tag:blogger.com,1999:blog-127185642009-07-07T11:54:49.805+02:00Le thibonistePour preparer et reussir l'epreuve sur dossier (ESD) au CAPES d'histoire et geographie sont abordes ici la methode, l'historiographie, l'epistemologie, les auteurs et les oeuvres a connaitre, les debats en cours ainsi que des elements de culture generale a partir de fiches de lecture, de fiches de revision, de questions de reprise et de biographies. Le but n'est pas de donner des reponses toutes faites, plutot des outils, des pistes, afin de dedramatiser l'epreuve et aider a la reussite.le thibonistehttp://www.blogger.com/profile/00867420641678519157levequemichel@hotmail.frBlogger130125tag:blogger.com,1999:blog-12718564.post-92025523071019290822009-07-05T17:01:00.003+02:002009-07-05T17:41:03.496+02:00Fiche de lecture: Rene Remond, le XIXe siecle (3)<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk9tX7NhfRI/AAAAAAAAFFE/we1x4CEK2yU/s1600-h/Rene+Remond+Le+XIXe+siecle+1815+1914.jpg"><img style="text-align: justify;float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 200px; height: 200px; " src="http://2.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk9tX7NhfRI/AAAAAAAAFFE/we1x4CEK2yU/s200/Rene+Remond+Le+XIXe+siecle+1815+1914.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5354618739765640466" /></a><div style="text-align: justify;"><br /></div><b><div style="text-align: justify;">René Rémond, Le XIX<sup>e</sup> siècle: 1815-1914, Editions du Seuil, Collection "Points Histoire", n°H13, 1974, 248 pages.</div></b><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;"><br /><br /></div><div style="text-align: justify;">Voici ma fiche de lecture sur le troisième chapitre de cet ouvrage.<br /><br /></div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;"><br /><b><u>Chapitre 3. L’ère de la démocratie. (pages 51 à 99)</u></b><br /><br /></div><div style="text-align: justify;"><br /><b>1. L’idée démocratique.</b><br /><br />Au XIX<sup>e</sup> siècle, la démocratie est surtout en rupture avec l’ordre et la société du libéralisme.<br /> <u><br /></u></div><div style="text-align: justify;"><u>1.1. L’égalité.</u><br />L’idée démocratique refuse les distinctions, les restrictions. Ainsi la démocratie revendique l’abolition du cens, le droit de vote pour tous, tout de suite. Le critère le moins incontestable de la démocratisation au XIX<sup>e</sup> siècle des sociétés politiques est la chronologie des dates auxquelles les différents pays adoptent le suffrage universel.<br /> <u><br /></u></div><div style="text-align: justify;"><u>1.2. Souveraineté populaire.</u><br />Quand les libéraux parlent de souveraineté nationale, ils entendent que la nation, comme entité collective, est bien souveraine, cette souveraineté n’étant exercée, dans la pratique, que par une minorité de citoyens. La souveraineté populaire implique que le peuple est souverain, c’est-à-dire la totalité des individus, y compris les masses populaires.<br /> <u><br /></u></div><div style="text-align: justify;"><u>1.3. Les libertés.</u><br />Avec les libéraux, l’exercice des libertés était reconnu à ceux qui en avaient déjà les capacités intellectuelles ou économiques. Les démocrates effacent ces restrictions et revendiquent la liberté pour tous.<br /> <u><br /></u></div><div style="text-align: justify;"><u>1.4. Les conditions d’exercice des libertés.</u><br />Les démocrates se préoccupent aussi des moyens d’exercer cette liberté. Les libéraux se content d’inscrire un principe dans la loi; les démocrates veulent veiller à son application. D’où l’intervention possible de l’Etat dans les relations interindividuelles pour corriger les inégalités.<br /> <u><br /></u></div><div style="text-align: justify;"><u>1.5. L’égalité sociale.</u><br /><br /></div><div style="text-align: justify;"><br /><b>2. Démocratie et forces sociales.</b><br /> <u><br /></u></div><div style="text-align: justify;"><u>2.1. Les facteurs de changement et les nouveaux types sociaux.</u><br />La révolution technique suscite de nouvelles formes d’activité professionnelle, modifie les conditions de travail et engendre des types sociaux nouveaux.<br />Un patronat différent du négociant-entrepreneur ou du manufacturier du XVIII<sup>e</sup> siècle émerge; plus étroitement lié à la banque. Ce patronat est important par son pouvoir économique; mais il ne compte guère au niveau politique.<br />Les ouvriers d’industrie forment une classe nouvelle et importante numériquement, composée de gens venus de la campagne pour trouver du travail en ville. Mais cette classe ouvrière reste longtemps passive politiquement. Les élites de cette classe adhèrent à des doctrines révolutionnaires qui ne croient pas en la démocratie politique (anarchisme).<br />La société rurale demeure traditionnelle, respecte l’ordre établi. Elle est largement conservatrice comme l’illustrent les élections françaises de 1848, 1849 et 1871.<br />La démocratie trouve en fait son soutien dans ce qu’on appelle au XIX<sup>e</sup> siècle “la classe moyenne” (au XX<sup>e</sup> siècle, le pluriel l’a emporté). Par exemple, la révolution des transports crée un nouveau type professionnel, le cheminot. Environ 500 000 en France. Ces cheminots sont assurés de la stabilité de l’emploi et peuvent obtenir une promotion professionnelle: ce qui les distingue des prolétaires. De même le développement des banques et des grands magasins favorisent le type professionnel de l’employé.<br />Le développement de l’administration d’Etat au XIX<sup>e</sup> siècle aboutit à la constitution d’une petite bourgeoisie.<br />La diffusion du journalisme et de l’instruction concourent à façonner cette classe moyenne. Comme au XIX<sup>e</sup> siècle l’enseignement secondaire reste l’apanage de la haute bourgeoisie, les employés et les petits fonctionnaires ont fait des études dans des cours complémentaires qui prolongent l’enseignement primaire. Le baccalauréat demeure la barrière entre la bourgeoisie traditionnelle et les classes moyennes.<br /> <u><br /></u></div><div style="text-align: justify;"><u>2.2. Les diverses sociétés juxtaposées.</u><br />Ces modifications n’entraînent pas la disparition des types sociaux plus anciens, elles en créent de nouveaux qui viennent s’ajouter.<br />L’apparition de cette société nouvelle, dont les traits constitutifs sont la ville, l’industrie, le salariat, s’opère lentement, à des rythmes inégaux selon que les pays sont à l’ouest, au centre ou à l’extrémité orientale de l’Europe. C’est autour des années 1840-1860 que la France change de physionomie.<br />La Révolution n’a nulle part réussi à déraciner complètement la société aristocratique des grands propriétaires résidant sur leurs terres ou les faisant administrer. En 1914, la noblesse européenne tient encore une place sans commune mesure avec son importance numérique.<br />La société bourgeoise a accédé au pouvoir avec le libéralisme. Elle doit sa réussite à son travail acharné, à l’argent qu’elle a su épargner et à son instruction. Sous la pression des masses populaires, devant la menace que représente la démocratie, elle tend à se rapprocher de l’aristocratie.<br />La troisième composante, formée du petit peuple, de la bourgeoisie des classes moyennes, des ouvriers et des paysans, est hétérogène, avec des intérêts divergents. Les classes populaires inspirent aux classes dirigeantes du XIX<sup>e</sup> siècle une terreur dont nous n’avons plus idée.<br /><br /></div><div style="text-align: justify;"><br /><b> 3. Les étapes de la marche des sociétés vers la démocratie politique et sociale: les institutions et la vie politique.<br /></b><br /> <u>3.1. Les régimes politiques.</u><br />La démocratie n’est pas un commencement: entre elle et l’Ancien Régime, il y a eu l’âge libéral, sauf en Europe orientale.<br />L’établissement du suffrage universel s’est fait presque partout par étapes, plus ou moins nombreuses, plus ou moins espacées. Le suffrage universel a été précédé d’une expérience plus ou moins longue du suffrage restreint. Les Etats-Unis sont les premiers, dans les années 1820-30. La France vient en seconde position, en 1848 (pour les hommes seulement, 1944 pour les femmes aussi). Dans les autres pays comme la Grande-Bretagne, la réforme est plus lente, avec des transitions (1832, 1867, 1884-5, 1918).<br />Pour être pleinement démocratique, le vote doit aussi être pleinement libre: aucune pression sur les électeurs, une consultation sincère, un dépouillement honnête. C’est en 1914 que l’enveloppe et l’isoloir apparaissent en France.<br />La démocratie implique aussi que tout citoyen puisse se porter candidat.<br />Il faut également assurer l’égalité réelle, d’où l’institution de l’indemnité parlementaire (1848 en France, 1911 en Grande-Bretagne).<br />Quand la démocratie arrive au pouvoir, elle hérite le plus souvent du bicaméralisme des régimes libéraux. Progressivement, la base électorale de la chambre haute est alors élargie et les sièges inamovibles, supprimés.<br />La répartition des compétences entre les deux chambres évolue aussi, en faveur de la chambre basse, démocratiquement élue; comme en Grande-Bretagne après la crise de 1910-11.<br />La démocratie parlementaire n’est pas, au XIX<sup>e</sup> siècle, la seule expression de la démocratie. Les démocrates sont plutôt favorables à la démocratie directe et autoritaire.<br />Du fait du rôle grandissant des consultations électorales, les partis politiques modernes apparaissent. Intermédiaires entre les individus et les institutions, ils sélectionnent des candidats, proposent des programmes. Durant l’âge libéral, les partis ne sont guère que des clubs. Avec le suffrage universel et la démocratie, ils changent de taille et de nature. Ils s’institutionnalisent aussi: d’intermittents, ils deviennent permanents. Ils commencent également à remplir des fonctions autres que purement électorales: ils deviennent des centres de réflexion, formulent une doctrine, assurent l’éducation politique. On passe des partis de notables à des partis de militants. Les partis de masse datent du début du XX<sup>e</sup> siècle, les premiers étant les partis ouvriers.<br /> <u><br /></u></div><div style="text-align: justify;"><u>3.2. Les prolongements de l’idée démocratique.</u><br />A l’expérience, il apparaît que le jeu normal des institutions démocratiques appelle d’autres institutions.<br />Ainsi, l’extension du droit de vote à tous rend souhaitable une instruction primaire généralisée et une diffusion de l’information.<br />L’universalité comporte à la fois le caractère obligatoire de l’enseignement et la gratuité. Le but de l’enseignement primaire est de donner les rudiments nécessaires pour faire de chaque homme un citoyen avisé. Il s’agit aussi de soustraire l’enseignement à l’influence des adversaires de la démocratie.<br />Avant 1914, l’information, c’est la presse. La liberté de la presse est progressivement adoptée par les pays européens: en 1881 pour la France. L’instruction obligatoire crée de nouveaux lecteurs pour la presse, d’autant plus que celle-ci abaisse ses prix dans la seconde moitié du XIX<sup>e</sup> siècle.<br />Les lois militaires évoluent progressivement vers la disparition des clauses d’exemption.<br />Sur le plan fiscal, la démocratisation passe par l’impôt sur le revenu, ce qui suppose une déclaration des contribuables et sa vérification.<br /><br /><br /><a href="http://www.scribd.com/doc/17113528/Fiche-Lecture-Remond-XIXe-siecle-Chapitre-3">Ma fiche de lecture sur le chapitre 3 au format .pdf</a><br /><br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12718564-9202552307101929082?l=lethiboniste.blogspot.com'/></div>le thibonistehttp://www.blogger.com/profile/00867420641678519157levequemichel@hotmail.fr0tag:blogger.com,1999:blog-12718564.post-21453775539492090142009-07-05T13:43:00.006+02:002009-07-05T17:43:01.440+02:00Fiche de lecture: Rene Remond, le XIXe siecle (2)<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk9tX7NhfRI/AAAAAAAAFFE/we1x4CEK2yU/s1600-h/Rene+Remond+Le+XIXe+siecle+1815+1914.jpg"><img style="text-align: justify;float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 200px; height: 200px; " src="http://2.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk9tX7NhfRI/AAAAAAAAFFE/we1x4CEK2yU/s200/Rene+Remond+Le+XIXe+siecle+1815+1914.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5354618739765640466" /></a><div style="text-align: justify;"><br /></div><b><div style="text-align: justify;">René Rémond, Le XIX<sup>e</sup> siècle: 1815-1914, Editions du Seuil, Collection "Points Histoire", n°H13, 1974, 248 pages.</div></b><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;"><br /><br /></div><div style="text-align: justify;">Voici ma fiche de lecture sur le second chapitre de cet ouvrage.</div><div style="text-align: justify;"><br /><br /><br /><br /></div><b><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="-webkit-text-decorations-in-effect: underline; ">Chapitre 2. L’âge du libéralisme. (pages 21 à 50)</span></div></b><div style="text-align: justify;"><br /></div><b><br /><div style="text-align: justify;">1. L’idéologie libérale.</div></b><div style="text-align: justify;"><br /></div> <u><div style="text-align: justify;">1.1. La philosophie libérale.</div></u><div style="text-align: justify;">Le libéralisme ne se réduit pas à son seul volet économique. C’est aussi une philosophie politique qui met la liberté au premier plan. C’est également une philosophie sociale individualiste car elle fait passer l’individu avant la raison d’Etat, les exigences de la collectivité. C’est encore une philosophie de l’histoire selon laquelle l’histoire est faite, non par les forces collectives, mais par les individus. C’est enfin une certaine philosophie de la connaissance et de la vérité: le libéralisme croit en la découverte progressive de la vérité par la raison individuelle. C’est de la confrontation des points de vue que doit peu à peu se dégager une vérité commune. Le parlementarisme traduit ainsi au plan politique cette confiance dans la vertu du dialogue.</div> <u><div style="text-align: justify;">1.2. Les conséquences juridiques et politiques.</div></u><div style="text-align: justify;">Le libéralisme se défie foncièrement de l’Etat et du pouvoir. Tout libéral souscrit à l’affirmation que le pouvoir est en soi mauvais, son usage pernicieux; s’il faut s’en accommoder, il faut aussi tenter de le réduire autant que faire se peut.</div><div style="text-align: justify;">Pour éviter le retour à l’absolutisme, le libéralisme met en avant le principe de séparation des pouvoirs, l’équilibre des pouvoirs, la décentralisation et la non-intervention en matière économique et sociale. Enfin la répartition des pouvoirs doit être consignée par écrit et contrôlée par des juridictions.</div><div style="text-align: justify;">Le libéralisme se défie également de tout ce qui risque d’étouffer l’initiative de l’individu. D’où l’opposition aux syndicats et autres corporations. D’où le refus des autorités intellectuelles ou spirituelles. Par définition le libéralisme est anticlérical.</div><div style="text-align: justify;">C’est pourquoi, au XIX<sup>e</sup> siècle, le libéralisme apparaît comme une doctrine subversive.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;"><br /></div> <b><div style="text-align: justify;">2. La sociologie du libéralisme.</div></b><div style="text-align: justify;"><br /></div> <u><div style="text-align: justify;">2.1. Le libéralisme, expression des intérêts de la bourgeoisie.</div></u><div style="text-align: justify;">Le libéralisme est aussi l’expression d’un groupe social, la doctrine qui sert le mieux les intérêts d’une classe.</div><div style="text-align: justify;">Les pays où le libéralisme s’épanouit sont ceux où il existe une bourgeoisie déjà importante. Les adeptes du libéralisme se rencontrent surtout parmi les professions libérales et la bourgeoisie commerçante.</div><div style="text-align: justify;">D’où un paradoxe: si le libéralisme apparaît subversif comme philosophie, il est conservateur d’un point de vue sociologique puisque la bourgeoisie, installée au pouvoir depuis la Révolution, entend le conserver contre le retour de l’aristocratie et la montée des couches populaires. C’est pourquoi le libéralisme n’est pas la démocratie.</div> <u><div style="text-align: justify;">2.2. Le libéralisme ne se réduit pas à l’expression d’une classe.</div></u><div style="text-align: justify;">La bourgeoisie peut avoir adopté le libéralisme non seulement parce qu’il sert ses intérêts mais aussi par conviction voire par générosité.</div> <u><div style="text-align: justify;">2.3. Les deux faces du libéralisme.</div></u><div style="text-align: justify;">Le libéralisme est à la fois révolutionnaire et conservateur, subversif et conformiste.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;"><br /></div> <b><div style="text-align: justify;">3. Les étapes de la marche du libéralisme.</div></b><div style="text-align: justify;">En Angleterre, aux Pays-Bas, dans les pays scandinaves, le libéralisme a transformé peu à peu le régime et la société par la voie des réformes. Dans les autres pays, il a eu recours au mode révolutionnaire.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div> <u><div style="text-align: justify;">3.1. Premier épisode en 1820.</div></u><div style="text-align: justify;">Le libéralisme prend la forme de conspirations militaires. L’armée est, à l’époque, le foyer du libéralisme. En France, au Portugal, en Espagne, à Naples, au Piémont, en Russie, les complots militaires libéraux échouent.</div> <u><div style="text-align: justify;">3.2. Seconde secousse en 1830.</div></u><div style="text-align: justify;">Par rapport aux mouvement de 1820, on peut parler de révolution, car les forces populaires entrent en jeu.</div><div style="text-align: justify;">A l’ouest de l’Europe, les révolutions triomphent: France, Belgique. Partout ailleurs, c’est l’échec.</div> <u><div style="text-align: justify;">3.3. Les tentatives des libéraux.</div></u><div style="text-align: justify;">C’est sous l’égide du libéralisme que l’unité italienne s’accomplit. Le libéralisme triomphe encore dans les Etats scandinaves, aux Pays-Bas, en Suisse.</div><div style="text-align: justify;">En Allemagne, le libéralisme est d’abord contenu par l’Autriche; puis Bismarck oblige les libéraux à choisir entre l’unité (pour laquelle opte une majorité) et le libéralisme (auquel reste fidèle une minorité).</div><div style="text-align: justify;">En Autriche, le libéralisme ne se développe qu’après 1867 et l’acceptation du dualisme.</div><div style="text-align: justify;">En Russie, le mouvement décabriste de 1825 et les initiatives du tsar réformateurs Alexandre II sont isolés: il faut attendre la révolution de 1905 pour voir le libéralisme triompher.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;"><br /></div> <b><div style="text-align: justify;">4. Les résultats.</div></b><div style="text-align: justify;"><br /></div> <u><div style="text-align: justify;">4.1. Les régimes politiques libéraux.</div></u><div style="text-align: justify;">Le libéralisme d’un régime se reconnaît d’abord à l’existence d’une constitution.</div><div style="text-align: justify;">Ensuite ces constitutions tendent à limiter le pouvoir. Ce qui n’exclut pas qu’il soit monarchique, le libéralisme s’opposant seulement à l’absolutisme.</div><div style="text-align: justify;">La décision politique est désormais partagée entre la couronne et la représentation nationale, souvent sous forme bicamérale. Le libéralisme est en effet acquis au bicaméralisme: plus il y a de pouvoirs, moins le risque est grand que l’un d’eux s’arroge la totalité de la puissance. La chambre haute, composée de descendants de l’aristocratie ou de membres choisis par le pouvoir, permet de compenser les passions populaires. La présence d’une seconde chambre en régime démocratique est souvent un vestige du libéralisme.</div><div style="text-align: justify;">Nulle part le libéralisme n’adopte le suffrage universel: quand celui-ci est introduit, c’est le signe que le libéralisme a cédé la place à la démocratie. Le suffrage censitaire est certes restrictif mais n’exclut pas de façon définitive: tout un chacun peut devenir électeur à partir du moment où il remplit les conditions de fortune; il appartient donc à l’individu de s’enrichir.</div><div style="text-align: justify;">Le régime libéral se traduit aussi par une décentralisation: confier l’administration locale à des notables élus, c’est manifester sa défiance à l’égard du pouvoir central; c’est aussi se protéger contre les poussées populaires.</div><div style="text-align: justify;">Le régime libéral reconnaît la liberté d’opinion, favorise l’expression parlementaire et la liberté de la presse et cherche à contrôler l’enseignement secondaire au détriment de l’Eglise. Plus généralement, le libéralisme cherche à retirer aux Eglises leurs privilèges et à instaurer l’égalité entre les confessions.</div> <u><div style="text-align: justify;">4.2. L’ordre social libéral.</div></u><div style="text-align: justify;">La société libérale repose sur l’égalité de droit; mais l’inégalité de fait perdure.</div><div style="text-align: justify;">L’argent et l’instruction sont les deux piliers de l’ordre libéral.<br /><br /><br /><a href="http://www.scribd.com/doc/17110446/Fiche-Lecture-Remond-XIXe-siecle-Chapitre-2">Ma fiche de lecture sur le chapitre 2 au format .pdf</a><br /></div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12718564-2145377553949209014?l=lethiboniste.blogspot.com'/></div>le thibonistehttp://www.blogger.com/profile/00867420641678519157levequemichel@hotmail.fr0tag:blogger.com,1999:blog-12718564.post-89461797826876655422009-07-04T16:46:00.011+02:002009-07-05T13:54:23.957+02:00Fiche de lecture: Rene Remond, le XIXe siecle (1)<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk9tX7NhfRI/AAAAAAAAFFE/we1x4CEK2yU/s1600-h/Rene+Remond+Le+XIXe+siecle+1815+1914.jpg"><img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk9tX7NhfRI/AAAAAAAAFFE/we1x4CEK2yU/s200/Rene+Remond+Le+XIXe+siecle+1815+1914.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5354618739765640466" /></a><br /><div style="text-align: justify;"><b>René Rémond, Le XIX<sup>e</sup> siècle: 1815-1914, Editions du Seuil, Collection "Points Histoire", n°H13, 1974, 248 pages.</b><br /><br /><br />Voici ma fiche de lecture sur l'introduction et le premier chapitre de cet ouvrage, une synthèse "classique" par laquelle on recommande de commencer l'étude du dix-neuvième siècle (avec soit le Berstein/ Milza, soit le Droz/Rowley, selon les goûts).<br /><br /><br /><b><u>Introduction: Les composantes successives. (pages 7 à 10)</u></b><br />Les historiens délimitent le XIX<sup>e</sup> siècle de 1815 à 1914, de la fin des guerres napoléoniennes à la crise de l’été 1914, du traité de Vienne à l’attentat de Sarajevo.<br /><br />Le XIX<sup>e</sup> siècle a été surnommé le siècle des révolutions.<br />Presque toutes ces révolutions ont été dirigées contre l’ordre établi (régime politique, ordre social, domination étrangère parfois), pour la liberté, la démocratie politique ou sociale, l’indépendance ou l’unité nationale.