tag:blogger.com,1999:blog-10006923676515109112008-06-27T14:02:19.916ZAGITATOLato sensuhttp://www.blogger.com/profile/17555389579549884524noreply@blogger.comBlogger69125tag:blogger.com,1999:blog-1000692367651510911.post-29197922532535136862008-06-27T14:00:00.000Z2008-06-27T14:02:19.926ZTransit<div align="justify">J’ai changé ! Je sors désormais de ma cave pour rejoindre une autre, je bois l’éther qui assèche mes cordes et ris à gorge déployée.<br /><br />Qu’à cela ne tienne !<br /><br /><em>Et le diable est en moi, un beau diable tout noir, tapit dans une monotonie toute noire. Et une tristesse noire, grisante et profonde s'invitant dans ma peau. Voulant l'avoir à tout prix.<br />Ma peau est douce comme ma tristesse profonde. Elle m’a eue. Je me trimbale nu de carapace depuis des lustres, la mort est douce, depuis que je vous ai vu.<br /></em><br />Des effluves d’idiotie. Je contemple, je toise, je vends mon âme pour pas cher. A la portée, à la criée même. <br /><br />Un groupe dont les origines remonte bien avant la préhistoire. Attablé comme des fossiles vieux de plus de 200 millions d'années, épie le moindre geste, qui pourrait les remplir de dédain. <br /><br /><em>Les demoiselles sont plus petites que les libellules et surtout peuvent replier leurs ailes le long de leur corps, et vous regarder dans les yeux, l’air très abattu. Mais pour le reste leur apparence ainsi que leur mode de vie est très proche de celui des crocodiles.</em></div>Lato sensuhttp://www.blogger.com/profile/17555389579549884524noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-1000692367651510911.post-10748599064887758072008-05-15T13:32:00.001Z2008-05-15T13:34:46.391ZAlgarade Charnelle<div align="justify">A la canopée de mon arc, je prends goût à décoction d’un dégoût charnel. Histoire de godiller dans du miasme. Je vous tiens par le trognon, et la pomme héritée de l’ancêtre Adam joue à OTIS. L’ascenseur est en panne. La cervelle quand à elle, caillasse et boucanière, ricane de la stupidité ancestrale des mâles. Des maux d’estomac. Voilà !<br /><br />Quelques milliers de centimètre plus tard, une voix se hisse : oh ! Tisse nous une vérité sidérale.<br /><br />Qu’avez-vous mangé ?<br />Un neuf : dis je.<br /><br />Dinifri !? Dinifri !? <em>(*)</em> Oui, je vous parle ! Faites vous l’amour ?<br /><br />Oui ! Au lit. </div><div align="justify"> </div><div align="justify"><em>(*) Is any body free !?</em> </div>Lato sensuhttp://www.blogger.com/profile/17555389579549884524noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-1000692367651510911.post-61446909791510846902008-04-13T14:05:00.004Z2008-04-13T14:24:25.079ZAGITATO (Terminus)<div align="justify">Six mois déjà que ce réveil se fait de plus en plus pénible, que ce sommeil se fait de plus en plus loin, de plus en plus désiré. J’ai soulevé mes yeux au ciel limpide, abrité par la pénombre du préau, la lumière d’un soleil éclatant giclait violemment sur le mur blanc à la chaux. Une femme d’allure joviale passe, me fixe furtivement, remarque ma gêne à ouvrir les yeux. Sa beauté m’enfonce dans un songe doucereux et son galbe m’extirpe une brulure profonde. J’ai envie de pleurer. Sa grâce est criante.<br /><br />La tension sur les épaules qui ne me lâche plus. Décidée à s’approprier mon corps, à troubler mon âme déjà fendue.<br /><br />Je marche. J’ai marché seul dans la foule de badauds aux pas aveugles, accaparés par leurs soucis, et les oiseaux qui narguent intrépidement leurs solitudes en se mêlant à la cécité des pas. Ma solitude est déjà vide. Mes pas sont lourds.<br /><br /><br />Tu es ma seule famille, mon unique pays. J’avais envie de dire. On se connaissait pas, on a marché un bout de route sinueuse et tremblante ensemble. Même si on ne se connaissait presque pas. Même si on ne se côtoyait presque jamais. On était assis là. Nulle part. J’ai cherché mes cigarettes. On a fumé assis. Sans rien dire. On se regardait les yeux dans les yeux. Les mains dans les poches. Le cœur faible et palpitant. Le sourire aux bouts des lèvres.<br /><br />Ces larmes dans des yeux secs. Ces yeux dans ce ciel vide. Tes lèvres sont ma seule famille, mon seul pays. Ce pourpre et ma seule couleur.<br /><br />Tu es ma seule famille. J’ai fouetté le vent avec mes je-t’aime. J’ai souris alors.<br />Demain tu m’aimes.<br /><br /><br />Ce visage me hante<br />Mémoire trouble.<br />Ce visage me hante.<br />Chaque jour.<br />Tous les jours.<br /><br />Je ne sais pas qui je suis.<br />Je ne sais plus, depuis.<br /><br />Rêves oubliés.<br />Des promesses.<br />Et puis, un calme long et pénible.<br /><br />Ta vie et si paisible<br />Ton destin !?<br />Mystère imprévisible.<br /><br />Des mots qui se déchainent.<br />Sans issue tes sentiments.<br />Sans issue tes mots.<br /><br />Des mots qui se brisent.<br />Sur une roche, sur une glace.<br />En milliards, dans le ciel,<br />Je me déplace.