morts. Aujourd'hui, il y a des mauritaniens qui ont la nationalité sénégalaise qui ont été expulsés et qui sont là. Donc, on ne peut pas poser les problèmes de 63.000 et laisser ceux de 500.000 et j'ai dit que c'est prendre partie et on peut même traiter cela d'autre chose quand ce sont des négro-africains au Sénégal qui posent le problème. Je ne répondrai pas à la provocation de Kane Hamidou Baba. Je lui dirai simplement, comme je le lui ai dit ce matin au téléphone qu'il est obligé de me respecter parce que j'ai les moyens de me faire respecter. Et je lui rappelle que quand je dis que je suis à un kilomètre de la frontière du Sénégal, c'est pour lui rappeler que je suis à sa droite. Parce qu'il y a des mauritaniens qui se disent mauritaniens et qui sont à sa gauche, c'est son cas à lui. Moi, je ne mâche pas mes mots : il habite à Pendaw, il est de Pendaw, plus précisément du village de N'diayène qu'il connaît très bien puisque c'est là-bas qu'il est né et je sais quand est-ce qu'il a falsifié ses papiers et où il les a fait. Ce n'est pas un Mauritanien et çà, je tiens à le dire et à le répéter. Il est obligé de me respecter. Il est bien du village de N'diayène, du côté gauche de la rive et moi, je suis du village de Ebden, je suis de N'diago, je suis connu et je sais de quoi je parle quand je dis que je suis à un kilomètre de la frontière. Il y'en a qui sont à un kilomètre mais de l'autre côté et lui, en fait partie.<br /><br />N.I.: Toute la classe politique, les leaders d'opinion, le peuple mauritanien et même la communauté internationale ont accordé crédit aux bonnes intentions du CMJD. Le PRDS n'est pas en reste et pourtant cela a été considéré comme une allégeance aux nouvelles autorités du pays et une trahison du père fondateur du PRDS. Qu'en pensez-vous ?<br /><br />B.O.H. : Comme je l'ai dit sur les ondes de RFI, il n'y a pas d'allégeance. Le Parti Républicain Démocratique et Social, dont j'ai été l'un des fondateurs et ai appartenu à sa première direction, est un parti où il y a toutes les couches de ce pays. Lorsqu'il y a eu le coup d'Etat, nous nous sommes réunis et avons fait une déclaration, connue de tout le monde où nous avons condamné le coup d'Etat et continuons à le condamner parce que nous sommes contre la prise du pouvoir par la force. Maintenant, quand le président du CMJD a rencontré les responsables des partis dont notre Secrétaire Général et a expliqué les objectifs des militaires et les raisons les ayant poussé à ce coup de force, nous avons adhéré à ces objectifs et nous soutenons ce programme parce que, comme ils l'ont dit et répété, ils ne sont pas venus pour exercer le pouvoir. Mais pour améliorer ce que nous avions et ce que nous avons est meilleur que tout ce qu'il y avait avant 1985. Ce que nous avons depuis 1991, c'est une Constitution presque parfaite et ils sont venus pour améliorer cela et nous sommes prêts à les y soutenir. Et je dis qu'en matière de démocratie, de liberté, l'objectif n'est jamais atteint, même dans les pays considérés comme étant les plus grandes démocraties. Vous avez vu le cas des Etats-Unis, lors de l'avant-dernière élection du président Bush-fils contre Al Gore. Ce dernier avait gagné les suffrages mais c'est l'autre qui a fini par remporter la victoire parce que le suffrage était indirect. En France, sous Mitterrand, Le Pen a eu plus de 20 députés à cause d'un système qui a fini par être supprimé parce que toute la classe politique ne voulait pas que Le Pen soit présent. Alors que chez nous, nous avons fait le système proportionnel amélioré pour que l'opposition entre au Parlement. Le système que nous avons répond aux aspirations du peuple mauritanien et le CMJD est venu pour l'améliorer et nous sommes d'accord et le soutenons pour cela.<br /><br />N.I. : Beaucoup de voix se lèvent aujourd'hui au sein même du PRDS pour demander l'élection d'une personnalité qui ne soit pas rejetée par la base, ce qui est peut-être difficile pour le bureau exécutif. D'autant plus que c'est de ce congrès du 21 octobre prochain où sera élu le nouveau patron que dépendra la survie du parti. Quelle réponse leur faites-vous ?<br /><br />B.O.H. : Je dois dire qu'au PRDS, nous ne sommes pas pressés. Nous avons l'avantage d'avoir un parti qui est le plus grand du pays. C'est le seul parti qui est aujourd'hui présent partout, dans tous les campements et dans tous les villages de Mauritanie. C'est un parti où il y a, comme je l'ai dit plus haut, toutes les couches et composantes du pays. Parce que certains responsables politiques, comme Messaoud Ould Boulkheir, demandent la dissolution du PRDS. Comment peut-on être démocrate et demander la dissolution d'un parti ? On vous garantit la transparence, vous assure la légalité et la justice et vous demandez la dissolution. De quoi avez-vous peur ? Quand on nous dit que le parti n'existe plus, çà, on le verra. Je dis également aux autres responsables politiques de partis qu'ils n'ont qu'à respecter le jeu démocratique et qu'ils ne doivent pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Nous avons une promesse d'avoir des élections transparentes, des élections libres et nous devons y aller tous. Comme je l'ai dit aux émissaires de l'Union Africaine, il y a un proverbe chez nous qui dit que "Tendga s’entre-connaît" (tendga mett arva). Nous nous connaissons tous et chacun sait d'où vient l'autre et ce qu'il a.<br /><br />N.I. : La période de transition est une étape cruciale dont la responsabilité de la réussite incombe plus aux partis politiques. Surtout que le programme du CMJD vise à instaurer une démocratie véritable et à ramener le pays à la légalité constitutionnelle. Quel message feriez-vous à cette classe politique?<br /><br />B.O.H. : Nous devons dépasser le passé pour l'intérêt de l'avenir. Ceux qui croient que la Mauritanie, c'est le Soudan, se trompent. Il y a effectivement le Nord, il y a le Sud. Il y a ceux qui habitent le Nord et ceux qui habitent le Sud. Même si le hasard a fait qu'au Nord du Soudan comme au Nord de la Mauritanie, vous avez des Arabes et qu'au Sud vous avez des négro-africains, nous, en Mauritanie, nous avons la chance, contrairement aux Soudanais, d'être tous des musulmans. Nous avons cette chance-là que nous devons saisir et le musulman, vous le savez, sait pardonner. Et tout ce qui peut lui arriver, il croit à la prédestinée, en disant que cela était écrit. Nous disons tout le temps Inna Lillahi We Inna Ileyhi rajioune. Donc, nous devons nous dépasser de nous-mêmes et nous tourner vers l'avenir. Revenir sur le passé, sur des problèmes qui ont déjà été amnistiés, ne règle aucun problème. Et si vous voyez que des mauritaniens sont là, alors qu'ils ont perdu tous leurs biens qu'ils ont accumulé des générations durant au Sénégal, les ont oubliés, sont venus et ont commencé à travailler, c'est parce qu'ils croient en Dieu. Ils pouvaient se regrouper ici et demander des indemnités mais ne l'ont pas fait. Ils sont là, avec la nationalité sénégalaise, en tant que mauritaniens. Tout le monde sait ce qu'ils avaient au Sénégal et ce qu'ils ont maintenant. Moi-même j'ai été victime de cela, mes parents aussi. Je suis pour qu'on dépasse ces problèmes, car dans la phase de transition présente, le rôle que doivent jouer