tag:blogger.com,1999:blog-12227004.post-1117087611431938522005-05-25T23:04:00.000-07:002005-05-31T14:35:42.600-07:00Sélection Nationale: l’arbitrage en question<div align="justify">Dans peu de temps, l’équipe nationale du Maroc disputera deux matchs importants pour le compte des éliminatoires de la coupe du monde 2006. Après la réception du Mali le 4 juin, les hommes de Zaki s’envoleront à Conakry pour affronter le Kenya. A l’approche de ces deux rendez-vous capitaux, on assiste à une inquiétude de plus en plus sérieuse des médias marocains et du staff technique envers l’arbitrage, comme le souligne <a href="http://www.menara.ma/infos/includes/print.asp?article_id=7196&categorie=&lmodule=Sport">cet article</a> de Menara.ma. Sur le site Maroc-Football, Ahmed Bennis <a href="http://www.maroc-football.com/actualite.php?article_id=2443">abonde</a> dans le même sens, et rappelle quelques injustices qui auraient privé le Maroc d’un meilleur sort dans différentes compétitions. Zaki, quant à lui, est encore plus clair. Il <a href="http://www.lopinion.ma/article.php3?id_article=8270">déclare</a> que son seul souci lors des confrontations prochaines est l’arbitrage et que ses adversaires, il s’en occupe ! L’entraîneur national rappelle que son équipe a été lésée, et face au Malawi, n’obtenant pas un penalty flagrant, et face à la Guinée à l’aller, où le Maroc a encaissé un but suite à un coup franc non sifflé en sa faveur.<br /><br />Que l’arbitrage africain suscite de l’inquiétude chez nous Marocains, rien de plus naturel. L’histoire est pleine d’exemples ou le Maroc fut lésé. Ahmed Bennis nous en a rappelé quelques uns, même si j’ai des doutes sur le penalty « inexistant » de la Norvège face au Brésil en 1998 (il semble bel et bien que Junior Baiano avait tenu Flo par le maillot). Personnellement, j’ai aussi en mémoire l’arbitrage catastrophique du juge de l’Ile Maurice qui avait dirigé un houleux Maroc-Cameroun à Casablanca comptant pour les demi-finales de la CAN 1988. Ce soir la, j’étais au complexe Mohamed 5 et l’arbitre très complaisant à l’égard du Cameroun a provoqué un chaos total. Ceci dit, pour que les Marocains aient plus de crédibilité quand il font montre de leur inquiétude envers l’arbitrage, ils doivent également reconnaître les situations où le Maroc a bénéficié des erreurs d’arbitrage. L’exemple le plus frappant qui me vient à l’esprit, est le but flagrant encaissé par le Maroc face au Sénégal à Rabat lors des éliminatoires de la coupe du monde 2002. Ce qui était le plus malheureux, à mon sens, est que malgré la répétition de l’action par la TV, Said Zadouk n’a pas dit un mot sur le but légitime du Sénégal. Zadouk, d’ailleurs, est maître dans ce registre. Lors du récent Maroc - Guinée à Rabat, il a fait preuve d’un manque d’intégrité professionnelle flagrant dans sa couverture du match, répétant, à loisir, les maladresses.<br /><br />Venons en maintenant à Zaki. Encore une fois, qu’il cherche à avoir des assurances sur l’arbitrage est non seulement légitime, mais souhaitable. Ce qui l’est beaucoup moins, en revanche, c’est quand il affirme que le but encaissé à Conakry est du à une faute d’arbitrage. La faute en question avait été commise près de la surface de réparation Guinéenne et les joueurs Marocains ont arrêté de jouer alors que l’arbitre n’avait rien sifflé. Au lieu de responsabiliser ses joueurs et leur faire comprendre qu’un joueur professionnel ne peut s’arrêter de jouer s’il n’entend pas le sifflet, Zaki a recours à la victimisation. Ce n’est pas une attitude pareille qui inculquera aux joueurs un tempérament de vainqueurs. A bon entendeur.<br /><br />Jallal </div>Jallalhttp://www.blogger.com/profile/11938713732796880881noreply@blogger.com