tag:blogger.com,1999:blog-121531802008-07-23T10:54:57.924+02:00Histoires du Nordhistoiresdunordnoreply@blogger.comBlogger5600125tag:blogger.com,1999:blog-12153180.post-45164788930028371662008-07-21T15:42:00.003+02:002008-07-21T15:54:06.238+02:00lecture de bord .. de mer<a href="http://bp2.blogger.com/_AiqYKbuLeAQ/SISShKh4MlI/AAAAAAAAPqw/9H1pl_DpO-w/s1600-h/Image0.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5225462566116405842" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_AiqYKbuLeAQ/SISShKh4MlI/AAAAAAAAPqw/9H1pl_DpO-w/s400/Image0.jpg" border="0" /></a><br /><div>L'auteur de ces humbles lignes n'est pas sectaire... Dernier de la famille a passer sous les drapeaux grâce à la conscription mais premier à n'être pas marin et donc à échapper à l'inscription maritime chère à Louis XIV, je me suis retrouvé "déshérité"... Biffin, j'évitais donc d'apprendre les grades de la marine. Pour la biffe comme l'armée de l'air, les chevrons, sardines et autres barettes sont les mêmes à quelques variantes "locales" près. Aussi, lorsque présent au congrès national de l'ACORAM (voir le reportage photo), je me précipitais sur cet ouvrage de 177 pages couvert d'un beau bleu marine. "Tournures et parlures de la Marine" ouvre une perspective intéressante pour qui n'est pas de ces "bleus". L'ouvrage, fort plaisant, se lit bien, les propos sont alertes et agrémentés de moult dessins humoristiques. l'on y évoque les grands moments de la vie du marin, l'organisation à bord, les spécialités (que de métiers), les uniformes et après la question cruciale des tables et de la façon de réunir les gens autour des plats (loin des rasquettes des pousse-cailloux) , la journée des marins.</div><div> </div><div>Bref, un excellent ouvrage de découverte qui permettent de regarder les gars de la marine qui passent la coupée quand ils font escale en nos havres d'ordinaire désertés par les bateaux gris..</div><div> </div><div>à consommer donc sans modération.</div><div> </div><div>Jacques Tupet &amp; Max-Pierre Moulin, "tournures et parlures de la Marine", 2003, éditions du Gerfaut, Paris, Association Centrale des Officiers de Réserve de l'Armée de Mer, </div><div>ISBN 2-914-62026-6</div><div>177 pages</div><div> </div>histoiresdunordnoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12153180.post-81461496752736593582008-07-19T09:28:00.002+02:002008-07-19T09:32:33.737+02:00'Ce que fut le Role de la "Lillerkriegszeitung”de la revue "le Miroir" no. 304 de dimanche 21 septembre 1919<br /><br />du Correspondant Spécial du "Miroir", à Lille<br />Albin Gouirand<br /><br /><strong><em><span style="font-size:130%;">Lille, comme Les Ardennes, eut sa "Gazette”</span></em></strong><br /><strong><em><span style="font-size:130%;"> </span></em></strong><br />Quelques souvenirs sur Hœcker Paul Askar, son rédacteur en chef<br /><br />Pendant les quatre années d'occupation, les Lillois eurent leur gazette à eux. qui n'avait rien de commun avec celle des Ardennes. Cette gazette avait pour titre: la Lillerkriegszeitung. Elle avait un tirage assez important et était très connue dans tout le Nord. C'était un organe de «bourrage de crane» à forte dose.<br /> <br />Cette feuille avait installé son siège dans les vastes et confortables locaux du principal journal de Lille: l’Echo du Nord. Il avait pour rédacteur en chef un hauptmann de réserve nommé Hoecker Paul Askar. Ce personnage était d'un sectarisme outrancier. Il exerçait son autorité en despote sur ses collaborateurs allemands. Je dis collaborateurs allemands, car, malgré ses investigations, il ne put trouver un concours parmi les Français restés captifs. Pourtant, il y avait, parmi ces Français captifs, un certain nombre de journalistes. Mais, ceux-ci, pour ne point être sollicités ou plutôt forcés à collaborer avec Hoecker Paul Askar ne donnèrent point leur véritable profession.<br /> <br />La Lillerkriegszeitung n'eut pas grand mal à s'organiser. Elle avait à sa disposition toutes les machines, tout l'outillage perfectionné de l’Echo du Nord. La feuille allemande recevait, naturellement, toutes les dépêches de l'agence Wolff. On sait comment cette agence s'entendait à farder la vérité.<br /> <br />Souvent, ce premier maquillage des nouvelles ne suffisait pas. A la rédaction de la Lillerkriegszeitung on se chargeait d'accentuer encore la note mensongère. C'était Hœcker qui donnait le ton.<br /> <br />Certes, ce maquillage insensé n'est point une fable. Il a été affirmé par des témoins, notamment par des soldats alsaciens qui, servant dans l'armée ennemie et se trouvant à Lille, furent employés à l'imprimerie.<br /> <br />Ce rédacteur en chef était une ligure curieuse quoique dépourvue d'originalité. Il affectait parfois un ton badin et bon enfant lorsqu'il parlait de ses projets d'après- guerre. Il continuerait, disait-il, ses fonctions à Lille même, et, dans son esprit, en vérité un peu simpliste, il imaginait que la Lillerkriegszeitung serait pour la région du Nord un puissant organe d'information. Or, ce qu'il y avait de plus comique, c'est que les soldats prenaient pour argent comptant toutes les sornettes contenues dans cette feuille: les avances de l'armée allemande étaient multipliées par dix; celles les armées françaises étaient réduites d'autant. En outre, le recul forcé des troupes allemandes était toujours qualifié de stratégique.<br /> <br />La lecture de cette gazette, me racontait un Lillois, qui vécut dans sa ville les quatre années de l'occupation, m'a valu de pouvoir passer quelques bons moments. J'ai souvent bien ri sous cape. Nous connaissions, en effet, parfois, par des postes de T. S. F. installés à l'insu des Allemands, les événements du front tels qu'ils se passaient. Leur compte rendu dans la Lillerkriegszeitung était follement amusant.<br /> <br />Rassurez-vous, me disait ce même Lillois, la feuille boche n'a pas fait ici beaucoup de mal. Personne ne mordait à l'hameçon de ses boniments. Ses exagérations étaient connues. Si ce journal avait été lu en France libre, on l'aurait considéré comme lourdement humoristique. Et, vraiment, pour nous, captifs, c'était un spectacle fort amusant que celui de voir tous ces soudards avaler sans sourciller, derrière leurs grosses lunettes rondes tous les canards que leur servait le hauptmann Hoecker.<br /> <br />Hoecker était, paraît-il, un journaliste baron. En tout cas, dans l'armée allemande, dont il était un vieux parmi les vieux, il avait, grade de capitaine. On lui avait donné la Croix de fer, Mais, comme son âge le laissait un peu décrépit, ou l'avait hissé à la fonction de rédacteur en chef de la Lillerkriegszeitung.<br /> <br />On dit de lui qu'il était brutal et tracassier et que sa mauvaise humeur s'exerçait surtout lorsque Wolff lui transmettait des nouvelles ayant simplement un caractère amorphe. Hœcker vivait confiné dans son journal. C'était un Teuton dans toute l'acception du mot. Il en avait la morgue et l'esprit lourd.<br /> <br />Certes, si ces lignes tombent sous 'es veux de mon indésirable confrère, il songera avec quelque amertume que son rôle n'a point servi à grand'chose et que les Lillois n'ont pas été dupes de ses exagérations.