tag:blogger.com,1999:blog-1005751383946235215.post-62268178848979536862008-05-17T12:18:00.013+02:002008-05-17T15:41:31.147+02:00Crédit agricole : subprimes et mutualisme.<div align="justify"><a href="http://bp1.blogger.com/__4gaP1wT1C0/SC6zVjA7HkI/AAAAAAAAA6A/ID6tkSQGpsk/s1600-h/VERTE.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5201291802417241666" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" height="199" alt="" src="http://bp1.blogger.com/__4gaP1wT1C0/SC6zVjA7HkI/AAAAAAAAA6A/ID6tkSQGpsk/s320/VERTE.jpg" width="242" border="0" /></a><strong><span style="font-size:130%;">L’exposition conséquente au risque «subprimes» de Crédit agricole SA et l’augmentation de Capital que les dépréciations rendent nécessaire provoquent de nombreuses réactions. Leur forme va de la critique acerbe à la grande déception. Elles sont légitimes au regard des chiffres, même si cette «ardoise américaine», qui pèse moins d'un an de résultat, est digérable par le Groupe. Les Caisses régionales, solidement capitalisées, sont en mesure de prendre leur part de cet appel en Capital, et de jouer leur rôle d’actionnaire majoritaire. Elles le feront, et le niveau de fonds propres atteint après cette opération nous donnera de bonnes capacités de résistance et de développement. Il n'en reste pas moins des interrogations...</span></strong></div><div align="justify"><strong><span style="font-size:130%;"><span style="color:#336666;">.</span><br />Quand le pépin arrive, il y a toujours ceux qui «l’avaient dit depuis longtemps», et comme vous, j’entends des sages expliquer que les mutualistes n’avaient rien à faire dans ces métiers «spéculatifs» voire «virtuels». Je ne partage pas; pas plus que je ne partage l’idée que le Crédit agricole aurait voulu faire «joujou» avec l’immobilier américain. </span></strong></div><div align="justify"><strong><span style="font-size:130%;color:#336666;">.</span></strong></div><div align="justify"><strong><span style="font-size:130%;">Nous avons voulu construire une grande banque avec toutes les activités des grandes banques, y compris les activités de marché, rémunératrices et utiles à l’économie. Nous avons toujours considéré que nous devions exercer tous les métiers de la finance et que, ce faisant, nous servions notre projet coopératif : celui de rester maîtres de notre destin; celui de faire profiter nos territoires et nos clients de la force et des savoir-faire d’un grand groupe; celui aussi d’apporter à nos Caisses régionales les revenus diversifiés de métiers qui ne peuvent s’exercer qu’au travers de filiales spécialisées. </span></strong></div><div align="justify"><strong><span style="font-size:130%;color:#336666;">.</span></strong></div><div align="justify"><strong><span style="font-size:130%;">Ces métiers, nous les avons développés non en opposition ou à coté de nos métiers traditionnels, mais en complément, au moment où les revenus de la banque de proximité souffrent du faible taux de la croissance et de la saturation du marché. Ce n’est pas cette ambition, partagée d’ailleurs par nos sociétaires, actionnaires et clients jusqu’à la crise financière, qui peut nous être reprochée, mais sans doute le fait d’avoir voulu atteindre très vite – trop vite – notre cible.</span></strong></div><div align="justify"><strong><span style="font-size:130%;"><span style="color:#336666;">.</span><br />Ma conviction est que le Crédit agricole sortira plus fort de cette crise. D’abord parce qu’une entreprise coopérative a l’obsession de durer, de transmettre son patrimoine commun en le bonifiant, et que ce sévère revers, qui prend à contre-pied les valeurs partagées par tous les acteurs du Groupe, va maintenant les mobiliser. Ensuite, parce que cette crise nous oblige, en mutualistes que nous sommes, à mieux préciser la nature et l’équilibre des différents métiers que nous voulons exercer. C’est ce travail qui a été annoncé : réduire notre exposition au risque, nous renforcer dans la banque de détail en France et à l’étranger, dans les métiers d’assurances, de services financiers, de gestion d’actifs. Et construire solide sur la durée, au service de nos clients !</span></strong></div>Jean PHILIPPEnoreply@blogger.com