tag:blogger.com,1999:blog-1268910420763059022.post-2174630807671676622008-07-01T09:11:00.004-04:002008-07-01T10:13:10.317-04:00Lisez-vous Canadien?En cette fête du Canada, je prends quelques instants pour évoquer la littérature canadienne. Certains d'entre vous ne lisent que des romans québécois, d'autres ont approché la littérature québécoise récemment et découvrent sa vitalité. Bravo! Mais lisez-vous Canadien comme dans littérature canadienne anglophone, oui, celle-là même que le ROC (Rest of Canada) s'approprie sur une base régulière?<br /><br />Un test informel, tout d'abord: pouvez-vous me nommer, sans l'aide d'un bouquin de référence ou d'Internet, dix auteurs canadiens non québécois? Bon, allez, je suis certaine que vous pouvez en nommer trois au moins sans faire trop d'efforts, parce qu'elles écrivent en français: <span style="font-weight: bold;">Gabrielle Roy</span> (si vous souhaitez la mieux connaître, je ne saurais trop vous recommander les chroniques récentes parues sur le <a href="http://passemot.blogspot.com/">blogue de Venise</a>), <span style="font-weight: bold;">Antonine Maillet</span> (que j'avoue n'avoir jamais lue) et <span style="font-weight: bold;">Nancy Huston</span>, qui a débuté sa carrière en anglais et qui écrit maintenant (de Paris) en français puis se traduit elle-même en anglais (auteur que j'apprécie énormément). Et puis après? Oui, <span style="font-weight: bold;">Yann Martel </span>(qui vit maintenant en Saskatchewan et dont les titres sont traduits par ses parents). N'oubliez pas dans votre liste l'éternelle <span style="font-weight: bold;">Lucy Maud Montgomery</span> (saviez-vous que Anne fête ses 100 ans cette année?). Si vous avez des enfants, vous aurez sans doute lu à répétition les <span style="font-weight: bold;">Robert Munsch</span>. Les miens sont grands maintenant mais j'ai gardé dans ma bibliothèque le très touchant <span style="font-style: italic;">Je t'aimerai toujours</span> et l'ai offert en cadeau à plusieurs reprises. Je vous laisse réfléchir trois (trente?) secondes de plus. Votre liste de dix noms est complétée? (Si cela peut vous consoler, je suis certaine que nos compatriotes anglophones peineraient à nommer plus de trois auteurs québécois.)<br /><br />J'ai abordé la littérature canadienne anglophone il y a déjà quelques années, un peu par hasard, et j'y ai découvert nombre d'auteurs particulièrement inspirants. Je pense notamment à <span style="font-weight: bold;">Margaret Attwood </span>dont j'ai lu plusieurs titres jusqu'ici mais de qui je recommande sans aucune hésitation <span style="font-style: italic;">L'assassin aveugle,</span> un livre qui avait remporté il y a quelques années le prix de « livre de l'année » de CBC (un vote essentiellement populaire). Côté littérature féminine, il ne faudrait pas non plus oublier <span style="font-weight: bold;">Margaret Laurence </span>(son <span style="font-style: italic;">Ange de pierre</span> vient d'être traduit enfin et me fait de l'œil depuis des semaines), <span style="font-weight: bold;">Alice Monro</span> (j'ai un de ses livres dans ma PAL) et <span style="font-weight: bold;">Jane Urquart </span>(dont j'ai pu apprécier l'univers si particulier dans <span style="font-style: italic;">Niagara</span> et <span style="font-style: italic;">Les amants du Styx</span>).<br /><br />Certains de mes plus grands coups de cœur des dernières an<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_IUdtwZo3T10/SGo6U9wfr7I/AAAAAAAAAHA/WyK8Jr69ab0/s1600-h/Tiff2002.jpg"><img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_IUdtwZo3T10/SGo6U9wfr7I/AAAAAAAAAHA/WyK8Jr69ab0/s320/Tiff2002.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5218047250111901618" border="0" /></a>nées ont été signés par des auteurs canadiens. Je pense ici à <span style="font-weight: bold;">Michael Ondaatje </span>(<span style="font-style: italic;">Le patient anglais</span> mais aussi <span style="font-style: italic;">Le fantôme d'Anil</span>), <span style="font-style: italic;">Le jardin de papier </span>de <span style="font-weight: bold;">Thomas Wharton</span> (un livre magnifique entre conte de fées, roman et essai typographique) et, <span style="font-style: italic;">last but not least</span>, <span style="font-weight: bold;">Timothy Findley</span>, dont j'ai (presque) tout dévoré (je viens de réaliser ce matin en reprenant la liste de ses œuvres qu'il me manque, outre ses pièces de théâtre, un livre de souvenirs pour que j'en aie fait le tour). J'ai commencé par <span style="font-style: italic;">Pilgrim</span>, qui avait reçu des critiques dithyrambiques de la part des collaborateurs du défunt magazine radiophonique artistique de la défunte Chaîne culturelle de Radio-Canada, et puis, j'ai tout avalé, presque d'un coup. Du lot ressortent particulièrement <span style="font-style: italic;">La fille de l'homme au piano</span> (vous me direz que le titre était prédestiné) mais peut-être encore plus<span style="font-style: italic;"> Chasseurs de têtes, </span>une plongée saisissante dans le monde de la folie (qui reste un des thèmes récurrents de l'œuvre de Findley). Quand j'ai appris la mort de l'auteur, en 2002, je venais de terminer son dernier (et ultime) roman: <span style="font-style: italic;">Les robes bleues</span>, dont je ne me départirai probablement jamais parce que, même s'il n'est peut-être pas le plus parfait de ses écrits, il demeure son testament.<br /><br />Pour vous inspirer, vous pouvez consulter ici la liste d'écrivains canadiens (anglophones et francophones) <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_alphab%C3%A9tique_d%27%C3%A9crivains_canadiens">recensés sur Wikipedia</a>. Moi, je me laisserais bien tenter par Neil Bissoondath, Joy Fielding, Mordecai Richler...Luciehttp://www.blogger.com/profile/16188470487969364207noreply@blogger.com