<br /> <br />Peut-être aussi, songeant au beau rêve qu'il avait fait de rester dans Lille, devenu allemand, le sire Hœcker méditera-t-il sur la fragilité de son projet mort-né!<br /> <br />Albin Gouirandhistoiresdunordnoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12153180.post-73696401581009417022008-07-19T06:25:00.004+02:002008-07-19T06:32:12.031+02:00et nous restons dans la grisailleDe retour depuis quelques jours de Nîmes (où d'ailleurs il y a une belle colonie de flamands et de belges...), je constate que ma belle région n'est toujours pas sortie de la grisaille. On devrait payer moins d'impôts en compensation, mais en attendant, je vous offre quelques fleurs de là-bas, histoire de vous remonter le moral... fleurs de jardin que l'on pourrait voir ici si le soleil se prêtait un peu au jeu... espérons qu'août sera moins "pourri" pour regretter les vacances quand il faudra reprendre le travail.<br /><br /><br /><p><a href="http://bp3.blogger.com/_AiqYKbuLeAQ/SIFtmD68hMI/AAAAAAAAPp4/ODWckNcDXls/s1600-h/N%C3%AEmes+juillet+2008+0086.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5224577543381484738" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_AiqYKbuLeAQ/SIFtmD68hMI/AAAAAAAAPp4/ODWckNcDXls/s400/N%C3%AEmes+juillet+2008+0086.JPG" border="0" /></a> </p><p><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5224577547168162834" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_AiqYKbuLeAQ/SIFtmSBwpBI/AAAAAAAAPqI/gI0F3T6MyFc/s400/N%C3%AEmes+juillet+2008+0557.JPG" border="0" /> <br /><a href="http://bp3.blogger.com/_AiqYKbuLeAQ/SIFtmdvzzkI/AAAAAAAAPqA/z2E6leDzWGo/s1600-h/N%C3%AEmes+juillet+2008+0550.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5224577550314098242" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_AiqYKbuLeAQ/SIFtmdvzzkI/AAAAAAAAPqA/z2E6leDzWGo/s400/N%C3%AEmes+juillet+2008+0550.JPG" border="0" /></a> </p><p>Quand à la cigale, de toute façon, on la croisera bientôt sous nos latitudes avec le réchauffement climatique...</p><p><br /><br /><a href="http://bp2.blogger.com/_AiqYKbuLeAQ/SIFtmhSZ7AI/AAAAAAAAPqQ/VfS3gtHrCR0/s1600-h/N%C3%AEmes+juillet+2008+0027.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5224577551264508930" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_AiqYKbuLeAQ/SIFtmhSZ7AI/AAAAAAAAPqQ/VfS3gtHrCR0/s400/N%C3%AEmes+juillet+2008+0027.JPG" border="0" /></a><br /></p>histoiresdunordnoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12153180.post-58471793036570731422008-07-18T20:49:00.003+02:002008-07-18T21:19:41.809+02:00Apprendre à être poli avec ses collègues<em><span style="font-size:130%;">Au moment où un certain gouvernement remet en cause les 35 heures (et va finir par y arriver), autant revoir les règles de politesse pour être poli avec les collègues, vu qu'on va forcément passer plus de temps avec eux (idem pour les profs, vu le nombre de postes supprimés - encore 700 au moins dans l'académie de Lille l'année prochaine, faudra faire des heures supplémentaires pour combler les trous)...</span></em><br /><span style="font-size:130%;"> </span><br /> <br />Ainsi...<br /><em>On ne dira pas</em> : Tu pues la transpiration<br /><em>mais</em> : Waooohhhh, t'as fait hyper vite pour venir<br /><em> </em><br /><em>On ne dira pas</em> : tu pues de la gueule<br /><em>mais</em> : tu veux un mentos?<br /><em> </em><br /><em>On ne dira pas</em> : il est degueulasse ton gâteau<br /><em>mais</em> : waooohhh, t'en as fait pour un régiment !<br /><em> </em><br /><em>On ne dira pas</em> : montre-moi ton cul, Beauté!<br /><em>mais</em> : Faudrait qu'on aille à la piscine un de ces quatre...<br /><br /><em>On ne dira pas</em> : t'as des poils sous les bras<br /><em>mais</em> : tu dois être plus moquette que carrelage?<br /><br /><em>On ne dira pas</em> : T'as pas un peu de cellulite?<br /><em>mais</em> : ça fait longtemps que t'as arrêté la danse?<br /><br /><em>On ne dira pas</em> : ça fait une heure que je t'attends, merde !<br /><em>mais</em> : waooh, t'as vachement peaufiné ton maquillage<br /><br /><em>On ne dira pas à sa collègue</em> : Beurk, t'as de la moustache<br /><em>mais</em> : t'as un côté félin<br /><em> </em><br /><em>On ne dira pas</em> : j'ai très envie de te sauter<br /><em>mais</em> : un resto, ça te dis?<br /><br /><em>On ne dira pas</em> : je m'en fous de ce que tu racontes<br /><em>mais</em> : et alors, ça c'est terminé comment?<br /><br /><em>On ne dira pas à son collègue</em> : c'est vrai que t'as une tite biloute?<br /><em>mais</em> : c'est quoi ton truc pour faire rire les filles?<br /><br /><em>On ne dira pas</em> : putainnnn, j'ai une sacré envie de péter<br /><em>mais</em> : tu tiens combien en apnée?<br /><br /><em>On ne dira pas</em> : t'es toujours aussi con !<br /><em>mais</em> : ce qui me fascine chez toi, c'est ta constance.<br /><br /><em>On ne dira pas</em> : tiens, v'là l'autre conne!<br /><em>mais</em> : J'te fais pas la bise, j'ai la crève<br /><br /><em>On ne dira pas</em> : elles sont merdiques tes blagues<br /><em>mais</em> : Ah, je ne sais pas comment tu fais pour les retenir<br /><br /><strong><em>et surtout</em></strong><br /><br /><em>On ne dira pas</em> : t'as une tronche de balai à chiottes<br /><em>mais</em> : toi t'es quelqu'un qui va au fond des choses<br /><br /><em>On ne dira pas</em> : c'est un gros cageot ta femme<br /><em>mais</em> : je suis sûr que t'es un gars hyper tolérant<br /><br /><em>On ne dira pas</em> : tu me dois 100 balles, connard!<br /><em>mais</em> : c'était super le restau l'autre jour, hein !<br /><br /><em>On ne dira pas</em> : t'as de plus en plus de rides<br /><em>mais</em> : Tu as l'air très détendue<br /><em> </em><br /><em>On ne dira pas</em> : t'as un physique repoussant<br /><em>mais</em> : je suis persuadé que l'amitié garçons/filles sans arrières pensées, ça peut exister<br /><br /><em>On ne dira pas</em> : Elle est aussi moche que toi ta copine<br /><em>mais</em> : Vous vous êtes rencontrés dans une soirée à thème?histoiresdunordnoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12153180.post-14567421403553913892008-07-18T09:16:00.002+02:002008-07-18T09:22:43.961+02:001789 : état militaire de l'Artois<strong>Gouvernement Général</strong><br /><em>Gouverneur Général</em> - M. le Duc de Guines.<br /><em>Commandant en chef</em> - M. le Comte de Rochambeau.<br /><em>Commandant en chef</em> - M. le Comte de Sommievre.<br /><strong>Lieutenant de Roi</strong> - M. le Duc de Guines.<br /><strong>Lieutenant de Roi</strong> - M. le Comte de Neuville.<br /> <br /><strong>Lieutenants des Maréchaux de France</strong><br />M. le Comte de Harchies ,à Saint-Omer.<br />M. le Sergeant Disbergue, à Saint-Omer.<br />M. Pelet de Vindal, à Saint-Omer.<br />M. le Vasseur de Bambecque ,à Aire.<br />M. le Rique de Marquais, à Béthune.<br />M. d’Haudoire de Thievres, à Arras<br />M. le Vaillant Duchâtelet, à Arras.<br />M. de Belval, à Hesdin.<br />M. le Marquis de Mons-en-Baroeul, à Lens.<br />M. Gosson de Rionval , à Lens.<br />M. le Chevalier de Fiennes de Sautricourt, à Saint-Pol.<br />M. le Locher , à Hesdin.