<br /><br />Laisse-moi rêver.<br />Laisse-moi sourire seul dans la nuit.<br />Seul dans tes nuits.<br /><br />Puis je dormirai à jamais paisible.<br />Paisible comme antan.<br />Comme jamais autant.<br /><br /><br />Je suis malade. Le cabinet se situe dans un immeuble vieux comme les pharaons, agonisant comme l’innocence. Le docteur avec sa barbe poivre sel et ses lunettes ridicules, ne cachait pas son émotion, qui ne cachait pas le diagnostic fatidique.<br /><br />On oubliera tout.<br /><br />- Ça ira je vous assure. Je suis vivant n’es ce pas !<br /><br />J’ai lancé ma phrase, pour casser un petit silence qui a duré éternellement, un silence qui disait qu’il y a encore de l’espoir, qu’il très mince, qu’il est navré, que je peux maintenant me tourner vers Dieu, que la fin est proche. Ma fin.<br /><br />- Oui, bien entendu. Il y a encore de l’espoir, des médicaments sont en phase d’expérimentations. Et puis nous les musulmans on croit en Dieu…<br /><br /><br />Ma chère,<br /><br />Le silence n’a que trop duré pour rendre la vie encore plus insensée.<br /><br />J’ai regardé la télé cracher son venin, jusqu’à ce que je m’abrutisse dans ma léthargie de tous les navets cultivés dans nos champs tristes. Puis j’ai cru m’endormir pour retrouver une sérénité fatiguée. Une petite voix très capricieuse me l’interdisait. Je voulais me blottir contre ma peine mais mon oreiller me refusait l’accès à la paix. J’ai parlementé avec mon rêve. Il m’a fui, je l’ai maudit. On s’est agité.<br /><br />Depuis ce matin, j’avais pris assez d’ombre pour ressembler à un étendage de draps dans un jour sans vent. J'étais humidifié et calme. Mais faussement serein. Je voulais te dire que mon destin a tranché, que je suis navré pour tout ce qui c’est passé. Je suis malade et je suis condamné à tout oublié. Il ne me reste plus rien.<br /><br />Voilà. Je voulais que tu le saches, avant que je ne sache plus rien. Je voulais te le dire moi- même.<br /><br />Saches que je n’ai rien légué à part ma mémoire, qui disparaitra ironie du destin dans mes méandres.<br /><br />Il me restera ma démence.<br /><br />Il me restera des espoirs inédits et des promesses mortes.<br /><br /><br />Ne me réponds pas. Je ne lirai pas, je ne répondrai pas. Je t’oublierai. Je ne te reconnaitrai plus.<br /><br />Ne m’oublie pas.<br /><br /></div><div align="justify">Il lève les yeux au ciel et agite face à face ses mains ouvertes, comme pour saisir quelque chose de tangible. Ses mains aux doigts fins et sans fin, des mains qui faisaient fantasmer toutes les filles. Son regard s’en trouva éclairé. Presque radieux. Dans ce vacarme pittoresque où la voix des bambins boutonneux se mêlait au crépitement d’un microphone tousseux et de hauts parleurs aphones, la voix du maître scinda ce tohu-bohu en un silence net, sans bavure.<br /><br />- Je vous ai ramené du soleil à l’ombre et je vous ai raconté des blagues.<br /><br />Le silence est redevenu dubitatif menaçant de s’écrouler en une mêlée ouverte.<br /><br />- Durant toute cette année, je n’ai fait que vous raconter des mensonges.<br /><br />Sa bouche commença à émettre des propos qu’il n’a jamais préparé, des mots qu’il ne connaissait pas, dont il n’a jamais soupçonné l’existence. Il s’entendait parler tout comme son auditoire le faisait, mais ne réussissait guère à connaître la source de cette énergie soudaine. Ses mots serrés, réglés comme un papier musique déferlaient. Des mots qui devaient s’échapper de son enveloppe charnelle à son insu, comme par envoutement. Son salut y est au bout, sa vie et sa mort. Au début la fin. La fin est le début. Ainsi va le monde.<br /><br />La voix lézardée du maitre d’habitude si limpide, trahissait son émotion.<br /><br />- Le suzerain a eu raison de nous. Amen.<br /><br />C’est une journée magnifique, le soleil est si doux, ses rayons cajolent le visage du maitre qui se laisse faire par ses frôlements quasi impudiques. Lâcha un soupir, se retourna vers son acolyte, le sourire plein :<br /><br />- une belle journée.<br /><br />La haine que l’on garde pour soi n’est pas jouissive a-t-il toujours répété.<br /><br />- Je repars en croisade contre ma cupidité et ma vanité.<br /><br />Une lueur dans son regard laissait apparaitre ce jeu de mots qui lui était propre.<br /><br /><br /><br /><br />**************************************************************************<br /></div><div align="justify"><em>Et j’ai déambulé sans but, emporté par une tristesse soufflée par le noir des nuits solitaires, et la blancheur du sommeil perdu à jamais. J’ai marché éparpillé aux quatre vents, des larmes de poussières dans des yeux en cendres rouges.