les partis politiques est extrêmement important parce que la réussite de cette phase dépend de la classe politique. Il faut que les partis politiques soient responsables, qu'ils travaillent tous dans l'intérêt de la Mauritanie et ne soient pas les valets ou porte-parole d'autres pays ou d'autres puissances. Il faut qu'ils soient véritablement des mauritaniens et qu'ils agissent toujours dans l'intérêt de la Mauritanie. C'est le conseil que je donne à la classe politique.ffaranoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15449460.post-1125714428887793742005-09-03T02:25:00.000Z2005-09-03T02:27:08.890ZEly a mis Wade au courant de l'amnistie avant son discours du vendredi soirSENEGAL-MAURITANIE<br /> <br />Me Wade informé de l'amnistie générale en Mauritanie<br /><br />.....02/09/2005 22:00 GMT <br />Dakar, 2 sept (APS) - Le Colonel Ely Mohamed Ould Vall, président du Comité militaire pour la Justice et la Démocratie de Mauritanie a réservé au chef de l'Etat Sénégalais, Me Abdoulaye Wade la primeur de la décision du Comité militaire d'accorder une amnistie générale aux détenus politiques, annonce un communiqué reçu vendredi à l'APS.<br /><br />‘'Le Colonel Ely Mohamed Ould Vall, président du Comité Militaire pour la Justice et la Démocratie de Mauritanie a appelé, ce vendredi 2 septembre 2005 en fin de matinée, Me Abdoulaye Wade, président de la République du Sénégal, pour lui confier la primeur de la décision du Comité Militaire de prendre une mesure d'amnistie générale'', note la même source.<br /><br />Selon le communiqué, ‘'le Colonel Vall, qui n'a pu joindre le président Olusegun Obasanjo, président de la République Fédérale du Nigeria et président en exercice de l'Union Africaine et M. Alpha Oumar Konaré, président de la Commission de l'Union Africaine, pour leur faire part de la nouvelle, a chargé le président Abdoulaye Wade de leur communiquer l'information''.<br /><br />La décision a été annoncée, dans un message à la nation par le Colonel Ould Vall, vendredi après-midi.<br /><br />La mesure concerne une trentaine de militaires et civils impliqués dans une tentative de coup d'Etat en 2004 et de deux complots en 2003, ainsi que des militants islamistes en détention provisoire depuis avril, accusés de mener des activités terroristes, souligne-t-on.ffaranoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15449460.post-1125714283722134862005-09-03T02:23:00.000Z2005-09-03T02:24:43.723ZLes prisonniers politique liberes (Source: Mauritanie-web)Trente-deux personnes condamnées en février en Mauritanie pour<br />participation à des tentatives de putschs présumées contre l'ex- <br />président Maaouiya Ould Taya ont été libérées vendredi à Nouakchott<br />après l'annonce d'une amnistie générale pour les prisonniers<br />politiques, a constaté un journaliste de l'AFP.<br /><br />Les prisonniers sont sortis de la prison centrale de Nouakchott à <br />bord de véhicules militaires et ont été conduits à leurs domiciles,<br />a pu observer le journaliste de l'AFP.<br /><br />Plusieurs centaines de personnes ont accueilli les prisonniers à<br />leur sortie, acclamant notamment leurs leaders, l'ex-commandant Ould <br />Hennena et le capitaine Abderrahmane Ould Mini, condamnés à la<br />prison à perpétuité en février par la Cour criminelle de Wad Naga<br />(est de Nouakchott), a-t-on également constaté.<br /><br />A l'issue d'un procès fleuve concernant 195 militaires et civils, <br />dont 20 ont été jugés par contumace, 82 accusés avaient été<br />condamnés à des peines de prison ferme, dont quatre à perpétuité,<br />pour leur responsabilité dans des putschs présumés perpétrés en juin<br />2003, août et septembre 2004 contre le régime de l'ex-président Ould <br />Taya.<br /><br />Cinquante d'entre elles avaient été libérées sur le champ, leur<br />peine étant supérieure ou égale à la durée de leur détention<br />préventive.<br /><br />Plus tôt vendredi, le colonel Ely Ould Mohammed Vall, président du <br />Conseil militaire pour la justice et la démocratie, au pouvoir<br />depuis le 3 août en Mauritanie, a annoncé l'amnistie générale pour<br />les Mauritaniens condamnés pour crimes et délits politiques, lors<br />d'un discours à la nation. <br /><br />Selon des sources judicaires qui ont souhaité garder l'anonymat, le<br />ministère de la Justice doit publier dans la journée la liste des<br />personnalités bénéficiaires de l'amnistie.ffaranoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15449460.post-1125704979799499472005-09-02T23:48:00.000Z2005-09-02T23:49:39.806ZEly Ould Mohamed Vall adresse la nation"chers compatriotes, chers frères et sœurs, <br /><br />Depuis quelques années, une crise de confiance s'est installée entre le pouvoir et le peuple. Leurs rapports ont continué à se dégrader, occasionnant toujours plus de frustrations et d'injustices. La vie politique se caractérisait par une impasse totale et les institutions issues de la constitution du 20 juillet 1991 étaient devenues une représentation caricaturale de la démocratie. Le pays s'enfonçait dans une crise économique et financière généralisée. La mauvaise gestion et le détournement des biens publics anéantissaient toute perspective de développement. Le pouvoir glissait, chaque jour davantage, vers la crispation, l'isolement et l'autoritarisme. Les tentatives de déstabilisation se succédaient, créant un climat d'instabilité générale. La situation risquait à tout instant d'entraîner le pays dans l'incertitude et l'inconnu. <br /><br />En l'absence de toute autre perspective, les forces armées et de sécurité ont décidé, unanimement, d'assumer leurs responsabilités pour sauver le pays des dérapages et des risques d'explosion qui le menaçaient. Elles l'ont fait sans effusion de sang et sans inquiéter qui que ce soit. Elles ont pris le pouvoir sans la moindre intention de le garder, mais pour asseoir un véritable régime démocratique pluraliste. <br /><br />Pour cela, le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie s'est engagé à mettre en oeuvre le processus de transition démocratique dans un délai de 24 mois au maximum. Avant la fin de la première année, un referendum sera organisé, afin d'introduire des amendements constitutionnels destinés notamment à garantir de façon pérenne l'alternance au pouvoir par la limitation de l'exercice du pouvoir présidentiel à deux mandats au maximum. <br /><br />Une fois les amendements à la constitution adoptés, les électeurs mauritaniens seront appelés à élire successivement les membres du parlement et le président de la République, selon un calendrier précis qui sera fixé au cours de consultations avec les forces politiques légalement reconnues. <br /><br />Chers compatriotes, <br /><br />Ce programme de transition démocratique a obtenu un très large soutien populaire et l'appui de tous les acteurs politiques, consacrant ainsi un degré de consensus national sans précédent dans l'histoire de notre pays. <br /><br />La réalisation rapide de ce programme requiert votre adhésion et votre soutien actif pour qu'ensemble nous construisions une Mauritanie nouvelle, réconciliée avec elle-même, une Mauritanie attachée à son identité musulmane, arabe et africaine dont les mœurs politiques n'ont d'autre fondement que