<br />M. le Chevalier de Hénnault, à Bapaume.<br /><br /><strong>Gouvernements Particuliers.<br />Arras</strong> <br />le Marquis de Juigné, Gouverneur<br />Fénis de la Combe, Lieutenant de Roi<br />de Thieulaine, Major.<br /><br /><strong>Citadelle</strong><br />Marquis de Lamhert, Gouverneur<br />de Montgon, Lieutenant de Roi<br />Bayet de Vaugrenant, Major.<br /> <br /><strong>Saint-Omer</strong><br />le Chevalier de Beauteville, Gouverneur<br />De Saint-Cernin, Lieutenant de Roi<br />Lafitte de Caupenne, Major.<br /> <br /><strong>Château Varlet</strong><br />de Brule, Commandant.<br /> <br /><strong>Aire, Ville &amp; Château<br /></strong>le Prince de Robecq, Gouverneur<br />Ramsault de Tortonval, Lieutenant de Roi<br />de Forget, Major.<br /> <br /><strong>Fort Saint-François d’Aire</strong><br />Chevalier de Lannoy Beaurepaire,<br />de la Provenchere, Major.<br /><br /><strong>Bapaume<br /></strong>le Duc de Liancourt, Gouverneur<br />de la Haye, Lieutenant de Roi<br />Chevalier de Vasservas, Major.<br /> <br /><strong>Hesdin</strong> <br />le Marquis d’Havrincourt, Gouverneur<br />Comte de Siougeat, Lieutenant de Roi<br />De Cacheleu, Major.<br /> <br /><strong>Béthune</strong><br />le Chevalier de Maupeou, Gouverneur C<br />omte de Beaulaincourt, Lieutenant de Roi<br />de Bournet, Major.<br /> <br /><strong>Saint-Venant</strong><br />Marquis de la Rocheaimon, Gouverneur<br />Chevalier de Colomé, Lieutenant de Roi<br />De Buegeot, Major.histoiresdunordnoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12153180.post-29991751253101197942008-07-18T09:02:00.003+02:002008-07-18T09:23:42.978+02:001789 : état militaire des Flandres et du Hainaut<strong>Gouvernement Général</strong><br /><em>Gouverneur Général</em> - M. le Maréchal de Castries, Gouverneur particulier de Lille.<br /><em>Commandant Général</em> - M. le Prince de Robecq.<br /><em>Commandant en second</em> - M. de Boistel, dans la Flandre Maritime.M. le Comte d’Esterhazy, en Hainault.<br /><em>Lieutenant-Général</em> - M. le Comte de Luxembourg.<br /><em>Lieutenant de Roi</em> - M. Pottier Comte Desmaillis.<br /><em>Lieutenant de Roi</em> – M. Comte de Varennes.<br /><em>Lieutenant de Roi</em> – M. le Baron de Sart.<br /><br /><br /><strong>Lieutenants des Maréchaux de France.<br /></strong>M. de Sars, à Valenciennes.<br />M. le Baron du Bazus, à Valenciennes.<br />M. le Baron de Werchein, à Valenciennes.<br />M. le Comte de Baquehem, à Douay.<br />M. le Marquis de Marescaille, à Douay.<br />M. Imbert d’Ennevelin, à Lille.<br />M. le Vicomte de Cugnac, à Lille.<br />M. de Ramsault, au Quesnoy.<br />M. le Baron de Carondelet de Beaudegnies, à Landrecies &amp; au Quesnoy.<br />M. Honoré du Locton, à Bouchain.<br />M. le Chevalier de Villavicencio, à Bouchain.<br />M. le Chevalier Bertin de Morancey, à Cambray.<br />M. Imbert de Cherling, à Cambray.<br />M. de Valicourt, à Cambray.<br />M. le Baron de Jacquier de Rosée, à Givet.<br />M. le Sergeant de Baienghem, à Cassel.<br />M. le Baron d’Arfeuil, à Comines.<br /><br /><br /><strong>Gouvernements Particuliers.<br />Lille</strong><br />de Montrosier, Lieutenant de Roi<br />de Guillomont, Major.<br /><br /><strong>Citadelle</strong><br />le Comte de Vaudreuil, Gouverneur<br />Chevalier Dubose, Lieutenant de Roi<br />la Chauvignerie, Major.<br /><br /><strong>Fort St. Sauveur</strong><br />Chevalier de Diffe, Lieutenant de Roi<br />Baron de Mengin, A. M. C.<br /><br /><strong>Bergues</strong><br />Comte de Langeron, Gouverneur<br />de Salces, Lieutenant de Roi<br />de Villemontés, Major.<br /><br /><strong>Fort Francois</strong><br />de Vaugrand, Lieutenant de Roi.<br /><strong><br />Gravelines<br /></strong>Marquis de Pontecoulant, Gouverneur<br />De Durfort, Lieutenant de Roi<br />Drouart de Lezey, Major.<br /><br /><strong>Douai</strong><br />Marquis de Bouillé, Gouverneur<br />Baron de Tott, Lieutenant de Roi<br />De la Forgue, Major<br />Millot de Baubal, Aide-Major.<br /><br /><strong>Fort de Scarpe</strong><br />Comte de Turpin de Crissé, Gouverneur<br />Chevalier de Sariac, Major.<br /><br /><strong>Dunkerque</strong><br />de Boistel, Commandant<br />de Guichard, Major.<br /><br /><strong>Fort Mardyck</strong><br />Comte de Violaine, Major.<br /><br /><strong>Valenciennes</strong><br />Marquis de Jaucourt, Gouverneur<br />Chevalier de Raincourt, Lieutenant de Roi<br />de Ferrand, Major.<br /><br /><strong>Citadelle</strong><br />Deshaulles, Gouverneur<br />de Caumont, Major.<br /><br /><strong>Maubeuge</strong><br />Chevalier de la Roche Saint André, Lieutenant de Roi<br />de Chambarlhiac, Major.<br /><br /><strong>Condé</strong><br />le Duc de Croy, Gouverneur<br />Chevalier du Buat, Lieutenant de Roi<br />Chevalier de Beauregard, Major.<br /><br /><strong>Avesnes</strong><br />Comte de Verceil, Gouverneur<br />Cabrieres Descombies, Lieutenant de Roi<br />Gaussen du Mas, Major.<br /><br /><strong>Landrecies</strong><br />Vaubert de Genlis, Lieutenant de Roi<br />Danville, Major.<br /><br /><strong>Bouchain</strong><br />Comte de Durfort, Gouverneur<br />Lagrace de Blaton, Lieutenant de Roi<br />de Gaya, Major.<br /><br /><strong>Philippeville</strong><br />Comte de Jumilhac, Gouverneur<br />Chevalier de Franqueville, Lieutenant de Roi<br />Dutertre, Major.<br /><br /><strong>Charlemont &amp; les Deux Givets<br /></strong>Marquis de Montmort, Gouverneur<br />Chevalier de Jannel, Lieutenant de Roi<br />Chevalier de Lombard Desgardes, Major de Charlemont<br />Mansion de la Chabossiere, Major des deux Givets.<br /><br /><strong>Commandant</strong>.<br /><strong>Mariembourg</strong><br />de Marsac, Commandant.Porin de Bellesin, Major.<br /><strong><br />Le Quesnoy</strong><br />Comte de Puységur, Gouverneur<br />Chevalier de Belesia, Lieutenant de Roi<br />de Poisson des Londes, Major.<br /><br /><strong>Cambray</strong><br />Duc de Coigny, Gouverneur<br />Desgaudieres, Lieutenant de Roi<br />de Gigord, Major.<br /><br /><strong>Citadelle</strong><br />de Grandmaison, Gouverneur<br />Fenis de Susanges, Lieutenant de Roi<br />Fraisans de Glatigny, Major.histoiresdunordnoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12153180.post-23780339222402594322008-07-17T11:06:00.000+02:002008-07-17T11:08:48.753+02:00Route des vacances... Prudence ! ! !<a href="http://bp1.blogger.com/_AiqYKbuLeAQ/SH8MAejr6cI/AAAAAAAAPpQ/kopIlwBVHhs/s1600-h/motard.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5223907295115340226" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_AiqYKbuLeAQ/SH8MAejr6cI/AAAAAAAAPpQ/kopIlwBVHhs/s400/motard.jpg" border="0" /></a><br /><div></div>histoiresdunordnoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12153180.post-59725787599906196652008-07-17T10:58:00.003+02:002008-07-17T11:11:21.660+02:00Le Noël des Bérets Verts à GravelinesParmi les Français qui ont pu quitter Dunkerque lors de l’opération Dynamo se trouvait Philippe Kieffer. Officier de Marine, il mis sur pied une compagnie de fusiliers-marins qu’il fit admettre à l’école des Commandos britanniques.