</em></div><div align="justify"><br /><br />Située dans ces quartiers ou la misère se lit sur les visages des mômes, qui crient, courent, comme pour attraper une part d’innocence déjà tut et des murs qui ne finissent de s’enlaidir à coups de lamentations, le maitre qui a toujours du mal à se réveiller, déçut probablement par le sommeil, n’oublie pas d’ouvrir ses yeux mi clos pour voir le ciel avant de mettre ses lunettes sombres. Depuis des années, il a évité la lumière. Elle est trop belle, il disait.<br /><br />En quittant sa chambre louée depuis déjà trois mois à cette bonne vieille femme qu’il appelait Hajja, eut égards à son âge certain et sans jamais vraiment connaître son nom et sans jamais chercher à le savoir.<br /><br />Frappa à sa porte, lui lança à tout hasard un Adieu délicat.<br /><br />- Au revoir mon fils, lui fit la vieille femme, la cigarette au tabac douteux, plantée au milieu d’un visage buriné par les temps crapuleux.<br /><br />Elle l’a toisé comme si s’était la première fois qu’elle le voyait, puis marmonna :<br /><br />- On ne vît qu’une fois, mais on meurt autant que notre existence se prolonge.<br /><br />L’homme a crée le train pour que les désespérés se jettent sous ses rails. Je crois en des valeurs dont je suis le seul à croire, j’ai rêvé toute ma vie, mes rêves se sont mus en un large, béant désespoir. Je suis devenu l’ombre de mon ombre et mon sourire n’est que la grimace de zygomatiques sclérosés.<br /><br />Et j’ai déambulé sans but, emporté par une tristesse soufflée par le noir des nuits solitaires, et la blancheur du sommeil perdu à jamais. J’ai marché éparpillé aux quatre vents, des larmes de poussières dans des yeux en cendres rouges.<br /><br /><br />******************************************************************************<br /><br /><br />Lumières tamisées par les miasmes des cigarettes. Des épaves échouées tout autour des chaises qui maintiennent des corps renfloués par l’alcool, des semblants d’hommes qui essayent en un ultime sursaut de dignité de ne pas se pisser dessus, se précipitent aux caniveaux la braguette ouverte, cherchant à soulager une vessie qui n’en finit pas d’éclater. Regagnent ensuite leurs chaises, et la valse est exécutée infiniment ponctuée de : remettez !!<br /><br />Un mot aussi lent que la mort, un mot qu’on entend qu’une seule fois, pour alléger les tourmentes stagnantes, puis une fois et encore une fois jusqu’à ce que engourdis par la plénitude artificielle, le signe du doigt désormais prend place à la parole, et la musique faites de tintements de bouteilles accompagne des voix en sourdine.<br /><br />La valse continue.<br /><br />Je donne le ton.<br /><br />Remettez ! Un signe de la main.<br /><br />Adipeuse à l’extrême, jusqu’à l’étouffement. Je l’ai regardé tendrement. J’ai regardé ses seins qui éjaculaient de son corset en faux velours. Les yeux en khôl, la tristesse au bout des cils et le sourire sincère.<br /><br />J’ai regardé ma bouteille par pudeur innocente. Imbibé d’indifférent dégout.<br /><br />Et j’ai déambulé sans but, emporté par une tristesse soufflée par le noir des nuits solitaires, et la blancheur du sommeil perdu à jamais. J’ai marché éparpillé aux quatre vents, des larmes de poussières dans des yeux en cendres rouges.<br /><br /><br />Fais-moi l’amour, je suis triste...<br /><br /><br /><br />Des journées entières à ramasser des yeux des tonnes de sables, les petits cailloux insignifiants, à humer l’iode des souvenirs.<br /><br /><em>Excuses moi j’ai collé mes lèvres sur ta joue un peu trop longtemps,<br />J’en ai oublié que ce ne sont pas mes joues après tant.<br />Que dans tes lèvres des petits bouts de paradis.<br />Le paradis est perdu.<br />Vois-tu !?<br /><br />J’ai aimé souffrir seul,<br />Alors j’ai souffert seul.<br />J’ai eu le mépris de l’événement,<br />La patience de marcher dans l’oubli.<br />J’ai marché sur le pavé des bonnes intentions,<br />Et que l’enfer est pavé de bonnes intentions.<br />Me diras-tu.<br /><br />Le mépris a fait un don de soi.<br />J’ai baissé ma garde,<br />Je t’ai laissé renter,<br />Je t’ai offert, le sourire,<br />Ma confiance.<br />Tu as cogné fort autant que t’as pu,<br />Tu m’as blessé à coup d’acharnement futile,<br />Tu m’as trahi à coup de nonchalance servile.<br />Ce couteau au cœur.<br />Ce n’est que du bonheur...<br /></em><br /></div>Lato sensuhttp://www.blogger.com/profile/17555389579549884524noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-1000692367651510911.post-62896988955659317642008-04-06T15:03:00.001Z2008-04-06T15:05:49.727ZCartes postalesEn vacances dans le Bourbonnais, D.A. m’envoie une carte postale :<br /><br />Ah ! Vivement un val ombreux<br />Afin qu’y reposer je puisse<br />Mon pauvre séant douloureux<br />Car à vélo le plus scabreux<br />Ce n’est ni le rein ni la cuisse<br />Mais ce qui est entre les deux…<br /><br />À quoi je réponds tout à trac :<br /><br />Qu’au vélo, désormais, ton fondement meurtri<br />Préfère le cheval : à cheval, les culs rient !