<br />Cette agitation révolutionnaire est en partie influencée par la révolution française de 1789; mais plus on avance dans le XIX<sup>e</sup> siècle, moins c’est vrai.<br />Quatre vagues révolutionnaires peuvent être distinguées:<br />La vague des mouvements libéraux, au nom de la liberté, contre l’Ancien Régime (1820, 1830).<br />La vague des mouvements démocratiques (à partie des années 1830).<br />La vague des mouvements sociaux (encore minoritaires en 1914<br />La vague des mouvements nationalistes (tout le XIX<sup>e</sup> siècle).<br />C’est le conflit entre les forces de renouvellement et les puissances établies qui compose l’histoire heurtée du XIX<sup>e</sup> siècle.<br /><br /><br /><b><u>Chapitre 1: L’Europe en 1815. (pages 11 à 20)</u></b><br /><br /><b>1. Une restauration.</b><br /><u>1.1. C’est tout d’abord une restauration dynastique.</u><br />Les Bourbons en France; à Naples; en Espagne. Les Bragance au Portugal. La dynastie d’Orange aux Pays-Bas.<br /><u>1.2. Et une restauration du principe monarchique.</u><br />Quelques philosophes de la contre-révolution: Burke, Maistre, Bonald, Haller.<br />La légitimité réside dans la valeur reconnue à la durée. Est légitime le régime qui a duré, qui représente la tradition.Deux justifications à la légitimité: si un régime a duré, c’est qu’il répondait aux besoins; et il a hérité du prestige des institutions d’autrefois.<br />Tout au long du XIX<sup>e</sup> siècle, le principe de légitimité va sous-tendre la pensée contre-révolutionnaire et la politique des régimes conservateurs.<br /><u>1.3. Est-ce une contre-révolution?</u><br />La Restauration, parce qu’elle implique le retour intégral à l’Ancien Régime, la Révolution étant considérée comme un accident, est bien une contre-révolution.<br /><br /><b>2. La Restauration n’est pas intégrale.</b><br /><u>2.1 Modifications territoriales.</u><br />Tous les monarques n’ont pas été rétablis sur leur trône.<br />Le Saint Empire romain germanique, dissous par Napoléon au lendemain d’Austerlitz, n’est pas rétabli.<br />Dans les Provinces-Unies, le principe monarchique a prévalu sur la forme républicaine.<br />La carte de l’Europe est simplifiée, le nombre des Etats sensiblement réduit. Pour la seule Allemagne, il est passé de 360 à 39.<br />La Grande-Bretagne s’est étendue hors d’Europe.<br />La Russie a annexé les trois quarts de la Pologne, la Finlande, la Bessarabie; elle avance ainsi vers l’ouest.<br />La Prusse a aussi glissé vers l’ouest et sa superficie s’est agrandie de plus de moitié.<br />L’Autriche a perdu la Belgique (= les Pays-Bas de l’Ancien Régime) mais a annexé le Lombard vénitien.<br /><u>2.2. Modifications institutionnelles.</u><br />En France, le retour à l’Ancien Régime n’est pas complet: le régime est désormais constitutionnel (charte octroyée par Louis XVIII).<br />C’est aussi le cas dans le nouveau royaume des Pays-Bas (Provinces-Unies + Pays-Bas belges) et en Norvège.<br /><u>2.3. Maintien de l'appareil administratif.</u><br />L’administration mise en place par la Révolution puis l’Empire subsiste car efficace.<br /><u>2.4. Les transformations sociales.</u><br />L’essentiel des transformations sociales apportées par la Révolution sont conservées. Ce qui avantage la bourgeoisie.<br /><br /><b>3. Un équilibre précaire.</b><br />Sous l’apparence de la Restauration a prévalu une solution de compromis. Comme toute solution transactionnelle, elle est instable car exposée à des assauts de sens contraire.<br /><u>3.1. Les ultras.</u><br />Les ultras désignent ceux qui veulent revenir en arrière, qui rêvent d’une restauration intégrale, qui conçoivent la Révolution comme le mal absolu.<br /><u>3.2. Les libéraux.</u><br />Les libéraux désignent ceux qui n’acceptent pas la défaite de la Révolution et de ses idéaux. Une solidarité internationale se dessine, entre jacobins ou libéraux de tous les pays, contre la solidarité des puissances établies et des souverains restaurés.<br /><br />L’affrontement entre ultras et libéraux explique l’agitation qui va secouer l’Europe au XIX<sup>e</sup> siècle.<br /><br /><br /><a href="http://www.scribd.com/doc/17100062/Fiche-Lecture-Remond-XIXe-Siecle-Introduction-Et-Chapitre-1">Ma fiche de lecture sur l'introduction et le chapitre 1 au format .pdf</a>.<p></p><p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 12.0px Helvetica"><br /></p></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12718564-8946179782687665542?l=lethiboniste.blogspot.com'/></div>le thibonistehttp://www.blogger.com/profile/00867420641678519157levequemichel@hotmail.fr0tag:blogger.com,1999:blog-12718564.post-65528910773543115812009-07-04T15:04:00.007+02:002009-07-04T15:29:17.214+02:00Samuel Huntington, Le choc des civilisations<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk9U2mN8XXI/AAAAAAAAFE0/a6rHVue-VzE/s1600-h/Histoire-342.jpeg"><img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 71px; height: 99px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk9U2mN8XXI/AAAAAAAAFE0/a6rHVue-VzE/s200/Histoire-342.jpeg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5354591778915507570" /></a><br /><div style="text-align: justify;">Cf. <i>L’Histoire</i> n°342, mai 2009, page 96.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">C’est dans la prestigieuse revue diplomatique <i>Foreign Affairs</i> que <b>Samuel Huntington</b> fait paraître, à l'été 1993, un long article au titre provocateur: <u>“The Clash of Civilizations?”</u>. En 1996, le point d’interrogation a disparu pour la parution du livre développé à partir de cet article: <i>The Clash of Civilizations and the Remaking of World Order</i>. Dans ce best-seller, <b>Samuel Huntington</b> explique que, dans le monde de l’après-guerre froide, les conflits n’opposeraient plus des nations ou des idéologies, mais des groupes culturels ou religieux. Une thèse récupérée par les néoconservateurs américains et par tous ceux qui cherchent à justifier une incompatibilité entre les pays occidentaux et le reste du monde.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">Selon le politologue, le monde se divise en sphères culturelles, qu’il appelle “civilisations”, dont l’affrontement est à l’origine des conflits actuels et à venir. Il en distingue sept ou huit: l’Occident, les civilisations latino-américaine, islamique, orthodoxe (autour de la Russie), hindoue, japonaise, chinoise et éventuellement africaine. D’emblée, il rompt avec les ambitions impériales qui caractérisent la politique étrangère américaine. “La croyance occidentale dans la vocation universelle de sa culture a trois défauts majeurs: elle est fausse, elle est immorale et elle est dangereuse.” Les Etats-Unis ont tort de vouloir imposer par la force leurs valeurs et leur culture. Le risque serait grand alors d’une escalade des tensions qui déboucherait sur un conflit intercivilisationnel.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">Dès la parution du livre, beaucoup se sont interrogés sur sa définition des “civilisations”, qui semble faire peu de cas des échanges culturels et des métissages. L’un des critiques les plus sévères est sans doute <b>Edward W. Said</b>, qui dénonce ce qu’il appelle <u>“The Clash of Ignorance”</u> dans un article publié en octobre 2001 dans <i>The Nation</i>.</div><div style="text-align: justify;">On peut aussi reprocher aux thèses du politologue de surévaluer le rôle des affrontements religieux (au détriments des nationalismes) ou de négliger les tensions internes à chacune des “civilisations”. En fait, l’impact du <i>Choc des civilisations</i> aurait été moindre sans le 11 septembre 2001, qui a paru confirmer les théories de l’universitaire. </div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">Pour aller plus loin:</div><div style="text-align: justify;"><b>Samuel Huntington</b>, <i>Le choc des civilisations</i>, Editions Odile Jacob, Collection Poches, 2000 (1996 pour l'édition originale), 545 pages.</div><div style="text-align: justify;"><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk9VcYW9hDI/AAAAAAAAFE8/cidmjUtjo6I/s1600-h/Samuel+Huntington+Le+Choc+des+Civilisations.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk9VcYW9hDI/AAAAAAAAFE8/cidmjUtjo6I/s200/Samuel+Huntington+Le+Choc+des+Civilisations.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5354592428030264370" /></a><br /><br /><b>Samuel Huntington</b>, <u>"The Clash of Civilizations?"</u>, <i>Foreign Affairs</i>, Summer 1993: le texte intégral de cet article peut être lu avec profit <a href="http://history.club.fatih.edu.tr/103%20Huntington%20Clash%20of%20Civilizations%20full%20text.htm">ici</a>.<br /></div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;"><b>Edward Saïd</b>, <u>"The Clash of Ignorance"</u>, <i>The Nation</i>, 4 octobre 2001: le texte intégral peut être lu <a href="http://www.thenation.com/doc/20011022/said">là</a>.</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12718564-6552891077354311581?l=lethiboniste.blogspot.com'/></div>le thibonistehttp://www.blogger.com/profile/00867420641678519157levequemichel@hotmail.fr0tag:blogger.com,1999:blog-12718564.post-40844100675044636662009-07-04T13:39:00.008+02:002009-07-04T15:29:47.666+02:00Quels inventeurs du peuple juif pouvez-vous citer?<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk9CBRDpYxI/AAAAAAAAFEs/UiamKo13aCA/s1600-h/Histoire-343.jpg"><img style="text-align: justify;float: left; margin-top: 0px; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; cursor: pointer; width: 125px; height: 170px; " src="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk9CBRDpYxI/AAAAAAAAFEs/UiamKo13aCA/s200/Histoire-343.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5354571071492809490" /></a><div style="text-align: justify;"><br /></div><b><div style="text-align: justify;">Quels “inventeurs” du “peuple juif” pouvez-vous citer?</div></b><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">Cf. <i>L’Histoire</i> n°343, juin 2009, page 21.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">Suite à la publication de l'ouvrage de <b>Shlomo Sand</b>, <i>Comment le peuple juif fut inventé </i>(Fayard, septembre 2008, 446 pages), le magazine <i>L'Histoire</i> propose un dossier intéressant: les historiens du nationalisme ont montré depuis quelques années déjà que cette idéologie était née en Europe au dix-neuvième siècle principalement et était assez largement une "invention" pour reprendre l'expression de <b>B. Anderson</b>. Il en va de même pour le "peuple juif".</div><div><div style="text-align: justify;"><br /></div><b><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal; "><b>Simon Doubnov</b>, <i>Précis d’histoire juive, des origines à nos jours</i>, Kyoum, 1946, rééd. Le Cerf, 1992.</span></div></b><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk9AMuW6HCI/AAAAAAAAFEc/1snGupNeIjU/s1600-h/Simon+Doubnov+Precis+d%27histoire+juive.jpg"><img style="text-align: justify;display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; cursor: pointer; width: 200px; height: 200px; " src="http://2.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk9AMuW6HCI/AAAAAAAAFEc/1snGupNeIjU/s200/Simon+Doubnov+Precis+d%27histoire+juive.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5354569069313530914" /></a><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;"><br /></div><b><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal; "><b>Henrich Graetz</b>, <i>Histoire des Juifs, depuis les temps anciens jusqu’à nos jours</i>, A. Lévy, 1882-1897.</span></div></b><div style="text-align: justify;"><br /></div><b><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal; "><b>Moses Hess</b>, <i>Rome et Jérusalem: La dernière question des nationalités</i>, Albin Michel, 1881, rééd. 1981.</span></div></b><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk9BBuMBnqI/AAAAAAAAFEk/I4fCYHm0LUo/s1600-h/Moses+Hess+Rome+et+J%C3%A9rusalem.jpg"><img style="text-align: justify;display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; cursor: pointer; width: 200px; height: 200px; " src="http://1.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk9BBuMBnqI/AAAAAAAAFEk/I4fCYHm0LUo/s200/Moses+Hess+Rome+et+J%C3%A9rusalem.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5354569979800952482" /></a><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">Sur son blog, Vieux Singe propose son <a href="http://vieuxsinge.blog.lemonde.fr/2009/04/22/shlomo-sand-comment-le-peuple-juif-fut-invente-1/">compte-rendu de lecture du livre de Shlomo Sand</a> et cite d'autres historiens du peuple juif que le magazine <i>L'Histoire</i>: "<b>Simon Doubnov</b>, <b>Salo Wittmayer Baron</b>, <b>Ytzhak Baer</b>, <b>Ben-Zion Dinur</b> écrivirent des histoires du peuple juif, ils furent confrontés à deux questions : l’historicité de la Bible et la définition du peuple juif (langue, culture, origine biologique commune ?)".</div></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12718564-4084410067504463666?l=lethiboniste.blogspot.com'/></div>le thibonistehttp://www.blogger.com/profile/00867420641678519157levequemichel@hotmail.fr0tag:blogger.com,1999:blog-12718564.post-11995694803915522472009-07-03T18:12:00.007+02:002009-07-05T07:37:44.089+02:00Historiographie de l'invention des nations<b>Quels historiens se sont intéressés à l’invention des nations au XIX</b><sup><b>e</b></sup><b> siècle?<br /></b><br />Cf. <i>L’Histoire</i> n°343, juin 2009, page 21.<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk4vDDhfGEI/AAAAAAAAFD8/o8mAarDqgyw/s1600-h/Histoire-343.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 125px; height: 170px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk4vDDhfGEI/AAAAAAAAFD8/o8mAarDqgyw/s200/Histoire-343.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5354268736521967682" /></a><br /><br /><b>Benedict Anderson</b>, <i>L’imaginaire national: Réflexions sur l’origine et l’essor du nationalisme</i>, La Découverte, 2006.<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk4vY-IqA2I/AAAAAAAAFEE/ZB6zGAS0bQY/s1600-h/Benedict+Anderson+Imaginaire+national.jpeg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 68px; height: 104px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk4vY-IqA2I/AAAAAAAAFEE/ZB6zGAS0bQY/s200/Benedict+Anderson+Imaginaire+national.jpeg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5354269113032770402" /></a><br /><br /><b>Ernest Gellner</b>, <i>Nations et nationalisme</i>, Payot, 1989.<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk4wOjHaRBI/AAAAAAAAFEM/_PuUnuhHO9Q/s1600-h/Ernest+Gellner+Nations+et+Nationalisme.jpeg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 110px; height: 110px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk4wOjHaRBI/AAAAAAAAFEM/_PuUnuhHO9Q/s200/Ernest+Gellner+Nations+et+Nationalisme.jpeg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5354270033492722706" /></a><br /><br /><b>Anne-Marie Thiesse</b>, <i>La création des identités nationales</i>, Le Seuil, Points-Histoire, rééd. de 2001.<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk4wjPHY0_I/AAAAAAAAFEU/K0hS3nlXGUM/s1600-h/Anne-Marie+Thiesse+Cr%C3%A9ation+Identit%C3%A9s+Nationales.jpeg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 77px; height: 129px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk4wjPHY0_I/AAAAAAAAFEU/K0hS3nlXGUM/s200/Anne-Marie+Thiesse+Cr%C3%A9ation+Identit%C3%A9s+Nationales.jpeg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5354270388901172210" /></a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12718564-1199569480391552247?l=lethiboniste.blogspot.com'/></div>le thibonistehttp://www.blogger.com/profile/00867420641678519157levequemichel@hotmail.fr0tag:blogger.com,1999:blog-12718564.post-79806898725034147232009-07-03T13:16:00.007+02:002009-07-05T07:38:36.905+02:00L'ouverture de l'Islam a l'heritage grec<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk3tvbD9yAI/AAAAAAAAFDs/0rdKC6JL07s/s1600-h/Histoire-342.jpeg"><img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 71px; height: 99px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk3tvbD9yAI/AAAAAAAAFDs/0rdKC6JL07s/s200/Histoire-342.jpeg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5354196930987411458" /></a><br /><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold; ">Mise au point historiographique sur l'ouverture de I'Islam à l'Occident en général et l'héritage grec en particulier.</span></div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">Cf. <i>L’Histoire</i> n°342, mai 2009, page 8 et 15.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">Mise au point par <b>Gabriel Martinez-Gros</b>.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">La thèse d’une culture islamique qui n’aurait pas assimilé l’héritage grec, à la différence de l’Occident du XII-XIII<sup>e</sup> siècle pose mal la question. La proposition est vraie dans les sciences religieuses, mais totalement fausse pour les sciences universelles. Cette division des sciences a été provoquée en Islam par et pour la défense de l’orthodoxie. A partir de la fin du IX<sup>e</sup> siècle, l’orthodoxie sunnite établit en Islam un barrage efficace contre la pénétration de la pensée “étrangère” ou universelle en lui interdisant l’accès aux domaines pour elle décisifs du droit et des sciences religieuses. Ce faisant, elle libère la réflexion dans les domaines qui sont indifférents à la religion: la médecine, les mathématiques, l’astronomie.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">En Islam comme en Occident, la fenêtre chrolonogique d’ouverture se referme au terme de deux siècles environ sur des vérités désormais acquises.</div><div style="text-align: justify;">En Islam, la connaissance de l’Europe occidentale, par exemple, se cristallise aux temps carolingiens (IX<sup>e</sup>, X<sup>e</sup> siècles). Cette fermeture de la fenêtre des traductions ne fut, ni dans un cas ni dans l’autre, volontaire ni systématique. On traduit encore des oeuvres médicales grecques à Bagdad à la fin du X<sup>e</sup> siècle, et inversement, la mise en évidence de la circulation pulmonaire par le médecin damascène Ibn al-Nafis (mort en 1288) est connue en Occident probablement dans les premières années du XIV<sup>e</sup> siècle.</div><div><div style="text-align: justify;">Mais en Islam comme en Occident, la traduction faiblit une fois atteinte une certaine masse critique de savoir.</div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">Qui est <b>Gabriel Martinez-Gros</b>?</div><div style="text-align: justify;">Professeur à l’université Paris-X, <b>Gabriel Martinez-Gros</b> est spécialiste de l’Islam médiéval, en particulier d’Al-Andalus. Il a notamment publié <i>Ibn Khaldun et les sept vies de l’Islam</i> (Actes Sud - Sindbad, 2006).</div><div style="text-align: justify;"><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk3uTVaO5iI/AAAAAAAAFD0/tDM4Cy9y7Zs/s1600-h/Ibn+Khaldun+Sept+Vies+Islam.jpeg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 62px; height: 101px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk3uTVaO5iI/AAAAAAAAFD0/tDM4Cy9y7Zs/s200/Ibn+Khaldun+Sept+Vies+Islam.jpeg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5354197547945485858" /></a><br /></div></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12718564-7980689872503414723?l=lethiboniste.blogspot.com'/></div>le thibonistehttp://www.blogger.com/profile/00867420641678519157levequemichel@hotmail.fr0tag:blogger.com,1999:blog-12718564.post-18491019259968182262009-07-03T10:16:00.012+02:002009-07-07T11:44:34.845+02:00Sylvain Gouguenheim, Aristote au Mont Saint-Michel<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk3BGn80pMI/AAAAAAAAFDU/eH1uX6DbMzw/s1600-h/Histoire-343.jpg"><img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 125px; height: 170px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk3BGn80pMI/AAAAAAAAFDU/eH1uX6DbMzw/s200/Histoire-343.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5354147851560854722" /></a><br />Cf. <u>L’Histoire</u> n°342, mai 2009, page 8 et 15.<br /><br />En avril 2008, le livre <i>Aristote au Mont Saint-Michel</i> de <b>Sylvain Gouguenheim</b>, crée la polémique.<br /><br />Qui est <b>Sylvain Gouguenheim</b>?<br />C'est un historien, médiéviste, spécialisé jusqu'alors sur le monde germanique. Professeur à l'école normale supérieure (Lyon), il prépare les normaliens au capes d'histoire géographie et à l'agrégation d'histoire. Ses compétences sur l'histoire médiévale du monde germanique et sur la préparation aux concours d'enseignement sont reconnues.<br /><br />Quelle est la thèse de son livre?<br />Dans <i>Aristote au Mont Saint-Michel</i>, <b>Sylvain Gouguenheim</b> remet en cause le paradigme historiographique actuel selon lequel la science grecque a été transmise au Moyen-Age à l’Occident grâce aux Arabes, eux-mêmes grands traducteurs du grec.<br /><b>S. Gouguenheim</b> considère que l’Occident n’a jamais perdu le contact avec ses racines antiques grâce à des foyers intellectuels comme le Mont-Saint-Michel, actif centre de traduction du grec. "Je ne nie pas du tout l'existence de la transmission arabe, mais je souligne à côté d'elle l'existence d'une filière directe de traductions du grec au latin, dont le Mont-Saint-Michel a été le centre au début du XII<sup>e</sup> siècle, grâce à Jacques de Venise. Je ne nie pas non plus la reprise dans le monde arabo-musulman de nombreux éléments de la culture ou du savoir grecs. J'explique simplement qu'il n'y a sans doute pas eu d'influence d'Aristote et de sa pensée dans les secteurs précis de la politique et du droit ; du moins du VIII<sup>e</sup> au XII<sup>e</sup> siècles" nuance <b>Sylvain Gouguenheim</b> dans un entretien au <i>Monde</i> daté du 25 avril 2008.<br />Enfin l’auteur réduit à presque rien l’apport des Arabes. Il conclut même que les Arabes n’auraient rien fait eux-mêmes de cet héritage tant il leur était inassimilable.<br />Ce livre a suscité une violente polémique.<br /><br />Qu'est-ce qui est reproché à <b>Sylvain Gouguenheim</b>?<br />Lui est principalement reproché de sortir de son domaine de compétence, quand bien même l'ouvrage se veut à destination du grand public. Reproche qui n'a pas été adressé à <b>Shlomo Sand</b>, spécialisé dans l'histoire intellectuelle des XIX<sup>e</sup> et XX<sup>e</sup> siècle, quand il a commis en 2009 son livre <i>Comment le peuple juif fut inventé</i>. De ce reproche, je retire deux enseignements: d'abord, l'émiettement de l'histoire constaté par <b>François Dosse</b> se traduit par des rivalités de chapelle. Si vous n'êtes pas reconnu par les spécialistes de telle époque pour telle région à la suite d'un long processus d'initiation, vous n'avez pas la légitimité pour vous exprimer, ce qui pose problème dans une démocratie. Mais, en même temps, la recherche historique s'est tellement spécialisée, il y a tellement de lectures à faire quand on veut travailler sur telle époque pour telle région, qu'un néophyte risque les approximations et les erreurs. Travers dans lequel est tombé <b>Sylvain Gouguenheim</b>.