<br />Gagnant en nombre, il put créer le 1er Bataillon de Fusiliers marins commandos en 194, rattaché au "4e Commando" britannique avec lequel il participa au Débarquement de Normandie le 6 juin 1944. Ce fut la seule troupe française engagée dans l’opération. Rudes gaillards que ces marins qui portent le mythique béret vert à l’anglaise, l’insigne sur la tempe gauche !<br /><br /><br /><p><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5223907908899012178" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_AiqYKbuLeAQ/SH8MkNFHflI/AAAAAAAAPpY/6_3IvGfIyjA/s400/insigne+fmc.jpg" border="0" /> </p><p><br />Comme toute force spéciale, les commandos français participèrent à de nombreuses missions sur les côtes occupées et certains de leurs hommes firent partie de l’opération «<em>Jubilee</em>» à Dieppe le 19 août 1942. Véritable désastre, cette opération avait valeur de test mais sur les 5.000 hommes engagés, 3.600 périrent ou furent faits prisonniers, 550 marins et 150 aviateurs disparurent.<br /><br /><br />Mais Dieppe n’est pas la seule opération des Commandos ! Régulièrement, ils se chargent de missions de renseignement sur le continent. Ils arrivaient près de la côte en vedette puis débarquaient sur des doris, remplissaient leur mission et repartaient de la même manière…<br />Durant la nuit de Noël 1943, un groupe emmené par Philippe Kieffer partit pour un raid entre Bray-Dunes et La Panne alors que d’autres commandos gagnaient la plage de Petit-Fort-Philippe.<br />Une fois la mission accomplie, il découvrirent que la doris était incapable de reprendre la mer. Il fallait nager 500 mètres pour rejoindre la vedette ! Deux d’entre eux dont le chef de mission, Pierre Wallerand, se noyèrent. Les survivants se divisèrent alors en deux groupes et s’enfoncèrent dans la campagne où, par chance, des habitants recueillirent un trio.<br />Néanmoins, même en sécurité à la ferme de M. Brébant, l’asile offert à Pourcelot, Navrault et Madec était des plus précaires dans un pays grouillant d’Allemands en alerte dès le lendemain. Il fallait quitter la grange pour le séchoir de chicorée abandonné face à la ferme et y attendre deux jours que M. Charlemagne les fasse franchir l’Aa en canot pour éviter le pont de Saint-Folquin. Arrivés à Audruicq, une filière d’évasion les pris en charge puis chacun prit le «maquis». Tous les hommes rejoignirent leur unité dès qu’elle posa le pied sur la terre française en juin 1944. L’autre groupe composé de Roger Carton et Robert Meunier avaient été pris. Le premier failli être fusillé par l’occupant, le second réussit à s’évader. Aucun ne faillit à sa mission !<br /><br />Quant aux deux commandos noyés, ils n’auraient été retrouvés que le 31 décembre sur la plage de Petit-Fort-Philippe : Pierre Wallerand et J. Park reposent depuis en terre de France, pour la libération de laquelle ils oeuvraient…</p>histoiresdunordnoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12153180.post-61821291238151391902008-07-17T07:25:00.002+02:002008-07-17T07:29:07.444+02:00Grande Guerre : Soldats mais … du feu !<div align="justify">La vie d’un pompier n’est pas facile, c’est déjà un des métiers les plus dangereux et les plus éprouvants en temps de paix, alors, en temps de guerre …</div><br /><div align="justify"><br />Avant guerre, ils étaient 7 officiers et 134 sous-officiers et sapeurs que l’on appelait au clairon ou par le tocsin. Pas de poste, pas de caserne. La situation est la même dans toutes les communes de l’agglomération. Pour l’organisation du camp retranché, ils mettent à disposition de la station-magasin une pompe à vapeur et une moto-pompe sous la responsabilité de pompiers militaires qui créent deux postes permanents.<br /><br /><strong>Un corps à part entière<br /></strong>En janvier 1915, le commandant de la place décide de fusionner les corps civils et militaires et de les renforcer de soldats qui ont une expérience du métier dans le civil : Le « corps des sapeurs-pompiers militarisés du camp retranché de Dunkerque » est né, fort de 7 officiers et 173 hommes ! Le camp est divisé en secteurs où l’on trouve un poste permanent relié par téléphone à l’Etat-Major. </div><br /><div align="justify"><br />La pression des bombardements quasi quotidiens oblige à se doter de moyens sans cesse plus importants : en mars 1917, il faut gérer onze postes avec départ de moto-pompes et de pompes à bras, trois postes avec départ de pompes à vapeur et surtout deux postes dotés de bateaux-pompes. A cela s’ajoutent deux postes dotés de camions pour porter secours aux autres communes du camp retranché vite renforcés par un fourgon-pompe… ainsi que tout le matériel pour déblayer les décombres. </div><div align="justify"> <br /></div><br /><div align="justify"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5223850616776192210" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_AiqYKbuLeAQ/SH7YdXSmcNI/AAAAAAAAPpI/_sWF9CBIxc0/s400/Dunkerque+-+14+quai+des+Hollandais+2+juillet+1918.jpg" border="0" /></div><div align="justify"> </div><div align="justify"> <br /><strong>Sauver ou Périr<br /></strong>C’est qu’ils ne manquent pas d’ouvrage ! Non seulement ils doivent intervenir au premier appel en ville comme sur le port, où les dangers sont démultipliés avec le transit de munitions mais aussi à vingt kilomètres à la ronde. Pour faire face à toutes les situations, on leur adjoint des soldats choisis parmi les charpentiers, maçons, terrassiers, puisatiers pour intervenir dans les ruines. Leur expérience est telle que le Colonel commandant les pompiers de Paris vint les visiter fin 1917 pour examiner leur organisation. Son rapport est éloquent : <em>«Les mesures prises pour protéger l’agglomération dunkerquoise sont remarquables et méritent d’être citées en exemple…»</em> . D’ailleurs, le danger qui les guette est incessant car souvent les aviateurs allemands les prennent pour cible à la lueur des incendies nocturnes. </div><br /><div align="justify">Comptant de nombreux morts et blessés dans leurs rangs, l’on n'oublie pas de récompenser les soldats du feu en décernant 3 croix de la Légion d’Honneur, 17 Médailles militaires, 15 Croix de guerre, 30 médailles d’honneur, 43 médailles des Sapeurs-pompiers et 19 témoignages de félicitations au rapport de place, parfois à titre posthume. Le corps tout entier fut cité à l’ordre du jour du Camp retranché le 9 septembre 1917. D’ailleurs, le drapeau des Sapeurs-pompiers de Dunkerque est l’un des rares décorés de la Croix de guerre car le commandement du camp retranché ne considérait comme troupes combattantes que la DCA, l’aviation, la Marine de guerre et les sapeurs-pompiers, belle preuve de reconnaissance !</div>histoiresdunordnoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12153180.post-56389329903059476812008-07-17T07:02:00.002+02:002008-07-17T07:07:41.473+02:00C'est à lire... : Le Nord, terre de fortificationsLa Flandre, le Hainaut, l’Artois et la Picardie offrent de nos jours un éventail de fortifications militaires que peu de régions de France peuvent égaler.