<br /><br /><em>LOCUS SOLUS</em>Lato sensuhttp://www.blogger.com/profile/17555389579549884524noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-1000692367651510911.post-35491662862885421882008-04-01T14:33:00.000Z2008-04-01T14:34:14.533ZPOISONTous les poissons sont heureux.<br />Les poissons morts aussi.<br />Les poissons d’avril aussi,<br />Ils sont morts.Lato sensuhttp://www.blogger.com/profile/17555389579549884524noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-1000692367651510911.post-28373723938465089302008-03-30T12:37:00.002Z2008-03-30T12:41:20.245ZLes cocotiers du désespoir<div align="justify"><strong><em>Dans un petit monde d'escargots. Une limace répondant au doux nom de laitue rêvait de vie, de chocolats, de lui, d’elle. De vie sous ombrelle.</em></strong></div><div align="justify"><strong><em><br />Ses congénères marchaient sous les cocotiers nus de cette avenue. </em></strong></div><strong><em><div align="justify"><br />Un escargot est mort avenue la victoire, écrasé par la ceinture du désespoir.</div><div align="justify"><br />Les cocotiers sont muets à l'heure de pointe. Ils placent des bennes à fleurs sur le macadam <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0">fraîchement</span> lavé du même...</div><div align="justify"> </div><div align="justify">Du même désespoir.</em></strong></div>Lato sensuhttp://www.blogger.com/profile/17555389579549884524noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-1000692367651510911.post-84872287819479113292008-03-30T12:09:00.002Z2008-03-30T12:14:50.888ZGris (suite)Mal enfoui et amphigouris<br />Je ris.<br /><br />Je pars demi vierge, demi soul<br />Demi-tout.<br /><br />Ni noir, ni blanc<br />Mais gris.<br /><br />Aigri.<br /><br />Je suis fou : <br />Presque heureux<br />Presque mort<br />Presque rien<br />Déchante moi un destin.<br /><br />Quitus pour passer.<br />Passer par où ?<br />Il n’ ya plus de vous.<br /><br />Les yeux dans les yeux.<br />Le pouce sur le bout du sein<br />Des lèvres sur la joue<br />Des bises sur des cils<br />Des cils fins sans fins.<br /><br />Des doigts à perte de vue.<br />Une hanche et puis un galbe<br />Et des tics tacs de cœurs fous – déchainés.<br /><br />Tu excites le feu et la terre<br />Et la glace déjà vieille de mille âges,<br />Fondant placidement sous ton ombrage.<br /><br />Et des herbes :<br />Tes bras comme des lianes.<br />Ton curare est venin.<br />Fleurs du mal.<br /><br />Et des parfums :<br />Le jasmin de ton corps<br />La lavande de tes cheveux<br />La rose de ta pudeur.<br /><br />Et des couleurs :<br />Le noir, le blanc.<br />Le gris-aigri.<br /><br />Mal enfoui et amphigouris<br />Je fuis.Lato sensuhttp://www.blogger.com/profile/17555389579549884524noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-1000692367651510911.post-40862637536760374632008-03-30T10:56:00.004Z2008-03-30T11:34:23.833ZLe PélicanLe Capitaine <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0">Jonathan</span>,<br /><span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_1">Étant</span> âgé de dix-huit ans<br />Capture un jour un pélican<br />Dans une île <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2">d'Extrême-orient</span>,<br />Le pélican de <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3">Jonathan </span><br /><span class="blsp-spelling-error">Au</span> matin, pond un oeuf tout blanc<br />Et il en sort un pélican<br />Lui ressemblant étonnamment.<br /><br />Et ce deuxième pélican<br />Pond, à son tour, un oeuf tout blanc<br />D'où sort, inévitablement<br />Un autre, qui en fait autant.<br />Cela peut durer pendant très longtemps<br />Si l'on ne fait pas d'omelette avant.<br /><br /><em>Robert <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4">Desnos</span></em><br /><em></em><br /><em></em><br /><em></em><br />J'ai toujours appris "La adri limada"(1) ce poème. En réponse à l'aimable invitation de "Al oukht"(2)<em> <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"><a href="http://www.najlae.blogspot.com/">Najlae</a></span>.</em> J'espère que c'est insignifiant, je m'en voudrais sinon.<br /><em></em><br /><em></em><br /><em></em><br /><em>(1): Mot pas français pour deux balles, d'origine arabe, qui ne veut rien dire.</em><br /><em>(2):Enorme sac cabas où l'on peut fourrer ce qu'on veut.</em><br /><em></em><br />Ci-<span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_6">gît</span> la chaine de tag urbi et orbi (3).<br /><br />(3): Hna o lihih.Lato sensuhttp://www.blogger.com/profile/17555389579549884524noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-1000692367651510911.post-82932950611808890052008-03-20T21:16:00.001Z2008-03-20T21:21:57.510ZBeatis pauperes ...<div align="justify">Stupidité naissante et galopante, comme cette alopécie qui se cherche une calvitie. Je ne ressens plus rien, plus rien qui en vaille la peine. Même que je peine à essayer. Le monde change en moi. Une fureur diffuse. Il pleut des cordes dans l’au-delà. Au-delà de quoi plus rien n’est comme avant et avant j’étais stupide mais heureux.