tag:blogger.com,1999:blog-126550982008-07-17T06:35:12.986+02:00el ogro terconotes d'un monstre en milieu urbainEl ogrohttp://www.blogger.com/profile/15045992994267404818noreply@blogger.comBlogger393125tag:blogger.com,1999:blog-12655098.post-22571567874303803102007-05-16T11:45:00.000+02:002007-05-16T11:56:02.253+02:00Dernier post (2/2)<em></em><br /><span style="color:#ff0000;"><em>"Encore un projet sur la délinquance pour mettre en forme une société du tout répressif. A quoi servira une telle enchère juridique si rien n’est fait pour accompagner les gens qui sont sur le terrain.<br />Je relis à l’instant quelques interviews de Sarkozy et je me dis que nous allons effacer en quelques années le cheminement philosophique que nous avons suivit depuis le siècle des lumières, la révolution et même Hobbes ou Montesquieu.</em><br /></span><em><br /><span style="color:#ff0000;">La différence entre l’espoir et l’espérance.<br /><br />C’est quoi ce gars qui est persuadé que l’inné prime sur l’acquis ?<br /><br />Sarkozy ne veut plus de la séparation du législatif, de l’exécutif et du judiciaire (je pourrai aussi parler ici du pouvoir médiatique.)<br />C’est un partisan de la fusion, de l’unanimisme….de la bouillie ?<br /><br />Article 16 : « toute société dans laquelle la garantie de droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de constitution. »<br />Ainsi Sarkozy nous mènera au pire à une dictature au mieux a un éclatement mou de l’état et donc de la société.<br /><br />Après avoir détruit la notion d’état et de société il s’attaquera à la loi de la laïcité en faisant de l’œil aux groupes religieux, aux sectes…A quand une réflexion de la religion dans l’espace publique. "<br /></span></em><br /><span style="color:#ff0000;"><em>Fermeture de blog sur fond de dérive antirépublicaine (ceci n’ayant aucun rapport avec cela)<br />J’espère que la France sera ingouvernable.<br />J’espère de gros mouvements sociaux.<br />Si il faut du sang il y en aura.<br /></em>En fait je n’écrirai pas de post sur ce que m’inspire l’élection de Sarkozy. Je n’ai pas envie. Trop de colère. Je n'écrirai pas de post sur sarkozy juste des bribes de notes prisent ça et là sur des bouts de papiers .<br />Je me dis simplement que nous sommes bien fou de lui avoir laissé une chose si fragile dans les mains.<br />Le 6 mai c’était la sainte prudence. La France est inconsciente.<br /><br />Il y a trois jours j’ai annoncé à mon patron que j’arrêtai de travailler à la mi-août car il faut que les cauchemars, les visions et les humiliations.<br />Je n’ai jamais parlé en détail de mon travail ici. Depuis trois ans je travail dans un bordel pour mecs. Une backroom. Je n’assume pas. Une voie de garage, une mort pour moi. Un endroit clos ou j’ai monté de hauts murs dans ma tête.<br />Je fais de plus en plus de crises de panique. Je ne contrôle plus rien lorsque je pense à mon travail. Je me demande comment je vais tenir jusqu'au bout. Je me déchire, je me dépèce jours après jours. Pas une nuit sans un rêve, pas une journée au travail sans une vison, un son monstrueux.<br />MAIS<br />Je suis heureux car je fais mon chemin avec un homme que j’aime. </span><br /><span style="color:#ff0000;">(et encore je reste pudique.)<br />Je suis heureux car le spectacle sur lequel je travail avance et je le trouve de qualité.<br /></span><br /><br /><div align="center">Fin de Blog</div>El ogrohttp://www.blogger.com/profile/15045992994267404818noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12655098.post-55576893210556485822007-05-10T08:06:00.000+02:002007-05-10T08:10:11.067+02:00Dernier post (1/2)Chère Brigetoun,<br />Chèr Niklas, Olivier A., Cre, Darraxide<br />Chers lecteurs/lectrices qui ne sont pas bloggeurs ou qui ne laissent pas de traces de leurs passages ici,<br />Chers intimes que je vois dans la "vrai vie",<br />Et ceux que j’oubli.<br /><br /><em><span style="color:#ff0000;">Etrange début de moi. Le spectacle prend doucement forme, sans heurt. C’est un régal… je sais qu’il y aura toujours des imprévus et un coup de speed à la dernière minute mais je suis confiant. Presque serein.<br />Mon Amant est solaire…pourvu que ça dure !<br />Le soleil est de retour après quelques jours de pluie et de froid. Il y a bien sur le résultat catastrophique des élections et le malaise que je ressens depuis.<br />La peur surtout car cet homme est fou et je ne veux pas de la société qu’il propose.<br />Lassitude.<br />Sensation de ne pas comprendre mes compatriotes.<br />Fatigué par le Parti Socialiste… trop digne dans les différentes soirées électorales de dimanche. Cet homme est dingue ! Dites le ! Au lieu de lui souhaiter bon courage.<br />Fatigué par le Parti Socialiste…..ridicule en réglant leurs comptes si vite et à la vue de tous.<br />Fatigué par ces socialistes qui ont fait de l’œil au Centre.<br /><br />Graves problèmes au boulot. Crises d’angoisses, délires quand je suis seul. Je suis seul je suis seul je suis seul. Seul la tête explosé. Je suis persuadé que lorsque je suis au boulot tout meurt dehors. Lentement.<br />Comme des fleurs qui se dessèchent indéfiniment.<br />Je brûle d’envi d’appeler ceux que j’aime pour être certain qu’ils sont encore en vie. Ce soir je n’ai pas résisté…j’ai appelé mon Amant.<br />Je pleure au travail. Je suis entraîné par le vide qui m’entoure.<br />M’englobe.<br /> <br />4 mai…. Deux ans de blog….happy birthday le blog !<br />Je fatigue aussi de ce coté là.<br />Ce blog va donc fermer.<br />Je veux juste y ajouter un post sur Sarko. Je prendrai sûrement quelques jours pour l’écrire alors soyez patient.<br /><br />Je vais sûrement reprendre mes activités de bloggeur dans un ou deux mois mais dans un cadre et un style différent, et comme je n’ai envi de perdre mes rares mais fidèles lecteurs/trices je vous laisse mon adresse Internet pour que vous puissiez m’y indiquer une manière de garder le contact avec vous.<br />Je pourrai ainsi vous faire parvenir le texte du spectacle du moi de juin une fois que j’aurai eu le temps d’y effectuer quelques retouches.<br /></span></em><br /><a href="mailto:nmb@arlequin-invertie.com">nmb@arlequin-invertie.com</a><br /><br /><span style="color:#ff0000;"><em>merci.</em></span>El ogrohttp://www.blogger.com/profile/15045992994267404818noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12655098.post-78171627070818993162007-05-03T21:48:00.001+02:002007-05-03T21:48:47.648+02:00elles s'imaginent<span style="color:#cc66cc;">Elles s’imaginent piquantes dans des robes aux coupes complexes. Elles s’imaginent alors qu’elles ont le cul posé sur le sable et que rien ne se passe.<br />Rien.<br />Fatiguées, haletantes…..Elles se sont enfin posées.<br />Le soleil se couche.<br /><br />Les simplettes ! Les simplettes ! Les simplettes !<br />Elles ont courue.<br />En rond la plupart du temps. En rond car la mer est là, a quelques mètres, et aucunes des simplettes n’ont la force de franchir toute cette eau et tout sel.<br /><br />Hé !<br />Les simplettes ! Quelles étoffes ?<br />Quelles postures ?<br /><br />Le phare, les dunes infinies : C’est votre nouveau pays !