<br />Le deuxième reproche concerne le mélange des genres opéré par <b>Sylvain Gouguenheim</b>: s'il a écrit un livre à destination du grand public, pourquoi avoir voulu le publier dans la collection "L'univers historique" du Seuil? S'il a voulu faire une mise au point historiographique relativisant l'apport du monde arabe à l'Occident, pourquoi avoir rédigé ces deux derniers chapitres où il émet des jugements de valeur non étayés sur la civilisation musulmane et la langue arabe dont il ne connaît rien et qui ne peuvent faire qu'écho au débat sur les "racines chrétiennes" de l'Europe?<br /><br />La <a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/2008/05/22/mais-qui-a-traduit-aristote">recension du livre par André Burguière</a> dans le <i>Nouvel Observateur</i>.<br /><br />Le <a href="http://www.magazine-litteraire.com/content/critiques/article.html?id=9130">compte-rendu-de-lecture</a> du <i>Magazine littéraire</i>.<br /><br />Le <a href="http://www.temoignagechretien.fr/journal/ar_article.php?num=3306&categ=Culture">compte-rendu</a> de <i>Témoignage Chrétien</i> sur le livre et la polémique suscitée.<br /><br />Le <a href="http://www.clionautes.org/spip.php?article1993">compte-rendu</a> de Nathalie Quilien pour les Clionautes.<br /><br />Le <a href=http://www.mediapart.fr/club/edition/usages-et-mesusages-de-l-histoire/article/030508/aristote-au-mont-saint-michel-choc-des>compte-rendu</a> sur la polémique par Blaise Dufal sur Mediapart.<br /><br /><br />Référence:<br />Sylvain Gouguenheim, <i>Aristote au Mont Saint-Michel: les racines grecques de l'Europe chrétienne</i>, Le Seuil, Collection L'Univers Historique, 2008, 282 pages.<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk3iF7-1lbI/AAAAAAAAFDk/vIbwZhu5m_4/s1600-h/Gouguenheim+Aristote+Mont+Saint-Michel.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk3iF7-1lbI/AAAAAAAAFDk/vIbwZhu5m_4/s200/Gouguenheim+Aristote+Mont+Saint-Michel.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5354184123641861554" /></a><br /><br /><p></p><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12718564-1849101925996818226?l=lethiboniste.blogspot.com'/></div>le thibonistehttp://www.blogger.com/profile/00867420641678519157levequemichel@hotmail.fr0tag:blogger.com,1999:blog-12718564.post-76939326877353808342009-07-03T10:06:00.009+02:002009-07-05T07:42:20.275+02:00Traite de Versailles, mise au point historiographique<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk285XGgPHI/AAAAAAAAFDM/k3quzwohEzA/s1600-h/Histoire-343.jpg"><img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 125px; height: 170px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Sk285XGgPHI/AAAAAAAAFDM/k3quzwohEzA/s200/Histoire-343.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5354143225653247090" /></a><br /><br /><b>Le traité de Versailles (28 juin 1919), mise au point historiographique par Bruno Cabanes.</b><br /><br />Cf. <u>L’Histoire</u> n°343, juin 2009, pages 82 à 87.<br /><br />“Pour la première fois dans l’histoire, la signature d’un traité est filmée.”<br />“Chaque chef de délégation est arrivé à Paris avec ses propres objectifs, porté par les attentes de son opinion publique. Mais tous ont en commun une préoccupation prioritaire: le sort fait à l’Allemagne dans l’Europe d’après-guerre.<br />Pour la France, c’est à la fois une question de sécurité et une question de droit: dix départements ont fait l’expérience directe des combats ou de l’occupation, et le pays a perdu un quart de ses hommes âgés de 18 à 27 ans. Face à l’ampleur des sacrifices consentis pendant quatre ans, <b>Clemenceau</b> se montre cependant réaliste et confie au président <b>Poincaré</b>: “Nous n’aurons peut-être pas la paix que vous et moi souhaiterions. La France devra faire des concessions, pas à l’Allemagne, mais à ses alliés.”<br />Pour les Britanniques, qui suspectent les Français d’ambitions annexionnistes en Rhénanie [<b>Clémenceau</b> est prêt à un compromis sur la Rhénanie, à la différence de <b>Poincaré</b> et de <b>Foch</b>, qui souhaitent une Rhénanie indépendante qui pourrait s’allier à la Belgique, à la France et au Luxembourg en cas de nouvelle agression allemande], le renforcement de la puissance française sur le continent européen est au moins aussi préoccupant que la question de la puissance allemande. […]<br />Quant au président américain <b>Wilson</b>, il a toujours considéré que la paix devait être une “paix juste” - fondée sur une sorte de pacte moral qu’il appelle “covenant”-, qu’elle ne pouvait se faire au prix d’un affaiblissement excessif de l’Allemagne et qu’il fallait faire une distinction entre le peuple allemand et ses dirigeants, seuls responsables de la guerre.”<br />Sur la question des réparations, “l’historien <b>Niall Ferguson</b> […] fait remarquer qu’entre 1920 et 1932, de négociations en négociations, les réparations effectivement payées par l’Allemagne n’ont jamais représenté plus de 8,3% de son revenu national [Cf. <b>Niall Ferguson</b>, <i>The Pity of War</i>, Londres, Basic Books, 1998, chapitre 14].” L’Allemagne avait donc bien les moyens de payer.<br /><br />“Avec le recul, la paix de Versailles, que l’on a souvent présentée comme une paix de vainqueurs, est en fait une paix de compromis. Compromis entre les aspirations idéalistes de <b>Wilson</b> et une approche plus réaliste de l’après-guerre. Entre les objectifs de chaque nation et la nécessité pour chacun de ménager ses alliés. Entre la haine de l’Allemagne, qui atteint son paroxysme à la fin de la guerre, et le besoin de réintégrer peu à peu les vaincus dans le concert des nations.”<br />L’arrivée de <b>Wilson</b> en France, en décembre 1918, correspond à ce que l’historien <b>Erez Manela</b> appelle le “moment Wilson” [<b>Erez Manela</b>, <i>The Wilsonian Moment: Self-determination and the International Origins of Anticolonial Nationalism</i>, Oxford University Press, 2007]. “Une période de quelques mois où tout semble possible, sous l’influence des Etats-Unis et du nouvel ordre mondial promis par le président américain”.<br /><br />Depuis quelques années, l’historiographie s’intéresse aux répercussions hors du monde occidental des négociations de paix. Avec le “droit des peuples à disposer d’eux-mêmes” dont <b>Wilson</b> ne parle devant le Congrès américain que le 11 février 1918, le président américain “vise surtout les territoires de l’Empire allemand, l’Empire austro-hongrois et l’Empire ottoman mais pas les colonies asiatiques ou africaines.<br />Reste qu’en Egypte, en Inde ou en Chine, grâce aux progrès de la presse, les discours du président américain sont traduits, et son message largement diffusé et débattu dans les milieux nationalistes, malgré la censure des autorités coloniales […]<br />A lire les travaux récents sur le traité de Versailles, on est frappé de ce décentrages des perspectives, qui nous fait considérer aujourd’hui la sortie de guerre non plus dans un cadre strictement occidental mais de manière plus goblale à l’échelle mondiale. Le traité de Versailles et les exigences des pays vainqueurs à l’égard des vaincus sont de moins en moins vus comme l’origine directe de la crise des années 1930 et de la montée des fascismes. Les historiens insistent à l’inverse sur les formidables enjeux des années 1918-1919 (la menace révolutionnaire, les mouvements de réfugiés), sur le poids encore très fort des cultures de guerre et sur les réalisations concrètes qui ont découlé du traité de paix: la création du Bureau international du travail (le BIT), celle du premier haut-commissariat aux réfugiés …<br /><br />Certes, le refus du Sénat des Eats-Unis de ratifier le traité de Versailles, le 20 mars 1920, affaiblit la Société des nations (en l’absence de la première puissance mondiale) et rend caduc le traité signé par <b>Wilson</b> et <b>Lloyd George</b> qui garantissait la sécurité de la France en cas d’attaque allemande. Mais, finalement, peut-être que le véritable échec du traité de Versailles est ailleurs […] En passant à côté des aspirations des peuples colonisés et en refisant de ratifier l’égalité entre les races, les négociateurs réunis à Paris ont contribué à alimenter des sentiments nationalistes qu’ils étaient bien incapables de satisfaire.”<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12718564-7693932687735380834?l=lethiboniste.blogspot.com'/></div>le thibonistehttp://www.blogger.com/profile/00867420641678519157levequemichel@hotmail.fr0tag:blogger.com,1999:blog-12718564.post-43555629167130782802009-07-02T10:55:00.003+02:002009-07-05T07:42:45.230+02:00Une histoire des chambres<b>Existe-t-il une histoire des chambres?<br /></b><br /><div>Cf. <u>L’Histoire</u> n°343, juin 2009, page 22.</div><div><br /><b>Michelle Perrot</b> va publier en septembre 2009, au Seuil, une étude sur ce thème: chambre à coucher, à aimer, à accoucher, à mourir …<br /><br />Référence:<br /><b>Michelle Perrot</b>, <i>Une histoire des chambres</i>, Editions du Seuil, Collection La Librairie du XX<sup>e</sup> siècle, ISBN 2020892790<br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12718564-4355562916713078280?l=lethiboniste.blogspot.com'/></div>le thibonistehttp://www.blogger.com/profile/00867420641678519157levequemichel@hotmail.fr0tag:blogger.com,1999:blog-12718564.post-5788922087010776312009-07-02T10:20:00.010+02:002009-07-05T07:43:58.217+02:00Un proselytisme juif?<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Skx1Fg6jx3I/AAAAAAAAFC8/OoC_8DkDHLU/s1600-h/Histoire-343.jpg"><img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 125px; height: 170px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Skx1Fg6jx3I/AAAAAAAAFC8/OoC_8DkDHLU/s200/Histoire-343.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353782794632021874" /></a><br /><div style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold; ">Un prosélytisme juif a-t-il existé?</span></div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">Cf. <u>L’Histoire</u> n°343, juin 2009, pages 15 et 16.</div><div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">Pour <b>Shlomo Sand</b>, “depuis les V<sup>e</sup> et IV<sup>e</sup> siècles av. J.-C. jusque vers le II<sup>e</sup> siècle ap. J.-C., le judaïsme a beaucoup recruté au-dehors. C’est ce que nous disent en tout cas les historiens et les philosophes du monde antique, de <b>Philon d’Alexandrie</b> jusqu’à <b>Flavius Josèphe</b>. Pendant plus de trois cents ans, à partir du II<sup>e</sup> siècle av. J.-C., le monothéisme juif a été une religion dynamique et prosélyte. La rencontre entre la religion de Moïse et l’hellénisme a permis au mouvement de conversion de commencer très tôt dans l’Antiquité.</div><div style="text-align: justify;">L’idée que la religion juive est étrangère au prosélytisme reste profondément ancrée dans les consciences. Elle n’en est pas moins fausse. Les indices du prosélytisme des juifs sont nombreux. Les auteurs romains décrivent la propagande des Maccabées. <b>Juvénal</b>, <b>Horace</b>, <b>Tacite</b> parlent tous du prosélytisme des juifs. Et, dans le Nouveau Testament, il est écrit que les pharisiens sont prêts à tout pour convertir […]</div><div style="text-align: justify;">Il est vrai qu’à partir du IV<sup>e</sup> siècle, dans le monde chrétien puis dans le monde musulman après la conquête arabo-islamique, les juifs ont tout fait pour effacer la trace de ce prosélytisme: leur survie en dépendait. Mais, au XIX<sup>e</sup> siècle, l’idée du prosélytisme juif refait surface. […] Puis, à partir du milieu du XX<sup>e</sup> siècle, de nouveau, la vision qu’il n’y a pas de prosélytisme juif est devenue dominante. C’est qu’elle vient bien sûr renforcer la démonstration d’une origine ethnique unique du peuple juif. […] la thèse de doctorat qu’<b>Uriel Rappaport</b> a soutenue en 1966. Il y démontrait que les juifs de “l’Exil” sont un produit des conversions.</div><div style="text-align: justify;">Pour <b>Maurice Sartre</b>, “si l’on trouve de fait des Juifs dispersés sur tout le pourtour de la Méditerranée, il s’agit de païens convertis pour la plupart. Mais j’aurais tendance à les estimer moins nombreux que ce qu’affirme <b>Shlomo Sand</b>. […] Si les chiffres sont discutables, reste que l’augmentation importante du nombre de Juifs dans l’Empire romain s’explique principalement par les conversions. Ce qui a permis ce phénomène massif, c’est la promulgation de ce qu’on appelle le Code sacerdotal par Esdras […] probablement au début du IV<sup>e</sup> siècle av. J.-C. Jusque là, on était juif parce que né de parents juifs. Désormais, on est juif parce que l’on respecte les préceptes de la Loi. […]</div><div style="text-align: justify;">Ce qui fait débat entre les historiens est de savoir quelle est l’ampleur du mouvement de conversion et s’il s’agit d’une politique missionnaire délibérée ou de conversions spontanées.”</div></div><div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;"><br /></div></div><div style="text-align: justify;">Mise au point dans <u>L'Histoire</u> qui confirme donc ce qu'avait écrit <b>Marc Ferro</b> dans <i>Les tabous de l'histoire</i>, <a href="http://lethiboniste.blogspot.com/2007/10/marc-ferro-les-tabous-de-lhistoire.html">dont j'avais rendu compte succinctement</a> et qu'avait contesté un visiteur: <a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=12718564&postID=578892208701077631">http://bit.ly/CQv7d</a></div><div style="text-align: justify;"><br /></div><div style="text-align: justify;">Lire aussi le compte-rendu de lecture réalisé par Sébastien Ducreux sur le site académique de Dijon: <a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=12718564&postID=578892208701077631">http://bit.ly/qaGh8</a></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12718564-578892208701077631?l=lethiboniste.blogspot.com'/></div>le thibonistehttp://www.blogger.com/profile/00867420641678519157levequemichel@hotmail.fr0tag:blogger.com,1999:blog-12718564.post-79364703553677017522009-07-01T09:50:00.008+02:002009-07-05T07:44:25.644+02:00Une nation juive permanente?<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Skx1e2PJzaI/AAAAAAAAFDE/MUkq-1Rd3kE/s1600-h/Histoire-343.jpg"><img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 125px; height: 170px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/Skx1e2PJzaI/AAAAAAAAFDE/MUkq-1Rd3kE/s200/Histoire-343.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353783229852274082" /></a><br /><b>Quand a émergé l’idée d’une nation juive permanente?</b><br /><br />Cf. <u>L’Histoire</u> n°343, juin 2009, page 10.<br /><br />D’après <b>Shlomo Sand</b>, “c’est après 1848, après l’échec du Printemps des peuples et l’éveil des aspirations nationales en Europe, qu'éclôt la grande histoire nationale juive. Le premier à porter l’idée d’une nation juive qui aurait traversé les âges est un savant allemand d’origine juive, <b>Heinrich Graetz</b>, qui écrit au milieu du XIX<sup>e</sup> siècle une <i>Histoire des Juifs depuis les temps anciens jusqu’à nos jours</i>”.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12718564-7936470355367701752?l=lethiboniste.blogspot.com'/></div>le thibonistehttp://www.blogger.com/profile/00867420641678519157levequemichel@hotmail.fr0tag:blogger.com,1999:blog-12718564.post-66905067716619539502007-10-27T12:20:00.001+02:002009-07-05T07:44:57.754+02:00Marc Ferro Les tabous de l'Histoire<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RyNm40U_ncI/AAAAAAAAAI8/oStvHg9qgY0/s1600-h/Marc+Ferro+les+tabous+de+l%27historie.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RyNm40U_ncI/AAAAAAAAAI8/oStvHg9qgY0/s200/Marc+Ferro+les+tabous+de+l%27historie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5126053927183162818" border="0" /></a><br /><div style="text-align: justify;">Le président Nicolas Sarkozy se présente en Don Quichotte des tabous. En historiographie, <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Marc Ferro</span> s'est essayé à cette question avec son livre <span style="font-style: italic; font-weight: bold;">Les tabous de l'Histoire</span> que j'ai lu dans son format de poche (Nil éditions, Pocket, Paris, 2002, 141 pages).<br /><br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Marc Ferro</span> retient comme <span style="font-weight: bold;">définition </span>du <span style="font-weight: bold;">tabou </span>celle proposée par Alain Rey et son équipe dans <span style="font-style: italic;">Le Dictionnaire historique de la langue française</span>, à savoir: "<span style="font-weight: bold; font-style: italic;">ce sur quoi on fait silence, par crainte, par pudeur</span>". Dans un prologue d'ego-histoire, il essaie d'expliquer pourquoi il s'intéresse à cette question et remonte ainsi au tabou qu'il n'a osé brisé à la télévision quant à l'aménorrhée probable de Jeanne d'Arc -qui pourrait expliquer ses visions- et quant à sa possible homosexualité.<br /><br /><u>Mon impression générale</u>: un livre dont on peut se passer, particulièrement décevant car l'auteur manque de nuance dans son propos (par exemple, il y a d'autres explications qui ont été avancées à propos des visions qu'aurait eues Jeanne d'Arc) et ne remet pas suffisamment en perspective (par exemple, sur le prosélytisme juif). Encore un ouvrage de Marc Ferro qui me déçoit.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">Résumés du livre consultables sur internet:</span><br /><a href="http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_jeune_afrique.asp?art_cle=LIN24065petitsuobat0">Petits "oublis" et grands tabous</a> proposé par <a href="http://www.jeuneafrique.com/">Jeuneafrique</a>.<br /><a href="http://www.humanite.fr/1995-02-21_Articles_-Marc-Ferro-l-histoire-POUR-Marc-Ferro-l-histoire-en-tant-que">Pour Marc Ferro, l'Histoire en tant que connaissance du passé</a> proposé par <a href="http://www.humanite.fr/">l'Humanité</a> le 21 février 1995: cf. sa réponse à la troisième question "Pouvez-vous me dire aussi votre avis sur la façon dont on apprend l'histoire aux enfants en France?"<br /><br /><span style="font-weight: bold;">Référence</span>:<br />_<span style="font-weight: bold;"><span style="color: rgb(51, 51, 255);">Marc Ferro</span>, <span style="font-style: italic;">Les tabous de l'Histoire</span></span>, Pocket, Paris, février 2004, 141 pages.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">Table des matières:</span><br />Comment l'idée vint à l'historien ..................................................... 7<br />Profil de l'essai ................................................................................ 15<br />1. Aux origines des tabous ............................................................... 17<br />2. Guerres mondiales ....................................................................... 37<br />3. La deuxième mort de Nicolas II: pourquoi ce tabou? .................. 59<br />4. Les Juifs: tous des sémites? ........................................................105<br />5. Rainer Werner Fassbinder: l'instinct du tabou .......................... 125<br />Index .............................................................................................. 131<br />Remerciements ............................................................................. 141<br /><br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12718564-6690506771661953950?l=lethiboniste.blogspot.com'/></div>le thibonistehttp://www.blogger.com/profile/00867420641678519157levequemichel@hotmail.fr7tag:blogger.com,1999:blog-12718564.post-67660632159227505342007-10-21T09:52:00.001+02:002009-07-05T07:45:55.362+02:00Qu'est-ce qu'une frontière en géographie?<div style="text-align: justify;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);font-family:georgia;font-size:100%;" ><span style="font-weight: bold;">Qu'est-ce qu'une frontière?</span><br /><br /></span><span style="color: rgb(0, 0, 0);font-family:georgia;font-size:100%;" >J'ai déjà abordé cette question en traitant le sujet d'ESD </span><span style="font-size:100%;"><a style="font-family: georgia; color: rgb(0, 0, 0);" href="http://lethiboniste.blogspot.com/2006/06/sujet-depreuve-sur-dossier-leurope-une.html">L'Europe: une question d'histoire et géographie</a></span><span style="color: rgb(0, 0, 0);font-family:georgia;font-size:100%;" >.<br /><br /></span><span style="color: rgb(0, 0, 0);font-family:georgia;font-size:100%;" >Une <span style="font-weight: bold;">frontière </span>peut être définie comme la <span style="font-weight: bold;">limite du territoire d'un Etat</span>.<br /><br /></span><span style="font-size:100%;"><b face="georgia" style="color: rgb(0, 0, 0);">Les frontières "naturelles" représentent 55% des tracés</b></span><span style="color: rgb(0, 0, 0);font-family:georgia;font-size:100%;" > (ex, fleuves, montagnes) mais ces frontières sont le résultat de décisions politiques au même titre que les <span style="font-weight: bold;">frontières "artificielles"</span> au tracé rectiligne comme entre <st1:personname productid="la Libye" st="on">la Libye</st1:personname> et le Tchad (on parle alors de "<span style="font-weight: bold;">frontière ligne</span>". </span><span style="color: rgb(0, 0, 0);font-family:georgia;font-size:100%;" ><span style="font-weight: bold;">Toutes les frontières sont des créations humaines et donc politiques</span> : il n'y a pas de véritables frontières naturelles aujourd'hui. Ce sont les hommes qui ont décidé, pour x ou y raison, que leur Etat s'arrêtait ici plutôt que là.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">Seulement 2% des frontières auraient été tracées avec l'assentiment des peuples concernés</span>.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">Les frontières sont de plus en plus nombreuses au cours du XXe siècle</span>. Deux explications peuvent être avancées: d'une part, à la fin de la Première Guerre mondiale, le nombre d'Etats européens a beaucoup augmenté avec la dislocation des Empires austro-hongrois, russe et ottoman. D'autre part, les continents africains et asiatiques ont accédé à l'indépendance après la Seconde Guerre mondiale.<br /><br /></span><span style="font-size:100%;">La </span><span style="font-weight: bold;font-size:100%;" >frontière </span><span style="font-size:100%;">est </span><span style="font-weight: bold;font-size:100%;" >soit une limite</span><span style="font-size:100%;"> (en anglais, cela correspond aux mots <em>border</em> ou <span style="font-style: italic;">boundary</span>), </span><span style="font-weight: bold;font-size:100%;" >soit une zone de contact</span><span style="font-size:100%;"> (en anglais, <em>frontier</em>). Les géographes parlent dans le premier cas d'une </span><span style="font-weight: bold;font-size:100%;" >barrière</span><span style="font-size:100%;">; dans le deuxième cas, d'une </span><span style="font-weight: bold;font-size:100%;" >interface</span><span style="font-size:100%;">. Un manuel de 1e STG parle de </span><span style="font-weight: bold;font-size:100%;" >coupure </span><span style="font-size:100%;">ou de </span><span style="font-weight: bold;font-size:100%;" >couture</span><span style="font-size:100%;">. On peut aussi opposer <span style="font-weight: bold;">frontière ligne</span> (depuis les progrès de la cartographie et le développement de l'Etat) et <span style="font-weight: bold;">frontière zone</span> (avant les progrès de la cartographie et le développement de l'Etat; encore aujourd'hui dans certains cas particuliers: quel est le tracé exact de la frontière guyanaise?).<br /><br /><span style="font-weight: bold;">Qu'est-ce qu'une interface?