<br /><br />Nous voilà encore réunis pour regarder écarlates les yeux, un nouvel an. Combien de temps me laisserai-je violer en faisant la queue au Mc Donald ?<br /><br /><br />Bien à vous. </div>Lato sensuhttp://www.blogger.com/profile/17555389579549884524noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-1000692367651510911.post-37778810166346344762008-03-03T09:59:00.003Z2008-03-03T10:19:39.867ZRoute- Auto<div align="justify">Sur l'autoroute qui m'emmène au bonheur, je me fais goler par un ami, qui me surprend, la main dans la poche, entrain de roupiller au volant.</div><div align="justify"> </div><div align="justify">Scrogneugneu!</div>Lato sensuhttp://www.blogger.com/profile/17555389579549884524noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-1000692367651510911.post-63731033616262710492008-01-15T21:09:00.000Z2008-01-15T21:10:45.308ZHotmail<div align="justify">...Et j’ai arrêté de respirer, mais j’ai continué pourtant à vivre, comme jamais je n’ai vécu. Tes yeux m’envoutaient, et je n’entendais plus mon cœur battre, j’écoutais ce doux murmure d’un flot qui coule dans des veines de plaisirs.<br />Je regarde tes yeux. Et j’étais perdu dans ton âme je ne savais plus quoi dire, je t’embrassais et je ne savais plus me tenir, tes lèvres me happaient, m’insultaient, j’ai crié le silence, mon Dieu je vais mourir…<br /><br />Un tourbillon irrésistible, le gout de tes lèvres infiniment de douceur, nos salives au miel entremêlées, grisantes de bonheur, exaltantes de saveur. Ivre, je ne pouvais me repentir. J’ai cédé. Une lumière blanche éclatante, me figeait. Je te déshabillais des yeux et des mains, un souffle coupé me trahissait. J’ai voulu respirer, l’air me manquait. Ta fine bouche me l’interdisait. Ta langue me dégustait tendrement, férocement…. Cette lumière éclatante m’éblouissait, mais je n’étais pas aveuglé… Je te déshabillais de mains qui ne m’obéissaient plus. Ta peau est si douce, si insolente. Nous nous sommes retrouvés nus de pudeur, nos corps fiévreux s’unissaient et se brûlaient. Je regardais tes yeux encore et encore, un vermeille colore tes joues… On s’embrasse plus, on se consomme de crépitement diabolique. Tes mains me font mal. Je touche tes cheveux, mes mains cherchent une nuit rafraichissante sur ta nuque en sueur, le jour de ton sein les a déshydratées sous son soleil ravageur. Tes seins durs, brulants et tes lèvres rose strident. Je risquais mes lèvres pour apaiser les suffocantes chaleurs…<br />La sueur scinda ma poitrine, faisait que nos seins s’embrassaient. Ton ventre me brulait, j’étais ton prisonnier et je voulais le rester, mourir en toi…. Tes yeux me captivaient, me subjuguaient, me condamnaient, me pardonnaient. Tu ne cédais plus rien, la révolte est révolue, ton souffle rissolait mes envies et ton parfum m’enivrait… </div>Lato sensuhttp://www.blogger.com/profile/17555389579549884524noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-1000692367651510911.post-72992814436660635102008-01-14T14:25:00.000Z2008-01-14T16:10:09.762Z2958<div align="justify">Aytma aysma slam rabbi falawane,</div><div align="justify"></div><div align="justify">Le nouvel an amazigh (2958) a été célèbré, avant hier, dans l'indifférence totale dans différentes régions du pays. Néanmoins comme nous l'indique nos amis deusémistiques dans une ambiance festive particulière marquée par le couscous et la rfissa...</div><div align="justify"></div><div align="justify">afouss afouss</div><div align="justify"></div><div align="justify"><em>Ibahar l3am jdid...</em></div>Lato sensuhttp://www.blogger.com/profile/17555389579549884524noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-1000692367651510911.post-16949297707350689292008-01-08T10:54:00.001Z2008-03-03T11:47:32.328Z2008<div align="justify">La vie reprenait ses habitudes scabreuses, des têtes de nègres et des bûches puis des jambes lourdes, agonisantes, celles de 2007. Alors que des rues m’arpentaient dangereusement, des policiers en fraction, la peur au ventre, épiaient le moindre signe d’hostilité du père noël. Un vent glacial s’infiltrait dans mes yeux. C’est de notoriété publique maintenant : 2008 est bien une nouvelle année, nous sommes le 8 et c’est confirmé.</div>Lato sensuhttp://www.blogger.com/profile/17555389579549884524noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-1000692367651510911.post-78088478750634646492007-12-28T20:55:00.000Z2007-12-28T20:57:01.643ZMa peine<div align="justify">Poétesse<br />Enchanteresse, meurtrière<br />Long fleuve pénible, qui coule dans des veines meurtries de blessures amoureuses.<br />Que je n’aime pas l’amour.<br />Sourire d’antan. Rêves doucereux, contemplations et expectations de sons et de voix, et de corps. De vous, je remplis tous mes pores.<br />Marcher sur la lune et s’ouvrir en pétales fragiles, larges et audacieuses.