<br /> <br />Terres de souffrance au carrefour des invasions, toutes les coalitions étrangères ont, au cours des siècles, fondu sur Paris par les vallées de l’Oise, de la Marne et de la Seine. Dès lors, on comprend les difficultés des souverains français à défendre ce territoire.Sans conteste, les ouvrages fortifiés témoignent des vicissitudes de l’Histoire.<br /> <br />Ils ont été construits afin de sauvegarder des intérêts politiques, économiques et parfois sociaux. Chaque fois conçus contre un certain type d’envahisseurs, ces édifices sont le reflet de leur temps et des évolutions successives de l’art de la guerre.<br /> <br />De la période gallo-romaine au mur de l’Atlantique, les systèmes défensifs s’imposent, se superposent et s’opposent dans un enchevêtrement de pouvoirs, de conquêtes et de traités de paix.<br /> <br />Ce livre nous invite donc à découvrir 2 000 ans d’architecture militaire dans le nord de la France, terre de fortifications.<br /><strong>ISBN/EAN : 9-78284910-801-7</strong><br /><strong>Prix : 22 € - </strong><br /><strong>Nombre de pages : 224 - Format : 156 x 235 mm<br /></strong><br />Les éditions Alan Sutton diffusent et distribuent leurs ouvrages à travers un réseau de librairies et de grandes enseignes présentes sur tout le territoire français.<br />Editions Alan Sutton<br />Service Commercial<br />8 rue du Docteur Ramon<br />BP 90600<br />37542 Saint-Cyr-sur-Loire Cedex<br />Vous pouvez aussi le faxer au numéro suivant : 02 47 40 66 01<br /> <br />Dès réception de la commande et du règlement, les éditions Alan Sutton vous feront le plaisir de vous adresser le(s) exemplaire(s) souhaité(s).<br /><em>(frais de port : 1 à 3 livres: 4€90, de 4 à 9 livres : 7€65, franco de port à partir de 10 livres)</em>histoiresdunordnoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12153180.post-18826892530916789712008-07-06T22:10:00.000+02:002008-07-07T09:15:12.800+02:00ouï-direJ'ai cru comprendre que l'on voulait, à Dunkerque, éradiquer les goëlands qui vivent en ville... A plus ou moins longue échéance car l'on évoque le projet de stériliser les oeufs... Franchement, c'est une ville bâtie autour d'un port, au bord de la mer. Trouver des oiseaux marins, oh, quelle horreur ! Sincérement, comment peut-on savoir que l'on est dans une ville portuaire si l'on n'y trouve pas les oiseaux qui vont avec. C'est un peu comme ceux qui vivent à la campagne sans accepter le chant des coqs...histoiresdunordnoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12153180.post-610298067821763412008-07-06T21:51:00.003+02:002008-07-07T09:06:04.298+02:00Du mois de juillet 2008<strong><em><span style="color:#3366ff;">« Et je croys se je vous disoye<br />Les valeurs qui sont en mon fait<br />Qu’a grant peine creu je seroye,<br />Et si suis le moys de Juillet<br />Je suis joyeux e peu de plet<br />Pour tous biens faire tost meurir.<br />Si doit on bien de cueur parfait</span></em></strong><br /><strong><em><span style="color:#3366ff;">En mon temps Jesucrist servir. »</span></em></strong><br /><br /><br /><em><strong>Et je crois je vous disais<br />Les valeurs qui sont en mon fait<br />Qu’à grand peine je serais<br />Et si je suis le mois de Juillet<br />Je suis joueyx à peu de plet<br />Pour tous bien faire tôt mûrir<br />Si doit on bien de cœur parfait<br />En mon temps Jésus-Christ servir</strong></em><br /><strong><em></em></strong><br /><div align="justify">De tous temps les hommes ont cherché à donner des références pour permettre de s’y retrouver dans le temps. C’est l’origine des calendriers.<br />On retrouve ainsi dès le 12ème siècle des livres à l’usage des clercs tels les psautiers et livres des heures, bréviaires ou missel et martyrologes. Ces livres débutent presque toujours par un calendrier qui indique les fêtes liturgiques. Ces livres n’étaient accessibles qu’aux clercs et dirigeants. Les seules références pour le peuple étaient les fêtes liturgiques, les fêtes carillonnées, d’ où l’importance des cloches, et plus régulièrement chaque jour, au clocher de nos églises, l’Angelus qui rythmait la vie des champs. On était alors avant l’invention de l’imprimerie, et avant l’invention des horloges qui «piquaient» les heures, telle l’horloge de la tour d’angle sur le boulevard du Palais à Paris, la plus vieille des horloges parisiennes, qui au Palais du Roi, indiquait l’heure «officielle».<br />C’est un peu la raison du développement des dictons sur le temps, liéés aux fêtes religieuses, inscrits encore dans nos mémoires collectives.</div><div align="justify"><br />Guy ou Guiot Marchant, à Troyes, de 1491 à 1541 publia le compost des Bergers, dont je cite le couplet du calendrier sur Juillet. C’est un document pédagogique qui vise simplement à fournir des indications pour la vie quotidienne et les techniques agricoles et artisanales.<br />Il est édité pour «<em>enseigner la science des bergers qui est science de l’âme, du corps, des astres, de la vie et de la mort</em>.»<br />Ces livres sont en fait des compilations à usage pratique et moral destinés aux laïcs. Ils s’inspiraient d’ouvrages médiévaux, tels le «<em>Livre des Propriétés des choses</em>» de Barthélémy l’Anglais, des «<em>Grandes danses Macabres</em>» et des traités préparant les âmes au Jugement Dernier.<br />Ces publications ont recours à l’astrologie, aux signes du zodiaque, aux danses macabres ou autres représentations des enfers, aux représentations des activités agricoles ou artisanales pour chaque mois de l’année, toutes représentations que nous retrouvons gravées dans la pierre des portails et porches de nos cathédrales, ou dans les enluminures telles les riches heures du duc de Berry, toutes représentations destinées à guider l’homme vers son salut.<br />Ce sont les ancêtres de nos almanachs. Ces chroniques se situent dans une même démarche très proche: un rappel. </div><div align="justify"><br /><strong>Juillet</strong> nous invite à cela, puisque il fut ainsi nommé, en souvenir de la famille de Jules César, la gens <strong>Julia</strong>, perdant ainsi son nom de Quintilis qu’il gardait du premier calendrier romain, le cinquième des mois de l’année qui commençait alors au mois de Mars.<br />Les évènements se précipitent en cette année 44 avant JC. Jules César, est au sommet du pouvoir. Il a pris pour maîtresse la jeune reine d’Egypte, Cléopâtre VII, qui lui a donné un fils Césarion. Général devenu premier consul, débarrassé de ses collègues du Triumvirat Pompée et de Crassus, Jules César tente une OPA sur la république. Au cours de la fête des Lupercales, Marc-Antoine le grand général adulé par la foule, pose sur la tête de son ami Jules, le diadème des rois grecs. La foule proteste. Jules César enlève lui-même la couronne de sa tête. Mais il continue son dessein et tente de se faire nommer roi pour la partie orientale de l’empire romain. Une séance est prévue au lieu-dit «<em>le portique de Pompée</em>». Sa femme Calpurnie, tente de l’alerter du danger. Qu’à cela ne tienne, il se rend devant les sénateurs qui se sont donné le mot pour arrêter sa course vers le pouvoir absolu. Au signal du sénateur Tullius Cimbre qui l’empoigne par sa toge, les conjurés se précipitent et frappent Jules César de 23 coups de poignard. Parmi eux se trouve Brutus, le fils de sa maîtresse Servilia, ( et peut-être de lui-même !). En le voyant, il lui lance, en grec – la langue de l’élite romaine : «<em>kai su teknon</em>» ce que les chroniqueurs ont traduit par un mot de dépit : «<em>tu quoque fili</em>» ( toi aussi mon fils) . Ce pourrait être au contraire une malédiction à l’adresse d’un traitre : «<em>qu’il t’arrive à toi aussi le même sort !