</span><br />C'est un espace de contacts entre deux milieux (naturels, sociaux, économiques, politiques, culturels, etc.) différents.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">Pour aller plus loin:</span><br />_<a href="http://www.hypergeo.eu/article.php3?id_article=16">la définition de la frontière</a> donnée par le site <a href="http://www.hypergeo.eu/">hypergeo</a>.<br />_<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fronti%C3%A8re#Bibliographie">la bibliographie de géographie sur la frontière</a> proposée sur Wikipédia: cela permet de connaître des géographes qui ont travaillé sur les frontières (<span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Jacques Ancel</span>, <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Roger Dion</span>, <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Michel Foucher</span> et bien d'autres).<br />_<a href="http://hist-geo.ac-rouen.fr/doc/bls/2003/09_fa.htm">Les frontières en Afrique: absurdité ou enracinement?</a>, une conférence des Rendez-vous de l'Histoire de Blois, 2003.<br /><br /></span></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12718564-6766063215922750534?l=lethiboniste.blogspot.com'/></div>le thibonistehttp://www.blogger.com/profile/00867420641678519157levequemichel@hotmail.fr1tag:blogger.com,1999:blog-12718564.post-42542824070403193122007-10-20T17:09:00.001+02:002009-07-05T07:46:59.785+02:00Que savez-vous sur la géographie des bisous?<div style="text-align: justify;">On peut toujours rêver qu'un membre du jury vous demande s'il est possible de faire une <span style="font-weight: bold;">géographie des bises et autres bisous</span>.<br /></div><div style="text-align: justify;">Dans ce cas-là, il est indispensable de se rendre sur <a href="http://combiendebises.free.fr/">http://combiendebises.free.fr</a> où vous pouvez voter et étudier une carte française des bisous. On peut regretter toutefois un découpage départemental à la vieille mode administrative: les Basques embrassent-ils de la même façon que les Béarnais? Un Basque du Labourd embrasse-t-il autant qu'un Souletin ou qu'un Bas-Navarrais?<br />Une adresse et un projet découverts en lisant <span style="font-style: italic;">Libération</span> et cet article: <a href="http://www.liberation.fr/vous/286176.FR.php">Le grand jeu du qui-bise-qui</a>. Tout semble être venu d'une entreprise américaine qui a mis au point <a href="http://www.blistex.com/global_lips.htm">"A Guide to European Kissing Etiquette"</a>.<br /><br />Si une question vous est posée en géographie, vous savez que la même peut vous être posée en histoire. Et vice-versa. Si un autre membre du jury vous interroge sur <span style="font-weight: bold;">l'histoire du bisou</span>, allez faire un tour sur wikipédia et son article consacré à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Baiser#Histoire_du_baiser">l'histoire du baiser</a>.<br /><br />Maintenant, le troisième larron du jury vous demande s'il est possible de <span style="font-weight: bold;">lier éducation civique et bisou</span> (sait-on jamais, les programmes de 6e vont changer en 2009 ...): vous pouvez alors évoquer le <a href="http://www.streetkiss.com/">streetkiss</a> et son Parti révolutionnaire du bisou et vous brodez sur les nouvelles relations sociales qui pourraient s'ensuivre.<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.streetkiss.com/prb/affiche_pp.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.streetkiss.com/prb/affiche_pp.jpg" alt="" border="0" /></a><br />Bon, on va arrêter les dégâts là, cet article ne ressemble pas du tout à l'image que vous devez avoir de moi.<br /><br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12718564-4254282407040319312?l=lethiboniste.blogspot.com'/></div>le thibonistehttp://www.blogger.com/profile/00867420641678519157levequemichel@hotmail.fr2tag:blogger.com,1999:blog-12718564.post-27737519174962777712007-10-20T11:47:00.001+02:002009-07-05T07:53:38.125+02:00ESD: définition de la démocratieVoici une petite mise au point sur la notion de <span style="font-weight: bold;">démocratie </span>en vue des questions de reprise en ESD.<br /><div style="text-align: justify;"><br /><ul><li><span style="font-weight: bold;">Qu'est-ce que la démocratie?</span></li></ul>Pour le <span style="font-style: italic;">Petit Robert</span> (édition de 1993), la <span style="font-weight: bold;">démocratie </span>est la "<span style="font-style: italic;">doctrine politique d'après laquelle la souveraineté doit appartenir à l'ensemble des citoyens</span>"; c'est aussi l' "<span style="font-style: italic;">organisation politique (souvent, la république) dans laquelle les citoyens exercent cette souveraineté</span>".<br />La <span style="font-weight: bold;">démocratie </span>peut être <span style="font-weight: bold;">directe</span>, quand "<span style="font-style: italic;">le peuple exerce directement sa souveraineté</span>"; ou <span style="font-weight: bold;">représentative</span>: "<span style="font-style: italic;">le peuple élit ses représentants</span>".<br />Ici, citoyens et peuple sont synonymes. Il ne faut pas, en effet, entendre le peuple comme l' "<span style="font-style: italic;">ensemble d'êtres humains vivant en société</span>" mais plutôt comme l' "<span style="font-style: italic;">ensemble des personnes, des citoyens qui constituent une communauté</span>".<br /><br /><ul><li><span style="font-weight: bold;">Quand la démocratie est-elle étudiée dans le secondaire?</span></li></ul>En <span style="font-weight: bold;">histoire</span>, en sixième, au moment d'étudier "Athènes au Ve siècle avant Jésus-Christ".<br />En quatrième, avec "la remise en cause de l'absolutisme" et "la France de 1815 à 1914".<br />En troisième, lors du chapitre sur "De 1945 à nos jours: croissance, démocratie, inégalités".<br />En seconde avec l'un des quatre thèmes optionnels: "Un exemple de citoyenneté dans l'Antiquité: le citoyen à Athènes au Ve siècle avant J.-C."<br />En première L/ES, la troisième partie du programme porte sur "Guerres, démocraties et totalitarismes (1914-1945).<br />En première STG, le premier chapitre proposé (les enseignants peuvent le traiter quand ils veulent) porte sur "La construction de la République" et la démocratie est l'une des notions importantes à faire passer.<br />En terminales L/ES, au moment d'étudier "Les grands modèles idéologiques et la confrontation Est/ Ouest jusqu'aux années 1970".<br /><br />En <span style="font-weight: bold;">géographie</span>, en quatrième avec le chapitre sur "la diversité de l'Europe".<br />En première L/ES/S, lors de l'introduction "Qu'est-ce que l'Europe?"<br />En première STG, lors du chapitre sur "Les territoires européens": comme en quatrième et en première L/ES/S, c'est l'un des quelques points communs entre pays européens.<br /><br />En <span style="font-weight: bold;">éducation civique</span>, en sixième, au moment d'étudier "L'élève et la citoyenneté"; et en troisième, le premier chapitre porte sur "Le citoyen, la République, la démocratie".<br /><br />A priori, un élève qui a terminé sa scolarité obligatoire devrait donc connaître la définition de la démocratie et retenir un ou deux exemples. La prudence est cependant de mise.<br /><br /><ul><li><span style="font-weight: bold;">Quels sujets d'ESD ont été posés en rapport avec la démocratie?</span></li></ul>A l'IUFM de Lille, un sujet a porté en 2002 sur "Existe-t-il une histoire de la démocratie?" (source: <a href="http://www.forum-capes.org/">www.forum-capes.org</a>)<br /><br /><ul><li><span style="font-weight: bold;">Questions de reprise portant sur la démocratie:</span></li></ul><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">_Qu'est-ce que la démocratie?</span><br />Cf. définition ci-dessus.<br /><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">_Démocratie directe, démocratie indirecte: quel point commun? Quelles différences?</span><br />Cf. définitions ci-dessus.<br /><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">_Qu'est-ce qu'une démocratie populaire?</span><br />C'est un régime politique reposant sur l'hégémonie du Parti communiste et sur l'étatisation de l'économie, instauré dans les pays d'Europe de l'est satellites de l'Union soviétique.<br /><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">_Qu'est-ce que la démocratie chrétienne?</span><br />C'est un mouvement politique qui s'est développé en Europe à la fin du XIXe siècle et qui s'inspire de la doctrine sociale du catholicisme. Exemple: la CDU en Allemagne<br /><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">_Quelle différences faites-vous entre démocratie et république?</span><br />La république est un régime politique où le pouvoir n'est pas exercé par un seul ni de façon héréditaire; le pouvoir peut y être exercé soit par une partie du peuple soit par tout le peuple. Une république peut donc être aristocratique ou démocratique. Exemple de république aristocratique: Venise au Moyen Age. Exemple de république démocratique: les Etats-Unis d'Amérique.<br />Une démocratie est un régime politique où le pouvoir est exercé par le peuple, c'est-à-dire par les citoyens. Une démocratie peut être monarchique (exemples: le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Belgique) ou républicaine (exemples: Allemagne, France, Suisse, États-Unis).<br />Le problème est le suivant: à partir de quand une république cesse-t-elle d'être aristocratique, oligarchique, pour devenir démocratique? En France, quand la république devient-elle démocratique: en 1848? en 1944? L'Autriche est-elle une république plus démocratique que la France parce que les Autrichiens peuvent voter à partir de 15 ans contre 18 en France?<br />Tout dépend en fait de la définition de la citoyenneté: A Athènes au "siècle de Périclès" étaient citoyens uniquement les hommes qui étaient fils de citoyen et de mère fille de citoyen, qui avaient accompli l'éphébie et avaient été inscrits sur la liste d'un dème. C'était une démocratie, même s'il y avait environ 40 000 citoyens sur 200 000 habitants.<br />Staline était convaincu d'avoir instauré des démocraties en Europe de l'est: seulement sa conception de la démocratie n'était pas la même que celle des Occidentaux et notamment de Winston Churchill. En Europe de l'est, le pouvoir revenait bien à un gouvernement élu par le peuple (indirectement, par les élus du parti unique représentatif du peuple), au cours de scrutins libres (on peut ne pas voter pour le ou les candidats du parti, seulement il n'y en a pas d'autres), ouverts aux "<span style="font-style: italic;">éléments démocratiques des populations</span>" (les "<span style="font-style: italic;">non-démocratiques</span>", autrement dits "<span style="font-style: italic;">ennemis du peuple</span>", étaient exclus). Pour Staline, la démocratie populaire était synonyme de dictature du prolétariat.<br />L'IUFM d'Aix propose <a href="http://www.aix-mrs.iufm.fr/formations/filieres/ecjs/productionaixprem/republique.html">une mise au point sur la République</a>.<br /><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">_Quelles sont les différentes formes de démocratie que vous connaissez?</span><br />Démocratie républicaine, démocratie monarchique, démocratie directe, démocratie indirecte ou représentative, démocratie populaire, démocratie chrétienne, social-démocratie, <a href="http://www.cognition.ens.fr/traces/articles/callon_difficile.pdf">démocratie technique</a>, démocratie participative (existerait-il une démocratie non participative?), démocratie d'opinion, démocratie locale.<br /><span style="font-style: italic; font-weight: bold;">_Qu'est-ce que la "géographie spatiale" dont parle le géographe </span><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255); font-style: italic;">Jacques Lévy</span><span style="font-style: italic; font-weight: bold;">?</span> (posée à Chalons. Source: <a href="http://www.forum-capes.org/">www.forum-capes.org</a>)<br /><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">_</span><a style="font-weight: bold; font-style: italic;" href="http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=313">La démocratie est-elle un objet de la géographie?</a> (thème d'un café géo en 2004)<br />Lire aussi cet article de <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Michel Bussi</span>: <a href="http://www.espacepolitique.org/documents/pdf/EP1-2007_B.pdf">Pour une géographie de la démocratie: "la géographie ça sert maintenant à faire la paix?"</a><br /><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">_Qu'est-ce que la démocratie locale?</span><br /><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">_Qu'est-ce que la démocratie participative?</span><br /><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">_La démocratie est-elle conciliable avec l'impérialisme?</span><br />L'exemple d'Athènes au Ve siècle avant notre ère, de la France et de la Grande-Bretagne aux XIXe et XXe siècles permettent de répondre par l'affirmative.<br /><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">_Quels auteurs connaissez-vous qui ont travaillé sur la démocratie?</span><br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Alexis de Tocqueville</span>, <span style="font-style: italic;">De la démocratie en Amérique</span>, 1835 (tome 1) et 1840 (tome 2).<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxnEBVjcj8I/AAAAAAAAAH0/FU76X0B0yZU/s1600-h/Alexis+Tocqueville+democratie+Amerique.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxnEBVjcj8I/AAAAAAAAAH0/FU76X0B0yZU/s200/Alexis+Tocqueville+democratie+Amerique.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5123341578355380162" border="0" /></a><br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Raymond Aron</span>, <span style="font-style: italic;">Démocratie et totalitarisme</span>, 1965.<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxnFQFjckDI/AAAAAAAAAIs/P929N6IWhOY/s1600-h/Raymond+Aron+Democratie+et+totalitarisme.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxnFQFjckDI/AAAAAAAAAIs/P929N6IWhOY/s200/Raymond+Aron+Democratie+et+totalitarisme.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5123342931270078514" border="0" /></a><br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Claude Mossé</span>, <span style="font-style: italic;">Histoire d'une démocratie: Athènes, des origines à la conquête macédonienne</span>, 1971.<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxnEKVjcj9I/AAAAAAAAAH8/dZLg9AbvA5Y/s1600-h/Claude+Mosse+Histoire+d%27une+democratie+Athenes.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxnEKVjcj9I/AAAAAAAAAH8/dZLg9AbvA5Y/s200/Claude+Mosse+Histoire+d%27une+democratie+Athenes.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5123341732974202834" border="0" /></a><br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Pierre Rosanvallon</span>, <span style="font-style: italic;">Le sacre du citoyen: histoire du suffrage universel en France</span>, Paris, Gallimard, Collection Bibliothèque des histoires, octobre 1992, 490 pages.<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxnFY1jckEI/AAAAAAAAAI0/KZOB-EjBbX0/s1600-h/Pierre+Rosanvallon+Le+sacre+du+citoyen.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxnFY1jckEI/AAAAAAAAAI0/KZOB-EjBbX0/s200/Pierre+Rosanvallon+Le+sacre+du+citoyen.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5123343081593933890" border="0" /></a><br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Jürgen Habermas</span>, <span style="font-style: italic;">Droit et démocratie: entre faits et normes</span>, Paris, Gallimard, Collection NRF essais, janvier 1997, 557 pages.<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxnEh1jcj_I/AAAAAAAAAIM/clVPjOh7IB0/s1600-h/Jurgen+Habermas+Droit+et+democratie.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxnEh1jcj_I/AAAAAAAAAIM/clVPjOh7IB0/s200/Jurgen+Habermas+Droit+et+democratie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5123342136701128690" border="0" /></a><br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Pierre Rosanvallon</span>, <span style="font-style: italic;">La démocratie inachevée: histoire de la souveraineté du peuple en France</span>, Paris, Gallimard, Bibliothèque des histoires, septembre 2000, 440 pages.<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxnFCFjckCI/AAAAAAAAAIk/MTfmd733iC8/s1600-h/Pierre+Rosanvallon+La+democratie+inachevee.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxnFCFjckCI/AAAAAAAAAIk/MTfmd733iC8/s200/Pierre+Rosanvallon+La+democratie+inachevee.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5123342690751909922" border="0" /></a><br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Marcel Gauchet</span>, <span style="font-style: italic;">La démocratie contre elle-même</span>, Paris, Gallimard, Collection Tel, février 2002, 385 pages.<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxnEtFjckAI/AAAAAAAAAIU/6XXL_Q0oiGw/s1600-h/Marcel+Gauchet+La+democratie+contre+elle+meme.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxnEtFjckAI/AAAAAAAAAIU/6XXL_Q0oiGw/s200/Marcel+Gauchet+La+democratie+contre+elle+meme.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5123342329974657026" border="0" /></a><br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Dominique Schnapper</span>, <span style="font-style: italic;">La démocratie providentielle: essai sur l'égalité contemporaine</span>, Paris, Gallimard, NRF essais, février 2002, 325 pages.<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxnEWVjcj-I/AAAAAAAAAIE/9mzMq3B0DZI/s1600-h/Dominique+Schnapper+La+democratie+providentielle.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxnEWVjcj-I/AAAAAAAAAIE/9mzMq3B0DZI/s200/Dominique+Schnapper+La+democratie+providentielle.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5123341939132633058" border="0" /></a><br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Pierre Rosanvallon</span>, <span style="font-style: italic;">La contre-démocratie: la politique à l'âge de la défiance</span>, Paris, Le Seuil, Collection Les Livres du Nouveau Monde, septembre 2006, 345 pages.<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxnE31jckBI/AAAAAAAAAIc/F2LAvQhMXKo/s1600-h/Pierre+Rosanvallon+La+contre+democratie.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxnE31jckBI/AAAAAAAAAIc/F2LAvQhMXKo/s200/Pierre+Rosanvallon+La+contre+democratie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5123342514658250770" border="0" /></a><br /><br /><br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12718564-2773751917496277771?l=lethiboniste.blogspot.com'/></div>le thibonistehttp://www.blogger.com/profile/00867420641678519157levequemichel@hotmail.fr0tag:blogger.com,1999:blog-12718564.post-60301564516177497772007-10-16T07:10:00.001+02:002009-07-05T07:59:00.179+02:00L'actualité du livre d'histoire et géographie en octobre 2007<div style="text-align: justify;font-family:georgia;"><span style="font-size:100%;"><span style="font-weight: bold;">L'Epreuve sur Dossier (ESD) au CAPES d'histoire et géographie</span> nécessite de se tenir au courant des derniers ouvrages parus: j'ai déjà écrit sur ce blog comment procéder, à savoir <span style="font-weight: bold;">lire les suppléments littéraires des quotidiens</span> </span><span style="font-style: italic;font-size:100%;"><a href="http://www.liberation.fr/culture/livre/">Libération</a></span><span style="font-size:100%;">, </span><span style="font-style: italic;font-size:100%;"><a href="http://www.lemonde.fr/web/sequence/0,2-3260,1-0,0.html">Le Monde</a></span><span style="font-size:100%;"> et </span><span style="font-style: italic;font-size:100%;"><a href="http://www.lefigaro.fr/litteraire/">Le Figaro</a></span><span style="font-size:100%;">, d'un hebdomadaire comme </span><span style="font-style: italic;font-size:100%;"><a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/">Le Nouvel Observateur</a></span><span style="font-size:100%;">, les pages consacrées à l'histoire voire à la géographie dans le mensuel </span><span style="font-style: italic;font-size:100%;"><a href="http://www.lire.fr/">Lire</a></span><span style="font-size:100%;">; <span style="font-weight: bold;">parcourir les rayons spécialisés des librairies</span>, porter une attention particulière aux livres mis en exergue et ne pas hésiter à parcourir rapidement leurs introduction et table des matières. Mais je n'avais pas mentionné <span style="font-weight: bold;">les potentialités d'internet.</span></span><br /></div><div style="text-align: justify;font-family:georgia;"><br /></div><br /><div style="text-align: justify;font-family:georgia;"><span style="font-size:100%;"><span style="font-weight: bold;">Sur la toile, il faut commencer par </span><a style="font-weight: bold;" href="http://www.clionautes.org/spip.php?rubrique7">les comptes-rendus de lecture des Clionautes</a>, qui rendent un service précieux.<br /></span><span style="font-size:100%;">Par exemple, vous voulez connaître </span><span style="font-weight: bold;font-size:100%;">un titre récent en historiographie médiévale</span><span style="font-size:100%;"> et être capable de répondre à une ou deux questions sur ce titre et son auteur. Sur le site des Clionautes, vous pouvez remarquer </span><span style="font-style: italic;font-size:100%;">Faire la paix au Moyen Age</span><span style="font-size:100%;">, de </span><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);font-size:100%;">Nicolas Offenstadt</span><span style="font-size:100%;"> (Odile Jacob, 2007), grâce à <a href="http://www.clionautes.org/spip.php?article1601">un compte-rendu de Laurence Fritsch-Ory</a>.</span><br /></div><div style="text-align: justify;font-family:georgia;"><span style="font-size:100%;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwiNDYpsT-I/AAAAAAAAACU/3LQ4CMfKL80/s1600-h/Nicolas+Offenstadt+Faire+la+paix+au+Moyen+Age+2007.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwiNDYpsT-I/AAAAAAAAACU/3LQ4CMfKL80/s200/Nicolas+Offenstadt+Faire+la+paix+au+Moyen+Age+2007.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118496065803014114" border="0" /></a></span><span style="font-size:100%;">Le compte-rendu commence par une présentation qui vous permet de savoir que ce livre est issu d'une thèse soutenue en 2001, que la France accuse un déficit historiographique sur la question de la paix et que cet historien fait ainsi oeuvre de novateur. Avec le résumé que propose ensuite la Clionaute, vous pouvez tenir le choc d'une ou deux questions que pourrait poser le jury.</span><br /></div><br /><br /><div style="text-align: justify;font-family:georgia;"><span style="font-size:100%;">Maintenant vous souhaitez connaître </span><span style="font-weight: bold;font-size:100%;">un ouvrage récent en géographie</span><span style="font-size:100%;">: toujours grâce aux <a href="http://www.clionautes.org/spip.php?rubrique7">comptes-rendus en ligne des Clionautes</a>, vous pouvez par exemple retenir le dernier ouvrage de </span><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);font-size:100%;">Sylvie Sanchez</span><span style="font-size:100%;">, </span><span style="font-style: italic;font-size:100%;">Pizza Connexion: Une séduction transculturelle</span><span style="font-size:100%;">, CNRS Editions, 2007.