<br />Embrassant toutes les folies : accueillir l’hystérie.<br />Vide, gris, funambule sur une corde invisible, irascible.<br />Opprimes tes bruissements et l’air sybarite<br />C’est un concerto d’amour et de haine<br />Ma peine, c’est quand tu veux ma peine.</div>Lato sensuhttp://www.blogger.com/profile/17555389579549884524noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-1000692367651510911.post-52232063431244606692007-12-27T14:53:00.000Z2007-12-27T14:55:20.309ZErratum<div align="justify">Une erreur s’est malencontreusement incrustée dans votre champs, sous mes lunettes embuées. Le kiri n’a jamais été ventre en japonais.<br /><br />Manœuvre fourbe du clavier ?<br />Bug de l’an 2007 ?<br />Parjure ?<br />Crise d’identité ?<br /><br />Je suis sincèrement révolté.</div>Lato sensuhttp://www.blogger.com/profile/17555389579549884524noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-1000692367651510911.post-56757079772335002462007-12-22T13:14:00.000Z2007-12-22T13:57:36.641ZHello Mouton!<div align="justify">J’Appelle de tous mes vœux, tous les moutons à plus de retenue la prochaine fois. Après la vache. A quand un mouton qui rit ? kiri kiri kiriiii.<br />Parlons de Kiri toujours. (Ventre en japonais pour les ignares du Seppuku).<br />Comment avez-vous trouvé votre cercle ?</div>Lato sensuhttp://www.blogger.com/profile/17555389579549884524noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-1000692367651510911.post-48320413042237485822007-12-13T11:20:00.000Z2007-12-13T11:29:00.787ZVoeux Anti -ci - pés<div align="justify">Jeudi 13 Décembre 2007</div><div align="justify"> </div><div align="justify">Bonjour,<br /><br />Rentré ce matin même de vacances, je prends connaissance de vos mails respectifs de vœux et vous en remercie chaleureusement.<br /><br />J’espère que la fête du mouton s’est bien passée pour vous, vos familles et vos proches.<br />Un peu en retard, je vous souhaite à mon tour « <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0">Aïd</span> <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1">Moubarak</span> <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2">Saïd</span> » ainsi <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3">qu</span>’une excellente nouvelle année 2008, remplie de réussites, bonheur et santé (en attendant le H5N1).<br /><br />Je souhaite sincèrement, au nom de ma gueule, que notre collaboration (factice) soit la plus professionnelle et productive possible, dans un climat de respect et soutien mutuel, pour apporter, à notre échelle (j’ai cassé la mienne), notre contribution à l’intérêt des populations les plus démunies (de sentiments et de valeurs) de ce pays (dont vous faites la représentation la plus fidèle).<br /><br />Bien à vous.</div>Lato sensuhttp://www.blogger.com/profile/17555389579549884524noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-1000692367651510911.post-67574894247034960732007-12-13T10:47:00.001Z2008-04-28T17:36:52.014ZMiss Mot<div align="justify">"<span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0">Plutonisé</span>" a été élu "mot de l'année 2006" par la Société américaine des dialectes lors de sa réunion annuelle. "<span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1">Plutoniser</span>" signifie "rétrograder ou dévaloriser quelqu'un ou quelque chose", en référence au triste destin de Pluton, destituée de son statut de planète par <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_2">l'union</span> astronomique internationale.</div><div align="justify"></div><div align="justify"></div><div align="justify"><em>Exemple :</em> </div><div align="justify"></div><div align="justify"><em>Au <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3">Maroc</span>, je me fais <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4">plutoniser</span>, matin et soir, été comme hiver.</em></div><div align="justify"><br />En anglais ça se dit <span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5">plutoed</span>. Essayer de le prononcer sans avoir l'air de vomir de <span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_6">minuscules</span> petits bouts de carotte. </div><div align="justify"><br /></div><div align="justify">Pour l'année 2007, je suggère chaponner.</div><div align="justify"></div><div align="justify"><em>Exemple :</em></div><div align="justify"><em></em></div><div align="justify"><em>Au Maroc je me fais chaponner, matin et soir, été comme hiver.</em></div><div align="justify"></div><div align="justify"></div><div align="justify"></div>Lato sensuhttp://www.blogger.com/profile/17555389579549884524noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-1000692367651510911.post-79265806989390716052007-12-11T16:12:00.000Z2007-12-11T16:14:24.900ZLa quilleDe l’espoir plein les poumons, des croûtons plein le nez, je m’avance, les doigts dans les poches. Les poches adjacentes mes cernes en berne.