<br />Vous n’en partirez jamais.<br />Faites de la gym ! Ouvrez des commerces !<br /> Jouez avec les Evénements (cirque de la vie)<br /><br />Un jour nous trouverons les lambeaux de vos bodies et des livres de compte avec des grains de sable entre les pages.</span>El ogrohttp://www.blogger.com/profile/15045992994267404818noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12655098.post-20545666252772348862007-05-02T08:13:00.000+02:002007-05-03T08:21:14.965+02:00avis aux truies qui sommeillent en nous<a href="http://bp2.blogger.com/_XWQWRq4qsw8/Rjl_J9jojzI/AAAAAAAAACU/DiBr-5KNm-Y/s1600-h/affiche_final.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5060215465447034674" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_XWQWRq4qsw8/Rjl_J9jojzI/AAAAAAAAACU/DiBr-5KNm-Y/s400/affiche_final.jpg" border="0" /></a><br /><div></div>El ogrohttp://www.blogger.com/profile/15045992994267404818noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12655098.post-72651922700007289652007-04-30T12:26:00.000+02:002007-05-01T12:26:51.568+02:00Sans panache.<span style="color:#ff9900;">Mon corps : grosse fleur rouge ou coulée de néoprène ?<br />Mon corps….<br />Préfèrerait être mort plutôt qu’au travail.<br />J’imagine mon corps encastré dans les meubles de cet étrange endroit ou je bosse.<br />Mon corps caoutchouc tiède qui se colle partout où je le pose.<br /> <br />Mon corps est une grosse fleur rouge dans le vent. </span>El ogrohttp://www.blogger.com/profile/15045992994267404818noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12655098.post-71014288250277731292007-04-29T17:22:00.000+02:002007-05-01T17:23:12.430+02:00Qu’est-ce que je vous sers ?<strong><span style="color:#ffff00;">J’ai tellement de colère en moi.<br />J’ai tellement de violence en moi.<br />Que puis-je en faire ?</span></strong>El ogrohttp://www.blogger.com/profile/15045992994267404818noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12655098.post-87083758821005158782007-04-26T11:02:00.000+02:002007-04-27T11:16:39.660+02:00entre deux tours, un trou...<span style="color:#6666cc;">Le Pen : grand perdant. Presque naïf. Il n’a pas vu son électorat partir chez Sarkozy.<br />Sarkozy … c’est bien d’affaiblir le FN en récupérant ses électeurs. C’est moins sympa de récupérer les idées du bonhomme.</span><br /><span style="color:#6666cc;"><br />Nous n’avons pas encore trouvé le ou la politique qui proposera d’autres idées, une autre vision a cet électorat si particulier.</span><br /><br /><span style="color:#6666cc;">Il n’y a rien a dire Sarkozy est le grand gagnant. Il est déjà président. Il fait un carton au premier tour tout en gardant, quoiqu’on en dise, les voix de l’udf pour le second tour.<br />Je ne crois pas au Tout sauf Sarkozy. Je trouve ça un peu idiot. Peut-on gouverner la France avec une coalition ayant comme unique point commun Tout sauf Sarkozy. Chirac n’a pas réussit grand chose après une élection « tout sauf Le Pen ».</span><br /><br /><span style="color:#6666cc;">Royale m’énerve ( ce n’est pas nouveau). Je reste un peu vide après la satisfaction de la voir au second tour. Peut-être qu’elle restera dans les mémoire comme celle qui a rompu la malédiction ?<br />Déjà pas si mal ?</span><br /><br /><span style="color:#6666cc;">Elle n’as pas fait un bon score. Le vote utile a faussé toute les données. Elle n’a plus aucune réserve. Toute la gauche ( ou presque) a voté pour elle. Que pouvons nous attendre de plus ?<br />Bayrou lui jubile. Il ne dit rien et attends patiemment l’explosion du Parti Socialiste.<br />Il a raison, c’est implacable. Je me sens de plus en plus éloigné du ps lorsque ma candidate fait de l’œil au centre.<br />Vraiment ça ne m’intéresse pas. Soutenir une gauche qui se noie dans le libéralisme n’est pas mon but. </span><br /><br /><span style="color:#6666cc;">… je n’ose même pas imaginer la souplesse d’un communiste qui se force a voter Royal au premier tour pour s’apercevoir ensuite qu’elle se couche devant Bayrou avant le second tour.</span><br /><br /><span style="color:#6666cc;">Le Parti Communiste… J’ai eu des relations assez complexe avec le PC. Ayant vécu dans une dictature populaire je ne peux pas adhérer a cent pour cent a ce qu’a dit et fait le pcf. Mais je me sens très proche de leurs idées.Je suis triste pour Buffet. Elle mérite largement mieux, après des années d’incapables a la tête de ce parti.</span>El ogrohttp://www.blogger.com/profile/15045992994267404818noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12655098.post-4722764679906271302007-04-25T08:00:00.000+02:002007-04-26T08:06:34.933+02:00ELLE BUNKER<div align="left"> </div><div align="left"><span style="color:#cc9933;">en attendant d'avoir du temps pour vous écrire un peu plus.</span></div><div align="left"><span style="color:#cc9933;">voici un petit mot sur notre création du moi de juin.</span></div><div align="center"><span style="color:#cc9933;"></span> </div><div align="center"><span style="color:#cc9933;">ELLE BUNKER (164 chants d’amour) – création théâtrale<br /> </span></div><div align="left"><br /><span style="color:#cc9933;">Mercredi 6 Juin 2007<br />21 heures<br />Entrée gratuite.<br />Salle Pétrarque<br />Place Pétrarque Rue Embouque d’or<br />(centre ville proche de la rue de l’aiguillerie)<br /><br /><br />Un pays de monoculture, celle de la betterave. Plantée au milieu, une tour HLM. Il y a un appartement étouffant.<br />Echouée là, Elle Bunker n’en sort plus. Elle se raconte, autobiographie porcine, au travers des deux amours de sa vie. Elle entame 164 chants d’amour fabriqués de ses râles, de ses soupirs… Et de ses couinements.<br />Des paroles directement adressées au public.<br /><br /></span><span style="color:#cc9933;"><em>Je relis une fois encore le texte. Je feuillette distraitement mes feuillets de mise en scène. Je regarde du coin de l’œil l’actrice - forcement fragile- et je me demande toujours qui est Elle Bunker. Cette histoire, je crois que c’est une insomnie qui peut durer une vie entière. Une dérive amoureuse, une divagation sexuelle, un drame crépusculaire ? Pourquoi pas une porcherie de mots, ou l’abattoir des sentiments, théâtre de la boucherie des émotions… Je ne sais pas. En tout cas Elle Bunker est un masque, une parole incarnée.<br /></em>l'ogre,<br />metteur en scène<br /><br /><br />interprétation.<br /> conception costume & maquillage<br />conception décor & régie<br /> texte, mise en scène & interprétation.<br />Contact presse : <br /><br /><br /><br /></span><span style="color:#cc9933;"><strong>OdusseuV<br /></strong><br />Elle Bunker est à quai depuis trop longtemps déjà. On peut même dire qu’elle est en rade. Tour à tour, elle vocifère, craintive, elle se confesse. Ne sachant pas quel rôle choisir, elle est tour a tour </span><a href="http://grenier2clio.free.fr/grec/scylla.htm"><span style="color:#cc9933;">Scylla</span></a><span style="color:#cc9933;">, Évippé, Pénélope, ou Circé mais dois se rendre compte comme Ulysse que le retour est impossible.