le droit, une Mauritanie républicaine, soucieuse d'offrir l'égalité des chances à tous ses citoyens dans un esprit de justice et d'équité sociale, une Mauritanie qui oeuvre pour la promotion de ses couches déshéritées, une Mauritanie, enfin, qui bannit la culture de la violence et met en avant celle de la tolérance et du dialogue constructif. <br /><br />Chers compatriotes, <br /><br />Comme vous l'avez suivi ces derniers jours, le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie a entamé, sans tarder, la mise en exécution des promesses annoncées. Un gouvernement civil a été mis en place. Il s'est immédiatement attelé à la réalisation du programme de la période transitoire. <br /><br />Ainsi, trois comités interministériels ont été constitués avec pour mission de travailler sur trois volets essentiels de la transition, à savoir le processus démocratique transitoire, la justice et la bonne gouvernance. Le résultat des travaux de ces comités, attendu dans un délai maximum de 60 jours, fera l'objet, dès sons adoption par le CMJD et le Gouvernement, de larges concertations avec les partis politiques et la société civile. <br /><br />Comme gage de sa bonne volonté de neutralité et de transparence, le CMJD vient d'adopter une ordonnance constitutionnelle relative à l'inéligibilité du Président et des membres du CMJD, ainsi que du premier ministre et des membres du gouvernement pour les prochaines élections législatives et présidentielles. <br /><br />Toutes ces garanties ont fini par convaincre ceux qui, parmi la communauté internationale, avaient des appréhensions et des réserves quant aux intentions et à la nature du changement du 3 août. <br /><br />Les émissaires et les messages que j'ai reçus ces derniers jours ont tous exprimé leur compréhension du changement opéré et leur confiance dans le programme mis en oeuvre, ainsi que leur volonté d'accompagner ce processus jusqu'à son aboutissement. C'est le cas de l'Union Africaine, de l'Union du Maghreb Arabe, de la Ligue des Etats Arabes, de l'Organisation de la Conférence Islamique, de l'Organisation internationale de la francophonie, ainsi que les pays frères et amis qui nous ont exprimé leur compréhension et leur soutien. <br /><br />je voudrais ici leur dire nos remerciements les plus sincères, en réitérant le respect par le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie et le Gouvernement de l'ensemble des engagements internationaux de la Mauritanie, ainsi que son attachement indéfectible aux nobles objectifs et idéaux consacrés par les chartes des Nations Unies, de l'Union africaine, de la Ligue des Etats arabes, de l'Organisation de la conférence islamique et de toutes les organisations dont elle est membre. <br /><br />Chers Compatriotes, <br /><br />Durant cette période transitoire, le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie et le Gouvernement n'épargneront aucun effort pour moraliser la vie publique et gérer de la meilleure manière possible les potentialités nationales, afin de contribuer à l'amélioration des conditions de vie des populations. <br /><br />Chers citoyens, <br /><br />Chers frères et sœurs, <br /><br />Le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie a décidé aujourd'hui d'accorder l'amnistie générale, pleine et entière à tous les Mauritaniens condamnés pour crimes et délits politiques, afin de leur permettre de participer à cette oeuvre de construction nationale en toute liberté et en toute quiétude et d'unir leurs efforts, sur le sol national, pour garantir à notre pays un avenir de paix, de progrès et de prospérité. <br /><br />Je vous remercie".<br /><br />AMIffaranoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15449460.post-1125517189433126062005-08-31T19:38:00.000Z2005-08-31T19:39:49.440ZUn trou de 1,4 Milliards de nos Ouguiyas a la BCM (Source: Nouakchott info/Mauritanie-web)1,4 milliards de nos ouguiyas se sont évaporés de la caisse de notre institut d'émission. C'est la conclusion d'un inventaire interne mené durant trois mois et à l'issue duquel MM Yacoub Ould Amar et El Hadj Ndiouk, respectivement contrôleur général de la caisse et caissier ont été placés en détention préventive le jeudi 26 août, au soir. <br />Le déficit de caisse constaté et qui aurait été reconnu contradictoirement, concerne la période entre 1996 et 2001, durant laquelle trois gouverneurs (Mohamedou Ould Michel, Mahfoudh Ould Mohamed Ali et Sidel Moctar Ould Naji) ont défilé à la tête de la BCM. <br />Abstraction faite des bilans présentés chaque année par les gouverneurs et à l'issue desquels, le Gouvernement s'empressait de les féliciter pour leurs "bonnes performances", la présente affaire est venue conforter les suspicions d'absence de transparence dans la gestion des fonds au niveau de la Banque Centrale de Mauritanie. <br />En août 2001, l'un des deux accusés actuellement placés en détention à la direction de la police économique, en l'occurrence El Hadj Diouk s'était rendu responsable d'un détournement qu'il avait reconnu avoir commis à l'insu de son contrôleur général Yacoub Ould Amar. <br />En dépit de ce forfait commis dans la caisse " Devises", aucun contrôle ne sera diligenté au niveau de la caisse "Ouguiya" et l'intéressé tout autant que son contrôleur, resteront à leurs postes comme si de rien n'était. D'ailleurs, le cabinet d'expertise PriceWaterhouse (bureau de Casablanca) qui avait eu à auditer la Banque Centrale de Mauritanie pour la période, justement de 1996 à 2001, n'avait, lui aussi, vu que du feu. <br /><br />Cécité volontaire ? <br />En fait, aucun inventaire sérieux de la caisse n'a pratiquement jamais été fait. A sa nomination comme gouverneur de la BCM en juillet 2004, Zeine Ould Zeidane le demandera aussitôt. Les services de la caisse arguaient toujours face aux differents gouverneurs l'impossibilité de réaliser un inventaire de caisse compte tenu de l'énormité de la tache et du manque du personnel. <br />N'empêche, l'inventaire débutera effectivement au mois de mai 2005 et prendra fin le 26 août, mettant en exergue un énorme trou de caisse : 1.400 000.000 d'UM sont déclarés manquants sur une période de six ans <br />Durant une si longue période deux responsables subalternes auraient donc puisé dans la caisse, au nez et à la barbe, des multiples structures de contrôle, de suivi et d'audit. Ni le caissier général, ni le direction du contrôle, celle de la comptabilité et encore moins les differents gouverneurs qui se sont succédés à la tête de la BCM, n'ont pu déceler quoi que ce soit …en six ans. S'agit-il d'une cécité volonté ? C'est à l'enquête de répondre ! <br /><br />Le ver était dans le fruit <br />Quoi qu'il en soit, les dysfonctionnements au niveau de la Banque Centrale de Mauritanie n'ont pas été mis en évidence avec le dernier inventaire de caisse. A Nouakchott Info, nous avons toujours dénoncé la gabegie et tiré la sonnette d'alarme sur la gestion chaotique de nos ressources en devises. A l'époque, nous avions eu l'impression de prêcher dans le désert. A partir de juin 2004 une série de mesures ont été prises pour un assainissement de la situation. Mais le ver était déjà dans le fruit. <br />Raison pour laquelle en juin 2005, le Fonds Monétaire International (FMI) avait déploré l'usage