<br />Des gazouillis s’émancipent de ma bouche : Je t’aime, je t’aime.<br /><br /><em>C’est la quille !</em>Lato sensuhttp://www.blogger.com/profile/17555389579549884524noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-1000692367651510911.post-89306050137137037022007-12-10T14:21:00.000Z2007-12-10T14:24:40.584ZFields of joy<div align="justify"><em>Prélude<br /><br />Let’s wander slowly through the fields<br />Slowly slowly through the fields<br />I touch the leaves that touch the sky<br />Just you and I through fields of joy</em><br /><br /><br />Le réveil entonne sa douce mélodie scabreuse. Encore un mensonge ! Un bras qui sort de nulle part exécute un mouvement de rotation tae sabaki, rapide, net et sans bavures, le meilleur que j’ai eu à faire jusqu’à ce jour. Le réveil est muselé. Il est 6h 40mn.<br /><br />Des idées intimes et intimistes gisent et jouissent secrètement au fond de ma conscience pas du tout consciente et toujours mal réveillée. C’est bien un lundi, le jour où je dois me raser le cul, mettre des chaussures, répéter des bonjours à des salopes et à des enculés. Il est 7h 20 mn.<br /><br />Je suis la lie de l’être humain. Le miroir a exulté de bonheur ou d’un autre sentiment. J’ai gloussé. J’en ai profité pour inspecter les caries joyeuses, les cavités béantes, le tartre tonitruant.<br /><br /><br />Bienvenue sur le circuit de Monza. Je m’assoupi.<br /><br />8h30. Je dois être au bureau il y a une éternité. Comme d’habitude, je suis en retard sur mes règles. La station de pillage qui se profile. Je traite, toutes mes dents dehors, le commis de voleur en tendant 20 dirhams à l’autoroute du Maroc et je démarre alors que ses yeux d’être humain clignent d’ahurissement hébété.<br /><br />9h45. Je montre ma luette à une conne que j’ai baptisé salope, au bord d’un véhicule d’une beauté profane, alors que c’est un con à la calvitie débordante. <br /><br />10h30. Au bureau, c’est décidé ! J’envoie un message au dirlo :</div><div align="justify"> </div><div align="justify">Voulez vous que je devienne votre esclave sexuel ? <br /><br /><br /><em>Epilogue<br /><br />Lundi matin<br />L'emp'reur, sa femme et le p'tit prince<br />Sont venus chez moi<br />Pour me serrer la pince<br />Comm' j'étais parti<br />Le p'tit prince a dit :<br />Puisque c'est ainsi nous reviendrons mardi.<br /></em><br /><br /><strong>PS :</strong> </div><div align="justify"> </div><div align="justify">Je souhaite une journée mondiale à tous les droitiers de la race humaine. Ta race ! </div>Lato sensuhttp://www.blogger.com/profile/17555389579549884524noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-1000692367651510911.post-44207566246934752112007-12-05T22:07:00.000Z2007-12-06T11:08:42.772ZVrac en!Demain 6 décembre, Journée mondiale du glaçon frigide.<br /><br />Suite à une déception amoureuse, une amibe a refusé de se reproduire.<br /><br />Nouvelles du front : encore un cheveu perdu croisement Zerktouni et Bir Anzaran.<br /><br />Nous souhaitons un joyeux anniversaire à tous les ploucs nés le 5 décembre, journée mondiale des vermisseaux.<br /><br />L’AEBS, Amicale des Ennemis de Britney Spears, fête son troisième anniversaire sous le signe de la bonne humeur.Lato sensuhttp://www.blogger.com/profile/17555389579549884524noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-1000692367651510911.post-38881994877057494842007-12-05T11:38:00.000Z2007-12-05T11:42:29.789ZRegretsBonjour,<br /><br />Nous avons appris avec grande tristesse que la progestérone ne protège pas les grossesses gémellaires.<br /><br />Cordialement.Lato sensuhttp://www.blogger.com/profile/17555389579549884524noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-1000692367651510911.post-28337945094501291222007-12-02T18:05:00.000Z2007-12-02T18:11:30.578ZGrisMal enfoui et amphigouris<br />Je ris.<br /><br />Je pars demi vierge, demi soul<br />Demi tout.<br /><br />Ni noir, ni blanc,<br />Mais gris.Lato sensuhttp://www.blogger.com/profile/17555389579549884524noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-1000692367651510911.post-54270370586701208972007-11-28T10:38:00.000Z2007-11-28T10:40:13.036ZLe passer dépasséBonjour<br />Fib<br />Large<br />Rageuse<br />Poétique extrapolation des jours passés<br />Je suis indemne mais depuis longtemps <em>(dépassé)</em>Lato sensuhttp://www.blogger.com/profile/17555389579549884524noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-1000692367651510911.post-17397999526019394632007-11-24T22:39:00.000Z2007-11-24T22:43:19.288ZLes temps<div align="justify">L’année mille quatre cent et des clopes, je regarde mon portable sidéré, ça doit être l'hégire, un vendredi, que sais je ! Une journée pas comme les autres, puisque c’est une nouvelle journée et l’on ne sait jamais ce qui peut bien se tramer derrière toi. A ton insu. On l’appellera le destin.