<br /><br />Un récit dans lequel plusieurs histoires se télescopent et se répondent. L’amour se confond avec la géographie : Il y a cet ici - froid - où elle a été abandonnée par George et le souvenir ensoleillé de Tarifa où elle avait suivi Jean.<br />Elle Bunker retrace, sans doute pour la dernière fois, son itinéraire amoureux souvent avec un regard enfantin malgré ses humiliations.<br /><br />Dans Les désaxés, Marilyn Monroe déplie une carte des Etats-Unis ou sont encerclés et reliées les villes ou elle a séjourné. Elle s’est créé une géographie, une direction a prendre pour accomplir son destin.<br />Dans cette même énergie, Elle Bunker nous parle de son présent immobile, d’un ailleurs qui a failli être idéal.<br /><br /><strong>Mare suum</strong><br /><br />Elle Bunker n’est plus a Tarifa. Mais, même cloîtrée en haut de sa tour noire, la mer ne la jamais quittée. Elle l’entend, elle la sent surtout pourrir (stagner) ou tempêter dans son estomac, à chaque fois qu’elle est submergée par l’émotion. Elle Bunker est escortée de bulots et d’algues.<br /><br /><strong>Majica luz</strong><br /><br /> Elle Bunker est une fille qui n’a pas la grâce. Cette grâce qui enveloppe ceux que la vie a choisi… Elle Bunker regarde la lumière et la chaleur envelopper ceux qu’elle aime et qui l’humilient.<br />La vie ne lui a pas ouvert les bras, Elle Bunker console mais n’est jamais consolée.<br /><br /></span><span style="color:#cc9933;"><strong>Odd Bestiaries<br /></strong><br />Elle Bunker se confesse. Ce n’est pas le chant du cygne mais celui du vilain petit canard. Elle entame 164 chants d’amour. Elle est devenue, entre les mains de ses deux amants monstrueux, un animal de ferme, une gémisseuse.<br />Elle est truie.<br />Tordue de douleur, elle semble redécouvrir son histoire au fur et à mesure qu’elle la raconte. La souffrance grignote son humanité. Elle se rend compte très vite qu’elle n’as pas d’autres possibilités que d’être truie noyée de graisse. Truie trop mal foutue pour faire un jambon.<br />Quant à essayer de faire sa vie avec des chats en pensant qu’un jour ils allaient se transformer en princes charmants ou en jeunes cadres dynamiques attentionnés…<br />Peut-être n’a-t-elle pas été assez patiente ?<br /><br /><br /><br /></span><span style="color:#cc9933;"><strong>Compagnie l’Arlequin Inverti E.<br /></strong><br /><br />Une troupe mobile qui s’attaque à des sujets «durs» et à des faits de société traditionnellement laissés de côté, sous des formes audacieuses, voire risquées.<br />Elodie Brun, Vincent Decaux et Nicolas Mouton-Bareil se sont rencontrés en 1996 alors qu’ils suivaient les Cours Florent à Paris.<br />En 1999 Nicolas retourne à Montpellier. Deux ans plus tard il demande à Elodie de venir l’aider dans la création de Chemins au Milieu du Désastre. L’Arlequin Inverti E. était née.<br />Vincent descendra régulièrement, les années suivantes, prêter son corps et sa voix aux créations de la compagnie. Florent Rousset rejoint le trio le temps de créer X-Utero.<br />Elodie, Vincent et Nicolas ont en commun un goût pour l’écriture, la création et les textes issus du théâtre contemporain. En créant l’Arlequin Inverti E. ils se tournent vers la mise en scène de spectacles conçus par eux mêmes.<br />l’intime comme axe principal. A l’heure où notre société survalorise le «moi» et paradoxalement, ne parle jamais du «nous» , au moment où la «littérature du Je» connaît un développement sans précédent, il devenait incontournable de glisser de l’écrit vers la mise en espace de ce courant artistique et de lui donner vie sur scène.<br />Un travail commencé avec Chemins au milieu du désastre où l’on met à plat le mécanisme des dernières heures d’un homme, avec tout ce que cela implique pour son entourage… Pendant les répétitions de cette pièce, ce qui pouvait être perçu comme un déballage d’ego a été dépassé pour toucher à l’intime, pour arriver à un jeu de scène sincère «qui lie étroitement par ce qu’il y a de plus profond», comme le Petit Robert définit le terme intime.<br />Par la suite, le texte de Lesbia project a été écrit d’après la vie de la comédienne.<br />Le «Théâtre du Nous» de la compagnie transite également par la relation qu’ont les comédienNEs avec le public. Ces deux derniers spectacles avaient pour vocation de s’adresser directement au public. Certaines scènes transformaient le spectateur en voyeur.<br />Des considérations sans intention(s). 2005 a été l’année de la création de Déballage ou, comment «débarrasser» le spectacle des attributs principaux du théâtre classique (intrigue, personnage, psychologie, décor), pour se concentrer sur la parole intime. Les deux comédienNEs lançaient au public un enchaînement de phrases nettes, sans intention particulière sur leurS intimitéS. Des phrases tantôt drôles, tantôt sérieuses ou pathétiques. Autant de réflexions sur l’intime débouchant parfois sur des considérations plus générales relatives aux homosexuelLEs d’aujourd’hui. Cette année nous revenons vers un théâtre mêlant le classicisme d’un monologue à la fantaisie du jeu déguisé.</span></div>El ogrohttp://www.blogger.com/profile/15045992994267404818noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12655098.post-45200344791126995082007-04-24T17:03:00.000+02:002007-04-24T17:07:19.953+02:00sans voix<em></em><br /><span style="color:#6666cc;"><em>L’ogre n’a jamais tellement parlé de son coté fleur bleu. Très peu de temps pour lui en ce moment donc très peu de musique.Cet après-midi après le sublime Libido de Brigitte Fontaine l’Ogre revient a son grand amour…Shirley Bassey et cette chanson écrite par Carl Sigman et Francis Lai.</em> </span><br /><span style="color:#6666cc;"></span><br /><span style="color:#6666cc;">Where do I begin?</span><br /><span style="color:#6666cc;">To tell the story of how great a love can be</span><br /><span style="color:#6666cc;">The sweet love story that is older than the sea</span><br /><span style="color:#6666cc;">The simple truth about the love he brings to me</span><br /><span style="color:#6666cc;">Where do I start? </span><br /><span style="color:#6666cc;"></span><br /><span style="color:#6666cc;">Like a summer rain</span><br /><span style="color:#6666cc;">That cools the pavement with a patent leather shine</span><br /><span style="color:#6666cc;">He came into my life and made the living fine</span><br /><span style="color:#6666cc;">And gave a meaning to this empty world of mine</span><br /><span style="color:#6666cc;">He fills my heart </span><br /><span style="color:#6666cc;"></span><br /><span style="color:#6666cc;">He fills my heart with very special things</span><br /><span style="color:#6666cc;">With angels' songs, with wild imaginings</span><br /><span style="color:#6666cc;">He fills my soul with so much love</span><br /><span style="color:#6666cc;">That anywhere I go, I'm never lonely</span><br /><span style="color:#6666cc;">With him along, who could be lonely</span><br /><span style="color:#6666cc;">I reach for his hand, it's always there </span><br /><span style="color:#6666cc;"></span><br /><span style="color:#6666cc;">How long does it last?</span><br /><span style="color:#6666cc;">Can love be measured by the hours in a day?