excessif (jusqu'en 2003), de la planche à billet. Rien que pour financer le désastreux plan d'urgence en 2003, la masse monétaire en circulation a triplé, selon le FMI. <br />Le FMI avait également déploré une gestion clientéliste des ressources en devises de la BCM qui a fait que l'écart s'est creusé entre le taux de change officiel et parallèle, entraînant de fait, une dévaluation de la monnaie nationale. <br />Et pour couronner le tout, le FMI a évoqué des faux chiffres concernant la balance de paiement qui lui ont été présentés et avait exigé un audit indépendant des comptes de l'institut d'émission. Un audit qui ne devait donc pas se limiter à l'inventaire des caisses de la BCM mais qui devra éclaircir les conditions de l'utilisation de la manne provenant des accords de pêches avec l'Union Européenne ainsi que les abus et dépassements des différents gouverneurs qui se sont succédés à la tête de la BCM. Autrement on donnera l'impression de s'en prendre au maillon faible de la chaîne et de se concentrer seulement sur une période déterminée. <br /><br />Cheikhna Ould Nenni <br /><br />Réaction : <br />Cas de Yacoub Ould Amar <br />Un nouveau délit de parenté ! <br /><br />1.Yacoub Ould Amar, travaille à la Banque Centrale depuis la création de cette institution, et a occupé alternativement les postes de Caissier Général et de Contrôleur Général en rotation avec Ahmed Ould Taya jusqu' à la retraite de celui-ci, et puis après avec Yahya Ould Ammou. <br />Discret et efficace, il a toujours été apprécié par les Gouverneurs qui se sont succédés à la BCM jusqu'à l'arrivée de Sid' El Moctar Ould Naji. Son intégrité morale et sa probité sont reconnues par ses collègues et par les usagers de la Banque. Ni sa culture, ni sa philosophie de la vie et encore moins son train de vie plutôt misérable pour un cadre supérieur de cette florissante institution ne laissent présager ou soupçonner qu'il ait entrepris ou participé à un détournement de biens publics du genre de cette pratique courante sous le Régime déchu. <br />Il a été relevé de son poste de Contrôleur Général de la Caisse de la BCM en août 2001 sous prétexte de négligence puisqu'un agent de caisse avait subtilisé 40.000 $US, vol reconnu par écrit par son auteur. Cette sanction avait été à l'époque généralement perçue comme étant excessive, disproportionnée et injuste. Depuis cette date, il est au chômage technique ou plutôt selon le terme consacré en Mauritanie au " garage ". Après l'arrivée du Gouverneur actuel et sa proposition de départ volontaire pour les cadres, il avait choisi de quitter la Banque, ce qui devait être fait au 31 mai 2005. Juste avant cette date, il a été prié par le Gouverneur d'aider le Caissier Général de la Banque, Monsieur Yahya Ould Ammou, dans la réalisation de l'inventaire de la Caisse dans le cadre d'un contrat de journalier. L'inventaire devait se terminer à la fin du mois d'août 2005. Le 26 août à 00 heure, le Gouverneur de la BCM a demandé au Directeur Régional de la Sûreté à Nouakchott d'arrêter Yacoub. Cette demande d'assistance constituait-elle un guet-apens ? <br />2. Ce qui vient d'arriver à Yacoub Ould Amar ressemble plutôt à un montage crapuleux et diabolique du Gouverneur actuel de la BCM et de ses manipulateurs. Ce montage a deux objectifs : <br />i. Salir Yacoub et par ricochet le nom de sa famille parce que son frère Ismaël a été l'un des plus virulents détracteurs de la gestion financière de l'ancien Régime et a souvent montré que la Caisse de la BCM n'est qu'une caisse noire du Gouverneur et son ancien maître. En fait, les détournements à la BCM ne se font pas à la Caisse. Ils se font ailleurs et s'il y a un détournement à la caisse, il faut chercher son auteur et ses bénéficiaires. Son auteur n'est en aucune manière Yacoub. S'agit-il dans ce cas de la création d'un autre " délit de parenté " ? <br />ii. Dans l'affolement du Gouverneur de la BCM et de ses manipulateurs après le coup d'Etat du 3 août et les possibilités de contrôle externe, on veut faire oublier la nécessité de l'audit de la BCM. En fait, les détournements que l'opinion publique veut découvrir, ce n'est pas à la BCM, c'est ailleurs. Ce que l'opinion publique veut découvrir à la BCM, ce sont les manipulations des ressources en devises et l'utilisation des fonds provenant des redevances de pêche payées par l'Union Européenne et des ressources de la planche à billets. Pour la première fois on fait appel à la fameuse brigade financière créée par le dictateur déchu pour enquêter des fonctionnaires innocents en laissant libres les gros poissons et les menus fretins des dépradateurs des biens publics. <br />3. Il est nécessaire d'établir la vérité dans ce dossier mais auparavant Yacoub va porter deux plaintes auprès des tribunaux : <br />i. Une plainte contre le Gouverneur actuel de la BCM pour accusation judiciaire infondée au mépris des procédures de contrôle de gestion, de contrôle interne à la BCM et de contrôle externe. Il est en effet anormal de porter plainte contre un agent avant de procéder à un contrôle d'usage. <br />ii. Une plainte contre le Directeur Régional de la Sûreté de Nouakchott pour abus de pouvoir en procédant à son arrestation sur simple coup de fil téléphonique du Gouverneur de la BCM qui n'est rien d'autre qu'un directeur d'établissement public. <br />4. Le Procureur de la République a été informé de ce dossier alors que Yacoub a déjà passé une nuit au Commissariat de Police. Peut-on accepter de maintenir en état d'arrestation un cadre d'un établissement public sur la base d'une simple accusation de son supérieur hiérarchique sans aucun rapport motivé venant d'un contrôle interne ou d'un contrôle externe ? Le Procureur de la République doit-il à priori faire confiance à une telle accusation qui n'est, en pratique rien d'autre qu'une délation faite par des Mafiosis aux abois en vue de brouiller les cartes? <br /><br />Mohamed Abdallahi Ould Amar <br /><br />Nouakchott-Infoffaranoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15449460.post-1125516952438603762005-08-31T19:33:00.000Z2005-08-31T19:35:52.446ZLe president du CMJD met en garde les ONG des droits de l'homme (Mauritanie-net)(Source: Mauritanie-net)<br />Association Mauritanienne des Droits de l'homme AMDH <br />Groupe d'Etudes et de Recherches pour la Démocratie et le Développement Economique et Social GERDDES <br /><br />SOS Esclaves<br /><br /> <br /><br />DECLARATION<br /><br /> <br /><br />Le 26 août 2005, le Colonel Ely Ould Mohamed Vall, Président du Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie (CMJD), recevait, en groupe, une délégation du monde associatif. Comme pour les chefs des partis politiques, reçus individuellement, nous nous étions préparés, à des audiences identiques, d'écoute et d'échange. <br /><br /> <br /><br />Entre autres, nos trois ONG étaient représentées, respectivement, par Boubacar Messaoud ( SOS Esclaves ), Fatimata Mbaye ( Association Mauritaniennes des Droits de l'Homme AMDH) et Mamadou Sarr ( Groupe d'Etudes et de Recherches pour la Démocratie et le Développement Economique et Social GERDDES). <br /><br /> <br /><br />L'entrevue nous a paru trop courte, au regard de nos attentes ; elle a été l'occasion, pour notre hôte, d'expliquer les raisons