</span><br /></div><div style="text-align: justify;font-family:georgia;"><div style="text-align: justify;"><span style="font-size:100%;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwiNYIpsT_I/AAAAAAAAACc/HjhlTYkYX6M/s1600-h/Sylvie+Sanchez++Pizza+connexion+Une+s%C3%A9duction+transculturelle+2007.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwiNYIpsT_I/AAAAAAAAACc/HjhlTYkYX6M/s200/Sylvie+Sanchez++Pizza+connexion+Une+s%C3%A9duction+transculturelle+2007.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118496422285299698" border="0" /></a></span><span style="font-size:100%;"><a href="http://www.clionautes.org/spip.php?article1564">Le compte-rendu de Jean-Philippe Raud-Dugal</a> vous permet de replacer cet ouvrage si une question vous est posée sur un ouvrage récent de géographie, ou un ouvrage récent de la géographie de la mondialisation, ou encore un ouvrage récent de la géographie alimentaire, sans oublier la géographie de l'acculturation.</span><br /><br /><br /><span style="font-size:100%;">Pour ce qui est de la presse quotidienne, feuilletons les pages littéraires de ce mois d'octobre 2007.</span><br /><span style="font-size:100%;"> Dans </span><span style="font-style: italic;font-size:100%;">Le Monde des Livres</span><span style="font-size:100%;"> daté du 4 octobre 2007, Thomas Wieder propose un compte-rendu de la parution en poche des </span><span style="font-style: italic; font-weight: bold;font-size:100%;">Courants historiques</span><span style="font-size:100%;"> par </span><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);font-size:100%;">Christian Delacroix</span><span style="font-size:100%;">, </span><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);font-size:100%;">François Dosse </span><span style="color: rgb(51, 51, 255);font-size:100%;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);">et</span> <span style="font-weight: bold;">Patrick Garcia</span></span><span style="font-size:100%;"> (Gallimard, Folio Histoire, 724 pages). A priori, c'est un ouvrage que vous devez avoir fiché et potassé tout au long de votre année de préparation.</span><br /></div><div style="text-align: justify;"><span style="font-size:100%;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwiNt4psUAI/AAAAAAAAACk/cvOZrojACEw/s1600-h/Delacrois+Dosse+Garcia+Les+courants+historiques+en+France+2007.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwiNt4psUAI/AAAAAAAAACk/cvOZrojACEw/s200/Delacrois+Dosse+Garcia+Les+courants+historiques+en+France+2007.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118496795947454466" border="0" /></a></span><span style="font-size:100%;">Voici quelques extraits de ce compte-rendu si cela peut vous aider:</span><br /></div></div><div style="text-align: justify;font-family:georgia;"><span style="font-size:100%;">"</span><span style="font-style: italic;font-size:100%;">En France, la professionnalisation de l'histoire remonte à la fin du XIX</span><span style="font-size:100%;"><sup style="font-style: italic;">e </sup></span><span style="font-style: italic;font-size:100%;">siècle. C'est l'époque où, impressionnés par la rigueur de l'historiographie allemande, les maîtres de la discipline entreprennent de réformer les études d'histoire au sein de l'université française.</span><br /><span style="font-style: italic;font-size:100%;">De la licence à l'agrégation, dont les programmes sont renforcés, l'apprenti historien ne se contente plus d'acquérir une culture, mais se voit imposer de nouvelles exigences et de nouvelles méthodes. En témoigne l'évolution de la thèse de doctorat. Celle-ci, désormais, doit compter plusieurs centaines de pages, des notes en abondance et une bibliographie critique. On est loin des vingt-six pages de la thèse que Michelet consacra à Plutarque en 1819...</span><br /><span style="font-size:100%;">[...]</span><br /><span style="font-style: italic;font-size:100%;">Idéologiques autant qu'épistémologiques, certaines de ces polémiques sont encore dans les mémoires, comme celle que provoqua la préface au <u>Livre noir du communisme</u>, en 1997. D'autres, plus lointaines, sont aujourd'hui oubliées : qui se souvient ainsi du débat qui, de 1903 à 1908, mit aux prises l'historien Charles Seignobos aux tenants de la sociologie durkheimienne ?</span><span style="font-size:100%;"> [...]</span><br /><span style="font-size:100%;"><span style="font-style: italic;">Et aujourd'hui ? Pour les auteurs, qui ont réactualisé leur livre, paru initialement il y a huit ans, à l'occasion de sa sortie en édition de poche,</span><i style="font-style: italic;"> "ce qui frappe d'emblée dans le paysage historiographique contemporain, c'est la pluralité des pratiques </i>[et]<span style="font-style: italic;"> </span><i>des histoires"</i>. [...]"</span><br /><br /><span style="font-size:100%;"> Dans <span style="font-style: italic;">Le Monde</span> daté du 3 octobre 2007, Bertrand Le Gendre rend compte du dernier essai de <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Fabrice d'Almeida</span>, président de l'Institut d'Histoire du Temps Présent (IHTP): <span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Brève histoire du XXIe siècle </span>(Perrin, 180 pages, 2007).</span><br /></div><div face="georgia" style="text-align: justify;"><span style="font-size:100%;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwiN5IpsUBI/AAAAAAAAACs/MPBSXeZBLT8/s1600-h/Fabrice+d%27Almeida+Breve+histoire+du+XXIe+si%C3%A8cle+2007.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwiN5IpsUBI/AAAAAAAAACs/MPBSXeZBLT8/s200/Fabrice+d%27Almeida+Breve+histoire+du+XXIe+si%C3%A8cle+2007.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118496989220982802" border="0" /></a></span><span style="font-size:100%;">Voici quelques extraits de ce compte-rendu:</span><br /><span style="font-size:100%;">"<span style="font-style: italic;">Quand le XX</span><sup style="font-style: italic;">e</sup><span style="font-style: italic;"> siècle a-t-il pris fin exactement ? Et quand a commencé le suivant? L'intérêt de ce livre est de poser la question... et de répondre qu'elle n'a pas de sens. </span>[...]</span><br /><span style="font-size:100%;"><span style="font-style: italic;">A chacun sa périodicité, sa vision de l'époque </span>[...]<span style="font-style: italic;">. L'historien britannique <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Eric Hobsbawn</span> enserre ainsi le XX</span><sup style="font-style: italic;">e</sup><span style="font-style: italic;"> siècle entre deux moments charnières, la Grande Guerre (1914-1918) et la chute du mur de Berlin (1989). Sept décennies seulement qu'il appelle </span><i style="font-style: italic;">"le court XX<sup>e</sup>siècle"</i><span style="font-style: italic;">.</span> <span style="font-style: italic;">D'autres historiens voient dans le XX</span><sup style="font-style: italic;">e</sup><span style="font-style: italic;"> siècle le siècle des génocides : des Arméniens, des juifs, des Cambodgiens, des Tutsis du Rwanda, des musulmans de Srebrenica... Tout en se demandant s'il a pris fin.</span> <span style="font-style: italic;">Privilégier tel ou tel événement n'est jamais neutre </span>[...]<span style="font-style: italic;">. Certains datent le début du XXI</span><sup style="font-style: italic;">e</sup><span style="font-style: italic;"> siècle au 11 septembre 2001, le jour où des musulmans extrémistes ont précipité deux avions de ligne sur les Twin Towers de New York. Ils donnent raison à l'universitaire américain <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Samuel Huntington</span>, le théoricien du clash des civilisations </span>[...]</span><br /><span style="font-size:100%;"><span style="font-style: italic;">La gauche </span>[...] <span style="font-style: italic;">sacralise le grand rassemblement des altermondialistes, du 25 au 30 janvier 2001 à Porto Alegre au Brésil, qui marque pour elle le retour des peuples sur le devant de la scène politique.</span> <span style="font-style: italic;">La fin du XX</span><sup style="font-style: italic;">e</sup><span style="font-style: italic;"> siècle est perçue différemment selon les continents </span>[...]<span style="font-style: italic;">. Les Occidentaux mettent l'accent sur l'effondrement du bloc soviétique ; les Arabes, sur le début de l'Intifada ; les Africains, sur la fin de l'apartheid en Afrique du Sud ; les Asiatiques, sur la mort de l'empereur japonais Hirohito ou sur le soulèvement étudiant de la place Tiananmen à Pékin...</span></span><br /><span style="font-size:100%;">[...]</span><br /><span style="font-size:100%;">[Pour <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Fabrice d'Almeida</span>] <span style="font-style: italic;">le XXI</span></span><span style="font-size:100%;"><span style="font-style: italic;">e siècle </span>[...] <span style="font-style: italic;">n'a pas commencé en 2001 mais dans le dernier tiers du XX</span><sup style="font-style: italic;">e</sup><span style="font-style: italic;">. Des événements passés parfois inaperçus annonçaient ces années-là de grands bouleversements. Internet est sorti des limbes, sous le nom d'Apranet, en 1969. Les premières ONG à interférer dans le concert des nations sont nées dans les années 1970. Le drame de Seveso date de 1976. Il a aiguillonné la conscience écologique. La globalisation de l'économie a franchi un pas décisif au milieu des années 1980 lorsque les Bourses mondiales ont adopté un système de cotation en continu </span>[...]"</span><br /><span style="font-size:100%;"></span><br /><br /><div style="text-align: justify;"><span style="font-size:100%;">Le mensuel <span style="font-style: italic;">Lire </span>d'octobre propose deux compte-rendus d'ouvrage intéressants sur le Troisième Reich.</span><br /><span style="font-size:100%;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);">Tout d'abord, </span><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Jean-Luc Leleu</span> publie <span style="font-style: italic; font-weight: bold;">La Waffen SS: soldats politiques en guerre</span> aux éditions Perrin (2007, 1237 pages). C'est la version publiée de la thèse qui avait reçu le prix d'histoire militaire du ministère de la Défense.</span><br /></div></div><div style="text-align: justify; font-family:georgia;"><span style="font-size:100%;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwiOOopsUCI/AAAAAAAAAC0/agNY0wQ0-xg/s1600-h/Jean+Luc+Leleu+La+Waffen+SS+Soldats+politiques+en+guerre+2007.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwiOOopsUCI/AAAAAAAAAC0/agNY0wQ0-xg/s200/Jean+Luc+Leleu+La+Waffen+SS+Soldats+politiques+en+guerre+2007.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118497358588170274" border="0" /></a></span><span style="font-size:100%;">Le compte-rendu de <span style="font-style: italic;">Lire </span>est disponible gratuitement sur <a href="http://www.lire.fr/critique.asp/idC=51713/idR=213/idG=8">cette page</a> (1er paragraphe). Dans le <span style="font-style: italic;">Figaro littéraire</span> du 11 octobre 2007, <a href="http://www.lefigaro.fr/litteraire/20071011.WWW000000383_waffen_ss_lhistoire_contre_le_mythe.html">Paul-François Paoli propose un résumé des grandes questions qui traversent ce livre</a>:<br />"[...]<span style="font-style: italic;"> S'ils furent de retoutables soldats dans les engagements en Russie et dans les Balkans en 1941, ils ne furent pas forcément plus 'performants' que la Wehrmacht. </span>[...] <span style="font-style: italic;">la mentalité SS, fondée sur "</span>le culte de la dureté pour soi-même et les autres<span style="font-style: italic;">", n'était pas d'une nature distincte de celle qui régnait dans l'armée allemande. Et si la vraie fonction de la Waffen SS avait été de nature mythique et idéologique? Comme si les Allemands avaient été convaincus qu'une épée ultime pouvait parer, en toutes circonstances, aux défaillances de la Wehrmacht.</span>"<br /></span><br /><span style="font-size:100%;"><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Christopher R. Browning</span>, déjà connu pour son désormais classique <span style="font-style: italic;">Des hommes ordinaires: le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la Solution finale en Pologne</span> (Belles Lettres, 1994), nous propose maintenant <span style="font-style: italic; font-weight: bold;">Les origines de la Solution finale: l'évolution de la politique anti-juive des nazis, septembre 1939-mars 1942</span> (Belles Lettres, 2007).</span><br /></div><div style="text-align: justify;"><span style=";font-family:georgia;font-size:100%;"><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwiOZYpsUDI/AAAAAAAAAC8/mAXe7rVbW_U/s1600-h/Christopher++Browning+Les+origines+de+la+solution+finale+2007.gif"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwiOZYpsUDI/AAAAAAAAAC8/mAXe7rVbW_U/s200/Christopher++Browning+Les+origines+de+la+solution+finale+2007.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118497543271764018" border="0" /></a></span><span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"><span style="font-family:georgia;">Le compte-rendu de </span><span style="font-style: italic;font-family:georgia;">Lire</span><span style="font-family:georgia;"> est disponible gratuitement sur </span><a style="font-family: georgia;" href="http://www.lire.fr/critique.asp/idC=51713/idR=213/idG=8">cette page</a><span style="font-family:georgia;"> (2e paragraphe). Dans </span><span style="font-style: italic;font-family:georgia;">Libération </span><span style="font-family:georgia;">du 11 octobre 2007, </span><a style="font-family: georgia;" href="http://www.liberation.fr/culture/livre/283863.FR.php"><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Olivier Wieworka</span> propose également un compte-rendu de ce livre</a><span style="font-family:georgia;">.</span><br /><br /><span style="font-family:georgia;">Dans </span><span style="font-style: italic;font-family:georgia;">Le Monde des livres</span><span style="font-family:georgia;"> daté du 12 octobre 2007, Daniel Vernet rend compte de la parution des </span><span style="font-style: italic;font-family:georgia;">Sites de la mémoire russe</span><span style="font-family:georgia;">, tome I: </span><span style="font-style: italic;font-family:georgia;">Géographie de la mémoire russe</span><span style="font-family:georgia;">, sous la direction de </span><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);font-family:georgia;">Georges Nivat</span><span style="font-family:georgia;"> (Fayard, 850 pages). Deux autres tomes sont prévus.</span><br /></span><a style="font-family: georgia;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxCDjVjcj1I/AAAAAAAAAG8/JzW7wGKLnPo/s1600-h/Georges+Nivat+Sites+m%C3%A9moire+russe+Geographie+Fayard+2007.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxCDjVjcj1I/AAAAAAAAAG8/JzW7wGKLnPo/s200/Georges+Nivat+Sites+m%C3%A9moire+russe+Geographie+Fayard+2007.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5120737419424730962" border="0" /></a><span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"><span style="font-family:georgia;">Ce qui est intéressant et novateur par rapport à l'oeuvre franco-centrée de </span><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);font-family:georgia;">Pierre Nora</span><span style="font-family:georgia;"> qui date des années 1980, c'est que cet ouvrage prend également en compte des sites virtuels, sur Internet donc. Pour compenser la perte de territoires consécutive à la chute de l'Union soviétique, la Russie connaîtrait actuellement une "hypermnésie" selon </span><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);font-family:georgia;">Georges Nivat</span><span style="font-family:georgia;">: une mémoire hypertrophiée qui récupèrerait toutes les mémoires russes pour mieux compenser cette perte territoriale et symbolique.</span><br /><br /><span style="font-family:georgia;">Thomas Wiedler recense dans </span><span style="font-style: italic;font-family:georgia;">Le Monde des livres</span><span style="font-family:georgia;"> daté du 12 octobre 2007 le </span><span style="font-style: italic;font-family:georgia;">Dictionnaire du communisme</span> dirigé par <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);font-family:georgia;">Stéphane Courtois</span><span style="font-family:georgia;"> (Larousse, 648 pages).</span><br /></span><a style="font-family: georgia;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxCC8ljcj0I/AAAAAAAAAG0/inZSLmLGBkA/s1600-h/Stephane+Courtois+Dictionnaire+du+communisme+Larousse+2007.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxCC8ljcj0I/AAAAAAAAAG0/inZSLmLGBkA/s200/Stephane+Courtois+Dictionnaire+du+communisme+Larousse+2007.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5120736753704800066" border="0" /></a><span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"><span style="font-family:georgia;">Un ouvrage qui met l'accent, comme le veut le tournant historiographique de ces dix dernières années, sur la dimension criminelle du communisme.</span><br /></span></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12718564-6030156451617749777?l=lethiboniste.blogspot.com'/></div>le thibonistehttp://www.blogger.com/profile/00867420641678519157levequemichel@hotmail.fr1tag:blogger.com,1999:blog-12718564.post-88813497013988003392007-10-16T07:08:00.002+02:002009-07-07T11:49:21.113+02:00Sujet d'ESD: Histoire et memoire, opposition ou collaboration?<div style="text-align: justify;">Soit le <span style="font-weight: bold;">sujet d'ESD</span> suivant: <span style="font-weight: bold;">Histoire et mémoire: opposition ou collaboration?</span><br /><br /><span style="font-weight: bold;">Introduction</span>:<br />Pendant une grande partie du vingtième siècle, le marxisme a séduit les intellectuels français et notamment les historiens: la mémoire était alors perçue par eux comme une marque de conservatisme, de réaction. Il fallait donc chasser cette mémoire du travail historique. Changement à partir des années 1980: c'est le retour du refoulé ou, à tout le moins, de la mémoire. Dans un contexte de crise des idéologies collectives, tant celles nationalistes que celles socialistes. C'est dans ce contexte de crise que s'inscrivent les travaux dirigés par <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Pierre Nora</span> sur <span style="font-weight: bold; font-style: italic;">les lieux de mémoire</span>, la mémoire est à la mode.<br />Comment la science historique envisage-t-elle la mémoire? La difficulté vient peut être du double visage qu'offre cette mémoire à l'historien, à la fois source et objet d'étude de l'histoire.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">I/ Histoire et mémoire: tout les oppose.</span><br />La mémoire peut être définie comme l'ensembles des facultés psychologiques permettant la fixation, la conservation et la reconnaissance des souvenirs du passé.<br />Pour <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Paul Ricoeur</span>, il y a un lien très fort entre la mémoire et l'identité personnelle. La mémoire témoigne en effet de la continuité personnelle de la personne. La mémoire contribue également à situer le sujet dans le passage du temps, entre passé, présent et futur.<br />Si <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Paul Ricoeur</span> a mis l'accent sur la mémoire personnelle, <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Maurice Halbwachs</span> s'est intéressé à la mémoire collective. Nos souvenirs résultent en effet d'expériences collectives dans le cadre de différents groupes: famille, amis, collègues, etc. <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Maurice Halbwachs</span> distingue ainsi dans <span style="font-weight: bold; font-style: italic;">La mémoire collective: les cadres sociaux de la mémoire</span> trois niveaux de mémoire: les souvenirs individuels, la tradition et la mémoire collective.<br />La mémoire est plurielle, sélective. Il en résulte une déformation qui peut aboutir à la constitution de mythes. Cf. <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Benedict Anderson</span>, <span style="font-style: italic; font-weight: bold;">L'imaginaire national: réflexions sur l'origine et l'essor du nationalisme</span> (1983 pour l'édition anglaise, 2002 pour l'édition française) à propos -notamment- de l'invention du kilt comme symbole national écossais.<br />Comme la mémoire est sélective, on peut oublier des périodes "noires" de l'histoire. Ainsi du régime de Vichy, de la guerre d'Algérie. <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Henry Rousso</span> a étudié <span style="font-weight: bold; font-style: italic;">le syndrome de Vichy</span>; <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Benjamin Stora</span> s'est pour sa part intéressé à <span style="font-style: italic; font-weight: bold;">la Gangrène et l'oubli: la mémoire de la guerre d'Algérie</span> (1991). La mémoire collective est subjective, elle appelle à l'émotion, à l'affectif. Pour <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Pierre Nora</span>, "<span style="font-style: italic;">la mémoire installe le souvenir dans le sacré</span>".<br />Enfin la mémoire peut être manipulée par le pouvoir politique et constitue un enjeu des luttes sociales.<br />La mémoire est prévue au présent alors que l'histoire met à distance le passé et se propose comme "<span style="font-style: italic;">une représentation du passé</span>". La mémoire socialise alors que l'histoire est une opération intellectuelle et désacralisante.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">II/ La mémoire, source et objet d'histoire.</span><br />Dans les années 1970, deux grands succès de librairie: <span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Le Cheval d'orgueil</span> par <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Pierre- Jakez Hélias</span> (1975) et <span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Montaillou, village occitan</span> par <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Emmanuel Le Roy Ladurie</span> (1975).<br />Dans les années 1980, <b><i>Les lieux de mémoire</i></b> sous la direction de <b>Pierre Nora</b> (1984-1993). Trois volumes: <i>La République</i>, <i>la Nation</i>, <i>les France</i>.<br />En 1993, le 16 juillet (anniversaire de la Rafle du Vel d'Hiv') rappelle le souvenir "des crimes racistes et antisémites" de Vichy: c'est une rupture; pour la première fois est commémoré un évènement négatif pour la société française.<br />Les négationnistes sont des personnes d'extrême-droite qui se prétendent historiens et cherchent à nier l'existence des chambres à gaz et donc l'extermination massive des juifs.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">III/ La mémoire dans l'enseignement de l'histoire.</span><br />L'école participe à la transmission d'une mémoire, d'une culture et d'un patrimoine communs, de manière critique et distanciée.<br />L'histoire et la géographie devraient permettre à tout un chacun de trouver une identité.<br />Par exemple les programmes de troisième et de première étudient la question de l'extermination des juifs et tziganes. L'école applique ainsi un "<span style="font-weight: bold;">devoir de mémoire</span>". Alors même que la violence quotidienne est banalisée au Darfour, à la gare du Nord, à Bagdad, devant les grilles du collège, au Waziristan, dans la cellule familiale.