</span><br /><span style="color:#6666cc;">I have no answers now, but this much I can say</span><br /><span style="color:#6666cc;">I'm going to need him till the stars all burn away</span><br /><span style="color:#6666cc;">And he'll be there </span><br /><span style="color:#6666cc;"> </span><br /><span style="color:#6666cc;">How long does it last?</span><br /><span style="color:#6666cc;">Can love be measured by the hours in a day?</span><br /><span style="color:#6666cc;">I have no answers now, but this much I can say</span><br /><span style="color:#6666cc;">I'm going to need him till the stars all burn away</span><br /><span style="color:#6666cc;">And he'll be there. </span><br /><span style="color:#6666cc;"></span><br /><em><span style="color:#6666cc;">L’ogre se dirige vers la salle de bain. </span></em><br /><em><span style="color:#6666cc;">Il s’arrête net et retourne vers la chaîne pour réécouter le morceaux. </span></em><br /><em><span style="color:#6666cc;"></span></em><br /><em><span style="color:#6666cc;">sans voix.</span></em><br /><br /><em><span style="color:#6666cc;">Il voit très bien la forme du corps de son amant quand il est sous les draps. Il sent très bien le corps de son amant lorsque celui-ci glisse ou ondule dans ses mains. </span></em><br /><span style="color:#6666cc;"></span><br /><span style="color:#6666cc;">Can love be measured by the hours in a day?</span><br /><span style="color:#6666cc;">I have no answers now, but this much I can say </span><br /><span style="color:#6666cc;"></span><br /><span style="color:#6666cc;"><em>Oui. Ca doit être ça la sensation du moment. Les dégringolades des violons dans la chanson de Bassey…La belle tête souriante de son amant…mon dieu, l’Ogre est amoureux.</em> </span>El ogrohttp://www.blogger.com/profile/15045992994267404818noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12655098.post-34775486185527983802007-04-21T10:51:00.000+02:002007-04-22T10:54:02.403+02:00un avenir (meilleur) est possible!<span style="color:#ffff66;">Je n’ai pas fermé les yeux. C’est déjà le matin ! Je sors dans mon petit bout de jardin…rien à faire, je sens que cette journée va encore être bondissante et électrique.<br />Depuis quelques temps déjà mon corps ne répond plus.<br />Quoi encore ?<br />Quoi déjà ?<br />Le printemps. C’est toujours a ce moment là que ça se passe. Que tout ce casse la gueule dans mon dos.<br />Presque trois semaines….Marre d’aller chez l’osteo. Pas le temps d’aller chez le kiné.<br />- Tu sais ce que l’on dit ! On a TOUJOUR le…<br />- Ta gueule. Je n’ai PAS le temps. Vraiment.<br /><br />Quoi d’autre ?<br />Au point de vue chimique… pas mal de guronsan et un peu de cannabis.<br />Mauvais garçon.<br />Mais aussi beaucoup d’amour alors ça va.<br /><br />Le matin. Etrange. Quel bordel cet appartement. Je slalom entre les projecteurs et les morceaux du futur décors.<br />J’aime ce bordel même si cette fois ci j’ai un peu de mal a apprécier les préparatifs du spectacle.<br /><br />Dans le bus un couple de vieux fachos. Les propos me parviennent malgré le lecteur mp3.<br /><br />Je veux réagir mais ma maman m’a dit qu’il ne faut pas taper les vieux… ni les filles. <br />Merci maman de m’avoir éduqué.<br /><br />Les doigts me brûlent, je veux écrire. Encore. Encore. Mais je veux du temps et une vue sur la montagne.<br />Canigou ?<br /><br />Les doigts me brûlent, je veux écrire. Je souffle dessus pour me calmer.</span>El ogrohttp://www.blogger.com/profile/15045992994267404818noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12655098.post-84512254935349688782007-04-19T17:25:00.000+02:002007-04-20T17:30:30.574+02:00Silencio<span style="color:#cc33cc;">Demain minuit.</span><br /><span style="color:#cc33cc;"><br /></span><span style="color:#cc33cc;">La fin des sondages.<br />La fins des candidats.<br />Peut-être, aussi, la fin des envois massifs et hystériques de mails de mon secrétaire de section.<br /></span><br /><span style="color:#cc33cc;">on se dit ouf & enfin & basta ou en fi!</span><br /><span style="color:#cc33cc;">puis on se dit que la campagne aurait pu durer quelques temps de plus histoire de rectifier quelques courbes de sondages.</span><br /><span style="color:#cc33cc;"><br />Le silence.<br />Enfin.<br />Le silence de l’attente.<br />L’attente du pire ?</span>El ogrohttp://www.blogger.com/profile/15045992994267404818noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12655098.post-27869236262231090592007-04-18T08:14:00.001+02:002007-04-18T08:14:03.999+02:00Malika Page enfin !<span style="color:#ff9900;">J’avais le cœur lourd. Plus lourd qu’une pierre, plus lourd que les paquebots qui s’écrasent sur le sable des profondeurs. </span><br /><span style="color:#ff9900;">Je suis comme égaré dans le hall de mon immeuble. Les boites aux lettres rouges sont des cernes sur le mur blanc à coté de la lourde porte vitrée.<br />Le hall d’immeuble j’y pleure souvent. </span><br /><span style="color:#ff9900;">J’y pleure ma peur de perdre mon amant qui pense un peu trop souvent a son ex, j’y pleure aussi car depuis de longs mois un nom banal a remplacé celui de Malika Page sur la boite au lettre de l’appartement du troisième étage.<br />Je ne sais pas ce qui me fait le plus souffrir.<br /><br />Je m’énerve. Forcement.<br />Je donne un coup de poing dans le haut de la rangé de boite aux lettres. Tout l’ensemble s’écroule dans un bruit métallique libérant une masse de papiers poussiéreux.<br />Je m’agenouille.<br />Je suis encerclé par une centaine d’anciens numéros de l’Humanité. Intrigué j’en attrape un pour lire le nom du destinataire sur la manchette.<br />…Malika Page !<br />Absurdité de l’informatique !<br />Le bureau des abonnements du journal d’extrême gauche n’as pas du recevoir l’avis de décès de ma jolie voisine et leur ordinateur, créature idiote, donne encore, chaque nuit, le feux vert à l’imprimante pour produire l’étiquette avec le nom et l’adresse de la malheureuse.<br />Malika Page !<br />Malika Page !<br />Malika Page lectrice assidue de l’Huma ! La légende est en marche !<br /><br />Je pense au facteur qui, jour après jour, a posé le journal sur le haut des boites aux lettres. Je le maudis.<br /><br />Je ramasse le trésor de papier et m’enferme chez moi.<br />J’entends des gens dans le hall.<br />Parano.<br />Pour ne pas les entendre, pour ne plus penser aux autres, je mets un vieux disque de Fauré sur ma platine.<br />Je fredonne en dépliant les nombreux journaux.<br />Je lis distraitement les unes :<br />« Après Sarkozy-Le Pen , Bayrou-Royal : Les Grandes Manœuvres »<br />« Ne loupez pas le coche du 22 Avril ! »<br /><br />Je ricane sottement, sachant que tout ceci n’a vraiment plus d’importance, que les pages de politiques intérieurs ont le même relief que les pages sport.<br />Je ricane et enlève Fauré du tourne-disque pour y placer un maxi de Tricky.<br />Je ricane et me branle.<br />Plus tard je m’essuierai le bide et les cuisses avec l’Huma d’aujourd’hui.<br />Plus tard je m’essuierai le bide et les cuisses avec l’Huma daté du 23 avril 2007 !