et les motivations, ayant conduit à l'éviction de Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya. Il en développa les conséquences institutionnelles, ainsi que les perspectives de transition apaisée vers la démocratie. D'abord, il souligna l'importance, dévolue, à la société civile, dans la réussite de cette mission. <br /><br /> <br /><br />Ensuite, le Président du CMJD s'est lancé, dans un véritable sermon, pour nous mettre en garde, contre l'immixtion des étrangers, qu'ils soient, instance internationale, gouvernement de pays même frontalier, organisation régionale ou continentale. Il a précisé que les problèmes de la Mauritanie doivent être posés, en Mauritanie, par les mauritaniens et entre eux, uniquement. <br /><br /> <br /><br />Il n'a permis, à aucun invité, d'intervenir et s'est levé, pour mettre fin à l'audience; au moment de quitter la pièce, il nous demanda de communiquer, nos coordonnées, au Directeur de son cabinet, au cas où le Président du CMJD aurait besoin de nous rencontrer, un par un où ensemble. <br /><br /> <br /><br />Les propos du Président du CMJD, Monsieur Ely Ould Mohamed Vall semblaient viser les signataires de la déclaration de Dakar, dont nos organisations, l'AMDH, le GERDDES, SOS Esclaves et tout le Forum des Organisations Nationales des Droits de l'Homme (FONADH). L'avertissement intervient dans un climat préoccupant où nos ONG subissent une véritable campagne de dénigrement. <br /><br /> <br /><br />A cause de leur engagement - qu'un coup d'Etat aussi salutaire fût-il ne saurait suspendre - les mauritaniens, défenseurs de la paix dans le respect des droits humains et de la dignité du citoyen, font, encore, les frais de la rumeur et de l'intimidation, comme aux pires heures de l'ère Ould Taya. <br /><br /> <br /><br />Tout en réitérant le soutien vigilant aux engagements du CMJD, nous réaffirmons, sans ambiguïté possible, les positions qui suivent: <br /><br /> <br /><br />- Notre totale adhésion, aux objectifs de compromis et de réconciliation nationale, que porte la Déclaration de Dakar, en date du 14 août 2005. Nous insistons, en particulier, sur l'amnistie générale en faveur de tous les détenus, condamnés et recherchés - civils et militaires - dans le cadre des poursuites politiques ; nous tenons, tout autant, à l'annonce du retour programmé des réfugiés, déportés et exilés. <br /><br /> <br /><br />- L'extrême inquiétude devant le maintien, dans leurs fonctions, et grades, de tous les tortionnaires, dont les abus ont accompagné, en toute impunité et jusqu'à sa fin, la dictature Ould Taya. <br /><br /> <br /><br />- Le refus d'accepter que le discours, sur le patriotisme, la souveraineté nationale et le contexte du pays, justifient ou autorisent l'exception - aussi minime serait-elle - à la primauté des droits de l'homme, qui sont universels ; de même, la lutte contre l'impunité, prévaut, à nos yeux, sur toute autre considérations, de frontière et de circonstances. <br /><br /> <br /><br />- L'appel, à tous les acteurs nationaux et à la communauté internationale, aux fins de peser, sur l'élargissement du processus de transition en cours, qui doit être concerté, dans un climat de tolérance, d'ouverture et sans exclusion de sujets. <br /><br /> <br /><br />-La disponibilité à assister, conseiller et soutenir, les nouvelles autorités de Mauritanie, dans leur quête de solutions aux problèmes les plus épineux, à savoir l'esclavage, l'immense passif humanitaire et la conduite du processus électoral, dans la transparence et l'impartialité. <br /><br /> <br />Nouakchott, le 31 août 2005<br />Pour l'AMDH : Maître Fatimata Mbaye<br /><br />Pour le GERDDES : Mamadou Sarr<br /><br />Pour SOS Esclaves : Boubacar Messaoudffaranoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15449460.post-1125312809508185212005-08-29T10:51:00.000Z2005-08-29T10:56:43.486ZBouamatou President? Par X ould Y (source: Le blog de x ould Y)les cotours du plan du CMJD commencent à se préciser : deux ans de transition, un candidat proche, qu'ils soutienderons (en catimini, bien sur) à l'issu de cette période, et qui leurs garantirait une impunité et un control à distance des affaires publiques. <br />celui qui fait figure de candidat idéal n'est autre que le patron des patrons, mohamed ould bouamatou, qui est en train de prendre sa revanche sur son ancien patron ahmed ould taya, le grand frère de l'ancien président : alors qu'ahmed l'avait laché durant l'affaire marc d'hombre, le voila qui ne répond plus aux appels d'ahmed, et il fait même pire, il rend public les mouvements du compte d'ahmed à la GBM, pourtant sensé resté secret, comment ? simplement en le repetant à des personnes choisies et sensés répendre la rumeur à nouakchott, et c'est réussi puisque c'est arrivée jusqu'à mes oreilles. <br />vous connaissez tous ma discression legendaire, voila ce que j'ai eu : <br />le total des mouvements créditeurs du compte d'ahmed ould taya à la GBM, depuis le 1er janvier 2005, s'élève à 2.437.000.000 UM, et le solde n'est jamais descendu en dessous de la barre de 470.000.000 UM !!! <br />ça donne le tournis, hein !!! <br />la stratégie est loin d'être bête : mohamed ould bouamatou pense qu'en mettant à nu une infime part de la fortune d'ahmed ould taya à la GBM, les gens dirons qu'en fait bouamatou n'a rien, que c'est l'argent d'ahmed ... <br />pas bête notre futur président ! <br />et justement, puisqu'il va nous diriger, autant le connaitre tout de suite : <br />situation familiale : marié, pour la quatrième fois, 9 enfants. <br />mint jiddou, sa première épouse, lui a donnée trois enfants : <br />- eddy : son passe-temps favori est de critiquer l'actuelle épouse de son père. <br />- el mamy : mariée avec un forgeron de oulad ebiery, "converti" en oulad bousbaa, ahmed ould mohamedou, (fils de colonel du douane et neveu de l'ancien directeur de la TVM), surnommé ebah, c'est l'actuel tresorier de la GBM. <br />- mouna : mariée avec un raté oulad bousbaa, denomé mohamed yehdih ould moulay el hassen (momo pour les intimes) qui passe tout son temps à contracter des crédits, et finalement c'est toujours son beau père qui rembourse. <br />la deuxième épouse était une grande dame (elle est decedée en 2000, Dieu ait son âme, amen) originaire du sénégal, elle lui a donné deux enfants : leila et ely cheikh. <br />la troisième, mint naty, lui a donner une fille. <br />la quatrième (et actuelle) est fatimetou mint ahmedou, d'ewlad m'bareck, ils ont trois enfants. <br />maintenant, on s'interesse à la fraterie, et donc à la holding que cet homme a batie : <br />- didi est le directeur de copral, qui distribue (et trafique, en l'exportant illégallement) les cigarettes marlboro, ainsi que les condiments maggi <br />- moulay est le directeur des assurances AGM. <br />- alwa est le gérat du grand hotel qui se situe en face de l'ambassade d'egypte. <br />- bedbeda est inspecteur de police et agent de renseignement. <br />ainsi que deux soeurs. la mère de tout ce beau monde s'appèlait glana. <br />et je ne vous parle pas de sa plus grosse entreprise, BSA, ni des futurs aquisitions en mauritanie (BSA-Gaz, BSA-Télécommunications et BSA-Pétroleum), ni à l'étranger (la belgolaise). <br />mohamed ould abdel aziz, la cheville ouvrière du coup d'état, a endormi la méfiance de tout le monde, avec ses paroles mielleuses et rassurantes sur la voix de l'amérique, mais que ceux qui pensent que le regne de la mafia est fini se préparent au désenchantement : la mafia est loin d'être morte, elle a juste changée de parrain ! <br /> <br />consultez et commentez les archives de X Ould Y, sur le premier blog de la Mauritanie, à l'adresse suivante: http://x-ould-y.blogspot.com/ffaranoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15449460.post-1125162992260554682005-08-27T17:15:00.000Z2005-08-27T17:16:32.266ZQui dirigera le PRDS (Par Ceddof)Qui dirigera le PRDS ?