<br />On est passé d'une histoire scolaire qui valorisait la nation et donnait aux élèves des modèles à suivre, prescrivait ce qu'il fallait faire pour être un "bon" Français à une histoire scolaire qui dévalorise la nation, qui met en exergue des antimodèles et souligne ce qu'il ne faut pas faire pour ne pas être un "mauvais" (citoyen français? citoyen européen? consommateur lambda? télespectateur décérébré?). Alors qu'on enseignait aux métropolitains comme aux colonisés que nos ancêtres étaient gaulois , on enseigne désormais à Saint-Denis que nos ancêtres ont collaboré: à la Réunion comme dans le 93, c'est aussi improbable.<br />Dans cette veine mémorialiste, le journaliste Jean Belot a pu ainsi proposé que chaque adolescent devrait aller visiter un camp à la fin de ses études secondaires. Un camp nazi, s'entend; il ne pensait pas du tout aux camps communistes, ce qui montre bien, encore une fois, le caractère sélectif de la mémoire.<br />Nous rencontrons là <span style="font-weight: bold;">une démarche émotionnelle</span>, qui submerge la volonté de comprendre: l'émotion et la mémoire l'emportent sur la raison et l'histoire. <span style="font-weight: bold;">Deux risques</span> peuvent surgir de cette "démarche émotionnelle": <span style="font-weight: bold;">un transfert de culpabilité</span> sur les élèves (vous devez culpabiliser pour ceux qu'ont fait d'anciens Français sans tenir compte des contextes); et <span style="font-weight: bold;">une approche manichéenne</span>: en effet, les travaux récents, tels ceux de <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Christopher R. Browning</span> montrent que les massacres ont été commis par "<span style="font-style: italic;">des hommes ordinaires</span>".<br /><br /><span style="font-weight: bold;">Conclusion</span>.<br />Revenir sur les relations complexes entre histoire et mémoire.<br />En ouverture, peut-être évoquer le rôle d'<span style="font-weight: bold;">expert</span> ou de <span style="font-weight: bold;">"passeur" de mémoire</span> que joue l'historien.<br /><br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12718564-8881349701398800339?l=lethiboniste.blogspot.com'/></div>le thibonistehttp://www.blogger.com/profile/00867420641678519157levequemichel@hotmail.fr1tag:blogger.com,1999:blog-12718564.post-2471205037479708102007-10-13T17:35:00.003+02:002009-07-07T11:50:42.873+02:00Mona Ozouf, La fete revolutionnaire, 1789-1799Voici ma fiche de lecture sur le livre de <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Mona Ozouf</span>, <span style="font-style: italic; font-weight: bold;">La fête révolutionnaire, 1789-1799</span>, paru chez Gallimard à Paris, dans la "Bibliothèque des histoires" en 1976.<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxDZFljcj2I/AAAAAAAAAHE/lFIvNZINuBk/s1600-h/Mona+Ozouf+fete+revolutionnaire+1789+1799.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxDZFljcj2I/AAAAAAAAAHE/lFIvNZINuBk/s200/Mona+Ozouf+fete+revolutionnaire+1789+1799.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5120831466323611490" border="0" /></a><br /><div style="text-align: justify;">A la fin du XVIIIe siècle, les fêtes sont connotées négativement par l'idéologie des Lumières: économiquement, elles feraient perdre des gains de production et de productivité au pays; moralement, elles favoriseraient les débauches. Eclate alors la Révolution. Les révolutionnaires vont essayer de concilier l'inconciliable, la Fête et la Raison.<br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Mona Ozouf</span> considère qu'il y a "<span style="font-style: italic; font-weight: bold;">transfert de sacralité</span>" au sens où les révolutionnaires récupèrent le potentiel de sacralité de l'Ancien Régime et du catholicisme dans les cérémonies révolutionnaires qui exhaltent l'idéal de la Raison et le culte nouveau de la patrie. En ce sens, la fête est bien représentation du politique.<br /><br />_Dans quels thèmes d'ESD utiliser <span style="font-weight: bold; font-style: italic;">la fête révolutionnaire</span> de <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Mona Ozouf</span>?<br />Tout d'abord, <span style="font-weight: bold; font-style: italic;">la fête révolutionnaire</span> de <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Mona Ozouf</span> est recyclable dès qu'il est question d'<u>histoire des représentations</u> ou d'<u>histoire des mentalités</u>.<br />Dès qu'il est question d'<u>histoire et mémoire</u>, <span style="font-style: italic; font-weight: bold;">La fête révolutionnaire</span> de <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Mona Ozouf</span> peut être évoquée. En effet, l'auteur montre comment les révolutionnaires utilisent la commémoration pour enseigner la Révolution, rejeter et critiquer l'Ancien Régime, occulter certains faits (la Terreur ou le 10 août 1792 par exemple).<br /><br /><br />_Quelles sont les sites internet intéressants sur <span style="font-weight: bold; font-style: italic;">la fête révolutionnaire</span> de <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Mona Ozouf</span>?<br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Maurice Agulhon</span> rend compte de <span style="font-weight: bold; font-style: italic;">la fête révolutionnaire</span> de <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Mona Ozouf</span> dans les <span style="font-style: italic;">Annales: Histoire, Sciences sociales</span>, 1978, Volume 33, Numéro 4, pages 752 à 754, compte-rendu qui est heureusement consultable <a href="http://www.persee.fr/showPage.do?zoom=0&urn=ahess_0395-2649_1978_num_33_4_293967_t1_0752_0000_001&pageId=ahess_0395-2649_1978_num_33_4_T1_0752_0000">ici</a> sur le site Persée.<br />Sur le site de l'université de Genève, un autre <a href="http://tecfa.unige.ch/%7Egrob/1798/fete696.html">compte-rendu de <span style="font-weight: bold; font-style: italic;">la fête révolutionnaire</span> de <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Mona Ozouf</span></a> est disponible.<br /><br /><br />Quelques questions de reprise imaginaires:<br /><span style="font-weight: bold;">_Pourquoi les historiens se sont-ils intéressés à la fête?</span><br />Dans son compte-rendu, <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Maurice Agulhon</span> propose une piste: "<span style="font-style: italic;">On écrit en effet volontiers que la curiosité actuelle sur la fête est le fruit un peu longuement mûri des révoltes de Mai 68: c'est alors en effet que la fête parut associée à la rébellion, que le côté festif parut essentiel à toute révolution vivante, et que la fête fut prônée, comme le signe principal de cette joie de vivre que toute révolution est sensée vouloir établir. Faire la fête serait subversif en soi, et, réciproquement, le combat révolutionnaire serait la fête la plus réussie. La curiosité pour la fête serait ainsi portée vers nous par un courant "gauchiste"</span>."<br /><br /><span style="font-weight: bold;">_Des géographes se sont-ils intéressés à la fête?</span><br />Si vous préparez un sujet en histoire, vous devez vous attendre à ce que la première question de géographie reprenne le sujet mais adapté à la matière. Par exemple, vous traitez de l'histoire-bataille, vous aurez droit à une question sur la géographie et la guerre, la géographie sert-elle à faire la guerre (petit livre classique de Yves Lacoste) ou la paix (thème du FIG de 2008)? D'où cette question. Et inversement si votre sujet est en géographie.<br />Comme géographe qui s'est intéressé à la fête, il y a <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Guy Di Méo</span>.<br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Guy Di Méo</span>, sous la direction, <span style="font-style: italic;">La géographie en fêtes</span>, 2001. En quoi la fête participe-t-elle de la construction sociale et identitaire des sociétés?<br />Dans les <span style="font-style: italic;">Annales de géographie</span>, <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Guy Di Méo</span> a rédigé en novembre-décembre 2001 "le sens géographique des fêtes", une synthèse qui permet de faire l'impasse sur l'ouvrage précédent.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">_Quelles fêtes révolutionnaires connaissez-vous?</span><br />La première fête révolutionaire instituée, c'est la fête de la Fédération le 14 juillet 1790 (ci-dessous une peinture de Charles Thévenin).<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxDdKVjcj4I/AAAAAAAAAHU/tNK8mJUEkFU/s1600-h/Charles+Thevenin+Fete+Federation.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxDdKVjcj4I/AAAAAAAAAHU/tNK8mJUEkFU/s320/Charles+Thevenin+Fete+Federation.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5120835945974501250" border="0" /></a><br />Le 8 juin 1794, la fête de l'Être Suprême. (ci-dessous, une peinture de P.-A. Machy).<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxDbx1jcj3I/AAAAAAAAAHM/4pJIS97ggRg/s1600-h/fete+etre+supreme+8+juin+1794.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxDbx1jcj3I/AAAAAAAAAHM/4pJIS97ggRg/s320/fete+etre+supreme+8+juin+1794.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5120834425556078450" border="0" /></a><br />Le 14 juillet en tant que commémoration de la prise de la Bastille et non de la Fête de la Fédération est célébré à partir de 1794. C'est alors une des quatre fêtes nationales instituées par Robesbierre. Le 14 juillet ne devient fête nationale annuelle qu'en 1880.<br />Les 27 et 28 juillet 1796 a lieu la fête de la Liberté.<br />Le 22 septembre 1798, la fête de la Fondation de la République.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">_Quels autres historiens ont travaillé sur la fête?</span><br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Olivier Ihl</span>, <span style="font-weight: bold; font-style: italic;">La fête républicaine</span>, Gallimard, Bibliothèque des histoires, Paris, 1996.<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxDjmljcj7I/AAAAAAAAAHs/Zpdm6dhkf9U/s1600-h/Olivier+Ihl+fete+republicaine.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxDjmljcj7I/AAAAAAAAAHs/Zpdm6dhkf9U/s200/Olivier+Ihl+fete+republicaine.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5120843028375572402" border="0" /></a><br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Rémi Dalisson</span>, <span style="font-style: italic; font-weight: bold;">Les Trois couleurs, Marianne et l'Empereur: Fêtes libérales et politiques symboliques en France, 1815-1870</span>, La Boutique de l'Histoire, Paris, 2004.<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxDjBljcj6I/AAAAAAAAAHk/Oi70sty8vlk/s1600-h/Remi+Dalisson+les+trois+couleurs+marianne+et+l%27empereur.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RxDjBljcj6I/AAAAAAAAAHk/Oi70sty8vlk/s200/Remi+Dalisson+les+trois+couleurs+marianne+et+l%27empereur.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5120842392720412578" border="0" /></a><br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12718564-247120503747970810?l=lethiboniste.blogspot.com'/></div>le thibonistehttp://www.blogger.com/profile/00867420641678519157levequemichel@hotmail.fr0tag:blogger.com,1999:blog-12718564.post-59167582233208219652007-09-30T07:03:00.001+02:002009-07-07T11:52:29.657+02:00Guy Moquet ou l'histoire recuperee par le politique<div style="text-align: justify;">Candidat à la présidentielle, Nicolas Sarkozy évoque la figure de Guy Môquet; le 16 mai, le jour de son investiture comme président de la République, il fait lire l'une des dernières lettres de ce jeune homme par une lycéenne et annonce qu'elle sera lue dans tous les lycées de France le 22 octobre.<br /><br />Pour en savoir plus:<br />_<a href="http://embruns.net/carnet/autres-sujets/lettre-de-guy-moquet.html">la lettre</a> en question de Guy Môquet, écrite à sa mère le 22 octobre 1941;<br />_le <a href="http://www.education.gouv.fr/bo/2007/30/MENE0701517N.htm">texte du ministre Xavier Darcos</a> paru au BO; je note en particulier que "<span style="font-style: italic;">cet épisode</span> [...] <span style="font-style: italic;">mérite de servir d'exemple à la jeune génération</span>".<br />Où est l'exemple? Dans le fait d'être communiste? Non merci. D'écrire une lettre à sa "<span style="font-style: italic;">petite maman chérie</span>" (cf. la lettre)? C'est du domaine de la vie privée. De mourir à 16 ans? Comme si la Première Guerre mondiale n'avait pas suffisamment décimé la jeunesse européenne. De souhaiter que sa "<span style="font-style: italic;">mort serve à quelque chose</span>" (cf. la lettre)? Les kamikazes ont le même état d'esprit. D'après le ministre, l'exemple réside dans "<span style="font-style: italic;">le choix de la résistance</span>": les militants du <a href="http://www.educationsansfrontieres.org/">Réseau d'Education Sans Frontière</a> (RESF) apprécieront alors que les rafles se multiplient, que les préfets sont tenus de respecter les quotas d'expulsion et que le traçage adn est envisagé.<br />_l'article <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_M%C3%B4quet"><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Guy Môquet</span></a> sur <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueil">wikipedia</a>, très complet, pas d'erreur observée au 30 septembre 2007;<br />_l'article de <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Laurence De Cock-Pierrepont</span> pour le compte du <a href="http://cvuh.free.fr/">CVUH</a> (Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire): <a href="http://cvuh.free.fr/spip.php?article94"><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Des usages étatiques de la lettre de Guy Môquet</span></a>.<br />_l'article de <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Jean-Pierre Azéma</span> dans <a href="http://www.histoire.presse.fr/"><span style="font-style: italic;">L'Histoire</span></a> n°323 de septembre 2007, pages 6 à 11: <span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Guy Môquet, Sarkozy et le roman national</span>.<br />_la réflexion en cours sur la liste <a href="http://www.h-net.org/%7Efrancais/">h-français</a> des <a href="http://www.clionautes.org/">Clionautes</a> (des enseignants d'histoire géographie qui s'intéressent particulièrement aux nouvelles technologies): <a href="http://www.clionautes.org/spip.php?article1578">Lire la lettre de Guy Môquet?</a><br />_la réflexion en cours sur le <a href="http://www.forum-capes.org/">forum-capes</a> autant dans le "forum principal", <a href="http://www.forum-capes.org/viewtopic.php?f=3&t=8495">ESD: polémique autour de la lettre de Guy Moquet</a> que dans la "salle des profs", <a href="http://www.forum-capes.org/viewtopic.php?f=2&t=9045">Que faire le 22 octobre?</a><br />_signalé sur <a href="http://aphgcaen.free.fr/regionale/actus0709.htm">le site de l'APHG régionale de Caen</a>, le dossier conçu par le rémois Jean-Pierre Husson sur <a href="http://www.crdp-reims.fr/memoire/informations/actualites/22_octobre.htm">la commémoration du souvenir de Guy Môquet et de ses vingt-six compagnons fusillés</a>.<br /><br /><br /><br /><span style="font-weight: bold;">Lien avec l'ESD</span>:<br />_l'actualité du débat historiographique;<br />_les rapports entre l'histoire et la politique; penser à la citation fameuse de <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Lucien Febvre</span>, "<span style="font-style: italic;">L'histoire qui sert, c'est une histoire serve</span>" (Leçon inaugurale à l'Université de Strasbourg, 1919).<br />_les liens et discontinuités entre la recherche historique et l'histoire enseignée dans le secondaire; entre histoire et mémoire.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">Pour aller plus loin:</span><br />_signalée sur <a href="http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lenseignant/schumaines/educationcivique/Pages/2007/85_LireounepaslireGuyMoquet%E2%80%A6.aspx">le Café pédagogique</a>, cette rubrique mise en ligne par <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Jean-Pierre Husson</span> pour le CRDP de Reims sur <a href="http://www.crdp-reims.fr/memoire/enseigner/memoire_histoire/menu.htm">la problématique des rapports entre Histoire et Mémoire</a>.<br /><br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12718564-5916758223320821965?l=lethiboniste.blogspot.com'/></div>le thibonistehttp://www.blogger.com/profile/00867420641678519157levequemichel@hotmail.fr0tag:blogger.com,1999:blog-12718564.post-9973691546667133812007-09-06T06:55:00.001+02:002009-07-07T11:54:49.817+02:00Enseigner l'histoire<div style="text-align: justify;">Voici mes notes à l'écoute de l'émission <a href="http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/fabriquenew/">La Fabrique de l'Histoire</a>, sur <a href="http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/sommaire/">France Culture</a>, en date du <a href="http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/fabriquenew/fiche.php?diffusion_id=55392">6 septembre 2007</a>.<br /><br />Ce jour-là, <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Emmanuel Laurentin</span> propose de s'interroger sur l'enseignement de l'histoire et sur son passé, la naissance de cette discipline scolaire, mais aussi sur l'histoire de la formation des professeurs et des programmes, tout en se demandant comment les uns et les autres, professeurs, élèves, concepteurs de programmes se débrouillent avec les différentes finalités accordées par les différents gouvernements successifs de la France mais aussi par l'opinion publique à cette même discipline historique.<br />Pour ce faire, <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Emmanuel Laurentin</span> a invité <a style="color: rgb(51, 51, 255);" href="http://www.cerlis.fr/pagesperso/permanents/rogersrebecca.htm"><span style="font-weight: bold;">Rebecca Rogers</span></a>, professeur d'histoire de l'éducation à Paris V, auteur d'un livre sur <span style="font-style: italic;">Les demoiselles de la Légion d'Honneur</span> chez Perrin et un autre sur <span style="font-style: italic;">L'éducation des jeunes bourgeoises</span> aux PUR; <a style="color: rgb(51, 51, 255);" href="http://www.inrp.fr/she/pages_pro/bruter.htm"><span style="font-weight: bold;">Annie Bruter</span></a>, maître de conférences et chargée d'études et de recherches à l'INRP, l'Institut National de Recherche Pédagogique; <a style="color: rgb(51, 51, 255);" href="http://www.ihtp.cnrs.fr/spip.php?article651"><span style="font-weight: bold;">Patrick Garcia</span></a>, maître de conférences à l'IUFM de Versailles et coauteur avec <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Jean Leduc</span> de <span style="font-style: italic;">L'enseignement de l'histoire en France de l'Ancien Régime à nos jours</span> chez Armand Colin; et <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Benoît Falaize</span>, chargé d'études et de recherches à ce même INRP.<br /><br />L'émission commence par la diffusion d'une archive sonore enregistrée en 1911 au lycée Lakanal et retrouvée par <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Henri Chamoux</span>, auteur du site <a href="http://www.archeophone.org/">archeophone.org</a>. L'intervenant -anonyme- y affirme notamment que "<span style="font-style: italic;">le rôle de l'histoire est de démêler les conditions de l'apparition des hommes qui ont exercé leur influence sur l'humanité</span>". <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Emmanuel Laurentin</span> en profite pour poser sa problématique générale: <span style="font-style: italic; font-weight: bold;">qu'est-ce qu'on veut faire dire à l'enseignement de l'histoire -et à l'histoire elle-même?</span> Naturellement, la réponse varie selon les périodes considérées.<br /><br />_<span style="font-weight: bold; font-style: italic;">A quel moment peut-on dater le début de l'enseignement de l'histoire dans les institutions scolaires de l'Ancien Régime?</span><br />Pour <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Annie Bruter</span>, si on entend par enseignement de l'histoire le simple fait de fréquenter le passé, alors sous l'Ancien Régime on le fréquentait beaucoup puisqu'étaient étudiés les langues anciennes, les textes anciens. Mais le but de cet enseignement était rhétorique: il s'agissait d'enseigner aux élèves l'art de la parole, y compris l'art de la parole historique.<br />Dès la fin du XVIIIe siècle apparaît l'idée de munir les élèves de connaissances pour qu'ils puissent agir dans le monde contemporain; mais à l'époque ces connaissances sont réservées aux futurs dirigeants: c'est l'éducation princière et aristocratique. Il y a cependant une tension qui s'observe entre cette volonté de réserver la connaissance de l'histoire -diplomatique, politique et militaire- à ceux qui sauraient s'en servir, et la promotion de ce même enseignement de l'histoire au rang de modèle.<br />La naissance de l'enseignement de l'histoire n'est pas datable en donnant une simple année. C'est un processus de longue durée, qui s'accélère à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle.<br /><br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Patrick Garcia</span> précise alors que les premiers programmes nationaux d'histoire apparaissent avec la Restauration. Cet enseignement de l'histoire est progressif car il convient tout d'abord de définir cette discipline, ce qui va prendre du temps. De ce point de vue, il est anachronique de parler d'enseignement de <span style="font-style: italic;">l'histoire</span> sous l'Ancien Régime; plutôt il faudrait parler d'enseignement de <span style="font-style: italic;">choses historiques</span>. L'histoire en tant que discipline n'est pas encore constituée.<br /><br /><span style="font-style: italic; font-weight: bold;">_A quel moment apparaît le professeur d'histoire -qui n'enseigne que la discipline historique?</span><br />C'est là aussi un processus lent puisque sous la Restauration, la monarchie de Juillet encore, les enseignants de l'histoire sont des enseignants polyvalents, souvent de formation littéraire.<br />Pour qu'il y ait des professeurs d'histoire qui n'enseignent que l'histoire, encore faut-il fonder un cursus universitaire d'histoire. Or la licence d'histoire ne s'établit qu'à la fin du XIXe siècle. Et la spécialisation actuelle des professeurs d'histoire universitaire n'a pas d'équivalent ... dans l'histoire.<br /><br />Sous l'Ancien Régime, l'enseignement de l'histoire n'a pas pour finalité d'éveiller l'esprit critique des élèves; c'est davantage un roman historique; au mieux il propose à travers les biographies étudiées autant d'exemples à suivre.<br /><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">_A partir de quel moment essaie-t-on de rendre véritablement actif l'élève?<br /></span>Dès <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Lavisse</span><span style="color: rgb(51, 51, 255);">, </span>la question de rendre actif l'élève est posée.<span style="font-weight: bold; font-style: italic;"><br /><br />_A partir de quel moment essaie-t-on d'éveiller chez l'élève un regard critique sur l'histoire nationale?