</em>». Les historiens restent divisés sur ce point. La dessus, Jules César se couvre de sa toge et cesse d’espérer. Les comploteurs s’enfuient. Le corps de Jules César est ramené à sa demeure par trois esclaves. Les assassins songent à jeter le cadavre dans le Tibre, mais le peuple par un curieux retour des choses, sans doute manipulé par quelque orateur de ses partisans, se révolte et selon la tradition, demande que son corps soit incinéré en place publique. Ce sera fait le 20 mars avec un bûcher si haut que les chroniqueurs nous disent qu’il mit le feu aux maisons d’alentour. </div><div align="justify"><br />Jules César, malgré sa fin tragique et prématurée, il a 55 ans et n’a été au pouvoir que cinq années à peine, nous laisse les mots Kaiser et Tsar qui sont des déformations de son nom pour désigner les souverains en allemand ou en russe. Le mot César lui-même est souvent employé comme synonyme d’empereur alors que lui-même Jules César n’eut jamais ce titre. </div><div align="justify"><br />Marc-Antoine, pour tenter de reprendre le pouvoir fit décider par le même Sénat qui avait arrêté si brutalement la course du dictateur, de rebaptiser le cinquième mois Julius, qui devient notre mois de Juillet.<br />Il est vrai que depuis quelques mois, Jules César, sans doute en contact avec les savants qui se pressaient à Alexandrie, au moment de la campagne d’Egypte, avait chargé le fameux Sosigène, avec quelques autres savants, d’établir le nouveau calendrier, plus adapté à la course du soleil et aux saisons. C’est le calendrier «<em>Julien</em>» qui venait d’être appliqué au moment de ces évènements et qui devait rester en vigueur jusqu’au XVI ème siècle.<br />Octave, petit-neveu de Jules entreprit de venger son oncle et se fit nommer empereur. Il prit alors le nom d’Auguste, et le Sénat, par flatterie, fit rebaptiser le sixième mois du calendrier, Augustus, Août.<br />Jules César qui vient de nous révéler son vrai visage avec le si beau buste trouvé dans les eaux du Rhône, au niveau d’Arles, au large de Trinquetaille, méritait bien cette longue digression. Car tout ceci c’est bien l’histoire de notre mois de Juillet. </div><div align="justify"><br />Juillet nous amène en principe les grandes chaleurs, tandis que finit le 19 du mois le Messidor du calendrier républicain et que s’ouvre Thermidor, si bien nommé à cause de sa correspondance avec la période de canicule. </div><div align="justify"><br />La chaleur est en effet le résultat de l’accumulation de la température à la surface de la terre, et elle augmente donc, même après le 21 juin alors que la hauteur de la courbe du soleil au dessus de nos têtes a commencé à diminuer, et que les jours deviennent plus courts de 58 minutes au cours du mois. </div><div align="justify"><br />Les jours les plus chauds se situent autour du 15 juillet, et non au solstice d’été. C’est pendant cette période que la belle étoile Sirius se lève et se couche en même temps que le soleil. Les croyances populaires attribuaient à la présence de cette étoile les chaleurs vives de juillet. Comme Sirius fait partie de la constellation du Chien, en latin canis, on a fait de ces jours le mot canicule, mot qu’on emploie improprement pour d’autres périodes de chaleur que celle de juillet. </div><div align="justify"><br />D’ailleurs le soleil risque de nous jouer un drôle de tour. En effet, si la canicule tombe actuellement en juillet, le soleil ne se retrouve pas exactement à la même place d’une année sur l’autre. Il prend du retard chaque année. Le décalage est tel que dans quelques milliers d’années, nos petits-enfants accuseront peut-être la canicule de ramener sur la terre les froids le plus rigoureux de l’hiver !</div><div align="justify"><br />Il faut dire aussi qu’en juillet, le soleil entre dans la constellation du Cancer, l’écrevisse. Arrivé le 21 juin au plus haut de sa course, il commence, à partir de ce moment à rétrograder, à redescendre, à marcher à reculons : de là le nom d’écrevisse donné à la constellation dans laquelle le soleil entrait il y a deux mille ans, au moment du solstice.<br />En juillet, comme en juin, les travailleurs des champs redoutent l’abondance des pluies et manifestent leurs craintes au rythme des dictons dont en voici quelques uns :<br />«<em>Quand il pleut à la saint Calais, il pleut quarante jours après</em> ( tiens donc.. il n’y a pas que Saint Médard !). ou encore : «<em>Pluie que saint Calais amène durera au moins six semaines</em>.».<br />Saint Calais est fêté le 1er juillet en même temps que saint Thierry, plus connu. Il est vrai que c’est plus facilement porté de s’appeler Thierry que Calais !</div><div align="justify"><br />La nouvelle lune se produit cette année le 3, d’où les changements de temps et les vagues orageuses qui traversent notre pays et qui correspondent peu ou prou aux dictons liés aux saints célébrés ces jours-là : «<em>Lorsqu’il pleut à la saint Donatien ( le 3) , c’est la pluie pour le mois qui nous vient</em>» et pour le 4, à la saint Rachet, on dit en Bourgogne «<em>Quand il pleut à la saint Rachet, où tu vas aux vignes, moins y es</em>»<em>. </em>S’il pleut , le vigneron n’a rien faire dans les vignes sauf à attendre le beau temps en buvant du Montracher, un des meilleurs vins blancs de Bourgogne.<br />On trouve aussi ces deux bons conseils : «<em>A saint Anatole ( le 3) confiture dans la casserole</em>» ce qui cette année sera bien contrarié par une mauvaise récolte des fruits qui après les gels de début avril et la pluie de mai ont «<em>coulé</em>» ; et «Pour <em>la sainte Berthe ( le 4 juillet ) se cueille l’amande verte ; si elle n’est pleine que de lait, il faut laisser mûrir le blé.</em>»</div><div align="justify"><br />Le 6 juillet «<em>Pour la sainte Colombe, le ramier quitte sa colombe</em>» dit-on en Picardie. Condamnée à être brûlée vive à Sens en 274, Colombe fut sauvée des flammes par une pluie diluvienne qui éteignit le brasier.<br />Ce 6 juillet c’est aussi la saint Tranquilin : «<em>Orage du jour de Saint Tranquille, trouve le moissonneur agile ; mais si la pluie devait durer, elle le ferait bientôt jurer</em>» Cela se passe d’explication !</div><div align="justify"><br />La pleine lune qui se produira le 18 juillet va nous amener, outre la canicule, certainement des orages : «<em>Entre Saint Victor –le 21 juillet- et saint Roch – le 16 août, des orages les grands chocs</em>» comme on dit en Gascogne.<br />Le 22 juillet «<em>pour la sainte Madeleine la noix est pleine</em>». Si vous n’avez pas fait votre vin de noix ce sera trop tard car la noix sera trop formée. </div><div align="justify"><br />Nous entrerons alors dans la période propice pour l’observation des étoiles filantes dont les fameuses Perséides, associées à la comète Swift-Tuttle, découverte en 1862 et nous pourrons le faire jusqu’au 22 août, avec un maximum prévu pour le 12 août prochain.