<br /><br />Deux noms sont tres souvent cités : Lemrabott Sidi Mahmoud et Boijel Ould Houmeid. Le point commun entre ces deux anciens de la bande c'est qu'ils ont bien profité de l'ancien systeme. Si les deux jouissaient d'une bonne assise militante, pour leur fortune à l'epoque du tayisme, ils doivent aujourd'hui se mettre à l'evidence, la desorientation et le desemparement des militants PRDS sont irreversibles. Et comme le parti et ses dirigeants ne peuvent plus puiser dans les fonds publics, alors une equation à plusieurs inconnus va se poser. Comment restructurer le PRDS sans argent ?<br />Pour vous aider à trouver la solution : Ex profiteurs du PRDS deposer vos epargnes.<br /><br />Dans tout les cas Lemrabott semble etre plus posé et financierement plus solide que ses autres adversaires.<br /><br />Ceddof <br /><br />27/8/05 12:37ffaranoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15449460.post-1125139876642671182005-08-27T10:49:00.000Z2005-08-27T10:51:16.646ZLe deces de Tagne MBodjPRESSE : Tagne M'Bodj, un pionnier de la presse sportive mauritanienne, est décédé jeudi dans un hôpital de Nouakchott après une semaine d'hospitalisation, a appris la Pana hier auprès de sa famille. Cadre du ministère de la Jeunesse et des Sports et membre de la Fédération mauritanienne d'athlétisme, Tagne M'bodj a assuré les toutes premières retransmissions de manifestations sportives, notamment les matches de football, sur les ondes de la radio nationale au milieu des années 1970.<br /><br />Source: (flamnet nouvelles)ffaranoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15449460.post-1125064678951287082005-08-26T13:57:00.000Z2005-08-26T13:57:58.953ZAir Mauritanie interdit de sejour en Grande BretagneAvant la France, trois pays - les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et<br />la Suisse - avaient déjà dressé des listes regroupant des compagnies<br />aériennes qui ne répondent pas aux directives en vigueur, en terme<br />d'opération et d'entretien de leurs appareils.<br /><br />- En Grande-Bretagne, toute compagnie non domiciliée dans l'Union<br />européenne, en Islande, Norvège et Suisse, qui veut fréquenter les<br />aéroports britanniques, doit obtenir un permis auprès du ministère des<br />Transports.<br />Actuellement, ce dernier refuse d'accorder un permis à tout appareil<br />affrété par une compagnie originaire de République démocratique du<br />Congo, de Guinée équatoriale, du Liberia, de Sierra Leone, du<br />Swaziland et du Tadjikistan. Le ministère estime que ces compagnies ne<br />font pas l'objet de contrôles suffisants de la part de leurs<br />régulateurs nationaux respectifs.<br />En outre, le ministère britannique des Transports a refusé de délivrer<br />un permis aux trois compagnies suivantes : Air Mauritanie, Phoenix<br />Aviation (Kirghizstan) et Phuket Airlines (Thaïlande).<br /><br />- Aux Etats-Unis, ni les autorités américaines de l'aviation civile<br />(FAA) ni aucune autre agence gouvernementale américaine, n'examinent<br />la sécurité des compagnies aériennes.<br />La FAA se contente d'établir, depuis 1992, une liste de pays dont les<br />autorités civiles de l'aviation se conforment, ou non, aux directives,<br />en termes d'opération et d'entretien, de l'Organisation de l'aviation<br />civile internationale (OACI), dont le siège est au Canada.<br />Elle classe ainsi une centaine de pays en catégorie 1 (se conformant<br />aux critères de l'OACI) ou catégorie 2 (ne se conformant pas<br />suffisamment).<br />Parmi la liste des catégories 2 se trouvent notamment l'Argentine, le<br />Bangladesh, la Bulgarie, l'Equateur, Haïti, le Paraguay, la Serbie et<br />le Monténégro, l'Ukraine, l'Uruguay, le Venezuela, ainsi que plusieurs<br />pays africains (Côte d'Ivoire, RDC, Gambie, Swaziland, Zimbabwe) et<br />d'Amérique centrale (Belize, Guatemala, Honduras, Nicaragua).<br /><br />- En Suisse, la "liste noire" des compagnies n'est pour le moment pas<br />publique mais un voyageur ou une agence de de voyages peuvent<br />toutefois demander à l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC), si<br />un avion d'une compagnie bien précise y figure.<br />Mais la situation va changer : la Suisse va publier la liste noire des<br />compagnies aériennes interdites sur son territoire, une décision prise<br />en collaboration avec Paris, a annoncé jeudi soir l'Office fédéral de<br />l'aviation civile (OFAC).<br />Le document, qui sera publié sur l'internet dès le 1er septembre,<br />concernera les compagnies dont l'ensemble de la flotte est interdite<br />en Suisse.<br />Une polémique avait éclaté en Suisse après la catastrophe de Charm<br />el-Cheikh (Egypte) de janvier 2004, lorsque l'on avait appris que la<br />compagnie égyptienne Flash Airlines était interdite en Suisse depuis<br />2002.<br />A la suite de cette polémique et de révélations partielles dans la<br />presse, l'OFAC avait publié une liste de sept appareils interdits en<br />Suisse sur les 23 figurant alors sur sa liste noire.<br />Outre Flash Airlines, il s'agissait d'un Fokker de la compagnie GIR<br />Jet (Espagne), un Tupolev 154 de Hemus Air (Bulgarie), un Boeing 720<br />de JR Executive (Liban/Etats-Unis), un Yakovlev 40 de Dniproavia<br />(Ukraine) et un autre de Premium Air Shuttle (Nigeria) ainsi qu'un<br />DC-8 de Silk Way (Azerbaïdjan/Belgique).ffaranoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15449460.post-1125064323442693222005-08-26T13:48:00.000Z2005-08-26T13:52:03.446ZLu pour vous: Hold-up et mainmise Policière sur les comptes les comptes privés à NKTT<strong>Ce message a ete postee par jemalouldmohamed2003 sur Flamnet ce matin.</strong><br />Hold-up et mainmise Policière sur les comptes privés des personnes <br />suivantes pour payer les salaires : si le commité des mounafiquounes <br />et jaoussiss et dicteaurs CMJD ne reçoivent pas des fonds….Il s'agit <br />de personnes suivates nous venons de l'apprendre auprès d'une <br />chancellerie à Nouakchott <br /><br />Ne o abdelmalik, Cheikh El Avia, Ould oumarou , Didi o biye, , , <br />Moulaye abdalla, Mohamed el hamed de la BNM, Ould Merzoug, Cheikh <br />ould khaled….Isselmou o abdelkader, Ahmed ould sidibaba, Abdallahi o <br />Moctar, Mohamed lemine o khlil, O Zahhaf , Louleid o wedaad, ,Yaabed <br />o Hanena ancien gendarme et gendre de louleied , Bellah o mogeya , <br />Kane moustapha, Bab bocar alpha,Sall djibril,Messoud o Belkheir, <br />Khadi mint amar, Mint boubou , Ahmed lefkih, O guig les 2 frères, <br />wellad o haimdun, Chekhna o Med laghdaf, Med khouna o haidalla, , o <br />amar ancien dg au men, o kharchi, concessionnaire gauloise, bechir <br />o Hacen et moulaye o hacen Taki o sidi … Aballaahi ould <br />Noueiguedh etc .