<br /><br />Malika Page enfin !</span>El ogrohttp://www.blogger.com/profile/15045992994267404818noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12655098.post-32622127995096778892007-04-13T15:47:00.000+02:002007-04-13T15:51:28.364+02:00Illusion(s) de simplettes!<span style="color:#ff6600;">La Simplette.<br />Elle peut-être aussi amoureuse des rafales.<br />Elle raffole des rafales.</span><br /><br /><span style="color:#ff6600;">De toutes les rafales (le vent, la pluie qui enfin ne tombe pas droite, qui enfin lui fait oublier qu’elle est amoureuse) </span><br /><span style="color:#ff6600;">Car la Simplette est amoureuse.</span><br /><span style="color:#ff6600;"></span><br /><span style="color:#ff6600;">La Simplette aime surtout les rafales de mitraillettes qui sont dans la télé bien loin de sa tête…. Ça lui fait peur mais cela ne l’atteint pas.<br /><br />C’est difficile de se tenir debout. ( peut-être à cause des rafales) . Les rafales sont re vivifiantes, elles n’ont aucun recule.<br /><br />C’est difficile de se tenir debout quand l’amour fait tout trembler.<br /><br />La Simplette est un poème. Ses amours non.</span><br /><br /><span style="color:#ff6600;">La Simplette a un problème avec les mots ou alors avec leur contenu.<br />Il faut qu’elle se dégage de la légèreté des mots / du poids des idées en dansant.</span><br /><br /><span style="color:#ff6600;">Se mettre à danser comme une sortie de secours, comme si quelque chose allait déborder en elle. </span><br /><span style="color:#ff6600;">La danse est un bec verseur.</span>El ogrohttp://www.blogger.com/profile/15045992994267404818noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12655098.post-44283397141962326182007-04-12T09:22:00.000+02:002007-04-13T09:29:16.328+02:00bulletin de santé<div align="center"><span style="color:#009900;">Je suis l’homme penché.<br />Comme un arbre après la tempête. Comme une lourde statue antique.<br /><br />Je suis l’homme penché.<br />Rigide.<br />Mon dos est une plaque de marbre. Je bouge mes jambes et mes bras.<br />Bref je mouline en attendant d’aller chez l’ostéopathe.<br /> Je suis penché et je m’y habitue.</span></div>El ogrohttp://www.blogger.com/profile/15045992994267404818noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12655098.post-5746124040829860732007-04-10T01:02:00.000+02:002007-04-10T01:03:56.255+02:00hey, Simplette<span style="color:#ff0000;">Hey, Simplette!<br />Sais tu que dans certains pays on zigouille les poetes ?<br />Hein, Simplette ?<br /><br />Hey, Simplette!<br />Je vis sur un filin !<br />Sais tu que ta beauté est tranchante et que j’ai peur de m’y ouvrir les mains ?<br />Hein, Simplette ?<br /><br />Hey, Simplette!<br />Je vis sur un filin !<br />Sur un long filin tendu au dessus du port !<br /><br /><br />Hey, Simplette!<br />Tu joues au ballon alors que d’autres sont dans les tranchées.<br />Et toi tu t’en fou.<br />Merveilleuse Simplette !<br /><br />Hey, Simplette !<br />Hey, Simplette !<br />Attention à tes yeux Simplette.<br />Le sable se mélange au vent sur la plage de l’Espiguette.</span>El ogrohttp://www.blogger.com/profile/15045992994267404818noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12655098.post-86685025402290032812007-04-09T22:59:00.000+02:002007-04-10T01:02:34.869+02:00au travail<span style="color:#ffcc00;">Colère.<br />Frustrations.<br />Ventre retourné.<br />Caprices d’enfant.<br />Envie de violence.</span><br /><br /><span style="color:#ffcc00;">Je suis au travail. Je ne veux pas y être. La fatigue est une vague. Je ne sais pas nager. Je pense a cette année de fac ou je pleurais chaque matin rien qu’a l’idée de pénétrer sur le campus.<br />Maintenant c’est pareil. La violence en plus ?</span><br /><br /><span style="color:#ffcc00;">Pleure, l’ogre, pleure entre deux clients. </span><br /><br /><span style="color:#ffcc00;">J’ai peur de perdre mon amant a force de vivre décalé.<br />J’ai envi de passer ma journée en sa compagnie.<br />Hier déjà je travaillais et nous avons du rentrer tôt de Toulon et de Port Grimau au lieu de rester a buller.<br />Etre libre.<br />Arrêter d’être faible et friable.<br /><br />Aujourd’hui encore ce travail sale. Ma vie est bloquée. Même si j’essaye de faire autre chose, je sais que ma vie est figée.<br />Jamais rien n’avancera.<br />Je suis sale. Je suis juste heureux d’être lavé par ce grand amour que m’offre mon Amant.<br /><br />Nous avons passés un jour et ½ entre Toulon et Port Grimaud en face de Saint Tropez chez un viel ami de mon Amant.<br />Toulon que je n’ai pas vu. Peut-être que ce n’est pas plus mal même si, sur le moment, j’aurais voulu faire quelques pas dans cette ville ou j’ai passé mes premières années et ou je ne suis pas revenu depuis.<br /><br />Port Grimaud. Des panneaux d’interdictions, des pancartes propriétés privées, des patrouilles privées de sécurité !<br />Quel joli monde !<br />Port Grimaud tout en toc. Un faux village provençal avec de vrais touristes regardant de vrais riches habiter dedans.<br /><br /><em>Jacques et Bernadette a borme les mimosas ne sont pas loin. Le soir, à la télé du travail, je les vois prendre un bain de foule sur le parvis de l’église ou ils ont assistés à la messe pascal</em></span>El ogrohttp://www.blogger.com/profile/15045992994267404818noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12655098.post-19308336413983432012007-04-08T23:57:00.000+02:002007-04-10T00:59:08.939+02:00lecture<span style="color:#6666cc;">1.<br />J’ai quelques frissons. J’ai dans les mains une enveloppe qui contient les premiers chapitres d’un roman que mon amant a écrit et don la suite a été mangée par l’ordinateur.<br />J’aime découvrir.<br />J’aime surtout découvrir les textes de cet homme qui transforme violemment ma vie.<br />En fait je voudrais ne jamais lire ce texte pour toujours rester suspendu dans le coton de l’attente.<br /><br />2.<br />Je lis. C’est forcement déconcertant. Beaucoup plus que les courts textes qu’il m’a fait lire jusqu’ici. Déconcertant car plus complexe, plus « a tiroir » que ce qu’il a l’habitude de me livrer.<br />De qui parle t’il ?<br />Est-ce autobiographique ? Un des personnages s’appelle comme lui.<br />Ce que je ressens est très diffus. Les gestes et les expressions de certains personnages ne me sont pas inconnus. Miroirs brisés en mille éclats de voix dirait la poupée de cire, poupée de son.<br /><br />3.<br /> Je relis pour me faire une autre idée, pour m’imprégner du style et surtout de l’architecture de ce début de roman.<br />J’aime. Définitivement. C’est surprenant. Mon amant écrit dés choses intimes, des choses vécues mais pas dans le style que l’on attendrai de lui. Il y a tromperie sur la marchandise…. Dans le bon sens.<br />Les phrases sont simples et presque élégante. Mon amant a la sagesse de vouloir être compris en parlant de choses complexes.<br />Définitivement. J’aime mon amant. Le texte que je viens de lire me conforte et me noie dans cet amour….<br />Même si ce texte m’émeut jusqu'au malaise. Sûrement car c’est ici qu’il se livre le plus.