<br />Nous invoquerons, le 25, saint Christophe protecteur des automobilistes et Saint Jacques le Majeur, celui de Compostelle, qu’on invoque entre autres choses, pour guérir les rhumatismes. «<em>Si saint Jacques est serein, l’hiver sera dur et chagrin</em>», ce que confirme un autre dicton : «<em>Le vingt cinq sans pluie, hiver rigoureux</em>» On serait donc tenté de souhaiter qu’il pleuve ce jour-là et de toutes façons «<em>Pluie du matin n’arrête pas le pèlerin</em>» de saint Jacques, ça va de soi ! Sainte Marthe, patronne des servantes est invoquée comme patron des cuisinières. Soulignons cette évolution. Le mois se terminera par la saint germain d’Auxerre, le 31. «<em>S’il pleut à la saint Germain, c’est comme s’il pleuvait du vin</em>» ; ou «<em>Pourvu qu’à la saint germain le Bon Dieu ne soit pas parrain</em>» c'est-à-dire ne fasse pas pleuvoir sur la terre des «<em>dragées</em>» que sont les grêlons ! Or nous serons à la veille d’une nouvelle lune, et le périgée étant le 29, la fin du mois risque d’être orageuse.</div><div align="justify"><br />Je ne peux terminer cette chronique sans parler des «<em>treize lunes</em>». On dit n’importe quoi à ce sujet ! S’il y a eu treize pleines lunes en 2007, il n’y a eu que 12 nouvelles lunes. En 2008 il y a treize nouvelles lunes mais seulement 12 pleines lunes et un tout petit peu plus que douze lunaisons.<br />Une lunaison - mois lunaire- est l’intervalle entre deux nouvelles lunes consécutives, ou l’intervalle entre lequel la lune se retrouve au même endroit pour un observateur terrestre (sachant que la terre a elle-même tourné). Elle est d’une durée de 29 jours, 12 heures, 44 minutes et 2 secondes en moyenne (=29,53). Si on multiplie 12 (mois ou lunaisons) par 29,53 (jours) on obtient 354 (jours). Or une année comporte 365,25 jours. 365,25 – 354 = 11,25. Il faut donc que la première pleine lune ait lieu au plus tard le 11 janvier pour qu’il y ait 13 lunes dans l’année.<br />D’autre part : 29,53 divisé par 11,25 = 2,62. Les années de 13 lunes reviennent donc en moyenne tous les 2,62 ans. Qu’on se le dise ! Les trois dernières années de treize lunes ont été 2007, 2004 (2 lunes en juillet) et 2001 (2 lunes en novembre). En 2004, comme il a fait plutôt beau personne n’a parlé des treize lunes ! Restons sérieux, mais par contre notons que les changements de temps se situent bien à la nouvelle lune, comme ce mois-ci le 3 juillet, ou à la pleine lune notamment quand celle-ci est proche de la terre au périgée de sa courbe. Bien sûr s’il y a treize lunes ça augmente la probabilité de changement d’une fois de plus. Mais treize lunes ça n’a jamais été synonyme de mauvais temps. C’est purement une fantaisie, liée aux superstitions autour du chiffre treize. Ca donne un sujet de conversation, sans aucun fondement scientifique. Nos anciens ne s’y sont pas trompés, eux qui n’ont composé aucun dicton sur ce sujet ! </div><div align="justify"><br />D’où l’importance, comme Monsieur Jourdain, de bien connaître le calendrier, pour savoir quand il y a de la lune ou quand il n’y en a pas ! A Diou sias ! </div><div align="right">Jean Mignot le 6 juillet 2008 en la fête de Saint Tranquilin </div>histoiresdunordnoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12153180.post-2697299502041341972008-07-05T09:15:00.000+02:002008-07-05T09:16:55.563+02:00<a href="http://bp1.blogger.com/_AiqYKbuLeAQ/SG8fsukW4yI/AAAAAAAAPpA/aSwF5r84XBI/s1600-h/Dunkerque+29-06-2008+0037.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5219425346420925218" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_AiqYKbuLeAQ/SG8fsukW4yI/AAAAAAAAPpA/aSwF5r84XBI/s400/Dunkerque+29-06-2008+0037.JPG" border="0" /></a><br /><div>Que regrettons nous les joies enfantines qui bercent nos souvenirs...</div>histoiresdunordnoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12153180.post-77727413697888229162008-07-05T09:14:00.000+02:002008-07-05T09:15:24.839+02:00<a href="http://bp1.blogger.com/_AiqYKbuLeAQ/SG8fcqcCE4I/AAAAAAAAPo4/tzYE6jVBaaU/s1600-h/Dunkerque+29-06-2008+0164.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5219425070434358146" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_AiqYKbuLeAQ/SG8fcqcCE4I/AAAAAAAAPo4/tzYE6jVBaaU/s400/Dunkerque+29-06-2008+0164.JPG" border="0" /></a><br /><div>Partie de cache-cache ou recherche d'une houle plus forte?</div>histoiresdunordnoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12153180.post-61467932481028038312008-07-05T09:12:00.000+02:002008-07-05T09:14:18.591+02:00voiles sur l'horizon<a href="http://bp1.blogger.com/_AiqYKbuLeAQ/SG8e-x2N41I/AAAAAAAAPow/RLclxeeXXRc/s1600-h/Dunkerque+29-06-2008+0155.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5219424557027156818" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_AiqYKbuLeAQ/SG8e-x2N41I/AAAAAAAAPow/RLclxeeXXRc/s400/Dunkerque+29-06-2008+0155.JPG" border="0" /></a> Le tour de France à la voile a pris ses quartiers à Dunkerque avant de rallier Dieppe.<br /><div></div>histoiresdunordnoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12153180.post-34139665124947111162008-07-04T09:15:00.003+02:002008-07-04T09:17:43.017+02:00Petite demandeDepuis quelques semaines, je n'arrête pas de recevoir des propositions de "retrouvailles" des anciens élèves de mon lycée, celui où j'ai aussi enseigné quatorze ans durant... et auxquelles je ne donne JAMAIS suite... Pitié, laissez moi en paix. Bien qu'historien, mon passé ne m'intéresse pas.histoiresdunordnoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12153180.post-54011500073232730522008-07-01T05:39:00.001+02:002008-07-01T05:41:54.993+02:00mercirecord mensuel battu avec 8.549 pages vues ce mois de juin... merci de votre confiance.histoiresdunordnoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12153180.post-19645309636453479782008-06-26T10:09:00.002+02:002008-06-26T10:18:21.968+02:00coup de coeur, coup de boulecoup de coeur pour les publicitaires qui gagnent un super-contrat gouvernemental: des pubs pour nous expliquer que les prix montent mais que l'on gagne du pouvoir d'achat. A force de prendre nos vessies pour les lanternes, ils vont finir par se brûler les doigts ! En tout cas, bravo! Ils ont beaucoup de talent<br /><br />coup de boule aux mesures gouvernementales: travailler plus pour gagner plus? Et comment, en faisant des heures supp? Encore faut-il que vos chefs et vos patrons vous en donnent ! Ou qu'ils restent aux 35 heures pour définir quand on passe aux heures supp justement ! En augmentant le smic de 2,3 puis 0,9%, bien oui mais bon, à la fin du mois, ça ne fait toujours pas lourd... Et les autres, ben Tintin! Fonctionnaire, je sors de ma réserve (si réserve il y a sur une telle question), j'ai été revalorisé l'an dernier d'un royal, que dis-je, d'un impérial 0,3 % du brut... Mais entre-temps, le gazole est à environ 1,40 euros (soit 9,18 francs quand même, quand on pense que les experts avaient dit pendant la Première guerre du Golfe qu'à 6 francs, les Français se révolteraient!!!), mon loyer se prend une augmentation de 1,5% (à l'année ça commence à faire lourd), l'expresso est à 1,45 euros, et je fais mes courses à Lidl !!! Quant à l'inflation, elle file droit sur le 3,5% !!!