<br />Nous passons les noms sans commentaire et laisssons le soins aux <br />internautes les commentaires…..<br />La décision aurait été salutaire si Monsieur le président du CMJD <br />avait cédé son château de l'ilot c au trésor et se serait acquitté <br />de ses impôts pour ses restaurant hot dog , pizza..,taxis ranch <br />de 30 km à Akjoujt contenant des milliers de chameaux nourries par le <br />CSA et abreuvés par les citernes de l'état alors que les pauvres <br />citoyens de sebkha et autres des bidonvilles meurent de soif et de <br />maladies le prix de 1000 UM le fut plein de germes de choléra. <br />La chose aurait été encore plus salutaire si les budgétivores au <br />pouvoir auraient chacun remis à l'état une seule de leurs x maisons . <br />Ce sont mêmes personnes qui ont mis en feu et sang le pays et <br />continuen à le faire au nom de la transition ???? la transition <br />c'est le jugement de cette équipe c'est un Pinochet qui est au <br />pouvoir ?<br />Comment se fait il qu'on doute un seul instant que ce Monsieur <br />puisse vouloir quelque chose de bon pour le pays, lui qui a été <br />pendant 21 ans DGSN à la tête du corps de la police le plus pourri <br />de notre société …..<br />Le seul rescapé du gouvernement de sghair , le Gouverneur de la BCMa <br />été convoqué par le Président de la junte pour lui notifier que <br />toutes les caisses de l'état seront centralisées à la présidence et <br />…..<br /><br /><br />A suivre et une réponse sera adressée aux honnêtes personnes qui ont <br />réagi favorablement à notre article : sommes nous amnésiques ????ffaranoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15449460.post-1124898559377579252005-08-24T15:47:00.000Z2005-08-25T17:29:23.766ZPremiers pas dans la lutte contre la corruption en Mauritanie. Par CeddofLes passeports enfin à 10 000 UM pour tous.<br /><br />La nouvelle est tombée hier matin : 70 passeports seront signés chaque jours et le prix du timbre n'excede pas 10 000 ouguiyas. Bye Bye au cheb cheb du passeport favorisé par certains responsables de l'ancien regime. Le mauritanien moyen etait arrivé à un stade où il ne pouvait, ni pretendre à un passeport à cause du cout elevé imposé par ces voleurs (40 à 60 000UM)ni meme voyager à cause de contraintes et prejugés sur certaines categories de la population souhaitant se rendre à l'etranger.<br />Cette situation est au aujourd'hui terminée, nous esperons que ces nouvelles mesures vont s'inscrire dans la durée et que les truands seront mis à l'ecart.<br />A vos passeports, pret partez.ffaranoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15449460.post-1124892417152698262005-08-24T13:57:00.000Z2005-08-24T14:06:57.160ZLe president senegalais revele avoir obtenu la permission du CMJD avant sa rencontre avec une partie de l'opposition mauritanienne (mauritanieweb)Titre : Wade révèle avoir agi avec l'accord express du CMJD et de l'UA.<br />Date : 23/08/2005 à 01:20:42(Mauritanie-web.com) - <br /><br />La rencontre de "l'opposition extérieure" au régime mauritanien renversé le 3 août dernier à Dakar, «n'est pas de mon initiative. J'ai été sollicité et j'ai obtenu le feu vert de Nouakchott» déclare le chef de l'Etat sénégalais, Maître Abdoulaye Wade, dans une interview accordée à l'hebdomadaire privé mauritanien "Le calame", paru ce lundi soir.<br /><br />Maître Wade précise «avoir téléphoné au président du Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie (CMJD), le colonel Ely Ould Mohamed Vall», pour l'informer qu'il y'a des opposants maures et noirs «qui disent venir me voir en tant doyen de la<br />sous région, en vue de recevoir mes conseils. Il m'a dit en substance, que c'est une bonne chose et que je peux les recevoir».<br /><br />Le chef de l'Etat sénégalais ajoute avoir par la suite, informé le président du Nigeria, Olesegun Obasanjo en lui disant que «je suis un voisin animé de bonne volonté, et vous êtes le président de l'Union Africaine».<br /><br />"Ce dernier m'a alors demandé de recevoir les opposants mauritaniens à son nom et m'a envoyé un émissaire pour assister à la rencontre", révèle le Président sénégalais ; dont une frange de l'opinion intérieure mauritanienne avait bien vite<br />pris ombrage de l'initiative qui lui était ainsi prêtée.<br /><br />Dans son entretien avec l'organe privé mauritanien, le président du Sénégal rappelle également un engagement pris dès son accession au pouvoir, et par lequel il estimant que si les militants de l'opposition «de n'importe quel pays africain me sollicitent, je les reçois pour leur donner des conseils, non pas pour de l'argent ou des armes».<br /><br />Sur les sujets discutés au cours de l'audience accordée aux groupes politiques mauritaniens en exil, Maître Wade dit avoir évoqué la période de transition, le souci et les doléances des participants visant à obtenir un appui pour que «la Mauritanie puisse surmonter les problèmes fondamentaux auxquels elle est confrontée à travers un consensus issu de l'ensemble des formations politiques, syndicales et de la société civile».<br /><br />Le président du Sénégal rapporte avoir fait un compte rendu de la rencontre de Dakar, à la fois au colonel Ely ould Mohamed et au président Obasanjo.<br /><br />Face à la réaction généralement défavorable de l'opinion publique mauritanienne par rapport à cette initiative, le président Wade rassure : «j'ai décidé de ne prendre aucune initiative et de ne faire aucun geste qui puisse être interprété comme une immixtion du Sénégal dans les affaires mauritaniennes».<br /><br />Dans la même interview, le président Wade insiste sur «l'imbrication» entre les peuples du Sénégal et de la Mauritanie, sa vision panafricaniste et ses bons rapports avec le président mauritanien déchu, Maaouya Ould sid'Ahmed Taya.<br /><br />Sur ce dernier sujet, Maître Wade déclare «je suis un chef d'Etat responsable de la paix dans mon pays et avec les Etats voisins». C'est ce sens des réalités géopolitiques qui aurait poussé le président Sénégalais à s'entendre avec l'ancien régime de Nouakchott. «Je n'ignorais pas cependant, les réalités profondes qui existent dans le pays et qui subsistent encore» révèle t-il.<br /><br />Le président sénégalais est revenu également sur la question des réfugiés.<br /><br />Après l'arrivée au pouvoir en Mauritanie, du CMJD qui s'est engagée à créer "les conditions d'un jeu démocratique et ouvert" dans une période de 2 ans, les mouvements d'opposition en exil partisans de la lutte armée ont décidé de renoncer à la violence comme moyen de règlement des contradictions.<br /><br />Cet engagement rappelle t-on a été signé à Dakar il y'a une dizaine de jours, sous l'égide des autorités sénégalaises.<br /><br />Sans en référer à ces précautions que le chef de l'Etat sénégalais déclare avoir expressément prises auprès du CMJD avant de recevoir leur feu vert, le gouvernement mauritanien avait rappelle t-on, fait une mise au point relevant que les problèmes du pays devaient être discutés à l'intérieur des frontières nationales.