<br /><br />4. </span><em><span style="color:#6666cc;">Cet homme me rend fou. Je voudrais être griffé par lui. EXHIBER fièrement mes mutilations. Je voudrai m’esclaffer sottement, être dans le bonheur (forcement débile mais forcement magique) d’être totalement à lui.<br />Ne plus jamais avoir peur d’être humilié.<br />Ne plus avoir peur du tout.<br />De rien. Vivre comme ça.<br />Sans jalousie.</span></em>El ogrohttp://www.blogger.com/profile/15045992994267404818noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12655098.post-7180359017343989752007-04-04T22:02:00.000+02:002007-04-05T09:10:10.756+02:00Les simplettes!<span style="color:#cc0000;"><strong>Elles arrivent un peu folles. Surtout essoufflées.<br />Elles s’écroulent au pied du phare ensablé de la plage de l’Espiguette.<br />La veille elles étaient encore aux Saintes Maries de la Mer.<br />Belles, fières et dansantes !<br />De la musique !<br />De la musique.<br />Ici il n’y a rien appart le sable, et la nuit sale qui arrive.<br />Elles s’écroulent au pied du phare alors qu’elles croient être ailleurs.<br />Elles regardent le mur. Un mur qui ressemble à d’autres murs. C’est vrai qu’elles pourraient être ailleurs!<br />Elles se regonflent de rêves.<br />Les chanceuses ! </strong></span>El ogrohttp://www.blogger.com/profile/15045992994267404818noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12655098.post-34187174684672472122007-04-02T23:01:00.000+02:002007-04-03T10:02:46.551+02:00les routes immobiles<span style="color:#ffff33;">Au milieu de la route.<br />Forcé au silence. Par moi-même, par cette chose sombre et huileuse qui est au fond de moi, qui me gouverne parfois.<br />Le texte est fini depuis deux bonnes semaines. Les répétitions ne sont pas encore exaltantes, uniquement des lectures et surtout du découpage de texte.<br />Impasse. Le texte est encore trop long mais je ne sais pas ce que je peux encore enlever.<br />Pas content. Pas content du tout.<br />Ce texte m’a épuisé.<br />Peut-être me suis-je trompé en écrivant cela.<br />Peut-être est-ce une erreur de vouloir mettre en scène ce poème, cette narration désespérée.<br />Suis-je fatigué ?<br />Ais-je l’habitude de douter autant ?<br /><br />J’aime ce texte. Je crois que les autres ( ô paranoïa !) ne l’aiment pas.<br />Je voudrai arriver a quelque chose de bien pour le moi de juin. Que ça tienne la route.<br />J’aimerai être content de moi.<br /><br />En tout cas ce texte m’a asséché. Je n’ai plus rien envi d’écrire pour le momentJ’ai envi de grandes vacances (c’est bien la première fois depuis longtemps !), de prendre du recule et du temps avec mon merveilleux amant. Du temps pour bosser tranquillement quelques textes et de grandes ballades.</span>El ogrohttp://www.blogger.com/profile/15045992994267404818noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12655098.post-44795726225020646092007-03-26T23:59:00.000+02:002007-03-27T11:04:05.987+02:00Paris deux<span style="color:#993399;">Le samedi matin nous ne nous réveillons pas. Ou peu. Ou très tard.<br />Le petit déj est très long aussi.<br />Prendre son temps. Enfin.</span><br /><br /><span style="color:#993399;">Je mâchouille mes souvenirs de la soirée passée à la cartoucherie.<br />Je rêvasse. Le corps chaud de mon amant dans cette chambre qui n’est pas la notre ;<br />Nous avons jouis. Doucement. Sans bruit.</span><br /><br /><span style="color:#993399;">J’aime la tête de mon amant au réveil. </span><br /><span style="color:#993399;">Fripée de nuit et de début de jour.<br /><br />Il ne fait pas beau. Bof.</span><br /><br /><span style="color:#993399;">Nous partons rue de la Boetie pour aller acheter du maquillage dans un magasin professionnel et totale fashion.<br />Rue de la Boetie et le siège de l’UMP.<br />Mon dieu____Sauvez nous !</span><br /><br /><span style="color:#993399;">Rue de la Boetie. Un arrière goût d’Israël a cause de la flicaille très présente dans le quartier.<br /><br />Au lieu de demander un contour des yeux ou un crayon de sourcil je me trompe et demande un crayon à cil. La vendeuse ne comprend pas ce que je demande. </span><br /><span style="color:#993399;">Elle ne m’aide pas alors que je suis sure qu’elle a compris.<br /><br />Repas de midi loufoque. Debout dans les courants d’air d’une bouche de metro. Des sandwiches, du chocolat et des yaourts à boire.<br />Il pleut averse dehors.<br />Pourquoi ais-je toujours envi de palper mon Amant dans les couloirs du metro.<br />Pourquoi ais-je toujours envi de palper mon Amant partout.<br /><br />Il pleut aussi devant la fondation cartier ou nous voulons voir l’expo sur David Lynch.<br />Il pleut___et comme toujours à la fondation Cartier la billetterie est à l’extérieur.<br />Il est hors de question de faire la queue sous la pluie battante.<br />Au revoir lynch.<br /><br />Voyage.<br />Je ne sais plus ce que nous cherchons mais nous nous retrouvons au centre commercial de Montparnasse.<br />Mon dieu quelle laideur. </span><br /><span style="color:#993399;">Et c’est étrangement calme pour un samedi.<br /><br />Ah oui… nous cherchons des dvd.<br />J’aime. Je passe l’après-midi à faire les boutiques de dvd avec mon homme et ça ne me dérange pas !<br />Qui aurait pu croire cela.<br /><br />Le soir nous mangeons Japonais avec </span><a href="http://mexiqueguatemala.blogs-de-voyage.fr//"><span style="color:#993399;">Karoetnico</span></a><span style="color:#993399;"> qui quittent bientôt Paris pour l’Académie de Toulouse.<br />Constance du couple. Beauté du couple.</span><br /><br /><span style="color:#993399;">Nous finissons la soirée avec Nico dans un bar du canal saint martin a s’enfiler des mojitos.</span><br /><br /><span style="color:#993399;">Le retour jusqu'à la porte de Bagnolet est une bulle monstrueuse dans la nuit. </span><br /><span style="color:#993399;">Je suis avec mon Amant….nos conversations sont parfois légères puis d’un coup si graves que nous nous arrêtons de marcher un moment. </span><br /><span style="color:#993399;">Mélanges. Ce sont des coups vents contraires dans nos têtes.<br /><br />Arrivés dans l’appartement nous buvons du rooiboos.<br />Changement d’heure : il est donc très tard.<br />Dans le lit nous sommes collés.<br />Dans le lit nous ne faisons rien. Deux enfants dans les bras l’un de l’autre.<br />Pourquoi ais-je l’impression que je suffoque et que je deviens paralyser a chaque fois que je m’endors ? <br /><br />Le lendemain c’est tgv.</span>El ogrohttp://www.blogger.com/profile/15045992994267404818noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12655098.post-43282108873165499792007-03-25T23:55:00.000+02:002007-03-26T03:38:15.880+02:00PARIS 1<span style="color:#66ff99;">Petit périple à Paris. Froid & pluie.</span><br /><br /><span style="color:#66ff99;">J’ai quitté mon amant aux Invalides vers les 9h30. Il avait une réunion jusqu’au soir.<br />Les Invalides ! C’est étrange, non ?<br />Ais-je déjà parlé ici pour mon aversion de tout ce qui se trouve au sud de la Seine ?<br />J’ai habité trois ans à Paris sans pratiquement y mettre les pieds.