<br />Gagner plus? Oui à condition d'être un patron du CAC40... ou faire partie du gouvernement !<br /><br />Comme disait Bernie Bonvoisin en 1980 : "la droite qui virevolte, la droite qui s'enrhume, j'écoute et dans mes poches, j'ai toujours pas une tune!"<br /><br />Rien de nouveau sous le soleil, les gouvernements passent, le FDG (Foutage De Gueule) reste !histoiresdunordnoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12153180.post-73520890018564833522008-06-24T08:20:00.003+02:002008-06-24T08:31:52.265+02:00histoire de se régaler autrement...<div align="center">De nouveaux clichés, de nouvelles séries sur <a href="http://bellesdunord.bookspace.fr/">http://bellesdunord.bookspace.fr/</a> , pour le plaisir de découvrir d'autres beautés du Nord...<br /></div><br /><br /><br /><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215331540808964786" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_AiqYKbuLeAQ/SGCUZ4PPGrI/AAAAAAAAPoM/nnVYDYEcuwg/s400/Sophie+Soahm+20-06-2008+0379.JPG" border="0" /><br /><p> </p><p align="center"> Retrouvez, par exemple Soahm, pour sa première séance mode et portrait....</p>histoiresdunordnoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12153180.post-54848429929816172612008-06-22T09:09:00.002+02:002008-06-23T10:55:00.324+02:00c'est à lire... la campagne du Lieutenant Martin.<strong><span style="font-size:180%;">Quand l’Intendance doit suivre !<br /></span></strong><br /><br /><a href="http://bp1.blogger.com/_AiqYKbuLeAQ/SF362XwJ-GI/AAAAAAAAPoA/vRhM8i9u6P8/s1600-h/couv+lieutenant+Martin.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5214599755560777826" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_AiqYKbuLeAQ/SF362XwJ-GI/AAAAAAAAPoA/vRhM8i9u6P8/s400/couv+lieutenant+Martin.jpg" border="0" /></a><br /><div><br />1939-1944, six années de plomb, six années relatées dans «<em>La Campagne du Lieutenant Martin</em>». Jean-Claude MARTIN a sorti de son tiroir les carnets de guerre de son père, des pages chargées d’histoire noircies scrupuleusement et relatant les pérégrinations du jeune lieutenant mobilisé à 37 ans. De retour à Concarneau, où il habite, pour une première permission, il prend connaissance de ses ordres : direction Cambrai. La longue marche vers Dunkerque commence, avec son lot de difficultés, de craintes, de désillusions. Rares, ces carnets sont précieux à plus d’un titre car ils sont un regard neuf sur la campagne de France, sur l’Opération Dynamo qu’il décrit dans ses moindres détails car il ne s’agit pas d’un récit de «<em>combattant</em>» au sens strict du terme mais d’une de ces chevilles ouvrières des armées, celui qui doit assurer les subsistances, poursuivre le ravitaillement. Et de le suivre partout, de la retraite jusqu’à la côte, dans la ville dévastée, dans les ruines fumantes des entrepôts éventrés, dans les rues parfois parsemées de cadavres et de s’apercevoir que la guerre n’est pas toujours faite de l’héroïsme proposé par les grands films mais qu’il se nourrit aussi des tâches les plus ingrates du quotidien… comme celle de remplir la gamelle du soldat et parfois des civils.</div><div><br />Après tant de difficultés subies au cours de l’encerclement de Dunkerque, les tergiversations des Etats-Majors, les tragédies en mer, le lieutenant Martin débarque finalement en Angleterre pour repartir presque aussitôt en Bretagne où l’armistice, pardon, la reddition française le cueille. </div><div><br />Rendu à la vie civile, il faut assurer à sa famille les moyens de subsister et de rendre son activité de commissaire aux comptes à Cambrai, ce qui revient à passer la frontière entre zone occupée et zone interdite dans des conditions souvent rocambolesques. Un ouvrage indispensable à qui veut trouver un autre regard sur la tragédie de la dernière guerre en général et de Dunkerque en particulier, loin d’un «<em>Week-end à Zuydcoote</em>».<br /><br /><br />«<em>La campagne du lieutenant Martin</em>» est disponible au prix de 14 euros à DK-Livres, Place Jean Bart ou auprès de l’éditeur FransOrientT, 19 rue falguière, 75 015 PARIS </div>histoiresdunordnoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12153180.post-61019710038655224912008-06-20T13:15:00.003+02:002008-06-20T13:17:28.159+02:00un peu de reposHabitués d'Histoires du Nord, vous vous en etes aperçus, le rythme a sacrément baissé ces derniers temps... je me suis rabattu quelques jours sur des wallpapers pour ceux qui comme moi, cherchent des fonds pour écran pano...<br />mais bon, santé oblige, je vais prendre quelques jours de repos. Remerciez mon ex-femme pour le repos forcé...<br /><br />Une dernière avant de partir (elle fait tout juste sourire); c'est quoi la fidélité? Juste un manque d'opportunités ...histoiresdunordnoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12153180.post-58113900294020558832008-06-20T11:15:00.000+02:002008-06-20T11:16:51.319+02:00WALLPAPER 1440 x 900 : Nesse 20<a href="http://bp2.blogger.com/_AiqYKbuLeAQ/SFt1dK81tfI/AAAAAAAAPn4/e4623dQ75jc/s1600-h/Nesse+41.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5213890137627670002" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_AiqYKbuLeAQ/SFt1dK81tfI/AAAAAAAAPn4/e4623dQ75jc/s400/Nesse+41.JPG" border="0" /></a><br /><div></div>histoiresdunordnoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12153180.post-72568515936212159842008-06-20T11:14:00.000+02:002008-06-20T11:15:29.230+02:00WALLPAPER 1440 x 900 : Nesse 19<a href="http://bp3.blogger.com/_AiqYKbuLeAQ/SFt1IZSxMbI/AAAAAAAAPnw/erEWp5jE8rk/s1600-h/Nesse+39.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5213889780700492210" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_AiqYKbuLeAQ/SFt1IZSxMbI/AAAAAAAAPnw/erEWp5jE8rk/s400/Nesse+39.JPG" border="0" /></a><br /><div></div>histoiresdunordnoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12153180.post-81770774268000878872008-06-20T11:13:00.000+02:002008-06-20T11:14:15.082+02:00WALLPAPER 1440 x 900 : Nesse 18<a href="http://bp1.blogger.com/_AiqYKbuLeAQ/SFt02To_FrI/AAAAAAAAPno/8vwt0ZWugNY/s1600-h/Nesse+36.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5213889469945419442" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_AiqYKbuLeAQ/SFt02To_FrI/AAAAAAAAPno/8vwt0ZWugNY/s400/Nesse+36.JPG" border="0" /></a><br /><div></div>histoiresdunordnoreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-12153180.post-28470954149958485252008-06-20T11:12:00.000+02:002008-06-20T11:13:24.701+02:00WALLPAPER 1440 x 900 : Nesse 17<a href="http://bp1.blogger.com/_AiqYKbuLeAQ/SFt0oSePkaI/AAAAAAAAPng/Ub8AWB10KAU/s1600-h/Nesse+33.JPG"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5213889229113758114" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_AiqYKbuLeAQ/SFt0oSePkaI/AAAAAAAAPng/Ub8AWB10KAU/s400/Nesse+33.JPG" border="0" /></a><br /><div></div>histoiresdunordnoreply@blogger.com