<br />Une journée comme les autres car je me fiche pas mal de ce qui peut bien arriver, au nom du dit destin.<br /><br />Je me suis réveillé assez tôt ce matin, assez pour éveiller la curiosité de mes voisins. Non je ne suis pas malade. Non ce n’est pas la soubrette de la voisine qui fait du tapage diurne, qui est la cause de mon éjaculation précoce du lit que j’ai labouré toute la nuit.<br /><br />Alors !?<br /><br />Alors rien !<br /><br />Le petit déjeuner est sur la table, je ne prends pas de petit déjeuner, mais j’apprécie les bons gestes maladroits de ma concubine.<br /><br />Je regarde la porte de la cuisine avec les yeux de l’amant qui regarde le corps de sa bien aimée pour la première et qui s’attarde un peu trop, car il a d’autres choses à faire, et puis il ne soupçonne même pas que sa bien aimée, elle, a des yeux aussi. Que les grands esprits se rencontrent.<br /><br />Mais quelle saugrenue idée ! Le nouvel amant n’a d’yeux que pour son excitation.<br /><br />La première mauvaise nouvelle de la journée est souvent révélée par le miroir ou la porte de la cuisine.<br /><br />Oui ! Je dois avoir l’air de quelqu’un si il était une cassette, aurait été celle qui ne fait pas danser, ne fait pas vibrer, qui ne fait rien, qu’on ne met jamais, qu’on n’écoute pas.<br /><br />Je suis allé voir ce bon vieux médecin, chez qui j’ai mes habitudes à chaque fois que ma santé frôle le ridicule, même que le ridicule ne tue pas. Un bon monsieur avec sa barbe poivre sel et qui ponctuait ses phrases avec des mon fils, aide toi, toi-même. Mon fils ce monde est fou. Mon fils je ne peux rien pour toi. Griffa sur une ordonnance un antidépresseur, au cas où je voulais gouter au bonheur.<br /><br />J’ai dansé seul. On ne danse que seul lorsqu’on est seul, c’est élémentaire ! J’ai essayé avec de la musique, mais ça n’a pas marché. Non ! Ça n’a pas dansé.<br /><br /><em>Je ne vous promets rien, je vous promets tout ! Alors dorénavant tu sauras tout ! Avec toi je passe du vous au tu, sans encombres. Les choses se feront ainsi. Le tout à outrance, tout ou rien. C’est un peu moi. C’est un peu toi. Sauf que toi dans tes allures de peau endurcie, t’es cristal. Je te laisse ce mot en excuses, même que j’en ai pas.<br /></em><br />J’ai quitté ma peau tout à l’heure et j’ai pris le bus pour rentrer. J’ai regardé à travers la fenêtre la ville laide, ce petit bout de béton adoré.<br /><br />- J’aime cette ville : cria un idiot du haut de son idiotie.<br /><br />C’est pathétique, comment peut on naitre dans de l’agglo !<br /><br /><em>Je suis rentré trainant mes miasmes.<br /></em><br />Le bus est amusant, c’est une joie rare, on l’appelle les transports en commun, car tout le monde y compris ma communauté, peut l’emprunter contre quelques dirhams, un peu de volonté et de l’infortune. Je ne connais pas beaucoup de gens qui prennent le bus parce qu’il est amusant. C’est parce qu’il est très amusant, et que l’on préfère toujours s’amuser ailleurs, pour les amusements hors du commun. Et puis il y a la télévision, qu’on a en commun aussi, et qu’elle est amusante aussi lorsqu’elle est éteinte. J’éteins la télévision.<br /><br />Je suis rentré et demain est un autre jour, un jour probablement comme les autres jours.<br /><br /><br /><br />Et une nouvelle journée qui commence, je me détache de sur mon lit désabusé par ce rituel masochiste. Se lever le matin, se raser, s’habiller et sortir pour faire le pitre. Pendant tout ce temps, je ne parle pas, je ne chante pas, je ne siffle pas, je sors c’est tout, même quand des gens s’adressent à moi, je réponds de la tête, des yeux ou je ne réponds pas.<br /><br />Je sors, mais avant, elle ajuste ma chemise maternellement, passe ses mains sur mes cheveux affectueusement. On fait quelques rues ensemble. Il fait froid, elle me prend par le bras, je sens son sein, sa chaleur, son parfum, sa détresse. Elle ne sent rien. Je n’ai rien dit, j’ai continué mon chemin. Elle, elle prenait le sien.<br /><br />Ce taximan est bizarre, il veut absolument me faire parler. Moi, je ne me parle même pas. C’est un barbu, un convaincu, un perdu lui aussi. Il a éteint le poste d’où une voix fracassante hurlait la bonne foi.<br />J’ai regardé la mer, je suis presque subjugué par la forme étonnante des vagues, l’océan et limpide aujourd’hui et les vagues en symbiose défilaient sans interruption. Dieu est grand interrompu le prêche improvisé, je lui ai indiqué où il fallait qu’il s’arrête. Et en le quittant j’ai marmonné : que la prière et le salut soient sur Sidna Mohamed, la clé de ce qui est fermé, témoin de se qui fut, défenseur du droit par le droit, notre guide pour le droit chemin, le chemin d’Allah. Ainsi que sa famille et ses proches. Amen.<br /><br />J’ai alors pensé à toi.<br /><br /><br /><em>Il pleut dans mon cœur ton khôl.</em></div>Lato sensuhttp://www.blogger.com/profile/17555389579549884524noreply@blogger.com