<br /><br />Plusieurs partis politiques et franges de la société civile ont également manifesté leur opposition face à cette initiative<br />mauritaniewebffaranoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15449460.post-1124882043864893272005-08-24T11:11:00.000Z2005-08-24T11:14:03.870ZLu pour vous: Declaration du ministre de la justice Me BettahTitre : La situation de la justice est sombre et nous devons oeuvrer pour rendre à ce secteur sa crédibilité, déclare le ministre de la justice <br />Date : 24/08/2005 à 01:25:28<br />(Source: Mauritanieweb.com)<br /><br /><br /><br />M. Mahfoudh Ould Bettah, ministre de la justice a effectué ce matin une visite d'information et de prise de contact au Palais de la justice. <br /><br />Au cours de cette visite, le ministre s'est rendu à la Cour suprême, à la Cour d'appel, au tribunal de la wilaya et à l'Ordre national des avocats. <br /><br />Dans toutes les étapes de cette visite, le ministre a entendu des exposés détaillés sur le déroulement du travail , les difficultés et les problèmes rencontrés. Dans ce cadre, le ministre a pris connaissance du manque cruel d'équipements au niveau de ces services. <br /><br />Dans un mot qu'il a prononcé à cette occasion devant un grand nombre de magistrats, le ministre a indiqué que le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie est décidé à engager une véritable réforme au niveau des institutions judiciaires. <br /><br />Il a ajouté que cela s'est concrétisé à travers la priorité accordée à la justice et qui a été réaffirmée par le dernier décret créant une commission ministérielle chargée d'étudier la situation de la justice et de rechercher les moyens permettant à ce secteur de jouer le rôle qui lui est dévolu dans le renforcement de l'Etat de droit. <br /><br />Le ministre a critiqué la situation actuelle du secteur de la justice la qualifiant de "sombre " et appelant en même temps tous les magistrats à oeuvrer pour la corriger. <br /><br />Il a précisé que cette situation s'explique par la marginalisation des institutions judiciaires et leur utilisation dans le règlement de comptes personnels, faisant ainsi allusion au manque flagrant des moyens matériels et moraux permettant au secteur de se développer. <br /><br />Le ministre a aussi appelé les participants à faire preuve d'honnêteté et de rigueur pour relever les grands défis auxquels fait face le secteur dont celui de faire retrouver à la justice sa crédibilité. <br /><br />Il a , dans ce sens, appelé à refuser la corruption, le népotisme et toutes les pratiques néfastes.<br /><br />Le ministre a promis de porter au gouvernement l'ensemble des doléances des magistrats ainsi que les problèmes généraux qui constituent un obstacle devant la redynamisation du secteur avant d'appeler l'assistance à pressentir le danger qui menace et à oeuvrer pour l'éviter en faisant preuve de responsabilité, de dévouement au travail, loin des considérations personnelles étroites et sectaires. <br /><br />Il a ajouté qu'il a présenté une proposition au gouvernement demandant la transformation de toutes les maisons du livre en sièges des tribunaux des moughataa et le transfert des fonds des bibliothèques aux communes. <br /><br />Le ministre de la Justice a demandé aux magistrats de faire preuve d'impartialité et de s'éloigner de la politique pour une plus grande objectivité dans leur pratique quotidienne de la justice. <br /><br />Le ministre était accompagné au cours de cette visite par M. Mohamed Lemine Ould Mohamed Mahmoud Ould Maouloud, secrétaire général du ministère de la Justice et le président de la Cour Suprême, M. Kaba Ould Aléwa ainsi que le Procureur Général près la Cour Suprême, M. Mohamed Abderrahmane Ould Abdi. <br /><br /><br />Source AMI.ffaranoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15449460.post-1124880666690823502005-08-24T10:47:00.000Z2005-08-24T10:51:06.733ZLu pour vous: La francophonie suspend la MauritanieAprès le coup d’Etat en Mauritanie : La Francophonie suspend sa coopération <br />( Source: Flamnet Nouvelles) <br /><br />PARIS - Le Conseil permanent de la Francophonie (CPF) a annoncé hier à Paris la suspension provisoire de sa coopération avec la Mauritanie après le coup d’Etat du 3 août, tout en constatant que le changement de régime semblait soutenu par les forces politiques et la société civile.<br /><br />Le CPF a décidé "la suspension à titre provisoire de la coopération multilatérale francophone, à l’exception des programmes bénéficiant directement aux populations civiles et de ceux qui peuvent concourir au rétablissement de la démocratie", selon un communiqué de l’organisation.<br /><br />Le CPF s’est réuni sous la présidence d’Abdou Diouf, secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), qui regroupe 53 Etats et gouvernements et 10 pays observateurs.<br /><br />L’OIF avait déjà condamné le coup d’Etat militaire qui a renversé le président Maaouiya Ould Taya. Ce dernier a obtenu l’asile politique au Qatar.<br /><br />Le CPF a toutefois constaté que "cette prise du pouvoir s’est déroulée sans effusion de sang, et que le changement survenu semble bénéficier à ce stade du soutien de la part des forces politiques mauritaniennes et de la société civile".<br /><br />Il demande notamment aux "nouvelles autorités de préciser le calendrier et les modalités de retour à une vie constitutionnelle véritablement démocratique (...)" et de garantir les droits des détenus politiques et des réfugiés.<br /><br />Le Comité militaire pour la justice et la démocratie (CMJD), dirigé par le colonel Ely Ould Mohamed Vall, qui a pris le pouvoir le 3 août, veut mener une période de transition vers un régime civil ne devant pas excéder deux ans.<br /><br /><br />(AFPffaranoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-15449460.post-1124665946440036942005-08-21T23:09:00.000Z2005-08-21T23:14:37.610ZLu Pour vous sur forum diaspora: Les wolofs et les haratines hors jeu (Par Robert Knuth)Les Wolofs et les Haratines Hors jeu<br /><br />Le départ de Taya semble reveiller bien des<br />aspirations. Il reste que les Haratines ont toujurs<br />été utlisés comme une force tampon ou bien un faire<br />valoir par Taya.<br /><br />Il ne faut pas s'étonner que le pouvoir actuele ne<br />dasse appel aux haratines car la seule aristocratie<br />haratine qu'il connaît ce sont les haratines<br />aristocrates du PRDS.<br /><br />Les Wolofs constituent une composante nationale<br />confondue avec les haratines. Je ne dis pas cela pour<br />choquer ni pour déprécier mais la réalité est là et il<br />ne faut pas avoir peur des mots.<br /><br />Pour les autres composantes nationales négro<br />africaines,les wolofs mauritaniens sont quotés à la<br />bourse haratine. Cette attitude qui ne réfléte pas du<br />tout la réalité est due au fait que la plupart des<br />Wolofs mauritaniens sont culturelllement trés proches<br />des Haratines.<br /><br />Le moment est venu pour la communauté Wolof de se<br />concerter tet de s'organiser pour rectifier le tir et<br />restituer la vérité. Ce ne sera pas chose facile quand<br />on sait que cette société est traverseé par une<br />stratificatiobn sociale inégalitaire.<br /><br />Et dans ce genre de concertation les indivifus issus<br />de l'aristocratie traditionnelle se croit investis<br />d'une mission héréditiare de commandement.<br /><br />Robert