<br />Les Invalides donc. </span><br /><span style="color:#66ff99;"></span><br /><span style="color:#66ff99;">Et moi perdu au milieu.<br /><br />Froid mais pas trop.<br />Bonne humeur. Vive la ballade !<br />Je suis un touriste dans ce quartier que je ne connais pas. Je zone.<br />L’assemblée nationale et sa boutique de souvenirs ( ?????)<br />Des beaux immeubles. Encore des beaux immeubles.</span><br /><br /><span style="color:#66ff99;">Un petit coup du coté de la seine. Je regarde derrière moi pour m’assurer que le grand palais est toujours là.<br />Sans doute le plus beau bâtiment de Paris.<br />La verrière. Soufflé ou bulle ?<br />Aujourd’hui ce sera une bulle. Ciel tout blanc.<br /><br />Je me demande pourquoi ils ont transformés Orsay et le Louvre en musées. C’est si proche de la seine.<br /><br />Avant d’arriver à Odéon je bifurque. </span><br /><span style="color:#66ff99;">Pèlerinage. Rue de Verneuil chez Jane et Serge. Mur tagué.</span><br /><span style="color:#66ff99;">L’endroit m’impressionne toujours.<br /><br />Je n’ai pas de plan de Paris. Je ne trouve pas la rue Marivaux qui est entre odéon et Cluny. </span><br /><span style="color:#66ff99;"></span><br /><span style="color:#66ff99;">Tant pis j’irai fouiller dans une autre librairie théâtrale.<br />Je remonte par la Sorbonne après mettre arrêter chez Gilbert pour en ressortir bredouille. Je coupe par les jardins du Luxembourg. Désert. </span><br /><span style="color:#66ff99;">Paris de carte postale. En noir et blanc tellement qu’il fait mauvais.<br />Mais toujours errance agréable.<br /><br />Je dois aller au début du boulevard Raspail. Je crois que les numéros de rues partent de Montparnasse.<br />Loupé ! La librairie Coup de Théâtre est située plus près de la Seine que de la tour. </span><br /><br /><span style="color:#66ff99;">C’est la première fois que je passe la porte de cette librairie. Avant j’allais dans une petite rue proche du Metro Pyramide mais la librairie a fermée.<br />Peut-on être en deuil d’une librairie ?</span><br /><br /><span style="color:#66ff99;">Mal a l’aise dans cette librairie du boulevard Raspail. Il n’y a pas les prix sur les livres. Il faut aller les demander au vieux garçon qui me surveille du coin de l’œil… et quand un livre est trop cher il faut aller le reposer.<br />Petite humiliation quotidienne. J’en rigole presque.<br />Je ne trouve pas vraiment ce que je veux sauf… sauf le livre très cher.<br />Dommage.<br /><br />Dehors ce n’est plus très agréable de se balader. Il pleut du froid.<br /><br />Montmartre autre monde. La petite place d’où l’on sort de terre lorsqu’on descend à Abbesse. C’est un coin plus rassurant que le boulevard Raspail. Je contourne la butte pour aller au Marché Saint Pierre.<br />Je me perds dans cet endroit.<br />J’adore l’empilement des rouleaux de tissus.<br />En fait je cherche du cuir ou du simili cuir mais je ne trouve pas.<br /><br />Pas très rigolo. Sous la pluie je tourne et retourne dans le même quartier. Je fais du surplace. Je passe plusieurs fois aux mêmes endroits. Impossible de sortir de la zone « Cadet Poissonnière Grand boulevard ».<br />Je passe devant Chartier. Petite nostalgie.<br />Je passe aussi devant un étrange bâtiment c’est le Grand Orient de France.<br /><br />Finalement Beaubourg pour l’exposition sur Samuel Beckett.<br />L’homme et son regard bleu. Ses carnets de notes et ses croquis.<br />Etrange bonhomme.<br />Un animal aussi ?<br /><br />Petit tour aux halles.<br />Mon dieu y’a-t-il un endroit plus con sur terre ?<br /><br />Je rejoins mon Amant devant le théâtre de la Ville. Nous retournons vers Beaubourg pour attendre Armelle, une amie de mon amant avec qui nous devons aller à la Cartoucherie de Vincennes.Je bois deux tchai. Mon amant est fatigué mais beau.</span><br /><span style="color:#66ff99;">Un régal !</span>El ogrohttp://www.blogger.com/profile/15045992994267404818noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12655098.post-54064365190882870212007-03-23T16:40:00.000+01:002007-03-23T16:41:48.222+01:00torchon<span style="color:#ffcc33;">Mon dieu je t’aime. L’amour rend cannibale. </span><br /><span style="color:#ffcc33;"></span><br /><span style="color:#ffcc33;">Si un jour je te mange n’en soit pas surpris.<br />Je ne garderai que ta tête que j’envelopperai dans un torchon. </span><br /><span style="color:#ffcc33;">Elle ne me quittera jamais. </span><br /><span style="color:#ffcc33;"></span><br /><span style="color:#ffcc33;">Peut-être que les gens me prendront pour un fou.<br />Peut-être qu’ils auront raison. </span><br /><br /><span style="color:#ffcc33;">« Eh le fou ! Oui toi ! Toi avec le torchon ensanglanté sous le bras ! »<br />Je ferai la bête. Je grognerai un peu.</span><br /><br /><span style="color:#ffcc33;">Quand ils m’auront encerclés. </span><br /><span style="color:#ffcc33;">Quand j’aurai compris qu’ils sont plus forts et plus nombreux que moi. Je déballerais ta tête du torchon et je la mangerai. </span><br /><span style="color:#ffcc33;">Je détacherai des petits bouts comme un enfant le fait avec une barba papa. Tu seras un peu vert, un peu dégoulinent de putréfaction mais tu seras comme toujours délicieux. </span><br /><br /><span style="color:#ffcc33;">Les gens s’approcheront et me battront à mort. Mon ventre explosera tellement il sera plein.</span><br /><span style="color:#ffcc33;">Mais je m’en fou car tu seras déjà en moi.</span>El ogrohttp://www.blogger.com/profile/15045992994267404818noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12655098.post-12578776890628056872007-03-21T22:59:00.000+01:002007-03-22T10:15:28.977+01:00printemps!<span style="color:#33ff33;">Je suis vide et je tombe. Cela fait beaucoup de bien. Ce soir je me déconstruit après tant de journée à construire ce putain de texte.<br />Mais là. C’est fini. Depuis 17h15 environ. </span><br /><span style="color:#33ff33;"></span><br /><span style="color:#33ff33;">Il n’est pas figé…il faut toujours s’attendre aux retouches effectuées lors de la première lecture puis celles, plus hystériques, pendant les répétitions.</span><br /><br /><span style="color:#33ff33;">Mais le gros du texte est terminé. </span><br /><span style="color:#33ff33;">J’avais voulu le donner au fur et à mesure à la comédienne mais je n’ai pas tenu sur la longueur car je n’ai pas écris de manière chronologique et la forme de l’histoire a souvent changée lors de l’écriture. La comédienne a bien reçut quelques feuillets mais ils ont été entièrement retravaillés ou carrément fondus dans des sortes de poèmes courts que j’ai appelé chants.</span><br /><br /><span style="color:#33ff33;">Les dernières séances de travail ont consistées à retaper le texte. </span><br /><span style="color:#33ff33;">J’ai pris beaucoup de retard. Travail lent. </span><br /><span style="color:#33ff33;">Reconstruction de chaque phrase pour que le texte devienne un jeu de respiration.<br /></span><br /><span style="color:#33ff33;">17h15. Je consulte mes mails et essayes de lire quelques blogs. Mais je suis décentré, pas encore sorti de l’obsession des dernières semaines.