</span><br />Tout dépend de l'acception de l'expression "esprit critique". Pour <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Lavisse</span><span style="color: rgb(51, 51, 255);">, </span>il s'agit de former un citoyen -un citoyen républicain puisque <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Lavisse </span>s'est rallié à la République. Même avant lui, pour<span style="font-weight: bold;"> <span style="color: rgb(51, 51, 255);">Victor Duruy</span></span>, il s'agit de former des dirigeants qui vont connaître les affaires du siècle et ont donc besoin d'un esprit critique. Evidemment cette disposition critique n'est pas tournée contre le roman national ou contre le régime politique (l'Empire pour <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Victor Duruy</span>, la République pour <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Ernest Lavisse</span>). Toutefois l'histoire n'a jamais eu pour fonction de façonner des inconditionnels: l'histoire a toujours eu pour revendication d'éclairer le monde.<br /><br /><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">_Quelles sont les finalités de l'enseignement de l'histoire au primaire?</span><br />Sous la Révolution, la finalité est morale et civique. Il faut attacher les enfants à la République en leur racontant l'histoire des peuples libres: celle des Spartiates ou celle des cantons suisses. Et, surtout, on veut leur enseigner l'histoire de la Révolution elle-même.<br />L'Empire a peu légiféré sur l'enseignement primaire.<br />Sous la Restauration et jusqu'à 1882 et la loi de laïcisation, l'histoire sainte est au programme du primaire. L'objectif est donc moral et religieux.<br />Cependant, dès la Monarchie de Juillet, un courant d'opinion réclame un enseignement de l'histoire nationale dès l'école primaire. Ce qui est souvent ignoré et mis sur le compte de la Troisième République. Il faut donner l'exemple de grands hommes pour mieux échauffer le coeur de ces jeunes élèves et ainsi les convaincre de verser leur sang pour la patrie.<br /><br /><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">_Quand la pédagogie propre à l'enseignement de l'histoire émerge-t-elle? Quand est-elle adoptée par les enseignants d'histoire?</span><br />Pour <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Benoît Falaize</span>, le grand tournant est les années 1970.<br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Patrick Garcia</span> propose lui comme premier tournant les années 1880: dès cet époque, un bilan de ce l'enseignement de l'histoire est dressé et émerge alors, déjà, la volonté de le transformer. Les années 1970 constituent effectivement le deuxième tournant.<br /><br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Jean Leduc</span> et <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">François Grèzes-Rueff</span>, dans leur <span style="font-style: italic;">Histoire des élèves en France: de l'Ancien Régime à nos jours</span> (Armand Colin, 2006, 450 pages), notent que l'enseignement de l'histoire est toujours perçu comme ennuyeux; il ferait travailler essentiellement la mémorisation. Quant bien même les programmes, les méthodes, les publics ont changé.<br /><br />A propos de la lettre de Guy Môquet dont la lecture est préconisée le 22 octobre 2007, les intervenants font remarquer que l'utilisation des enseignants d'histoire est une tradition en France; pour autant, les enseignants ne se laissent pas faire. Il faut donc prendre aussi en compte la culture civique et historique de ces enseignants. Il y a une force d'inertie face aux inflexions. Si certaines réformes emportent la conviction, telle celle de travailler à partir de documents ou encore celle de faire participer les élèves, d'autres tombent aux oubliettes. Pour comprendre ce décalage, peut-être faut-il enfin prendre en compte l'exception française, à savoir les concours de haut niveau qu'il faut passer en France pour devenir enseignant: CAPES, agrégation. Ces concours exigeants confortent le quant à soi des enseignants, pour le meilleur comme pour le pire.<br /><br /><br />Impression finale:<br />Une émission intéressante mais pas assez, à mes yeux, tournée vers l'époque contemporaine et le temps présent. Dans l'optique de l'ESD, ce qui est antérieur à la Troisième République importe peu.<br />J'aurais aimé entendre des critiques sur les moments et thèmes historiques étudiés en classe (pourquoi choisir telle période ou tel thème, pour former quel élève et donc quel futur citoyen et salarié), sur la façon dont nous, professeurs, enseignons cette matière, sur les horaires.<br /><br />Pour aller plus loin:<br />_Un entretien entre <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Benoît Falaize</span> et <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Nicolas Offenstadt</span> sur <a style="font-weight: bold;" href="http://ecehg.inrp.fr/ECEHG/enjeux-de-memoire/histoire-et-memoire/reflexion-generale/offenstadt.pdf"><span style="font-style: italic;">La Grande guerre dans les manuels scolaires</span></a>. Très intéressant pour l'ESD au CAPES d'histoire géographie mais aussi au-delà.<br />_Une page qui centralise des liens intéressants sur <a href="http://histoireenprimaire.free.fr/">l'histoire en primaire</a> notamment cette réflexion de l'IEN <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Georges Gauzente</span> sur <a href="http://histoireenprimaire.free.fr/ressources/gauzente.htm">l'enseignement de l'histoire à l'école primaire</a> consultable également <a href="http://crdp.ac-reims.fr/ien/metiers_fichiers/histoire.PDF">là</a>.<br /><br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12718564-997369154666713381?l=lethiboniste.blogspot.com'/></div>le thibonistehttp://www.blogger.com/profile/00867420641678519157levequemichel@hotmail.fr0tag:blogger.com,1999:blog-12718564.post-27902821793395904892007-09-05T06:58:00.000+02:002007-10-16T07:00:05.130+02:00L'histoire des manuels scolaires d'histoire<div style="text-align: justify;">Dans cette troisième émission de la <a href="http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/fabriquenew/">Fabrique de l'Histoire</a> consacrée à l'enseignement de l'histoire, <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Emmanuel Laurentin</span> propose de se concentrer que <span style="font-weight: bold;">l'histoire des manuels scolaires</span>, les critiques récurrentes dont ils font l'objet mais aussi leurs particularités par rapport à leurs équivalents étrangers.<br />Les invités sont <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Nicoles Lucas</span>, enseignante en lycée et formatrice dans un iufm, auteur d'<span style="font-style: italic;">Enseigner l'histoire dans le secondaire</span> aux PUR; <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Mathias Troncal</span>, titulaire d'un DEA à l'EHESS sur "Les images de la Shoah dans la revue <span style="font-style: italic;">L'Histoire</span>" qui a travaillé également "La place de l'image dans les manuels scolaires"; <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Guillaume Le Quintrec</span>, professeur de khâgne, coauteur du manuel franco-allemand d'histoire paru en 2006; et <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Bruno Modica</span>, enseignant en lycée et Clionaute.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">Aujourd'hui, il n'y a pratiquement plus de décalage entre les avancées universitaires et les manuels du secondaire.</span> Alors que, par le passé, il y a pu avoir jusqu'à trente ans d'écart entre l'établissement d'un consensus universitaire sur un point et sa transposition dans les manuels du secondaire.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">Le manuel n'est pas le reflet exact du programme</span>.<br /><br />Les manuels ne traitent pas l'histoire de la même façon selon qu'ils sont destinés au primaire ou au secondaire. Ainsi, le Petit Lavisse avait une approche très patriotique, bien plus que son équivalent pour le secondaire.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">Les images arrivent tardivement dans les manuels</span>: fin des années 1970, début des années 1980.<br /><span style="font-weight: bold;">Le statut de l'image a lui aussi évolué</span>: depuis 1925 et 1957, les documents d'accompagnement et les textes de référence incitent largement à <span style="font-weight: bold;">l'exploitation d'images, au statut non plus illustratif mais documentaire</span>.<br />Dans <span style="font-weight: bold;">les années 1960 à 1980</span>, il y a une <span style="font-weight: bold;">"explosion" iconographique</span>; avec un émiettement jugé aujourd'hui trop important.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">Le manuel d'histoire, qui apparaît comme un manuel de référence de la mémoire nationale, peut parfois heurter d'autres mémoires ou traditions</span>. Ceci permet de mieux comprendre la polémique relative au manuel Belin de 5e, édition de 2005, avec son image de Mahomet floutée. [Lire la lettre des Clionautes sur ce problème <a href="http://www.clionautes.org/spip.php?article1390">ici</a> et la réponse des éditions Belin <a href="http://www.clionautes.org/spip.php?article1389">là</a>]<br /><br />Il faut de plus en plus <span style="font-weight: bold;">considérer l'image comme un document à traiter</span>, à analyser, à critiquer. Sur la Shoah, l'image s'est ainsi lestée d'une dimension morale: par exemple, les photographies de Raymond Depardon, oeuvres d'auteur et non témoignages documentaires, en viennent à documenter un chapitre historique.<br /><br />Les enseignants se servent des manuels comme d'une boîte à outils. Ils s'en servent aussi davantage dans les classes d'examen.<br /><br />Certaines personnes collectionnent les manuels, beaucoup plus ceux d'histoire que ceux de géographie. Du moins jusqu'à la gratuité des manuels scolaires, financée par les régions ou les collectivités territoriales. Cette gratuité s'est peut être traduite également par une dévalorisation du manuel aux yeux des élèves; et ce d'autant plus que ces mêmes élèves sont aujourd'hui saturés d'images: celles du manuel perdent donc leur caractère marquant, symbolique.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">Les manuels sont les supports et les vecteurs de la mémoire nationale</span>: cette analyse est désormais classique. Ce qui est nouveau, c'est qu'<span style="font-weight: bold;">ils sont désormais aussi le support d'une critique de cette mémoire puisqu'ils intégrent une histoire de la mémoire</span> [car celle-ci est au programme].<br /><br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12718564-2790282179339590489?l=lethiboniste.blogspot.com'/></div>le thibonistehttp://www.blogger.com/profile/00867420641678519157levequemichel@hotmail.fr0tag:blogger.com,1999:blog-12718564.post-29702922540968906292007-09-03T12:42:00.000+02:002007-10-06T19:32:17.263+02:00Compte-rendu d'ecoute: l'histoire ecrite et enseignee<div style="text-align: justify;">En cette semaine de rentrée scolaire, <a href="http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/fabriquenew/index.php">la Fabrique de l'Histoire</a> a décidé de s'intéresser, justement, à l'enseignement de l'Histoire. Depuis un an et demi et la pétition <a href="http://lethiboniste.blogspot.com/2005/12/petition-liberte-pour-lhistoire.html">"Liberté pour l'histoire"</a> qui affirmait que la politique de l'Etat "<span style="font-style: italic;">même animée des meilleures intentions, n'était pas la politique de l'Histoire</span>", un agacement croissant peut être noté du côté des enseignants face à la multiplication des notes et des injonctions venant d'en haut -du ministère- ou plus haut encore (le Très Haut?) -de l'Elysée. Un agacement relancé avant l'été par <a href="http://lethiboniste.blogspot.com/2007/09/guy-moquet-ou-lhistoire-recuperee-par.html">la demande faite par le Président de la République de lire une lettre de Guy Môquet chaque 22 octobre dans les classes</a>; une demande qui s'ajoute à bien d'autres, plus anciennes, destinées à mettre en avant tel ou tel personnage ou évènement du passé.<br />Le lundi 03 septembre, la Fabrique s'intéresse à comment l'histoire est écrite et enseignée aujourd'hui.<br />Le mardi 04 septembre, la Fabrique fait le point sur l'histoire scolaire de la colonisation.<br />Le mercredi 05 septembre, la Fabrique revient sur <a href="http://lethiboniste.blogspot.com/2007/09/compte-rendu-decoute-les-manuels_05.html">les manuels scolaires</a>.<br />Le jeudi 06 septembre, la Fabrique s'interroge sur <a href="http://lethiboniste.blogspot.com/2007/09/compte-rendu-decoute-enseigner.html">la naissance de l'histoire comme discipline scolaire</a>.<br /><br />L'invité de ce lundi 03 septembre est <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Pierre Milza</span>, historien de l'Italie, des fascismes, des relations internationales puis biographe: de Verdi, de Napoléon III et, tout récemment, de Voltaire.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">Première partie: Comment s'écrit l'histoire? L'exemple de <span style="color: rgb(51, 51, 255);">Voltaire</span>, historien de Louis XIV.</span><br />"<span style="font-style: italic;">Ce n'est pas seulement la vie de Louis XIV qu'on prétend écrire; on se propose un plus grand objet. On veut essayer de peindre à la postérité, non les actions d'un seul homme, mais l'esprit des hommes dans le siècle le plus éclairé qui fut jamais.</span><br /><span style="font-style: italic; font-weight: bold;">Tous les temps ont produit des héros et des politiques; tous les peuples ont éprouvé des révolutions: toutes ces histoires sont presque égales pour qui ne veut mettre que des faits dans sa mémoire.</span> [...]<br /><span style="font-style: italic;">Il ne faut pas qu'on s'attende à trouver ici, plus que dans le tableau des siècles précédents, les détails immenses des guerres, des attaques de villes prises et reprises par les armes, données et rendues par des traités. Mille circonstances intéressantes pour les contemporains se perdent aux yeux de la postérité, et disparaissent pour ne laisser voir que les grands évènements qui ont fixé la destinée des empires. <span style="font-weight: bold;">Tout ce qui s'est fait ne mérite pas d'être écrit</span>. On ne s'attacera, dans cette histoire, qu'à ce qui mérite l'attention de tous les temps, à ce qui peut peindre le génie et les moeurs des hommes, à ce qui peut servir d'instruction, et conseiller l'amour de la vertu, des arts, et de la patrie.</span>"<br /><div style="text-align: right;"><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Voltaire</span>, <span style="font-style: italic;">Le siècle de Louis XIV</span>, introduction.<br /></div><br />Pour <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Pierre Milza</span>, c'est <span style="font-weight: bold;">un texte révolutionnaire sur l'épistémologie de l'histoire</span>. Un texte qui vient cent ans à peine après <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Bossuet </span>lequel proposait, plus qu'une histoire-bataille, l'apologie de la religion chrétienne. Moins d'un siècle après, <span style="font-weight: bold;">Voltaire invente la discipline historique</span>. Avec des problématiques de notre temps: "Tout ce qui s'est fait ne mérite pas d'être écrit". <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Voltaire </span>n'écarte pas les évènements mais il a cette volonté d'aller chercher ce que <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Pierre Renouvin</span> appelait les "forces profondes", la civilisation: l'histoire du <span style="font-style: italic;">Siècle de Louis XIV</span>, c'est l'histoire de la civilisation française.<br />Son histoire est en même temps une histoire du temps présent. Car ce <span style="font-style: italic;">Siècle de Louis XIV</span>, comme le connaît-il? <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Voltaire </span>le connaît certes à travers les archives puisqu'il a été historiographe de Louis XV. Mais il le connaît aussi par les témoins, notamment ceux rencontrés dans sa jeunesse quand il fréquentait l'entourage de la duchesse du Maine, à Sceaux. Sa méthode est celle des historiens du temps présent: interroger les archives, interviewer les témoins et pouvoir confronter les archives aux témoignages.<br /><br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Emmanuel Laurentin</span> fait cependant remarquer que <span style="font-style: italic;">Le siècle de Louis XIV</span> comporte aussi une dimension hagiographique que les historiens d'aujourd'hui évitent de pratiquer: ainsi quand il distingue quatre grands siècles, "<span style="font-style: italic;">quatre âges heureux</span>" -dont celui de Périclès et celui de Louis XIV.<br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Pierre Milza</span> fait tout d'abord remarquer que bien des manuels font encore référence à ce "siècle de Périclès". De plus <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Voltaire </span>ne fait que constater qu'il y a de grands périodes dans l'histoire de l'humanité et des périodes qui sont un peu plus obscures.<br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Emmanuel Laurentin</span> nuance: ces mêmes périodes obscures sont réévaluées aujourd'hui. Ainsi des travaux de <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Georges Duby</span> et <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Jacques Le Goff</span> sur le Moyen Age.<br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Pierre Milza</span> demande alors de ne pas faire d'anachronisme: on peut pas pas reprocher à <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Voltaire </span>de ne pas être un <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Fernand Braudel</span>.<br /><br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Emmanuel Laurentin</span> demande alors à son invité pourquoi il en est venu à étudier <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Voltaire</span>?<br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Voltaire</span>, pour <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Pierre Milza</span>, c'est l'homme de la tolérance, de la lutte contre l'infâme. Or, depuis une quinzaine d'années, après l'affaire Salman Rushdie ou plus récemment l'affaire Redeker, il y a cette phrase qui revient dans les manifestations: "<span style="font-style: italic;">Au secours Voltaire!</span>" Et en même temps, beaucoup de nos contemporains sont réticents à l'égard de ce personnage. Comment comprendre ce paradoxe chez nos contemporains? Comment expliquer la contradiction chez l'homme du passé entre le <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Voltaire </span>courtisan et son double combattant?<br /><br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Emmanuel Laurentin</span> demande alors: <span style="font-weight: bold;">Que va-t-on chercher dans le passé? Un exemplum ou la vérité -d'un personnage, d'une époque?</span><br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Pierre Milza</span> rappelle alors la célèbre phrase de <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Benedetto Croce</span>: "<span style="font-style: italic;">Il n'y a d'histoire que contemporaine</span>". Nous nous intéressons à un personnage, à une époque, à un problème historiques que par rapport à nos préoccupations. L'intolérance est aujourd'hui une préoccupation majeure. Le totalitarisme, politique ou religieux, est un phénomène de notre temps. Et dans ce cas-là, nous appelons au secours ces personnages ou époques historiques.<br /><br /><br /><span style="font-weight: bold;">II/ Comment l'histoire est-elle enseignée dans notre pays?</span><br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Pierre Milza</span> a commencé à rédiger des manuels pour le premier cycle dans les années 1970; puis, à la fin des années 1970, il a poursuivi la rédaction de manuels, cette fois destinés au second cycle, de la sixième à la terminale [il est rare aujourd'hui qu'une collection couvre les sept années du cycle secondaire].<br />Ce qui l'a frappé à ses débuts dans l'édition scolaire, c'est le passage du noir et blanc à la couleur pour les photographies. Il reconnaît que, d'un point de vue technique, le manuel est devenu plus attrayant.<br />Deux changements sont moins positifs à ces yeux: d'une part, il a fallu réduire le nombre de pages; d'autre part, le discours a changé: les manuels sont passés d'un récit cursif -par exemple sur la bataille de Marathon- à un résumé, plus sec et plus elliptique. Selon <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Pierre Milza</span>, un enfant pouvait mieux comprendre autrefois l'évolution des choses à travers un récit construit et accessible qu'avec les résumés proposés aujourd'hui, d'autant plus succincts qu'il faut laisser de la place aux images.<br /><span style="font-weight: bold;">Les manuels ont fondu</span> (335 pages pour le seul <span style="font-style: italic;">Malet-Isaac</span> de <span style="font-style: italic;">5e</span> sur l'histoire romaine, édition de 1931) <span style="font-weight: bold;">en même temps que les programmes</span>: ainsi les Hittites ont disparu du programme de 6e.<br />Et là, pour <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Pierre Milza</span>, on touche un élément fondamental de l'histoire. <span style="font-weight: bold;">L'histoire, à quoi ça sert? Ca sert à avoir une mémoire</span>. De même qu'une personne ne peut se passer de sa mémoire, de ce qui s'est passé dans son enfance, de même aucune civilisation ne peut se reproduire sans avoir cette mémoire. Or il y a des pans de la mémoire collective qui ont complètement disparu: l'Irak contemporain fait la une de l'actualité alors que l' "Irak" d'il y a 2000 ans n'est plus étudié.<br />Une première explication, c'est que les horaires ont diminué; mais aussi il a fallu faire rentrer de nouveaux espaces dans l'histoire étudiée: Russie, Chine, Afrique, l'Europe. Il a fallu également réintroduire l'histoire récente.<br /><br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Pierre Milza</span> a signé, avec d'autres historiens (dont <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Jean-Pierre Azéma</span>, <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Marc Ferro</span> et <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">René Rémond</span>) la pétition <a href="http://lethiboniste.blogspot.com/2005/12/petition-liberte-pour-lhistoire.html">"Liberté pour l'histoire"</a> en décembre 2005.<br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Pierre Milza</span> reconnaît que ce n'est pas sans difficulté qu'il a signé cette pétition: car elle englobait la loi Gayssot, qui a le mérite de limiter les élucubrations des négationnistes sur la Shoah. Mais en même temps il fallait être cohérent: si on demandait à ce que l'Etat n'intervienne pas, que l'Histoire ne devienne pas un objet juridique, il fallait s'opposer à cette loi Gayssot. <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Pierre Milza</span> a alors pensé à <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Madeleine Rébérioux</span> (grande historienne, présidente de la Ligue des Droits de l'Homme, longtemps communiste) qui était contre la loi Gayssot; mais bien esseulée à ce moment-là.