<br />Je pars m’allonger. I</span><br /><span style="color:#33ff33;">l faut que je sois en forme pour le travail ce soir. </span><br /><span style="color:#33ff33;"></span><br /><div align="center"><span style="color:#33ff33;">Je fais un cauchemar. Une chose horrible. Crasseuse.</span></div><div align="left"><br /><span style="color:#33ff33;">J’entends la clef dans la serrure. Je me lève précipitamment mon corps encore accroché a ce rêve monstrueux.<br />J’enlève mon trousseau de la porte pour laisser mon amant de la sainte Geneviève entrer.</span></div><div align="center"><br /><span style="color:#33ff33;">Que fais tu là ?<br />J’avais du temps entre deux réunions. </span></div><div align="left"><br /><span style="color:#33ff33;">Vous ne pouvez pas vous imaginer comme j’étais content de le voir et comme il fut doux de boire un thé en sa compagnie.<br />Lui en costard cravate et moi dans mon complet pull-caleçon-chaussette.<br /><br />J’ai fini le texte. C’est comme un fin nuage de brume qui me suivrait constamment.<br />Maintenant il y a l’angoisse de la première lecture. Demain.<br /><br />Pour demain il faut aussi que je pense a faire un petit résumé de la chose…pour le programme. Vite vite il faut le faire vite ! Ah ? Oui avant la fin du moi. Bon…<br />Je jette quelques idées sur une feuille de papier. </span></div><div align="left"><span style="color:#33ff33;">La magie n’opère pas : les mots restent inerte.Ils ne s’ordonnent pas d’eux même.<br />Tant pis.</span></div><div align="left"><br /><span style="color:#33ff33;">J’essaye mais c’est un peu confus. </span></div><div align="left"><span style="color:#33ff33;">Mais de quoi parle ce texte en fait?<br />Mon Amant passe me voir : coucou ! </span></div><div align="left"><span style="color:#33ff33;"></span></div><div align="left"><span style="color:#33ff33;">Il regarde d’un œil sévère mon papier de brain storming et mon maigre document Word ou se meurent quelques phrases confuses et banales.<br />… en dix minutes c’est plié. J’ai mon beau résumé.<br /></span></div><div align="left"><span style="color:#33ff33;">Merci mon Amant !<br />Voilà a quoi ressemble la chose:</span></div><div align="left"><br /><span style="color:#33ff33;">Un résumé et une «vrai fausse » note de mise en scène.<br /><br /></span><span style="color:#33ff33;"><em>Un pays de monoculture, celle de la betterave. Plantée au milieu, une tour HLM. Il y a un appartement étouffant. Echouée là, Elle Bunker n’en sort plus. Elle se raconte, autobiographie porcine, au travers des deux amours de sa vie. Elle entame 230 chants d’amour fabriqués de ses râles, de ses soupirs… Et de ses couinements.<br />Des paroles directement adressées au public.<br />Je relis une fois encore le texte. Je feuillette distraitement mes feuillets de mise en scène. Je regarde du coin de l’œil l’actrice - forcement fragile- et je me demande toujours qui est Elle Bunker. Cette histoire, je crois que c’est une insomnie qui peut durer une vie entière. Une dérive amoureuse, une divagation sexuelle, un drame crépusculaire ? Pourquoi pas une porcherie de mots, ou l’abattoir des sentiments, théâtre de la boucherie des émotions… Je ne sais pas. En tout cas Elle Bunker est un masque, une parole incarné.<br />L’ogre.<br /></em><br />La suite bientôt. Je suis à Paris Vendredi et samedi.</span></div>El ogrohttp://www.blogger.com/profile/15045992994267404818noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12655098.post-49663895910415512392007-03-15T09:12:00.000+01:002007-03-15T09:15:32.483+01:00melodie grinçante<span style="color:#ff9900;">Je m’abîme dans des choses inutiles. Je Crois qu’il faudrait que je m’arrête de travailler. Que je prenne un peu le soleil qui est tout nouveau.<br />Tout beau.<br />Je voudrai voir plus longtemps mon Amant dans la lumière du matin.<br />Une cuisine avec en fond une fenêtre qui donne sur un mur ocre pâle.<br />Lumière insolente.<br />Mon Amant attrape la lumière comme personne. Il est beau. J’en suis presque envieux. </span><br /><span style="color:#ff9900;">Petit déj furtif!<br /><br />Je m’abîme.<br />Irritable. Je regarde les couples qui s’étiolent autour de moi.<br />Parfois dans la violence.<br /><br /></span><span style="color:#ff9900;">Dé fois je voudrai être une pin-up envoyée en zone de guerre pour soutenir le moral des troupes.<br />Poupoupidou.</span>El ogrohttp://www.blogger.com/profile/15045992994267404818noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12655098.post-39489655031425272092007-03-14T09:23:00.000+01:002007-03-14T09:30:24.047+01:00nimes terminus<span style="color:#000099;">La semaine théâtrale c’est terminée dans la mollesse et la grisaille alors qu’il y avait dehors un soleil nouveau. </span><br /><span style="color:#000099;"></span><br /><span style="color:#000099;">Nous étions motivés avec miss hell pour cette représentation à Nîmes à la fin du moi d’Avril. Pour ma part ENFIN motivé et</span><br /><span style="color:#000099;"> avec un texte qui tenait ENFIN debout. </span><br /><br /><span style="color:#000099;">Nous avions même un petit calendrier de travail! Jusqu'à ce que Vendredi, avant la répétition, je découvre un mail nous annonçant que nous allions jouer dans un bar et non plus dans un théâtre sur une scène de 1mêtre sur 5.</span><br /><span style="color:#000099;">(miss hell l'avait reçu la veille mais ne m'avais pas averti pour que je passe une bonne nuit)</span><br /><span style="color:#000099;"></span><br /><span style="color:#000099;">J’ai l’impression d’être pris pour un con.<br />J’ai l’impression d’un mépris de mon travail d’auteur et de celui de ma comédienne.<br /></span><br /><span style="color:#000099;">…ce texte est complexe et je ne crois pas qu’une simple lecture le mette en valeur.<br />….. 1mêtre sur 5…. </span><br /><span style="color:#000099;">Nous n’avons pas non plus l’habitude de jouer dans un couloir !</span><br /><br /><span style="color:#000099;">Nous laissons un message à l’organisatrice qui nous laisse un nouveau message en proposant un plateau légèrement plus grand (2mêtres sur 5) mais toujours dans le bar.<br />Je téléphone pour refuser. Je tombe sur son répondeur ou je laisse un message qui débute assez méchament.</span><br /><span style="color:#000099;"></span><br /><span style="color:#000099;">Dans la nuit mon Amant de la Sainte Geneviève dort profondément alors je fais quelques vas et viens dans le salon en écoutant Angélique Kidjo et Annie Lenox. </span><br /><span style="color:#000099;">Je suis seul dans ma tête. Déçu. Je voudrai le reveiller pour ne pas être seul face aux pensées sombres.</span><br /><br /><span style="color:#000099;">Le lendemain je suis à Nîmes pour aller faire un tour au Carré d’Art. Je hume l’air de cette ville que je trouve plus belle et plus intéressante que Ogreville pendant que mon Amant cherche désespérément un sandwich sans trop de mayo mais pas trop sec non plus.</span><br /><br /><span style="color:#000099;">Je reprends l’écriture de la pièce de juin dans la nuit de dimanche à lundi entre deux clients au travail.</span>El ogrohttp://www.blogger.com/profile/15045992994267404818noreply@blogger.com