<br /><br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Emmanuel Laurentin</span> en vient alors à l'idée de Nicolas Sarkozy que la dernière lettre de Guy Môquet à sa famille soit lue dans les lycées le 22 octobre. Dès que cette annonce a été faite, des professeurs se sont insurgés sur internet contre cette nouvelle commémoration imposée, après l'esclavage, la colonisation, la Shoah.<br />Pour <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Pierre Milza</span>, il faut d'abord reconnaître que la réaction de certains professeurs est du type "<span style="font-style: italic;">Touche pas à mon Môquet!</span>" Lui n'est pas gêné que cette lettre de Guy Môquet soit lue; ni qu'un Président de la République demande aux professeurs de la lire; le gêne davantage qu'une date soit fixée, que la lecture soit autant encadrée: car revient alors le travers des lois mémorielles. Il y a un peu de cette "caporalisation mémorielle" que dénonce <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Jean-Pierre Azéma</span> dans <span style="font-style: italic;">L'Histoire</span> de septembre 2007. <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Pierre Milza</span> pense qu'en définitive cette lecture sera vite abandonnée, que les 3/4 des professeurs ne la feront pas.<br /><br />La France est un pays où la question de l'Histoire, de la gestion de la mémoire sont singulières. <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Antoine Prost</span> a pu ainsi écrire à propos d'une autre crise de l'enseignement de l'histoire, à la fin des années 1970 (pour ou contre la chronologie en cours d'histoire): "<span style="font-style: italic;">Il n'y a pas d'autre pays au monde où l'enseignement de l'histoire soit une question d'Etat, pas d'autre pays où le chef de l'Etat estimerait de sa compétence de porter un jugement sur cet enseignement</span>".<br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Pierre Milza</span> resitue le contexte: la critique portée par <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Alain Decaux</span> s'adressait à la réforme Haby. Les concepteurs des programmes avaient introduit de l'anthropologie historique (par exemple, le paysan au Moyen Age) mais en chassant toute chronologie. Or <span style="font-weight: bold;">l'histoire sert aussi à montrer que le temps passe</span>.<br />Par rapport à cette citation d'<span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Antoine Prost</span>, <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Pierre Milza</span> objecte que les historiens ne sont pas propriétaires de la science historique ni même de l'enseignement de l'histoire: les deux appartiennent à la société. Or il y a un côté corporatiste, autant chez les chercheurs que chez les enseignants.<br /><span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Pierre Milza</span> regrette aussi l'autoflagellation des historiens et enseignants français (comme italiens), comme si leur tâche se limitait à examiner les poubelles de l'Histoire, française en particulier.<br /><br /><br /><span style="font-weight: bold;">Pour aller plus loin:</span><br />_<span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Pierre Milza</span>, <span style="font-style: italic;">Voltaire</span>, Librairie Académique Perrin, août 2007, 913 pages. <a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwfGcYpsTtI/AAAAAAAAAAM/WtjuF4aAwig/s1600-h/Pierre+Milza+-Voltaire+-Perrin+-2007.jpg"><img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwfGcYpsTtI/AAAAAAAAAAM/WtjuF4aAwig/s200/Pierre+Milza+-Voltaire+-Perrin+-2007.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118277692485816018" border="0" /></a><br /><br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12718564-2970292254096890629?l=lethiboniste.blogspot.com'/></div>le thibonistehttp://www.blogger.com/profile/00867420641678519157levequemichel@hotmail.fr0tag:blogger.com,1999:blog-12718564.post-37524740977235287452007-03-01T16:26:00.000+01:002007-10-06T20:25:20.309+02:00Les ouvrages majeurs en histoire et geographieDans son <span style="font-weight: bold;">rapport sur l'Epreuve Sur Dossier</span> à la <span style="font-weight: bold;">session 2005</span> du <span style="font-weight: bold;">CAPES d'histoire géographie</span>, le jury recommande <span style="font-weight: bold;">la lecture attentive de quelques ouvrages</span>. Ce qui peut être considéré comme un tournant.<br /><div style="text-align: justify;">Jusque là en effet, on demandait surtout aux candidats d'être capables d'associer des noms à des titres d'ouvrages et à des courants: si je vous dit <span style="font-weight: bold;">histoire politique</span>, vous pouvez sans peine penser à <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">René Rémond</span>, lequel a rédigé <span style="font-style: italic; font-weight: bold;">La droite en France</span> dont le titre a évolué par la suite pour devenir <span style="font-style: italic; font-weight: bold;">Les droites en France</span>; si je vous dit <span style="font-weight: bold;">micro-histoire</span>, vous pensez à <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">Carlo Ginzburg</span> et êtes capables de citer un de ses ouvrages, <span style="font-style: italic; font-weight: bold;">Les fromages et les vers</span>; si je vous dit <span style="font-weight: bold;">géopolitique</span>, vous pensez de même à <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">Yves Lacoste</span> et son opuscule, <span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0); font-style: italic;">La géographie ça sert d'abord à faire la guerre</span>.<br />Le jury semble donc considérer que <span style="font-weight: bold;">le saupoudrage ne suffit plus</span>, qu'il est tellement généralisé parmi les candidats que <span style="font-weight: bold;">la différence est faite au profit des quelques uns et quelques unes qui sont capables de parler de manière plus approfondie d'un livre</span>.<br />Je ne peux bien sûr faire cette démarche à votre place, pour autant que vous disposiez d'un accès à une BU; mon but est plutôt d'aider ceux qui sont loins d'une BU ou qui ne peuvent se rendre souvent et longtemps dans une BU et qui n'ont pas l'argent pour acheter tous ces livres.<br />L'idée est d'abord de lister quelques uns des ouvrages fondamentaux dont on attend d'un candidat au CAPES d'histoire géographie qu'il les ait lus. Ensuite je vais essayer, progressivement, de proposer des extraits intéressants, la table des matières et une image de la couverture. Ce qui devrait suffire (en attendant les futurs rapports de jury).<br />Quand on demande à un candidat à un concours de lire un livre, on n'attend pas forcément de lui qu'il le lise <span style="font-style: italic;">in extenso</span>. Tant mieux, ceci dit, si c'est le cas. Plutôt, il est conseillé de lire l'introduction, la conclusion et la table des matières.<br /><br />Quels sont donc les ouvrages "majeurs" d'histoire ou de géographie qu'est sensé lire un candidat en vue de l'ESD?<br /><br />_<span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">Jacques Le Goff</span>, <span style="font-style: italic;">Saint Louis</span>, 1996 [le "retour" de la biographie].<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://ec1.images-amazon.com/images/I/51HV2NMERAL._AA240_.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://ec1.images-amazon.com/images/I/51HV2NMERAL._AA240_.jpg" alt="" border="0" /></a><br />_<span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">Carlo Ginzburg</span>, <span style="font-style: italic;">Le fromage et les vers</span>, 1980 [la micro-histoire].<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwfN6YpsT2I/AAAAAAAAABU/b45RWnGzugM/s1600-h/Carlo+Ginzburg+-Le+fromage+et+les+vers+-Aubier+-1982.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwfN6YpsT2I/AAAAAAAAABU/b45RWnGzugM/s200/Carlo+Ginzburg+-Le+fromage+et+les+vers+-Aubier+-1982.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118285904463286114" border="0" /></a><br />_<span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">Yves Lacoste</span>, <span style="font-style: italic;">La géographie, ça sert d'abord à faire la guerre</span>, 1976 [la géographie n'a pas à jouer l'innocente et refuser de parler de politique; elle a des implications concrètes]<br /><br />_<span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">René Rémond</span>, <span style="font-style: italic;">Les droites en France, </span>1954 [longtemps la référence en histoire politique]<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://ec1.images-amazon.com/images/I/515N7KBYW8L._AA240_.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://ec1.images-amazon.com/images/I/515N7KBYW8L._AA240_.jpg" alt="" border="0" /></a><br />_<span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">Fernand Braudel</span>, <span style="font-style: italic;">La Méditerranée et le monde méditerranéen au temps de Philippe II</span>, 1949 [la thèse qui développe les trois temps de l'histoire]<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwfMpIpsT1I/AAAAAAAAABM/ujh71Rbztlo/s1600-h/Fernand+Braudel+-La+M%C3%A9diterran%C3%A9e+et+le+monde+m%C3%A9diterran%C3%A9en+%C3%A0+l%27%C3%A9poque+de+Philippe+II.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwfMpIpsT1I/AAAAAAAAABM/ujh71Rbztlo/s200/Fernand+Braudel+-La+M%C3%A9diterran%C3%A9e+et+le+monde+m%C3%A9diterran%C3%A9en+%C3%A0+l%27%C3%A9poque+de+Philippe+II.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118284508598914898" border="0" /></a><br />_<span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">Georges Duby</span>, <span style="font-style: italic;">Le dimanche de Bouvines</span>, 1973 [le "retour" à l'évènement]. <a href="http://lethiboniste.blogspot.com/2007/01/presentation-georges-duby-le-dimanche.html">Ma présentation</a> (plan, extraits, liens) du livre.<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwfMMIpsT0I/AAAAAAAAABE/-yj6P2OMzGk/s1600-h/Georges+Duby+-Le+dimanche+de+Bouvines.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwfMMIpsT0I/AAAAAAAAABE/-yj6P2OMzGk/s200/Georges+Duby+-Le+dimanche+de+Bouvines.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118284010382708546" border="0" /></a><br />_<span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">Alain Corbin</span>, <span style="font-style: italic;">Le miasme et la jonquille: l'odorat et l'imaginaire social aux XVIIIe-XIXe siècles</span>, 1982 [l'histoire du sensible, une branche de l'histoire culturelle]<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwfL0opsTzI/AAAAAAAAAA8/g7-28an2uTw/s1600-h/Alain+Corbin+-Le+miasme+et+la+jonquille+-1982.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwfL0opsTzI/AAAAAAAAAA8/g7-28an2uTw/s200/Alain+Corbin+-Le+miasme+et+la+jonquille+-1982.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118283606655782706" border="0" /></a><br />_<span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">Paul Vidal de la Blache</span>, <span style="font-style: italic;">Tableau de la géographie de la France</span>, 1903 [le père de la géographie "à la française"]<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwfLcYpsTyI/AAAAAAAAAA0/lfe9Ao0r-PA/s1600-h/Paul+Vidal+de+la+Blache+-Tableau+de+la+g%C3%A9ographie+de+la+France.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwfLcYpsTyI/AAAAAAAAAA0/lfe9Ao0r-PA/s200/Paul+Vidal+de+la+Blache+-Tableau+de+la+g%C3%A9ographie+de+la+France.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118283190043954978" border="0" /></a><br />_<span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">Alain Reynaud</span>, <span style="font-style: italic;">Une géohistoire: la Chine des Printemps et des Automnes</span>, 1992 [pour la géohistoire et pour sortir du triangle Vidal/Lacoste/Brunet en connaissant un géographe vivant et reconnu]<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwfLAopsTxI/AAAAAAAAAAs/8iaQy939b2Y/s1600-h/Alain+Reynaud+-Une+g%C3%A9ohistoire+la+Chine+des+Printemps+et+des+Automnes+-Reclus+-1992.png"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwfLAopsTxI/AAAAAAAAAAs/8iaQy939b2Y/s200/Alain+Reynaud+-Une+g%C3%A9ohistoire+la+Chine+des+Printemps+et+des+Automnes+-Reclus+-1992.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118282713302585106" border="0" /></a><br />_<span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">Nicole Loraux</span>, <span style="font-style: italic;">L'invention d'Athènes</span>, 1981 [version publiée de sa thèse d'anthropologie politique sur <span style="font-style: italic;">Athènes imaginaire: Histoire de l'oraison funèbre et de sa fontion dans la cité classique </span>qui cherche à comprendre l'imaginaire politique d'Athènes]<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwfJ3YpsTvI/AAAAAAAAAAc/kFjNMvAudkY/s1600-h/Nicole+Loraux+-L%27invention+d%27Ath%C3%A8nes+-Payot+-1993.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwfJ3YpsTvI/AAAAAAAAAAc/kFjNMvAudkY/s200/Nicole+Loraux+-L%27invention+d%27Ath%C3%A8nes+-Payot+-1993.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118281454877167346" border="0" /></a><br />_<span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">Joan W. Scott</span>, <span style="font-style: italic;">La citoyenne paradoxale: les féministes françaises et les droits de l'homme</span>, 1998 [historienne emblématique des <span style="font-style: italic;">gender studies</span>]<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwfJf4psTuI/AAAAAAAAAAU/AEK3y0_7yt0/s1600-h/Joan+Scott+-La+citoyenne+paradoxale+-Albin+Michel+-1998.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwfJf4psTuI/AAAAAAAAAAU/AEK3y0_7yt0/s200/Joan+Scott+-La+citoyenne+paradoxale+-Albin+Michel+-1998.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118281051150241506" border="0" /></a><br />_<span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">Stéphane Audoin-Rouzeau</span> et <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">Annette Beccker</span>, <span style="font-style: italic;">14/18: retrouver la guerre</span>, 1994 [la brutalisation des sociétés et la culture de guerre expliqueraient la violence "consentie" pendant la Première Guerre mondiale; l'école de Péronne domine aujourd'hui l'historiographie et les programmes du secondaire]<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwfKdIpsTwI/AAAAAAAAAAk/EDLm-rFAmIg/s1600-h/Audoin+Rouzeau+et+Becker+-14+18+retrouver+la+Guerre+-Gallimard+Folio+-2003.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwfKdIpsTwI/AAAAAAAAAAk/EDLm-rFAmIg/s200/Audoin+Rouzeau+et+Becker+-14+18+retrouver+la+Guerre+-Gallimard+Folio+-2003.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118282103417229058" border="0" /></a>_<span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 51, 255);">Catherine Fournet-Guérin</span>, <span style="font-style: italic;">Vivre à Tananarive: Géographie du changement dans la capitale malgache</span>, Editions Khartala, 2007, 427 pages. [Pourquoi les habitants de la capitale malgache assimilent-ils leur quartier à un village? En fait pour se rassurer, alors même que la réalité est riche en tensions]<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwfQPYpsT3I/AAAAAAAAABc/qiwUsVrZ0oc/s1600-h/Catherine+Fournet+Gu%C3%A9rin+-Vivre+%C3%A0+Tananarive+G%C3%A9ographie+du+changement+dans+la+capitale+malgache.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_pSYZNQTt1Ik/RwfQPYpsT3I/AAAAAAAAABc/qiwUsVrZ0oc/s200/Catherine+Fournet+Gu%C3%A9rin+-Vivre+%C3%A0+Tananarive+G%C3%A9ographie+du+changement+dans+la+capitale+malgache.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118288464263794546" border="0" /></a><br />Ce qui est amusant, c'est de constater combien ces livres "majeurs" sont vieux pour la plupart. J'ai du mal à discerner les ouvrages majeurs qui ont marqué l'historiographie ou la géographie de ces dix dernières années. <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">Braudel </span>excepté, pas d'ouvrage d'histoire moderne; un seul ouvrage en histoire antique; seulement trois ouvrages de géographie. En même temps, ce serait déjà bien d'avoir "lu" ces treize ouvrages; pour ma part je n'en ai lu que sept.<br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12718564-3752474097723528745?l=lethiboniste.blogspot.com'/></div>le thibonistehttp://www.blogger.com/profile/00867420641678519157levequemichel@hotmail.fr4tag:blogger.com,1999:blog-12718564.post-29904505658193701342007-02-26T13:07:00.001+01:002009-07-06T19:47:13.801+02:00Fiches de lecture en histoire et geographie<div style="text-align: justify;">Vous connaissez sans doute le principe qui veut que <span style="font-weight: bold;">tout livre peut se résumer en une phrase</span>, même <span style="font-style: italic;">La Recherche du Temps perdu</span>. Je vais tenter de faire de même pour quelques livres d'historiens et de géographes.<br />L'exercice a bien entendu ses limites: être capable de résumer un livre en une phrase suppose non seulement de l'avoir lu mais de l'avoir suffisamment pratiqué pour arriver à prendre de la hauteur; inversement, lire un résumé d'une phrase ne suffit pas à connaître un livre, à en apprécier la portée, les limites, les enjeux. Vous connaissez la boutade selon laquelle "<span style="font-style: italic;">les statistiques, c'est comme le bikini, ça donne une idée, mais ça cache l'essentiel</span>": elle vaut tout aussi bien pour les résumés de livre en une phrase. Pour moi, c'est surtout un jeu.<br />En outre, je n'ai rien de mallarméen, je n'ai pas lu tous les livres; seulement ceux suivis d'un astérisque orange, ce qui vous donne un petit aperçu de ma grande inculture.<br /><br /><br /><a href="http://lethiboniste.blogspot.com/2007/01/resume-p-aries-histoire-des-populations.html">Résumé </a> de <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">Philippe Ariès</span>, <span style="font-style: italic;">Histoire des populations françaises et de leurs attitudes devant la vie</span> (1971, 1948).<br /><br /><a href="http://lethiboniste.blogspot.com/2007/01/resume-p-aries-lenfant-et-la-vie.html">Résumé</a> de <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">Philippe Ariès</span>, <span style="font-style: italic;">L'enfant et la vie familiale sous l'Ancien Régime</span> (1960)<span style="color: rgb(255, 102, 0); font-weight: bold;">*</span>.<br /><br /><a href="http://lethiboniste.blogspot.com/2007/01/resume-r-aron-introduction-la.html">Résumé</a> de <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">Raymond Aron</span>, <span style="font-style: italic;">Introduction à la philosophie de l'histoire: essai sur les limites de l'objectivité historique</span> (1938).<br /><br /><a href="http://lethiboniste.blogspot.com/2007/02/resume-marcel-aubert-la-cathedrale.html">Résumé</a> de <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">Marcel Aubert</span>, <span style="font-style: italic;">La cathédrale Notre-Dame de Paris</span> (1929, 1920, 1909).<br /><br /><a href="http://lethiboniste.blogspot.com/2007/02/resume-marc-bloch-les-rois-thaumaturges.html">Résumé</a> de <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">Marc Bloch</span>, <span style="font-style: italic;">Les rois thaumaturges</span> (1924).<br /><br /><a href="http://lethiboniste.blogspot.com/2007/01/resume-marc-bloch-les-caracteres.html">Résumé</a> de <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">Marc Bloch</span>, <span style="font-style: italic;">Les caractères originaux de l'histoire rurale française</span> (1931).<br /><br /><a href="http://lethiboniste.blogspot.com/2007/01/resume-marc-bloch-letrange-defaite.html">Résumé</a> de <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">Marc Bloch</span>, <span style="font-style: italic;">L'étrange défaite</span> (1940)<span style="color: rgb(255, 102, 0); font-weight: bold;">*</span>.<br /><br /><a href="http://lethiboniste.blogspot.com/2007/01/resume-marc-bloch-apologie-pour.html">Résumé </a>de <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">Marc Bloch</span>, <span style="font-style: italic;">Apologie pour l'histoire ou métier d'historien </span>(1993, 1949, posthume)<span style="color: rgb(255, 102, 0); font-weight: bold;">*</span>.<br /><br /><a href="http://lethiboniste.blogspot.com/2007/01/resume-charles-bost-les-predicants.html">Résumé</a> de <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">Charles Bost</span>, <span style="font-style: italic;">Les prédicants protestants des Cévennes et du Bas-Languedoc, 1684-1700 </span>(2001, 1912).<br /><br /><a href="http://lethiboniste.blogspot.com/2007/01/resume-fernand-braudel-civilisation.html">Résumé</a> de <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">Fernand Braudel</span>, <span style="font-style: italic;">Civilisation matérielle, économie et capitalisme</span> (1979).<br /><br /><a href="http://lethiboniste.blogspot.com/2007/02/resume-michel-de-certeau-lecriture-de.html">Résumé</a> de <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">Michel de Certeau</span>, <span style="font-style: italic;">L'écriture de l'histoire</span> (2002, 1975)<span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 102, 0);">*</span>.<br /><br /><a href="http://lethiboniste.blogspot.com/2007/01/resume-chateaubriand-essai-historique.html">Résumé</a> de <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">François-René de Chateaubriand</span>, <span style="font-style: italic;">Essai historique, politique et moral sur les révolutions anciennes et modernes considérées dans leurs rapports avec la Révolution française</span> (1797).<br /><br /><a href="http://lethiboniste.blogspot.com/2007/01/resume-jacques-droz-le-liberalisme.html">Résumé</a> de <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">Jacques Droz</span>, <span style="font-style: italic;">Le libéralisme rhénan</span> (1940).<br /><br /><a href="http://lethiboniste.blogspot.com/2007/01/resume-georges-duby-les-trois-ordres-ou.html">Résumé</a> de <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">Georges Duby</span>, <span style="font-style: italic;">Les trois ordres ou l'imaginaire du féodalisme </span>(1979).<br /><br /><a href="http://lethiboniste.blogspot.com/2007/01/resume-michel-foucault-histoire-de-la.html">Résumé</a> de <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">Michel Foucault</span>, <span style="font-style: italic;">Histoire de la folie à l'âge classique</span> (1961)<span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 102, 0);">*</span>.<br /><br /><a href="http://lethiboniste.blogspot.com/2007/01/resume-paul-kennedy-naissance-et-declin.html">Résumé</a> de <span style="font-weight: bold; color: rgb(51, 102, 255);">Paul Kennedy</span>, <span style="font-style: italic;">Naissance et déclin des grandes puissances: transformations économiques et conflits militaires de 1500 à 2000</span> (1991).<br /><br /><div style="text-align: center;">-D'autres résumés en une phrase seront bientôt proposés-<br /></div><br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12718564-2990450565819370134?l=lethiboniste.blogspot.com'/></div>le thibonistehttp://www.blogger.com/profile/00867420641678519157levequemichel@hotmail.fr0